Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-807-8.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde, le deuxième celui sur le Japon et le troisième est celui sur la Thaïlande.

Comme pour les deux autres livres, une introduction sur la cuisine thaïlandaise : « Rares sont les pays où l’on peut manger différemment à chaque repas pendant quatre semaines d’affilée. Ce qui est bluffant en Thaïlande, c’est que cette diversité, cette inventivité se retrouvent dans le quotidien de chaque famille, modeste ou fortunée, dans n’importe quelle gargote et surtout au coin de la rue. Et toujours, avec un souci extrême apporté à la présentation et à la décoration. » (p. 3), quelques explications et conseils (un wok, un bon couteau, une râpe à papaye verte et pas grave s’il manque un ingrédient pour une recette !). Les principaux ingrédients pour bien cuisiner thaïlandais : lait de coco, citronnelle, galanga (ou gingembre), combawa (citron vert à l’écorce fripée), piments (« petits mais costauds » !), condiments (nam-pla ou nuoc-nam au Vietnam, vinaigre de riz blanc, sauce soja), coriandre et ciboule, basilic thaïlandais. Et les recettes : une quinzaine, entrées, plats, sauces et accompagnements, un seul dessert.

Un détail linguistique : j’utilise l’adjectif thaïlandais plutôt que thaï, pourquoi ? J’ai l’impression que thaï est utilisé pour la langue et la population, et thaïlandais pour la culture et tout ce qui se rapporte à la Thaïlande.

Un autre détail, gastronomique celui-ci : je déteste le nuoc-nam (donc le nam-pla) car, comme le dit l’auteur, c’est « un nauséabond jus de poisson saumuré » (p. 10). Par contre j’aime beaucoup la citronnelle et la ciboule !

Salade de mangue verte : OK pour moi (malgré le fait qu’il faille beaucoup d’ingrédients) mais sans le nam-pla…

Soupe de poulet au galanga et à la citronnelle : pourquoi pas, mais pareil sans le nam-pla…

Mini-rouleaux de printemps : pas de crevettes pour moi ! Peut-être avec un peu de poulet.

Salade de boudin blanc au piment vert : pas de boudin, ni blanc ni noir. Et il y a encore du nam-pla…

Palourdes grillées au sésame : pas de palourdes pour moi. Et il y a encore du nam-pla…

Tartare de canard poché aux herbes : pas de canard pour moi (je veux bien faire un petit effort sur le poulet et le porc mais pas sur les autres viandes). Et il y a encore du nam-pla même avec de la viande…

Mon paï thaï : aïe aïe aïe, des crevettes crues, des crevettes séchées, du nam-pla, pas pour moi !

Supions sautés aux fèves et au basilic : encore pire, des supions (petites seiches), oh et tiens, toujours du nam-pla !

Pétoncles et crevettes au lait de coco : eh bien, pétoncles non, crevettes non, nam-pla non, lait de coco…. oui !

Flans de cabillaud vapeur au curry vert : bah, je pourrais mais ça ne me tente pas… Mais la pâte de curry vert, oui.

Satays et riz parfumé : j’en ai déjà mangé, c’est délicieux !

Porc grillé au citron pimenté : pourquoi pas si je suis invitée ou au restaurant mais ça m’énerve ce nam-pla partout !

Pot-au-phô : j’adore le clin d’œil à pot-au-feu (ça me fait penser à shabu-shabu, soit ça bout ça bout, la fondue japonaise). Mais je ne mange plus de bœuf depuis l’adolescence.

Ananas sauté au piment et au gingembre : miam ! Mais ce n’est pas un dessert, c’est pour accompagner les viandes voire les fromages.

Riz au lait de coco vanillé : parfait mais sans la vanille (qui n’est pas utilisée en Asie et que le chef a rajoutée).

Le bonus de Fred, ma vinaigrette magique : ouf, il n’y a pas de nam-pla dedans ! Une vinaigrette à essayer donc.

Toujours de belles photos qui donnent envie et des recettes faciles à réaliser (même s’il faut beaucoup d’ingrédients pour la plupart) mais il y en a plus de la moitié que je ne ferai jamais (mollusques, crustacés, viandes, nam-pla…) mais c’est tout de même une belle source d’informations sur la gastronomie thaïlandaise. Je me répète mais, comme ceux sur l’Inde et sur le Japon, ce petit livre a tout d’un grand. Et, grâce à des amies thaïes, j’ai pu goûter de délicieuses recettes thaïlandaises (et sans nam-pla !).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur le Globe-Cooker en visite chez les Thaïs de Paris et la cuisine thaïlandaise (Fred Chesneau participait à une émission télévisée culinaire c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Précédentes lectures pour le Marathon gourmand de ce week-end : l’Inde et le Japon mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour le challenge Des livres et des écrans en cuisine.

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-805-4.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde et le deuxième est celui sur le Japon.

De même, dans ce petit livre, une introduction sur la cuisine japonaise : « Difficile de trouver un qualificatif pour exprimer à quel point elle atteint des summums de raffinement, de saveurs, d’esthétique, d’imagination, de patience et de diversité. » (p. 3), quelques explications (produits indispensables, vaisselle, couteaux). Les principaux ingrédients pour bien cuisiner japonais : riz, nouilles (« soba, udon, somen, ramen »), tofu, gingembre, daikon, wasabi, shoyu (sauce soja), saké, mirin et vinaigre de riz blanc. Et les recettes : une quinzaine, entrées, plats, sauces, deux desserts.

Je dois avouer que j’ai un problème avec la cuisine japonaise… Je vous rassure, je ne suis pas morte de faim lors de mes voyages au Japon ! J’ai survécu avec les fruits, les légumes, le riz (à tous les repas, même au petit-déjeuner !), les nouilles, le tofu, quelques œufs, un peu de viande (poulet et porc, voir les recettes yakitori et tonkatsu), le thé et… le chocolat japonais ! Et bizarrement avec la bière (japonaise) alors que je ne buvais pas de bière avant !

Sashimis de Saint-Jacques au guacamole nippon : les noix de Saint-Jacques, pas pour moi… Mais le guacamole au wasabi, en apéritif avec des petits légumes crus, je veux bien !

Ramen comme à Sapporo : j’en ai mangé et j’ai aimé mais sûrement qu’ici, je ne mettrais pas de porc haché (peut-être un œuf à la place).

Tofu frit à la sauce ponzu : miam ! Quant à la sauce ponzu avec du jus de yuzu (fruit que j’ai montré ici), re-miam, encore faut-il trouver des yuzus ici !

Aubergines vapeur au sésame : ça oui, ça fait très envie (mais je ne me souviens pas en avoir mangé au Japon).

Huîtres à la japonaise : alors… les huîtres, pas du tout pour moi !

Onigiri : pas de problème pour moi (contrairement aux sushis…) parce que j’aime bien le nori (feuille d’algue).

Asperges vertes rôties aux cacahuètes : pareil que pour les aubergines vapeur, ça fait très envie mais je ne me souviens pas d’avoir vu des asperges au Japon !

Nouilles de soba glacées : délicieux, et toujours avec cette sauce ponzu (au yuzu).

Petits flans d’automne tokyoïtes : pourquoi pas, mais sans les crevettes !

Yakitoris variés : ah, les restaurants de yakitoris (brochettes de poulet grillé) avec les amis japonais, un classique, que de souvenirs… Mais dans cette recette-ci, sans les noix de Saint-Jacques pour moi.

Tonkatsu : pareil que pour les yakitoris, un classique, avec du porc pané frit, que de souvenirs… (eh oui, j’ai mangé un peu de poulet et de porc au Japon).

Chirashis aux œufs de saumon et aux oursins : œufs de saumon et oursins, pas du tout pour moi !

Encornets farcis au porc et aux herbes japonaises : pourquoi pas mais il faut beaucoup d’ingrédients qu’on ne trouve pas ici…

Papayes fourrées aux perles du Japon : pourquoi pas mais mes fruits japonais préférés sont le yuzu et le yûbari King (melon de Hokkaïdo).

Meringues façon Madame Butterfly : recette spéciale du chef, « libre adaptation ». Pourquoi pas mais il faut beaucoup de fruits différents et d’ingrédients.

Le bonus de Fred, la soupe miso express : qu’est-ce que j’ai pu en consommer de la soupe miso ! Chez les amis ou au restaurant, il y en a un bol systématiquement !

De belles photos qui font envie et des recettes faciles à réaliser (encore faut-il trouver les bons ingrédients tout le monde n’habitant pas dans une très grande ville !) : comme celui sur l’Inde, ce petit livre a tout d’un grand. De même, les recettes me conviennent à part celles avec mollusques et crustacés (Saint-Jacques, huîtres, crevettes, œufs de saumon, oursins) ce qui représente tout de même un petit tiers des recettes. Mais pas de sushis, trop délicats et trop difficiles à préparer, ce qui me convient ; par contre il manque les makizushis (plus communément makis en France) avec riz et feuille d’algue que je mange mais ceux sans poisson, c’est-à-dire que je mange ceux fourrés aux légumes (carottes, concombre, daikon…).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur le Globe-Cooker au Japon (Fred Chesneau participait à une émission télévisée culinaire c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Précédente lecture pour le Marathon gourmand de ce week-end : l’Inde et prochaine lecture : la Thaïlande mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour le challenge Des livres et des écrans en cuisine.

Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-806-1.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde car j’aime la cuisine indienne (ce que j’en connais) et les épices.

Dans ce petit livre, une introduction « En Inde, on raconte qu’il existe autant de façons de cuisiner qu’il y a d’Indiens. » (p. 3), quelques explications sur la cuisson (marinage, mijotage), le dosage des épices, les calories et l’équipement nécessaire. Les principaux ingrédients pour bien cuisiner indien : curry (garam masala), cardamome, lait de coco, poivre, gingembre, curcuma, clou de girofle, badiane (ou anis étoilé) et ghee (beurre clarifié). Et les recettes : une vingtaine, salade, riz, plats, sauces, desserts.

Accras comme à Goa : avec des crevettes, pas pour moi…

Samosas : ça oui, avec des pommes de terre, des légumes et des épices, parfait !

Caviar d’aubergines du Penjab : ça aussi !

Salade du Malabar : OK pour cette « salade fraîcheur » avec des fruits et des épices mais sans les crevettes.

Parathas : pourquoi pas ? J’ai déjà mangé des naans mais pas des parathas.

Mes petits chutneys : il y en a 4 différents et l’auteur dit qu’on peut tous les faire pour nous éviter de choisir !

Papillotes de cabillaud au poivre vert : il m’arrive de manger du poisson blanc mais tellement rarement… Mais pourquoi pas ? Papillotes, ça fait envie !

Butter chicken : comme pour le cabillaud, c’est devenu rare que je mange du poulet mais la pâte au curry, je suis partante!!

Crumble Lord Mountbatten : miam, il fait envie ce crumble… avec un chutney.

Agneau biryani : euh, non, pas d’agneau pour moi.

Panier du pêcheur : et toujours pas de crevettes, non merci !

Langouste tandoori : et pas de langouste non plus ! Mais la pâte de curry, c’est encore oui !

Mon riz express à l’indienne : pour le riz, oui, oui et oui, le riz basmati étant mon riz préféré.

Glace à la pistache : oh, cette recette, il faut que je l’essaie !

Halva à la carotte : et ce dessert aussi !

Le bonus de Fred, le lassi : je ne connaissais pas ce mot ; pourquoi pas ?

Le visuel d’origine

Vous l’aurez compris, avec des recettes qui semblent faciles à réaliser et des photos superbes, ce petit livre a tout d’un grand. Et les recettes me conviennent à part celles avec crustacés (que je ne mange jamais), poissons et viandes (que je mange mais alors très rarement, genre je fais un petit effort lorsque je suis invitée).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur les Indiens et la cuisine indienne à Paris parce qu’en fait, le Globe-Cooker (Fred Chesneau) participait à une émission télévisée culinaire (c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Prochaines lectures pour le Marathon gourmand de ce week-end : le Japon et la Thaïlande mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour les challenges Des livres et des écrans en cuisine et Les étapes indiennes.

Marathon gourmand – août 2020

Un Marathon gourmand organisé le week-end du vendredi 21 au dimanche 23 août par Bidib et par Fondant Grignotte. Dans le cadre du challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2020 que je n’ai honoré qu’une fois depuis le début de l’année…

J’ai pris une photo des trois livres de cuisine que je vais lire, un par jour. Oui, je vais les compulser et je vous dirai la (ou les deux ou trois) recette(s) que je veux vraiment réaliser. Parce que les livres de cuisine, une fois feuilletés, se retrouvent souvent sur les étagères et ne servent pas réellement. J’ai ces livres depuis 6 ans (mars 2014) et je ne les ai jamais que feuilletés, il est temps que je les lise !

Mes lectures pour ce marathon gourmand

1. Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu vendredi, billet en ligne samedi midi.

2. Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu samedi, billet en ligne samedi soir.

3. Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu dimanche billet en ligne dimanche en début de soirée.

Bilan : 3 « petits » livres mais beaux, agréables, utiles et 150 pages en tout.

La langue et le couteau de KWON Jeong-hyun

La langue et le couteau de KWON Jeong-hyun.

Philippe Picquier, septembre 2019, 304 pages, 20 €, ISBN 978-2-8097-1437-1. Kalgwa hyeo (2017) est traduit du coréen par LIM Yeong-hee avec la collaboration de Lucie Modde.

Genres : littérature sud-coréenne, roman historique, roman culinaire.

KWON Jeong-hyun… Très peu d’infos sur ce jeune auteur coréen. Il naît en 1970 à Cheongju (sud-est de Séoul). La langue et le couteau est son premier roman traduit en français mais est-ce son premier roman ? Il a en tout cas reçu le Prix Honbul en 2017 (prix créé en 2011 pour récompenser les jeunes auteurs talentueux qui deviendront les grands auteurs de demain).

Yamada Otozô, originaire de Kumamoto (Japon), est le commandant de l’armée du Guandong. « Avant d’être enrôlé de force dans l’armée, j’étais un homme ordinaire qui enseignait la poésie et la littérature. » (p. 21). Le couteau le symbolise.

Wang Chen, Yi du Guangzi (Chine) est cuisinier ; il a hérité ce don de son père, né et mort dans des circonstances tragiques. « Mon père était le meilleur second de cuisine de l’hôtel de la Rivière des Perles à Canton. J’ai appris à cuisiner avec lui. Je vous en prie, épargnez-moi. » (p. 32). La langue le symbolise.

Il y a un troisième personnage narrateur puisque les personnages parlent à tour de rôle. C’est Kilsun, une jeune Coréenne de 22 ans qui a quitté Chongjin (Corée donc, avant la séparation) pour rejoindre son frère malgré ce qu’il lui a fait subir… Elle est l’épouse de Chen.

La langue et le couteau est donc un roman choral, genre que je n’apprécie pas spécialement mais trois personnages, ça me convient, c’est très bien. Il y a aussi Puyi (le dernier empereur de Chine) et sa suite qui sont assignés à résidence dans un palais. Puisque nous sommes au Mandchoukouo en 1945, la Mandchourie sous occupation japonaise.

Soupçonné d’activités complotistes, Chen est arrêté et, s’il veut échapper à une exécution, il doit relever le défi d’Otozô : un couteau, un ingrédient, une minute ! « Je regarde mon champignon les yeux dans les yeux. Tout aliment, qu’il soit vivant ou mort, légume ou produit de la mer, a des yeux. Mon père disait souvent que pour bien cuisiner, il fallait maîtriser les yeux du produit. Dominer le produit est le seul moyen de lui donner goût et parfum. C’est uniquement quand il s’abandonne entièrement au couteau qui le hache qu’il peut accepter le feu, l’huile, les sauces et les mains du cuisinier, puis renaître sous une nouvelle forme. » (p. 54). Otozô à Chen : « Ta vie ne dépend pas de moi mais uniquement de ta cuisine. » (p. 74).

Vous l’avez compris, La langue et le couteau est un roman historique mettant principalement en confrontation deux hommes, un Japonais et un Chinois, dans une région qui leur est finalement inconnue à tous deux (la Mandchourie), mais c’est aussi – et surtout – un roman culinaire avec la confrontation entre deux cuisines, la japonaise et la chinoise (qui ne sont pas semblables, contrairement à ce que certaines personnes pourraient penser). Je ne me suis pas vraiment régaler au niveau gastronomique malgré le raffinement de la cuisine de Chen (trop de poissons, de viandes…), par contre je me suis régalée au niveau littéraire et historique ! En Mandchourie, vivent des Chinois, des Japonais et des Coréens et les trois populations sont représentées dans ce roman à travers, en particulier, Chen, Otozô et Kilsun. Mais il y a aussi des bruits d’une autre guerre : les Russes se seraient déployés à Vladivostok et à Khabarovsk et « L’armée soviétique compterait un million cinq cent mille… » (p. 187) alors que « L’armée du Guandong compte à peine un million de soldats inexpérimentés. » (p. 187).

D’ailleurs, les enjeux de cette année 1945 sont aussi politiques car la Fête de Banjin va avoir lieu (mi-août !) et les Japonais veulent asseoir leur autorité (même si la majorité se doutent que la guerre va bientôt finir et qu’ils devront fuir, s’il est possible pour des soldats japonais de fuir !) : « Le banquet doit durer deux jours. On a beau parler de l’union des cinq ethnies, les Mandchous qui sont les acteurs principaux de cette fête, semblent complètement laissés de côté. L’événement se déroule à l’initiative du gouvernement mandchou mais est sous le contrôle de l’armée du Guandong. Du temps où les Qing étaient étaient encore puissants, toutes sortes de manifestations culturelles traditionnelles avaient lieu : course de chevaux, tir à l’arc, lutte, etc. Pour cette édition, rien de tel ne semble avoir été programmé. La fête est simplement le moyen de s’attirer les faveurs des représentants étrangers et des officiers japonais […]. » (p. 142). Et si Chen profitait de ce banquet pour empoisonner les hauts-gradés de la table d’honneur ?

Trois extraits que je veux garder

« La Mandchourie ne montre pas son vrai visage aux étrangers. Elle s’enfonce dans ses blessures et y reste blottie très profondément. De l’extérieur, ses plaies semblent cicatriser et devenir supportables ; parfois elles sont sacrifiées au nom de l’espoir. » (Kilsun, p. 82).

« Manger est pour moi le meilleur moyen d’oublier, pour quelques instants, cette guerre et la charge qui est la mienne. Je ne manque pas de discuter avec Shigeo des plats qu’il m’apporte. La cuisine nous sauvera peut-être. » (Otozô, p. 111).

« Certes, je suis sous le joug d’Otozô qui me commande des plats précis, mais le goût ne sert jamais qu’à flatter le palais ; il ne peut servir à dominer quoi que ce soit d’autre. S’il lui permet d’oublier sa peur, il ne changera pas l’Histoire. Ces maudits Japonais auraient dû se contenter de manger et de se faire plaisir plutôt que de critiquer la cuisine chinoise. Ils en paieront le prix, et leurs langues les premières. Leur fin est proche. » (Chen, p. 216).

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce beau roman dramatique car l’auteur a un style imagé et j’ai appris pas mal de choses. J’ai aimé l’acharnement à vivre de Chen et le fin gourmet qu’est Otozô (Kilsun est un peu moins présente mais elle est en lien avec la lutte anti-japonaise et les communistes à travers son frère en particulier). Le fait que les prénoms des personnages soient utilisés, Chen, Otozô, Kilsun, plutôt que leurs nom de famille (ce qui est plus habituel en Asie), fait que le lecteur se sent plus proche d’eux et les comprend mieux même si leur univers lui est inconnu.

C’est la première lecture que je vais déposer dans le Hanbo(o)k Club, groupe FB consacré à la littérature coréenne (et, par extension, à la littérature asiatique).

Je le mets aussi dans les challenges 1 % Rentrée littéraire 2019, Des livres (et des écrans) en cuisine 2020 et Petit Bac 2020 (pour la catégorie « Objet » avec couteau).

Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2020

Que de tentations sur les blogs et FB !!! Voici un challenge que j’avais laissé passer l’année dernière et qui m’a fait de l’œil (ou plutôt qui m’a mis l’eau à la bouche) cette année ! C’est « Des livres en cuisine » devenu Des livres (et des écrans) en cuisine 2020. Parce qu’on peut parler de livres mais aussi de films (et plus, voir ci-dessous) ce que je trouve très intéressant. Le challenge dure du 1er janvier au 31 décembre 2020 (il est commencé depuis 12 jours mais ce n’est pas grave !).

Infos, logos et inscription chez Bidib et chez Fondant Grignotte qui proposent plein de suggestions. Liens à déposer dans le récap chez Bidib et dans le récap chez Fondant Grignotte + le groupe FB.

Pour les livres : les romans, les BD et les mangas, les albums illustrés, la poésie, le théâtre, tous les genres sont autorisés à condition que ces livres aient du goût, qu’ils donnent une place importante à la nourriture, bref des livres gourmands et gourmets ; et aussi les livres de recettes (c’est vrai qu’il y en a de très beaux).

Pour le visuel : les films, les documentaires, les séries, l’animation, avec les mêmes consignes que pour les livres.

Le défi culinaire : il est possible ensuite de présenter une recette vue dans un livre, un film, etc.

Les trois rendez-vous à ne pas manquer : 1- en mai, un marathon de lecture, 2- en juin, le bilan intermédiaire, 3- en décembre, le bilan de l’année. Ce challenge peut se conjuguer avec d’autres challenges (les gourmandises de Syl, etc.) et avec les mois thématiques (anglais, italien, etc.).

Mes billets pour ce challenge

1. La langue et le couteau de KWON Jeong-hyun (Philippe Picquier, 2019, Corée du Sud)

2. Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau (Mango, 2014)

3. Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau (Mango, 2014)

Le visuel d’origine

Image

Projet 52-2019 #2

Deuxième semaine pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème pause sucrée. Avec les chocolats, les galettes et j’en passe, il y a le choix ! Voici des produits locaux (Drôme Ardèche) : des macarons (noisette, tiramisu, citron, mandarine…) et des caramels beurre salé (nature, café, chocolat). Ça fait envie, n’est-ce pas ? Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

En coup de vent…/ 75

Cliquez sur la photo !

Bonsoir les amis, j’espère que vous allez bien. Un petit billet en coup de vent pour vous montrer quelques photos et vous donner quelques nouvelles. Mais ne vous inquiétez pas, des notes de lecture vont arriver sur le blog ! En attendant, voici deux Avant… Après, bien colorés, n’est-ce pas ? Et mon nouveau téléphone : le Nokia Lumia que j’avais acheté en février… 2012 (ah ah ah !) m’a lâchée… Bon après plus de 6 ans et demi de bons et loyaux services quand même, surtout pour les sms, les photos et les vidéos car je téléphone peu en fait. Depuis octobre, je n’avais plus de connexion wifi (ou alors de façon aléatoire) et, en regardant dans les paramètres, j’ai vu qu’il n’y avait plus de mise à jour depuis… hum hum… juillet 2017 ! Donc, effectivement, plus de synchronisation et plus de wifi. De plus, ces deux-trois dernières semaines, il se déchargeait tous les jours et je devais le brancher chaque nuit pour qu’il se recharge et qu’il me réveille le matin… Jeudi dernier, il n’avait pas rechargé et avait du mal à se rallumer… Heureusement, depuis fin octobre, j’avais prospecté en prévision de l’achat d’un nouveau téléphone, j’avais consulté les modèles existants, les descriptions, les tests, etc. Et j’ai acheté un joli Huawei P20 Lite ; fabrication chinoise, je sais, c’est le mal, métaux et minerais… Mais j’avais besoin d’un nouveau téléphone et le Fairphone, éthique et éco-responsable, coûte plus de 500 € pour une technologie qui date de 3 ans, ça ne me convenait pas… Le Huawei P20 Lite me plaît beaucoup, il est fin, élégant, léger et facile d’utilisation, il était vendu avec son chargeur (usb et électrique), sa coque de protection, une paire d’écouteurs classiques et une paire d’écouteurs Bluetooth (le tout pour 269 €) et surtout il est équipé d’appareils photo Leica, prestigieux appareil photos (et pas daltonien comme le Nokia Lumia qui aimait beaucoup le jaune !). La photo du nouveau téléphone (ci-contre) est la dernière que j’ai prise avec l’ancien téléphone avant qu’il s’éteigne pour de bon et que je le donne au recyclage. Je vous souhaite une bonne fin de semaine et vous dit à bientôt.

Tarte fondante au Reblochon

Une tarte fondante au Reblochon ? Bah, ce n’est peut-être pas la saison idéale mais la recette de Noctenbule sur son nouveau blog, Cœur Cuisine, m’a fait envie ! Je ne vous recopie pas les ingrédients et la recette : cliquez sur le lien ci-dessus. Alors, dimanche soir, j’ai fait comme Noctenbule mais à ma sauce… J’ai utilisé une pâte feuilletée plutôt que brisée, je n’ai mis que deux œufs au lieu de trois et j’ai mis thermostat 6 au lieu de 7 (parce que je fais toujours les tartes à thermostat 6) ; ça ne fait que trois changements. Par contre, elle était très chaude alors j’ai eu un peu de mal à la démouler, c’est pour ça qu’elle est un peu de travers sur le plat… mais elle était délicieuse, et réellement fondante, merci Noctenbule 🙂 Et allez voir son nouveau blog, Cœur Cuisine, il commence à se remplir 😉

Salade de lupins

Le soir, c’est repas léger, de l’eau, quelques fruits secs, une salade et un dessert. Je veux vous montrer ma salade de lupins, mais qu’est-ce que le lupin ? C’est une plante (Lupinus) légumineuse (de la famille des Fabaceae comme les fèves) et sa graine se mange. En Europe, c’est le lupin blanc qu’on trouve. Attention, c’est un allergène alors n’en mangez pas si vous êtes allergiques aux arachides ! Le lupin se cuisine comme les fèves, froid en salade ou chaud en légume. Voici donc ma salade de lupins : avec des lupins, des tomates, de la mozzarella, et comme je n’avais plus de basilic et que je voulais un peu de vert, j’ai rajouté des olives, plus de l’huile de noisette. Vous pouvez composer cette salade comme vous voulez en fait !

Tiens, ci-dessous, une autre salade de lupins avec des lupins, des tomates, des olives vertes, des échalotes et du maïs en grain, plus de l’huile de pistache, mais comme je le disais ci-dessus vous pouvez faire une salade composée avec plein d’autres ingrédients comme du thon, des haricots verts, etc. pour faire de la couleur 😉