Throwback Thursday livresque #59

Nouvelle participation pour le Throwback Thursday livresque de Bettie Rose.

Thème du jeudi 30 novembre : « Le livre le plus court de ma bibliothèque (mais que j’ai aimé) » pour lequel je veux vous présenter Mes chats écrivent des haïkus de MINAMI Shinbô qui vient de paraître chez Philippe Picquier (16 novembre) et qui est pour l’instant le dernier livre que j’ai acheté. Un livre de 80 pages seulement et avec peu de textes (les haïkus sont des poèmes courts) mais très beau et merveilleusement bien illustré 🙂 Je vous rajouterai le lien vers ma note de lecture dès que j’aurai publié le billet.

Image

Projet 52-2017 #11

Voici ma onzième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est poésie.

Pas le temps et le matériel pour rédiger moi-même une poésie et je ne pourrais pas l’illustrer car je ne sais pas dessiner… Il me faut donc trouver une autre idée, et le thème est bien poésie et pas poétique alors ça me limite… Voici donc une photo de quelques livres de poésie que j’ai trouvés dans mes livres toujours pas rangés… Je les ai posés sur un set rond pour modifier l’image rectangulaire en image ronde, qu’en pensez-vous ?

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Citation

Jeudi poésie – Haïku

Mi-février, Asphodèle a pensé à un Jeudi poésie spécial haïku et a lancé un sondage (ici). Je me suis enthousiasmée, quelle belle idée ! Et puis, j’ai oublié… Entre temps, Asphodèle a créé un joli logo, bien zen, et a donné les résultats du sondage (ici). Et le jeudi 9 mars, hier, c’était le jour J, mais comme j’ai zappé l’événement… Pour l’instant, je n’ai participé qu’une fois au Jeudi Poésie : « peut mieux faire » ! Voici mon haïku de printemps avec un jour de retard, c’est gentillet, je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir plus que ça…

Pousse les nuages

Oh terrible vent fougueux

Oui c’est le printemps !

66 haiku de Buson

[Article archivé]

66 haiku est un recueil de poésies de Buson paru aux éditions Verdier en septembre 2004 (92 pages, 12,50 €, ISBN 978-2-86432-423-7).

Ces haïku sont choisis, présentés et traduits du japonais par Joan Titus-Carmel.

Buson 蕪村 (ou Yosa Buson 与謝 蕪村) naît en 1716 à Kema, un village près d’Ôsaka (qui fait maintenant partie de la ville). Peintre et poète, il est un des quatre maîtres du haiku classique (il en a rédigé 3 000), les trois autres étant Bashô (1644-1694), Issa (1763-1828) et Shiki (1867-1902). Buson arrive donc après Bashô, dont il s’inspire tout en renouvelant le genre : c’est lui qui crée le haïga alliant le haiku et la peinture. Après des études à Tokyo (la peinture et la poésie), il voyage dans le Japon de l’ère Edo, prend son nom d’artiste – Buson – en 1744 et s’installe à Kyôto en 1751. Là, il se consacre à l’Art (poésie, calligraphie, peinture). Il s’y marie aussi et a une fille (sur le tard). En 1757, il prend un autre nom d’artiste – Yosa – et fonde deux écoles : une de poésie (Shankasha) et une de peinture (Nanga). Il meurt le 25 décembre 1783 à Kyôto. Plus d’infos sur la vie et l’œuvre de Buson dans la préface du livre.

Qu’est-ce que le haiku ? Tout est dit dans les deux premières phrases de la préface (page 9) : « Aucune forme littéraire autre que le haiku ne peut mieux saisir et exprimer, dans sa spécificité, la sensibilité japonaise. Le haiku, poème d’une extrême concision, dépouillé mais toujours concret, réussit, avec ses seules dix-sept syllabes (5-7-5), à nous faire entrevoir ce qu’est l’expérience du poète : sa perception d’une voix ou d’un bruit, la présence fragile d’un objet, la course ou le frémissement d’un animal, un voyageur sous la pluie, suffisent pour créer un état d’âme proche de l’éveil. »

Chaque fleur qui tombe

les fait vieillir d’avantage –

branches de prunier !

(12)

Chandelle à la main

l’homme parcourt son jardin

pleurant le printemps

(28)

Auprès du prunier

je suis venu solitaire

contempler la lune

(38)

Le cerf, la montagne –

leur ombre devant la porte

ah ! soleil couchant

(41)

Le mont s’assombrit

éteignant le vermillon

des feuilles d’érable

(45)

En plantant la hache

surpris par un tel parfum –

le bosquet d’hiver

(53)

Voici 6 haiku (sur les 66) que j’ai beaucoup aimés lors de la relecture de ce recueil (je l’ai déjà lu plusieurs fois, je l’ai acheté à sa parution). Ils vous permettent de voir que le haiku suit les saisons : c’est très important que le haiku contienne un mot de saison, le kigo (sinon le poème est un moki) ; qu’il raconte la Nature, la végétation, les animaux, le travail et la vie des humains aussi, la chaleur, le froid, la lumière, la nuit, le bruit, les senteurs, les éléments…

Les qualités du poète, comme du peintre ? Observation, harmonie et lyrisme.

Avec la traduction, il n’est pas toujours possible de voir les 17 mores (syllabes) mais en japonais, elles y sont et comme ce recueil est bilingue, c’est vraiment bien.

J’espère que vous aurez envie de découvrir le haiku et pourquoi pas d’en écrire !

Une lecture pour Sur les pages du Japon (le thème de janvier est, vous l’avez deviné, haiku !) et que je mets aussi dans les challenges Cent pages, Petit Bac (catégorie chiffre/nombre), et du coup ça me fait un deuxième classique pour Un classique par mois (je commence bien !) et bien sûr Dragon 2012 (vite, avant qu’il ne se termine !).