Journal d’un jeune naturaliste de Dara McAnulty

Journal d’un jeune naturaliste de Dara McAnulty.

Gaïa, janvier 2021, 240 pages, 22 €, ISBN 978-2-84720-970-9. Diary of a Young Naturalist (2020) est traduit de l’anglais (Irlande du Nord) par Laurence Kiefé.

Genres : littérature irlandaise, roman autobiographique, journal.

Dara McAnulty naît en 2004 en Irlande du Nord. Son Journal d’un jeune naturaliste est mi-autobiographique mi-fictionnel puisqu’il grandit en fait à Belfast. Il est porteur de troubles du spectre de l’autisme (TSA). Naturaliste, militant pour l’environnement (principalement pour les oiseaux et en particulier pour les rapaces, mais aussi contre l’effondrement de la biodiversité), « il est le plus jeune auteur jamais sélectionné pour le prix Wainwright, pour UK Nature Writing, et il a remporté le prix 2020. […] Il est aussi le plus jeune récipiendaire de la médaille de la Royal Society for the Protection of Birds. » (source Wikipédia). Plus d’infos sur son site officiel, Naturalist Dara, sa page FB et son compte TW.

Dara McAnulty a 14 ans lorsqu’il commence son journal. « Ce journal relate un tournant de mon univers, du printemps à l’hiver, chez nous dans la nature, dans ma tête. Il parcourt l’Irlande d’ouest en est, du comté de Fermanagh au comté de Down. Il rend compte de déracinement d’un déménagement, de changement de comté et de paysage et, parfois, du déchirement de mes sens et de mon esprit. » (p. 9, début du livre). Ce journal, parsemé de poèmes britanniques, dure un an, couvrant les quatre saisons, printemps, été, automne, hiver.

Dara est un adolescent de 14 ans, son frère Lorcan en a 13 et sa sœur Bláthnaid en a 9. Les parents issus tous les deux du monde ouvrier ont étudié. Le père est « un scientifique, d’abord spécialiste des océans et maintenant de la défense de l’environnement. » (p. 10). La mère, Róisín, est universitaire, journaliste musicale et professeur à domicile. Si Lorcan est un musicien autodidacte et un grand sportif, Dara est passionné par la nature et tout ce qui la concerne, quant à Bláthnaid elle aime les insectes et elle est douée en circuits électriques. La famille vit avec Rosie, une levrette surnommée « chien-tigre » dans le village d’Enniskillen dans le comté de Fermanagh. « Non seulement notre famille est unie par les liens du sang, mais nous sommes tout autistes, tous sauf papa […]. » (p. 11).

Je voudrais donner les significations irlandaises des prénoms. Dara (Dáire) signifie « le chêne et aussi sage, fécond » (p. 231), Lorcan signifie « l’acharné » (p. 232), Bláthnaid signifie « celle qui s’épanouit du mot blath qui signifie fleur » (p. 229), Róisín signifie « petite rose » (p. 234). Il n’y a pas le prénom du père mais le nom de famille McAnulty (Mac An Ultaigh) signifie « fils de l’Ulster » (p. 233). J’ai senti la fierté pour eux d’être Irlandais et j’ai trouvé que les trois prénoms correspondaient bien aux enfants.

Au printemps 2018, Dara a 14 ans et, depuis l’âge de 3 ans, il aime particulièrement les oiseaux et, dans le jardin de leur maison, il y en a beaucoup, merles, pinsons, rouges-gorges, grives musiciennes… Le jardin, la forêt, le lac… tout cela est son univers et il comprend mieux les animaux que les humains. Lorsque la famille passe quelques jours sur l’île de Rathlin, Dara est un peu inquiet (comme lors de tout changement dans son quotidien) mais « Nous sommes dans un autre univers. Pas de voitures. Pas de gens. Rien que la nature dans toute sa splendeur. » (p. 27).

C’est fin mai que les parents annoncent le déménagement. « Changer de maison. Changer de comté, de paysage, d’entourage. Déménager. […] J’approuve d’un hochement de tête. Je comprends. Je comprends mais je me sentais la gorge en feu […]. » (p. 51). « Déni. Désarroi. […] angoisse de l’inconnu. » (p. 52).

En plus du déménagement, du changement de maison, de comté, de collège de repères, etc., Dara fait face aux transformations de l’adolescence. « Mercredi 25 juillet. Nous avons déménagé. C’est fait. Nous avons changé de comté et de maison. Je vis maintenant à Castlewellan, dans le comté de Down, dans un petit lotissement moderne. Il y a des arbres dans le jardin : un sorbier, un frêne, un cerisier et un sycomore. Les troncs sont couverts de lierre et le parc forestier est de l’autre côté de la rue. Les derniers jours ont été un véritable tourbillon […]. » (p. 105). Mais Dara, entouré par sa famille et toujours curieux, ne se laisse pas emporté par ce tourbillon, il découvre son nouvel univers. « L’odeur n’est pas la même, j’explique. Ça n’est pas forcément négatif, mais ce n’est pas pareil. Les bruits sont différents, aussi, mais là c’est positif. Ici, il y a vraiment beaucoup plus d’oiseaux, beaucoup plus d’insectes. » (p. 112). En plus, il se fait deux copains ! Jude, le voisin, puis Rory, son binôme au collège. « […] je suis revenu dans la vie que j’aime mener, il s’agit d’explorer, d’observer, d’apprendre. Je commence à m’ouvrir […], on partage des infos sur la vie qui se déroule sous nos yeux. Ça fait tellement de bien. » (p. 116).

Un de mes passages préférés. « Quand on est différent, quand on est exubérant et joyeux, quand on surfe sur la vague au quotidien, ça déplaît à beaucoup d’individus. Qui ne m’aiment pas. Mais je me refuse à modérer mon enthousiasme. Pourquoi le ferais-je ? » (p. 70). Oh, je ne suis pas autiste mais comme je me reconnais dans cet extrait ! Le fait d’être toujours de bonne humeur, dynamique, optimiste, dérange, vous ne pouvez pas savoir !, et pour certains c’est déstabilisant et stressant mais je ne vais pas changer pour devenir triste, maussade et pessimiste !

Ce roman est un mélange de journal intime, de souvenirs d’enfance, d’observations, en particulier des oiseaux mais aussi des mousses, des lichens, des insectes, etc., et source de nombreuses informations non seulement sur l’Irlande (histoire, société) mais aussi sur sa faune, sa flore, ses montagnes, ses lacs, de très belles balades, un magnifique voyage ! C’est que « La nature déclenche la créativité. » (p. 192, ma phrase préférée).

Dara, cet ado différent (et qui revendique cette différence et il a bien raison), qui lit des romans de fantasy en plus des documents sur la nature, qui écoute de la musique punk, qui aime (à petite dose) les jeux vidéos, mais surtout qui aime sa famille, les balades, les oiseaux, la Nature, y marcher, l’observer, la comprendre, la vivre, est vraiment très attachant. Et aussi, même s’il est devenu militant (un peu à l’insu de son plein gré), il est lucide quant à la politique et les beaux discours (inutiles et improductifs). Alors, autiste, oui mais heureux de vivre malgré ses angoisses, curieux, sensible, sincère, profondément humain dans le bon sens du terme (si tous les ados, si tous les humains même, étaient comme lui, le monde serait plus beau).

J’ai appris beaucoup de choses et j’ai mis un mot sur quelque chose que j’ai déjà observé plusieurs fois, la « murmuration d’étourneaux », mais ici on dit « nuage d’oiseaux » ou « ballet d’oiseaux » et je peux vous dire que c’est simplement magnifique et toujours émouvant.

En fin de volume, il y a un glossaire avec les significations de plusieurs mots irlandais (dont les prénoms que j’ai cités ci-dessus) mais, souvent, les mots sont déjà expliqués dans le journal. (ce qui n’est pas plus mal car je n’aime pas trop les glossaires en fin de livre, je préfère les notes en bas de page plus faciles à consulter durant la lecture).

Merci Dara, merci pour ce très beau livre, merci pour les souvenirs d’enfance et d’adolescence que ça a réveillés en moi : j’ai vécu en ville (dans un quartier en banlieue) mais il y avait (encore) des friches, un bois, un point d’eau et j’ai observé pas mal d’animaux dont des oiseaux et des insectes, et même encore maintenant j’aime m’arrêter, observer les nuages, les arbres, les animaux que je peux voir et ça me ravit bien plus que la folie des humains. À vrai dire je suis devenue écolo dans les années 80 alors que ce n’était pas à la mode mais j’ai arrêté de militer parce que (politiquement) c’est comme Don Quichotte qui se bat contre des moulins à vent… Cependant, mes chers lecteurs, je vous invite vivement à lire ce Journal d’un jeune naturaliste et à vous imprégner du miracle incessant de la Nature en espérant qu’elle survivra à tout ce que les humains lui font subir…

J’avais repéré ce titre chez Maeve, coup de cœur lors de son Mois irlandais en mars mais d’autres l’ont lu et apprécié comme Books, Moods and more ou Charlotte Parlotte, bon sang trop peu de lecteurs finalement alors lisez-le et parlez-en sur votre blog et sur les réseaux sociaux !

Je mets cette lecture dans Challenge Cottagecore (catégorie euh…, eh bien, ce livre entre dans les catégories 2, 3 et 4), Challenge de l’été #2 (un très beau voyage en Irlande du Nord), Challenge lecture 2021 (catégorie 20, un roman écrit par un auteur de moins de 20 ans) et Voisins Voisines 2021 (Irlande du Nord).

Le chat blanc et le moine de Jo Ellen Bogart et Sydney Smith

Le chat blanc et le moine de Jo Ellen Bogart et Sydney Smith.

Kaléidoscope, février 2017, 32 pages, 13 €, ISBN 978-2-877-67921-3. The White Cat and the Monk (2016) est traduit de l’anglais par Élisabeth Duval.

Genres : album illustré canadien, Histoire médiévale.

Jo Ellen Bogart, l’auteur, naît le 20 octobre 1945 à Houston (Texas). Elle part au Canada en 1975 et devient citoyenne canadienne ; elle vit en Ontario. Elle est autrice de littérature jeunesse.

Sydney Smith est Canadien ; il vit à Halifax (Nouvelle-Écosse). Il est illustrateur depuis 2010 et a reçu plusieurs prix.

C’est la nuit ; un chat blanc sort de la forêt et s’introduit dans un monastère ; il sait exactement où aller : la cellule d’un moine est encore éclairée. Ces cases sont sans texte. Puis, à l’arrivée du beau chat, le moine commence : « Moi, le moine qui étudie, je partage mon logis avec Pangur, mon chat blanc. » (p. 10-11).

Une belle histoire d’amitié et de complicité entre le vieux moine et le chat. « L’un l’autre, nous aimons la vie que nous menons. Notre histoire est une belle histoire. » (p. 24-25).

Ma page préférée ? La page 19 avec le dessin pleine page ressemblant à un manuscrit sur lequel on voit le moine et le chat blanc.

Au IXe siècle, en Irlande, un moine bénédictin – dont le nom est inconnu – partage sa cellule avec un chat blanc et écrit un poème intitulé Pangur Bán. Ce poème est écrit dans un carnet nommé Reichenau Primer (il a été découvert à Reichenau, au sud de l’Allemagne) et il est conservé à la bibliothèque de l’abbaye Saint-Paul du Lavantall en Carinthie, en Autriche. C’est l’histoire de ce moine et de ce chat blanc (en gaéllique, pangur signifie qui redonne du gonflant au tissu et bán signifie blanc) que Jo Ellen Bogart raconte dans ce très bel album richement illustré par Sydney Smith.

Si vous avez besoin de calme, de quiétude, cet album est fait pour vous.

Une très belle histoire inspirée d’un poème du IXe siècle donc je mets cet album illustré dans 2021, cette année sera classique mais aussi dans Jeunesse Young Adult #10 et Les textes courts.

Le cœur battant du monde de Sébastien Spitzer

Le cœur battant du monde de Sébastien Spitzer.

Albin Michel, août 2019, 448 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-22644-162-1.

Genres : littérature française, roman historique, roman social.

Sébastien Spitzer naît le 9 mars 1970 à Paris. Il étudie à l’Institut d’études politiques de Paris et devient journaliste puis écrivain (documents et romans). Son premier roman, Ces rêves qu’on piétine, paraît aux éditions de l’Observatoire en 2017. Puis Le cœur battant du monde et La fièvre chez Albin Michel, respectivement en 2019 et en 2020.

Londres, 1851. Pendant que les gens aisés paient pour visiter le Palais de Cristal (construit pour l’Exposition universelle), les gens pauvres comme Charlotte (qui a fui la famine en Irlande) vivent dans la misère (une profonde misère). Pourtant cette jeune femme sait coudre et ravauder, elle « sait ranger aussi, plier, laver, écrire, compter, se tenir, se taire et danser quand c’est l’heure de faire la fête au son de la flûte et du violon. Charlotte est une bonne fille d’Irlande. » (p. 17). Elle est enceinte mais son mari, Evans, et parti chercher de l’or en Amérique. Elle veut se présenter à un emploi et se rend à la gare mais elle est agressée et miraculeusement sauvée par le docteur Markus Malte.

Au même moment, Engels arrive par le train de Manchester où il y a des grèves. Il connaît Markus Malte et son regard croise celui de la jeune femme mais il a rendez-vous avec un ami surnommé le Maure, c’est-à-dire Karl Marx. Recherché par plusieurs polices d’Europe, ce dernier est réfugié dans un taudis de Soho avec son épouse, Johanna von Westphalen, une baronne prussienne déchue par sa famille, et leurs enfants.

Le lecteur suit ces trois personnages, Charlotte Evans, Markus Malte, Friedrich Engels et avec lui, Karl Marx et sa famille. Leurs chemins vont se croiser et s’éloigner mais leurs destins seront liés.

Les idées d’Engels (qui est directeur dans une entreprise industrielle que son père possède en partie, Ermen & Engels) et de Marx sont bonnes en théorie mais… (j’expliquerai plus loin). « Des mères et leurs enfants soumis quinze heures de rang à la violence des machines, aux éclaboussures d’huile, à la vapeur brûlante et à toute l’eau qu’il faut pour assouplir les fils de coton et éviter qu’ils cassent. » (p. 88-89). De par son statut, Engels fréquente des aristocrates, des banquiers… mais il ne supporte pas que l’usine impose « ses règles et sa violence » (p. 136).

Durant l’agression, Charlotte a perdu son bébé… Le docteur Markus Malte l’a recueillie chez lui et soignée. Lorsqu’elle va mieux, il lui propose d’adopter Freddy, qui vient de naître prématuré à seulement 7 mois de grossesse. Freddy est l’enfant caché de Karl Marx et de l’employée de maison, Nim Demuth. Il ne faut surtout pas que quiconque apprenne son existence.

1863. Charlotte et Freddy fuient Londres pour Manchester. Freddy a 12 ans et il devient apprenti chez le teinturier Saltz. « Il est attentif. Il apprend vite. Il est le premier sur place et le dernier parti. » (p. 161).

Mais la guerre de Sécession dure depuis plus deux ans et le coton n’arrive plus en Angleterre, ni pour les artisans comme Saltz ni pour les entreprises comme celle d’Engels. « L’article inventorie les dernières victoires du général Sherman […]. Il compare le chef yankee à un barbare détruisant tout sur son passage, non seulement ses ennemis, mais aussi les routes, les voies ferrées, les propriétés privées et surtout les champs de coton, les entrepôts et les stocks. » (p. 167).

Je ne vais pas vous résumer plus pour que vous puissiez découvrir par vous-même l’Histoire et les histoires que raconte ce très beau roman, bien écrit, bien construit, avec un suspense qui va crescendo.

Je voudrais simplement donner mon avis sur le comportement abject de Karl Marx. « Toi, Engels. Tu finances ! Débrouille-toi pour trouver de l’argent. Il faudra plus d’argent. Beaucoup plus. » (p. 175) alors qu’il vient de lire un extrait du Capital qu’il est en train d’écrire et dans lequel il vilipende l’argent et les riches mais, lui qui n’a jamais travaillé et gagné d’argent, est bien content qu’Engels paie tout (logement, nourriture…) pour lui et sa famille, le matériel dont il a besoin pour écrire, et qu’il traduise ses textes en anglais après les avoir relus et corrigés pour les envoyer à des journaux aux États-Unis. Les idées de Marx étaient peut-être remarquables mais son comportement était loin de l’être…

Et je ne suis pas la seule à penser ça. Lydia, la compagne d’Engels, aussi. « Lydia se demande toujours comment Engels peut admirer ce couple. Ils se disent près du peuple. C’est presque leur fonds de commerce. Pourtant ils le méprisent, tous les deux. Elle par son rang et lui par ses inclinations. » (p. 351-352).

Ce roman montre les gens, les pauvres (la population des quartiers mal famés, les exilés irlandais…) et les riches (les bourgeois comme Engels et Marx, et quelques aristocrates). Et aussi l’industrie anglaise et ses accointances commerciales avec l’Inde et les États-Unis, et le lecteur comprend les prémices de révolutions à venir (irlandaise, communiste…) et les exactions de la Guerre de Sécession. Rien n’est pur dans ce cœur battant du monde qu’est Londres dans l’Angleterre victorienne du XIXe siècle. Mais Sébastien Spitzer insuffle du romanesque, du beau (les enfants, la musique…) et livre un roman foisonnant et passionnant. J’ai maintenant très envie de lire Ces rêves qu’on piétine qui parle de Magda Goebbels (ce livre avait échappé à mon attention à sa parution).

Je mets cette lecture dans A year in England et dans Challenge lecture 2021 (catégorie 30, un livre dont l’histoire se déroule dans un pays européen, 2e billet).

Challenge British Mystery #6 – 2021

Oui, le challenge British Mystery #6 est bien là en 2021 ! Du 1er janvier au 31 décembre, le challenge proprement dit, et du 1er au 31 mars, le British Mystery Month. Les pays concernés sont toujours Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande (nord et sud). Sont autorisés la littérature y compris jeunesse (romans, BD, essais…), les films, séries, documentaires, les reportages photos et récits de voyage…

Voici ce que nous disent les organisatrices : « Des crimes, de l’arsenic, des rues anglaises inquiétantes ? C’est surtout pour nous un challenge doudou, car il nous fait passer des moments délicieux avec, souvent, des polars pleins de dentelle, de vieilles demoiselles, de théières, de villages et de salons anglais. Qui plus est cette année, sans la perspective imminente d’un voyage en Angleterre pour cause de covid-19. […] Amoureux de l’Angleterre, amateurs de detective stories et/ou de mystères (sur)naturels, ce challenge est le vôtre ! »

Infos, logos (l’ancien ci-contre est toujours valable mais il y a deux beaux nouveaux logos ci-dessus) et inscription chez Hilde et chez Lou.

Les catégories

Esprit es-tu là ? Manifestations sporadiques et inattendues, effet garanti = entre 1 et 5 participations.
Résidant de Baker Street = entre 6 et 10 participations.
Gardien de Highgate Cemetery = 11 participations et plus.
Je choisis pour l’instant Esprit es-tu là mais j’espère faire mieux.

Mes billets pour ce challenge

1. Le bureau du mariage idéal d’Allison Montclair + réflexion sur le cozy mystery (10/18, 2020)

2. L’attaque du Calcutta-Darjeeling d’Abir Mukherjee (Liana Levi, 2019), et si les ruelles nauséabondes et malfamées de Black Town (Calcutta) ressemblaient à celles de Whitechapel (Londres) ? L’auteur est un Anglo-Indien né à Londres, c’est pourquoi je le mets dans ce challenge.

3. Sa Majesté mène l’enquête 1 – Bal tragique à Windsor de S.J. Bennett (Presses de la Cité, 2021)

4. Le Murder Club du jeudi de Richard Osman (JC Lattès, 2021)

Mes coups de… /2-2018

Bonjour et bon dimanche.

Coup de cœur

Avez-vous participé à la Nuit de la lecture hier soir ? Moi oui, même si je ne suis pas restée toute la nuit ! La nuit de la lecture – ou nuit des bibliothèques ou nuit des médiathèques selon les lieux – se déroulait hier soir, partout en France, dans bon nombre de librairies et de bibliothèques. Près de chez moi, c’était à la médiathèque de Portes lès Valence (Drôme), de 17 heures à minuit, donc j’y suis allée après le travail. Il y avait énormément de monde, d’animations, pas seulement de la lecture, c’était très sympa mais… qu’est-ce qu’il faisait chaud ! La nuit de la lecture, c’était donc non seulement de la lecture et des livres avec des raconteurs de mots, des contes, etc., mais aussi des jeux de société, des jeux vidéo et des trucs numériques comme le vélo connecté, des concerts, de la danse, une expo (de Nina Skubich), des ateliers (pop-up, mandala, light painting…), des quiz, etc. J’ai pris quelques photos (et une vidéo mais je ne sais pas quand j’aurai le temps de la traiter).

Coups de blues

Comme souvent, fin d’année-début d’année, il y a pas mal de décès… Cette semaine, c’était l’Irlandaise Dolores O’Riordan, la chanteuse des Cranberries (un groupe que j’aimais beaucoup dans les années 90, j’ai leurs albums et j’écoute encore de temps en temps) qui est partie le 15 janvier. Elle n’avait que 46 ans et laisse trois enfants, c’est vraiment triste… R.I.P. Plus d’infos sur le site officiel de Dolores O’Riordan (inaccessible pour le moment) et sur le site officiel des Cranberries. Deux titres parmi mes préférés : No need to argue (2e album studio, 1994) et Free to decide (3e album studio, 1996) mais j’aurais pu en choisir d’autres comme Linger ou Just my imagination.

Une pensée également pour Peter Mayle (1939-2018), mort jeudi, il était l’écrivain britannique qui aimait la Provence ; et pour Paul Bocuse (1926-2018), mort hier, le monde de la gastronomie est en deuil. R.I.P.

Oscar Wilde et le chinois

Quel rapport entre Oscal Wilde et le chinois ? Sûrement aucun… si ce n’est moi ! En effet, je me suis inscrite à deux Mooc (cours universitaires en ligne).

Le premier est Oscar Wilde, écrivain et penseur du langage [lien vers la présentation du cours] ; il est dispensé par Pascal Aquien, professeur de littérature anglaise à la Sorbonne. C’est le premier mooc que je suis sur edX. J’ai déjà visionné la première semaine (y compris les vidéos supplémentaires) et j’ai appris beaucoup de choses sur la vie et l’œuvre d’Oscar Wilde (qu’évidemment je veux relire !).

Le deuxième est Kit de contact en langue chinoise [lien vers la présentation du cours] ; il est dispensé par Joël Bellassen (chercheur, auteur) et Jue Wang-Zsilas (professeur de chinois, docteur en science du langage) avec l’Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales). C’est le quatrième mooc que je suis sur FUN (France Université Numérique). Il commence aujourd’hui mais je le débuterai soit jeudi soir soit ce weekend. Mon objectif est de m’initier au chinois (mandarin) et de me rendre compte des différences avec le japonais (que je n’ai pas pratiqué depuis… plus de sept ans).