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En coup de vent… /39

Bonjour, profitez bien de la dernière semaine de l’été. Ma journée du patrimoine, hier, c’était… patrimoine japonais avec Mangalaxy ! L’année dernière, j’avais disséminé quelques photos ici, ici et ici. Cette année, deuxième édition de Mangalaxy et voici un patchwork de photos 🙂

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Throwback Thursday livresque #43

Lorsque j’ai découvert le Throwback Thursday livresque de Bettie Rose, j’étais bien motivée mais j’ai laissé passer 4 thèmes…

Le thème de ce jeudi 10 août est « Continent » (un livre d’un autre continent que le nôtre) alors voici la magnifique couverture – et le magnifique roman – Les mémoires d’un chat de Hiro Arikawa paru chez Actes Sud (juin 2017) et la note de lecture arrive tout bientôt.

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Projet 52-2017 #29

Voici ma vingt-neuvième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est château.

Je vous emmène voir deux châteaux :

Le premier est tout près de chez moi : le château de Crussol (château médiéval du XIIe siècle) ; il est en Ardèche mais, depuis Valence, on a plusieurs vues sur la colline et le château.

Le deuxième est à l’autre bout du monde, au Japon, dans la province de Shiga : le château de Hikone 彦根城 (construction de 1603 à 1622, avec un donjon et un jardin).

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Château de Crussol (Ardèche, XIIe siècle)

Château de Hikone 彦根城 Hikone-jô (Hikone, province de Shiga, Japon, 1603-1622)

Mois o-bon de Purple Velvet

Découvert chez Bidib, bien que je sois abonnée au blog Murasaki no sekai (mais peut-être que les billets de Blogspot tombent moins bien dans le reader de WordPress ?) : le Mois o-bon organisé pour la 3e fois par Purple Velvet, une passionnée du Japon.

O-bon お盆 est une fête japonaise qui dure trois jours pour honorer la mémoire des ancêtres ; elle existe depuis plus de 500 ans et elle est inspirée de la fête chinoise des fantômes. Le Mois o-bon concerne le fantastique japonais – voire horreur – avec monstres, démons, yôkais, fantômes… Romans, nouvelles, mangas, légendes, films, animés seront donc à l’honneur du 15 juillet au 15 août 2017 (selon mes disponibilités car je travaille).

Infos, logo et inscription chez Purple Velvet.

Je vous conseille Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo, un très bon roman fantastique et horrifique que j’ai lu au printemps pour la lecture commune du Mois japonais.

Malheureusement je travaillais et j’ai laissé passé ce Mois o-bon… Ce sera pour une prochaine fois. Et au moins j’en aurai parlé pour vous informer si vous vouliez participer.

Le bateau-usine de Gô Fujio et Takiji Kobayashi

Le bateau-usine de Gô Fujio et Takiji Kobayashi.

Akata (annonce de parution, article plus long), septembre 2016, 185 pages, 7,95 €, ISBN 978-2-36974-150-3. Le manga, adapté du roman Kanikôsen (1929) de Takiji Kobayashi est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : manga, gekiga, littérature japonaise.

FUJIO Gô 藤生 ゴオ est scénariste et mangaka (dessinateur de manga). Il est aussi connu sous le nom de HARA Keiichirô 原 恵一郎.

KOBAYASHI Takiji : je vous renvoie à Le bateau-usine.

Port de Hakodate, sud de Hokkaidô (île au nord du Japon). Le Kabuko Maru part en mer pour quatre mois. Bateau-usine ? Parce que tout se fait sur le bateau, pas seulement la pêche mais le nettoyage, la conservation, l’emballage, pas de temps de perdu ! Les pêcheurs, jeunes pour la plupart, sont originaires de plusieurs villages, ils veulent échapper à la vie de paysan ou à la mine. [Pour la mine, je les comprends ; pour la vie de paysan, c’est sûrement difficile mais moins difficile et dangereux que pêcheur sur des presque épaves !]. Tous ont le mal de mer. « Soulevé par une force extraordinaire, le bateau flottait un instant dans les airs, puis s’abaissait aussitôt pour retrouver sa position. » (p. 22). L’intendant Asakawa est extrêmement sévère (méchant ?) : beaucoup de pêcheurs sont maltraités et tombent malades. En plus, le bateau pêche dans le Kamtchatka, en concurrence avec les Russes, ce qui n’est pas très légal mais il faut ramener les plus beaux poissons qui font honneur au Japon : crabes, saumons, truites… Il n’y a que le travail qui compte, au point de ne pas porter secours à un autre bateau avec 425 hommes à bord… « C’est qu’un rafiot, il rapportera plus d’argent en faisant naufrage. » (p. 37). À cause d’une violente tempête, le bateau perd deux chaloupes, ce qui inquiète plus l’intendant que les pertes humaines…

Les hommes sont maltraités, mal nourris, pas soignés, ils sont tous éreintés et mécontents. « Pas question de mourir pour des choses qui ne sont pas à nous ! » (p. 70). Quelques étudiants ouvrent les yeux aux pêcheurs sur leurs conditions immondes. « Toutes les guerres du Japon qu’y a eu [*] jusqu’ici… en vrai quand on gratte un peu… on voit qu’elles ont toujours été décidées par deux ou trois richards qui trouvaient de bons prétextes. Ils trépignent d’excitation à l’idée de s’emparer d’un territoire prometteur… Ces types sont dangereux… » (p. 106). Les hommes se révoltent car ils ne veulent pas mourir en mer, ils font grève mais…

[*] J’ai l’impression qu’il y a une erreur ici : y a eu quoi ? Toutes les guerres. Donc eues, n’est-ce pas ?

Le rythme de ce manga est comme le rythme sur le bateau (prison flottante) : effréné. Le décor : le bateau et la mer, ça tangue, c’est poisseux, c’est horrible, c’est l’enfer ; le thème : l’exploitation, l’oppression d’êtres humains par d’autres plus riches ou aillant plus de pouvoir, la répression… Un récit puissant, intense qui respecte scrupuleusement le roman (d’après ce que je me rappelle de ma lecture), chef-d’œuvre de la littérature japonaise (ouvrière) des années 1920. L’éditeur dit qu’il a fallu deux ans et demi de travail pour proposer ce manga en français, bravo, c’est une totale réussite qui fait réfléchir et qui fait froid dans le dos ! Lisez aussi le roman d’origine Le bateau-usine de Takiji Kobayashi.

Dans la préface, Évelyne Lesigne-Audoly, qui avait traduit Le bateau-usine de Takiji Kobayashi en 2009, conseille de lire Le quartier sans soleil de Sunao Tokunaga, mais il est paru aux éditions Yago en 2011 et malheureusement cette maison d’éditions n’existe plus… Le bateau-usine est réédité aux éditions Allia en février 2015 (la couverture est moins jolie (ci-dessus) mais au moins il est réédité !) mais je n’ai pas trouvé trace de Le quartier sans soleil sur le site de cet éditeur, dommage…

Une lecture pour le challenge BD, Classiques, Raconte-moi l’Asie et Un genre par mois (BD, comics, manga).

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Projet 52-2017 #22

Voici ma vingt-deuxième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est pont.

Ces photos datent un peu mais ce sont ces ponts que je voulais partager avec vous : ils sont… japonais ! Le premier est un des nombreux ponts de Tokyo (en soirée), le deuxième est un pont de pierres (dont certaines en forme de tortues) sur la Kamo-gawa (rivière aux canards) à Kyoto et le troisième est un pont traditionnel à Kamakura (au sud-ouest de Tokyo, la ville du « Grand Bouddha »). Aucune retouche ! Par contre, j’ai grandement réduit la taille des photos.

Je vous souhaite un bon weekend de Pentecôte et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

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Projet 52-2017 #18

Voici ma dix-huitième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est commerce.

J’avais de la matière alors vous aurez droit à trois photos et j’aurais pu en mettre encore plus !

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Allemagne (surplus vêtements)

Allemagne (le paradis des chats !)

Bretagne ? Non, Japon ! (Tokyo)