Baby-sitters 1 de Hari Tokeino

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino.

Glénat, janvier 2014, 192 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-401-4. 学園ベビーシッターズ Gakuen babysitters (2010, Hakusensha) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, shôjo.

Hari Tokeino 時計野 はり naît le 21 février 1979 à Chiba. Elle débute sa carrière de mangaka en 2001 et reçoit deux prix. Sa précédente série : Onii-chan to issho (2004-2009, 11 tomes). Plus d’infos sur sa page Twitter.

Leurs parents étant morts dans un accident d’avion, Ryuichi Kashima et son petit frère Kotaro vont être hébergés dans une Académie. Mais la vieille femme qui la dirige a perdu son fils et sa belle-fille dans le même accident et elle veut que, jusqu’à sa majorité, Ryuichi travaille. « Si on veut manger, il faut gagner son pain ! […] Tu vas passer tout ton temps, en dehors de tes heures de cours, à travailler comme baby-sitter dans mon Académie. » (p. 14). Sa mission est aussi de créer un club de baby-sitters pour que les collégiens et les lycéens de l’Académie acceptent d’y travailler (pas gagné !). Kotaro vivra à la crèche Morinomiya où travaille Yoshihito Usaida, un ancien élève de l’Académie. Mais, pendant une semaine, Ryuichi doit garder Kirin, une fillette dont la mère travaille à la mise en scène d’une pièce de théâtre. Et si les petits faisaient eux aussi du théâtre ?

Voici ce que dit l’éditeur à propos des enfants : « Le lecteur sera vite conquis par les adorables petits ‘monstres’ de la crèche ! Le timide Kotaro, l’intrépide Taka, la sérieuse Kirin, le joyeux Takuma, le craintif Kazuma et la petite Midori… chaque enfant possède son propre caractère et l’auteur a passé de longs moments à étudier les expressions, attitudes et comportements des enfants pour pouvoir les restituer avec autant de tendresse. ».

Les enfants sont très jeunes et ils sont tout ronds ce qui les rend mignons et marrants. J’ai bien aimé Ryuichi bien sûr (quelle abnégation !) mais aussi Saikawa, l’assistant de la directrice, un peu énigmatique.

C’est une histoire très triste (deuil) mais ce manga est drôle et les tout petits sont mignons et… désobéissants ! J’ai bien aimé ce premier tome mais la série est en 19 tomes !!! C’est beaucoup trop… Il existe une série animée en 13 épisodes, School Babysitters, sortie en 2017.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9.

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Projet 52-2020 #36

Trente-sixième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème touriste. Pourquoi ne pas me montrer, moi ? Même si je ne me considère pas comme une touriste durant mes voyages. Me voici donc au Japon, dans la gare (bizarrement déserte) de Yokohama (au sud de Tôkyô). Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto.

Genres : manga, seinen.

Matsumoto Taiyô 松本 大洋 naît le 25 octobre 1967 à Tôkyô. Il est mangaka depuis l’âge de 18 ans. Du même auteur : Amer béton, Gogo Monster, Numéro 5, Ping-pong, Le samouraï bambou entre autres.

Le rêve de mon père est sous-titré en français « Ne rêve pas ta vie, vis-la ! ».

Hana otoko 花男 (publié en feuilleton dans Big Comic Spirits en 1991-1992, est ensuite paru en 3 tomes chez Shôgakukan en 1998) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Le rêve de mon père 1 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, septembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN ISBN 978-2-50507-219-5. Avec une préface de Stéphane Beaujean (directeur artistique du FIBD Angoulême).

Juillet 1991. Hanada Shigeo est un très bon élève de CE2 mais il est content d’être en vacances. C’est alors que Kaori, sa mère, lui annonce qu’il va aller vivre à Enoshima chez son père, un fanatique de base-ball, qui les a quittés il y a des années pour devenir joueur professionnel. Le rêve de ce père, Hanao, c’est de devenir joueur des Giants mais il a 30 ans… Pour Shigeo « C’est le début de l’été… le pire de tous les étés. » (p. 28). C’est que Shigeo ne connaît pas son père, déteste le base-ball et n’a pas du tout le même rythme de vie et les mêmes idées que son père !

Alors que je n’aime pas le base-ball (en fait, c’est plutôt que je n’y connais rien et que je n’y comprends rien !), ce manga drôle et tendre m’a beaucoup plu, et pas seulement pour les relations entre le père et le fils. Les dessins sont très beaux et il y a plein d’animaux (chats, chiens, cochons, lapins…) et surtout beaucoup d’humour. La cohabitation entre Shigeo et Hanao ne sera pas facile !

Le rêve de mon père 2 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, novembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-220-1.

Shigeo est dans sa nouvelle école depuis un mois et les relations avec ses nouveaux camarades ne sont pas évidentes. Et « Hanao n’est entouré que de gens bizarres… » (p. 20). Il est en tout cas sans gêne et a des comportements étranges mais c’est un éternel optimiste ! « C’est moi, Hanao, le batteur génial, spécialiste des coups longue distance !! » (p. 214).

Je ne sais pas pourquoi Matsumoto glisse des animaux partout (éléphants, kangourous, koalas, cochons, lapins, chats, singes, grues…) mais je trouve ça amusant et « La prochaine émission d’Animal Land sera consacrée aux phoques ! » (p. 44) 😛

J’ai bien aimé le vieux Genroku qui fabrique des battes de base-ball artisanales. « C’est l’âge… Avec le froid, j’ai mal aux articulations… Et je fabrique à peine cinq battes par mois… – Pourquoi tu dis ça Genroku ? Tes battes sont excellentes ! – Je crois que tu es le seul à penser ça aujourd’hui… Elles sont chères et plus personne ne s’y intéresse… Elles se vendent mal… – Peut-être, mais tu ne dois pas t’arrêter d’en fabriquer ! » (p. 69).

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire cette suite ?

Le rêve de mon père 3 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, janvier 2019, 256 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-221-8.

Shigeo a eu 10 ans et avec ses copains de classe, ils ont créé un club de détectives et il se rend compte avec surprise que, dans cette ville, son père est un héros, un génie, un modèle. « Tu sais, en ville, il n’y a que des fans de ton père. » (p. 62).

Au printemps, Hanao et Shigeo font un voyage en moto, déjanté, la mer, une panne… Au restaurant, le père prend le menu enfant et le fils prend le menu du jour ! Bref les deux s’amusent bien mais le base-ball manque à Hanao, il veut jouer.

Et voilà, une année s’achève (et la trilogie) pour Shigeo et Hanao, ils auront finalement beaucoup appris l’un de l’autre. Et je suis un peu triste que cette histoire se termine parce que les personnages sont attachants.

Une incroyable (triple) lecture pour La BD de la semaine que je mets dans le challenge Animaux du monde (il y a plein d’animaux disséminés dans les dessins des trois tomes), dans la nouvelle édition du Challenge BD (on attend des nouvelles) et dans le Challenge Jeunesse Young Adult #9 dans l’option BD/manga.

Infection 1 de Tôru Oikawa

Infection 1 de Tôru Oikawa.

Delcourt-Tonkam, janvier 2018, 192 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7560-9902-6. インフェクション (2016, Kôdansha) est traduit du japonais par Maxime Bonnet.

Genres : manga, seinen, horreur.

Tôru OIKAWA 及川 徹 naît en 1950 dans la province d’Iwate.

Haruki Amamiya, Yuzuru Takagi, Tsuyoshi Kojima, Chika Kisaragi (surnommée Ragi, la grande sœur), Kasumi Masuda (surnommée la déléguée), Satsuki Samidare (dont Amamiya est amoureux) et leurs camarades de classe sont les personnages principaux de ce roman. Ils sont insouciants car « Le lycée c’est de la jeunesse, des activités de club… et du flirt ! ».

À cause d’une blague, Amamiya est enfermé dans la réserve, normalement avec Samidare, mais en fait avec Kirara Isonami qui est insupportable. Mais, longtemps après que ça ait sonné, ils sont toujours enfermés et ils n’entendent aucun bruit alors qu’il y a le terrain de sport… « Mais le jour suivant… personne n’est venu ouvrir la porte non plus. ».

Au bout de trois jours, lorsqu’ils trouvent enfin une sortie (une fenêtre à ras du sol), ils découvrent l’horreur dans le lycée ! Mais il y a quelques survivants qui les emmènent avec eux dans le gymnase. Il y a des morts vivants infestés de vers et qui se nourrissent de chair humaine.

« Sendai a été mise en quarantaine pour empêcher que cette épidémie inconnue se propage. ».

On est dans une histoire de zombies, classique, les vers en plus, et le ecchi (pervers, indécent, lubrique) en plus. Mais si la série en est au tome 8 en France, elle est encore en cours au Japon avec déjà… 18 tomes ! C’est vraiment trop pour moi mais je suis contente d’avoir pu lire ce premier tome, même si le genre ecchi ne m’attire pas du tout. Je conseille ce manga aux jeunes adultes qui aiment les zombies et l’érotisme.

Pour La BD de la semaine (qui est cependant encore en vacances) et les challenges BD (j’attends des infos pour la nouvelle édition) et Littérature de l’imaginaire #8.

 

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-805-4.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde et le deuxième est celui sur le Japon.

De même, dans ce petit livre, une introduction sur la cuisine japonaise : « Difficile de trouver un qualificatif pour exprimer à quel point elle atteint des summums de raffinement, de saveurs, d’esthétique, d’imagination, de patience et de diversité. » (p. 3), quelques explications (produits indispensables, vaisselle, couteaux). Les principaux ingrédients pour bien cuisiner japonais : riz, nouilles (« soba, udon, somen, ramen »), tofu, gingembre, daikon, wasabi, shoyu (sauce soja), saké, mirin et vinaigre de riz blanc. Et les recettes : une quinzaine, entrées, plats, sauces, deux desserts.

Je dois avouer que j’ai un problème avec la cuisine japonaise… Je vous rassure, je ne suis pas morte de faim lors de mes voyages au Japon ! J’ai survécu avec les fruits, les légumes, le riz (à tous les repas, même au petit-déjeuner !), les nouilles, le tofu, quelques œufs, un peu de viande (poulet et porc, voir les recettes yakitori et tonkatsu), le thé et… le chocolat japonais ! Et bizarrement avec la bière (japonaise) alors que je ne buvais pas de bière avant !

Sashimis de Saint-Jacques au guacamole nippon : les noix de Saint-Jacques, pas pour moi… Mais le guacamole au wasabi, en apéritif avec des petits légumes crus, je veux bien !

Ramen comme à Sapporo : j’en ai mangé et j’ai aimé mais sûrement qu’ici, je ne mettrais pas de porc haché (peut-être un œuf à la place).

Tofu frit à la sauce ponzu : miam ! Quant à la sauce ponzu avec du jus de yuzu (fruit que j’ai montré ici), re-miam, encore faut-il trouver des yuzus ici !

Aubergines vapeur au sésame : ça oui, ça fait très envie (mais je ne me souviens pas en avoir mangé au Japon).

Huîtres à la japonaise : alors… les huîtres, pas du tout pour moi !

Onigiri : pas de problème pour moi (contrairement aux sushis…) parce que j’aime bien le nori (feuille d’algue).

Asperges vertes rôties aux cacahuètes : pareil que pour les aubergines vapeur, ça fait très envie mais je ne me souviens pas d’avoir vu des asperges au Japon !

Nouilles de soba glacées : délicieux, et toujours avec cette sauce ponzu (au yuzu).

Petits flans d’automne tokyoïtes : pourquoi pas, mais sans les crevettes !

Yakitoris variés : ah, les restaurants de yakitoris (brochettes de poulet grillé) avec les amis japonais, un classique, que de souvenirs… Mais dans cette recette-ci, sans les noix de Saint-Jacques pour moi.

Tonkatsu : pareil que pour les yakitoris, un classique, avec du porc pané frit, que de souvenirs… (eh oui, j’ai mangé un peu de poulet et de porc au Japon).

Chirashis aux œufs de saumon et aux oursins : œufs de saumon et oursins, pas du tout pour moi !

Encornets farcis au porc et aux herbes japonaises : pourquoi pas mais il faut beaucoup d’ingrédients qu’on ne trouve pas ici…

Papayes fourrées aux perles du Japon : pourquoi pas mais mes fruits japonais préférés sont le yuzu et le yûbari King (melon de Hokkaïdo).

Meringues façon Madame Butterfly : recette spéciale du chef, « libre adaptation ». Pourquoi pas mais il faut beaucoup de fruits différents et d’ingrédients.

Le bonus de Fred, la soupe miso express : qu’est-ce que j’ai pu en consommer de la soupe miso ! Chez les amis ou au restaurant, il y en a un bol systématiquement !

De belles photos qui font envie et des recettes faciles à réaliser (encore faut-il trouver les bons ingrédients tout le monde n’habitant pas dans une très grande ville !) : comme celui sur l’Inde, ce petit livre a tout d’un grand. De même, les recettes me conviennent à part celles avec mollusques et crustacés (Saint-Jacques, huîtres, crevettes, œufs de saumon, oursins) ce qui représente tout de même un petit tiers des recettes. Mais pas de sushis, trop délicats et trop difficiles à préparer, ce qui me convient ; par contre il manque les makizushis (plus communément makis en France) avec riz et feuille d’algue que je mange mais ceux sans poisson, c’est-à-dire que je mange ceux fourrés aux légumes (carottes, concombre, daikon…).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur le Globe-Cooker au Japon (Fred Chesneau participait à une émission télévisée culinaire c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Précédente lecture pour le Marathon gourmand de ce week-end : l’Inde et prochaine lecture : la Thaïlande mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour le challenge Des livres et des écrans en cuisine.

Marathon gourmand – août 2020

Un Marathon gourmand organisé le week-end du vendredi 21 au dimanche 23 août par Bidib et par Fondant Grignotte. Dans le cadre du challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2020 que je n’ai honoré qu’une fois depuis le début de l’année…

J’ai pris une photo des trois livres de cuisine que je vais lire, un par jour. Oui, je vais les compulser et je vous dirai la (ou les deux ou trois) recette(s) que je veux vraiment réaliser. Parce que les livres de cuisine, une fois feuilletés, se retrouvent souvent sur les étagères et ne servent pas réellement. J’ai ces livres depuis 6 ans (mars 2014) et je ne les ai jamais que feuilletés, il est temps que je les lise !

Mes lectures pour ce marathon gourmand

1. Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu vendredi, billet en ligne samedi midi.

2. Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu samedi, billet en ligne samedi soir.

3. Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu dimanche billet en ligne dimanche en début de soirée.

Bilan : 3 « petits » livres mais beaux, agréables, utiles et 150 pages en tout.

Le vieil homme et son chat 1 de Nekomaki

Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki.

Casterman, septembre 2018, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-20315-566-4. Neko to jiichan 1 (2015) est traduit du japonais par Ryôko Sekiguchi et Wladimir Labaere.

Genres : manga, roman graphique.

Nekomaki ねこまき serait un couple de dessinateur et scénariste passionné par les chats et les chiens. Du même auteur : Mameneko adapté en série animée [site officiel en japonais]. Trois autres tomes sont parus et un cinquième tome est prévu pour cet automne (voir ci-dessous).

Japon, une petite ville côtière surnommée la ville aux chats. Daikichi, 75 ans, instituteur à la retraite, veuf depuis deux ans, vit avec son chat, Tama, 10 ans. « Bienvenue dans la ville des pépés, des mémés et des chats. » (p. 16). Tama a promis à Mémé, avant qu’elle parte, de veiller sur Daikichi.

Au fil des saisons, printemps, été, automne, hiver (très important les 4 saisons au Japon), le lecteur émerveillé suit tout simplement le quotidien de Tama, de Daikichi et de son voisin et ami d’enfance, Iwao, 75 ans, pêcheur à la retraite.

Et (re)voit aussi des souvenirs, comme par exemple en 1960, la rencontre avec Mémé grâce au chat Mika, ou en 1950, avec Iwao dont la mère cuisine des poulpes.

Iwao n’aime pas trop les chats mais, comme il continue de pêcher pour le plaisir, il a toujours du poisson et ça attire les chats. « Et après, il s’étonne que tous les matous de l’île l’adorent… » (p. 86).

Parfois Tsuyoshi, le fils unique de Daikichi, vient rendre visite à son père mais il n’aime pas le savoir seul à son âge…

Cette bande dessinée, ou roman graphique, m’a remplie de nostalgie du Japon ; c’est beau, c’est paisible, c’est tendre, c’est drôle…

Les autres tomes de Le vieil homme et son chat. Tome 2 – Se sont fait les griffes (juin 2019). Tome 3 – Se frisent les moustaches (octobre 2019). Tome 4 – Boivent du petit lait (juillet 2020). Tome 5 – Retombent toujours sur leurs pattes (à paraître en octobre 2020). Il me les faut !!!

Pour les challenges Animaux du monde #3, BD (nouveau lien à venir si le challenge continue d’août 2020 à juillet 2021), La BD de la semaine (qui est pourtant en vacances) et Challenge de l’été (Japon).

Zen de Maxence Fermine

Zen de Maxence Fermine.

Michel Lafon, octobre 2015, 140 pages, 14,95 €, ISBN 978-2-7499-2697-1.

Genre : littérature française.

Maxence Fermine naît le 17 mars 1968 à Albertville (Savoie). Je l’ai découvert avec Neige et Le violon noir en 1999 aux éditions Arléa puis L’apiculteur en 2000 chez Albin Michel. Depuis, j’ai lu une grande partie de ses romans mais pas tous.

Peu à peu, je récupère mon retard dans la publication de notes de lectures plus anciennes qu’il serait dommage de ne pas publier.

Maître Kuro (*) est calligraphe. C’est un « art subtil » et « mêlant la peinture à l’écriture » (p. 11), une « sagesse millénaire » que le maître pratique « avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance » (p. 12). Il vit près de Kyoto, en forêt, dans une petite pagode de trois pièces. « La première pour vivre, la deuxième pour dormir et la troisième pour travailler. Triade magique. » (p. 22). Il s’occupe d’un petit jardin zen et adopte un chaton perdu. Maître Kuro a une vie modeste mais il est heureux ; il se promène en forêt, médite, se rend de temps en temps à Kyoto pour acheter ce dont il a besoin et reçoit parfois un élève. Un jour arrive une enveloppe rouge : Yuna de Kyoto, 30 ans, souhaite recevoir des cours « afin de parfaire son art » (p. 47). Et la vie du maître va être bouleversée !

(*) kuro signifie noir en japonais. Noir comme l’encre utilisée pour les calligraphies.

Zen est un roman court mais intense (les chapitres font une à trois pages et je n’ai pu m’empêcher de tourner les pages pour découvrir le chapitre suivant). Écrit avec élégance et finesse comme une belle calligraphie, le récit est poétique et dépaysant. C’est une ode à la calligraphie, au zen, à l’amour. Et puis, Maxence Fermine est un de mes auteurs français préférés !

Petit bémol : la police de caractère n’est pas jolie du tout ! Les lettres sont malingres et ça gâche un peu le plaisir de lecture…

Quelques extraits pour vous mettre dans l’ambiance.

« Le zen est une voie d’authenticité et d’éveil. Un état d’esprit. Basé sur le relâchement, la concentration et la méditation. Pour y parvenir, il est nécessaire d’entretenir son corps et de cultiver son esprit. Retrouver la notion de geste naturel. Rester vrai. Un temps. Puis cette dernière phrase. Absolue et nécessaire. C’est le seul chemin à suivre pour connaître la plénitude. » (p. 61).

« L’unique trait du pinceau ne dessine pas, il révèle seulement ce qui existait déjà. » (p. 73).

« La musique la plus difficile à créer, mais certainement la plus belle, est celle du silence. » (p. 73).

L’humilité du maître : « Vous êtes douée, c’est certain. Et même si vous avez encore beaucoup à apprendre, vous progressez si vite qu’un jour prochain, c’est peut-être moi qui rêverai de posséder le dixième de votre talent. » (p. 87).

Une définition du zen ? « Le zen, c’est la vacuité. La paix intérieure […]. (le zazen) C’est s’asseoir en silence, parfaitement immobile, et faire le vide en soi. […] Ne plus courir. Apprendre à vivre et à observer. Devenir immobile. Et contempler ce qui nous entoure. Avec un ravissement toujours plus grand. Voilà le début du zen. » (p. 108).

Paix intérieureNe plus courir. Apprendre à vivre et à observer… Sages conseils que je m’applique à suivre le plus possible et j’espère que vous aussi !

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Projet 52-2020 #24

Vingt-quatrième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème jardin. La première photo (prise le 4 juin) montre un magnolia dans un jardin près de chez moi ; il y a deux fleurs, une à gauche et une à droite (moins visible, au-dessus de la pente droite du toit). Je ne résiste pas à vous mettre une deuxième photo (double) qui montre un yuzu, à Kyôto au Japon (que j’aime ce fruit ! hybride de mandarine sauvage et de citron d’Ichang, mais on n’en trouve pas ici…). Vous vous demandez sûrement quel est le lien entre ces deux arbres ? Eh bien, vous allez être surpris mais ils sont tous les deux de la famille des Magnoliidae ! Je vous souhaite un beau week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

3 mangas seinen parus chez Akata

Je continue de parler des mangas que j’ai pu lire durant le confinement grâce aux opérations « Reste chez toi avec un manga ». Ce sont les mangas Akata que j’ai lus le plus donc (après les shôjo) voici 3 seinen (manga pour adultes).

Ils entrent tous dans La BD de la semaine et le challenge BD. Le challenge Un mois au Japon (qui a en fait duré deux mois, avril et mai) est terminé mais j’ai bien lu ces mangas en mai (pour les deux premiers présentés) et en avril (pour le troisième).

Aime ton prochain 1 de Daisuke CHIDA.

Akata, octobre 2019, 190 pages, 6,99 €, ISBN 978-2-36974-339-5. 異常者の愛Ijosha no Ai (2017) est traduit du japonais par Ryoko Akiyama.

Genres : manga, seinen.

Daisuke CHIDA 千田大輔 est scénariste et dessinateur.

Tôkyô, une école primaire. Kazumi Ichinose aime Fumika Nimi et Saki Mido aime Kazumi qui ne l’aime pas alors la fillette tue Fumika pour être la seule dans le cœur de Kazumi.

Six ans après, Kazumi, 16 ans, est en deuxième année de lycée et Shino Yotsuya aussi. « Trop mimi, cette Yotsuya… Je me demande pourquoi elle en pince pour toi… – J’en sais rien, – T’es trop bizarre… Kazu… – S’il savait ce que j’ai vécu… » (p. 30). Shino est tombée amoureuse de Kazumi mais lui ne veut plus entendre parler d’amour car certaines amours sont toxiques. De plus il a cru apercevoir Saki Mido dans la rue…

Et si Saki Mido avait été libérée et continuait de poursuivre Kazumi de ses assiduités ? Effectivement, l’adolescente est complètement dérangée et l’histoire se transforme en horreur !

Une étrange série, classée en « WTF ?! » par l’éditeur ! Pour l’instant, en France, 3 tomes (le tome 4 est annoncé pour juin 2020) mais au Japon, la série est terminée en 6 tomes (2017-2018) et l’auteur est passé à une nouvelle série : ヒロインは絶望しました Heroine wa Zetsubô Shimashita, une comédie fantastique.

Attention, violence et scènes de torture !

En proie au silence 1 d’Akane TORIKAI.

Akata, janvier 2020, 192 pages, 8,05 €, ISBN 978-2-36974-768-4. Sensei no shiroi uso 先生の白い嘘 (2014, Kôdansha) est traduit du japonais par Gaëlle Ruel.

Genres : manga, seinen.

Akane Torikai 鳥飼 茜 naît en 1981 dans la préfecture d’Ôsaka. Elle débute sa carrière de mangaka en 2004 avec des histoires courtes publiées dans des magazines et lance sa première série en 2010. Ses mangas féministes parlent de la condition des femmes, de viol, de misogynie, et parfois ils choquent, ils dérangent. Plus d’infos sur son compte Twitter et son compte Instagram.

Misuzu Hara, 24 ans, professeur de japonais au lycée Sakuragaoka, pense qu’elle est toujours « dans le groupe des gens qui se font bouffer ». Même sa meilleure amie, Minako, lui fait des remarques, sur son look, sur son célibat. En tout cas, Minako va se marier avec son petit ami, Hayafuji, qui a une liaison avec Misuzu, enfin une liaison, façon de parler… En interrogeant un élève de 16 ans, Nizuma, au sujet d’une rumeur, ce qu’elle a vécu lui revient en mémoire. « Une femme n’est jamais du bon côté de la balance. ».

Akata vient de publier le premier tome de cette série féministe en ce début d’année et la série est terminée au Japon en 8 tomes. Pourquoi pas, si la médiathèque les achète. En tout cas, les lycéens japonais ont bien changé ! Ou alors c’est moi qui ai vieilli…

World War Demons 1 d’Urû OKABE

Akata, collection WTF ?!, septembre 2017, 224 pages, 7,95 €, ISBN 978-2-36974-191-0. 世界鬼 Sekai Oni (2012), originellement paru chez Shôgakukan, est traduit du japonais par Chiharu Chûjo.

Genres : manga, seinen.

Urû OKABE 岡部閏 est un jeune mangaka qui dessine depuis l’enfance. Ce premier tome de World War Demons est son premier manga. Plus d’infos sur son compte Twitter.

Azuma Shinonome, orpheline, a été recueillie par son oncle et sa tante. Mais leur plus jeune fils, Kazuya, appelle sa cousine « Azuma la mocheté » et la frappe régulièrement. L’aîné a tué son oiseau, « Bébé Moineau », car il faisait trop de bruits et l’empêchait d’étudier. Quant à l’oncle, sans commentaire… Ou alors Azuma a des hallucinations ? Le psychiatre qu’elle consulte lui dit qu’elle est atteinte du « syndrome d’Alice de l’autre côté du miroir ».

C’est alors qu’elle se retrouve avec d’autres adolescents et un ancien militaire, tous atteints de la même maladie, de l’autre côté du miroir et le démon de Cheshire leur annonce qu’ils doivent « abattre les six démons de l’univers » puis il les attaque férocement !

Ils découvrent qu’ils peuvent matérialiser des armes mais ils sont assujettis au temps, ils perdent de l’énergie vitale et, ce n’est pas un jeu : s’ils meurent dans ce monde, ils mourront vraiment.

Ce manga, inspiré par L’école emportée de Kazuo Umezu (que j’avais adoré), montre un monde parallèle où tout n’est que violence. Mais n’est-ce pas déjà le cas, pour eux, dans le monde réel ? La série est terminée en 11 tomes (le dernier tome est paru en septembre 2019 en France). Pourquoi pas, si j’ai l’occasion d’emprunter les tomes suivants car je suis très intriguée par cette série !

Ce dernier manga entre aussi dans le challenge Littérature de l’imaginaire #8.

Trois seinen, résolument adultes dans les thèmes et les traitements, mais dans trois genres différents, un fait de société horrible, un féministe et un fantastique horreur.

Plus de BD de la semaine chez Moka.