Perfect World 1 de Rie ARUGA

Perfect World 1 de Rie ARUGA.

Akata, octobre 2016, 162 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-148-1. パーフェクトワールド (2014) est traduit du japonais par Chiharu Chujo et Nathalie Bougon.

Genres : manga, josei.

Rie ARUGA 有賀リエ naît à Omachi (préfecture de Nagano, Honshû). Sa carrière démarre en 2011 lorsqu’elle reçoit le prix Gold pour une histoire courte, Tentai Kansoku. Plus d’infos sur son compte Twitter. Ce tome 1 de Perfect World est son premier manga publié en volume et « grâce au très bon accueil des lecteurs », ce qui était prévu comme un one-shot est devenu une série (chez Kôdansha) et il a même été adapté au cinéma en 2018 (bande annonce ci-dessous).

Tôkyô. Lors d’une soirée professionnelle, Tsugumi Kawana retrouve Itsuki Ayukawa qu’elle avait connu au lycée et qui était son premier amour. « On n’a jamais été dans la même classe, ni dans le même club. Mais on aimait bien discuter tous les deux. » Elle travaille maintenant pour une entreprise de décoration d’intérieur, Cranberries. Et lui est architecte pour un cabinet d’architecture, Kodan. Mais Itsuki part tôt et Tsugumi se rend compte qu’il est en fauteuil roulant : il a eu un accident durant ses études. « Mon premier amour… est à présent handicapé. Malgré tout… mes sentiments, eux, n’ont pas changé. » Mais, comment faire, que dire ? Elle ne connaît rien au quotidien d’un handicapé… Alors qu’ils se rendent tous les deux à Nagano, pour retrouver leurs anciens amis de lycée, surgit Miki Yukimura, l’ex d’Itsuki : elle l’aurait quitté après l’accident alors qu’ils étaient ensemble depuis des années.

C’est avec subtilité et tendresse que Rie Aruga traite du handicap, des souffrances invisibles et des relations avec une personne handicapée. En plus, Tsugumi et Itsuki font la connaissance d’un ado, également en fauteuil, Haruto, qui lui aussi pratiquait le basket, mais il n’accepte pas du tout sa situation et refuse de revoir, depuis un an, sa petite amie. Pourtant… « Bravo !! À peine arrivé et tu marques déjà ?! Pas de doute, t’es toujours le boss !! Bravo Haruto !! T’es le meilleur !! ».

Un josei est un manga féminin, un manga pour les femmes, mais franchement les hommes peuvent très bien le lire et l’apprécier (d’autant plus qu’il parle de basket). Mais surtout du handicap et des relations ce qui concerne tout le monde ! Le problème, comme souvent, le nombre de tomes… Déjà 11 parus au Japon (10 en France) et la série est encore en cours.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10. Plus de BD de la semaine chez Moka. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 2.

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Projet 52-2020 #43

Quarante-troisième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème chiffre(s). J’ai encore plongé dans mes archives car je voulais vous montrer une photo d’une époque où les voyages étaient encore possibles simplement. Mais j’aurais pu vous montrer d’autres chiffres, ahurissants… (photo de vendredi soir rajoutée ci-dessous). Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu

Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu.

Pika, collection Cherry Blush, décembre 2013, 192 pages, 7,50 €, ISBN 978-2-81161-409-6. ちはやふる Chihayafuru (2008, Kôdansha) est traduit du japonais par Fédoua Lamodière.

Genres : manga, shôjo.

Yuki Suetsugu 末次由紀 naît le 8 septembre 1975 dans la préfecture de Fukuoka. Elle dessine depuis l’enfance et sa carrière débute en 1992. Déjà connue de cette mangaka, la série Eden no hana (エデンの花). Plus d’infos sur son Twitter et sur son Instagram.

Le Karuta est un jeu de poèmes basé sur la phonétique. Chihayaburu est un des titres des poèmes et l’héroïne s’appelle Chihaya.

Il y a 6 ans, dernière année dans l’école primaire (ce qui correspond à la 6e de collège chez nous en fait) de Higashi Ôsato à Tôkyô. Dans la classe de Chihaya Ayase, il y a un nouvel élève qui vient de Fukui, Arata Wataya. La classe doit participer à un tournoi de hyakunin isshu mais il faut réciter les 100 poèmes et elle n’arrive à en retenir que 20… C’est grâce à Arata que Chihaya découvre le Karuta : Arata rêve de devenir champion, un maître du Karuta.

Comme le Karuta ne se joue qu’au Japon, « Le meilleur joueur du Japon est forcément le meilleur du monde. » !

Heureusement, Arata devient ami avec Chihaya et Taichi Mashima et ensemble ils vont s’inscrire dans un club.

« Jusqu’à récemment, pour moi, le Karuta… c’était juste un passe-temps… un jeu de société comme un autre… Mais en fait, pas du tout… C’est un sport ! ».

Une autre info importante : Chihaya a une sœur aînée, Chitose, qui rêve de devenir mannequin et qui fait la fierté de leurs parents au détriment de Chihaya.

Bon, encore une série qui se déroule (en partie) dans un établissement scolaire… Arata, en tant que « étranger » pauvre et qui vient de la campagne est le souffre-douleur des autres enfants… J’aime le Japon mais, ça, c’est quelque chose que je ne comprends pas, mais alors pas du tout, pire, ça me révolte et parler toujours de ça dans les mangas pour la jeunesse, ce n’est pas pour dénoncer, ça montre que c’est un fait établi…

Cependant, ce manga est très beau et instructif : je ne connaissais pas le Karuta ! L’ambiance, la compétition et la rapidité avec laquelle il faut récupérer les cartes (bien rendu dans le manga) m’a un peu fait penser à Hikaru no go (que j’ai lu il y a des années et dont j’ai vu l’animé aussi). Il y a de superbes dessins pleine page, bref ce manga est une réussite !

Les personnages sont tous différents (donc faciles à reconnaître !) et j’aime beaucoup les trois jeunes principaux : Chihaya, Arata et Taichi (ce sont leurs prénoms) qui ont 12 ans et le Docteur qui gère le club de Karuta.

En fin de volume, il y a des bonus (strips) et un petit dossier sur le Karuta (c’est un véritable sport avec des compétitions et des dan !).

Mais, que vois-je ? S’il y a 32 tomes déjà parus en France, la série au Japon comporte… 44 tomes et est apparemment encore en cours !!! Il y a de plus une longue série animée, des romans, deux films, c’est tout un business ! Je laisse tomber, c’est dommage… mais plus de 40 tomes, c’est vraiment trop…

Une belle découverte toutefois pour La BD de la semaine, les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10.

Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino.

Glénat, janvier 2014, 192 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-401-4. 学園ベビーシッターズ Gakuen babysitters (2010, Hakusensha) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, shôjo.

Hari Tokeino 時計野 はり naît le 21 février 1979 à Chiba. Elle débute sa carrière de mangaka en 2001 et reçoit deux prix. Sa précédente série : Onii-chan to issho (2004-2009, 11 tomes). Plus d’infos sur sa page Twitter.

Leurs parents étant morts dans un accident d’avion, Ryuichi Kashima et son petit frère Kotaro vont être hébergés dans une Académie. Mais la vieille femme qui la dirige a perdu son fils et sa belle-fille dans le même accident et elle veut que, jusqu’à sa majorité, Ryuichi travaille. « Si on veut manger, il faut gagner son pain ! […] Tu vas passer tout ton temps, en dehors de tes heures de cours, à travailler comme baby-sitter dans mon Académie. » (p. 14). Sa mission est aussi de créer un club de baby-sitters pour que les collégiens et les lycéens de l’Académie acceptent d’y travailler (pas gagné !). Kotaro vivra à la crèche Morinomiya où travaille Yoshihito Usaida, un ancien élève de l’Académie. Mais, pendant une semaine, Ryuichi doit garder Kirin, une fillette dont la mère travaille à la mise en scène d’une pièce de théâtre. Et si les petits faisaient eux aussi du théâtre ?

Voici ce que dit l’éditeur à propos des enfants : « Le lecteur sera vite conquis par les adorables petits ‘monstres’ de la crèche ! Le timide Kotaro, l’intrépide Taka, la sérieuse Kirin, le joyeux Takuma, le craintif Kazuma et la petite Midori… chaque enfant possède son propre caractère et l’auteur a passé de longs moments à étudier les expressions, attitudes et comportements des enfants pour pouvoir les restituer avec autant de tendresse. ».

Les enfants sont très jeunes et ils sont tout ronds ce qui les rend mignons et marrants. J’ai bien aimé Ryuichi bien sûr (quelle abnégation !) mais aussi Saikawa, l’assistant de la directrice, un peu énigmatique.

C’est une histoire très triste (deuil) mais ce manga est drôle et les tout petits sont mignons et… désobéissants ! J’ai bien aimé ce premier tome mais la série est en 19 tomes !!! C’est beaucoup trop… Il existe une série animée en 13 épisodes, School Babysitters, sortie en 2017.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9.

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Projet 52-2020 #36

Trente-sixième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème touriste. Pourquoi ne pas me montrer, moi ? Même si je ne me considère pas comme une touriste durant mes voyages. Me voici donc au Japon, dans la gare (bizarrement déserte) de Yokohama (au sud de Tôkyô). Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto.

Genres : manga, seinen.

Matsumoto Taiyô 松本 大洋 naît le 25 octobre 1967 à Tôkyô. Il est mangaka depuis l’âge de 18 ans. Du même auteur : Amer béton, Gogo Monster, Numéro 5, Ping-pong, Le samouraï bambou entre autres.

Le rêve de mon père est sous-titré en français « Ne rêve pas ta vie, vis-la ! ».

Hana otoko 花男 (publié en feuilleton dans Big Comic Spirits en 1991-1992, est ensuite paru en 3 tomes chez Shôgakukan en 1998) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Le rêve de mon père 1 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, septembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN ISBN 978-2-50507-219-5. Avec une préface de Stéphane Beaujean (directeur artistique du FIBD Angoulême).

Juillet 1991. Hanada Shigeo est un très bon élève de CE2 mais il est content d’être en vacances. C’est alors que Kaori, sa mère, lui annonce qu’il va aller vivre à Enoshima chez son père, un fanatique de base-ball, qui les a quittés il y a des années pour devenir joueur professionnel. Le rêve de ce père, Hanao, c’est de devenir joueur des Giants mais il a 30 ans… Pour Shigeo « C’est le début de l’été… le pire de tous les étés. » (p. 28). C’est que Shigeo ne connaît pas son père, déteste le base-ball et n’a pas du tout le même rythme de vie et les mêmes idées que son père !

Alors que je n’aime pas le base-ball (en fait, c’est plutôt que je n’y connais rien et que je n’y comprends rien !), ce manga drôle et tendre m’a beaucoup plu, et pas seulement pour les relations entre le père et le fils. Les dessins sont très beaux et il y a plein d’animaux (chats, chiens, cochons, lapins…) et surtout beaucoup d’humour. La cohabitation entre Shigeo et Hanao ne sera pas facile !

Le rêve de mon père 2 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, novembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-220-1.

Shigeo est dans sa nouvelle école depuis un mois et les relations avec ses nouveaux camarades ne sont pas évidentes. Et « Hanao n’est entouré que de gens bizarres… » (p. 20). Il est en tout cas sans gêne et a des comportements étranges mais c’est un éternel optimiste ! « C’est moi, Hanao, le batteur génial, spécialiste des coups longue distance !! » (p. 214).

Je ne sais pas pourquoi Matsumoto glisse des animaux partout (éléphants, kangourous, koalas, cochons, lapins, chats, singes, grues…) mais je trouve ça amusant et « La prochaine émission d’Animal Land sera consacrée aux phoques ! » (p. 44) 😛

J’ai bien aimé le vieux Genroku qui fabrique des battes de base-ball artisanales. « C’est l’âge… Avec le froid, j’ai mal aux articulations… Et je fabrique à peine cinq battes par mois… – Pourquoi tu dis ça Genroku ? Tes battes sont excellentes ! – Je crois que tu es le seul à penser ça aujourd’hui… Elles sont chères et plus personne ne s’y intéresse… Elles se vendent mal… – Peut-être, mais tu ne dois pas t’arrêter d’en fabriquer ! » (p. 69).

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire cette suite ?

Le rêve de mon père 3 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, janvier 2019, 256 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-221-8.

Shigeo a eu 10 ans et avec ses copains de classe, ils ont créé un club de détectives et il se rend compte avec surprise que, dans cette ville, son père est un héros, un génie, un modèle. « Tu sais, en ville, il n’y a que des fans de ton père. » (p. 62).

Au printemps, Hanao et Shigeo font un voyage en moto, déjanté, la mer, une panne… Au restaurant, le père prend le menu enfant et le fils prend le menu du jour ! Bref les deux s’amusent bien mais le base-ball manque à Hanao, il veut jouer.

Et voilà, une année s’achève (et la trilogie) pour Shigeo et Hanao, ils auront finalement beaucoup appris l’un de l’autre. Et je suis un peu triste que cette histoire se termine parce que les personnages sont attachants.

Une incroyable (triple) lecture pour La BD de la semaine que je mets dans le challenge Animaux du monde (il y a plein d’animaux disséminés dans les dessins des trois tomes), dans la nouvelle édition du Challenge BD (on attend des nouvelles) et dans le Challenge Jeunesse Young Adult #9 dans l’option BD/manga.

Infection 1 de Tôru Oikawa

Infection 1 de Tôru Oikawa.

Delcourt-Tonkam, janvier 2018, 192 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7560-9902-6. インフェクション (2016, Kôdansha) est traduit du japonais par Maxime Bonnet.

Genres : manga, seinen, horreur.

Tôru OIKAWA 及川 徹 naît en 1950 dans la province d’Iwate.

Haruki Amamiya, Yuzuru Takagi, Tsuyoshi Kojima, Chika Kisaragi (surnommée Ragi, la grande sœur), Kasumi Masuda (surnommée la déléguée), Satsuki Samidare (dont Amamiya est amoureux) et leurs camarades de classe sont les personnages principaux de ce roman. Ils sont insouciants car « Le lycée c’est de la jeunesse, des activités de club… et du flirt ! ».

À cause d’une blague, Amamiya est enfermé dans la réserve, normalement avec Samidare, mais en fait avec Kirara Isonami qui est insupportable. Mais, longtemps après que ça ait sonné, ils sont toujours enfermés et ils n’entendent aucun bruit alors qu’il y a le terrain de sport… « Mais le jour suivant… personne n’est venu ouvrir la porte non plus. ».

Au bout de trois jours, lorsqu’ils trouvent enfin une sortie (une fenêtre à ras du sol), ils découvrent l’horreur dans le lycée ! Mais il y a quelques survivants qui les emmènent avec eux dans le gymnase. Il y a des morts vivants infestés de vers et qui se nourrissent de chair humaine.

« Sendai a été mise en quarantaine pour empêcher que cette épidémie inconnue se propage. ».

On est dans une histoire de zombies, classique, les vers en plus, et le ecchi (pervers, indécent, lubrique) en plus. Mais si la série en est au tome 8 en France, elle est encore en cours au Japon avec déjà… 18 tomes ! C’est vraiment trop pour moi mais je suis contente d’avoir pu lire ce premier tome, même si le genre ecchi ne m’attire pas du tout. Je conseille ce manga aux jeunes adultes qui aiment les zombies et l’érotisme.

Pour La BD de la semaine (qui est cependant encore en vacances) et les challenges BD (j’attends des infos pour la nouvelle édition) et Littérature de l’imaginaire #8.

 

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-805-4.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde et le deuxième est celui sur le Japon.

De même, dans ce petit livre, une introduction sur la cuisine japonaise : « Difficile de trouver un qualificatif pour exprimer à quel point elle atteint des summums de raffinement, de saveurs, d’esthétique, d’imagination, de patience et de diversité. » (p. 3), quelques explications (produits indispensables, vaisselle, couteaux). Les principaux ingrédients pour bien cuisiner japonais : riz, nouilles (« soba, udon, somen, ramen »), tofu, gingembre, daikon, wasabi, shoyu (sauce soja), saké, mirin et vinaigre de riz blanc. Et les recettes : une quinzaine, entrées, plats, sauces, deux desserts.

Je dois avouer que j’ai un problème avec la cuisine japonaise… Je vous rassure, je ne suis pas morte de faim lors de mes voyages au Japon ! J’ai survécu avec les fruits, les légumes, le riz (à tous les repas, même au petit-déjeuner !), les nouilles, le tofu, quelques œufs, un peu de viande (poulet et porc, voir les recettes yakitori et tonkatsu), le thé et… le chocolat japonais ! Et bizarrement avec la bière (japonaise) alors que je ne buvais pas de bière avant !

Sashimis de Saint-Jacques au guacamole nippon : les noix de Saint-Jacques, pas pour moi… Mais le guacamole au wasabi, en apéritif avec des petits légumes crus, je veux bien !

Ramen comme à Sapporo : j’en ai mangé et j’ai aimé mais sûrement qu’ici, je ne mettrais pas de porc haché (peut-être un œuf à la place).

Tofu frit à la sauce ponzu : miam ! Quant à la sauce ponzu avec du jus de yuzu (fruit que j’ai montré ici), re-miam, encore faut-il trouver des yuzus ici !

Aubergines vapeur au sésame : ça oui, ça fait très envie (mais je ne me souviens pas en avoir mangé au Japon).

Huîtres à la japonaise : alors… les huîtres, pas du tout pour moi !

Onigiri : pas de problème pour moi (contrairement aux sushis…) parce que j’aime bien le nori (feuille d’algue).

Asperges vertes rôties aux cacahuètes : pareil que pour les aubergines vapeur, ça fait très envie mais je ne me souviens pas d’avoir vu des asperges au Japon !

Nouilles de soba glacées : délicieux, et toujours avec cette sauce ponzu (au yuzu).

Petits flans d’automne tokyoïtes : pourquoi pas, mais sans les crevettes !

Yakitoris variés : ah, les restaurants de yakitoris (brochettes de poulet grillé) avec les amis japonais, un classique, que de souvenirs… Mais dans cette recette-ci, sans les noix de Saint-Jacques pour moi.

Tonkatsu : pareil que pour les yakitoris, un classique, avec du porc pané frit, que de souvenirs… (eh oui, j’ai mangé un peu de poulet et de porc au Japon).

Chirashis aux œufs de saumon et aux oursins : œufs de saumon et oursins, pas du tout pour moi !

Encornets farcis au porc et aux herbes japonaises : pourquoi pas mais il faut beaucoup d’ingrédients qu’on ne trouve pas ici…

Papayes fourrées aux perles du Japon : pourquoi pas mais mes fruits japonais préférés sont le yuzu et le yûbari King (melon de Hokkaïdo).

Meringues façon Madame Butterfly : recette spéciale du chef, « libre adaptation ». Pourquoi pas mais il faut beaucoup de fruits différents et d’ingrédients.

Le bonus de Fred, la soupe miso express : qu’est-ce que j’ai pu en consommer de la soupe miso ! Chez les amis ou au restaurant, il y en a un bol systématiquement !

De belles photos qui font envie et des recettes faciles à réaliser (encore faut-il trouver les bons ingrédients tout le monde n’habitant pas dans une très grande ville !) : comme celui sur l’Inde, ce petit livre a tout d’un grand. De même, les recettes me conviennent à part celles avec mollusques et crustacés (Saint-Jacques, huîtres, crevettes, œufs de saumon, oursins) ce qui représente tout de même un petit tiers des recettes. Mais pas de sushis, trop délicats et trop difficiles à préparer, ce qui me convient ; par contre il manque les makizushis (plus communément makis en France) avec riz et feuille d’algue que je mange mais ceux sans poisson, c’est-à-dire que je mange ceux fourrés aux légumes (carottes, concombre, daikon…).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur le Globe-Cooker au Japon (Fred Chesneau participait à une émission télévisée culinaire c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Précédente lecture pour le Marathon gourmand de ce week-end : l’Inde et prochaine lecture : la Thaïlande mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour le challenge Des livres et des écrans en cuisine.

Marathon gourmand – août 2020

Un Marathon gourmand organisé le week-end du vendredi 21 au dimanche 23 août par Bidib et par Fondant Grignotte. Dans le cadre du challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2020 que je n’ai honoré qu’une fois depuis le début de l’année…

J’ai pris une photo des trois livres de cuisine que je vais lire, un par jour. Oui, je vais les compulser et je vous dirai la (ou les deux ou trois) recette(s) que je veux vraiment réaliser. Parce que les livres de cuisine, une fois feuilletés, se retrouvent souvent sur les étagères et ne servent pas réellement. J’ai ces livres depuis 6 ans (mars 2014) et je ne les ai jamais que feuilletés, il est temps que je les lise !

Mes lectures pour ce marathon gourmand

1. Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu vendredi, billet en ligne samedi midi.

2. Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu samedi, billet en ligne samedi soir.

3. Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau (Mango, 50 pages) -> lu dimanche billet en ligne dimanche en début de soirée.

Bilan : 3 « petits » livres mais beaux, agréables, utiles et 150 pages en tout.

Le vieil homme et son chat 1 de Nekomaki

Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki.

Casterman, septembre 2018, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-20315-566-4. Neko to jiichan 1 (2015) est traduit du japonais par Ryôko Sekiguchi et Wladimir Labaere.

Genres : manga, roman graphique.

Nekomaki ねこまき serait un couple de dessinateur et scénariste passionné par les chats et les chiens. Du même auteur : Mameneko adapté en série animée [site officiel en japonais]. Trois autres tomes sont parus et un cinquième tome est prévu pour cet automne (voir ci-dessous).

Japon, une petite ville côtière surnommée la ville aux chats. Daikichi, 75 ans, instituteur à la retraite, veuf depuis deux ans, vit avec son chat, Tama, 10 ans. « Bienvenue dans la ville des pépés, des mémés et des chats. » (p. 16). Tama a promis à Mémé, avant qu’elle parte, de veiller sur Daikichi.

Au fil des saisons, printemps, été, automne, hiver (très important les 4 saisons au Japon), le lecteur émerveillé suit tout simplement le quotidien de Tama, de Daikichi et de son voisin et ami d’enfance, Iwao, 75 ans, pêcheur à la retraite.

Et (re)voit aussi des souvenirs, comme par exemple en 1960, la rencontre avec Mémé grâce au chat Mika, ou en 1950, avec Iwao dont la mère cuisine des poulpes.

Iwao n’aime pas trop les chats mais, comme il continue de pêcher pour le plaisir, il a toujours du poisson et ça attire les chats. « Et après, il s’étonne que tous les matous de l’île l’adorent… » (p. 86).

Parfois Tsuyoshi, le fils unique de Daikichi, vient rendre visite à son père mais il n’aime pas le savoir seul à son âge…

Cette bande dessinée, ou roman graphique, m’a remplie de nostalgie du Japon ; c’est beau, c’est paisible, c’est tendre, c’est drôle…

Les autres tomes de Le vieil homme et son chat. Tome 2 – Se sont fait les griffes (juin 2019). Tome 3 – Se frisent les moustaches (octobre 2019). Tome 4 – Boivent du petit lait (juillet 2020). Tome 5 – Retombent toujours sur leurs pattes (à paraître en octobre 2020). Il me les faut !!!

Pour les challenges Animaux du monde #3, BD (nouveau lien à venir si le challenge continue d’août 2020 à juillet 2021), La BD de la semaine (qui est pourtant en vacances) et Challenge de l’été (Japon).