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Projet 52-2017 #18

Voici ma dix-huitième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est commerce.

J’avais de la matière alors vous aurez droit à trois photos et j’aurais pu en mettre encore plus !

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Allemagne (surplus vêtements)

Allemagne (le paradis des chats !)

Bretagne ? Non, Japon ! (Tokyo)

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo.

10-18, collection Grands détectives, janvier 2017, 358 pages, 8,10 €, ISBN 978-2-264-06902-3. Kotô no oni 孤島の鬼 (1929) est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : littérature japonaise, roman policier.

Edogawa Ranpo 江戸川 乱歩… Edogaw pour Edgar, a ran pour Allan et po pour Poe, eh oui ! De son vrai nom HIRAI Tarô 平井 太郎 est né le 21 octobre 1894 à Mie (Japon). Fondateur du roman policier japonais, il crée pour ses 60 ans le Prix Edogawa Ranpo qui récompense chaque année – depuis 1955 – un roman policier. L’auteur est mort le 28 juillet 1965 mais le prix existe toujours.

Minoura a 25 ans lorsqu’il rencontre, dans l’entreprise où il travaille, la jolie Hatsuyo Kizaki qui devient sa fiancée. Mais Michio Moroto qu’il a connu étudiant, bien qu’homosexuel, la demande en mariage. Aucun des deux jeunes hommes ne l’épousera puisqu’elle est assassinée dans sa chambre fermée de l’intérieur. « Par n’importe quel moyen, je trouverai cet assassin. Et je nous vengerai ! » (p. 56). Minoura demande de l’aide à Kôkichi Miyamagi, un ami détective amateur mais, s’approchant trop près de la vérité, il est assassiné aussi, sans avoir pu « révéler le moindre détail de son raisonnement » (p. 66). Finalement, Minoura va devoir enquêter avec Moroto. « Si j’ai vu juste, il s’agit réellement d’un mystère sans précédent. On pourrait presque dire qu’il relève du surnaturel. » (p. 109).

J’ai acheté ce roman spécialement pour la lecture commune du 25 avril pour le Mois japonais. Mais je n’y allais pas à l’aveugle : je connaissais cet auteur puisque j’ai déjà lu des romans de lui (publiés chez Philippe Picquier) et je les avais beaucoup aimés. Ouvertement inspiré par Edgar Allan Poe principalement mais aussi Gaston Leroux, Maurice Leblanc, G.K. Chesterton et Arthur Conan Doyle – bref des auteurs de romans policiers ou de romans d’aventure – qu’il considère comme ses maîtres, Edogawa Ranpo ajoute à ses histoires sa patte (ses coups de griffe même !), sa réflexion bien sûr différente de celle des Occidentaux et donc l’exotisme de sa pensée japonaise. Mais ses romans ne sont pas qu’exotisme, ils dégagent un fort potentiel psychologique ; les clins d’œil à ses auteurs fétiches, les phrases adressées aux lecteurs, son humour délicat, le côté mystérieux et fantastique voire horreur m’emballent à chaque fois et je vous conseille fortement cet auteur. La vie tokyoïte au début du XXe siècle, l’énigme en chambre close, des détectives amateurs, un voyage sur une île isolée, des mystères, des monstres, un labyrinthe souterrain… Il y en a pour tous les goûts et pour tous les frissons !

Quelques extraits

« Minoura, allons-y ensemble. Joignons nos forces et trouvons le secret de cette île ! » (p. 212).

« C’est le fantasme du diable. L’utopie du démon. » (p. 322).

« Que dois-je faire ? M’attrister ? Mais le chagrin est trop grand pour que je m’attriste. Me mettre en colère ? Mais la haine est trop profonde pour que je me mette en colère… » (p. 323).

Une excellente lecture pour les challenges Classiques, Littérature de l’imaginaire, Polars et thrillers, Raconte-moi l’Asie, Un genre par mois (en avril, policier), Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo, et donc la lecture commune de ce 25 avril pour le Mois japonais organisé par Hilde et Lou (j’aurais voulu participer plus mais…).

30 Days Music Challenge – 9

Neuvième jour pour le 30 Days Music Challenge : une chanson qui me rend heureuse. Il y en a beaucoup mais là, j’en « vois » deux qui me mettent de bonne humeur, toujours, ce sont les deux titres génériques de Mon voisin Totoro (1988, film d’animation du studio Ghibli) , Tonari no Totoro et Sampo.

Les herbes du chemin de Sôseki

herbescheminsosekiLes herbes du chemin de Sôseki.

Picquier poche, n° 14, septembre 1994, 247 pages, 8,50 €, ISBN 87730-194-X. Michikusa 道草 (1915) est traduit du japonais par Élisabeth Suetsugu.

Genres : littérature japonaise, roman autobiographique.

Natsume Sôseki 夏目 漱石 : biographie et bibliographie.

Lorsqu’il était étudiant, Kenzô avait quitté Tôkyô pour l’Angleterre puis était revenu au Japon. Maintenant, à 36 ans, il est marié à O-Sumi et le couple vit dans une maison à Komagome. Il y a deux fillettes et O-Sumi attend leur troisième enfant. Kenzô est professeur à l’université et écrivain mais la famille peine à joindre les deux bouts, d’autant plus que Kenzô aide sa sœur aînée, pourtant mariée. Un jour, Kenzô croise un homme dans la rue et le reconnaît : c’est Shimada. « je me demande si c’est par hasard ou parce qu’il cherchait où j’habite qu’il est passé justement par là. » (p. 21). Les deux hommes ne se sont pas vus depuis plus de vingt ans mais les souvenirs remontent à la surface car cet homme et son épouse l’ont élevé pendant quelques années, lorsqu’il avait entre 3 et 8 ans. « Il était impossible à Kenzô d’oublier que ce vieillard s’était occupé de lui autrefois. En même temps, il ne pouvait réprimer l’aversion qu’il éprouvait à son égard. Partagé entre ces deux sentiments, il resta muet. » (p. 34). Lorsque le passé ressurgit, on est toujours mal à l’aise… « Kenzô ne parvenait pas à oublier qu’il avait derrière lui, si proche, un tel univers. Cet univers appartenait à un lointain passé. Pourtant, il possédait la propriété de se transformer brusquement en présent. » (p. 70). « Plus j’y pense, plus j’ai l’impression qu’il s’agit de quelqu’un d’autre. Je n’arrive pas à l’idée que c’était moi. » (p. 106). De plus, les relations avec son épouse ne sont pas faciles, il y a une gêne, un manque de communication, on ne montre pas ses sentiments, avec les enfants il en est de même. Shimada, âgé, pauvre et un poil malhonnête, va venir à l’improviste, régulièrement, et réclamer de l’argent, et son ex-femme, O-Tsune, aussi… Heureusement le père de Kenzô avait gardé tous les papiers de paiements de pension mensuelle et d’annulation de l’adoption pour le retour de Kenzô dans sa famille ! Kenzô n’a normalement aucun compte à rendre à Shimada mais il continue de le recevoir, par la force des choses, par obligation personnelle, entre nostalgie et mépris, ce qui le rend encore plus malheureux dans son couple. « Le vieillard qui apparut à Kenzô était vraiment un fantôme du passé. Mais il était aussi un être du présent, en même temps qu’une ombre diffuse de l’avenir. » (p. 110).

ChallengeClassiquesPereGoriotLes herbes du chemin, rédigé entre juin et septembre 1915 est le dernier roman achevé de Natsume Sôseki. En effet, Clair obscur, rédigé de mai à octobre 2016, reste inachevé suite à la mort de l’auteur. Les herbes du chemin est aussi le seul roman autobiographique, largement inspiré de son enfance, adolescence, vie d’étudiant et voyage en Angleterre, vie d’adulte de retour au Japon, vie de famille et surtout les problèmes rencontrés avec son père et sa mère « adoptifs ». Ne pas confondre Les herbes du chemin avec Oreiller d’herbes qui est un roman poétique (sur la montagne et l’art). Les herbes du chemin est finalement un roman difficile mais important sur le quotidien à l’époque Meiji (jusqu’en 1912) voire début de l’ère Taishô, un quotidien triste, maussade et empli de souffrances (Kenzô n’est pas particulièrement en bonne santé), en un mot désespérant…

RaconteMoiAsie2Et que sont les herbes du chemin, des brins d’herbe qu’on ignore en cheminant dans notre vie, que parfois on écrase, involontairement, mais principalement qu’on ignore, et Kenzô pense sûrement qu’il faut faire de même avec la majorité des humains, les ignorer, ne pas être dans leur vie, continuer à avancer sur son chemin, mutique, et peu importe le nombre de brins d’herbe qu’on laisse derrière soi. Un peu insouciant, voire négligent, Kenzô peut apparaître comme un homme têtu et égoïste (comme tous les hommes à cette époque au vu de l’éducation qu’ils avaient reçue et des difficultés de la vie ?). O-Sumi, plus pragmatique, est plus dans le renoncement mais elle n’hésite pas à chercher les chamailleries. Combien de couples comme Kenzô et O-Sumi navigant dans les ombres du passé, dans l’incompréhension du présent et dans l’inconnu du futur ?

un-mois-un-editeurUn roman qui entre dans les challenges Classiques, Raconte-moi l’Asie, Un mois, un éditeur avec quelques jours d’avance (éditeur de mars) mais je dois publier en février pour le Mois Natsume Sôseki.

Mes coups de… /1-2017 – Jirô Taniguchi

Je n’oublie pas cette rubrique dominicale même si je ne publie pas toutes les semaines…

jirotaniguchi2011

Photo de Jirô Taniguchi par Niccolò Caranti à Lucca Comics and Games 2011 (Wikimedia Commons)

Coup de blues

Gros coup de blues effectivement. Je viens d’apprendre le décès de Jirô Taniguchi ! Et, comme c’est le Mois Natsume Sôseki, maintenant en février, j’avais parlé de Jirô Taniguchi qui a dessiné l’excellente série de mangas Au temps de Botchan 坊っちゃんの時代 (Botchan no jidai) dans les années 80-90.

Jirô Taniguchi 谷口 ジロー est né le 14 août 1947 à Tottori. Il est mort hier, le 11 février 2017 ; il aurait eu 70 ans cette année. R.I.P. 😥 Né dans une famille pauvre, il lit et dessine beaucoup dès l’enfance. Il découvre d’abord le shônen (manga action aventure pour garçons) puis le seinen (manga pour adultes) et le gekiga (manga dramatique pour adultes, plus intellectuel, plutôt dans les années fin 50 à 70). À 21 ans, il sait ce qu’il veut faire : mangaka (dessinateur de manga) ! Il part à Tokyo où il devient assistant de mangakas, commence ses premiers mangas et découvre la bande dessinée européenne (il sera très influencé par la ligne claire). Quelques mangas érotiques dans les années 70 (des commandes), des mangas de tous genres (aventures, histoires policières, historiques, un peu politiques), puis des mangas sur les relations humaines, sur les relations des humains avec les animaux et avec la nature, sur la vie quotidienne, la famille, l’enfance, les souvenirs : tous des chefs-d’œuvres que je vous conseille fortement ! Il travaillait dans son atelier à Kumegawa, un quartier à l’ouest de Tokyo.

De nombreuses distinctions, des Prix prestigieux, des expositions ont accompagné l’auteur et son œuvre tout au long de sa vie, ainsi que quelques adaptations : drama au Japon (série télévisée), film en France (aviez-vu aperçu Jirô Taniguchi dans le train dans Quartier lointain, le film réalisé par Sam Garbarski en 2010 ?), théâtre et film d’animation prévu.

Son œuvre (sélection chronologique selon les parutions japonaises des mangas parus en français)

Années 70 : rien qui ne soit traduit en français.

Années 80 (plusieurs mangas non traduits en français) :

blanco1Blanco ブランカ (Buranka), 1984-1986 -> Le chien Blanco (Casterman, 1996, réédition 2009)

Enemigo sur un scénario de M.A.T., 1985 (Casterman, 2012)

Tokyo killers 海景酒店 (Kaikei shuten Hotel Harbour View) sur un scénario de Natsuo Sekikawa, 1986 (Kana, 2016)

K ケイ sur un scénario de Shirô Tôzaki 1986 (Kana, 2006)

Au temps de Botchan ぼっちゃんの時代 Botchan no jidai) sur un scénario de Natsuo Sekikawa (fresque évoquant l’ère Meiji et ses écrivains), 1987-1996 (Seuil, 2002-2006 et Casterman, 2011-2013)

Ice age chronicle of the Earth 地球氷解事紀 (Chikyû hyôkai-ji-ki), 1987-1988 (Casterman, 2015)

Encyclopédie des animaux de la Préhistoire 原獣事典 (Genjû jiten), 1987-1990 (Kana, 2006, one-shot)

Garôden 餓狼伝 (Garôden) sur un scénario de Baku Yumemakura, 1989-1990 (Casterman, 2011, one shot)

Années 90 (quelques mangas non traduits en français) :

homme-qui-marcheL’homme qui marche 歩くひと (Aruku hito), 1990-1991 (Casterman, 1995, one shot)

Kaze no shô, le livre du vent 風の抄 (Kaze no shô) sur un scénario de Kan Furuyama, 1992 (Panini Comics, 2004, one shot)

Terre de rêves 犬を飼う, (Inu o kau, littéralement Acheter / donc Élever un chien), 1991-1992 (Casterman, 2005, recueil de 5 nouvelles)

L’orme du Caucase 人びとシリーズけやきのき (Hitobito Shirîzu – Keyaki no ki, littéralement Série sur les humains – Le Zelkova du Japon) sur un scénario de Ryûichirô Utsumi, 1993 (Casterman, 2004, recueil de 8 nouvelles)

Le journal de mon père 父の暦 (Chichi no koyomi), 1994 (Casterman, 1999-2000, réédition 2004, one shot)

gourmetsolitaireLe gourmet solitaire 孤独のグルメ (Kodoku no gurume) sur un scénario de Masayuki Kusumi, 1994-1996 (Casterman, 2005, one shot)

Blanco 神の犬 ブランカII (Kami no inu Buranka II, littéralement Le chien divin, Blanca II), 1995-1996 (Casterman, 2010)

Icare イカル (Ikaru) sur un scénario de Mœbius, 1997 (Kana, 2005, one shot)

Quartier lointain 遥かな町へ (Harukana machi e), 1998 (Casterman, 2002-2003)

Tokyo est mon jardin 東京は僕の庭 (Tôkyô ha boku no niwa) avec Frédéric Boilet et Benoît Peeters (Kôrinsha, 1998) : Jirô Taniguchi a réalisé les trames de cet ouvrage publié uniquement au Japon (mais je voulais le mettre car je le connais)

Le sauveteur 捜索者 (Sôsakusha, littéralement L’enquêteur), 1999 (Casterman, 2007, one shot)

Années 2000 :

sommetdieux1Le sommet des dieux 神々の山嶺 (Kamigami no Itadaki) sur un scénario de Baku Yumemakura, 2000-2003 (Kana, 2004-2005)

Sky Hawk 天の鷹 (Ten no taka, littéralement Le faucon du ciel), 2001-2002 (Casterman, 2002)

Le promeneur 散歩もの (Sampo mono) sur un scénario de Masayuki Kusumi, 2003-2005 (Casterman, 2008)

L’homme de la toundra 凍土の旅人 (Tôdo no tabibito), 2004 (Casterman, 2006, recueil de 6 nouvelles)

Un ciel radieux 晴れゆく空 (Hareyuku sora), 2004 (Casterman, 2006, one shot)

seton-taniguchi1Seton シートン (Shîton) sur un scénario de Yoshiharu Imaizuma (sur l’artiste animalier canadien d’origine écossaise Ernest Thompson Seton), 2004-2006 (Kana, 2005-2008)

Ciel d’été 夏の空 (Natsu no sora), nouvelle de douze pages parue dans le recueil Japon dirigé par Frédéric Boilet – avec des auteurs français, belges et japonais – (Casterman, 2005)

La montagne magique 魔法の山 (Mahô no yama), 2005 (Casterman, 2007, one shot)

Les années douces センセイの鞄 (Sensei no kaban, littéralement Le sac du professeur) d’après le roman de Hiromi Kawakami, 2008 (Casterman, 2010-2011)

Un zoo en hiver 冬の動物園 (Fuyu no dôbutsuen), 2008 (Casterman, 2009, one shot)

Mon année sur un scénario de Jean-David Morvan (Dargaud, 2009, 1 volume – Printemps – paru sur 4 prévus)

À noter que, au Japon, est parue 谷口ジロー選集 (Taniguchi Jirô Senshû soit une Anthologie de Jirô Taniguchi avec deux mangas inédits : La lune finissante 秘剣残月 (Hiken zangetsu) et Une lignée centenaire 百年の系譜 (Hyakunen no keifu).

Années 2010 :

furari-taniguchiFurari ふらり。 (Furari.) inspiré de la vie de Tadataka Inô (célèbre géomètre et cartographe japonais, 1745-1818), 2011 (Casterman, 2012, one shot)

L’homme qui dessine : entretiens avec Benoît Peeters (Casterman, 2012)

Les enquêtes du limier 猟犬探偵 (Ryôken tantei) d’après le roman St-Mary no ribbon セント・メリーのリボン (Sento Merî no ribon) d’Itsura Inami, 2011-2012 (Casterman, 2013)

Les contrées sauvages 荒野より (Kôya yori), recueil de nouvelles, 2012 (Casterman, 2014)

Les gardiens du Louvre 千年の翼、百年の夢 (Chitose no tsubasa, hyaku nen no yume, littéralement Ailes de mille ans, rêve de cent ans), 2014 (Louvre éditions/Futuropolis, 2014, one shot)

tomojiElle s’appelait Tomoji とも路 (Tomoji) avec Jirô Taniguchi et Miwako Ogihara au scénario, 2014 (Rue de Sèvres, 2015, one shot)

Rêveries d’un gourmet solitaire 孤独のグルメ2 (Kodoku no gurume 2) sur un scénario de Masayuki Kusumi, 2014 (Casterman, 2016, one shot)

L’art de Jirô Taniguchi 谷口ジロー画集 (Taniguchi Jirô gashû), 2016 (Casterman, 2016, artbook)

Jirô Taniguchi était vraiment un grand mangaka, un grand homme et je suis sûre que, comme moi, vous êtes très tristes. Que diriez-vous de mettre Jirô Taniguchi à l’honneur dans vos lectures dans les semaines, les mois qui viennent ?

En coup de vent… /31

Bonjour, j’ai travaillé samedi mais, ensuite, j’ai passé un excellent weekend à la campagne. Un weekend… sans lecture ! Lorsqu’on est invité à un anniversaire, on offre un ou des cadeaux mais il arrive qu’on en reçoive aussi : merci Alex ! Pour ceux qui ne connaissent pas, les Pocky sont des chocolats japonais ; et la boîte est remplie à ras-bord d’un très bon thé vert, japonais lui aussi. En attendant les nouveaux billets de ce blog, je vous souhaite une belle semaine. Et demain commence le Mois Natsume Sôseki.

20170129

Natsume Sôseki

sosekinatsumeDans un mois, le 9 février 2017, ce sera les 150 ans de la naissance de Natsume Sôseki (et le 9 décembre 2017, ce sera les 101 ans de sa mort).

Natsume Sôseki 夏目 漱石 est un écrivain japonais né le 9 février 1867 à Edo (ancien nom de Tôkyô). Il vit durant l’ère Meiji (1868-1912) et connaît le début de l’ère Taishô (1912-1926). Il étudie la littérature chinoise, puis l’architecture, l’anglais et la littérature anglaise. Il écrit des haïkus (poèmes), des articles de journaux et, en 1888, il prend comme nom de plume Sôseki (qui est en fait son prénom). Il enseigne, écrit (des romans, des nouvelles) et voyage (en Angleterre puis en Mandchourie et en Corée). Malheureusement il est très malade et meurt le 9 décembre 1916 à Tôkyô. Mais son œuvre reste et je vous propose, en son honneur, de faire du mois de février le Mois Natsume Sôseki.

tempsbotchantaniguchiIl suffira de lire un seul livre de Natsume Sôseki pour honorer le challenge ; mais plus de lectures sont les bienvenues ! Ci-dessous, vous trouverez les titres de Natsume Sôseki (source : Wikipédia) et vous pouvez aussi lire (un ou plusieurs tomes de) la série de manga Au temps de Botchan 坊っちゃんの時代 (Botchan no jidai) de Jirô Taniguchi 谷口 ジロー qui raconte la vie de Natsume Sôseki et l’ère Meiji.

1899 : Copeaux de bois, extraits de Bokusetsu-roku, œuvre en kanbun (chinois classique littéraire).

sosekichat1905 : Je suis un chat (Wagahai wa neko de aru – 吾輩は猫である), traduit par Jean Cholley, Paris, Gallimard, 1978.

1906 : Botchan (坊っちゃん) ou Le jeune homme, traduit par Hélène Morita, Paris, Le Serpent à plumes, 1993.

1906 : Oreiller d’herbes (Kusamakura – 草枕), traduit par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Paris, Rivages, 1987.

1906 : Le 210e jour (二百十日) traduit par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Paris, Rivages, 1990.

sosekibotchan1907 : Le mineur (Kôfu – 坑夫), traduit par Hélène Morita avec Shizuko Bugnard, Paris, Le Serpent à plumes, 2000.

1907 : Rafales d’automne (Nowaki – 野分), traduit par Élisabeth Suetsugu, Paris, Philippe Picquier, 2015.

1908 : Dix rêves (夢十夜), traduit par Alain Rocher, in Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines, Paris, Gallimard, 1986.

1909 : Petits contes de printemps (Eijitsu shôhin – 永日小品), traduit par Élisabeth Suetsugu, Arles, Philippe Picquier, 1999.

sosekisanshiro1909 : Sanshirô (三四郎), traduit par Jean-Pierre Liogier, Paris, Philippe Picquier, 1990.

1909 : Et puis (Sorekara – それから), traduit par Hélène Morita avec la collaboration de Yôko Miyamoto, Paris, Le Serpent à plumes, 2004.

1910 : La porte (Mon – 門), traduit par Raymond Martinie (Paris, Éditions Rieder, 1928, prix Langlois 1928 de l’Académie française), traduction plus récente par Corinne Atlan, Arles, Philippe Picquier, 1992.

1910-1911 : Choses dont je me souviens (Omoidasukoto nado – 思い出す事など), traduit par Élisabeth Suetsugu, Arles, Philippe Picquier, 2000.

1911 : La civilisation japonaise moderne (Gendai Nihon no Kaika – 現代日本の開化), dans Cent ans de pensée au Japon – Tome 1.

1911 : Haltes en Mandchourie et en Corée, précédé de Textes londoniens, traduit par Olivier Jamet et Élisabeth Suetsugu, Paris, La Quinzaine littéraire-Louis Vuitton, 1997.

sosekiautomne1907-1912 : Une journée de début d’automne, traduit par Élisabeth Suetsugu, Arles, Philippe Picquier, 2012.

1912 : À l’équinoxe et au-delà (Higansugi made 彼岸過迄), traduit par Hélène Morita, Paris, Le Serpent à plumes, 1995.

1913 : Le voyageur (Kôjin – 行人) ou L’homme qui va, traduit par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Paris, Rivages, 1991.

1907-1914 : Conférences sur le Japon de l’ère Meiji, traduit par Olivier Jamet, Paris, Hermann, 2013.

sosekipauvrecoeur1914 : Le pauvre cœur des hommes (Kokoro – こころ), traduit par Horiguchi Daigaku et Georges Bonneau, Paris, Institut international de coopération intellectuelle, 1939.

1914 : Mon individualisme (Watashi no kojinshugi – 私の個人主義), suivi de Quelques lettres aux amis, traduit par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Paris, Rivages, 2003.

1915 : À travers la vitre (Garasudo no naka – 硝子戸の中), Paris, Rivages, 1993.

1915 : Les herbes du chemin (Michikusa – 道草), traduit par Élisabeth Suetsugu, Paris, Philippe Picquier, 1992.

1916 : Clair-obscur, inachevé (Meian – 明暗), traduit par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Paris, Rivages, 1989.

Alors qui en est ?

1. PatiVore avec Les herbes du chemin (je voulais lire aussi Je suis un chat mais ce roman est maudit avec moi : deux fois je l’ai commencé et n’ai pas pu le continuer et maintenant, je ne l’ai pas retrouvé car il est soit dans un carton soit dans une pile de livres pas rangés…). Et l’hommage à Jirô Taniguchi.

2. Sharon de Des livres et Sharon avec …

3. Cat de Chroniques aiguës avec Le goût en héritage et La porte.

4. Martine de Les lectures de Martine avec …

5. Antoine de Corboland78 et Le bouquineur avec Je suis un chat, Une journée de début d’automne (articles publiés en 2012) et Et puis.

6. Ingrid de Book’ing, les lectures d’Ingannmic avec Oreiller d’herbes.

7. Karine de Mon coin lecture avec Botchan.

8. Marjorie de Chroniques littéraires avec Rafales d’automne.

9. Nounours36 de BookManiac avec Botchan.

10. Bidib de Ma petite médiathèque avec Je suis un chat de Tirol Cobato (manga adapté du roman de Sôseki).

11. Lee Rony de Lire au nid avec Je suis un chat (article publié en 2013), Oreiller d’herbesBotchan et Le voyageur.

Merci aux 10 membres qui ont rejoint le groupe FB sur Natsume Sôseki et aux blogueurs qui ont lu au moins un livre (ou plus !) de Sôseki (leurs liens sont ci-dessus). La palme revient à Lee Rony, dernier inscrit, qui a publié trois notes de lecture en février 2017 (plus une recyclée) : bravo !