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Projet 52-2017 #29

Voici ma vingt-neuvième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est château.

Je vous emmène voir deux châteaux :

Le premier est tout près de chez moi : le château de Crussol (château médiéval du XIIe siècle) ; il est en Ardèche mais, depuis Valence, on a plusieurs vues sur la colline et le château.

Le deuxième est à l’autre bout du monde, au Japon, dans la province de Shiga : le château de Hikone 彦根城 (construction de 1603 à 1622, avec un donjon et un jardin).

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Château de Crussol (Ardèche, XIIe siècle)

Château de Hikone 彦根城 Hikone-jô (Hikone, province de Shiga, Japon, 1603-1622)

Mois o-bon de Purple Velvet

Découvert chez Bidib, bien que je sois abonnée au blog Murasaki no sekai (mais peut-être que les billets de Blogspot tombent moins bien dans le reader de WordPress ?) : le Mois o-bon organisé pour la 3e fois par Purple Velvet, une passionnée du Japon.

O-bon お盆 est une fête japonaise qui dure trois jours pour honorer la mémoire des ancêtres ; elle existe depuis plus de 500 ans et elle est inspirée de la fête chinoise des fantômes. Le Mois o-bon concerne le fantastique japonais – voire horreur – avec monstres, démons, yôkais, fantômes… Romans, nouvelles, mangas, légendes, films, animés seront donc à l’honneur du 15 juillet au 15 août 2017 (selon mes disponibilités car je travaille).

Infos, logo et inscription chez Purple Velvet.

Mes billets pour ce Mois o-bon

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Projet 52-2017 #22

Voici ma vingt-deuxième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est pont.

Ces photos datent un peu mais ce sont ces ponts que je voulais partager avec vous : ils sont… japonais ! Le premier est un des nombreux ponts de Tokyo (en soirée), le deuxième est un pont de pierres (dont certaines en forme de tortues) sur la Kamo-gawa (rivière aux canards) à Kyoto et le troisième est un pont traditionnel à Kamakura (au sud-ouest de Tokyo, la ville du « Grand Bouddha »). Aucune retouche ! Par contre, j’ai grandement réduit la taille des photos.

Je vous souhaite un bon weekend de Pentecôte et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

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Projet 52-2017 #18

Voici ma dix-huitième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est commerce.

J’avais de la matière alors vous aurez droit à trois photos et j’aurais pu en mettre encore plus !

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Allemagne (surplus vêtements)

Allemagne (le paradis des chats !)

Bretagne ? Non, Japon ! (Tokyo)

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo

Le démon de l’île solitaire d’Edogawa Ranpo.

10-18, collection Grands détectives, janvier 2017, 358 pages, 8,10 €, ISBN 978-2-264-06902-3. Kotô no oni 孤島の鬼 (1929) est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : littérature japonaise, roman policier.

Edogawa Ranpo 江戸川 乱歩… Edogaw pour Edgar, a ran pour Allan et po pour Poe, eh oui ! De son vrai nom HIRAI Tarô 平井 太郎 est né le 21 octobre 1894 à Mie (Japon). Fondateur du roman policier japonais, il crée pour ses 60 ans le Prix Edogawa Ranpo qui récompense chaque année – depuis 1955 – un roman policier. L’auteur est mort le 28 juillet 1965 mais le prix existe toujours.

Minoura a 25 ans lorsqu’il rencontre, dans l’entreprise où il travaille, la jolie Hatsuyo Kizaki qui devient sa fiancée. Mais Michio Moroto qu’il a connu étudiant, bien qu’homosexuel, la demande en mariage. Aucun des deux jeunes hommes ne l’épousera puisqu’elle est assassinée dans sa chambre fermée de l’intérieur. « Par n’importe quel moyen, je trouverai cet assassin. Et je nous vengerai ! » (p. 56). Minoura demande de l’aide à Kôkichi Miyamagi, un ami détective amateur mais, s’approchant trop près de la vérité, il est assassiné aussi, sans avoir pu « révéler le moindre détail de son raisonnement » (p. 66). Finalement, Minoura va devoir enquêter avec Moroto. « Si j’ai vu juste, il s’agit réellement d’un mystère sans précédent. On pourrait presque dire qu’il relève du surnaturel. » (p. 109).

J’ai acheté ce roman spécialement pour la lecture commune du 25 avril pour le Mois japonais. Mais je n’y allais pas à l’aveugle : je connaissais cet auteur puisque j’ai déjà lu des romans de lui (publiés chez Philippe Picquier) et je les avais beaucoup aimés. Ouvertement inspiré par Edgar Allan Poe principalement mais aussi Gaston Leroux, Maurice Leblanc, G.K. Chesterton et Arthur Conan Doyle – bref des auteurs de romans policiers ou de romans d’aventure – qu’il considère comme ses maîtres, Edogawa Ranpo ajoute à ses histoires sa patte (ses coups de griffe même !), sa réflexion bien sûr différente de celle des Occidentaux et donc l’exotisme de sa pensée japonaise. Mais ses romans ne sont pas qu’exotisme, ils dégagent un fort potentiel psychologique ; les clins d’œil à ses auteurs fétiches, les phrases adressées aux lecteurs, son humour délicat, le côté mystérieux et fantastique voire horreur m’emballent à chaque fois et je vous conseille fortement cet auteur. La vie tokyoïte au début du XXe siècle, l’énigme en chambre close, des détectives amateurs, un voyage sur une île isolée, des mystères, des monstres, un labyrinthe souterrain… Il y en a pour tous les goûts et pour tous les frissons !

Quelques extraits

« Minoura, allons-y ensemble. Joignons nos forces et trouvons le secret de cette île ! » (p. 212).

« C’est le fantasme du diable. L’utopie du démon. » (p. 322).

« Que dois-je faire ? M’attrister ? Mais le chagrin est trop grand pour que je m’attriste. Me mettre en colère ? Mais la haine est trop profonde pour que je me mette en colère… » (p. 323).

Une excellente lecture pour les challenges Classiques, Littérature de l’imaginaire, Polars et thrillers, Raconte-moi l’Asie, Un genre par mois (en avril, policier), Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo, et donc la lecture commune de ce 25 avril pour le Mois japonais organisé par Hilde et Lou (j’aurais voulu participer plus mais…).

30 Days Music Challenge – 9

Neuvième jour pour le 30 Days Music Challenge : une chanson qui me rend heureuse. Il y en a beaucoup mais là, j’en « vois » deux qui me mettent de bonne humeur, toujours, ce sont les deux titres génériques de Mon voisin Totoro (1988, film d’animation du studio Ghibli) , Tonari no Totoro et Sampo.

Les herbes du chemin de Sôseki

herbescheminsosekiLes herbes du chemin de Sôseki.

Picquier poche, n° 14, septembre 1994, 247 pages, 8,50 €, ISBN 87730-194-X. Michikusa 道草 (1915) est traduit du japonais par Élisabeth Suetsugu.

Genres : littérature japonaise, roman autobiographique.

Natsume Sôseki 夏目 漱石 : biographie et bibliographie.

Lorsqu’il était étudiant, Kenzô avait quitté Tôkyô pour l’Angleterre puis était revenu au Japon. Maintenant, à 36 ans, il est marié à O-Sumi et le couple vit dans une maison à Komagome. Il y a deux fillettes et O-Sumi attend leur troisième enfant. Kenzô est professeur à l’université et écrivain mais la famille peine à joindre les deux bouts, d’autant plus que Kenzô aide sa sœur aînée, pourtant mariée. Un jour, Kenzô croise un homme dans la rue et le reconnaît : c’est Shimada. « je me demande si c’est par hasard ou parce qu’il cherchait où j’habite qu’il est passé justement par là. » (p. 21). Les deux hommes ne se sont pas vus depuis plus de vingt ans mais les souvenirs remontent à la surface car cet homme et son épouse l’ont élevé pendant quelques années, lorsqu’il avait entre 3 et 8 ans. « Il était impossible à Kenzô d’oublier que ce vieillard s’était occupé de lui autrefois. En même temps, il ne pouvait réprimer l’aversion qu’il éprouvait à son égard. Partagé entre ces deux sentiments, il resta muet. » (p. 34). Lorsque le passé ressurgit, on est toujours mal à l’aise… « Kenzô ne parvenait pas à oublier qu’il avait derrière lui, si proche, un tel univers. Cet univers appartenait à un lointain passé. Pourtant, il possédait la propriété de se transformer brusquement en présent. » (p. 70). « Plus j’y pense, plus j’ai l’impression qu’il s’agit de quelqu’un d’autre. Je n’arrive pas à l’idée que c’était moi. » (p. 106). De plus, les relations avec son épouse ne sont pas faciles, il y a une gêne, un manque de communication, on ne montre pas ses sentiments, avec les enfants il en est de même. Shimada, âgé, pauvre et un poil malhonnête, va venir à l’improviste, régulièrement, et réclamer de l’argent, et son ex-femme, O-Tsune, aussi… Heureusement le père de Kenzô avait gardé tous les papiers de paiements de pension mensuelle et d’annulation de l’adoption pour le retour de Kenzô dans sa famille ! Kenzô n’a normalement aucun compte à rendre à Shimada mais il continue de le recevoir, par la force des choses, par obligation personnelle, entre nostalgie et mépris, ce qui le rend encore plus malheureux dans son couple. « Le vieillard qui apparut à Kenzô était vraiment un fantôme du passé. Mais il était aussi un être du présent, en même temps qu’une ombre diffuse de l’avenir. » (p. 110).

ChallengeClassiquesPereGoriotLes herbes du chemin, rédigé entre juin et septembre 1915 est le dernier roman achevé de Natsume Sôseki. En effet, Clair obscur, rédigé de mai à octobre 2016, reste inachevé suite à la mort de l’auteur. Les herbes du chemin est aussi le seul roman autobiographique, largement inspiré de son enfance, adolescence, vie d’étudiant et voyage en Angleterre, vie d’adulte de retour au Japon, vie de famille et surtout les problèmes rencontrés avec son père et sa mère « adoptifs ». Ne pas confondre Les herbes du chemin avec Oreiller d’herbes qui est un roman poétique (sur la montagne et l’art). Les herbes du chemin est finalement un roman difficile mais important sur le quotidien à l’époque Meiji (jusqu’en 1912) voire début de l’ère Taishô, un quotidien triste, maussade et empli de souffrances (Kenzô n’est pas particulièrement en bonne santé), en un mot désespérant…

RaconteMoiAsie2Et que sont les herbes du chemin, des brins d’herbe qu’on ignore en cheminant dans notre vie, que parfois on écrase, involontairement, mais principalement qu’on ignore, et Kenzô pense sûrement qu’il faut faire de même avec la majorité des humains, les ignorer, ne pas être dans leur vie, continuer à avancer sur son chemin, mutique, et peu importe le nombre de brins d’herbe qu’on laisse derrière soi. Un peu insouciant, voire négligent, Kenzô peut apparaître comme un homme têtu et égoïste (comme tous les hommes à cette époque au vu de l’éducation qu’ils avaient reçue et des difficultés de la vie ?). O-Sumi, plus pragmatique, est plus dans le renoncement mais elle n’hésite pas à chercher les chamailleries. Combien de couples comme Kenzô et O-Sumi navigant dans les ombres du passé, dans l’incompréhension du présent et dans l’inconnu du futur ?

un-mois-un-editeurUn roman qui entre dans les challenges Classiques, Raconte-moi l’Asie, Un mois, un éditeur avec quelques jours d’avance (éditeur de mars) mais je dois publier en février pour le Mois Natsume Sôseki.