Secrets of Magical Stones 1 de Marimuu

Secrets of Magical Stones 1 de Marimuu.

Dupuis Vega, septembre 2021, 178 pages, 8 €, ISBN 978-2-37950-144-9. Hosekisho no shinjin 1 (Kadokawa Shoten, 2019) est traduit du japonais par Yuki Kakiichi et Nathalie B.

Genres : manga, shônen.

Marimuu まりむぅ est scénariste et dessinatrice. Secrets of Magical Stones est son premier manga. Plus d’infos sur son twitter et sur son pixiv.

Une fillette trouve « la toute première pierre précieuse de [sa] vie ». Sa vocation est née.

Des années après, Mana quitte son village pour la ville de Lithos, la Ville Lumière, au sud du pays, car elle entre au Ministère des Pierres Précieuses. Elle voyage avec son animal, Kururu. Elle est ravie mais elle cumule les gaffes… Elle perd sa broche, elle arrive en retard le premier jour, elle oublie Kururu… Maladroite, « Distraite et étourdie… ça promet pour sa formation. »

Sa camarade de chambre est Ray de la célèbre famille noble Orven. Les deux ont 15 ans et pas du tout le même comportement.

Bon, eh bien, ce n’est pas gagné, Mana se plante souvent… Mais « Je ne veux pas les décevoir ! Je vais devenir… une excellente chasseuse pour partager avec eux les pierres et leur énergie ! ».

En fin de volume, des explications pour comprendre le fonctionnement du Ministère, des talarias (bottines pour chasser les pierres), de la gemectricité (énergie des pierres), et j’ai vérifié : ces pierres, fluorite, fluorine, rhodochrosite, existent vraiment.

Même si ce n’est pas un chef-d’œuvre, je vais lire la suite puisque cette série est jolie, dynamique, amusante et surtout complète en 3 tomes seulement. Tome 2 paru en novembre 2021 et tome 3 en février 2022 (comme d’hab, à voir avec la bibliothèque).

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et les challenges BD 2022, Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10 et Shiny Summer Challenge (menu 1 – Été ensoleillé, sous-menu 3 Au pays du soleil levant = culture japonaise).

Tête de mule d’Øyvind Torseter

Tête de mule d’Øyvind Torseter.

La joie de lire, collection Albums, septembre 2016, 120 pages, 24,90 €, ISBN 978-2-88908-334-3. Mulegutten (2015) est traduit du norvégien par Aude Pasquier.

Genres : bande dessinée norvégienne, conte.

Øyvind Torseter naît le 2 octobre 1972 à Oslo (Norvège). Il étudie l’illustration au Merkantilt Institutt (1991–1992) et au Skolen for Grafisk Design (1992–1994) à Oslo puis au Kent Institute of Art & Design en Angleterre (1995–1998). Il est auteur et illustrateur (pour les adultes et pour la jeunesse). Plusieurs de ses titres sont parus en français chez La joie de lire, Cambourakis, Didier Jeunesse ou au Rouergue et il a reçu de nombreux prix littéraires en Europe.

J’ai lu Factomule – Grand thriller politique international et je me suis rendu compte que c’était le 3e tome de la série alors il me faut lire les deux précédents tomes. Voici donc Tête de mule qui est en fait le premier à être paru et qui est une adaptation du conte Les sept corbeaux des frères Grimm.

Un roi a sept fils dont il ne veut pas se séparer mais les jeunes hommes ont bien sûr soif d’aventure. Le roi accepte que six partent à l’aventure et trouvent chacun une princesse à épouser mais il garde près de lui le petit dernier, Tête de mule, et charge les aînés de lui trouver une princesse lorsqu’ils reviendront. Malheureusement, non seulement les frères mariés à six belles princesses oublient de ramener une jeune femme pour leur frère mais ils sont tous changés en pierre par un troll.

Quelques années passent et le roi, désespéré, accepte que Tête de mule retrouve ses frères. Il lui donne le dernier cheval, un vieux canasson pas ravi de partir mais qui a un bon contact avec son cavalier et se montre brave dans cette aventure dangereuse.

Sur le chemin, Tête de mule trouve un saxophone dans un ruisseau, « ça pourrait être utile » (p. 9), croise un éléphant dont la trompe est coincée dans une souche d’arbre, « Merci pour ton aide. Si tu rencontres des obstacles en chemin, pense à moi. Je pourrai t’aider. » (p. 14), rencontre un loup affamé qui veut manger son cheval, « C’est du poulet, ça, ou quoi ? Vous allez où au fait ? » (p. 21) et arrive dans la montagne du troll où il voit ses frères et leurs épouses changés en pierre.

Il pénètre dans l’antre du troll et après un périple (digne d’un jeu vidéo, ah ah ah), il découvre une jeune femme, « Ne vous inquiétez pas, pétulante princesse. Je vais vous libérer du troll. – Oui, oui, vous n’êtes pas le premier à essayer. Aucun n’en est sorti vivant. Jamais personne ne réussira à se débarrasser du troll qui habite ici. » (p. 36).

On m’a appris qu’il ne faut jamais dire ‘jamais’ mais comment Tête de mule va-t-il pouvoir se débarrasser du troll ? Vous le saurez en lisant cette belle bande dessinée et n’oubliez pas le saxophone, l’éléphant, le loup et même une énorme pieuvre !

J’aime beaucoup les dessins de Torseter (il y a quelques cases mais la majorité sont en pleine page, ça fait mi album illustré mi bande dessinée), sa fantaisie, son humour et le petit côté insolite qui donne du peps au récit. C’est inventif, c’est drôle, il faut lire Tête de mule ! Même si vous ne connaissez pas le conte Les sept corbeaux des frères Grimm. Et puis cette bande dessinée est carrément un beau livre !

Lu par Noukette, Mo, Dal-eg, Boulevard de la BD, Bodoï, d’autres ?

Pour les challenges 2022 en classiques, Les adaptations littéraires, BD 2022, Contes et légendes 2022 pour l’adaptation du conte Les sept corbeaux des frères Grimm, Jeunesse young adult #11 et bien sûr Challenge nordique (Norvège).

SuperGroom 1 – Justicier malgré lui de Vehlmann et Yoann

SuperGroom 1 – Justicier malgré lui de Vehlmann et Yoann.

Dupuis, février 2020, 88 pages, 13,95 €, ISBN 978-2-80017-472-3. Couleurs de Fabien Alquier.

Genres : bande dessinée française, jeunesse, science-fiction.

Fabien Vehlmann naît le 30 janvier 1972 à Mont de Marsan. Il étudie le commerce, effectue un service civil dans le monde du théâtre puis se lance en bande dessinée et devient scénariste. Parmi ses titres les plus connus, Le dernier atlas, et Seuls.

Yoann Chivard naît le 8 octobre 1971 à Alençon. Il dessine depuis l’enfance et étudie à l’École régionale des Beaux-Arts d’Angers (communication, arts contemporains, photographie, vidéo).

Spirou, vous connaissez bien sûr ? Mais, à bientôt 80 ans, il se rend compte qu’il est has been et décide de se transformer en super héros, SuperGroom, mais ça n’est pas une réussite… Il pense à son empreinte carbone et rêve de plus de simplicité. Il refuse un rôle dans un film, euh… pas vraiment réglo au niveau historique. « M’enfin, Spirou, ça ne te ressemble pas !? » (Fantasio, p. 22). « J’avoue que même moi, je suis scié… » (Spip, p. 22). « Eh bien ! Il faut croire que j’ai changé, Fantasio. Parce que je crois que j’en ai marre de toujours devoir sauver tout le monde ! Marre de vivre des aventures dans le monde entier, de vivre constamment à 200 à l’heure. En ce moment, j’ai envie de vivre à une échelle humaine, pas planétaire… Je n’en peux plus de cette contradiction permanente entre mes convictions écolos et mon mode de vie mondialisé, voilà ! » (Spirou, p. 22).

Spirou décide donc de prendre sa retraite mais l’éditeur n’est pas ravi du tout (son propriétaire non plus). De plus, un imposteur se déguise en SuperGroom et fait des dégradations dans Bruxelles… Heureusement le comte de Champignac est là pour aider Spirou et Spip (comment ça Spip n’a pas droit à des gadgets ?) à mener l’enquête qui doit disculper Spirou.

Une bande dessinée à la fois amusante et sérieuse, plus pour les ados et les adultes que pour les enfants parce qu’elle amène à réfléchir sur notre vie, sur notre monde. Mais l’histoire n’est pas vraiment terminée, le tome 2 de SuperGroom, La guerre olympique, est paru en septembre 2021 alors il faudra que je le lise.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Moka) et les challenges BD 2022, Jeunesse young adult #11, Polar et thriller 2021-2022 et Les textes courts.

Un chat dans la gorge d’Émilie Chazerand et Amandine Piu

Un chat dans la gorge d’Émilie Chazerand, Amandine Piu et Carole Bellanger.

Benjamins Media, collection livre avec CD, avril 2020, 48 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-37515-072-6.

Genres : littérature jeunesse, album illustré franco-italien.

Émilie Chazerand naît en 1983 à Strasbourg où elle vit. Elle aime la lecture depuis l’enfance. Elle devient infirmière mais écrit des histoires. Plus d’infos sur son site officiel sur lequel elle se présente comme « Alsacienne. Malentendante. Synesthète. Maman. Outsider. Autrice. ».

Amandine Piu, dont le surnom est Piu Piu, naît en 1982 en Sardaigne (Italie). Elle étudie la communication visuelle à Lyon puis l’illustration à l’École des Arts décoratifs à Strasbourg. Plus d’infos sur son site officiel.

Carole Bellanger est comédienne. Un chat dans la gorge est sa première expérience d’interprétation d’une histoire. J’ai beaucoup aimé sa voix.

Au village, tout le monde apprécie Cécile Schneck, toujours bonjour, merci, un mot gentil pour les bébés ou les pépés. Mais, en fait c’est « une femme méchante, au cœur sec […] très hypocrite. » (p. 7). Son mari et ses deux enfants doivent supporter ses récriminations contre tout le monde mais ils n’y font plus attention. Par contre « Raymond, le chat maigrichon de la maison » (p. 15) aimerait être tranquille d’autant plus que parfois elle s’en prend à lui. Il a une idée lumineuse.

Vous allez comprendre ce que signifie ‘avoir un chat dans la gorge’ et ‘donner sa langue au chat’ !

Un CD d’une quinzaine de minutes accompagne le livre, il est intéressant à écouter car, en plus de la lecture agréable de Carole Bellanger, il y a des bruitages et de la musique (plutôt yiddish) de Malcolm Laws et Nainita Desai.

Voici donc un très joli album illustré avec une histoire amusante qui fait réfléchir.

Je le mets dans Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Chat), Les textes courts 2022, Un genre par mois (en mai, c’est jeunesse, albums illustrés) et Une semaine en Italie pour Amandine Piu.

Factomule d’Øyvind Torseter

Factomule – Grand thriller politique international d’Øyvind Torseter.

La joie de lire, janvier 2021, 136 pages, 22,90 €, ISBN 978-2-88908-528-6. Mulegutten (2018) est traduit du norvégien par Aude Pasquier.

Genres : bande dessinée norvégienne, thriller.

Øyvind Torseter naît le 2 octobre 1972 à Oslo (Norvège). Il étudie l’illustration au Merkantilt Institutt (1991–1992) et au Skolen for Grafisk Design (1992–1994) à Oslo puis au Kent Institute of Art & Design en Angleterre (1995–1998). Il est auteur et illustrateur (pour les adultes et pour la jeunesse). Plusieurs de ses titres sont parus en français chez La joie de lire, Cambourakis, Didier Jeunesse ou au Rouergue et il a reçu de nombreux prix littéraires en Europe. Factomule était dans la sélection pour le Fauve Polar SNCF Angoulême 2022.

Le narrateur est factotum du Président. Le Président est un homme très occupé et personne n’a l’autorisation de porter sa valise.

Le factotum s’occupe de presque tout… réparer la chaise de bureau du Président, recoller sa semelle de chaussure, réparer les canalisations dans le palais et la télévision… « Le travail de factotum était exigeant. » (p. 15).

Jusqu’au jour où « une puissance étrangère menace le pays ! » (p. 19) car son dirigeant veut « la valise de première importance du Président » (p. 20). Le Président qui a une entière confiance en son factotum lui montre alors le contenu de la valise et lui dit qu’il pourrait la porter si nécessaire. Mais le palais n’a pas seulement des fuites d’eau, il a aussi des oreilles indiscrètes et le factotum se fait tout voler (son portefeuille, ses clés, son appartement, son travail) par un homme qui lui ressemble, ne serait-ce le sourire carnassier. La police ne fait rien contre le sosie malhonnête et le factotum doit se débrouiller seul… Enfin, pas vraiment seul, « Par pur désespoir, j’ai décidé de demander de l’aide à un professionnel. » (p. 45). Le professionnel, c’est mademoiselle Cadmium, nouvellement installée comme détective.

Les deux vont enquêter sur l’escroc qui s’est installé dans l’appartement – et dans la vie – du gentil factotum, le surveiller, le prendre en filature, mais comment vont-ils faire pour le prendre en flagrant délit et récupérer la valise du Président ?

Factomule, c’est parce que le factotum s’appelle Tête de Mule (4e de couverture) ! Je connaissais un peu Torseter puisque j’avais lu Pourquoi les chiens ont la truffe humide de Kenneth Steven et Øyvind Torseter en 2020 mais je ne connaissais pas Tête de Mule, son personnage récurrent, dont le premier opus paraît en 2011.

C’est vraiment bien, il y a une ambiance (comme dit l’éditeur, c’est fantasque et ça m’a beaucoup plu). Les images sont pratiquement toutes pleine page (ce qui est surprenant pour une bande dessinée) et il y a très peu de cases, ça donne un sentiment de largeur, d’ampleur, et surtout l’humour grinçant m’a bien plu.

Après avoir lu cette super bande dessinée, j’ai découvert qu’elle était le 3e tome de la série Tête de mule qui contient Tête de mule (2016), Mulysse – Tête de mule prend la mer (2018), Factomule – Grand thriller politique international (2021) et Mulosaurus (2021) donc je veux absolument lire les trois autres tomes.

Elles l’ont lue : Mo, Nathalie, Noukette, d’autres ?

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et les challenges BD 2022, Jeunesse young adult #11, Polar et thriller 2021-2022, Tour du monde en 80 livres (Norvège), Un genre par mois (en mai, c’est jeunesse) et bien sûr Challenge nordique.

Seizième printemps de Yunbo

Seizième printemps de Yunbo.

Delcourt, collection Jeunesse, avril 2022, 120 pages, 26,50 €, ISBN 978-2-41302-827-7.

Genres : manwha, bande dessinée jeunesse.

Yunbo ou YunBo, de son vrai nom Bokyung Yun, naît en 1983 à Séoul en Corée du Sud. Elle étudie l’art et la bande dessinée à l’Université nationale de Kongju. Elle vient étudier en France en 2008 et obtient un Master en bande dessinée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012. Déjà paru, Je ne suis pas d’ici (Warum, 2017). Plus d’infos sur Yunbo, travaux graphiques.

Yeowoo a 5 ans, sa mère a acheté un gâteau d’anniversaire. Pendant que ses parents se disputent, elle pense bien faire, elle sort le gâteau de sa boîte mais elle l’abîme, elle veut sortir les assiettes du placard mais fait tomber la pile et les assiettes se brisent, elle met en route l’aspirateur pour nettoyer mais elle le fait griller. Ses parents divorcent et Yeowoo y repensera à chacun de ses anniversaires…

Un an a passé. Yeowoo n’a pas vu sa mère depuis son précédent anniversaire et son père a trop de travail alors il l’emmène vivre chez le grand-père paternel et la tante Yeonju au village du Renard. « Il faut que tu me comprennes. Je vais être très occupé. Je te rendrai visite dès que j’aurai un peu de temps. » (p. 7).

Yeowoo va fêter ses 7 ans mais grand-père et tante Yeonju ne savent pas vraiment s’y prendre avec une enfant… « Elle est trop petite pour bien comprendre… » (p. 20). Elle comprend très bien qu’elle est la bienvenue ni chez sa mère ni chez son père ni ici… et il faut dire qu’elle n’est pas très agréable avec son grand-père et sa tante. « Comme j’ai grandi sans mes parents, c’est normal que je sois méchante et vilaine. » (p. 27).

Paulette, une poule s’est installée dans la maison à côté de chez eux et Yeowoo s’introduit dans la serre pour manger des fruits rouges. Cependant, Paulette, rejetée par les siens car elle ne peut pas pondre et n’a pas de poussins, est venue au village du Renard pour vivre heureuse avec ses plantes. « […] c’est pour ça que je suis venue dans ce village paisible. Et je l’aime beaucoup ! » (p. 48). Paulette est la seule amie de Yeowoo même si parfois la fillette – qui a grandi – est désagréable avec elle.

En fait, Paulette et Yeowoo, toutes deux seules et différentes des autres, vont se lier peu à peu, apprendre à se comprendre l’une l’autre pour se découvrir mieux elles-mêmes. « Yeowoo, écoute-moi bien. On ne peut pas dire qui est normal ou qui est anormal. On est tous différents. Dans la vie, trouver quelque chose qu’on aime faire peut prendre du temps. Certains le trouvent rapidement, d’autres beaucoup plus tardivement… » (p. 73).

Pour les 13 ans de Yeowoo, Paulette organise un repas auquel elle invite le grand-père et la tante de l’adolescente. Elles sont amies depuis bientôt 9 ans mais c’est la première fois que Paulette les rencontre.

Chacun doit trouver sa place et ce n’est pas toujours facile, surtout si l’on se sent rejeté injustement. C’est le cas de Yeowoo, abandonnée par sa maman, puis par son papa, elle se retrouve coincée à la campagne chez un grand-père trop âgé pour s’occuper d’elle et une tante trop seule et rêvant encore au prince charmant. Son amitié avec Paulette (qui eut cru qu’une renarde et une poule puissent être amies ?) va l’aider à grandir et à aimer la vie mais ça ne se fait pas du jour au lendemain parce que Yeowoo est en colère contre les adultes mais Paulette est d’une grande bienveillance et elle croit en Yeowoo. Il se passe des années puisque l’histoire suit Yeowoo de ses 5 ans à ses 16 ans, la renarde va grandir et s’épanouir comme les fleurs que Paulette aime tant. Et les fleurs sont importantes car chaque chapitre commence avec une fleur différente et le lecteur comprend pourquoi à la lecture.

Seizième printemps est très beau tant au niveau des dessins que des couleurs, tout est précis, subtil et on sent une certaine tendresse malgré la douleur et la colère de Yeowoo. Le format paysage change par rapport à une bande dessinée classique, ça donne un côté plus poétique d’autant plus que le récit avance saison après saison. Et puis avec ces personnages animaliers, cette histoire ressemble à une fable ou un conte mais reste toujours optimiste pour que le lecteur aille de l’avant même si c’est avec regret qu’il laisse Yeowoo et Paulette.

Merci à NetGalley et Delcourt pour cette belle lecture ! Elles l’ont lue et appréciée : Marine, mrsserendipitie, Noukette, d’autres ?

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Stéphie) et les challenges BD 2022, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 7, un livre sorti en 2022 et lu le mois de sa sortie, parution le 13 avril et lecture le 25 avril mais problème de lecture en numérique donc terminé le 1er mai), Challenge lecture 2022 (catégorie 44, un livre dont le titre contient seulement 2 mots, 4e billet), Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Chiffre pour Seizième), Tour du monde en 80 livres (Corée du Sud), Un genre par mois (puisque je n’ai pas pu mettre cette lecture dans le thème d’avril, bande dessinée, je la mets dans le thème de mai, jeunesse).

Moka par Anne Mahler

Moka fête Noël et Moka part au ski ! d’Anne Mahler.

2021, 20 pages chacun.

Genres : littérature française, jeunesse, albums illustrés.

Anne Mahler naît à Colmar (Alsace) et étudie les arts visuels à Strasbourg puis l’illustration à Nantes. Elle est illustratrice jeunesse pour plusieurs maisons d’éditions (Epsilon, Gründ, Les Minots, Père Fouettard, Petite Fripouille, Pour Penser, Retz…) depuis une dizaine d’années. Elle aime la nature, les animaux, le bien-être et s’intéresse à la prématurité. Plus d’infos sur son blog, qui n’est plus mis à jour depuis juin 2021 car elle préfère communiquer avec sa page FB, son compte Instagram et SoEasy sa chaîne YouTube.

J’ai pu lire deux albums illustrés : Moka fête Noël (tome 4) et Moka part au ski ! (tome 5) mais il existe aussi Moka rentre à l’école, Moka est en vacances, Moka est malade. Ils sont distribués par le réseau de pharmacies Pharm-UPP.

Moka fête Noël – Noël, c’est excitant, impossible de dormir ! La famille est réunie, on mange bien et il y a les cadeaux. Moka est impatiente, son grand frère Gino aussi mais il ne faut pas manger au point de se rendre malade.

Moka part au ski ! – Pour les vacances d’hiver, Moka part au ski avec ses parents et son grand frère Gino, c’est la première fois alors elle doit prendre des leçons et faire attention de bien se protéger du froid et du soleil (yeux, lèvres).

Ce sont des petits livres carrés, amusants et joliment illustrés qui montrent aux enfants qu’il faut prendre soin de soi et de sa famille. Voilà, c’est tout simple et mignon.

Pour Jeunesse young adult #11 et Les textes courts.

Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki

Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, mars 2010, 136 pages, 11,10 €, ISBN 978-2-35592-138-4. カミサマ est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture. Les autres séries de l’auteur sont Roji! et Coco, l’île magique.

La déesse de la neige – Aya et la déesse de la neige prennent un chocolat chaud mais elles sont dérangées par la déesse de la colline qui annonce une fleur des neige de l’autre côté de sa colline. Mais en s’approchant la fillette tombe dans une crevasse…

La déesse du malheur – Une fillette n’a vraiment pas de chance et la déesse du malheur lui vient en aide mais elle omet de lui dire que le pacte a des conséquences et un coût… « Si tu pensais pouvoir profiter de toute cette chance sans aucune contrepartie, c’est que tu es sacrément stupide, vraiment ! ».

Shimashima et Miyako – Shimashima est le jeune chat qui apparaît dans les 3e histoires du 1er et du 2e tomes. Pendant que Shimashima est dans le monde des déesses, Miyako attend son retour dans le monde des humains. Les déesses réussiront-elles à les réunir et à récupérer la pierre sacrée ?

Après avoir relu récemment les deux premiers tomes de cette trilogie, Kamisama 1 – La mélodie du vent et Kamisama 2 – Les contes de la colline, je ne pouvais que relire le 3e tome pour Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2.

Que dire de plus que pour les premiers tomes ? C’est toujours très beau, doux et poétique. Si vous aimez les contes, les chats, le merveilleux et la tendresse, lisez cette belle trilogie aux couleurs pastels.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et, en plus des challenges japonais (cités ci-dessus), pour Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Jeunesse young adult #11 et Littérature de l’imaginaire #10.

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Le jeudi, c’est musée/expo #33 – Coink, en avant la musique !

Je voulais absolument vous montrer cette expo Coink, en avant la musique ! de Lionel Le Néouanic (visible en février-mars 2022), mes photos ci-dessous.

Coink, en avant la musique ! paru au Rouergue en octobre 2017, 144 pages, 19 €, ISBN 978-2-8126-1481-1.

Genres : littérature jeunesse, album illustré, beau livre, Art.

Lionel Le Néouanic naît en 1964 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Il est auteur et illustrateur de livres jeunesse et aussi artiste (plasticien, graphiste, musicien). Il vit dans la Drôme.

J’aime sa façon d’utiliser toutes sortes de matériaux (pâte à modeler, ficelles, bois, pierre, papiers, métaux même rouillés, etc.) pour en faire de l’art, de beaux objets. Et vous ?

Plus d’infos sur son site officiel sur lequel vous pouvez découvrir ses livres publiés, sur sa page FB et vous pouvez voir plusieurs vidéos sur internet.

Coink, en avant la musique !, c’est donc un livre mais aussi des objets d’art, une expo, le thème de la musique donc je mets tout ça dans les challenges Adaptations littéraires, Jeunesse young adult #11 et Petit Bac 2022 (catégorie Art pour Musique).

D.Gray-Man 1 de Katsura HOSHINO

D.Gray-Man 1 de Katsura HOSHINO.

Glénat, septembre 2013, 208 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-192-1. D.Gray-Man ディー.グレイマン (2004, Shûeisha) est traduit du japonais par Karine Rupp-Stanko.

Genres : manga, shônen, fantastique.

Katsura HOSHINO 星野・桂 naît le 21 avril 1980 au nord d’Osaka, dans la préfecture de Shiga. Elle souhaite d’abord devenir animatrice en animation et s’installe à Tôkyô mais ça ne lui convient pas et elle se lance dans le manga avec deux one-shots, Continue et Zone, puis commence la série D.Gray-Man.

Europe, fin d’un XIXe siècle imaginaire. Moore Hesse, jeune policière, et son collègue entrent dans une église que les habitants jugent maudite car de nombreuses personnes y disparaissent depuis deux ans. Elle y découvre un chat, une nuée de chauve-souris et un jeune voyageur, Allen Walker, qui dit être arrivé le matin et que le chat a avalé quelque chose qui lui est cher. Mais son collègue est tué par un akuma (diable, démon, esprit maléfique) qui « Plus il commet de meurtres, plus il devient fort. » (p. 24).

Allen est en fait un exorciste, un ecclésiastique chasseur d’akuma ; s’il est en Angleterre, c’est à la demande de son maître, le père Cross Marian, et il doit se rendre au quartier général des exorcistes, la Congrégation de l’Ombre. Mais il rencontre un enfant, Jean ; son père est chercheur au Vatican et il connaît les akuma ; il veut devenir lui aussi chercheur pour créer une arme qui les détruira d’un coup. Mais son meilleur ami, Léo, qui vient de perdre sa mère, n’est plus lui-même… « La progression des akuma est en marche. La fin des temps approche ! » (le Comte millénaire, p. 127)

Quelle lecture ! Au début, je me suis dit, bon, encore un shônen avec des jeunes qui sauvent le monde mais c’est rondement bien mené et super bien dessiné ! Mais dans ce shônen dark fantasy, tout est réussi, les personnages, les décors, l’histoire, le passé d’Allen, la prophétie, l’Innocence. Et puis c’est plutôt rare qu’une femme dessine et écrive un shônen, en plus d’une telle qualité. Je vous le conseille ! Et j’aimerais beaucoup lire la suite mais que vois-je ? 27 tomes, série encore en cours ! Oh la la…

En tout cas, D.Gray-Man a été adapté en animation, en jeu vidéo, en roman et même en jeu de cartes. C’est pourquoi je vais le mettre dans le challenge Adaptations littéraires.

Et aussi dans La BD de la semaine, BD 2022, Contes et légendes 2022, Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10, Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur) et bien sûr dans Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.