Les montagnes hallucinées, 1 de Gô TANABE

Les montagnes hallucinées, 1 de Gô TANABE.

Ki-oon, collection Les chefs-d’œuvre de Lovecraft, octobre 2018, 310 pages, 15 €, ISBN 979-10-327-0362-5 (extrait de 28 pages sur le site de l’éditeur). Kyoki no sanmyaku nite Lovecraft kessakushu, vol 1 & 2 (Kadokawa, 2016-2017) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, science-fiction, fantastique, horreur.

TANABE Gô [ça m’énerve que ça soit transcrit Gou… Il y a une différence entre gô et gou !] naît en 1975. Scénariste et dessinateur, il est considéré comme un maître du fantastique horreur avec des adaptations de nouvelles japonaises, américaines ou russes. Parmi ses titres : The Outsider (アウトサイダー) d’après H.P. Lovecraft, Anton Tchekhov et Maxime Gorki (Glénat, 2009), Kasane 累 巻之壱 (2 tomes, Kana, 2010) et Mr Nobody (3 tomes, Doki Doki, 2014).

Expédition Miskatonic en Antarctique, janvier 1931. Le camp du Pr Lake ne donne plus de nouvelles… L’équipe qui part à la rescousse est horrifiée : humains et chiens « mutilés d’atroce façon » (p. 18) et au loin, des « montagnes noires sans nom » (p. 21), terrifiantes, hallucinées. « Ça ne peut pas être la tempête… qui a provoqué ces atrocités ! » (p. 255).

Le voyage à bord du voilier l’Arkham, les icebergs, l’Antarctique inexploré, l’installation du camp, l’île de Ross, les technologies plus modernes par rapport aux précédentes expéditions, les premiers forages, la deuxième base reliée par avion, les conditions météorologiques épouvantables, le glacier Beardmore, les fossiles… Tout y est pour le plus grand bonheur des lecteurs ! « Une mer gelée se dévoile ! […] C’est à couper le souffle ! […] Nous abordons enfin ce monde mort depuis des éternités ! » (p. 63).

Êtes-vous prêts à explorer ce monde inconnu avec Lovecraft et Tanabe-san ?

Des dessins réalistes, sombres, voire effrayants, certains en pleine page ou en double page, c’est très impressionnant ! Par exemple, la découverte et la visite de la grotte (chapitre 6 Les Anciens et chapitre 7 Des spécimens complets, pages 138 à 173) sont stupéfiantes.

Ce beau manga de collection – avec sa couverture reliée, effet cuir – plaira autant aux lecteurs fondus de l’univers de Lovecraft (fantastique, science-fiction, horreur) qu’à ceux qui vont le découvrir, du moins j’espère car c’est une très belle adaptation, fidèle à l’œuvre originale. Un deuxième tome est à paraître et, même si je connais la fin de l’histoire, j’ai hâte de le lire, en fait de découvrir les dessins de Gô Tanabe.

Pour les fans de Lovecraft ou pour ceux qui veulent en savoir plus : le challenge Printemps Lovecraft est terminé (il y a lieu en 2017) mais les liens sont toujours valides et le groupe FB fonctionne encore un peu ; Les montagnes hallucinées de H.P. Lovecraft (le roman écrit en 1932), Les montagnes hallucinées de Lovecraft et Culbard (une bande dessinée, anglaise, parue en 2010) et Le guide Lovecraft de Christophe Thill (un essai, d’un spécialiste français, paru en mai 2018).

Pour les challenges BD, Cette année, je (re)lis des classiques, Challenge de l’épouvante et Marathon de l’épouvante – automne 2018, Littérature de l’imaginaire et Un max de BD en 2018. Je suis à la bourre, en ce mercredi soir et je pense que c’est trop tard pour donner mon lien pour La BD de la semaine mais vous pouvez découvrir d’autres bandes dessinées chez Stéphie.

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Le guide Lovecraft de Christophe Thill

Le guide Lovecraft de Christophe Thill.

ActuSF, collection Les 3 souhaits, mai 2018, 216 pages, 10 €, ISBN978-2-36629-870-3.

Genres : essai, littérature de l’imaginaire.

Christophe Thill naît en 1965 à Paris. Il est statisticien de formation mais il s’intéresse à la littérature de l’imaginaire (et en particulier à H.P. Lovecraft). Plusieurs de ses textes sont publiés dans des anthologies ; il est le traducteur de Le roi en jaune de Robert W. Chambers (recueil de nouvelles, 1895) et il est coresponsable des éditions Malpertuis. Une interview sur ActuSF pour la parution du guide Lovecraft.

L’objectif de ce guide « est de donner une vue d’ensemble de l’œuvre de H.P. Lovecraft « et y trouver quelques suggestions de lecture » car Lovecraft n’est pas que le « créateur de Cthulhu » (p. 15) : l’œuvre de Lovecraft est riche, inspirée, inventive ; « il est également un poète, un essayiste, un théoricien du fantastique en littérature, un considérable épistolier » (p. 15).

Pari réussi pour Christophe Thill : j’ai bien apprécié ce « petit » livre et j’ai appris beaucoup de choses. Bon, je ne suis pas une spécialiste de H.P. Lovecraft mais, d’après ce que j’ai lu, beaucoup de choses fausses ont été publiées sur lui en France depuis les années 50 (des clichés, des mauvaises informations, etc.) – y compris parmi ses spécialistes – dont ce guide est peut-être indispensable pour tous, spécialistes ou néophytes. J’ai apprécié le ton et le soin, et aussi les explications données pour les nouvelles et textes à lire en priorité avec pourquoi les lire et des propositions pour en lire d’autres.

H.P. Lovecraft naît le 20 août 1890 et meurt le 15 mars 1937 donc, en 2017, c’était le 70e anniversaire de sa mort et la maison d’éditions américaine, Arkham House – créée en 1939 dans le Wisconsin par deux amis de l’auteur, August Derleth et Donald Wandrei – doit faire tomber l’œuvre de Lovecraft dans le domaine public. Mais, en France, des œuvres sont retraduites au plus proches du texte original et des œuvres sont traduites pour la première fois en français. C’est Mnémos qui publiera au deuxième semestre 2019 l’intégrale des œuvres de Lovecraft dans un superbe coffret prestige avec sept volumes et des bonus (la campagne de financement sur Ulule, terminée, a collecté près de 400 000 €) et je vous invite fortement à consulter le lien sur le site de l’éditeur.

Avec l’anniversaire de sa mort, il y a en fait un « renouveau d’intérêt » pour Lovecraft et son œuvre (retraductions, biographie, essais, hommages et pastiches) et Christophe Thill souhaite aux lecteurs « de beaux rêves… et de merveilleux cauchemars » (p. 16).

Il délivre une bio honnête sur un homme étonnant et érudit mais de santé fragile ; il tord le coup aux préjugés et fausses informations véhiculés sur H.P. Lovecraft. Il analyse une grosse partie de son œuvre (20 nouvelles à lire et 10 autres textes qui méritent l’attention) et donne une info dont je me doutais déjà : le mieux est tout simplement de lire les textes de Lovecraft sans l’ordre chronologique pour mieux « comprendre le développement de l’écriture et des idées de Lovecraft » (p. 50).

Coffret prestige « intégrale » à paraître chez Mnémos au 2e semestre 2019

Je note quelques infos pour ne pas les oublier 😉 Les influences de Lovecraft : la mythologie, E.A. Poe (fantastique macabre), Lord Dunsany (auteur anglo-irlandais, précurseur de la fantasy) et la littérature anglaise du XVIIIe siècle en général, ainsi que Nietzsche et les poètes français comme Baudelaire, sans oublier les propres rêves de Lovecraft !

Mon expérience avec H.P. Lovecraft est un peu chaotique… Elle se déroule en trois époques éloignées l’une de l’autre en gros par une puis deux décennies. 1. 1985-1986 (j’ai 19-20 ans), j’emprunte à la bibliothèque (je ne me rappelle plus quelles nouvelles j’ai lues à ce moment-là) et… je n’aime pas…, je trouve ça trop cauchemardesque et trop obscur, et puis ses textes me mettent mal à l’aise (il faut dire que je suis enceinte et que je lis plutôt des romans historiques et des romans policiers). Je me retranche alors vers des auteurs comme H.G. Wells, P.K. Dick ou Asimov, en fait des auteurs de science-fiction « classique ». 2. 1998, un ami (Lee Rony du blog Lire au nid) me prête deux recueils de nouvelles en poche : il faudrait lui demander les titres et les éditions cependant je me souviens très bien d’avoir lu La couleur tombée du ciel (The Color Out of Space, 1927) mais je n’accroche toujours pas… je trouve ça trop horrifique et même trop onirique… Alors je n’ai peut-être rien lu d’autre avant de lui rendre ses livres… et j’ai laissé tomber Lovecraft ! 3. 2017 : depuis le début de l’année, je lis des choses sur Lovecraft, l’anniversaire de sa mort approche (le 7 mars 2017, ça fera 80 ans qu’il est mort) et la curiosité envers l’homme et son œuvre s’emparent de moi ! Vais-je réussir à (re)lire et à apprécier Lovecraft ? J’en parle à mon ami Lee Rony et je crée – histoire de ne pas être seule – le challenge Printemps Lovecraft du 15 mars au 21 juin 2017 (il n’enregistrera qu’une dizaine de participants mais il durera finalement jusqu’à la date anniversaire de Lovecraft c’est-à-dire jusqu’au 20 août 2017) avec un blog dédié et un groupe FB qui perdurent. J’ai finalement réussi à lire H.P. Lovecraft et à apprécier son œuvre, en partie grâce à des adaptations en bande dessinée qui ont ouvert la voie. J’ai acheté quelques poches et je ne les ai pas encore tous lus donc je reparlerai de Lovecraft dans le futur et j’aimerais – pourquoi pas – remanier le blog dédié pour qu’il continue de vivre avec des infos récentes, des liens et d’autres notes de lectures (si j’ai le temps).

Clin d’œil à propos de La couleur tombée du ciel : j’apprends dans le guide de Christophe Thill que c’était « une des histoires préférées de Lovecraft, celle où il pensait avoir quasiment réussi à atteindre ses objectifs artistiques. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il n’est jamais allé aussi loin dans l’indicible, qui l’est ici, non par excès d’horreur, mais parce que les choses qu’il faudrait pouvoir décrire dépassent autant nos sens que notre vocabulaire. Celui utilisé dans la nouvelle est très significatif : vague, hésitant (« quelque chose » revient à plusieurs reprises), impressionniste, c’est un véritable manifeste de l’échec du langage devant l’incompréhensible. Les mots ne sont plus là que pour signaler, impuissants, la présence de quelque chose de totalement autre. […] » (p. 105).

Alors, les œuvres de Lovecraft : fantastique ou science-fiction ? Lovecraft utilisait en fait les termes de « weird fiction » (je dirais fiction de l’étrange et de l’horreur) et le terme plus générique de « littérature de l’imagination » (opposée à la littérature romantique « poétique et émotionnelle » et à la littérature réaliste « intellectuelle et analytique […] scientifique et littérale », toutes deux objectives plus que suggestives) et enfin de « cosmique ». Lisez l’excellent huitième chapitre (pages 145-157) !

Un très bon livre pour le Challenge de l’épouvante, le Challenge de l’été, le Challenge Chaud Cacao (session 2, auteurs francophones), Littérature de l’imaginaire et S4F3 #4.

La quête onirique de Vellit Boe de Kij Johnson

La quête onirique de Vellit Boe de Kij Johnson.

Le Bélial, février 2018, 200 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-84344-929-1. The Dream-Quest of Vellitt Boe (2016) est traduit de l’américain par Florence Dolisi.

Genres : littérature américaine, fantasy.

Kij Johnson naît le 20 janvier 1960 à Harlan dans l’Iowa (États-Unis). Elle est nouvelliste et romancière de fantasy et de science-fiction et a reçu plusieurs prix prestigieux (Hugo, Nebula, Theodore Sturgeon, World Fantasy). La quête onirique de Vellitt Boe a d’ailleurs reçu le World Fantasy Award 2017. Plus d’infos sur son site, http://www.kijjohnson.com/.

Vellitt Boe, 55 ans, est professeure depuis vingt ans au Collège (Université) de femmes d’Ulthar. Mais ce matin-là, branle-bas de combat : Clarie Jurat, la meilleure étudiante, s’est enfuie avec un homme à trois mois des examens ! « Une fille superbe, brillante, volontaire, charismatique, avec de grands yeux rieurs […]. » (p. 12). L’homme s’appellerait Stephan Heller et viendrait du monde de l’éveil. Mais le père de Clarie est l’un des administrateurs du Collège et il peut non seulement fermer le Collège mais aussi « bannir les femmes de l’Université. » (p. 19). Or, Vellitt était une grande voyageuse par le passé et elle a connu un habitant du monde de l’éveil, elle va donc poursuivre les amants pour ramener Clarie. « Elle déterra d’abord tout au fond de son armoire un petit sac de cuir fripé dont émanait un vague parfum de pluies d’antan et de terres lointaines. Ensuite, elle retrouva ses vieilles bottes et son bâton de marche noueux taillé dans du bois noir. » (p. 27). Bizarrement, un chaton noir la suit dans son dangereux périple, un chaton avec des « yeux verts, attentifs et brillants » (p. 45).

Le monde (irréel ? réel ?) de Vellit Boe est bien planté : il est possible de suivre son voyage sur la jolie carte en couleurs (qui se situe sur les 2e et 3e de couverture) et d’avoir une petite idée supplémentaire grâce aux belles illustrations de Nicolas Fructus (un dessinateur lyonnais né en 1970 et qui a déjà illustré des œuvres de Lovecraft). Attention aux créatures peu amicales (c’est peu de le dire !), gugs, zoogs, goules, ghasts, oiseaux shantaks, sans parler des « monstres innommés » (p. 127). Malgré ces êtres cauchemardesques, la lecture est très agréable, l’aventure est épique et le lecteur palpite avec Vellitt Boe qui retrouve d’anciennes connaissances. Si vous avez envie de quitter le monde des rêves pour découvrir le monde de l’éveil, il faudra vous rendre dans la peu connue et très éloignée cité d’Ilek-Vad et trouver un passage au péril de votre vie vers le monde de l’éveil, bref celui des humains (réel ? irréel ?).

Les lecteurs de H.P. Lovecraft reconnaîtront des noms de lieux (Ilek Vad…) et de personnages (Randolph Carter…) puisque La quête onirique de Vellitt Boe est un pendant féminin à La quête onirique de Kadath l’inconnue ou À la recherche de Kadath (The Dream-Quest of Unknown Kadath, longue nouvelle écrite en 1926-1927 mais publiée en 1943) : Kij Johnson explique ses inspirations et ses motivations dans un très instructif entretien dans lequel elle déchiffre parfaitement bien l’œuvre de Lovecraft (p. 179-191). Dans ce roman miroir, Kij Johnson s’attache à la condition des femmes, elle leur permet de réfléchir, de prendre des décisions, d’étudier, d’enseigner, de voyager (ce qui n’était pas le cas chez Lovecraft, une autre époque…) mais sans tomber dans le féminisme à tout prix. J’ai très envie de lire Un pont sur la brume, son premier titre paru en France, chez Le Bélial en 2016 : attendez-vous à le voir passer sur mon blog cet été car je sais qu’il est à la bibliothèque !

Quelques petites fautes comme « Julat » au lieu de « Jurat » p. 97 ou « surout » au lieu de « surtout » (p. 137), des fautes d’étourderie mais c’est dommage dans une jolie édition illustrée comme celle-ci. Et puis les littératures de genre reçoivent pas mal de critiques négatives alors ce serait bien que leur contenu soit irréprochable.

Ce qui m’a le plus marquée : la transformation du gug en Buick !

Et ma phrase préférée : « Personne ici ne dit aux gens ce que signifie leur existence, et ce que signifie leur monde. » (p. 168).

Une lecture pour le Challenge de l’été, le Challenge Chaud Cacao, Jeunesse Young Adult #7 (pas classé en YA mais il correspond), Littérature de l’imaginaire, Rentrée littéraire janvier 2018 et S4F3 #4.

Printemps Lovecraft

« Lovecraft est parti rejoindre les Grands Anciens il y a déjà 80 ans, en temps terrestre. Pour obtenir Leur bonnes grâces et avoir une chance de survivre quand Ils reviendront, » j’ai eu l’idée d’un Printemps Lovecraft « appelant le maximum d’humains à se pencher sur l’Œuvre du maître de Providence. » Appel auquel Lee Rony a répondu immédiatement.

Ce printemps ira du 15 mars au 21 juin, « soit 99 jours où chacun sera invité à poser sur son blog, ou Facebook (Bouc… si bien nommé !) », des articles et autres interventions (lectures de Lovecraft, livres sur Lovecraft, adaptations en bande dessinée ou au cinéma…). Tous les billets sur Lovecraft et les événements liés à cette date anniversaire sont les bienvenus !

Selon leurs participations les impétrants recevront les grades suivants :

Nyarlatotep : au moins un billet (hors billet de présentation),

Hastur : de 2 à 5 billets,

Cthulhu : de 6 à 10 billets,

Azatoth : de 11 à 15 billets. « Il n’est pas recommandé de dépasser ce nombre sous peine de sentir son esprit préférer la démence à une trop grande connaissance de secrets qu’il serait incapable de dominer. »

Infos, inscription et logos ici ou chez Lee Rony. Groupe FB à venir -> lien. Pour info, les logos 1 et 2 sont de moi, PatiVore, les logos 3 et 4 sont de Lee Rony, utilisez celui que vous préférez.

Je précise que si l’idée vient de moi au départ, c’est Lee Rony qui a pondu le texte ci-dessus (entre guillemets) ainsi que les noms des grades car il connaît Lovecraft bien mieux que moi !

Source : Les montagnes hallucinées sur https://asadpictureofaredsky.wordpress.com/2015/05/31/1218/

Par contre, voici une petite bio et des liens utiles :

Howard Phillips Lovecraft naît le 20 août 1890 à Providence (Rhode Island, le plus petit État des États-Unis). Cet écrivain américain est romancier, nouvelliste, poète et ses œuvres sont classées en littérature de l’imaginaire (fantastique, horreur et science-fiction). Il écrit aussi avec les pseudonymes de Lewis Theobald Jr et Ward Phillips. Il crée un mouvement philosophique, le Cosmicisme, empreint de pessimisme et d’indifférentisme, qui se rattache à la Weird fiction (fiction de l’étrange) et que je vous laisse découvrir à travers ses livres. Enfant unique, surdoué, souvent malade, souffrant de terreurs nocturnes, né de parents mariés sur le tard, Lovecraft voit son père sombrer dans la démence alors qu’il n’a que trois puis enfermé pour le restant de sa vie lorsqu’il a huit ans… Vous imaginez bien l’influence sur son imaginaire ! Il souhaite devenir astronome mais il n’est pas bon en maths et fait une dépression nerveuse qui l’empêche de recevoir son diplôme. Il se consacre donc à l’écriture et vit comme un ermite, n’ayant de contact qu’avec sa mère. Hyperactif (je pense), il adhère et participe à la United Amateur Press Association (UAPA), il crée un fanzine (The Conservative), un club de correspondance et écrit plusieurs nouvelles. Après la mort de sa mère, il est dévasté et épouse Sonia Greene (propriétaire d’une chapellerie) et le couple emménage à New York mais Lovecraft déteste cette ville et, après la séparation du couple, il retourne vivre à Providence. Malheureux, malade, n’arrivant pas à connaître la célébrité malgré le succès des ses nouvelles, de ses romans, de nombreuses publications dans les pulp magazines, et ses idées et personnages repris à son grand plaisir par ses amis épistolaires du Lovecraft Circle, il meurt le 15 mars 1937 à Providence (qu’il n’aura finalement quittée que pendant deux ans). Il écrit à Elizabeth Toldridge le 8 mars 1929 : « J’ai eu ma période Poe, ma période Lord Dunsany, mais, hélas, à quand ma période Lovecraft ? ». Ces périodes, plusieurs spécialistes lovecraftiens les appellent : 1. les histoires macabres (≈1905-1920), 2. le cycle onirique (≈1920-1927) et 3. le Mythe de Cthulhu (≈1927-1935). Lovecraft influence de nombreux écrivains et inspire le monde artistique (musique, cinéma, bande dessinée, illustrations, dessins animés et même jeux vidéo).

Sa bibliographie étant… conséquente, je vous laisse la consulter en français sur H.P. Lovecraft, l’écrivain, son œuvre, son influence (un forum wiki) et Wikipédia, et en anglais sur ISFBD (Internet Speculative Fiction DataBase) et The H.P. Lovecraft Archive.

Découvrons ou redécouvrons ensemble ses écrits, ses histoires et son univers ! Alors, qui est partant ?

La liste des participants sur le blog dédié, https://printempslovecraft.wordpress.com/les-participants/.