Elles chantent en arabe

Je voudrais vous présenter mes trois artistes féminines qui chantent en arabe (en anglais et / ou en français aussi) préférées (pas que je connaisse toutes les chanteuses arabes, très loin de là, mais ce sont celles que j’aime écouter). À noter qu’elles vivent les trois en France.

Yasmine Hamdan : la Libanaise

Elle naît en 1976 dans le sud du Liban. Elle fonde SoapKills, un groupe de trip hop à Beyrouth qui sort trois albums : Bater (1999), Cheftak (2001), Enta Fen (2005) et un best of (2015). À Paris, elle collabore avec Mirwais (Arabology, 2009), CocoRosie et compose des musiques de films avant de se lancer dans une carrière solo avec deux beaux albums à son actif : Ya Nass = 13 titres (2013) et Al Jamilat = 11 titres (2017). Ses titres sont un mélange de chanson traditionnelle et de pop folk. Son site officiel : http://yasminehamdan.com/en/ (en anglais) et plus de vidéos sur sa chaîne YT.

Emel Mathlouthi : la Tunisienne

Elle naît le 11 janvier 1982 à Tunis. Elle chante depuis 2006 mais elle est surtout connue depuis 2011. Elle joue de la guitare, écrit des textes engagés et ses chansons sont un mélange de traditionnel et de sonorités trip hop voire rock. Elle apparaît dans le film documentaire iranien, No Land’s Song d’Ayat Najafi (2014). Ses albums : Kelmti Horra (Ma parole est libre) = 10 titres (2012) et Ensen (Humain) = 11 titres (2017). Son site officiel : https://www.emelmathlouthi.com/ (en anglais) et plus de vidéos sur sa chaîne YT.

Hindi Zahra : la Marocaine

Elle naît le 20 juin 1979 à Khouribga, une ville berbère au sud de Casablanca, dans une famille de musiciens. Elle est aussi peintre, actrice et écrivain. En 2009, elle sort un EP de 4 titres, Hindi Zahra, puis deux albums : Handmade = 11 titres (2010) et Homeland = 12 titres (2015). Son univers sensible bouge au son de ses diverses influences, chanson traditionnelle, gnaoua, blues, jazz, soul, folk. Son site officiel : http://www.hindi-zahra.com/ (en français) et plus de vidéos sur sa chaîne YT.

Alors est-ce que vous aimez vous aussi ?

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Concert de Gontard!

Un peu de musique aujourd’hui avec un super artiste peu connu que j’ai vu en concert samedi dernier.

Gontard!, le chanteur au masque de lapin, est un artiste valentinois que je classerais en rock (atypique, visionnaire, poétique, il a développé son propre univers) mais Wikipédia dit que son genre musical est « hybride ». Dans ses chansons il raconte la « dure » vie, le quotidien, le désœuvrement, l’intimité, la politique, l’engagement, avec des mots crus, violents même, mais justes. Il s’entoure de quatre ou cinq musiciens (guitariste, bassiste, batteur, claviériste, machiniste). Parfois les textes sont parlés-chantés (mais ce n’est pas du slam ou du hip-hop, c’est du talk-over), ça en jette, ça écorche, ça fait réfléchir.

Les albums studio : en 2012 : Bagarre Lovesongs (Sorry But Home Recording Records), un album de 30 titres que je ne connais pas. En 2016 : Repeupler (Ici D’ailleurs) et en 2018 : Tout naît/Tout s’achève dans un disque (Ici D’ailleurs).

Plusieurs EP (en particulier chez La Souterraine) et des participations à des compilations. En 2015, sélection au Printemps de Bourges.

En attendant ma petite vidéo (que je rajouterai plus tard si j’arrive à me rappeler comment fonctionne le logiciel car je ne l’ai pas utilisé depuis longtemps !), voici une série des photos que j’ai prises et en-dessous, des liens pour en savoir plus sur Gontard! et écouter des titres.

PatiVore – Photos persos – Mars 2018

https://gontard.bandcamp.com/ et https://gontard1.bandcamp.com/

https://soundcloud.com/gontard

https://fr-fr.facebook.com/Gontard-422945704454726/

http://www.icidailleurs.com/

https://www.youtube.com/user/icidailleurstv/search?query=gontard

Mes coups de… /2-2018

Bonjour et bon dimanche.

Coup de cœur

Avez-vous participé à la Nuit de la lecture hier soir ? Moi oui, même si je ne suis pas restée toute la nuit ! La nuit de la lecture – ou nuit des bibliothèques ou nuit des médiathèques selon les lieux – se déroulait hier soir, partout en France, dans bon nombre de librairies et de bibliothèques. Près de chez moi, c’était à la médiathèque de Portes lès Valence (Drôme), de 17 heures à minuit, donc j’y suis allée après le travail. Il y avait énormément de monde, d’animations, pas seulement de la lecture, c’était très sympa mais… qu’est-ce qu’il faisait chaud ! La nuit de la lecture, c’était donc non seulement de la lecture et des livres avec des raconteurs de mots, des contes, etc., mais aussi des jeux de société, des jeux vidéo et des trucs numériques comme le vélo connecté, des concerts, de la danse, une expo (de Nina Skubich), des ateliers (pop-up, mandala, light painting…), des quiz, etc. J’ai pris quelques photos (et une vidéo mais je ne sais pas quand j’aurai le temps de la traiter).

Coups de blues

Comme souvent, fin d’année-début d’année, il y a pas mal de décès… Cette semaine, c’était l’Irlandaise Dolores O’Riordan, la chanteuse des Cranberries (un groupe que j’aimais beaucoup dans les années 90, j’ai leurs albums et j’écoute encore de temps en temps) qui est partie le 15 janvier. Elle n’avait que 46 ans et laisse trois enfants, c’est vraiment triste… R.I.P. Plus d’infos sur le site officiel de Dolores O’Riordan (inaccessible pour le moment) et sur le site officiel des Cranberries. Deux titres parmi mes préférés : No need to argue (2e album studio, 1994) et Free to decide (3e album studio, 1996) mais j’aurais pu en choisir d’autres comme Linger ou Just my imagination.

Une pensée également pour Peter Mayle (1939-2018), mort jeudi, il était l’écrivain britannique qui aimait la Provence ; et pour Paul Bocuse (1926-2018), mort hier, le monde de la gastronomie est en deuil. R.I.P.

Mes coups de… /14-2017

Peut-être le dernier ou l’avant-dernier billet « Mes coups de… » de l’année, je ne sais pas, ça dépendra de l’actualité ces trois prochaines semaines.

Coup de gueule

24 novembre, sud-ouest de Paris, une tigresse de 200 kilos, Mevy, s’est « enfuie » de la cage du cirque où elle vivait, elle a été abattue… 😥 Soi-disant que c’était trop dangereux de la toucher avec un fusil hypodermique (elle ne se serait pas endormie assez rapidement et aurait pu être dangereuse en pleine rue même s’il n’y avait aucun passant à ce moment-là). Comment s’est-elle enfuie ? Quelqu’un a-t-il ouvert la porte de sa double cage malgré un protocole important et jusque là efficace ? Une enquête est en cours… Mais quoiqu’il en soit, moi, je dis NON aux animaux en cage dans les cirques ! Quand est-ce que la France va s’aligner sur d’autres pays qui ont pris les devants et interdire les animaux dans les cirques ?

Coup de blues

Bon, vous êtes TOUS au courant : Johnny Hallyday, LE chanteur rock français (de père belge) est mort le 6 décembre (1943-2017) et laisse la France orpheline… J’ai surtout une pensée pour sa famille et ses proches. Je voudrais vous en parler différemment car je ne suis pas fan mais je reconnais qu’il a popularisé le rock’n’roll en France dès 1960 (il était comparé à Elvis Presley, voix, look, déhanchement, prestance, service militaire en Allemagne) et j’ai entendu Johnny toute mon enfance et mon adolescence, ma mère étant fan, voire plus, des amis étant fans aussi. Je n’ai jamais été à un concert de Johnny, je n’achète pas ses albums, je n’ai même pas de best of mais je me rends compte avec tous les hommages partout que je connais pratiquement toutes ses chansons ! Et même qu’il y en a de belles ! Et qu’il avait une voix et une présence uniques, après on aime ou on n’aime pas, c’est sûr. À vrai dire, j’aime un album inconnu de Johnny, à part de ses fans inconditionnels qui possèdent tous les disques, c’est Vie, sorti en novembre 1970, un album différent, engagé, contestataire même, avec des chansons sur l’amour, la liberté, l’écologie, la politique, la paix (on est en pleine guerre du Vietnam) écrites par les écrivains Philippe Labro (1936-…) comme Essayez, C’est écrit sur les murs, Poème sur la 7e (mon titre préféré), Jésus-Christ, et Jacques Lanzmann (1927-2006) comme La pollution. Voilà, Johnny, même si je ne suis pas fan, c’est quand même une partie de mon enfance qui s’en va… Alors voici deux titres : ma chanson préférée, Poème sur la 7e (1970), et pour les fans, Non ne me dis pas adieu (1968).

Quant à Jean d’Ormesson (1925-2017), écrivain, journaliste, philosophe, un érudit facétieux, un monument de la littérature française, jeune Académicien en 1973, je n’ai jamais rien lu de lui mais la France a sûrement perdu un grand écrivain. Si vous avez un titre à me conseiller 😉

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer

Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer.

Quidam, août 2017, 268 pages, 20 €, ISBN 978-2-37491-063-5.

Genre : roman autobiographique.

Erwan Lahrer… Peu d’infos sur lui… Il naît dans le centre de la France (Clermont-Ferrand ?) il y a un peu plus de trente ans. Plus d’infos sur http://www.erwanlarher.com/ et sur sa page FB. Du même auteur : Qu’avez-vous fait de moi ? (Michalon, 2010), Autogenèse (Michalon, 2012), L’abandon du mâle en milieu hostile (Plon, 2013), Entre toutes les femmes (Plon, 2015), Marguerite n’aime pas ses fesses (Quidam, 2016).

Une note de lecture un peu différente pour ce roman atypique.

Un romancier, ça invente « des histoires, des intrigues, des personnages » mais l’auteur était « au mauvais endroit au mauvais moment » (4e de couverture). Je sais que je ne suis pas la seule si, en relation avec le titre, je dis « le livre que je ne voulais pas lire » mais… Une collègue a adoré le roman et me l’a chaudement recommandé et, malgré la petite réticence par rapport au thème (et aussi l’aversion pour cette couverture horrible…), j’ai eu très envie de le lire et j’ai accroché dès le début. En fait, j’avais déjà entendu parler de cet auteur mais je ne l’avais jamais lu, c’est donc mon premier Erwan Lahrer !

Ce roman parle de la soirée concert au Bataclan mais il y a une véritable bande-son dans ce roman ; du rock, du punk. « Tu écoutes du rock, bande-son de ton esprit tourmenté. Tu es cette musique entièrement, elle te constitue, ce que les adultes et la plupart de tes condisciples ne comprennent pas, eux pour qui la musique n’est qu’une distraction, un arrière-plan, un agrément sonore, décoratif. » (p. 14). « Quand arrivent la fusion et le grunge, tu es prêt. » (p. 15). J’ai été élevée dans la culture rock (mais pas que, chanson et classique aussi) et je me suis plus ou moins reconnue car j’écoute du rock depuis toujours, du punk aussi (plutôt à l’adolescence), j’aime la fusion, la musique grunge, et même le métal. Je me sens donc bien dans cette lecture, à ma place même si je n’aurais pas aimé y être !

L’auteur utilise le « tu » en parlant de lui, c’est surprenant et ça interpelle le lecteur. « Tu n’es ni sociologue, ni philosophe, ni penseur ; victime ne te confère aucune légitimité à donner ton avis branlant et ajouré à la télévision ou dans un hebdomadaire. Toutes les paroles ne se valent pas. » (p. 33). Je pense au contraire qu’un écrivain peut tout écrire : la légitimité, c’est d’abord l’éditeur qui la lui donne en publiant son livre, c’est ensuite le libraire en présentant le livre dans ses rayons et c’est enfin le lecteur qui va acheter, offrir, lire voire partager sa lecture. La légitimité est tout simplement dans l’écriture.

De plus, pressé par ses amis, l’auteur se met à écrire mais il ne veut pas délivrer un simple témoignage ou un roman, il veut faire un réel « objet littéraire » ; est-ce pour cela qu’il donne la parole aux terroristes ? Il leur a inventé des prénoms (Iblis, Éfrit, Saala, Shaitan), des vies, c’est un peu spécial mais je comprends : ces gens-là ont eu une enfance, une adolescence, ils ont même peut-être écouté de la musique, avant… D’ailleurs il n’est pas tendre avec eux mais il ne leur en veut pas, ils ont été embrigadés, trompés, abusés. « Rafales, la guerre, les HURLEMENTS, mon incrédulité, mon saisissement, BAM ! BAM ! Je ne vois rien, je n’ose tourner la tête, j’entends BAM ! BAM ! Bouge pas ! BAM ! BAM ! Ta gueule ! BAM ! BAM ! » (p. 67). Carnage… « Tu penses : survivre. Tu dois faire le mort. Inerte. Caillou. Survivre. Tu penses : vivant. Tu penses : chance. Tu penses : pas paralysé. […] Faire le mort. Inerte comme un caillou. Pour survivre. Comme Sigolène. Je suis un caillou. Je suis Sigolène. Je suis un caillou. » (p. 80). Leitmotiv, mantra, volonté de survivre au milieu de tous ces corps. Je vous renvoie moi aussi vers Le caillou de Sigolène Vinson même si je n’ai pas apprécié ce roman… « La peur. L’impuissance. Couché la gueule dans le sang qui poisse vraiment, qui sent vraiment ; et la douleur… » (p. 99).

« Mon pote est allé passé quatre heures en enfer, et il en est revenu. Certains de ses mots m’accrochent, me paralysent, me terrifient, me glacent. » (p. 156). « Je lui dis qu’il va falloir qu’il écrive ce qui vient de se passer, pas forcément pour être publié, mais parce qu’il faut que ça sorte, pour trouver un exutoire, exorciser les bruits, l’odeur, les cris, créer du mouvement dans le récit de ces quatre heures d’immobilité et de silence absolus à taire sa souffrance et à faire le mort. (p. 157). L’auteur ne se considère pas comme un héros, il ne s’attarde même pas sur cette actualité terroriste, il raconte tout simplement à la fois pudiquement et à la fois avec une certaine impudeur (vous comprendrez en lisant le livre), et même avec humour : alors qu’il écrivait Marguerite n’aime pas ses fesses, il est blessé à la fesse, quelle ironie du sort et imaginez comme ses amis l’ont chambré après coup ! Hôpital, rééducation, convalescence, inquiétudes (toute personnelle ! Et où sont ses santiags ?).

En général, je ne suis pas friande des romans autobiographiques mais celui-ci est vraiment différent, au-dessus du lot, il est littéraire, profond, prenant, passionnant ! Et il aide peut-être aussi un peu à comprendre. Mon passage préféré : « Lire et écrire, les deux pôles de ton existence. Tu peux vivre seul. Tu préfères, même. Mais pas sans livres. Pas sans littérature. Pas sans style. » (p. 161). Un état d’esprit qui me convient aussi.

Le petit point faible : la couverture est très moche ! En plus, elles ne sont même pas bleues, ses santiags ! Voilà, j’espère que vous ne serez pas rebutés par cette (affreuse) couverture car le roman est vraiment un ovni littéraire qu’il faut lire et le style de l’auteur est à découvrir aussi. Ainsi je sais que je lirai d’autres romans de lui.

Deux extraits supplémentaires

« C’est quelque chose, la noblesse de l’humain, la solidarité, la fraternité, quand on les autorise à éclore. » (p. 194).

« La littérature n’arrête pas les balles. Par contre, elle peut empêcher un doigt de se poser sur une gâchette. Peut-être. Il faut tenter le pari. » (p. 237).

Une lecture – indispensable – que je mets dans le challenge 1 % rentrée littéraire 2017.

Mes coups de… /10-2017

Un petit billet « Mes coups de… » en ce dimanche ensoleillé (après un samedi pluvieux) mais frais.

Coup de cœur #1

De la même façon que j’avais regardé en replay les deux premiers numéros de la nouvelle émission scientifique, Scientastik, pour science et fantastique, présentée par Alex Goude et diffusée le samedi soir sur France 4, j’ai regardé en replay les émissions sur le thème des robots et sur le thème de l’homme augmenté, toutes les deux avec les mêmes intervenants : Marion Seclin (comédienne et auteur), Bruce Benamran (vulgarisation scientifique et auteur) et Dycosh (humoriste), avec les mêmes rubriques et beaucoup de références, des déplacements pour rencontrer les professionnels, deux émissions encore très intéressantes, passionnantes même, complètes et réalistes mais toujours avec beaucoup d’humour. Apparemment, il n’y avait que quatre émissions de prévues mais j’espère que Scientastik reviendra !

Coup de cœur #2

L’ancien canapé est enfin dans la deuxième chambre qui sert de bureau, bibliothèque (plutôt bordel !) et chambre d’amis. J’avais acheté récemment une couette et j’attendais un ensemble housse de couette et deux oreillers pour le décorer (et le protéger des poils et des griffes de chats). Alors que ma chambre est orange (rideaux, lustre, déco), cette pièce est verte (bon, je dois changer la tapisserie… blanche avec des petites fleurs roses… pas du tout à mon goût !), vous pouvez voir le lustre ici et je vous montre le canapé.

Coup de blues

Gérard Palaprat, chanteur français qui a connu son heure de gloire dans les années 70, né le le 12 juin 1950 à Paris, est mort le 25 septembre. Vous connaissez ? J’étais enfant quand j’ai entendu pour la première fois Fais-moi un signe et Pour la fin du monde (toutes les deux sorties en 1971). Je ne me rappelle plus des autres chansons de ce chanteur hippie aux yeux vairons qui avait étudié le violon, le chant, la danse et l’art dramatique ; il a aussi joué au théâtre et au cinéma. Son site, s’il reste en ligne : http://palaprat.free.fr/. R.I.P.

Maestro de Cécile Balavoine

Maestro de Cécile Balavoine.

Mercure de France, avril 2017, 224 pages, 17,80 €, ISBN 978-2-71524-544-0.

Genre : premier roman.

Cécile Balavoine, docteur en littérature française et titulaire d’une maîtrise d’allemand, est professeur de littérature (elle a enseigné dans deux universités aux États-Unis, Columbia et New York), et journaliste pour plusieurs magazines (culture ou voyage). Elle écrit aussi pour non.fiction.fr (musique et littérature). Maestro est son premier roman mais elle a déjà écrit pour les anthologies Le goût de Salzbourg (2016) et Le goût du piano (2017).

C’est l’été et Cécile est avec ses parents au Château d’Azay le Rideau. Sa mère lui annonce qu’un bébé va naître. Cécile ne veut pas, elle a 8 ans. « J’ai de la peine. Veineuse, tendue, rouge et gonflée comme le cou d’un enfant en colère. Ce jour-là, je veux que nous restions trois. » (p. 14). L’été suivant, Cécile a une petite sœur, ses parents sont épuisés ; elle découvre le piano et Mozart et va se concentrer sur la musique. « Wolfgang Amadeus Mozart. Ce nom-là, je le répète dans ma tête, ça ne fait plus qu’un seul et très long mot, dur à dire […] Volfgangamadéoussemozare, Volfgangamadéoussemozare, c’est le nom d’un génie, d’un envoyé des dieux, un nom d’enfant prodige. » (p. 15).

La passion de Cécile, la musique et Mozart mais elle a quand même du mal à trouver sa voie. Chanteuse lyrique ? Pianiste ? Chef d’orchestre ? « Moi, j’arrête pas d’aimer Mozart. J’habite un autre monde que je colmate de l’intérieur mais qui parfois s’échappe. J’ai honte. Je ne sais pas comment faire autrement. » (p. 99). Cécile devient journaliste ; elle voyage beaucoup mais, même si son sort peut paraître enviable, elle n’est pas heureuse. « Il m’avait fallu tracer un nouveau chemin. Un chemin sans musique. » (p. 158).

Cécile est adulte, elle a 40 ans, et sa vie va changer après une interview téléphonique (qui dure deux heures au lieu de la demie-heure prévue) avec un maestro chef d’orchestre. L’histoire s’enchaîne, sa meilleure amie, Lise, ses souvenirs d’enfance, ses parents, sa petite sœur, son adolescence, Salzbourg et la maison natale de Mozart. « J’ai joué sur le piano de Mozart ! » (p. 38). Paris, New York, son ami photographe, Tristam, l’Italie…. « Je me suis mise à voyager. […] Une autre vie s’est inventée. Une vie d’hôtels, d’avions et d’interviews. Je rencontrais des architectes, des femmes d’affaires, des cuisiniers, des diplomates, des chorégraphes, des peintres. Des musiciens aussi. » (p. 160-161).

Je n’ai pas été émue par le destin de cette « pauvre petite fille riche »… Il y a de bons passages mais j’ai trouvé ce roman… laborieux et insipide… L’auteur insiste trop sur certains points, elle donne une vie (à part la vie sentimentale) trop parfaite à Cécile… Ça ne m’a pas touchée, ça ne m’a pas embarquée même si j’ai appris deux ou trois choses sur Salzbourg et Mozart : j’ai senti la passion de l’auteur pour la musique mais ce n’est pas suffisant pour en faire un roman agréable… D’ailleurs j’ai eu du mal à écrire ma note de lecture (les critiques sont tellement élogieuses) mais comme je l’ai lu dans le cadre des 68 premières fois 2017, je ne pouvais pas le zapper et j’ai l’impression d’être la seule à ne pas l’avoir apprécié mais ce n’est pas grave…

Je le mets dans les challenges Défi Premier roman 2017 et Rentrée littéraire janvier 2017.