La musique d’Édouard de Monika Filipina

La musique d’Édouard de Monika Filipina.

Crackboom Livres, mars 2021, 36 pages, 11,90 €, ISBN 978-2-89802-264-7. La musica di Ettore (2020) est traduit de l’italien par Corinne Delporte.

Genres : album illustré italien, musique.

Monika Filipina naît en Pologne. Elle étudie l’illustration de littérature enfantine à l’université de Wolverhampton et à la Cambridge School of Arts (Angleterre). Elle vit et travaille à Torun en Pologne mais elle aime la jungle. Elle est autrice et illustratrice depuis le début des années 2010. Plus d’infos sur son site officiel, sa page FB et son Intagram.

« Il était une fois, dans une grande et mystérieuse forêt qu’on appelle la jungle, un éléphant et tous ses amis animaux qui avaient une passion en commun. » (p. 5). En effet, ils font tous de la musique ! Tous sauf Édouard… Pas qu’il ne soit pas mélomane mais sa trompe fait « un boucan infernal » (p. 8).

Il fait de la peine, Édouard, car il fait des efforts mais « ça ne fonctionne jamais » (p. 9)… Pourtant, un jour, qu’il est en retard pour écouter ses amis jouer, il découvre son talent.

Bravo Édouard, bravo l’orchestre ! Vous montrez qu’on a chacun un don ou un talent et une place à prendre dans le collectif. Peut-être que des enfants deviendront musiciens après la lecture de ce conte moderne, en tout cas ils auront certainement envie d’écouter de la musique !

Les dessins double page superbement colorés sont magnifiques et l’histoire est vraiment belle. Les quatre dernières pages sont consacrées à un dossier sur les animaux dans les œuvres musicales, les instruments et l’autrice. Je suis fan de ses illustrations !

À noter que les éditions Crackboom Livres sont basées au Québec (par contre je n’ai pas trouvé le livre sur leur site) et je remercie NetGalley pour la lecture en avant-première de ce très bel album illustré.

Pour les challenges Animaux du monde #3, Challenge lecture 2021 (catégorie 31, un livre ayant comme thème principal la musique, 2e billet), Contes et légendes #3 (c’est un conte moderne mais il commence par « il était une fois »), Jeunesse Young Adult #10 et Les textes courts.

Sita Sings the Blues de Nina Paley

Sita Sings the Blues est un film d’animation de 82 minutes réalisé par Nina Paley et sorti en salles en 2008. Il reçoit le premier prix (le Cristal) au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2008. J’ai trouvé deux affiches différentes.

Nina Paley naît le 3 mai 1968 à Urbana (Illinois, États-Unis). Elle étudie l’art (elle est dessinatrice) puis voyage, Santa Cruz, San Francisco… Elle crée Nina’s Adventures (un premier comic strip) en 1988 puis Fluff (un comic strip avec un chat) en 1995. Ensuite, elle se lance dans le cinéma d’animation en 1998 et réalise Pandorama en 1999 et Fetch en 2001. En 2002, elle part à Thiruvananthapuram (ou Trivandrum) dans le Kerala (Inde) et réalise Sita Sings the Blues. Elle milite pour l’art libre et la culture libre. Plus d’infos sur son site officiel (le bandeau animé est génial) et sur le site du film.

Sita, déesse indienne et épouse dévouée, est répudiée par son mari, Rama. Nina Paley est quittée par son mari, Dave. Elle fait un parallèle entre leurs deux histoires. Le couple vit à San Francisco avec un chat, Lexi, mais Dave part travailler en Inde, seulement pour six mois mais son contrat est renouvelé un an.

En Inde, justement, il y a fort longtemps mais les sources ne sont pas sûres, au XIVe siècle, ou au XIe siècle, euh avant J.-C., ça c’est sûr, à Ayodhia, c’était sûrement au nord, les trois narrateurs (en ombres chinoises) ne sont pas toujours d’accord (c’est qu’il existe plusieurs versions selon les époques et les régions). Rama est un gentil roi musicien et il est heureux avec son épouse, Sita. Mais le roi du Lanka (au sud) enlève Sita parce que sa sœur lui a dit qu’elle était la plus belle femme au monde. Rama fait tout pour la retrouver mais il n’a plus confiance en elle et il veut que son peuple le respecte alors il doit prendre une décision cruelle…

Bref, c’est toute la mythologie indienne qui défile (cette histoire étant inspirée du Râmâyana de Valmiki) mais il y a aussi des chansons jazz d’Annette Hanshaw (une chanteuse américaine des années 20). C’est très psychédélique, la musique et les images, c’est impressionnant ! C’est en tout cas une histoire (deux histoires !) sur l’amour, la féminité et le respect (que l’on se doit à soi-même). Nina Paley est très inspirée et douée, je regarderai d’autres films d’animation qu’elle a réalisés puisqu’ils sont disponibles librement.

Je vous présente ce film dans 2021, cette année sera classique (pour l’adaptation du classique Râmâyana), dans Contes et légendes #3 (pour les légendes et la mythologie indiennes) et bien sûr dans Les étapes indiennes #2.

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Projet 52-2021 #10

Dixième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème en musique. Après le Japon samedi dernier, je vous emmène cette fois en Chine mais avant je dois vous expliquer une petite chose. J’ai emménagé fin avril 2018 et je n’ai pas pu rebrancher les fils de la chaîne Hi-Fi… Alors que j’aime tant écouter de la musique, la chaîne est restée au placard durant 2 ans et 10 mois… Heureusement que je peux écouter de la musique sur l’ordinateur, qui a un bon son car j’ai acheté des hauts-parleur Hercules. Mais, bon, la chaîne me manquait… Et il y a 3 semaines, un copain est venu m’installer l’imprimante (qui n’était pas branchée non plus) et… je lui ai parlé de la chaîne ! J’ai été super contente et donc voici la photo pour ce thème, en musique. L’album que j’écoute est Used Rose (Cǎi huā 采花) de Second Hand Rose, un groupe de rock chinois que j’aime particulièrement pour son originalité et sa folie au niveau musique et voix. Sous la photo, quelques infos sur Second Hand Rose et un titre à écouter (soyez un peu curieux !). Je vous souhaite un bon week-end printanier et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Second Hand Rose (二手玫瑰 èrshǒu méiguī) est un groupe de Beijing fondé en août 2000, qui chante en mandarin et qui sort son premier album, Second Hand Rose Band (二手玫瑰), en 2004 (cet album est rebaptisé Used Rose en 2008). La musique mélange instruments traditionnels chinois (voir ci-dessous) et musique rock (voire punk et métal) avec la voix adéquate mais le groupe est souvent classé en Mandapop (pour Mandarin popular music). Le groupe est composé de 5 excellents artistes : Liang Long (梁龙) au chant et à la guitare, Yao Lan (姚澜) à la guitare solo, Li Ziqiang (李自强) à la guitare basse, Wu Zekun (吴泽琨) aux instruments traditionnels chinois (hulusi, morin khuur, suona, tambour, voir explications ci-dessous) et Sun Quan (孙权) à la batterie, totalement complémentaires. Le groupe a sorti 6 albums mais malheureusement le dernier est sorti en 2013. C’est dingue parce que ça fait des années que je voulais parler de ce groupe ! Je ne sais pas si le site officiel est encore en ligne (je n’ai pas réussi à y accéder) mais il existe une page FB.

Les instruments traditionnels : le hulusi est une calebasse soyeuse, le morin khuur est un instrument à cordes mongol, le suona est une flûte (similaire à la chalemie médiévale) et le tambour est un tambour chinois.

Ci-dessous, vous pouvez écouter un de mes titres préférés mais tous les titres de cet album sont en ligne sur la chaîne de Second Hand Rose.

L’anniversaire de Nikolaï Pavlov

L’anniversaire de Nikolaï Pavlov.

Bibliothèque russe et slave, 28 pages. L’anniversaire (Именины 1835) est traduit du russe par Xavier Marmier (in Les perce-neige. Nouvelles du Nord, 1854).

Genres : littérature russe, nouvelle, classique.

Nikolai Filippovich Pavlov (Николай Филиппович Павлов) naît le 19 septembre 1803 à Moscou (Russie). Il étudie à l’université de Moscou (1822-1825) et commence sa carrière littéraire avec des pièces de théâtre. Il écrit des fables, des poèmes, des vaudevilles, des essais, des critiques littéraires, il est aussi traducteur, de l’allemand, de l’anglais et du français, il écrit pour des almanachs, des journaux. Son livre le plus connu est Tri povesti (Trois nouvelles, incluant Yatagan, L’anniversaire et La vente aux enchères, 1835) sur la justice sociale en Russie et il reçoit des éloges d’Alexandre Pouchkine, entre autres. Son épouse, Karolina Karlovna Pavlova (Кароли́на Ка́рловна Па́влова) (1807-1893) est poétesse et traductrice. Il meurt le 10 avril 1864 à Moscou. L’emplacement de sa tombe au cimetière de Pyatnitskoye ainsi que plusieurs de ses œuvres sont perdus… Ses six nouvelles, ses poèmes, ses essais et sa correspondance sélectionnés sont réédités en 1985 par Sovetskaya Rossiya Publishers.

Le narrateur a connu une famille, le père, la mère et leur enfant, tous les trois morts, comme s’ils n’avaient pas existé, mais « chaque homme est digne d’attention, chaque homme peut, par un incident de sa vie, par un sentiment, par un mot, éveiller en nous une émotion. » (p. 3). Alors le narrateur veut en raconter un peu sur N. et son épouse, car ils étaient de « très bons amis » (p. 4). Alors qu’ils ne se sont pas vus depuis des années, le narrateur revoit N. à l’opéra mais celui-ci a changé, il a reçu une balle qui le fait boiter et n’aime plus son épouse comme avant… Comme il ne veut pas parler, N. remet un manuscrit à son ami et c’est ce manuscrit que le narrateur délivre aux lecteurs.

Pressé de retrouver son épouse bien-aimée pour son anniversaire, N. rencontre dans une auberge un officier qui chante et joue fort bien de la guitare. Il l’invite à faire la route avec lui le lendemain, en pensant à son épouse. « Qu’elle sera heureuse, me disais-je, de recevoir un tel hôte elle qui est douée à un si haut degré du goût musical ! » (p. 9).

Avec un peu de vin et de Champagne, N. fait parler son nouvel ami, Pierre, né serf, enlevé à ses parents, devenu chanteur et musicien, professeur de la jeune Alexandrine, 16 ans, puis soldat.

Il y a donc trois degrés de narration : le narrateur, le manuscrit de N. et l’histoire du musicien. Ça m’a fait penser aux poupées russes. Et vous allez voir, tout est imbriqué et porte la tristesse de l’âme russe…

À défaut d’être une ode à l’amour, cette nouvelle est une ode à la musique et au chant. « La parole, c’est l’intelligence ; le chant, c’est l’âme ; les paroles sont limitées comme l’intelligence, et la puissance du chant est sans bornes comme l’âme. » (p. 20).

Lue pour le Mois Europe de l’Est, cette nouvelle entre aussi dans les challenges 2021, cette année sera classique, Projet Ombre 2021 et Les textes courts.

Mes coups de… 4-2021

Bonjour, il fallait bien que de nouveaux coups de blues arrivent…

Masashige Narusawa 成沢昌茂 naît le 29 janvier 1925 à Ueda et meurt le 13 février 2021 à Tokyo. Réalisteur et scénariste, il écrit les scénarios des derniers films de Kenji Mizoguchi. Mon préféré : La rue de la honte (1956). RIP

Tonton David, de son vrai nom David Grammont, naît le 12 octobre 1967 à La Réunion et meurt le 16 février 2021 à Nancy. J’avais bien aimé son Allez leur dire (1994). RIP

Jack Whyte naît le 15 mars 1940 à Johnstone et meurt le 22 février 2021 à Kelowna (Canada). Je ne connaissais pas cet écrivain écossais mais ses romans historiques fantasy pourraient me plaire. Je regarderai si je peux trouver La trilogie des Templiers. RIP

Margaret Maron naît Margaret Elizabeth Brown le 25 août 1938 à Greensboro (Caroline du Nord) et meurt le 23 février 2021 à Raleigh (Caroline du Nord). Elle est autrice de nouvelles et de romans policiers mais elle est peu traduite en français, 4 romans seulement de la série Deborah Knott (chez J’ai Lu Policier) et je regarderai si la bibliothèque en a en rayon. RIP

Philippe Jaccottet naît le 30 juin 1925 à Moudon (Suisse) et il meurt le 24 février 2021 à Grignan (France). Cet écrivain, poète, traducteur et critique littéraire suisse vivait tout près de chez moi à Grignan dans la Drôme et je ne le connaissais pas. Quoique, il a traduit Thomas Mann alors j’ai déjà peut-être croisé son nom. RIP

Le plus gros coup de blues. Joseph Ponthus naît Baptiste Cornet le 4 septembre 1978 à Reims et meurt le 23 février 2021 à Lorient. Eh oui, il le dit dans À la ligne – feuillets d’usine qu’il est parti vivre en Bretagne. Un unique roman, coup de cœur début 2019. 42 ans, je suis sans voix… Je pense à sa famille, à ses proches. RIP

Un bon chanteur mort de Dominique A

Un bon chanteur mort de Dominique A.

La machine à cailloux, collection Carré, septembre 2008, 80 pages, 10 €, ISBN 978-2-916734-04-0.

La collection Carré « invite les musiciens à réfléchir et à écrire sur la création et son processus ».

Genres : littérature française, essai.

Dominique A… Ah, j’adore le chanteur, ses textes, ses musiques, sa voix, sa gentillesse et son humour (je l’ai rencontré une fois). Dominique Ané naît le 6 octobre 1968 à Provins (Seine et Marne). Il est auteur, compositeur et interprète. Selon Wikipédia, il est « considéré comme l’un des fondateurs de la « nouvelle scène française », au début des années 1990 ». Le livre sur son site officiel.

« Mille raisons font que j’écris des chansons. » (p. 5).

Dans ce petit livre, Dominique A parle de l’écriture, de l’excitation quand vient l’idée, de l’état d’esprit lors de l’écriture et après l’écriture, les mots, la musique, la « tension à l’intérieur de la chanson » (p. 27). Il raconte aussi des anecdotes et des souvenirs. Enfant, malgré sa timidité, il « chante à voix haute les chansons des chanteurs qu’aiment [ses] parents » (p. 10) : Jacques Brel, Georges Brassens, Léo Ferré, Jean Ferrat… « je choisis la musique mais je ne le sais pas encore » (p. 25). Il parle bien sûr de la musique qu’il écoute, de l’évolution de la musique principalement dans les années 80 durant son adolescence (pop music, rock, new wave, punk…) – ben, tiens, c’était également mon adolescence ! – mais aussi de livres et de bandes dessinées.

« Un rien suffit à faire naître une chanson : un son, un accord, une programmation mambo ou fox-trot que je n’ai pas encore utilisée. J’aime le son pauvre que ça produit, son absence de clinquant, en rapport avec le détachement de la voix, que je veux blanche et sèche, sans pathos, sans interprétation, sans effet flatteur de réverbération. » (p. 32). Voilà, c’est ça que j’aime dans la voix, dans les musiques et les chansons de Dominique A ! La simplicité, le dépouillement quasiment, l’effet brut « et ce qui en résulte peut être intense et beau » (p. 42) : tout à fait, ses textes sont très beaux, sa musique est très belle, et je ressens toujours une grande intensité, une grande émotion à l’écoute de ses chansons qu’elles soient minimalistes, romantiques, intimes (ou même morbides pour certaines) mais toujours avec une ambiance rock. D’ailleurs, je vous mets une petite sélection ci-dessous ; écoutez Dominique A !

Le pourquoi du titre ? « Andreï Siniavski, un auteur russe, a dit un jour de son compatriote Varlam Chalamov : « Il écrit comme s’il était mort » (il faut être russe pour sortir un truc pareil). » (p. 57). J’adore !

Pour le Challenge lecture 2021 (catégorie 49 : un livre écrit par une célébrité), le Petit Bac 2021 (catégorie Adjectif, alors il y a le choix entre bon et mort), le Projet Ombre 2021 et Les textes courts.

Le courage des oiseaux (Un disque sourd, autoproduit, 1991)

Le Twenty-Two Bar (La mémoire neuve, 1995) en duo avec Françoiz Breut (une artiste que j’aime beaucoup aussi)

Je t’ai toujours aimé (Auguri, 2001)

Le temps qui passe sans moi (La fragilité, 2018)

Et le dernier single en date, Wagons de porcelaine (Vie étrange, 2020)

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Projet 52-2021 #6

Sixième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème tôt ou tard. Bon sang, j’ai réfléchi pendant plusieurs jours ! J’ai d’abord pensé à prendre l’horloge en photo, genre 6 heures tôt ou 18 heures tard, mais bof… Et puis mon cerveau m’a envoyé une idée lumineuse sauf que beaucoup de mes CD musicaux sont encore dans des cartons et je n’en ai trouvé que quelques-uns, un Da Silva et des Têtes Raides… Quel lien entre ces CD ? Ils sont tous édités par le label Tôt ou Tard (logo ci-dessus) ! D’autres Da Silva, Têtes Raides, Jeanne Cherhal, Piers Faccini, Thomas Fersen, Vianney sont encore dans des cartons… Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma ! Et je vous mets un titre (sous la photo), Chamboultou.

Mes coups de… 2-2021

Bonjour, eh bien voici les premiers coups de blues de l’année. Un coup de cœur quand même (en fin de billet).

Barbara Shelley, née en 1932, actrice anglaise dans le cinéma fantastique des années 50 à 70. Je me souviens bien d’elle dans Le village des damnés (1960), dans des films de la Hammer comme Dracula, le prince des ténèbres (1965) (photo ci-contre), entre autres et aussi dans des séries comme Chapeau melon et bottes de cuir et Le Saint (années 60) ou Doctor Who (années 80). Elle est morte le 4 janvier, RIP.

John Lutz, né en 1939, auteur états-unien de romans policiers et de nouvelles, je ne me rappelle pas l’avoir lu mais je connais JF partagerait appartement (1990). Il est mort le 9 janvier, RIP.

Vassilis Alexakis, né en 1943, auteur franco-grec (romans, nouvelles, aphorismes), a reçu plusieurs prix littéraires ; je suis toujours triste de découvrir un auteur après sa mort, le 11 janvier, RIP. Avez-vous lu cet auteur ?

Choi Jeongrye 최정례, née en 1955, poétesse coréenne que j’aurais pu découvrir pour le Challenge coréen si elle avait été traduite en français… Elle est morte le 16 janvier, RIP. Peut-être sera-t-elle traduite en français ?

Jean-Pierre Bacri, né en 1951, très bon scénariste et acteur (il m’a, avec quelques autres, dans les années 90, réconciliée avec le cinéma français que je trouvais élitiste et barbant). Mon film préféré est Un air de famille (1996) mais On connaît la chanson (1997) m’avait agréablement surprise. Il est mort le 18 janvier, il va manquer… RIP.

Jimmy Rodgers, né en 1933, chanteur de pop-rock américain que je connais peu mais la chanson Today (1964) est connue (je l’ai peut-être entendue dans un film ou un documentaire). Il est mort le 18 janvier, RIP.

Jean Graton, né en 1923, scénariste et dessinateur de bandes dessinées ; je l’ai découvert dans les années 70, vers l’âge de 10 ans, j’aimais bien Michel Vaillant (Journal de Tintin) même si je me suis lassée [site officiel de Michel Vaillant] et Julie Wood (journal Super As) me dit quelque chose. Il est mort le 21 janvier, RIP.

Un gros coup de cœur pour Daniel Balavoine (5 février 1952 – 14 janvier 1986), j’écoute toujours avec émotion ses chansons. Un titre parmi tant d’autres.

Les Plumes chez Émilie 2021-2

Deuxième édition de janvier pour Les Plumes chez Émilie. La collecte des mots s’est faite lundi sur le thème « années 80 » et voici les mots à utiliser : se souvenir, plus, famille, regret, heureux, madeleine, ainsi, aléa, apparaître, adolescence, banana-split. Les textes des participants à découvrir chez Émilie.

Séquence nostalgie

Ah, les années 80, toute mon adolescence ! « D’aussi loin que je me souvienne / Bribes d’enfance, bouts de scène / Tes yeux, ton visage et ta main dans ma main / Et nos pas sur le même chemin », ça c’est pour les gens que j’ai aimés et qui m’ont aimée. Pourtant, « Putain c’qu’il est blême, mon HLM », eh oui, je n’ai pas grandi dans une maison mais dans un HLM alors Renaud, c’était mon pote. J’étais une fille parmi les Girls just want to have fun mais je n’étais pas une Billie Jean (une groupie), simplement une ado normale, un peu trop ronde et dans une famille de divorcés (ah zut, ça c’est une chanson des années 70), mais j’étais en mode « heureux » parce que j’avais la lecture, la musique et un petit copain. Rien de plus, rien de moins alors pas de regret, même pas une petite madeleine de Proust (chez nous, c’était plutôt pain perdu et il était toujours très bon). C’était ainsi, je faisais (comme je le fais toujours) avec les aléas de la vie et je n’étais pas envieuse ou malheureuse parce que le besoin de posséder des choses n’apparaissait pas. Je me contentais d’un tourne-disques et de quelques vinyles, surtout de mes livres et des amis avant que la vie nous sépare. J’avoue, peut-être une pointe de nostalgie finalement… Eh bien, je vous laisse maintenant, je vais déguster un banana-split avec L’aventurier, ou avec un Partenaire particulier, comment ça ce n’est pas possible parce que les bars et les restaurants sont fermés ? Bon, alors je vais me faire un petit Voyage-Voyage pourquoi pas à Macao avant que la Video killed the radio star. Pas possible non plus ? Mais dans quel monde vit-on ? Puisque c’est comme ça, je lance un Message in the bottle et je vais peut-être Walking on the Moon ! C’est possible, ça ? Non, toujours pas… Tant pis, The show must go on mais Don’t stand so close to me !

Voilà, ce texte vous a plu ? Vous avez reconnu les chansons ? Il y avait tant de titres, je n’ai pas pu tous les caser. Mais je vous souhaite un bon week-end et, peut-être, aurez-vous envie d’écouter quelques morceaux des années 80 parce que Sweet dreams are made of this avant The final countdown ! Les autres textes à lire chez Émilie.

Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka

Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka.

Glénat, juin 2018, 226 pages, 7,60 €, ISBN 978-2-34402-551-2. ブルージャイアント(2013) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, seinen.

Shinichi ISHIZUKA 石塚真一 naît en 1971 dans la préfecture d’Ibaraki. Il part étudier la météorologie aux États-Unis pendant 5 ans. Il découvre l’escalade et publie Vertical (18 tomes). Car, de retour au Japon, il devient mangaka.

Dai Miyamoto joue au basket depuis le collège. Il décide tout à coup d’écouter du jazz. « Miles Davis, Charlie Parker et Bill Evans… J’ai pris ceux qui avaient l’air les plus célèbres. » (p. 11). C’est que « Le jazz, c’est une musique rude et brûlante, née de la collision entre les personnalités de chacun. » (p. 19). Son ami Shuhei, qui joue du piano et de la guitare, l’emmène à un concert. Après son entrée au lycée, Dai se met à jouer du saxo sur les berges de la rivière Hirose à Sendai. Mais il ne suit aucun cours et n’a pas de partitions, il y va au feeling, il improvise. Et quand il pleut, il joue sous un tunnel. « Cet écho… est géant ! » (p. 70). « Le jazz, c’est une musique libre et intense ! » (p. 83). Mais les jeunes de son âge ne comprennent pas son engouement… « C’est une musique… grave, puissante et brûlante. » (p. 85). Et il veut devenir « le meilleur jazzman au monde » (p. 137).

Cette série en 10 tomes est pré-publiée au Japon dans Big Comic puis éditée par Shôgakukan (entre 2013 et 2017). Mais attention, Blue Giant n’est pas terminé avec ces 10 tomes ! Suit Blue Giant Supreme (ブルージャイアント シュプリーム) en 11 tomes et Blue Giant Explorer (ブルージャイアント エクスプローラー) prévoit de suivre Dai Miyamoto aux États-Unis (sûrement une dizaine de tomes aussi).

C’est trop pour moi mais j’ai été ravie de découvrir ce premier tome très bien dessiné (époustouflant et vibrant même) et qui raconte une musique que j’écoute peu (je suis plus rock) même si je connais les grands noms du jazz.

Cette série plaira assurément aux amateurs de jazz mais aussi aux amateurs de musique en général et bien sûr aux amoureux de très beaux mangas.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Lecture 2021 (catégorie 31 = un livre ayant comme thème principal la musique mais il pourrait aller dans les catégories 4, 12, 33, 39 et 40 !) et Petit Bac 2021 (catégorie Couleur pour Blue). Plus de BD de la semaine chez Stéphie. Noctenbule l’a lu aussi.