Mes coups de… 10-2021

Bonjour, des coups de blues en pagaille, je n’ai pas pu publier ce billet dimanche.

Patricia Hitchcock, la fille unique d’Alfred Hitchcock, née le 7 juillet 1928 à Londres, a joué dans plusieurs films réalisés par son père dans les années 50 et dans des séries en particulier Alfred Hitchcock présente (10 épisodes). Elle est morte le 9 août 2021 à Thousand Oaks en Californie. RIP.

Roy Gaines, né le 12 août 1937 à Wasko au Texas, était guitarise et chanteur de blues. Sa carrière débute dans les années 50 et il a joué avec Chuck Willis, Aretha Franklin, Ray Charles et The Everly Brothers (voir ci-dessous) entre autres. Si vous avez vu The Color Purple (La couleur pourpre) réalisé par Steven Spielberg en 1985, vous avez entendu Don’t Make Me No Never Mind. Il est mort le 11 août 2021 à Los Angeles en Californie. RIP.

Tome 1 (1970-1972)

Raoul Cauvin, né le 26 septembre 1938 à Antoing (Belgique) était un scénariste de bandes dessinées. Il débute avec les séries Les tuniques bleues (j’en ai lu enfant) et Sammy. J’ai acheté les premiers tomes de Les femmes en blanc et j’ai lu quelques Pierre Tombal et Cédric (années 80). Il est mort le 19 août 2021. RIP.

Don Everly, né le 1er février 1937 à Brownie dans le Kentucky, est parti rejoindre son frère, Phil Everly (1939-2014). Tous deux formaient The Everly Brothers, un duo de country et rock’n’roll moins connu que d’autres groupes mais que j’aimais bien et qui ont influencé les Beatles, les Beach Boys, les Bee Gees et Johnny Hallyday, entre autres. N’avez-vous jamais entendu Crying in the Rain ? Don Everly est mort le 21 août 2021 à Nashville au Tennessee. RIP.

😢 Charlie Watts, né le 2 juin 1941 à Wembley (Angleterre), était le batteur des Rolling Stones (de 1963 à 2021, 58 ans de carrière !). Je vous mets ma chanson préférée des Rolling Stones, Paint it, Black (1966). Il est mort le 24 août 2021 à Londres. RIP.

😢 Jean-Paul Belmondo, né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, était acteur de cinéma et de théâtre. Il a tourné avec les grands réalisateurs (français et européens), des films populaires, des comédies, des drames, des films d’auteurs, des films policiers avec de l’action et de l’humour… C’était mon acteur préféré lorsque j’étais enfant et adolescente. Avec des films comme Un singe en hiver (1962), Le cerveau (1969), Borsalino (1970), Le magnifique (1973), Flic ou voyou (1979), Le professionnel (1981), L’as des as (1982), Le marginal (1983) et j’en passe, et Itinéraire d’un enfant gâté (1988) qui est peut-être le seul film de Claude Lelouch que j’ai apprécié. Bébel est mort le 6 septembre 2021 à Paris. RIP.

Un coup de cœur musical mais je vous en parlerai un autre jour. En attendant, j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran de septembre, toujours créé par mademoiselle Farfalle mais, pour une fois, ce n’est pas une illustration mais une photo.

Les Plumes chez Émilie 2021-10

Après une pause estivale, voici la 10e édition des Plumes chez Émilie cette année. Pour ne pas changer, j’ai manqué la collecte des mots lundi sur le thème Caravane et voici la liste des 15 mots à utiliser : chien, musique, pliant, découverte, camper, repasser, dormir, nature, soleil, route, nomade, liberté, feu, forain, froid.

Je tiens à préciser que j’ai des problèmes de wifi depuis deux semaines, pas tout le temps mais régulièrement… Est-ce parce que l’ordi est vieux, plus de 10 ans ou est-ce que ça vient de la box, je ne sais pas… Bref, c’est pourquoi je n’ai pas pu programmer ce billet et qu’il a du retard…

Caravane – Les chiens aboient et la caravane passe. Vous connaissez cette expression ? Elle serait d’origine turque. Je m’imagine en train de camper, eh bien disons sous le soleil d’Anatolie, en pleine nature, assise sur un pliant (si possible confortable, hein !), observant les montagnes au loin et la route sur laquelle des forains ou des nomades épris de liberté s’arrêteraient pour discuter avec moi. Et, la nuit tombant, pour lutter contre le froid, ils feraient un grand feu et partageraient avec moi le dîner. J’ai du bon vin français, voulez-vous le goûter ? Une bonne partie de la nuit passerait sans dormir, à écouter de la musique (vous avez déjà entendu du rock anatolien ? C’est génial !), à chanter, ce serait une magnifique découverte et, plus tard, je me repasserais les images et les sons pour ne jamais oublier ce moment mémorable.

Voici Caravane de Raphaël et Yalnızlar Rıhtımı d’Erkin Koray (apparemment le titre signifie Quai solitaire).

Les autres textes chez Émilie.

Mes coups de… 9-2021

Bonsoir, des coups de blues et un coup de cœur quand même et mon fond d’écran d’août.

Coups de blues

Oh non… Jabbour Douaihy, écrivain libanais né en 1949 à Zghorta (au nord du Liban), est mort le 23 juillet 2021. J’avais beaucoup aimé Le quartier américain et la rencontre avec lui en 2016 avait été magnifique. Je suis tellement triste… RIP.

John Cornell, né le 2 février 1941 à Kalgoorlie (Australie), est mort le 23 juillet 2021. Vous ne connaissez peut-être pas son nom mais Crocodile Dundee (1986-1988), c’était lui aux commandes (scénariste, réalisateur et producteur). Toute une époque (l’Australie arrivait sur nos écrans). RIP.

Henri Vernes de son vrai nom Charles-Henri Dewisme naît le 16 octobre 1918 à Ath (Belgique). Il est le papa de Bob Morane et Bill Ballantine en 1953, toute une époque aussi… Il est mort le 25 juillet 2021 à Bruxelles. RIP.

Mo Hayder de son vrai nom Clare Dunkel, née en 1962 à Londres (Angleterre) est morte le 27 juillet 2021. Elle était autrice de romans policiers (plutôt violents), j’avais apprécié Rituel et je veux relire cette autrice. RIP.

Coup de cœur

Mourad, 14 ans, l’hôpital La Timone à Marseille, un piano, une vidéo enregistrée (à son insu) et le succès, bravo !

Et j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran d’août, toujours créé par mademoiselle Farfalle.

En coup de vent… 137

Bonjour, cette semaine, je suis en vacances, une petite semaine seulement mais je compte bien en profiter ! Repos, lectures, concert et expo.

Cliquez sur la photo !

Mardi 20 juillet, direction le CPA (Centre du Patrimoine Arménien, j’en ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog) pour un concert de Fazaz. Ce duo, c’est Léo Fabre-Cartier (lotar, bendir, chant) [il est à droite sur les photos] et Guillaume Storchi (percussions, chœurs) [il est à gauche sur les photos]. Le lotar, c’est un instrument originaire du Maroc, à trois cordes, de la famille de l’oud (qui lui a quatre cordes), il est utilisé dans la musique amazigh des Berbères du Maroc. Le bendir est un instrument à percussion (un tambour) utilisé dans la musique berbère.

Cliquez sur la photo !

Plus d’infos sur le site de Léo Fabre-Cartier avec plusieurs vidéos et sur le site de Guillaume Storchi. J’ai beaucoup aimé ces deux musiciens habités par leur musique ; les chansons sont dramatiques avec un rythme lancinant qui monte en intensité, c’est poignant et nouveau pour moi qui n’écoute que quelques chanteuses qui chantent en arabe.

Je vous mets un extrait vidéo ci-dessous en espérant que vous apprécierez et je vous souhaite une bonne fin de semaine 🙂

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Projet 52-2021 #27

Vingt-septième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème sur l’herbe. J’aurais pu vous proposer un pique-nique sur l’herbe mais je préfère vous montrer ces beaux moutons qui sont d’ailleurs en plein pique-nique. Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

PS : ce billet est prêt depuis quelques jours mais hier soir un concert a eu lieu sur l’herbe et je veux partager cette photo supplémentaire (sous la photo des moutons) et quelques infos. Le duo Mathis, c’est Patrick et Jonathan Mathis, le père et le fils, qui revisitent l’orgue de Barbarie de façon expérimentale. Plus d’infos sur Patrick Mathis, sur Jonathan Mathis et une vidéo.

L’insondable profondeur de la solitude de Hao Jingfang

L’insondable profondeur de la solitude de Hao Jingfang.

Fleuve, collection Outre Fleuve, mai 2018, 368 pages, 20,90 €, ISBN 978-2-26511-786-0. Gudu Shenchu (2016) est traduit du chinois par Michel Vallet. Je l’ai lu en poche : Pocket, collection Science-fiction, mai 2019, 384 pages, 8,20 €, ISBN 978-2-26629-267-2.

Genres : littérature chinoise, science-fiction, nouvelles.

Hao JINGFANG naît le 27 juillet 1984 à Tianjin (nord-est de la Chine). Elle étudie la physique à l’université Tsinghua de Beijing puis l’économie et la gestion. Elle est autrice de science-fiction (romans, nouvelles) et d’un essai sur la culture. L’insondable profondeur de la solitude est son premier livre traduit en français et la nouvelle Pékin Origami 北京折叠, 2015) reçoit le Prix Hugo en 2016 (premier auteur chinois à recevoir ce prix). Vous comprenez le chinois ? Vous pouvez alors suivre son activité sur son blog officiel.

J’ai lu ce recueil de nouvelles fin novembre 2020 et ma note de lecture attend depuis… Pourquoi ? Parce qu’il y a 11 nouvelles – dont certaines en plusieurs parties – et que je m’étais mise en tête de parler de toutes les nouvelles ! J’imagine bien le billet de 4 ou 5 pages alors je vais faire plus court (j’ai pris trop de notes en fait).

Dans une introduction, Hao Jingfang explique que les nouvelles ont été écrites entre 2010 et 2016 et que celle de Pékin Origami a été conçue « comme la première partie d’un roman » (p. 5) mais le projet n’est pas encore finalisé.

Pékin Origami (en 5 parties) – Lao Dao, 43 ans, célibataire, employé au centre de traitement des ordures, vit à Pékin. La ville est divisée en trois espaces qui vivent en alternance grâce à un basculement genre pliage (d’où origami). Lao Daol vit dans le troisième espace (celui où habitent les plus pauvres) mais il est investi d’une mission. « Je n’ai pas le temps de m’expliquer. Je dois me rendre dans le premier espace. Dites-moi comment. » (p. 10). Cette nouvelle parle de la surpopulation et de l’aliénation selon le statut social.

Au centre de la postérité – Ah Jui, 22 ans, violoniste, mariée à Chen Jun, arrive à la Royal Academy of Music à Londres. Elle veut passer un master de composition. « Ah Jiu n’était pas douée pour l’interprétation mais pour la composition. Elle en était sûre, et tous les professeurs qu’elle avait eu depuis son enfance le reconnaissaient. […] Elle aimait la composition musicale au point d’en faire son langage. » (p. 65). Mais durant sa troisième année d’études, la Terre est envahie par des « hommes d’acier », des extraterrestres venant d’une « planète lointaine ». Une nouvelle qui plaide pour la culture, plus importante que tout.

Le chant des cordes (5 parties) – Pendant le concert de la Symphonie n°2 de Mahler, Résurrection, une explosion fait fuir le public. Nous retrouvons les « hommes d’acier », ces extraterrestres qui s’en prennent à la Terre sauf « les villes anciennes [et] les lieux liés à l’art » (p. 94). Et s’il était possible de détruire la Lune, sur laquelle les extraterrestres ont établi leur base, avec la musique (oscillations, résonance…) ? Plusieurs musiciens et scientifiques se réfugient à Shangri-la. Comme la nouvelle précédente, cette nouvelle est une réflexion sur la liberté et la domination.

Le dernier des braves (3 parties) – Sijie47, poursuivi par des drones, se réfugie dans ce qu’il pense être l’entrepôt d’un supermarché mais c’est en fait un dépôt de munitions surveillé par Pannuo 32, un vieil inoffensif. Inoffensif, vraiment ? Cette nouvelle développe le clonage et la désobéissance.

Le théâtre de l’univers – Glasgow, hiver 2099. C’est l’ère du Céphalocène, « l’ère du partage des cerveaux » (p. 167). Elaine rencontre un musicien de rue ce qui devenu très rare. Elle qui déplore la disparition des rituels et des fêtes qui marquaient la civilisation est ravie. « […] qu’est-ce qui l’a poussée [l’humanité] à abandonner son agressivité pour se sociabiliser ? Les fêtes. » (p. 173). Mais A n’est pas qu’un simple chanteur de rue… Cette nouvelle met en parallèle passé et futur.

Question de vie ou de mort (2 parties) – Un Pékinois rentre tranquillement chez lui lorsqu’il est heurté par une Maserati. Il se réveille dans une ville inconnue où tout est gris. « Il ne savait toujours pas s’il était mort. » (p. 184). L’ambiance de cette histoire est particulière, elle délivre un message philosophique différent mais elle est angoissante.

Le palais Epang (13 parties + 3 épilogues) – Alors qu’Ah Da disperse les cendres de ses parents dans la mer, il s’endort sur le petit bateau et se retrouve devant une île inconnue. « [une] plage, une petite montagne et une végétation luxuriante […] une pierre dressée, presque masquée, au bord d’un bosquet. » (p. 230). Il découvre une grotte avec « des statues similaires aux soldats en terre cuite de Xi’an » (p. 232). Il ramène la statue de l’empereur Qin Shi Huang (ancienne de deux mille ans) chez lui. Celui-ci lui propose de participer au concours de reconstruction du palais d’Epang. Prenons-nous nous-mêmes des décisions ou sommes-nous influencés par ce et ceux qui nous entourent ? « Fleuves et montagnes changent, seul le pouvoir est éternel ! » (p. 278). Et si le passé était lié au présent et inversement ? C’est étrange parce que c’est ce qui est (en partie) développé dans le roman La Mort et le Météore de Joca Reiners Terron que j’ai lu récemment.

L’envol de Cérès (3 parties) – Sur Cérès, les enfants de l’école primaire Anya attendent le bibliothécaire, Monsieur Ronning, avec impatience. Celui-ci arrive de Mars à bord d’un vaisseau. De l’importance de la lecture (même si les livres sont dématérialisés) et de l’imagination. Mais « les sentiments n’ont pas leur place dans le déroulement de l’histoire humaine. » (p. 317) parce que Mars a besoin de l’eau de Cérès… de toute l’eau de Cérès. Cette nouvelle entre dans le Challenge de la planète Mars car les humains vivent sur Terre (où c’est apparemment le chaos), sur Cérès et sur Mars (qui est une des 3 parties de la nouvelle). D’ailleurs, voici un extrait. « Vu à haute altitude, l’hémisphère Nord de Mars semble constitué d’une vaste mer azur aux vagues magnifiques qui s’étend sur des milliers de kilomètres. À mesure que l’on se rapproche du sol, cette vaste mer se fragmente en d’innombrables parcelles, lacs de tailles diverses entrecroisés de fleuves. […] Ce sont des toits, les toits des villes. Les toits de Mars sont recouverts d’immenses panneaux solaires de silicium. » (p. 303-304).

La clinique dans la montagne – Han Zhi s’est perdu dans le parc qui est maintenant fermé. Son épouse, Andun, va s’inquiéter d’autant plus qu’il devait acheter deux biberons pour leur bébé, Xiao Peng. Han Zhi a 32 ans, il est maître de conférences à l’université mais son beau-père aimerait qu’il gagne plus d’argent. Ce n’était pas une dispute mais « Han Zhi était sorti de la maison et avait pris un bus direct pour la banlieue. » (p. 331). Ses pas le conduisent en fait à la clinique de la montagne où vit son ami, Lu Xing. Et ça va changer sa vie ! En bien ou en mal, ça…

La chambre des malades – Qi Na et Han Jie travaillent dans un hôpital. « Dis-moi, quel sens y a-t-il à continuer à vivre quand on en arrive là ? » (p. 367). Exaspéré par son ami, Ah Paul, qui ne lui donne pas de nouvelles et passe son temps à surfer sur les réseaux sociaux, Qi Na décide d’essayer les électrodes des malades… Les dangers du repli sur soi et des réseaux sociaux trop présents dans les vies humaines.

Le procrastinateur – Ah Chou doit rendre un projet de recherche le lendemain matin mais il n’arrive pas à le rédiger… Ses camarades de chambre ne peuvent pas l’aider mais « Ah Yan sourit jusqu’aux oreilles : Je t’avais bien dit de t’y mettre plus tôt, et que les articles étaient long à résumer. » (p. 376) et « Ah Dan rampa hors du lit : […] C’est encore quand je m’y mets au dernier moment que le résultat est le meilleur […] . » (p. 377). Syndrome chinois, travailler, toujours, et toujours plus ?

Un bon recueil de nouvelles de science-fiction par une jeune Chinoise (déjà la science-fiction a été interdite en Chine pendant longtemps donc la science-fiction chinoise débute mais le fait que l’autrice soit une femme, récompensée en plus, est rare). Ci-dessus, j’ai écrit bon et pas excellent parce que je pense que les nouvelles sont de qualité inégale, premièrement j’aurais aimé m’attacher plus aux personnages et deuxièmement, avec plusieurs parties, certaines nouvelles sont trop longues… (ou la traduction pas très bonne…). Toutefois, pour découvrir les problèmes de la société chinoise, et de l’humanité en général (parce que c’est l’humain qui est toujours mis en avant), c’est un bon recueil de nouvelles qui amène le lecteur à réfléchir non seulement sur le présent mais aussi sur le futur parce que vraiment beaucoup de thèmes sont abordés (il y en a ainsi pour tous les goûts).

Un recueil que je mets dans Challenge de la planète Mars (pour la nouvelle L’envol de Cérès), Challenge lecture 2021 (catégorie 19, un recueil de nouvelles, 2e billet), Littérature de l’imaginaire #9, Projet Ombre 2021 et Les textes courts.

Mes coups de… 6-2021

Bonjour, je sais qu’il y en a parmi vous qui aimez cette rubrique. Alors quelques coups de blues…

ÔTSUKA Yasuo (大塚 康生), né le 11 juillet 1931 à Tsuwano, était chef animateur, character designer (concepteur de personnages) et réalisateur de cinéma d’animation japonais. Il est mort le 14 mars 2021 à Tôkyô. RIP. J’ai tellement aimé Le serpent blanc (1958), Horus prince du soleil (Isao Takahata, 1968) et Le chat botté (1969) du studio Toei, ainsi que la série animée Lupin III (1971-1972) et bien sûr toutes les animations du studio Ghibli sur lesquelles il a travaillé, Panda Kopanda (1972), Conan le fils du futur (1978), Edgar de la Cambriole et Le Château de Cagliostro (1978), Kié la petite peste (1981), vous comprenez pourquoi je parle de lui.

Nguyễn Huy Thiệp, né le 29 avril 1950 à Hanoï, était un écrivain vietnamien. Il est mort le 20 mars 2021 à Hanoï. RIP. J’ai l’impression d’avoir lu Un général à la retraite et Le cœur du tigre, deux recueils de nouvelles parus aux éditions de l’Aube (respectivement en 1990 et en 1995), en tout cas je veux (re)lire cet auteur (de nombreuses nouvelles, deux pièces de théâtre et un roman sont traduits en français).

Source : capture Daiei Studios / Télé-Loisirs

TANAKA Kunie (田中邦衛), né le 23 novembre 1932 à Toki, était un acteur japonais. Il est mort le 24 mars 2021 à Yokohama. RIP. En plus de 200 films, il a tenu de nombreux seconds rôles depuis la fin des années 50 jusqu’en 2010. Samouraï, paysan, tueur, vous l’avez peut-être vu dans Les salauds dorment en paix d’Akira Kurosawa (1960), dans Sanjurô du même Kurosawa (1962), dans Le sang du damné de Hideo Gosha (1966), dans Dodes’kaden d’Akira Kurosawa (1970) ou dans d’autres films de Keiichi Ozawa et de Jun Fukuda, entre autres.

Patrick Juvet, né le 21 août 1950 à Montreux, était un chanteur-compositeur suisse. Il est mort le 1er avril 2021 à Barcelone (Espagne). RIP. Ce n’était pas un chanteur que j’écoutais mais dans les années 70, j’ai aimé La musica (1972, j’avais 6 ans), Rappelle-toi Minette (1974), Où sont les femmes (1977), I love America (1978) et Lady Night (1979), il avait une sacrée voix mais ensuite, avec le rock, j’avoue que je ne l’ai pas suivi. (Le billet continue sous les deux vidéos).

KOBAYASHI Osamu (小林 治), né le 10 janvier 1964 à Tokyo, était un illustrateur japonais. Il est mort le 17 avril 2021. RIP. Illustrateur et aussi réalisateur, il avait travaillé sur les animés de Beck d’après les mangas de Harold Sakuishi (2004) (avec une super BO, CD ci-contre) et de Paradise Kiss d’après les mangas d’Ai Yazawa (2005), deux séries que j’aime beaucoup.

Au moment où je rédige ce billet (hier soir), j’apprends la mort d’Yves Rénier, né le 29 septembre 1942 à Berne (Suisse). Il était acteur, scénariste et réalisateur. Il est mort le 24 avril 2021 à Neuilly-sur-Seine (France). RIP. Je l’ai découvert dans Belphégor ou le fantôme du Louvre (1965, je n’étais pas née, j’ai évidemment vu cette série lors d’une rediffusion), Les globe-trotters (1966-1969, pareil, rediffusion) et bien sûr Commissaire Moulin (1976-1978). Et récemment j’ai vu (et apprécié) Je voulais juste rentrer chez moi (film qu’il a réalisé en 2017).

Deux coups de cœur quand même !

Jean-Claude Mourlevat a reçu fin mars le Prix Astrid Lindgren, ou Prix ALMA (Astrid Lindgren Memorial Award), ce qui correspond à un Prix Nobel de littérature jeunesse. Ce prix littéraire créé en 2002 récompense un auteur français pour la première fois. Ma note de lecture de l’excellent Jefferson (2018).

Thomas Pesquet, né le 27 février 1978 à Rouen, est sûrement l’astronaute préféré des Français. Hier (samedi 23 avril), il a embarqué (pour la deuxième fois) pour la Station spatiale internationale (ISS) pour un séjour de six mois (ça fait trois « pour », désolée). Il est le premier Français commandant de l’ISS. Suivez-le sur sa page FB !

Passez un bon dimanche et à bientôt !

La musique d’Édouard de Monika Filipina

La musique d’Édouard de Monika Filipina.

Crackboom Livres, mars 2021, 36 pages, 11,90 €, ISBN 978-2-89802-264-7. La musica di Ettore (2020) est traduit de l’italien par Corinne Delporte.

Genres : album illustré italien, musique.

Monika Filipina naît en Pologne. Elle étudie l’illustration de littérature enfantine à l’université de Wolverhampton et à la Cambridge School of Arts (Angleterre). Elle vit et travaille à Torun en Pologne mais elle aime la jungle. Elle est autrice et illustratrice depuis le début des années 2010. Plus d’infos sur son site officiel, sa page FB et son Intagram.

« Il était une fois, dans une grande et mystérieuse forêt qu’on appelle la jungle, un éléphant et tous ses amis animaux qui avaient une passion en commun. » (p. 5). En effet, ils font tous de la musique ! Tous sauf Édouard… Pas qu’il ne soit pas mélomane mais sa trompe fait « un boucan infernal » (p. 8).

Il fait de la peine, Édouard, car il fait des efforts mais « ça ne fonctionne jamais » (p. 9)… Pourtant, un jour, qu’il est en retard pour écouter ses amis jouer, il découvre son talent.

Bravo Édouard, bravo l’orchestre ! Vous montrez qu’on a chacun un don ou un talent et une place à prendre dans le collectif. Peut-être que des enfants deviendront musiciens après la lecture de ce conte moderne, en tout cas ils auront certainement envie d’écouter de la musique !

Les dessins double page superbement colorés sont magnifiques et l’histoire est vraiment belle. Les quatre dernières pages sont consacrées à un dossier sur les animaux dans les œuvres musicales, les instruments et l’autrice. Je suis fan de ses illustrations !

À noter que les éditions Crackboom Livres sont basées au Québec (par contre je n’ai pas trouvé le livre sur leur site) et je remercie NetGalley pour la lecture en avant-première de ce très bel album illustré.

Pour les challenges Animaux du monde #3, Challenge lecture 2021 (catégorie 31, un livre ayant comme thème principal la musique, 2e billet), Contes et légendes #3 (c’est un conte moderne mais il commence par « il était une fois »), Jeunesse Young Adult #10 et Les textes courts.

Sita Sings the Blues de Nina Paley

Sita Sings the Blues est un film d’animation de 82 minutes réalisé par Nina Paley et sorti en salles en 2008. Il reçoit le premier prix (le Cristal) au Festival international du film d’animation d’Annecy en 2008. J’ai trouvé deux affiches différentes.

Nina Paley naît le 3 mai 1968 à Urbana (Illinois, États-Unis). Elle étudie l’art (elle est dessinatrice) puis voyage, Santa Cruz, San Francisco… Elle crée Nina’s Adventures (un premier comic strip) en 1988 puis Fluff (un comic strip avec un chat) en 1995. Ensuite, elle se lance dans le cinéma d’animation en 1998 et réalise Pandorama en 1999 et Fetch en 2001. En 2002, elle part à Thiruvananthapuram (ou Trivandrum) dans le Kerala (Inde) et réalise Sita Sings the Blues. Elle milite pour l’art libre et la culture libre. Plus d’infos sur son site officiel (le bandeau animé est génial) et sur le site du film.

Sita, déesse indienne et épouse dévouée, est répudiée par son mari, Rama. Nina Paley est quittée par son mari, Dave. Elle fait un parallèle entre leurs deux histoires. Le couple vit à San Francisco avec un chat, Lexi, mais Dave part travailler en Inde, seulement pour six mois mais son contrat est renouvelé un an.

En Inde, justement, il y a fort longtemps mais les sources ne sont pas sûres, au XIVe siècle, ou au XIe siècle, euh avant J.-C., ça c’est sûr, à Ayodhia, c’était sûrement au nord, les trois narrateurs (en ombres chinoises) ne sont pas toujours d’accord (c’est qu’il existe plusieurs versions selon les époques et les régions). Rama est un gentil roi musicien et il est heureux avec son épouse, Sita. Mais le roi du Lanka (au sud) enlève Sita parce que sa sœur lui a dit qu’elle était la plus belle femme au monde. Rama fait tout pour la retrouver mais il n’a plus confiance en elle et il veut que son peuple le respecte alors il doit prendre une décision cruelle…

Bref, c’est toute la mythologie indienne qui défile (cette histoire étant inspirée du Râmâyana de Valmiki) mais il y a aussi des chansons jazz d’Annette Hanshaw (une chanteuse américaine des années 20). C’est très psychédélique, la musique et les images, c’est impressionnant ! C’est en tout cas une histoire (deux histoires !) sur l’amour, la féminité et le respect (que l’on se doit à soi-même). Nina Paley est très inspirée et douée, je regarderai d’autres films d’animation qu’elle a réalisés puisqu’ils sont disponibles librement.

Je vous présente ce film dans 2021, cette année sera classique (pour l’adaptation du classique Râmâyana), dans Contes et légendes #3 (pour les légendes et la mythologie indiennes) et bien sûr dans Les étapes indiennes #2.

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Projet 52-2021 #10

Dixième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème en musique. Après le Japon samedi dernier, je vous emmène cette fois en Chine mais avant je dois vous expliquer une petite chose. J’ai emménagé fin avril 2018 et je n’ai pas pu rebrancher les fils de la chaîne Hi-Fi… Alors que j’aime tant écouter de la musique, la chaîne est restée au placard durant 2 ans et 10 mois… Heureusement que je peux écouter de la musique sur l’ordinateur, qui a un bon son car j’ai acheté des hauts-parleur Hercules. Mais, bon, la chaîne me manquait… Et il y a 3 semaines, un copain est venu m’installer l’imprimante (qui n’était pas branchée non plus) et… je lui ai parlé de la chaîne ! J’ai été super contente et donc voici la photo pour ce thème, en musique. L’album que j’écoute est Used Rose (Cǎi huā 采花) de Second Hand Rose, un groupe de rock chinois que j’aime particulièrement pour son originalité et sa folie au niveau musique et voix. Sous la photo, quelques infos sur Second Hand Rose et un titre à écouter (soyez un peu curieux !). Je vous souhaite un bon week-end printanier et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Second Hand Rose (二手玫瑰 èrshǒu méiguī) est un groupe de Beijing fondé en août 2000, qui chante en mandarin et qui sort son premier album, Second Hand Rose Band (二手玫瑰), en 2004 (cet album est rebaptisé Used Rose en 2008). La musique mélange instruments traditionnels chinois (voir ci-dessous) et musique rock (voire punk et métal) avec la voix adéquate mais le groupe est souvent classé en Mandapop (pour Mandarin popular music). Le groupe est composé de 5 excellents artistes : Liang Long (梁龙) au chant et à la guitare, Yao Lan (姚澜) à la guitare solo, Li Ziqiang (李自强) à la guitare basse, Wu Zekun (吴泽琨) aux instruments traditionnels chinois (hulusi, morin khuur, suona, tambour, voir explications ci-dessous) et Sun Quan (孙权) à la batterie, totalement complémentaires. Le groupe a sorti 6 albums mais malheureusement le dernier est sorti en 2013. C’est dingue parce que ça fait des années que je voulais parler de ce groupe ! Je ne sais pas si le site officiel est encore en ligne (je n’ai pas réussi à y accéder) mais il existe une page FB.

Les instruments traditionnels : le hulusi est une calebasse soyeuse, le morin khuur est un instrument à cordes mongol, le suona est une flûte (similaire à la chalemie médiévale) et le tambour est un tambour chinois.

Ci-dessous, vous pouvez écouter un de mes titres préférés mais tous les titres de cet album sont en ligne sur la chaîne de Second Hand Rose.