Mes coups de… /2-2017

Très peu de « coups de… » depuis le début de l’année, par manque de temps le dimanche…

Coup de gueule

Source de la photo : Reuters sur Ouest France

Dans les Landes, toute une tribu de macaques de Java a été euthanasiée dans la semaine car ces singes auraient été porteurs d’un virus de l’herpès très contagieux pour les humains… Apparemment ce virus ne gênait personne quand ce parc animalier, la Pinède des singes, à Labenne, était ouvert au public ! Plus de cent-cinquante animaux ont donc été tués alors que ce macaque est une espèce protégée en voie de disparition… Qui a sorti ces malheureux singes de leur milieu naturel, qui les a placés là pour le simple loisir des humains, qui les a laissés se reproduire en dépit du bon sens, qui les a abandonnés lorsque le parc a fermé faute de moyens financiers en 2016 ? Les humains, dont la stupidité qui ne serait pas un virus mais qui serait vraiment super contagieux, toujours les mêmes humains, responsables et coupables !

Coup de blues

Source de la photo : RTBF

Jeudi matin, j’apprenais la mort de Chris Cornell, chanteur, batteur et guitariste, de Soundgarden puis d’Audioslave (deux groupes classées en rock grunge). Il n’avait que 52 ans… Grande tristesse… Une page musicale qui se tourne… Le grand titre de Soundgarden : Black Hole Sun (dans leur quatrième album, Superunknown, 1994), mais c’est Audioslave que je préférais alors je vous mets Cochise (leur tout premier single, dans leur premier album, Audioslave, 2002) et Be yourself (dans le deuxième album, Out of Exile, 2005).

Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon

Les parapluies d’Erik Satie de Stéphanie Kalfon.

Joëlle Losfeld, février 2017, 213 pages, 18 €, ISBN 978-2-07-270634-9.

Genre : premier roman.

Stéphanie Kalfon est diplômée de philosophie (Sorbonne) et de mise en scène (Nanterre Paris X) ; elle est réalisatrice et scénariste. Les parapluies d’Erik Satie est son premier roman.

« […] voici Erik Satie qui marche, là-bas […. On le reconnaît à sa démarche cliquetante, son parapluie à contretemps. » (p. 14). Mai 1901. Erik Satie a 35 ans et il est dans la dèche. Il vit dans une petite chambre poussiéreuse et sans chauffage à Arcueil. « Satie fut méconnu. Insaisissable. Incompris. » (p. 25). Dans cette chambre, deux pianos, quatorze parapluies noirs identiques et sa solitude…

Avec ce roman le lecteur traverse la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, Louise Michel est condamnée, on croise des artistes (des compositeurs dont Claude Debussy, des poètes), on apprend comment Éric est devenu Erik, on découvre le Chat noir grâce à Contamine de La Tour, un jeune poète perché sur un arbre en pleine nuit et que Satie vient de rencontrer. Au Chat noir, Satie devient gymnopédiste ! On vit Paris la nuit, l’alcool, les fêtes, et les changements dans Paris : les véhicules de plus en plus nombreux, les omnibus, les routes et les trottoirs surélevés, les ronds-points, la mode, etc. C’est la Belle Époque, la construction de la Tour Eiffel, l’Exposition Universelle, le passage au XXe siècle, tout le monde est heureux mais Satie ne s’est jamais senti à l’aise dans ce monde, dans sa vie…

Plusieurs fois des expressions ou des phrases sont répétées, je comprends bien le parallèle avec la musique répétitive de Satie mais à force, c’est lassant… De même que les nombreux mots ou phrases en italique, et pire encore tous ces mots en anglais (je pense aux non-anglophones !). J’aurais tant voulu aimer ! Lorsque j’ai vu les couvertures des romans de cette rentrée hiver-printemps 2007, j’ai tout de suite repéré la couverture des Parapluies d’Erik Satie et j’avais hâte de le lire ; j’ai été très déçue… Bien que toute la vie de Satie défile, je trouve ce roman décousu, confus, presque bouffi…

Le point positif est que j’ai appris beaucoup de choses sur Erik Satie et j’ai noté quelques phrases excellentes :

« Bon Dieu ce qu’il fait chaud dans la bêtise des hommes… » (p. 48).

Satie est « un égaré dans ce siècle… » (dixit Claude Debussy, p. 93).

« Je suis né trop jeune dans un monde trop vieux. » (p. 115).

« Comment faisait-il pour composer dans cette chambre finale qui puait la tristesse, l’abandon, la folie et le manque de sou ? » (. 204).

Un roman lu dans le cadre des 68 premières fois 2017 que je mets dans les challenges Défi premier roman 2017 et Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo.

Je vous laisse en compagnie des Gymnopédies d’Erik Satie.

Ziklibrenbib 2017

Ziklibrenbib est un projet collaboratif national (France) qui fait la promotion de la musique libre, soit des artistes à écouter librement en ligne et en bibliothèque.

Avec la sélection 2017, il est possible de découvrir 11 titres de 11 artistes différents (français, belges, américains, grecs…) et de voter pour le titre que l’on préfère : les écouter ici.

Pour moi, il n’y a pas photo : je vote pour le groupe grec de Thessalonique, 2L8 avec le titre Underwater ! Et je vous conseille d’écouter leurs autres titres sur Bandcamp.

Mais j’ai bien aimé aussi Random Temple (artiste folk de Denver dans le Colorado, États-Unis) à écouter sur Bandcamp et Safir Nòu (de son vrai nom Antonio Firinu, un Italien de Sardaigne) à écouter sur Bandcamp (ou ailleurs).

J’espère que vous apprécierez cette sélection ; vous pouvez voter pour votre titre préféré dans votre bibliothèque si elle participe (les bibliothèques participantes) ou en ligne (bulletin en ligne).

30 Days Music Challenge – 30

Trentième et dernier jour pour le 30 Days Music Challenge : une chanson qui me rappelle à moi-même. Je pense que vous pouvez réécouter toutes les chansons que j’ai choisies durant ce mois, elles ont toutes quelque chose à voir avec moi, des souvenirs, tout ça, mais je vais finir avec Dans mon HLM de Renaud car cette chanson me rappelle d’où je viens, du monde ouvrier, pauvre, dans un HLM effectivement (je n’ai jamais vécu en maison et je ne suis même pas sûre que ça me plairait !) ; ce titre est dans le quatrième album studio de Renaud, Marche à l’ombre, sorti en 1980, j’avais 14 ans et j’ai réclamé un bandana (un de mes frères en avait un aussi).

La sonate oubliée de Christiana Moreau

La sonate oubliée de Christiana Moreau.

Préludes, janvier 2017, 255 pages, 15,60 €, ISBN 978-2-25310-781-1.

Genres : littérature belge, premier roman, roman historique.

Christiana Moreau est peintre, sculptrice en terre cuite et La sonate oubliée est son premier roman. Plus d’infos sur son blog, Journal d’atelier, et sur son site d’artiste.

D’un côté, notre époque avec Lionella Petrella, une adolescente belge qui vit à Seraing. « Mon professeur de violoncelle m’a inscrite au concours Arpèges… Un concours prestigieux qui s’adresse aux meilleurs étudiants, avec un jury très exigeant, des musiciens de haut niveau… » (p. 15). « Je ne veux pas d’un morceau que tout le monde joue, c’est du réchauffé, c’est banal ! » (p. 25).

Sur une brocante, Kevin son meilleur (et seul) ami, trouve un coffret en métal avec un cahier, une partition musicale « sonata per violoncello » et une « médaille en cuivre ou en bronze à forme bizarre, ou plutôt une demi-médaille, comme si quelqu’un s’était amusé à la scier. » (p. 28) et achète le tout pour… 5 € ! « On dirait du Vivaldi… Une sonate de Vivaldi que je ne connais pas… Il faut que je déchiffre, que je travaille. Je pourrais jouer peut-être jouer cette sonate pour le concours ! Je suis sûre que je serais la seule à l’interpréter ! » (p. 33).

De l’autre côté, Venise au XVIIIe siècle avec le journal d’Ada, née le 5 décembre 1705 et abandonnée à la Pietà. « Au commencement du monde, le silence. Puis vient l’harmonie, source de la musique. » (p. 39). En 1723, Ada est l’élève de Vivaldi, surnommé le prêtre roux, qui lui commande un violoncelle chez son luthier, Matteo Goffriller. « On me remit un violoncelle si précieux, si cher que j’osais à peine le toucher. » (p. 41). Lors d’une rare sortie de la Pietà, Ada rencontre le comte Charles Sétil de Fays, un jeune Liégeois, tombé sous son charme musical, et s’éprend de lui.

Avec Lionella, le langage est moderne, actuel alors qu’avec Ada, le langage est plus soigné pour correspondre à son époque. Ce n’est pas un tour de force mais c’est à signaler car le roman est bien construit et joliment mené !

« Elles étaient unies par une passion commune. » (p. 50). La passion de la musique, du violoncelle, l’âme de la musique, du violoncelle. Mais, au XVIIIe siècle, les filles n’ont pas le droit de jouer et de chanter en public, elles sont donc « dissimulées derrière une grille de fer » (p. 61).

Kevin est différent : élevé par une mère ouvrière, un frère aîné fainéant et violent, il aime la musique classique et l’Art.

Ce roman est à la fois un roman (historique) contemporain avec le passé ouvrier de Seraing, ville extrêmement polluée (ainsi que la Meuse qui la traverse) par la sidérurgie, les produits chimiques, les métaux lourds, les pesticides… En plus il y a une centrale nucléaire ! Christiana Moreaux connaît bien cette ville puisqu’elle y est née, qu’elle y a grandit et qu’elle y vit.

Et un roman historique car le lecteur apprend énormément de choses non seulement sur la musique et le violoncelle mais aussi sur Venise, son Carnaval (qui durait plusieurs mois), les masques, les chansons des bâteliers…

Quelques extraits

« Qui étais-je pour prétendre à la composition ? A-t-on jamais vu une pauvre orpheline se monter la tête avec autant de suffisance ? Quelle vanité s’était emparée de moi, petite chose insignifiante à la charge de la charité de la république de Venise ? » (p. 127).

« Personne ne se souviendra que je suis passée sur cette terre comme un souffle de vent léger. Mon histoire, consignée dans ces pages, est tout ce qui restera de moi. » (p. 165).

« Cette histoire vieille de presque trois cents ans lui chavirait le cœur. C’était comme si une amie intime se perdait dans le chagrin, et qu’elle ne pouvait rien pour elle. » (p. 185).

« C’est pour mes grands-parents que cela fut sûrement le plus difficile ; quitter le soleil de leur Italie natale pour s’enfermer dans la morosité de ce quartier d’émigrés dont les notables belges ne voulaient plus… » (p. 208).

J’ai reçu ce beau roman dans le cadre des 68 premières fois 2017 et je remercie Nelly B. de me l’avoir envoyé. Il entre aussi dans les challenges Défi Premier roman 2017, Un genre par mois 2017 (en mars, c’est historique), Voisins Voisines 2017 (Belgique) et Rentrée littéraire janvier 2017 de MicMélo.

30 Days Music Challenge – 29

Vingt-neuvième jour pour le 30 Days Music Challenge : une chanson qui me rappelle mon enfance. Il y en a beaucoup… Je vais en choisir trois : Vanina de Dave (1975, j’ai 9 ans), La balade des gens heureux de Gérard Lenorman (1976) et Le temps des fleurs de Dalida (1968, des années après je me rappelle toujours de cette chanson même si je n’apprécie pas plus que ça l’artiste).

30 Days Music Challenge – 28

Vingt-huitième jour pour le 30 Days Music Challenge : une chanson d’un(e) artiste dont j’aime la voix. Eh bien, tous les artistes que j’aime et que j’écoute, j’aime leur voix, donc le choix est vaste ! Je vais opter pour Creep et Karma Police de Radiohead car Thom Yorke a une voix exceptionnelle. Creep est le tout premier single du groupe : quelle claque à l’époque !, 1992, et il est sur leur premier album, Pablo Honey (1993). Karma Police est le deuxième single de l’album OK Computer (1997). J’aurais pu mettre Muse ou d’autres groupes anglais de rock alternatif 😉