Le testament d’Erich Zann, suivi de La fille de Valdemar de Brian Stableford

Le testament d’Erich Zann, suivi de La fille de Valdemar : deux enquêtes d’Auguste Dupin, investigateur de l’Étrange de Brian Stableford.

Les Moutons électriques, Les saisons de l’étrange #2, mars 2019, 240 pages, 16 €, ISBN 978-2-36183-550-7. The Legacy of Erich Zann (2011) et Valdemar’s Daughter (2010) sont traduits de l’anglais par Catherine Rabier.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

Brian Stableford naît le 25 juillet 1948 à Shipley (Yorkshire, Angleterre). Sociologue de la science-fiction et professeur de sociologie, il se consacre à l’écriture : romans et nouvelles plutôt de science-fiction mais aussi de fantasy et de fantastique.

Voici ce que dit l’éditeur sur Le testament d’Erich Zann : « Quinze ans après la célèbre nouvelle de Lovecraft, le violon et les compositions maudites d’Erich Zann font l’objet de toutes les convoitises. Le grand détective Charles Auguste Dupin est le seul à savoir pourquoi, et à pouvoir s’y opposer. »

Paris, faubourg Saint-Germain, XIXe siècle. Charles Auguste Dupin, Chevalier et détective (un genre de Sherlock Holmes français) rend visite à son ami américain (journaliste, alter ego d’Edgar Allan Poe à qui il envoie des histoires) lorsqu’il apprend que Bernard Clamart, célèbre notaire, a été assassiné à son cabinet, et qu’une tombe non enregistrée (bon, on devine que c’est celle d’Erich Zann) a été profanée au Père-Lachaise. Pendant ce temps, Nicolo Paganini recherche les partitions pour violon disparues de Zann mais « […] tout ce qui a un rapport avec la mémoire de Zann peut devenir redoutablement dangereux, et si nous pouvons avoir une longueur d’avance, nous devons la prendre. » (p. 22-23). Où il est question de Stradivarius perdu et d’une « oreille exceptionnelle pour la musique » (p. 37) mais sera-t-il possible de contrer le violon « dressé, ensorcelé, envoûté, possédé » (p. 122) ?

Voici ce que dit l’éditeur sur La fille de Valdemar : « Rendu fameux sous la plume d’Edgar Allan Poe, Dupin enquête également de nouveau sur Ernest Valdemar, dont le corps a disparu : le comte de Saint-Germain est-il impliqué ? Et pourquoi Balzac, à l’article de la mort, s’y intéresse-t-il ? »

Paris, faubourg Saint-Germain, XIXe siècle. Alors que Dupin se réchauffe devant la cheminée de son ami américain, madame Ewelina Hanska (la maîtresse d’Honoré de Balzac) arrive en pleine nuit pour récupérer un colis en provenance de New York. Mais le colis n’est pas là et le docteur Robert Collyer, un Anglais qui devait le déposer, a disparu. Madame Hanska craint que la Société de l’Harmonie n’ait subtilisé le colis et que son amie – et compatriote – Jana Valdemar n’ait des ennuis. Une machination machiavélique sur les thèmes du mesmérisme, du spiritualisme et d’éventuels progrès de la médecine (sommeil magnétique). « Nous vivons en des temps de trouble, Monsieur Dupin. Il y a de la révolution dans l’air, aussi bien sur le plan politique que scientifique. Mais je crains que dans les deux cas, elle ne débouche sur une catastrophe plutôt que sur une réforme rationnelle. » (p. 180).

Deux récits policiers historiques dans une belle ambiance « dix-neuviémiste » fantastique avec des références littéraires et musicales pour Erich Zann et des références littéraires et médicales (ou spirituelles) pour Valdemar. Et, dans les deux cas, nous avons « Une fiction bien ficelée et tellement plus puissante que la vérité, simplement parce qu’elle est spécialement et habilement conçue pour faire appel à l’imagination. » (p. 212). C’est que « L’esprit peut jouer d’étranges tours, si on le sollicite de la bonne façon. » (p. 229). Alors serons-nous des lecteurs curieux et ouverts d’esprit mais crédules ? Ou doués de logique et de discernement ?

Un livre de la Rentrée littéraire de janvier 2019 pour les challenges Littérature de l’imaginaire #7, Polar et thriller 2019-2020, Summer Short Stories of SFFF – S4F3 #5 pour le fantastique et Voisins Voisines 2019 (Angleterre).

Govrache avec Des murmures

Vendredi dernier, la fête de la musique n’a pas eu lieu à cause de la météo mais il a fait beau, finalement ; l’orage est arrivé tard dans la nuit… Mais serais-je allée écouter les artistes ? Je ne souhaite pas m’asseoir et rester à un seul endroit toute la soirée mais je ne peux pas non plus beaucoup marcher et encore moins rester debout… Bref, je ne vais plus à la fête de la musique mais j’écoute toujours de la musique ! Et je devrais vous en parler plus souvent… Il y a deux ans, je découvrais Gauvain Sers (qui vient d’ailleurs de sortir son deuxième album). Maintenant, je découvre Govrache qui chante en fait depuis un bout de temps (apparemment une dizaine d’années).

Govrache, c’est David Hébert, un Normand exilé à Paris ; c’est de la chanson française avec des musiques agréables et des textes ciselés, c’est aussi du slam. En décembre 2013, Le bleu de travail, un mini-album de 5 titres est sorti ; je ne le connais pas encore mais ça ne saurait tarder.

Des murmures est sorti le 15 mars de cette année ; seulement 8 titres mais des titres d’une grande beauté, des titres intenses qui remuent les tripes. Pas politiquement correct (L’ivresse), pas religieusement correct (Mon dieu à moi) mais dans l’ensemble un album beau et triste (surtout avec Le bout de la table – clip ci-dessous – et Une soupape) qui raconte la vie tout simplement.

Des cris sortira le 20 septembre ; à suivre donc. Plus d’infos sur le site officiel, https://govrache.fr/.

Kurt Cobain… 25 ans !

25 ans après la disparition de Kurt Cobain… Kurt Cobain et Nirvana (grunge, rock alternatif) me manquent toujours… Bien sûr je peux écouter leurs albums mais il est tellement dommage de ne pas avoir de nouveaux titres. Et puis, Kurt Cobain, tout en ayant marqué son époque, est intemporel, presque immortel malgré sa mort. Le site de Nirvana existe toujours : lien. Voici un de mes titres préférés, Come as you are (album Nevermind, 1991).

Il est possible de suivre Dave Grohl avec les groupes Foo Fighters (collaboration de Krist Novoselic, l’autre membre de Nirvana) et Queens Of the Stone Age (ou QOTSA) ou encore avec le projet Probot (plutôt metal).

Pati fait son cinéma #3 – spécial Queen

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1 et #2.

Un spécial Queen avec Bohemian Rhapsody que j’ai vu au cinéma dimanche. La copine avec qui je devais y aller samedi n’était pas bien et ne voulait pas passer plus de deux heures dans une salle de cinéma alors nous avons été simplement boire un coup et un tour en librairie. J’ai donc vu ce film hier après-midi (et si la copine veut le voir, j’y retournerai avec elle !).

Bohemian Rhapsody est un film biographique anglo-américain réalisé par Bryan Singer (réalisateur de cinéma et producteur de séries télévisées né le 17 septembre 1965 à New York). Le film dure 134 minutes et il est sorti en salles le 31 octobre 2018 soit 43 ans après le single éponyme.

Au commencement. Farrokh Bulsara naît le 5 septembre 1946 à Stone Town dans le protectorat de Zanzibar. Farrokh est envoyé chez sa grand-mère maternelle en Inde à l’âge de 7 ans et fait sa scolarité dans un pensionnat (il a d’excellents résultats dans toutes les matières y compris en musique et en sport). Ses parents, Jer et Bomi Bulsara, des Parsis zoroastriens, et sa petite sœur, Kashmira, sont chassés de Zanzibar et se réfugient en Angleterre. Farrokh les rejoint. Il commence la musique très jeune : à 12 ans, il joue du piano au lycée (St. Peter’s Boys School à Panchgani, près de Bombay) dans le groupe The Hectics avec Derrick Branche, Bruce Murray, Farang Irani et Victory Rana. Vous pouvez en savoir plus sur Farrokh Bulsara / Freddie Mercury dans les nombreuses biographies, sur le site officiel de Queen et voir les vidéos sur leur chaîne YouTube.

Le film. 1970. Londres. Farrokh vit chez ses parents, il est étudiant en graphisme, passionné par le rock’n’roll et il est bagagiste à l’aéroport de Heathrow. Un soir, dans une petite boîte de nuit, il rencontre non seulement une très belle jeune femme, Mary Austin (l’amour de sa vie qui deviendra sa compagne pendant des années), mais aussi les membres du groupe de hard-rock Smile. En fait il rencontre le guitariste Brian May (étudiant en astrophysique) et le batteur Roger Taylor (étudiant en médecine dentaire) car le chanteur bassiste, Tim Staffell, vient d’annoncer son départ. Grâce à son charisme et à son talent, Farrokh devient le chanteur du groupe et John Deacon, bassiste, les rejoint. Farrokh Bulsara devient Freddie Mercury et le groupe devient Queen. Le film suit Freddie Mercury et Queen jusqu’en juillet 1985 avec le come-back du groupe au concert Live Aid. Freddie Mercury aimait les chats et en avait plusieurs 🙂 ❤ mais comme je ne suis pas people et potins, je ne le savais pas.

Tout ceux qui ont suivi Queen pendant 20 ans (en gros entre 1971 et 1991) connaissent l’histoire du groupe et de Freddie Mercury et leurs titres, énormes, fabuleux, tellement originaux et élaborés ! Le film est grandiose (fi des avis négatifs de certains journalistes !), les acteurs sont extraordinaires, non seulement Rami Malek en tête (déjà extraordinaire dans la série Mr. Robot) mais aussi Gwilym Lee en Brian May, Ben Hardy en Roger Taylor et Joseph Mazzello en John Deacon (image ci-dessous) ainsi que les acteurs « secondaires » comme Lucy Boynton en Mary Austin ou Allen Leech en Paul Prenter (le manager) entre autres.

Freddie Mercury et Queen, c’est mon adolescence et le début de l’âge adulte. J’aimais parce que c’était rock, inventif, entraînant, original, il y avait de l’humour, de l’excentricité et beaucoup de talent. Avec ce film, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai chanté (enfin… fredonné), j’ai tapé du pied et dans mes mains (We Will Rock You), j’ai applaudi avec les autres spectateurs (je crois que tous étaient enthousiastes, certains étaient très émus – comme moi – et avaient du mal de se lever). Un film s’il me fait à la fois rire et pleurer est pour moi un film extraordinaire, exceptionnel, un chef-d’œuvre et je suis sûre que Bohemian Rhapsody va devenir un film culte. Je vous le conseille fortement surtout si vous aimez Queen, la musique rock ou si vous êtes curieux de la prestation de Rami Malek. D’ailleurs une interview de l’acteur sur 20minutes et une autre sur Cinémas Pathé Gaumont.

Depuis le 8 novembre, il est possible de voter pour sa chanson préférée de Queen sur LouderSound. J’ai voté pour Bohemian Rhapsody ❤ de l’album A Night at the Opera (1975, je n’ai que 9 ans et je ne connais pas encore Queen !). Allez voter vous aussi pour votre chanson préférée !

Mais j’ai hésité avec Who Wants to Live Forever de l’album A Kind of Magic (1986, j’ai 20 ans) : Freddie, you live forever 🙂

Et, même si tu n’es plus là physiquement, Freddie, The Show Must Go on de l’album Innuendo (février 1991, dernier album studio du groupe, considéré comme le plus abouti).

Elles chantent en arabe

Je voudrais vous présenter mes trois artistes féminines qui chantent en arabe (en anglais et / ou en français aussi) préférées (pas que je connaisse toutes les chanteuses arabes, très loin de là, mais ce sont celles que j’aime écouter). À noter qu’elles vivent les trois en France.

Yasmine Hamdan : la Libanaise

Elle naît en 1976 dans le sud du Liban. Elle fonde SoapKills, un groupe de trip hop à Beyrouth qui sort trois albums : Bater (1999), Cheftak (2001), Enta Fen (2005) et un best of (2015). À Paris, elle collabore avec Mirwais (Arabology, 2009), CocoRosie et compose des musiques de films avant de se lancer dans une carrière solo avec deux beaux albums à son actif : Ya Nass = 13 titres (2013) et Al Jamilat = 11 titres (2017). Ses titres sont un mélange de chanson traditionnelle et de pop folk. Son site officiel : http://yasminehamdan.com/en/ (en anglais) et plus de vidéos sur sa chaîne YT.

Emel Mathlouthi : la Tunisienne

Elle naît le 11 janvier 1982 à Tunis. Elle chante depuis 2006 mais elle est surtout connue depuis 2011. Elle joue de la guitare, écrit des textes engagés et ses chansons sont un mélange de traditionnel et de sonorités trip hop voire rock. Elle apparaît dans le film documentaire iranien, No Land’s Song d’Ayat Najafi (2014). Ses albums : Kelmti Horra (Ma parole est libre) = 10 titres (2012) et Ensen (Humain) = 11 titres (2017). Son site officiel : https://www.emelmathlouthi.com/ (en anglais) et plus de vidéos sur sa chaîne YT.

Hindi Zahra : la Marocaine

Elle naît le 20 juin 1979 à Khouribga, une ville berbère au sud de Casablanca, dans une famille de musiciens. Elle est aussi peintre, actrice et écrivain. En 2009, elle sort un EP de 4 titres, Hindi Zahra, puis deux albums : Handmade = 11 titres (2010) et Homeland = 12 titres (2015). Son univers sensible bouge au son de ses diverses influences, chanson traditionnelle, gnaoua, blues, jazz, soul, folk. Son site officiel : http://www.hindi-zahra.com/ (en français) et plus de vidéos sur sa chaîne YT.

Alors est-ce que vous aimez vous aussi ?

Concert de Gontard!

Un peu de musique aujourd’hui avec un super artiste peu connu que j’ai vu en concert samedi dernier.

Gontard!, le chanteur au masque de lapin, est un artiste valentinois que je classerais en rock (atypique, visionnaire, poétique, il a développé son propre univers) mais Wikipédia dit que son genre musical est « hybride ». Dans ses chansons il raconte la « dure » vie, le quotidien, le désœuvrement, l’intimité, la politique, l’engagement, avec des mots crus, violents même, mais justes. Il s’entoure de quatre ou cinq musiciens (guitariste, bassiste, batteur, claviériste, machiniste). Parfois les textes sont parlés-chantés (mais ce n’est pas du slam ou du hip-hop, c’est du talk-over), ça en jette, ça écorche, ça fait réfléchir.

Les albums studio : en 2012 : Bagarre Lovesongs (Sorry But Home Recording Records), un album de 30 titres que je ne connais pas. En 2016 : Repeupler (Ici D’ailleurs) et en 2018 : Tout naît/Tout s’achève dans un disque (Ici D’ailleurs).

Plusieurs EP (en particulier chez La Souterraine) et des participations à des compilations. En 2015, sélection au Printemps de Bourges.

En attendant ma petite vidéo (que je rajouterai plus tard si j’arrive à me rappeler comment fonctionne le logiciel car je ne l’ai pas utilisé depuis longtemps !), voici une série des photos que j’ai prises et en-dessous, des liens pour en savoir plus sur Gontard! et écouter des titres.

PatiVore – Photos persos – Mars 2018

https://gontard.bandcamp.com/ et https://gontard1.bandcamp.com/

https://soundcloud.com/gontard

https://fr-fr.facebook.com/Gontard-422945704454726/

http://www.icidailleurs.com/

https://www.youtube.com/user/icidailleurstv/search?query=gontard

Mes coups de… /2-2018

Bonjour et bon dimanche.

Coup de cœur

Avez-vous participé à la Nuit de la lecture hier soir ? Moi oui, même si je ne suis pas restée toute la nuit ! La nuit de la lecture – ou nuit des bibliothèques ou nuit des médiathèques selon les lieux – se déroulait hier soir, partout en France, dans bon nombre de librairies et de bibliothèques. Près de chez moi, c’était à la médiathèque de Portes lès Valence (Drôme), de 17 heures à minuit, donc j’y suis allée après le travail. Il y avait énormément de monde, d’animations, pas seulement de la lecture, c’était très sympa mais… qu’est-ce qu’il faisait chaud ! La nuit de la lecture, c’était donc non seulement de la lecture et des livres avec des raconteurs de mots, des contes, etc., mais aussi des jeux de société, des jeux vidéo et des trucs numériques comme le vélo connecté, des concerts, de la danse, une expo (de Nina Skubich), des ateliers (pop-up, mandala, light painting…), des quiz, etc. J’ai pris quelques photos (et une vidéo mais je ne sais pas quand j’aurai le temps de la traiter).

Coups de blues

Comme souvent, fin d’année-début d’année, il y a pas mal de décès… Cette semaine, c’était l’Irlandaise Dolores O’Riordan, la chanteuse des Cranberries (un groupe que j’aimais beaucoup dans les années 90, j’ai leurs albums et j’écoute encore de temps en temps) qui est partie le 15 janvier. Elle n’avait que 46 ans et laisse trois enfants, c’est vraiment triste… R.I.P. Plus d’infos sur le site officiel de Dolores O’Riordan (inaccessible pour le moment) et sur le site officiel des Cranberries. Deux titres parmi mes préférés : No need to argue (2e album studio, 1994) et Free to decide (3e album studio, 1996) mais j’aurais pu en choisir d’autres comme Linger ou Just my imagination.

Une pensée également pour Peter Mayle (1939-2018), mort jeudi, il était l’écrivain britannique qui aimait la Provence ; et pour Paul Bocuse (1926-2018), mort hier, le monde de la gastronomie est en deuil. R.I.P.