Bob le chat philosophe de James Bowen

Bob le chat philosophe de James Bowen.

City éditions, septembre 2019, 160 pages, 14,50 €, ISBN 978-2-82461-550-9. Bob, Life Lessons from a Street-wise Cat (2018) est traduit de l’anglais par Marion Boclet.

Genres : littérature anglaise, témoignage.

James Bowen naît le 15 mars 1979 dans le Surrey en Angleterre mais, à l’âge de 3 ans, il déménage en Australie avec sa mère, ses parents divorçant. Après plusieurs déménagements avec sa mère, il rentre en Angleterre, à l’âge de 17 ans. Le voici SDF et drogué à Londres… Mais il rencontre Bob, ou plutôt Bob va à sa rencontre. Ce roman témoignage est précédemment paru sous un autre titre : Un chat des rues nommé Bob et il existe une préquelle : A Street Cat Named Bob, en français Le monde selon Bob (2012). Plus d’infos sur sa page FB et sur son compte twitter.

« Il était blessé quand je l’ai trouvé, au printemps 2007, et je l’ai soigné jusqu’à sa guérison. Il m’a incontestablement sauvé. Quand j’y repense, je me rends compte que ma vie était un vrai désastre avant que je ne le rencontre. Cela faisait au moins dix ans que j’étais toxicomane, et j’avais été sans abri pendant une longue période, à dormir dans la rue ou dans des foyers. C’était ma deuxième chance – ou ma neuvième vie, si vous préférez. » (extrait de l’introduction, p. 13).

Ce chat roux, Bob, va devenir célèbre : James Bowen, musicien, joue de la guitare à Covent Garden avec Bob ce qui attire les passants, publie des vidéos sur YouTube, écrit son premier livre, The Big Issue, puis un film est tourné, A Street Cat Named Bob (en français Un chat pour la vie) en 2016 et Life Lessons from a Street-wise Cat paraît en 2018. « Ce livre est un recueil de quelques-unes des expériences et de quelques-uns des aperçus que j’ai eu au cours de ces années avec Bob. J’espère qu’il vous aidera autant qu’il m’a aidé. » (extrait de l’introduction, p. 13).

Entre James et Bob, c’est une rencontre et une histoire d’amitié. « Nos relations avec nos animaux de compagnie nous offre une alternative. Nous pouvons compter sur eux. Ils ne nous mentent pas. Ils ne nous trompent pas. Ils ne nous déçoivent pas. Leur affection pour nous est inconditionnelle – je dirais même : leur amour pour nous est inconditionnel. Savoir que cette amitié est toujours là pour vous n’est pas seulement un immense réconfort ; c’est aussi une source de force. » (p. 23).

Vous me connaissez, j’ai évidemment pleuré en lisant ce livre mais il y a des passages où j’ai (sou)ri. Par exemple, dans Nous avons tous besoin de petits trésors (p. 50-51), le coup des jouets et des bouchons en plastique planqués sous le canapé, eh bien j’ai ça aussi sous mon canapé ! (mais plus de bouchons en plastique parce que je n’achète plus de bouteilles d’eau). Et dans, Choisissez vos combats (p. 68-70), Bob doit choisir entre virer la boîte de mouchoir qui l’empêche d’être en plein soleil sur le rebord de la fenêtre (facile !) ou chasser les abeilles qui butinent dans le jardin (peine perdue…). Ou, dans La pleine bobitude (p. 97), vous connaissez la zénitude et la ‘pleine conscience’, eh bien avec Bob c’est la bobitude ! Dans Amusez-vous – et souvent (p. 109-110), « Bob n’est pas différent des autres chats quand il s’agit de jouer. Il n’y a rien qu’il aime autant que de lancer l’un de ses jouets préférés à travers toute la pièce ou de bondir frénétiquement pour essayer d’attraper les rayons de soleil qui dansent sur le mur. À Noël, il est capable de se divertir pendant des heures avec un bout de papier cadeau usagé. », je connais ça, moi aussi !

Ce livre est tout simple, sans prétention, mais beau à lire, reposant, instructif (des petits moments, bons ou mauvais, joyeux ou tristes, des conseils, sans morale, sans jugement, basés simplement sur l’observation de Bob et un ressenti que tous ceux qui vivent avec ou plutôt ‘chez’ des chats perçoivent aussi). En plus, il y a de jolies illustrations en noir et blanc de Dan Williams. Bien sûr je vous le conseille (prévoyez peut-être une boîte de mouchoirs).

« Alors que j’écris ceci, Bob a maintenant environ onze ans. Peut-être plus. Étant un chat qui vit dans une maison, il y a de fortes chances qu’il vivre entre quinze et vingt ans, voire plus de vingt ans. » (p. 112). Malheureusement, environ deux ans après la parution de ce livre, en juin 2020, Bob meurt dans un accident (sûrement heurté par une voiture)… et une statue en bronze, créée par la sculptrice Tanya Russsell, lui est consacrée à Islington au nord de Londres (photo ci-dessous puis deux vidéos ci-dessous aussi).

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio n° 23, un livre qui a été adapté en film ou série, 3e billet), Challenge lecture 2022 (catégorie 13, un livre avec un chat sur la couverture, 2e billet), Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Chat), Shiny Summer Challenge 2022 (menu 4 – Chaud et ardent, sous menu 1 – Brûlant d’amour = l’amour sous toutes ses formes, 3e billet, l’amour entre un humain et un chat) et Voisins Voisines 2022 (Angleterre).

Je modifie un peu le billet pour qu’il entre dans le challenge Les adaptations littéraires (adaptation en livre du vécu + chansons + film) : comme moi, vous pouvez écouter les chansons de James Bowen enregistrées au célèbre Abbey Road Studios de Londres et voir le film consacré à l’histoire de Bob et James Bowen avec Luke Treadaway dans le rôle de James Bowen et Bob qui joue pratiquement toutes ses scènes, le tout est évidemment très émouvant.

Mes coups de… 2-2022

Bonsoir, voici un billet coups de blues (j’y pense depuis 3 ou 4 semaines mais il me fallait du temps pour le rédiger…). Le dernier billet datant du 11 avril, ce sont donc les coups de blues de mi-avril à fin juin. Vous allez voir, grosses pertes pour la musique, le cinéma, la littérature (ça inclut la bande dessinée) et même la science. Ne partez pas avant la fin du billet. Il y a trois ‘petits’ coups de cœur !

Coups de blues

Michel Bouquet, né le 6 novembre 1925 à Paris, est mort le 13 avril 2022 à Paris. C’était un grand acteur français au théâtre (classiques anglais, français et russes particulièrement) et au cinéma où il a joué avec les plus grands et ce depuis près de 80 ans. Je pense plutôt aux films des années 1980 comme Les Misérables de Robert Hossein en 1982, Poulet au vinaigre de Claude Chabrol en 1985 ou Le festin de Babette de Gabriel Axel en 1987 dans lequel il était le narrateur (il a aussi été narrateur dans de nombreux documentaires). RIP

Radu Lupu, né le 30 novembre 1945 Galați (au bord du Dannube) en Roumanie, est mort le 17 avril 2022 à Lausanne en Suisse. C’était un excellent pianiste (édité chez Decca) et son répertoire consistait principalement à jouer des compositeurs allemands, autrichiens et tchèques, principalement des XVIIIe et XIXe siècles. Vous pouvez écouter des récitals sur YT. RIP

Nicholas Angelich, né le 14 décembre 1970 à Cincinnati dans l’Ohio (États-Unis), est mort le 18 avril 2022 à Paris. Il a été élevé dans la musique puisque son père était un violoniste yougoslave et sa mère une pianiste russe (à l’époque, on disait encore soviétique). Il étudie le piano dès l’âge de 5 ans, donne son premier concert à l’âge de 7 ans et intègre le Conservatoire national supérieur de musique de Paris (car ce genre d’école n’existe pas aux States pour les plus jeunes). Devenu un virtuose du piano, édité chez Virgin Classics, il joue un répertoire différent de celui de Radu Lupu, principalement les Variations Goldberg et des concertos (Beethoven, Brahms…). Vous pouvez également écouter des récitals sur YT. RIP

Harrison Birtwistle, né le 15 juillet 1934 à Accrington dans le Lancashire en Angleterre, est mort le 18 avril 2022 à Mere dans le Cheshire, est un compositeur anglais entré au Royal Manchester College of Music en 1952. Après avoir formé le groupe New Music Manchester (avec les compositeurs Peter Maxwell Davies et Alexander Goehr, le pianiste John Ogdon et le chef d’orchestre Elgar Howarth), il devient directeur musical du National Theatre à Londres puis il enseigne la composition au King’s College de Londres. Il est, entre autres, connu pour son opéra, The Mask of Orpheus (1984) que vous pouvez écouter sur YT. RIP

Valerio Evangelisti, né le 20 juin 1952 à Bologne en Italie, est mort le 18 avril 2022 à Bologne. Cet auteur de romans policiers et de science-fiction est principalement connu pour sa série Nicolas Eymerich, inquisiteur (dont je n’ai lu que les deux premiers tomes, il faudrait que je les relise et que je continue la série), plus d’infos sur http://www.eymerich.com/ mais il est aussi l’auteur de Métal Hurlant (3 tomes) et du Roman de Nostradamus (3 tomes), entre autres, et correspondant du Monde diplomatique. RIP

Arno, de son vrai nom Arnold Hintjens, né le 21 mai 1949 à Ostende (Belgique), est mort à Bruxelles le 23 avril 2022. Chanteur trilingue (anglais, français, flamand), surnommé le Tom Waits belge (même genre de voix brisée), il a représenté le rock pendant plus de cinquante ans. J’aime bien son côté décalé et parfois absurde. Ma chanson préférée est Putain putain (nous sommes tous Européens). RIP

Daniel Bardet, né le 28 février 1943 à Gisors en Normandie, est mort le 23 avril 2022 à Clichy (région parisienne). Connaissez-vous ce scénariste de bandes dessinées ? Ses séries Le Boche (9 tomes) et Les chemins de Malefosse (20 tomes), entre autres, sont vraiment bien. RIP

Linda Lê, née le 13 juillet 1963 à Dalat au Vietnam, est morte le 9 mai 2022 à Paris. Elle passe son enfance et son adolescence au Vietnam, à Dalat puis à Saïgon où elle étudie au Lycée français. Puis elle s’exile en France avec sa famille (1977), étudie à Paris (1981) et devient romancière et nouvelliste. Je connaissais son nom et quelques-uns de ses titres (principalement édités chez Christian Bourgois) mais je n’ai jamais pris le temps de la lire. Et vous ? RIP

Vangelis, de son vrai nom Evángelos Odysséas Papathanassío, né le 29 mars 1943 à Agría en Grèce, est mort le 17 mai 2022 à Paris. Il apprend le piano dès l’âge de 4 ans et présente ses premières compositions dès l’âge de 6 ans. Ce musicien prodige et compositeur grec, créateur de la musique new age et pionnier de la musique électronique, est également connu pour ses musiques de films comme Les chariots de feu (Oscar de la meilleure musique en 1982) ou 1492, Christophe Colomb. Il est aussi connu pour avoir fondé le groupe de rock progressif Aphrodite’s Child avec Demis Roussos et Lucas Sideras (mais le groupe se séparant en 1972, c’est Vangelis qui termine seul leur dernier album 666). RIP

Pierre Belfond, né le 25 août 1933 à Paris, est mort à La Celle Saint Cloud le 24 mai 2022. Il était le fondateur des éditions Belfond en février 1963 avec la collection Poche-Club (à l’époque, il y avait peu de titres publiés en poche). Deux ans après, la collection Entretiens voit le jour. Anti-commercial, Belfond édite de jeunes auteurs français, des titres politiques et sociaux (mai 68 est passé par là), de la poésie (Les Cahiers du Regard), et aussi des auteurs étrangers et pas des moindres (Scott Fitzgerald et Stefan Zweig, entre autres). Un titre de Belfond que j’ai lu adolescente et que j’ai adoré ? Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCullough. Tous les titres de Belfond sur Lisez.com. RIP

Claude Michelet, né le 30 mai 1938 à Brive la Gaillarde en Corrèze, est mort le 26 mai 2022 à Brive. Cet écrivain français était fondateur et membre de la Nouvelle école de Brive (avec Gilbert Bordes, Jean-Guy Soumy et Yves Viollier). Dans mon adolescence, il me semble avoir lu La terre qui demeure (1965) et j’ai vu Des grives aux loups. RIP

Alan White, né le 14 juin 1949 à Pelton (au nord-est de Londres) en Angleterre, est mort le 26 mai 2022 à Seattle. Ce batteur (également pianiste et claviériste) a collaboré avec John Lennon, George Harrison et Joe Cocker puis, en 1983, il a succédé à Bill Bruford en tant que batteur du groupe Yes (pionnier du rock progressif). Ma chanson préférée, Owner of a Lonely Heart, avec Alan White à la batterie bien sûr. RIP

Jean-Louis Trintignant, né le 11 décembre 1930 à Piolenc dans le Vaucluse, est mort le 17 juin 2022 à Collias dans le Gard. Il était acteur (théâtre et cinéma), réalisateur, pilote de course automobile, producteur de vin (Côtes du Rhône) et amoureux de poésie. Il a tourné avec les plus grands réalisateurs français ou étrangers (Audiard, Bertolucci, Blier, Chabrol, Costa-Gavras, Haneke, Lelouch, Rohmer, Truffaut…). Je me souviens surtout de lui dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim (1956), Merveilleuse Angélique de Bernard Borderie (1965), Paris brûle-t-il ? de René Clément (1966), Z de Costa-Gavras (1969), des films que j’ai vus plus tard, après leur sortie en salles. RIP

Yves Coppens, né le 9 août 1934 à Vannes dans le Morbihan, est mort le 22 juin 2022 à Paris. Paléontologue et paléoanthropologue, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle et au Collège de France, il a découvert avec son équipe (l’Américain Donald Johanson et le Français Maurice Taieb) le fossile de l’Australopithèque surnommé Lucy en 1974 en Éthiopie. Passionné par la Préhistoire, les singes, les origines de l’humanité, il a écrit plusieurs livres (en particulier chez Fayard et chez Odile Jacob) et j’en ai quelques-uns sur mes étagères. RIP

Coups de cœur

Un tout nouveau challenge très intéressant, le Shiny Summer Challenge (il se déroule de juin à août).

Le gagnant du Prix La Passerelle 2022 est Bel abîme de Yamen Manai, super contente c’était mon roman préféré 🙂

Après 7 mois d’absence, l’atelier d’écriture Plumes chez Émilie est enfin revenu.

Voilà, je vous souhaite une bonne fin du mois de juin !

Oasis ou la revanche des ploucs de Benjamin Durand et Nico Prat

Oasis ou la revanche des ploucs de Benjamin Durand et Nico Prat.

Playlist Society, mai 2021, 144 pages, 14 €, ISBN 979-10-9609-842-2.

Genres : essai, musique.

Benjamin Durand et Nico Prat sont français, journalistes et auteurs.

Manchester et sa région sont des hauts-lieux de la musique alternative (parmi les groupes cités en introduction, Joy Division, Stone Roses, Smiths, Inspiral Carpets, Blur, Suede, Pulp, Supergrass et bien sûr les frères Gallagher avec leur groupe Oasis). Comme pour les membres des Beatles, les frères Gallagher sont issus d’un milieu ouvrier, pauvre, et après la séparation de leurs parents, leur mère les a élevés seule. Un livre pour comprendre, l’enfance et l’adolescence de Noël et Liam Gallagher, les origines irlandaises, le football, la naissance du groupe, les petites scènes et les copains musiciens… L’alcool et la drogue… Les problèmes entre les deux frères aussi… et la séparation du groupe.

« Noël écrit, Liam interprète. Dès le départ, le contrat est clair : Noël Gallagher accepte de rejoindre Oasis à la seule et unique condition qu’il en devienne le compositeur principal. De fait, nul autre que lui n’écrira la moindre chanson du groupe jusqu’à la sortie de leur quatrième album, Standing On The Shoulder Of Giants, en 2000, sur lequel figure un unique titre, « Litte James », signé Liam Gallagher. […] Une chanson quasi unanimement considérée par les fans comme l’une des plus mauvaises compositions du groupe. » (p. 43). Vidéo ci-dessous, je l’aime bien ce titre ! Mais je vous ai mis, en plus, quelques titres parmi mes préférés.

« Malgré les messages universels qu’il glisse dans ses textes, Noël Gallagher n’accorde que peu d’intérêt aux paroles des chansons qu’il écrit. Selon lui, elles n’ont qu’une seule vocation : être entonnées par la foule dans un stade plein à craquer. Il affirme avec aplomb que le refrain permet aux gens de se sentir mieux, rien de plus. […]. » (p. 53). C’est en partie pour tout ça qu’on aime Oasis ! Non ? « c’est le chant des prolos. » (p. 54).

Dans le deuxième chapitre Un enfant de la politique anglaise, les auteurs expliquent le déclin de l’empire britannique, « moins d’aides de l’allié américain que ses voisins européens » (p. 62), la décolonisation, l’industrie déclinante (en particulier celle du charbon et en particulier dans le nord de l’Angleterre donc Manchester, Sheffield, Glasgow), la crise économique suite au choc pétrolier de 1973, le déclin de la vie sociale, les syndicats très puissants et les grèves, la politique de Margaret Thatcher (Noël a 12 ans et Liam 9) puis celle de Tony Blair.

Le passage qui m’a fait rire. « Aux États-Unis, il est impossible d’interviewer Oasis sans prendre le risque de perdre de l’audience, tant l’accent du groupe rend leur discours difficilement compréhensible sans sous-titres. La télévision américaine évite de les inviter dans ses fameux talkshows. Noël et Liam ne cherchent jamais à gommer leur accent et sont particulièrement grossiers, rendant complexe le montage de leurs déclarations qu’il faut épurer de tous leurs « fuck » et autres jurons. Mais en Angleterre, cet accent, preuve de leurs origines sociales, devient bientôt un atout, qui accroît leur position de working class heroes. Le monde entier les connaît, mais ils parlent comme dans Coronation Street. », un feuilleton populaire dans lequel « tous les personnages ont un accent mancunien prononcé. » (p. 102).

Et puis, le choc… « Vivre pour toujours, cela ne dure qu’un temps. En 1997, tout s’arrête. Presque du jour au lendemain. La Britpop n’est plus. Quelque chose est bel et bien mort. Pourquoi ? Parce que les labels, alléchés par l’appât du gain, signent tout et n’importe quoi. Le New Musical Express parlera même de « Noelrock » pour désigner ces groupes, tes que Cast et Ocean Colour Scene, qui doivent tout au leader d’Oasis, pointant ainsi du doigt une recette désormais éculée. Des groupes pop comme Idlewild, Stereophonics et Travis, malgré de bonnes chansons, n’ont pas réussi à imposer leur personnalité, sonnant comme des ersatz et des suiveurs des deux géants Oasis et Blur. » (p. 114), les artistes de ‘Madchester’ ne sont plus adulés. Snif, je me souviens avoir écouté et aimé Cast et Travis… Et puis d’autres groupes britanniques comme Radiohead, Muse, Coldplay, The Verve.

J’avoue que, après Oasis, j’ai suivi les carrières de chacun des frères, en fait chacun avec un nouveau groupe, Beady Eye pour Liam, High Flying Birds pour Noël, puis en solo pour Liam et je peux vous dire qu’il y a des deux côtés de très bonnes chansons.

Cette lecture entre dans le Challenge lecture 2022 (36, un livre dont le titre contient un gros mot) et Petit Bac 2022 (catégorie Gros mot pour Ploucs).

Mes coups de… 1-2022

Bonsoir, mon dernier billet Mes coups de… date de mi-décembre 2021. J’avais de la matière mais la flemme de rédiger un nouveau billet… Comme pour le précédent billet, plusieurs coups de blues et un coup de cœur plutôt qu’un coup de gueule.

Coups de blues

Sidney Poitier, né le 20 février 1927 à Miami en Floride (États-Unis), était un grand acteur (des années 50 aux années 90). D’ailleurs il est 22e au classement des acteurs de légende de l’American Film Institute (100 Years… 100 Stars). Durant mon enfance et mon adolescence, je l’ai vu dans plusieurs films comme Les Drakkars (1963) ou Trente minutes de sursis (1965) et j’avoue que je le trouvais trsè beau. Il est mort le 6 janvier 2022 à Los Angeles (crise cardiaque). RIP.

Jean-Jacques Beineix, né le 8 octobre 1946 à Paris, était un cinéaste français (réalisateur, scénariste, producteur…). J’ai vu ses trois premiers films, Diva (1981), La lune dans le caniveau (1983) et 37,2° le matin (1986) mais pas les suivants. Dans les années 90-2010, il a réalisé des films documentaires et a mis en scène Kiki de Montparnasse au théâtre (2015). Ses mémoires sont parues en 2006 mais je ne les ai pas lues. Il est mort le 13 janvier 2022 à Paris. RIP.

Meat Loaf, né le 27 septembre 1947 à Dallas au Texas (États-Unis), était un chanteur de métal et un acteur. J’avoue que je ne suis pas fan mais j’aime bien le titre I’d Do Anything For Love (But I Won’t Do That) (1993). Il est mort le 20 janvier 2022 à Nashville (Tennessee). RIP.

Jean-Claude Mézières, né le 23 septembre 1938 à Paris, est un dessinateur de bandes dessinées très connu pour la série de science-fiction Valérian et Laureline (avec Pierre Christin au scénario et Évelyne Tranlé en tant que coloriste). Éclectique, il a aussi travaillé dans la communication et la publicité, pour la télévision et le cinéma, il a été professeur universitaire, photographe et illustrateur pour le journal Pilote. Il est mort le 23 janvier 2022. RIP. Plus d’infos sur son site officiel.

Mark Lanegan, né le 25 novembre 1964 à Ellensburg dans l’État de Washington (États-Unis), était un chanteur de rock, grunge, métal américain. J’ai surtout aimé sa carrière solo (à partir de 1990 jusqu’à 2020) et dans le groupe Queens of the Stone Age (QOTSA) entre 1999 et 2001 puis épisodiquement jusqu’en 2014. Il a travaillé avec Kurt Cobain et Melissa Auf Der Maur, entre autres. Il est mort le 22 février 2022 à Killarney (Irlande). RIP.

Coup de cœur

Plutôt que de rédiger un coup de gueule par rapport à la situation en Ukraine (40 jours de guerre, des milliers (millions ?) de morts, des millions de réfugiés…), je préfère proposer un coup de cœur pour l’Ukraine. Un littéraire avec Les abeilles grises d’Andreï Kourkov (dont je vous conseille également les autres titres), un musical avec le groupe de folk rock (ou ethno-rock ou rock folklorique) Haydamaky Гайдамаки (merci à Lydia pour les infos sur le nom, Haydamaky étant une version anglicisée, le nom se prononce Gaïdamaki) et un cinématographique avec le film dont le groupe chante la bande annonce. Fondé en 1991 à Kiev, Haydamaky, mené par Oleksander Iarmola (chanteur et parolier) entouré des musiciens, propose un rock à la fois inspiré du rock européen (comme The Pogues par exemple) et de la musique folklorique ukrainienne (avec des instruments ukrainiens comme la bandoura ou la sopilka). Huit albums sont sortis entre 2002 et 2012, malheureusement on n’en trouve aucun ici mais heureusement il est possible d’écouter les titres sur le site officiel du groupe. Les deux titres qui me touchent le plus sont Дума про полковника Петра Болбочана (qui se prononce ‘douma pro polkovnika petra bolbochana’ et qui signifie ‘Douma du colonel Petra Bolbochan’) et Чорна Рілля, саундтрек до фільму Крути 1918 (qui se prononce ‘chorna rillia, soundtrack do filmo Krouty 1918’ et qui signifie ‘terres arables noires’). En ce qui concerne le film, Krouty 1918, je ne l’ai pas vu mais je peux vous dire qu’il est réalisé par Alexei Shaparev et qu’il est sorti dans les salles en 2019 (mais pas en France… pourtant j’aimerais beaucoup le voir !) et qu’il est inspiré d’une histoire vraie (bande annonce ci-dessous).

Et j’en profite pour vous montrer mon très beau fond d’écran d’avril, toujours créé par mademoiselle Farfalle.

Défi du 20 mars 2022

Après une première année de l’atelier d’écriture Le défi du 20 en 2021, je continue avec les nouvelles consignes et le nouveau joli logo coloré (créé par Soène) chez Passiflore, où vous pouvez consulter toutes les infos.

En janvier c’était 1 peintre, en février c’était 2 poètes. En mars c’est 3 chanteurs. Je ne sais pas si j’ai pensé à Un bon chanteur mort de Dominique A mais j’ai décidé de vous parler de 3 chanteurs morts. Ils sont tous les trois états-uniens et leur genre musical est le rock, j’espère que vous découvrirez (si vous ne connaissiez pas déjà) et aimerez.

Kurt Cobain naît le 20 février 1967 à Aberdeen (État de Washington). Son père est mécanicien, sa mère est serveuse, il a une jeune sœur (Kimberly). Depuis l’enfance, il aime chanter et se lance dans la musique rock en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Il meurt en pleine gloire le 5 avril 1994 à Seattle (État de Washington), il n’a que 27 ans, suicide, meurtre, je ne sais pas mais c’est de musique dont je veux vous parler. Après quelques galères, Kurt Cobain forme le groupe Nirvana en 1987. Il y est chanteur et guitariste aux côtés de Krist Novoselic, bassiste, puis, en 1990, de Dave Grohl, batteur (après que le groupe ait essayé cinq autres batteurs). En 3 albums extraordinaires, la musique grunge déferle sur le monde : Bleach (1989), Nevermind (1991) et In Utero (1993). Il y a aussi 5 albums live dont le fabuleux MTV Unplugged in New York (1994) et 4 compilations. Parmi mes chansons préférées, Smells Like Teen Spirit (1991), Come as You Are (1991), Something in the Way (1991) et Pennyroyal Tea (1994). Vous pouvez écouter Kurt Cobain et Nirvana sur leur chaîne YouTube.

Jim Morrisson naît le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride). Son père est officier de l’US Navy et sa mère est femme au foyer. Il est l’aîné, il a une sœur (Anne) et un frère (Andy). La famille déménage souvent et Jim est considéré comme instable mais il aime dessiner et écrire des poèmes. Il étudie non seulement la littérature et la poésie mais aussi la philosophie, la psychologie et la méditation. Il commence à écrire des chansons et rencontre Ray Manzarek (diplômé de cinéma et clmaviériste) avec qui il fonde en 1965 The Doors (ils seront des portes entre le connu et l’inconnu). Robby Krieger (guitare électrique, basse, chœurs) et John Densmore (batterie, percussions, chœurs) rejoignent le groupe. Jim Morrisson, consommateur de drogues, meurt le 3 juillet 1971 à Paris (France), il n’a que 28 ans… 8 albums studios (entre 1967 et 1972) plus An Americain Prayer (en 1978), 13 albums live (sortis entre 1970 et 2008) et 14 best of ou compilations (sortis entre 1970 et 2008). Parmi mes chansons préférées Alabama Song et The End sur le premier album, The Doors (sorti en 1967 mais dont l’enregistrement a commencé le 29 août 1966, le jour de ma naissance, et a duré jusqu’au 23 septembre 1966) et aussi People Are Strange (album Strange Days, 1967), Spanish Caravan (album Waiting for the Sun, 1968), Shaman’s Blues (album The Soft Parade, 1969) et Waiting for the Sun (album Morrison Hotel, 1970). Vous pouvez écouter Jim Morrisson et The Doors sur leur chaîne YouTube.

Chris Cornell naît le 20 juillet 1964 à Seattle (État de Washington). Auteur-compositeur-interprète, il meurt (suicide) le 18 mai 2017 à Détroit (Michigan), il n’a que 53 ans… Son père est pharmacien et sa mère est comptable. Il a deux grands frères (Peter et Patrick) et trois jeunes sœurs (Katy, Suzy et Maggie). Ses parents divorcent et il souffre de dépression mais il aime nager, jouer au football et chanter. Il apprend la guitare et le piano dès l’enfance puis la batterie à l’adolescence. Il fonde Soundgarden en 1984 avec Kim Thayil et Hiro Yamamoto (vous vous souvenez de Black Hole Sun ?). Après la séparation du groupe en 1991, il chante en solo (1998-1999) mais c’est surtout de son deuxième groupe, Audioslave, dont je veux vous parler. Audioslave, formé en 2001 par Chris Cornell, Tom Morello, Tim Commerford et Brad Wilk (anciens membres du groupe Rage Against the Machine), enregistre 3 albums, Audioslave (2002), Out of Exile (2005) et Revelations (2006). Parmi mes chansons préférées, Cochise (2002), Dandelion (2005) et Moth (2006). Vous pouvez écouter Chris Cornell et Audioslave sur leur chaîne YouTube.

Vous l’avez compris, j’aime le rock, le rock alternatif, le grunge, le métal et ces trois merveilleux artistes me manquent. Ils étaient apparemment tous les trois instables psychologiquement mais la musique leur a permis de tenir le coup, un certain temps… Bien sûr, je peux toujours écouter leurs albums mais je sais qu’il n’y aura pas de nouveaux titres… Je vous les ai présentés dans l’ordre où ils me sont venus à l’esprit, je n’ai pas ‘choisi’ cet ordre qui n’est pas chronologique, il est venu tout seul, et je me suis rendu compte après coup que c’était du plus jeune au moment de la mort au plus âgé (27, 28 et 53 ans).

Vous trouverez les billets des autres participant(e)s chez Passiflore et je vous donne rendez-vous le 20 avril avec le thème 4 titres de livres (ci-dessous, le tableau des thèmes pour l’année).

Howl d’Allen Ginsberg

Je ne savais pas du tout quoi lire pour Les classiques c’est fantastique avec le thème de janvier « chroniques des gros(ses) dégueulasses », déjà je ne percutais pas bien le thème, je pensais à de la littérature pornographique mais je n’en avais pas envie… Je remercie Fanny qui m’a donné quelques idées (samedi soir, j’ai dû faire vite). J’en ai sorti ce poème : Howl d’Allen Ginsberg que j’ai dû lire en anglais parce qu’en français je n’ai trouvé que le début et des extraits (c’est qu’il n’est pas encore tombé dans le domaine public).

Howl ou Howl for Carl Solomon est un long poème en prose écrit en 1954-1955, lu durant la Six Gallery Reading (le 7 octobre 1955) à San Francisco, et publié en 1956 par le poète et activiste Lawrence Ferlinghetti cofondateur de City Lights Books (édition et librairie qui existent toujours). Howl contient trois parties et il est disponible en anglais sur SprayBerry et sur Poetry Foundation mais aussi sur Wikipedia avec des explications (toujours en anglais). Il est édité en France par Christian Bourgois (96 pages).

Voici ce que dit Wikipédia d’Allen Ginsberg : « Irwin Allen Ginsberg, né le 3 juin 1926 à Newark et mort le 5 avril 1997 à New York, est un poète américain, membre fondateur de la Beat Generation, du mouvement hippie et de la contre-culture américaine. Ses prises de position homosexuelles, pacifistes et bouddhistes lui valurent de fréquents démêlés avec la justice. Son œuvre, scandaleuse dans les années 1960, fut récompensée à partir des années 1970. »

Scandale littéraire, censure, interdiction, condamnation pour obscénité, arrestation de l’auteur… C’est que Howl est écrit dans un langage cru et parle non seulement de sexe mais aussi d’homosexualité, d’alcool, de drogue (marijuana, LSD, amphétamines, opium), etc. Il critique la politique, la religion, le comportement du gouvernement et les agissements du corps médical en particulier en hôpital psychiatrique (ce qu’a subi Carl Solomon au Rockland Psychiatric Center).

De plus Ginsberg milite contre la guerre du Viêtnam, son père est Juif et sa mère est militante communiste, il préfère être bouddhiste et hindouiste (imaginez dans l’Amérique des années 50 !).

Cofondateur de la Beat Generation (expression créée par Jack Kerouak en 1948) avec Jack Kerouac, William S. Burroughs rejoints par Gregory Corso, Ginsberg – et Burroughs avec Le festin nu – ont dû faire face à des procès en obscénité mais c’est ce qui permit finalement la reconnaissance de ce mouvement artistique et littéraire voire politique dans cette Amérique puritaine qui refuse la libération sexuelle, l’homosexualité et les pensées libertaires.

Beatniks, hippies, jazz, pop music, liberté individuelle, culture underground, mouvement gay… des courants reconnus maintenant mais décriés fin des années 50 et dans les années 60. Et vous vous doutez que Ginsberg et ses copains étaient fortement surveillés par le FBI puisque considérés comme dégénérés et dangereux.

J’avoue que c’est un tantinet nébuleux pour moi (il y a de nombreuses références que je ne connais pas…) mais c’est intéressant à découvrir parce que cette Beat Generation a enrichi la culture américaine (voire mondiale, occidentale en tout cas) surtout au niveau littéraire et musical.

Voilà, je n’aurais pas mis ça de moi-même dans le thème « gros dégueulasses » (qui me faisait plutôt penser à Sade et confrères) mais je suis contente de participer à ce premier thème de l’année pour Les classiques c’est fantastique, même de façon succincte (c’est que je n’ai pas lu le recueil de poèmes en entier, pas disponible légalement sur le Web, simplement Howl). Les billets de Moka, Mag, Natiora, Lolo Coste, Lili, Mumu, Margot, Fanny, Madame lit, Alice, Katell, L’ourse bibliophile et Fanny (pages versicolores).

Il existe un film, Howl, réalisé par Rob Epstein et Jeffrey Friedman, sorti en salles en 2010 aux États-Unis et en 2012 en France. C’est un film dramatique et biographique sur Allen Ginsberg joué par James Franco. Le film raconte l’enfance de Ginsberg, le poème Howl (en animation), le procès contre Howl et son auteur et un entretien avec Ginsberg après le procès.

Spell, une chanson de Patti Smith, est inspirée de Howl (vidéo sous la bande annonce du film).

Je mets ce billet dans 2022 en classiques, Les adaptations littéraires et Les textes courts.

Mes coups de cœur musicaux en 2021

Pour changer un peu, j’avais envie de vous parler musique alors voici mes principaux coups de cœur en 2021 (article mis à jour).

Les artistes confirmés que je suis depuis leurs débuts en solo ou dans un groupe (par ordre chronologique de sortie de leur album)

Altin Gün / Yol (février)

Raphaël / Haute fidélité (mars)

Gaëtan Roussel / Est-ce que tu sais ? (mars)

The Coral / Coral Island (avril)

Gauvain Sers / Ta place dans ce monde (août)

Damon Albarn / The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows (novembre)

J’ai aimé leur 1er album et j’attendais leur 2e album avec impatience !

Clara Luciani / Cœur (juin)

Mister Mat / Du bonheur en retard (juin)

Juliette Armanet / Brûler le feu (novembre)

Les artistes que j’ai découverts en 2021

Léonard Lasry / Au hasard cet espoir (février)

Pianocéan : un voyage, un album, un livre, un film, je vous en reparlerai ! Mais, en attendant, une vidéo et une photo.

Les concerts de 2021 : Electric Barock Quartet avec quatre guitares au lieu de deux violons, un alto et un violoncelle (photo ci-dessous), Duo Mathis, Fazaz, les variations Goldberg interprétées par Philippe Bourlois à l’accordéon (photo ci-dessous).

Quelques mots sur Electric Barock Quartet ou comment transformer la musique classique en musique rock ! Un quatuor à cordes (violon 1, violon 2, alto, violoncelle) transformé en quartet électrique avec des guitares (guitare 1, guitare 2, guitare 3, guitare basse). Des morceaux incroyables de Haendel, Moussorgski ou Beethoven entre autres. Vous pouvez écouter leur musique sur leur page FB, sur la chaîne YouTube du groupe et sur la chaîne YouTube d’Alex Cordo.

La fugue de Pascal Blanchet

La fugue de Pascal Blanchet.

La Pastèque, septembre 2005, 136 pages, 21,40 €, ISBN 978-2-922585-30-8.

Genre : bande dessinée québécoise.

Pascal Blanchet naît en 1980 à Trois-Rivières au Québec. La fugue est sa première bande dessinée. Suivent Rapide-Blanc (2006), Bologne (2007) et Nocturne (2011) ainsi que deux albums illustrés, Le Noël de Marguerite (2013) et En voiture ! L’Amérique en chemin de fer (2016), tous édités par La Pastèque (excellente maison d’éditions québécoise).

1946, le jazz bat son plein, la guerre est finie, la jeunesse est heureuse. Un musicien et une jeune femme se rencontrent, se marient, ont un fils mais la vie n’est pas tendre…

La fugue est une bande dessinée atypique : il n’y a pratiquement pas de textes (quelques pancartes et panneaux) et chaque planche (pleine page) est réalisée comme une affiche. C’est magnifique !

La fugue, c’est l’histoire d’une vie, une histoire d’amour, de deuil sur fond musical, et une histoire de fin de vie. Pascal Blanchet offre un très bel hommage à ses grands-parents et à ses parents.

C’est beau, c’est inspiré, c’est un peu triste aussi, mais c’est la vie.

Elles avaient lu et apprécié cette BD : Karine, Mo, d’ailleurs c’est chez elles que je l’avais repérée et je vous la conseille vivement !

Parfaite pour Un mois au Québec organisé par Karine justement. Et aussi pour La BD de la semaine et Des histoires et des bulles (catégorie 23, une BD en rapport avec la musique).

Mes coups de… 10-2021

Bonjour, des coups de blues en pagaille, je n’ai pas pu publier ce billet dimanche.

Patricia Hitchcock, la fille unique d’Alfred Hitchcock, née le 7 juillet 1928 à Londres, a joué dans plusieurs films réalisés par son père dans les années 50 et dans des séries en particulier Alfred Hitchcock présente (10 épisodes). Elle est morte le 9 août 2021 à Thousand Oaks en Californie. RIP.

Roy Gaines, né le 12 août 1937 à Wasko au Texas, était guitarise et chanteur de blues. Sa carrière débute dans les années 50 et il a joué avec Chuck Willis, Aretha Franklin, Ray Charles et The Everly Brothers (voir ci-dessous) entre autres. Si vous avez vu The Color Purple (La couleur pourpre) réalisé par Steven Spielberg en 1985, vous avez entendu Don’t Make Me No Never Mind. Il est mort le 11 août 2021 à Los Angeles en Californie. RIP.

Tome 1 (1970-1972)

Raoul Cauvin, né le 26 septembre 1938 à Antoing (Belgique) était un scénariste de bandes dessinées. Il débute avec les séries Les tuniques bleues (j’en ai lu enfant) et Sammy. J’ai acheté les premiers tomes de Les femmes en blanc et j’ai lu quelques Pierre Tombal et Cédric (années 80). Il est mort le 19 août 2021. RIP.

Don Everly, né le 1er février 1937 à Brownie dans le Kentucky, est parti rejoindre son frère, Phil Everly (1939-2014). Tous deux formaient The Everly Brothers, un duo de country et rock’n’roll moins connu que d’autres groupes mais que j’aimais bien et qui ont influencé les Beatles, les Beach Boys, les Bee Gees et Johnny Hallyday, entre autres. N’avez-vous jamais entendu Crying in the Rain ? Don Everly est mort le 21 août 2021 à Nashville au Tennessee. RIP.

😢 Charlie Watts, né le 2 juin 1941 à Wembley (Angleterre), était le batteur des Rolling Stones (de 1963 à 2021, 58 ans de carrière !). Je vous mets ma chanson préférée des Rolling Stones, Paint it, Black (1966). Il est mort le 24 août 2021 à Londres. RIP.

😢 Jean-Paul Belmondo, né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, était acteur de cinéma et de théâtre. Il a tourné avec les grands réalisateurs (français et européens), des films populaires, des comédies, des drames, des films d’auteurs, des films policiers avec de l’action et de l’humour… C’était mon acteur préféré lorsque j’étais enfant et adolescente. Avec des films comme Un singe en hiver (1962), Le cerveau (1969), Borsalino (1970), Le magnifique (1973), Flic ou voyou (1979), Le professionnel (1981), L’as des as (1982), Le marginal (1983) et j’en passe, et Itinéraire d’un enfant gâté (1988) qui est peut-être le seul film de Claude Lelouch que j’ai apprécié. Bébel est mort le 6 septembre 2021 à Paris. RIP.

Un coup de cœur musical mais je vous en parlerai un autre jour. En attendant, j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran de septembre, toujours créé par mademoiselle Farfalle mais, pour une fois, ce n’est pas une illustration mais une photo.

Les Plumes chez Émilie 2021-10

Après une pause estivale, voici la 10e édition des Plumes chez Émilie cette année. Pour ne pas changer, j’ai manqué la collecte des mots lundi sur le thème Caravane et voici la liste des 15 mots à utiliser : chien, musique, pliant, découverte, camper, repasser, dormir, nature, soleil, route, nomade, liberté, feu, forain, froid.

Je tiens à préciser que j’ai des problèmes de wifi depuis deux semaines, pas tout le temps mais régulièrement… Est-ce parce que l’ordi est vieux, plus de 10 ans ou est-ce que ça vient de la box, je ne sais pas… Bref, c’est pourquoi je n’ai pas pu programmer ce billet et qu’il a du retard…

Caravane – Les chiens aboient et la caravane passe. Vous connaissez cette expression ? Elle serait d’origine turque. Je m’imagine en train de camper, eh bien disons sous le soleil d’Anatolie, en pleine nature, assise sur un pliant (si possible confortable, hein !), observant les montagnes au loin et la route sur laquelle des forains ou des nomades épris de liberté s’arrêteraient pour discuter avec moi. Et, la nuit tombant, pour lutter contre le froid, ils feraient un grand feu et partageraient avec moi le dîner. J’ai du bon vin français, voulez-vous le goûter ? Une bonne partie de la nuit passerait sans dormir, à écouter de la musique (vous avez déjà entendu du rock anatolien ? C’est génial !), à chanter, ce serait une magnifique découverte et, plus tard, je me repasserais les images et les sons pour ne jamais oublier ce moment mémorable.

Voici Caravane de Raphaël et Yalnızlar Rıhtımı d’Erkin Koray (apparemment le titre signifie Quai solitaire).

Les autres textes chez Émilie.