Des nouvelles écrites par Benoit Camus

Une bonne nouvelle pour La bonne nouvelle du lundi ? Des nouvelles écrites par Benoit Camus en lecture libre ! Je vous en présente deux, mais d’abord l’auteur.

Benoit Camus, né en 1971, était ingénieur avant de devenir écrivain. Il publie depuis 2012 ses nouvelles dans des revues, des anthologies, chez de « petits » éditeurs et en propose pour des concours. Plus d’infos sur son site et sa page FB.

Portrait de Benoit Camus : http://www.lanthologiste.fr/benoitcamus/

En trompette – Monsieur Cornet a un problème : non seulement il a le nez en trompette mais il l’a en permanence bouché car il est toujours enrhumé… Bien sûr, tout ce tintamarre nasal dérange ses voisins ! « Mettez une sourdine […] On n’a pas idée d’avoir un tarin aussi tapageur. » À lire sur Nouvelles courtes pour une bonne vidange (nasale bien sûr) avec humour !

Maquille – Martin a « emprunté » une voiture et a fait boire Louis et Jean, mais pourquoi les conduit-il dans la forêt du Brammois en pleine nuit ? « On s’est pris une bête. ». Une surprenante histoire de chasseur mécontent. À lire sur Éditions de l’abat-jour (site sur lequel vous pouvez lire également d’autres nouvelles d’autres auteurs et l’excellente revue L’Ampoule).

J’espère que vous prendrez plaisir à découvrir ces sites et ces nouvelles, passez un bel été 🙂

L’Ouzbek muet de Luis Sepúlveda

L’Ouzbek muet et autres histoires clandestines de Luis Sepúlveda.

Métailié, avril 2015, 152 pages, 16 €, ISBN 979-10-226-0347-8. Je l’ai lu en poche : Points, avril 2016, 136 pages, 5,90 €, ISBN 978-2-7578-5841-7. El uzbeko mudo y otras historias clandestinas (2015) est traduit de l’espagnol par Bertille Hausberg.

Genres : littérature chilienne, nouvelles.

Luis Sepúlveda naît le 4 octobre 1949 à Ovalle au Chili. Je ne veux pas faire une grosse biographie, je veux simplement dire qu’il est écrivain (romans, nouvelles, contes, scénarios), journaliste et réalisateur. Il connaît la dictature du Général Pinochet et il est un auteur engagé tant au niveau politique qu’écologique. Après la prison au Chili, il voyage beaucoup (Amérique du Sud, Europe) et s’installe en Allemagne puis en Espagne. Son premier roman, Le vieux qui lisait des romans d’amour (1992), ainsi que Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler (1996) sont connus dans le monde entier et il a reçu de nombreux prix littéraires.

Le soldat Tchapaïev à Santiago du Chili – Décembre 1965 : trois jeunes révolutionnaires veulent, pour soutenir leurs camarades du Vietnam, faire quelque chose, mais quoi ? Ils décident alors de mettre une bombe au Centre culturel nord-américain. « Les tomates sont rouges. » (p. 18).

L’Ouzbek muet – Années 70 : des Latinos-Américains sont envoyés à l’université à Moscou. Parmi eux, Ramiro, un Péruvien qui lui veut aller à Prague mais il va finalement étudier la géologie à Tachkent. « Dans le pays de l’égalité, certains étaient plus égaux que d’autres. » (p. 28).

Blue Velvet – À Santiago, quatre jeunes révolutionnaires veulent attaquer une banque, symbole de l’impérialisme. « Beaucoup de ces quotidiens n’existent plus, ils sont la vieille mémoire d’un autre temps, mais tous parlent du braquage de la Banque de crédit et d’investissement. » (p. 44).

Moustik – Début des années 70 : pour éviter la fuite de capitaux, trois jeunes de l’ELN (Armée de libération nationale) essaient d’œuvrer pacifiquement pour rendre l’argent aux Chiliens. « Des prothèses ont remplacé le mot vie. Elle s’est appelée terreur, prison, torture, exil, adieux, lettres de plus en plus espacées, photos regardées en silence. » (p. 53).

Le dernier combat de Pepe Södertälje – « Il écopa d’une méchante balle. » (p. 55). Camilo est tué au Nicaragua. Des années plus tard, en 2005, deux survivants du groupe vont en Suède remettre la montre de Camilo à son fils.

Le dispositif merveilleux – « On ne s’immisce pas dans les affaires de cœur, mais je suis content de te voir aborder le sujet car on doit faire preuve d’un cœur énorme dans cette opération. » (p. 78). Le dispositif merveilleux ou comment venger deux militants tués mais « sans blesser personne ni tirer un coup de feu » (p. 79).

Année 59 Djoutché – JD et le narrateur font la connaissance de Park Il Son, « Premier secrétaire de l’ambassade de la République démocratique de Corée au Chili. » (p. 92) qui leur enseigne la méthode Djoutché. Ou comment le taekwendo est arrivé au Chili. Brièvement…

C’est dans cette nouvelle qu’est mon passage préféré – « Tout comme le gros des militants et une grande partie de la gauche chilienne, nous avions le sentiment d’être sur la bonne voie. Nous n’étions pas pacifistes mais nous tentions d’unir nos forces pour éviter la guerre civile dont rêvaient la droite et Richard Nixon. Nous étions un pays long et étroit où peu d’habitants étaient convaincus par notre singularité : celle de régler les problèmes de manière civilisée, sans répression, sans dictature du prolétariat. Notre révolution avait un goût de vin rouge et d’empanadas mais nous nous sentions incompris. Il nous manquait beaucoup de choses, par exemple du papier pour imprimer la presse progressiste et les livres universels publiés chaque semaine par Quimantú, la maison d’éditions étatisée. Le camp socialiste d’Europe orientale, au lieu de nous envoyer du papier ou de quoi en acheter, nous adressait des suggestions sur la manière de faire la révolution pendant que nos étudiants collectaient du vieux papier pour le recycler. Quand les difficultés menaçaient de nous démoraliser, la consigne était « Contre mauvaise fortune, bon cœur ». On recevait avec plaisir les démonstrations de solidarité internationale même si, par exemple, les jeeps roumaines destinées à l’agriculture brûlaient tellement de combustible qu’on avait fini par les mettre au rebut. Les Cubains avaient connu pire quand l’Union soviétique leur avait envoyé des chasse-neige. » (p. 98-99). L’extrait est peut-être un peu long mais j’espère que vous l’avez lu car il vaut son pesant de cacahuètes !

L’autre mort du Che – Santiago et Aconcagua sont deux poussins condors offerts à Cuba. « Ces oiseaux sont affreux, camarades, moches à faire peur, putain ! s’écria l’un des vétérinaires cubains chargés de recevoir les jeunes condors, et les quatre membres du GAP sentirent que les liens de fraternité révolutionnaire cubano-chilienne étaient sur le point de se briser. » (p. 113).

Le déserteur –« Pendant qu’on attend, raconte-nous comment ça s’est passé. Plus on en saura, mieux ça vaudra. Chacun de nous doit être la copie d’un livre qui répète la même histoire, dit un autre. […] il attise le feu de sa mémoire. Voilà ce que fait le déserteur. » (p. 118). « Écoutez, dans la guerre, on gagne ou on perd, a conclu le Che. […] Dans la guerre, on meurt ou on tue. Vous êtes jeunes, vous et vos enfants verront ce monde pour lequel tant d’hommes sont tombés. » (p. 127). Beaucoup sont tombés depuis et beaucoup tomberont encore…

Neuf nouvelles, neuf histoires tragiques, tristes ou drôles, intenses, toutes vécues par l’auteur et/ou ses amis pour découvrir le Chili des années 60-70 et inscrire ces « petites histoires » dans la « grande » Histoire. À travers ces récits courts, comme des tranches de vie, l’auteur invite ses lecteurs à en chercher plus sur cette période sinistre qu’a connue le Chili. L’auteur a foi en la jeunesse, il a foi en la révolution ; qu’en est-il de la jeunesse et de la « révolution » de nos jours ?

Un recueil de nouvelles pour La bonne nouvelle du lundi que je mets bien sûr dans le Mois espagnol (hispanique).

Mat, mat, mat d’Ayerdhal

Mat, mat, mat d’Ayerdhal in Scintillements, intégrale des nouvelles.

Au Diable Vauvert, novembre 2016, 708 pages, 23 €, ISBN 979-10-307-0054-1.

Genres : nouvelle, science-fiction.

Ayerdhal est né Marc Soulier le 26 janvier 1959 à Lyon. Pendant 25 ans, il a été un des principaux auteurs français de science-fiction (nouvelles et romans) – et de quelques thrillers – et a reçu de nombreux prix littéraires. Il est mort le 27 octobre 2015 à Bruxelles (Belgique). Écrivain engagé, il avait créé en octobre 2000, avec d’autres auteurs (Jean-Pierre Andrevon, Pierre Bordage, Philippe Curval, Serge Lehman, Francis Mizio et Norman Spinrad), Le Droit du serf, un groupe de réflexion pour le droit d’auteur.

Mat, mat, mat est la première nouvelle de cette intégrale et elle est inédite. « On jouait nuit et jour. La ville n’était plus qu’un échiquier. » (p. 11). Un marathon d’échecs et la finale entre les deux superchampions Alpha et Béta a lieu dans l’auditorium intergalactique. Comme il n’y a aucun temps limite de réflexion, la partie dure très longtemps, déjà plus de quatre heures. « Et pourtant la tension ne baissait pas. » (p. 12). Mais Béta n’accepte pas la défaite et s’enfuit.

Une émouvante préface de Pierre Bordage qui annonce les 37 nouvelles – écrites entre la deuxième moitié des années 80 et 2015 – dont 10 inédites, une dizaine d’interviews et une bibliographie.

Cette nouvelle, inédite donc, date de 1986, c’est la première qu’Ayerdhal ait écrite, en fait avec son frère, pour un examen d’écriture créative, sur le thème du jeu d’échecs. J’ai repéré quelques fautes comme « un millions d’effrois » (p. 16) et « Et bien » au lieu de « Eh bien » (p. 18)… mais cette histoire qui fait froid dans le dos m’a bien plu et je lirai les autres nouvelles de ce gros recueil petit à petit.

Une nouvelle pour La bonne nouvelle du lundi que je mets aussi dans les challenges 1 % de la rentrée littéraire 2016, Littérature de l’imaginaire et bien sûr Printemps de l’imaginaire francophone.

Reconnaissance de dette de F.S. Fitzgerald et America

Reconnaissance de dette est une nouvelle inédite de Francis Scott Fitzgerald qu’il est possible de lire dans le n° 1 d’America (pages 120 à 133) avec une traduction de Marc Amfreville.

Francis Scott Fitzgerald (1896-1940) est l’écrivain chef de file de la « Génération perdue » (courant littéraire américain de l’entre-deux guerre).

Le narrateur est éditeur et tant pis s’il ne découvre pas de grands auteurs, ce qu’il veut c’est gagner de l’argent : « Vous penseriez comme moi si vous étiez éditeur. » (p. 122). Six mois auparavant, il a publié L’Aristocratie du monde des esprits du Dr Harden, un témoignage dans lequel le célèbre scientifique explique comment il est entré en contact avec Cosgrove Harden, son neveu mort à la guerre. Trois cent mille exemplaires à deux dollars cinquante pièce, faites le calcul ! Mais il s’avère que ce livre est une supercherie, le jeune homme étant en fait bien vivant… « C’est de la fiction ! Il remplit tous les critères d’une œuvre de fiction : ce n’est qu’un long mensonge à l’eau de rose. (p. 125) dénonce Cosgrove Harden. « Qu’avez-vous fait ? Vous avez fait de lui la risée de tous ! Vous l’avez ramené à la vie sous les traits d’une créature surnaturelle qui envoie des messages idiots sur les fleurs, les oiseaux et le nombre de plombages de George Washington. » (p. 128) reproche Miss Thalia, la fiancée éplorée et en colère. Avec un humour jubilatoire et une sacrée ingéniosité dans le style et la narration, Francis Scott Fitzgerald raconte dans Reconnaissance de dette comment tout faire foirer pour 3 dollars et quatre-vingt cents… C’est aussi une réflexion sur le métier de l’éditeur et sur la notion de fiction : « Qu’est-ce qu’un témoignage ? Qu’est-ce qu’une fiction ? Francis Scott Fitzgerald n’a que 24 ans lorsqu’il écrit cette nouvelle, et son talent éclate déjà. » nous dit America (p. 121).

Une belle surprise pour La bonne nouvelle du lundi organisée par Martine et deux autres bonnes nouvelles en bonus (décidément il y avait déjà plusieurs bonnes nouvelles lundi dernier !) :

Reconnaissance de dette est dans Je me tuerais pour vous et autres nouvelles inédites de Francis Scott Fitzgerald, un recueil à paraître le 29 mars 2017 en coédition entre Fayard et Grasset (480 pages, 23 €) : une très bonne nouvelle effectivement et je ne manquerai pas de lire les autres nouvelles de l’auteur de L’étrange histoire de Benjamin Button (1921) et Gatsby le magnifique (1925).

America est une nouvelle revue littéraire sous forme de mook (contraction de magazine et de book) sous-titrée « L’Amérique comme vous ne l’avez jamais lue » dont le premier numéro vient de paraître. Créée par François Busnel (La Grande Librairie) et Éric Fottorino (Le 1), cette revue parlera de la littérature américaine pendant 4 ans (les 4 ans du mandat de Donald Trump) et, à raison de 4 numéros trimestriels par an, il y aura en tout 16 numéros (lorsque les 16 numéros seront alignés, leurs tranches formeront la carte des États-Unis). Elle est un peu chère : 19 € pour 196 pages mais elle vaut vraiment le coup. C’est bien simple, la Maison de la presse dans laquelle je me fournis en avait reçu 25 exemplaires mercredi matin et lorsque j’ai acheté mon exemplaire samedi soir en sortant du travail, c’était le dernier ! Preuve que la littérature américaine et qu’une nouvelle revue littéraire intéressent au plus haut point les lecteurs. Bon, je n’ai pas encore tout lu car America est vraiment dense mais ce que j’ai lu et vu (portfolio Un regard sur l’Amérique de Vincent Mercier par exemple) est… top ! Avec Francis Scott Fitzgerald donc, mais aussi Toni Morrison (marraine de la revue), Colum McCann, Louise Erdrich, Jay McInerney, Douglas Kennedy, Philip Roth, Russell Banks, John Irving, Alain Mabanckou, etc., et même Barack Obama (qui se reconvertirait dans l’écriture ?) : America est faite par des écrivains pour les lecteurs soucieux de littérature et de connaissance des classiques (ici Moby Dick) et du monde contemporain. À découvrir de toute urgence! Plus d’infos sur http://www.america-mag.com/.

Je mets aussi Reconnaissance de dette dans le challenge Classiques du Pr Platypus.

Alberto d’Antoine Choplin

Alberto d’Antoine Choplin.

La fosse aux ours, janvier 2017, 35 pages, ISBN 978-2-35707-098-1.

Genre : nouvelle.

Antoine Choplin, né le 31 août 1962 à Châteauroux (Indre), est romancier et poète. Il vit en Isère et participe au Festival de l’Arpenteur qui se déroule en juillet. J’ai déjà présenté récemment Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar et Radeau.

Madonna di Campiglio, une maison sous la pluie. En bas, Marie et Alberto qui dialoguent. En haut, le vieux Van Cuers, sur son lit de mort. « si Alberto pouvait venir s’asseoir ici, à côté, avec son carnet à dessin. » (p. 11). Devant la mort, l’artiste continue de dessiner. « L’art que j’apprends à pratiquer se tient-il tellement éloigné de la vie qu’il demeure incapable d’en remarquer la disparition ? » (p. 30).

Vous découvrirez comment Alberto et Van Cuers se sont rencontrés et leur quotidien artistique dans cette maison en lisant cette nouvelle d’Antoine Choplin parue pour les 20 ans de La fosse aux ours. C’est lorsque l’auteur m’a dédicacé ce petit livre que j’ai appris qu’Alberto est en fait Alberto Giacometti jeune !

Ça, c’était la bonne nouvelle du lundi, un texte agréable à lire qui montre que l’artiste est toujours à l’œuvre dans la vie et dans la mort, et une réflexion sur l’art. Et je vous invite à lire le billet de Martine, l’organisatrice de La bonne nouvelle du lundi.

Les autres bonnes nouvelles :

Jeudi de la semaine dernière, j’ai participé à une rencontre avec Antoine Choplin pour son nouveau roman (première rencontre avec des lecteurs pour son nouveau roman !), Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar, rencontre animée par Philippe Fusaro, auteur et libraire, en présence de l’éditeur de La fosse aux ours, Pierre-Jean Balzan. Je vous reparle de cette rencontre bientôt car j’ai pris quelques pages de notes ! En attendant, je vous montre la dédicace que l’auteur a rédigée.

L’éditeur : La fosse aux ours a un nouveau site, tout beau et mis à jour, enfin ! Bon anniversaire !

Antoine Choplin m’a donné cette info en exclusivité (merci !). Son prochain projet est un livre sur son voyage à pied entre Pont de l’Isère et le glacier au-dessus de Val d’Isère, ce qui correspond à 300 kilomètres. Ce livre est un texte sur la marche et l’écriture et il paraîtra dans la collection Démarches de Paulsen en janvier 2018.

Philippe Fusaro sort son nouveau livre, La cucina d’Ines, à La fosse aux ours. Le résumé de l’éditeur car je n’ai pas encore lu ce livre : « Suite à une déception sentimentale, l’auteur s’installe à Lecce dans les Pouilles pour une année afin d’y écrire son nouveau roman. Il fait la connaissance d’Ines, sa voisine âgée de 90 ans, qui lui fait découvrir la cuisine de cette région. Auprès d’elle, il se remémore son enfance en Lorraine et évoque son lien à l’Italie de ses grands-parents. Avec des recettes. » et des illustrations d’Albertine, miam, ça fait envie !

Et la dernière bonne nouvelle : c’est le printemps, oui ! Et pour fêter ça, voici une photo de fleurs de cerisier prise hier à la campagne, hum, ça fait du bien la campagne !

Le prix du bonheur de Michel Peyramaure

jourbonheurLe prix du bonheur de Michel Peyramaure est parue dans le recueil Un jour de bonheur chez Robert Laffont en 1999, 113 pages ISBN 2702892205 (apparemment plus au catalogue, possibilité de le trouver d’occasion).

Genre : nouvelle.

Michel Peyramaure naît le 30 janvier 1922 à Brive la Gaillarde en Corrèze. Il est connu pour ses romans historiques et pour l’école littéraire qu’il a fondée en 1980 : l’École de Brive.

Un écrivain nancéien, épris de solitude et souhaitant travailler sur son nouveau roman, est contacté par deux bibliothécaires – Francine et Odette – pour participer à la Fête du livre de Brissac sur Mer en Charente le weekend des 13 et 14 juillet et tenter de gagner le Prix de l’Huître d’or. « Diable, me dis-je, dans quel attrape-couillon me suis-je fourré ? » (p. 15). C’est que parmi les auteurs régionaux et nationaux invités, il y a de la concurrence pour ce prix littéraire, dont le célèbre David Schmidt. Mais les auteurs appréciés par les lecteurs ne sont pas toujours ceux encensés par les journalistes ! « Schmidt… Wolf… dit Sabine. Regardez : ils n’ont pas signé un livre ! En revanche les médias n’en ont que pour eux. La caméra ne les quittent plus et demain ils auront des tartines dans la presse. » (p. 29).

bonnenouvellelundiLe prix du bonheur raconte avec humour l’état d’esprit d’un auteur invité (de deux auteurs même, un déjà reconnu et une nouvelle venue) dans un village inconnu pour une fête et un prix inconnus, prix qu’il a peu de chance de remporter vu les auteurs régionaux appréciés par les lecteurs charentais et les pointures nationales qui courent les prix, quelle sinécure, mais c’est au bord de l’océan et le paysage est joli, les spécialités locales sont bonnes, le vin blanc aussi, et puis l’écrivain passe le temps avec Sabine Opper, une jeune auteur qui vient de publier son premier roman chez le même éditeur que lui, ça rapproche. Une chouette nouvelle sur le thème du bonheur lue pour le challenge La bonne nouvelle du lundi avec Martine. Le recueil en contient 4 autres de 4 auteurs différents alors je vous en parlerai un autre lundi. En attendant, bonne semaine, emplie de petits bonheurs 🙂

La bonne nouvelle du lundi avec Martine

bonnenouvellelundiMartine – du blog Les lectures de Martine – vient de créer deux challenges et deux groupes sur FB. Infos et logos chez Martine.

Le premier – Le terroir du mois (Groupe FB) – ne m’intéresse pas car je lis très peu (voire pas du tout !) de romans du terroir.

Le deuxième – La bonne nouvelle du lundi (Groupe FB que je viens de demander à rejoindre) – m’intéresse plus car je lis pas mal de nouvelles, seules ou en recueil. Il me suffira simplement de programmer pour que mes notes de lecture de nouvelles paraissent le lundi plutôt qu’un autre jour de la semaine. 😉 D’ailleurs lundi dernier, j’ai publié une note de lecture d’une nouvelle tchécoslovaque alors je la mets déjà dans la liste ! Par contre, je ne suis pas sûre de participer tous les lundis.

Les nouvelles lues pour ce rendez-vous

1. La mort d’Archimède de Karel Čapek (Tchécoslovaquie, 1938)

2. Le prix du bonheur de Michel Peyramaure (France, 1999)

3. Alberto d’Antoine Choplin (France, 2007) et d’autres bonnes nouvelles !

4. Reconnaissance de dette de F.S. Fitzgerald (États-Unis, 1920)