Retourner à la mer de Raphaël Haroche

Retourner à la mer de Raphaël Haroche.

Gallimard, collection Blanche, février 2017, 167 pages, 17,50 €, ISBN 978-2-07-269515-5.

Genre : nouvelles.

Raphaël Haroche, né le 7 novembre 1975 à Paris, publie ici son premier livre, un recueil de 13 nouvelles. Chanteur que j’apprécie énormément depuis 17 ans puisque je l’ai découvert dès l’automne 2000 avec son premier album, Hôtel de l’univers, (cinq ans donc avant Caravane que tout le monde cite en référence) et j’ai immédiatement accroché avec sa voix, magnifique, ses textes, inspirés, ses mélodies, élégantes, et son univers empreint d’une grande sincérité ❤

Yuri – Dans l’Aubrac, Tomek, un employé d’abattoir d’origine polonaise veut sauver un veau et l’offrir à sa fille pour ses 13 ans. Tomek n’est pas un employé violent et cruel envers les animaux, c’est rare ; il aime son épouse, leur fille, et veut aimer cet animal sans défense aux grands yeux tristes. « Voilà, tu seras bien ici, tu es trop joli, tu as de beaux yeux toi, tu me fais penser à quelqu’un. » (p. 17). J’ai déjà parlé de cette nouvelle ici lundi dernier.

L’homme des sables – Une journée dans la vie d’un Berbère, entre la salle de boxe en journée et les concerts où il est vigile la nuit, et son amour pour une strip-teaseuse abîmée par la vie. « Je n’aurais pas dû frapper si fort, il ne faudrait pas savoir ce qu’il y a à l’intérieur des choses. » (p. 25).

Le dernier des pères – Pour la première fois, un père divorcé et son fils de dix ans partent en vacances ensemble en Normandie pour une semaine. Mais le père a bu… « Un petit garçon réservé qui ne parle jamais de ses problèmes. » (p. 33).

La réserve – Un couple mange au restaurant et parle de l’avenir de leurs enfants dans une école privée internationale suisse. « J’ai peur que ce soit un ghetto pour riches qui ne pensent qu’au fric, j’ai peur qu’ils changent et qu’ils deviennent des petits cons. » (p. 53).

L’escalier – C’est l’été et Greg est en colonie mais il doit rejoindre ses parents car son frère est mort. « Il paraît que pour se souvenir d’une chose nouvelle il faut en effacer une autre plus ancienne. […] Je ne voudrais plus rien apprendre de nouveau pour ne rien oublier de mon frère. » (p. 67-68).

L’enfant qui nage – Tous les jours, un jeune adolescent est suivi entre chez lui et le collège. « Je suis trempé de sueur, je nage depuis longtemps, je ne sais pas depuis combien de temps, je suis plongé dans mes pensées. […] J’ai dû faire quelque chose de grave. » (p. 76-77).

Les orques – C’est les vacances ; le narrateur et ses amis, Sacha et Ahmed, sont au bord de la mer lorsqu’un bruit sourd s’amplifie peu à peu. Un tremblement de terre ? « Ce n’était pas le bruit d’une explosion, plutôt celui que ferait un seau qu’on viderait sur le carrelage ou d’une feuille que l’on froisserait, un bruit ordinaire […]. » (p. 82).

La plus belle fille du monde – Le narrateur est ami avec « la plus belle fille du monde » et dès qu’elle l’appelle, il lâche tout pour aller la rejoindre même s’il n’y a rien entre eux et que la belle a des idées très spéciales. « Je ne voulais jamais la contredire parce que la plus belle fille du monde était extrêmement combative et qu’un rien l’énervait. » (p. 89).

Les acacias – Depuis son accident cérébral il y a deux ans, Jean-Pierre vit dans un fauteuil roulant dans cette résidence de Saint-Denis où sa famille ne vient jamais le voir. Il se lie avec Albert, un autre résident seul. « Ils étaient là tous les deux, Jean-Pierre en exil d’un pays où il ne pourrait plus jamais retourner, Albert portant le deuil d’une famille dont il n’avait plus aucun souvenir. » (p. 99).

Quel genre d’ami ferait ça ? – Une courte réflexion sur la mort. « tu es mort […] quel genre d’ami ferait ça ? » (p. 107-108).

Rester au lit – Un homme réfléchit à sa vie, qu’il pense inutile ; malgré les heures supplémentaires, il gagne tout juste de quoi vivre ; et il resterait bien au lit avec son épouse, Sarah, mais en fait il n’arrive pas à dormir… « Je vis au-dessus de mes forces, à crédit. Je me retourne et je me demande à quoi je sers et ce pour quoi je suis fait au juste dans cet univers en expansion, si jamais je sers à quoi que ce soit. » (p. 110).

Lazare – Une journée dans la vie d’un sans abri. « Il y a des signes partout, pour celui qui veut bien voir. » (p. 134).

Retourner à la mer – Le narrateur va à Antibes avec sa mère, c’est peut-être leurs derniers moments ensemble. « Un homme de quarante ans, seul avec sa vieille maman, ce n’est pas si grave mais je ne sais pas pourquoi, j’ai honte comme un écolier. » (p. 144). Et ma phrase préférée : « Je ferme les yeux pour faire disparaître le monde. » (p. 154).

Lorsque je lis un recueil de nouvelles, j’aime bien écrire, pour chaque nouvelle, une phrase qui résume son contenu et relever un extrait représentatif de la nouvelle ou qui m’a marquée. J’espère que vous aurez envie de lire ces nouvelles pleines d’humanité, plutôt tristes mais pas désespérées ! Des petites histoires comme autant d’instants de vie, par touches de tendresse, un simple moment, une nuit blanche, une journée, une rencontre, un regard, un événement inattendu ou la routine silencieuse, l’envie de vivre, de fuir ou de mourir, la vie, l’ennui, la tristesse, la peur, la mort, tout ce qui remplit une vie.

Un excellent recueil de nouvelles (je ne saurais dire laquelle est ma préférée, elles sont toutes bien !) pour La bonne nouvelle du lundi.

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Yuri de Raphaël Haroche

Yuri est la première nouvelle du recueil Retourner à la mer de Raphaël Haroche (Gallimard, février 2017).

Je vous parlerai plus en détail de ce recueil lorsque j’aurai lu les 13 nouvelles mais pour l’instant, je voulais simplement parler de Yuri dans La bonne nouvelle du lundi.

Raphaël… Le chanteur ? Oui, le chanteur ! Que je suis depuis ses débuts car j’aime sa voix, ses textes, ses mélodies, les ambiances de ses chansons, leur profondeur dans une simplicité confondante de tendresse et de sincérité ! Bon, je sais qu’il y en a qui n’aime pas mais peut-être aimeront-ils les nouvelles ?

Je retrouve l’humanité de Raphaël dans cette première nouvelle, Yuri : Dans l’Aubrac, Tomek, un employé d’abattoir d’origine polonaise veut sauver un veau et l’offrir à sa fille pour ses 13 ans. « Voilà, tu seras bien ici, tu es trop joli, tu as de beaux yeux toi, tu me fais penser à quelqu’un. » (p. 17).

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à parler d’animaux et d’abattoir ? Les liens du sang d’Errol Henrot, L’été des charognes de Simon Johanin lu récemment (ma note de lecture arrive) et Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo qui est dans ma liste à lire. Il y en a sûrement d’autres. Les auteurs se sentent investis et veulent faire ouvrir les yeux sur ce monde intolérable…

Tomek n’est pas un employé violent et cruel envers les animaux, c’est rare ; il aime son épouse, leur fille, et veut aimer cet animal sans défense aux grands yeux tristes qui lui font penser à « quelqu’un ».

J’ai hâte de lire les 12 autres nouvelles de ce recueil, apparemment des tranches de vie, comme j’aime, et je vous en reparle tout bientôt ; bonne semaine 🙂

Arrêt non demandé d’Arnaud Modat

Arrêt non demandé d’Arnaud Modat.

Alma, janvier 2017, 160 pages, 17 €, ISBN 978-2-36279-211-3.

Genres : roman (nouvelles ?), ovni littéraire !

Arnaud Modat naît en 1979 à Douai et vit à Strasbourg. Du même auteur : La fée Amphète (2012) et Comic Strip (2012), deux recueils de nouvelles.

« La mer dans le ventre ». Dans l’école de Sébastien, pas de rédaction à la rentrée pour raconter ses vacances car trop d’enfants ne partent pas l’été… Mais lui veut raconter ses vacances, celles durant lesquelles « une chose [lui] est arrivée » et plus particulièrement cette soirée de juillet 1989 « qui a failli gâcher sa belle jeunesse » (p. 10) parce qu’à onze ans, il est trop grand pour colorier un soleil. Son récit entrecoupé de digressions et de définitions est vraiment drôle. Son père ne s’entend pas avec sa sœur, tante Sylvie, et encore moins avec son mari, Marc, un chasseur, et l’apéro tourne mal… « On m’a dit que c’était rien, que ça allait passer. » (p. 25).

Changement de décor. « Raoul ». Quentin et Aurore attendent leur premier enfant mais ils n’ont plus de sexualité et la sage-femme leur donne un conseil surprenant.

Changement de décor. « Tapage nocturne et neige précoce ». Henry, un écrivain local, dédicace son livre à Castorama. Rentré chez lui, il est sommé par sa compagne d’aller chez les voisins qui font trop de bruit et qui empêche le bébé de dormir mais… le son est vraiment bon !

Changement de décor. « J’existe ». Le Père Noël, enfin plus exactement Michel, un jeune sur-diplômé au chômage, répond à Joan, 5 ans. « Je suis heureux d’apprendre que tu as été bien sage, je te cite « surtout à la fin ». Il faut être sage toute l’année, mon coquin ! Tu ne peux pas te contenter de faire un effort avant les fêtes, afin de t’attirer mes faveurs et faire oublier toutes les saloperies que tu auras pu commettre auparavant. Ça ne marche pas comme ça. » (p. 74) et le reste de la lettre de plusieurs pages est gratiné ! C’est mon chapitre préféré !

Changement de décor. « La dernière nuit du hibou ». Changement de décor. « La fourchette à poisson ». Changement de décor…

En tout, six histoires (et un autoportrait) avec des décors différents et des personnages différents, alors véritable roman (comme c’est écrit en tout petit en haut de la couverture) avec comme lien la vie de l’homme (et de l’acteur) qui doit endosser tour à tour les différents rôles de sa vie (enfance, rencontre, couple, sexualité, père, responsabilité, séparation, solitude, mort) en six épisodes (comme les seconds rôles de Peter Cushing) ou recueil de nouvelles « déguisé » en roman ? Je ne sais pas mais, en tout cas, j’ai beaucoup ri surtout avec la lettre du Père Noël (extrait ci-dessus), humour noir et cynisme garantis ! Lucide, burlesque, un brin trash (la bagarre qui traumatise Sébastien), Arnaud Modat (comparé à Annie Saumont, grande nouvelliste française morte en janvier) a un style vif, un humour grinçant et interpelle joyeusement ses lecteurs. La fin de chaque histoire, c’est en fait comme : que feriez-vous si on vous demandait de descendre d’un train en marche alors que ce n’est pas votre arrêt ? Je suis curieuse de voir ce que fera ce jeune auteur à l’avenir.

Une lecture pour les challenges Défi Premier roman 2017 et Feel good.

Quand l’oncle de Khokholov mourra de Martin Kukučín

Œuvre du sculpteur Ivan Meštovič, photo de Peter Zelizňák (domaine public)

Quand l’oncle de Khokholov mourra… de Martin Kukučín.

La Bibliothèque russe et slave, février 2017, 63 pages. Keď báčik z Chochoľova umrie… (1890) est traduit du slovaque par Janka Cádra pour une parution dans la Semaine littéraire (vol. 30) en 1922.

Genre : littérature slovaque, nouvelle.

Martin Kukučín – pseudonyme de Matej Bencúr – naît le 17 mai 1860 à Jasenová en Slovaquie. Il étudie à Bratislava, Innsbruck et Vienne et travaille comme instituteur, puis il étudie la médecine à Prague et devient médecin d’abord en Dalmatie (Croatie) puis en Amérique du Sud. Il est auteur (entre 1883 et 1928) de nombreuses nouvelles, d’un roman : Dom v stráni (1911-1912, La maison sur la colline, ou sur la pente selon la traduction) et de trois drames : Komasácia (1907), Bacuchovie Dvor (1922) et Obeta (1924). Il meurt le 21 mai 1928 à Pakrac en Croatie.

André Trava, fermier à Kameniany, ne voulant plus travailler aux champs, laisse la ferme à son fils et se lance dans le commerce : il achète et revend en faisant une belle plus-value. « Et André courait les foires et s’enrichissait. » (p. 5). Un jour, il rencontre Adouche Domanitzky, un fermier de Domanitzé. Son oncle est le doyen de Khokholov : « Un richard… un formidable richard… cousu d’argent… C’est le propre frère de ma mère… » (p. 11). Comme l’homme a bien bu, Trava lui achète de l’orge et de l’avoine pour une somme minime mais… « J’ai su tout de suite, rien qu’à la façon dont vous m’en avez parlé, que vous vous étiez laissé prendre… Vous n’êtes pas le premier… Il touche des arrhes de qui il peut… Il vend même ce qu’il n’a pas. Peu lui importe, à celui-là ! Pourvu qu’il ait de l’argent dans la main, le moyen de le rendre ne le tourmente pas. » (p. 28). Adouche Domanitzky serait-il un fieffé menteur, un coquin qui attend avec impatience la mort de l’oncle de Khokholov pour hériter ? « André s’attendait à ce que M. Adouche fût abattu, embarrassé, ou bien qu’il niât tout. Au contraire, il était gai, allègre, poli, sans laisser percer aucun souci de la visite d’André. Cela fit bonne impression sur ce dernier, dont les craintes s’apaisèrent un peu. Il se reprit à espérer que tout n’était pas vrai de ce qu’il avait entendu dire. » (p. 38). Mais l’homme n’a ni orge ni avoine et refuse de rembourser les arrhes versées par Trava. « André n’avait jamais été aussi furieux. Il savait qu’il était dupé et ne pouvait se venger. » (p. 55).

L’auteur slovaque ne verse pas dans le romantisme germanique et écrit des nouvelles réalistes dans lesquelles il raconte – de même que les écrivains russes – le petit peuple, travailleur ou fainéant, honnête ou fourbe, en tout cas corvéable, avec ses qualités et ses défauts, le tout sans sentimentalisme et avec beaucoup de psychologie. Il est d’ailleurs considéré comme un des fondateurs de la littérature réaliste slovaque. Il n’y a pas de morale mais on peut dire qu’être malhonnête ne rend pas heureux et n’enrichit pas donc mieux vaut être honnête !

Une lecture intéressante pour le challenge Classiques et pour La bonne nouvelle du lundi.

Ne me regarde pas mourir de Chris Simon

Ne me regarde pas mourir de Chris Simon.

Nouvelle en lice pour la 5e édition du Concours Carrefour Nolim de la nouvelle 2017 parrainé par Franck Thilliez.

Chris Simon (dont je vous ai parlé ici) m’a envoyé un mail pour m’inviter à lire sa nouvelle, pourquoi pas me suis-je dit, je pourrai en parler dans La bonne nouvelle du lundi.

La rencontre dans un avion entre Marc Desrosiers, architecte d’intérieur, Français américanophile, et Lyne Lanza, « guru de yoga et froncophile ». Il rentre à Bordeaux pour dix jours (il doit voir une amie hospitalisée, Sandrine) ; elle va à Paris pour trois jours pour une « confironce ». Peut-être se reverront-ils après, à New York ?

C’est bizarre comme on peut dire des choses personnelles voire intimes à de parfaits inconnus ! Mais c’est comme ça qu’une relation commence, non ?

Après une introduction humoristique (surtout rapport aux langues et à leur prononciation), l’auteur développe un sujet plus grave : le sida et les malades en fin de vie.

Mais Marc a une particularité (non, je ne vous dirai pas laquelle) et sa relation avec Sandrine est vraiment belle.

« Elle ne comprenait pas comment elle avait atterri dans ce désert. Ce n’était pas elle qui quittait le monde, mais le monde qui l’abandonnait. »

Pourtant, j’ai l’impression que Sandrine n’a pas de regrets, elle a bien vécu, elle a été libre, heureuse, elle a voyagé, elle a fait ses propres expériences, elle a été au bout de sa vie, de son destin.

Une nouvelle agréable à lire, avec une pointe de nostalgie, l’insouciance des jeunes adultes dans les années 80 (ça me touche, j’avais 18 ans en 1984) et la peur de mourir devant ses proches – de leur infliger la déchéance de notre corps et la mort – (alors que pour d’autres, c’est la peur de mourir seuls).

Je ne vais pas voter car je ne suis pas inscrite sur ce site et je n’ai pas lu les nouvelles des autres participants à ce concours mais si vous êtes intéressés, allez-y !

Trois nouvelles lues sur ma Kobo

Motus et bouche cousue d’Alexandre Jarry (2014, 23 pages + 9 pages : introduction, autres titres de l’auteur, résumés…)

Alexandre Jarry publie son premier roman en 2009 ; il utilise le numérique et l’auto-édition. Plus d’infos sur son site.

Un nounours est enfermé dans un carton depuis des années. Il est vieux, abîmé et il a la bouche cousue. Il se rappelle d’un enfant avec qui il était heureux, William, mais celui-ci l’a abandonné quand il a eu 10 ans. Un jour, une jeune fille le récupère. « Elle souriait. Elle me souriait. […] Un frémissement me parcourut jusqu’au plus profond de mon être lorsqu’elle me prit dans ses bras. Je fus saisi par la douceur de son geste. […] Sans me quitter des yeux et toujours souriante, elle me tira de ce grenier, de mon exil, pour m’emmener loin avec elle. » (p. 7). La jeune fille ne parle pas alors la peluche l’appelle Motus. En écoutant, la peluche et le lecteur apprennent des choses sur William et sur la jeune fille.

Une nouvelle saisissante, mais un peu trop courte… Toutefois, j’ai bien aimé le style et l’ambiance alors je regarderai les autres titres de cet auteur.

Lacan et la boîte de mouchoirs de Chris Simon (2013, 19 pages + 12 pages : introduction, informations, autres titres de l’auteur, résumés…)

Chris Simon est une auteur franco-américaine ; professeur de français à New York, elle décide de se consacrer à l’écriture ; elle utilise l’auto-édition. Plus d’infos sur son site.

Judith, bientôt cinquante ans, vient de se séparer de son compagnon. Elle consulte Hervé Mangin qui fut « un des derniers psychanalystes analysés par Jacques Lacan en personne ». Durant la première séance, une boîte de mouchoirs était à disposition mais ensuite… plus de boîte de mouchoirs ni sur la table basse ni sur le bureau ! « Vous ne mettez plus de mouchoirs ? Je veux dire… C’est un oubli ou vous n’y croyez… Vous… ».

Premier épisode de la saison 1 de 7 épisodes, suivi de deux autres saisons de 7 épisodes chacun. Cette nouvelle est agréable à lire mais je pensais que ce serait plus drôle… Pour ceux qui sont intéressés par la psychanalyse sans avoir jamais consulté de psychanalyste.

Derrière la clôture d’Isabelle Cousteil (2015, 21 pages + 1 page : introduction)

Isabelle Cousteil travaille dans « l’ingénierie et la production culturelle » ; elle est aussi auteur. Plus d’infos sur son blog.

L’auteur raconte l’histoire de Juanita de la Cruz, torera espagnole, née en 1917, qui a commencé à 14 ans, et qui s’est exilée en Amérique du Sud où elle a continué sa carrière. Dans un monde d’hommes, elle fut la première femme torera. Cette nouvelle a reçu le 2e Prix Hemingway 2015 et est disponible dans le recueil de nouvelles Leçons de ténèbres et autres nouvelles du Prix Hemingway 2015. Je ne savais pas que, chaque année, le Prix Hemingway récompensait une nouvelle de littérature de tauromachie ! Quelle horreur, moi qui déteste la corrida et les courses de taureaux ! Qu’a fait Hemingway pour mériter ce Prix à part couvrir la guerre d’Espagne ?… Je ne lirai pas les autres nouvelles de ce recueil.

Ce que je voulais dimanche dernier en lisant ces nouvelles, c’était tester la liseuse la nuit (de 23 heures à minuit) sans lumière supplémentaire. Un confort de lecture parfait ! Et j’ai pu tester, sans avoir rien réglé auparavant, la lumière orange qui permet, après la lecture, un meilleur endormissement, c’est génial. Je suis très contente de ma Kobo, je pense que je vais l’utiliser régulièrement !

Pour La bonne nouvelle du lundi, événement bloguesque mettant en avant les nouvelles organisé par Martine.

Des nouvelles écrites par Benoit Camus

Une bonne nouvelle pour La bonne nouvelle du lundi ? Des nouvelles écrites par Benoit Camus en lecture libre ! Je vous en présente deux, mais d’abord l’auteur.

Benoit Camus, né en 1971, était ingénieur avant de devenir écrivain. Il publie depuis 2012 ses nouvelles dans des revues, des anthologies, chez de « petits » éditeurs et en propose pour des concours. Plus d’infos sur son site et sa page FB.

Portrait de Benoit Camus : http://www.lanthologiste.fr/benoitcamus/

En trompette – Monsieur Cornet a un problème : non seulement il a le nez en trompette mais il l’a en permanence bouché car il est toujours enrhumé… Bien sûr, tout ce tintamarre nasal dérange ses voisins ! « Mettez une sourdine […] On n’a pas idée d’avoir un tarin aussi tapageur. » À lire sur Nouvelles courtes pour une bonne vidange (nasale bien sûr) avec humour !

Maquille – Martin a « emprunté » une voiture et a fait boire Louis et Jean, mais pourquoi les conduit-il dans la forêt du Brammois en pleine nuit ? « On s’est pris une bête. ». Une surprenante histoire de chasseur mécontent. À lire sur Éditions de l’abat-jour (site sur lequel vous pouvez lire également d’autres nouvelles d’autres auteurs et l’excellente revue L’Ampoule).

J’espère que vous prendrez plaisir à découvrir ces sites et ces nouvelles, passez un bel été 🙂