Radeau d’Antoine Choplin

radeauchoplinRadeau d’Antoine Choplin.

La fosse aux ours, août 2003, 144 pages, 15 €, ISBN 2-912042-61-3. Le roman est sorti en poche chez Points en septembre 2013.

Genre : littérature française.

Antoine Choplin, né le 31 août 1962 à Châteauroux (Indre), est romancier et poète. Il vit en Isère et participe au Festival de l’Arpenteur qui se déroule en juillet.

1940. Le plan Hirondelle. Louis traverse la France, conduisant un des camions au chargement précieux. Celui qui devait l’accompagner n’a pas pu venir, tant pis, Louis se débrouillera seul, et puis le camion a été révisé. Les consignes : ne pas s’arrêter, ne faire monter personne. Mais, en pleine nuit, Louis voit une femme seule, qui marche au bord de la route… Il hésite, s’arrête finalement et fait monter la jeune femme, elle s’appelle Sarah, elle attend un enfant et fuit ses parents. La conversation s’engage timidement, quelques questions, et puis la confiance. « Je transporte des tableaux, Sarah. Des tableaux de peinture je veux dire, d’une valeur inestimable. Ils viennent du musée du Louvre et je suis chargé de les mettre à l’abri dans un château du Lot. » (p. 34). Mais le camion tombe en panne quelques kilomètres avant le village de Nouaille.

La première partie, 1940, est vraiment prenante, il y a une réelle intensité ; Louis et Sarah discutent sur les paysages et la peinture et ne sont pas du même avis : Sarah pense que les véritables paysages sont plus importants que les représentations que les peintres peuvent en faire. Les paysages, les arbres, les oiseaux, l’Art sont importants, comme souvent dans les romans d’Antoine Choplin (voir Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar, son nouveau roman que j’ai lu tout récemment).

La deuxième partie, 1943, m’a un peu déçue, trop de personnages, trop bavarde… Mais on apprend pas mal de choses sur le Radeau de la méduse, peinture à l’huile (1818-1819) du peintre français Théodore Géricault (1791-1824). La sortie du Radeau coïncide avec les 3 ans de Toine, le fils de Sarah. « Alors, c’est sûr, vous allez sortir le Radeau, demande Sarah. » (p. 89). Effectivement, « Les peintures sont régulièrement ventilées. » (p. 97) même si « ici, les conditions de conservation sont idéales. » (p. 97).

un-mois-un-editeurSi j’avais commencé par ce roman d’Antoine Choplin, j’aurais peut-être zappé cet auteur alors qu’avec Le héron de Guernica, La nuit tombée, L’incendie, Une forêt d’arbres creux, j’ai vraiment accroché avec cet auteur sensible et sincère que j’ai déjà rencontré trois fois (deux fois à Valence et une fois à Bron).

Une dernière lecture pour Un mois, un éditeur (La fosse aux ours en févier).

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Radeau de la méduse – Musée du Louvre

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Le jeudi, c’est musée #13

CoreeLogo7Après les deux chroniques de lectures (Hiver à Sokcho d’Elisa Shua Dusapin et La baignoire de Lee Seung-u), voici le dernier article pour le Challenge coréen (je ferai tout de même un bilan) et aussi le dernier billet 2016 pour la rubrique Le jeudi, c’est musée.

Fin novembre, j’ai visité une exposition de peintures coréennes à l’École Supérieure d’Art et Design (ÉSAD) de Valence. Dix œuvres de Soo Kyoung Lee, artiste de Séoul née en 1969, étaient présentées sur le thème « Les errances de la couleur ». Les couleurs y étaient effectivement déployées dans des formes abstraites surprenantes. En voici trois, voyez par vous-mêmes !

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Le jeudi, c’est musée #12

Il y a trois semaines, j’ai visité l’exposition « Tombée dans le paysage » de Mengpei Liu à la galerie des Beaux-Arts à Grenoble. L’expo dure jusqu’au 3 décembre. Mengpei Liu est une charmante jeune Chinoise de 25 ans (elle est née en 1991) originaire de la province Anhui qui a étudié aux Beaux-Arts de Grenoble pendant deux ans, qui a travaillé sur le thème du paysage « shanshui » (montagne-eau) et qui parle très bien le français. Elle étudie maintenant à Paris et s’apprête à peindre des paysages urbains. Vu la qualité de ses tableaux de paysages de montagne, j’ai hâte de voir ça ! Pour la suivre, sa page FB. Et le billet de Lee Rony avec qui j’ai visité l’expo. De mon côté, je vous montre pour l’instant mes deux tableaux préférés : L’arbre et La pluie.

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Le jeudi, c’est musée #4

La beauté idéale d’Alexandre Séon – 3

Il y a trois semaines [lien] et la semaine dernière [lien], je vous présentais Alexandre Séon, un peintre symboliste français, né le 18 janvier 1855 dans la Loire, et mort le 5 mai 1917 à Paris. La beauté idéale est l’exposition temporaire actuelle au Musée de Valence jusqu’au 28 février 2016 [lien]. J’espère que vous avez apprécié les précédentes photos ; voici la troisième et dernière partie avec les représentations de la beauté masculine : le père du peintre, Saint François d’Assise et Joséphin Péladan, fondateur de la Rose+Croix.

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Le jeudi, c’est musée #3

La beauté idéale d’Alexandre Séon – 2

Comme je le disais il y a deux semaines [lien], Alexandre Séon, né le 18 janvier 1855 dans la Loire, est un peintre symboliste français. Il meurt le 5 mai 1917 à Paris et je l’ai découvert grâce à cette exposition.

La beauté idéale est l’exposition temporaire actuelle au Musée de Valence : du 8 novembre 2015 au 28 février 2016 [lien]. J’espère que vous avez apprécié la première bordée de photos ; voici une deuxième sélection un peu plus conséquente (je n’ai pas publié le billet jeudi dernier car les photos n’étaient pas prêtes), et je garde pour la prochaine (et dernière) fois le côté mystique du peintre avec la Rose+Croix.

(Ceci est le 200e billet publié sur PatiVore).

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Le jeudi, c’est musée #2

La beauté idéale d’Alexandre Séon – 1

Alexandre Séon est un peintre symboliste français. Il naît le 18 janvier 1855 à Chazelles sur Lyon dans la Loire dans une famille de commerçants. Il étudie aux Beaux-Arts de Lyon et commence à travailler dans l’industrie textile lyonnaise avec du dessin d’ornement. Puis il s’installe à Paris, rencontre d’autres peintres et continue d’étudier tout en exposant ses œuvres. Il meurt le 5 mai 1917 à Paris.

La beauté idéale est l’exposition temporaire actuelle au Musée de Valence. Elle a commencé le 8 novembre 2015 et se terminera le 28 février 2016 [lien]. J’ai découvert ce peintre du mouvement symboliste français de la fin du XIXe siècle avec l’expo. Je dirais que c’est un féru de proportions et de l’esthétisme. Voici déjà mes premières photos ! La suite (infos et photos) jeudi prochain !

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