Challenge Polar et thriller 2020-2021 avec Sharon

Sixième édition pour moi avec ce blog ! Hier a démarré le challenge Polar et thriller 2020-2021. Donc du 11 juillet 2020 au 10 juillet 2021.

L’objectif est toujours de lire des romans policiers. Sharon nous dit qu’elle souhaite  que : « tous les genres, toutes les destinations soient possibles, sans aucune restriction : des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans policiers fantastiques, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, des essais, des biographies, des mémoires. Le genre policier est vaste, ne nous privons pas d’une de ses catégories ! ».

Infos, inscription et logos (nouveaux logos de Cannibal Lecteur) chez Sharon.

Les catégories (facultatives)
– jusqu’à 5 livres lus : Imogène
– de 6 à 15 livres lus : Montalbano
– de 16 à 25 livres lus : Miss Marple
– de 26 à 50 livres lus : Erlendur Sveinsson
– de 51 à 75 livres lus : commissaire Jules Maigret
– de 76 à 100 livres lus : Walt Longmire
– plus de 100 livres lus : Sherlock Holmes
– plus de 200 livres lus : Lucky Sherlock

Options (nouveau !)
Séries télévisées et cinéma : super idée !

Mes billets pour ce challenge

Avalanche Hôtel de Niko Tackian

Avalanche Hôtel de Niko Tackian.

Calmann Lévy, collection Noir, janvier 2019, 270 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-70216-329-0.

Genres : littérature française, roman policier.

Niko Tackian naît le 5 avril 1973 à Paris. Il étudie le Droit et l’histoire de l’art. Avant d’être romancier en polars/thrillers, il est journaliste, scénariste, réalisateur et auteur de bandes dessinées. Du même auteur chez Calmann Lévy : Toxique (2017), Fantazmë (2018) et Celle qui pleurait sous l’eau (2020). Avalanche Hôtel a reçu le Prix de la Ligue Imaginaire Cultura et le Prix Thrillers à Gujans-Mestras

6 janvier 1980. Joshua Auberson se réveille après avoir fait une chute. Il est nu dans une salle de bain de l’Avalanche Hôtel où il est agent de sécurité. Mais il ne se rappelle plus réellement ni de sa vie ni de Catherine Alexander qui a disparu le lendemain de ses 18 ans alors qu’une voix lui parle dans sa tête lui disant qu’elle est là depuis toujours. En tout cas, l’inspecteur Sylvain Lieber le soupçonne. « Sa blessure au front lui avait permis de quitter la salle et de gagner du temps. Mais elle l’avait aussi rendu suspect aux yeux de ce flic et ça commençait à l’inquiéter. Il fallait absolument qu’il réussisse à retrouver la mémoire pour se disculper de tout soupçon et recoller les morceaux de son identité. » (p. 21). Lorsqu’il rencontre Clovis, celui-ci lui dit que c’est lui qui travaille ici depuis 15 ans et il l’emmène à l’extérieur, sur une piste de bobsleigh, car « Il y a des choses qui doivent être faites à des moments précis. Tu comprends ? À DES MOMENTS PRÉCIS. » (p. 30).

3 janvier 2018. Joshua se réveille frigorifié dans une chambre d’hôpital. « Joshua Auberson, lieutenant de police à la brigade cantonale vaudoise » (p. 46). À son chevet, Sybille, sa collègue et amie. Chute sur plus d’un demi kilomètre, coups sur la tête, hypothermie, quelques légères lésions dans la zone de l’hippocampe… Tous pensent que Joshua a rêvé durant son coma car l’Avalanche Hôtel (ou plutôt le Bellevue Grand Palace) est fermé depuis des années et… il est en ruines !

L’enquête en cours concerne une jeune femme brune trouvée par des randonneurs et surnommée l’inconnue de Naye mais elle avait une photo en noir et blanc de Catherine Alexander, disparue 38 ans auparavant. Joshua est perdu… « ‘Le réel est parfois trompeur…’ Les mots de Clovis résonnaient à ses oreilles comme un avertissement sinistre. » (p. 90).

Avalanche Hôtel (belle couverture) est un polar noir aux allures de thriller, angoissant, à la limite du fantastique (l’auteur reconnaît le clin d’œil à Stephen King et à l’adaptation cinématographique de Shining). Les personnages sont bien pensés, le style est vif, la montagne est belle mais attention elle peut être dangereuse surtout en hiver. Ça ne m’a pas dérangée que le roman oscille entre polar et thriller, et je lirai certainement les autres titres de Niko Tackian (que je découvrais ici) avec les enquêtes de Tomar Khan. Le fait que ce roman traite du cerveau, de la mémoire, des souvenirs, de la généalogie cellulaire m’a beaucoup accrochée. L’auteur n’amène pas ses lecteurs à l’autre bout du monde (comme dans les thrillers en général) mais dans les montagnes enneigées des Alpes suisses et… dans les tréfonds de la mémoire !

« Je crois beaucoup à la mémoire des lieux, vous savez, avait-il dit pour ponctuer le récit de Joshua. Moi qui habite ici depuis des années, je peux vous dire qu’il s’en passe des choses… – Quel genre de choses ? – Des bruits de pas, des portes qui claquent… des lumières, même, et parfois de la musique. C’est comme si… comme si la mémoire du palace refusait de se vider totalement. » (conversation avec Robert, le gardien, p. 172).

« La vérité avait un prix. » (p. 215). « Oui, la vérité avait un prix mais Joshua était prêt à le payer. » (p. 2016).

Idéal pour Lire en thème (en février, un auteur français) et pour le Mois du polar inclus dans le challenge Polar et thriller 2019-2020 mais aussi pour Littérature de l’imaginaire #8 pour le côté fantastique.

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic

De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic.

Albin Michel, mai 2019, 496 pages, 21,90 €, ISBN 978-2-226-44142-3.

Genres : littérature française, polar / thriller.

Morgan Audic naît en 1980 à Saint Malo (Bretagne). Il est professeur d’histoire et de géographie en lycée à Rennes. Son premier roman, Trop de morts au pays des merveilles, est paru aux éditions du Rouergue en 2016. De bonnes raisons de mourir a reçu l’Étoile 2019 du meilleur polar.

Le capitaine Joseph Melnyk et l’officier Galina Novak « tout juste sortie de l’école de police » (p. 11) enquêtent sur un mort « à Pripiat, une ville fantôme abandonnée depuis 1986 à cause de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl » (p. 12). « Coupe ton engin de malheur, ordonna Melnyk. […] Travailler dans un endroit infesté de radiations était une chose, entendre une machine vous le rappeler sans cesse en était une autre. » (p. 13). Le cadavre d’un Russe, Léonid Vektorovitch Sokolov est suspendu à une fenêtre d’un immeuble de la rue Kurchatova. Il a été torturé… « Melnyk se dit qu’il fallait une sacrée dose de haine pour démolir un type comme ça et exposer son corps. » (p. 21).

Un mois après, Alexandre Rybalko, un policier moscovite ivre et tabassé par des ultras (skinheads) sort de l’hôpital. Il est embauché par Vektor Sokolov pour enquêter sur la mort de son fils car ce policier russe parle la « langue des rossignols », c’est-à-dire l’ukrainien. Sokolov avait été ministre de l’Énergie sous Eltsine et fondateur de PetroRus. Rybalko n’a rien à perdre… Il est divorcé de Marina depuis deux ans et vois peu sa fille, Anastasia. De plus « J’étais à Pripiat quand la centrale de Tchernobyl a explosé. J’avais huit ans. Est-ce que c’est ça qui… Il laisse la phrase en suspens. Le médecin hoche la tête avec gravité. » (p. 52). Il découvre une région ravagée par le chômage et en guerre, le Donbass. « La guerre ici, c’est le frère qui tire sur le frère, ou au mieux sur le cousin, argumenta Ossip. Et même quand on vise un Russe, on n’est pas à l’abri de toucher un parent éloigné. Foutue guerre de merde… » (p. 115).

Le passage qui tue ! « Là-bas, ce sera du blé d’hiver, dit machinalement le fermier en désignant ses terres d’un large geste de la main. Tout en bio. Zéro pesticide. – Du bio de Tchernobyl, soupira Novak, désabusée. Et les gens achètent ça ? – Bien sûr. C’est meilleur et plus sain que la plupart des choses que vous trouverez sur les marchés de la capitale. On en exporte aussi à l’étranger. » (p. 148-149).

Trois infos que je veux garder. 1- J’ai remarqué l’importance des oiseaux : le rossignol, l’hirondelle bleue, le faucon (sokol qui ressemble au nom Sokolov), le pic-vert russe. 2- Les samosely sont des personnes âgées revenues vivre à Poliske, Loubianke ou Ilintsakh. « La plupart sont des vieillards inoffensifs qui sont retournés vivre dans leur maison natale. Au départ, les flics les chassaient, mais comme ils revenaient toujours, ils ont fini par fermer les yeux. » (p. 196). Ça m’a fait penser à Le dernier amour de Baba Dounia d’Alina Bronsky ! 3- Il y a des classiques du rock soviétique dans ce roman : Kino, DDT, Aukhyon, Nautilus Pompilius, Zoopark, des artistes que j’essaierai d’écouter sur Internet (Kino, je connais déjà grâce au très beau film Leto de Kirill Serebrennikov).

Un polar (un thriller ?) réussi qui transporte le lecteur dans un endroit pas paradisiaque et qui traite de vengeance avec de bonnes raisons de mourir. Quand deux crimes commis la nuit du 26 avril 1986 (l’épouse de Sokolov et une de ses amies) reviennent hanter le tueur qui n’a jamais été arrêté… Le parallèle entre l’enquête de police officielle avec Melnyk et Novak (le vieux briscard, la nouvelle recrue) et l’enquête parallèle par Rybalko (affaibli par son cancer généralisé) est idéal pour tout découvrir même si les ordres avaient été donnés en haut lieu, même s’il ne fallait pas lier ces meurtres à l’accident nucléaire, etc. Les descriptions des lieux et de certains personnages sont glaçantes et le lecteur se rend compte qu’il lit plus qu’un roman policier car l’auteur s’est bien documenté (ou alors il a été sur place ?). Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir les lieux, les personnages et les deux enquêtes de ce pavé qui se lit d’une traite (si vous avez une journée pluvieuse à occuper). Un nouvel auteur à suivre !

Pour les challenges Lire en thème (en février, un livre d’un auteur français), Polar et thriller 2019-2020 qui inclut le Mois du polar 2020 (en ce mois de février) et Petit Bac 2020 (pour la catégorie Mot au pluriel avec raisons).

Mois du polar – février 2020

Oui, le Mois du polar est de retour en février 2020 : 29 jours (soit un de plus que d’habitude !) pour lire des romans policiers, des thrillers et des polars. C’est toujours organisé par Sharon et il y a de nouveaux logos, beaux et marrants avec des chatons et les deux avec Bip Bip et Coyote sont de Cannibal Lecteur.

Mes lectures pour ce challenge

1. De bonnes raisons de mourir de Morgan Audic (Albin Michel, 2019, France)

2. Avalanche Hôtel de Niko Tackian (Calmann Lévy, 2019, France)

3. Le chien tchétchène de Michel Maisonneuve (Gaïa, 2005, France)

4. Watertown de Jean-Claude Götting (Casterman, 2016, France)

Throwback Thursday livresque 2018-10

Pour ce jeudi 8 mars, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « in the city » et je veux vous présenter L’heure des fous de Nicolas Lebel, un excellent premier roman, polar dans lequel la ville de Paris a une grande place.

J’espère que vous appréciez aussi le beau logo de BettieRose qui est vraiment très douée.

Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson

Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson.

Michel Lafon, mars 2011, 368 pages, 19,95 €, ISBN 978-2-74991-390-2. Lu en poche : J’ai lu, juin 2012, réédition novembre 2017, 445 pages, 7,60 €, ISBN 978-2-29003-958-8. Askungar (2009) est traduit du suédois par Hélène Hervieu.

Genres : littérature suédoise, roman policier.

Kristina Ohlsson naît le 2 mars 1979 à Kristianstad en Suède. Elle travaille comme analyste pour la Police nationale suédoise et se lance dans l’écriture (romans policiers adultes et littérature jeunesse). Les enfants de cendres est son premier roman et le premier volet des enquêtes de Fredrika Bergman, son alter ego de fiction. Du même auteur : Tusenskönor = La fille au tatouage (2012) et Änglavakter = Les anges gardiens (2013).

« Tu n’aurais jamais dû voir le jour ! lui hurlait-elle au visage. Tu es l’incarnation du mal ! » (p. 12). Devenu adulte, « l’Homme » décide de « obtenir réparation » (p. 13) de tout le mal qu’il a subi et de se venger.

Suite à un concours de circonstances, une fillette de 6 ans, Lilian, se retrouve seule dans le train Göteborg-Stockholm entre Flemingsberg et Stockholm. Mais à l’arrivée, où sa mère, Sara Sebastiansson, espère la retrouver, « La petite fille endormie avait disparu. Il ne restait que ses sandales rouges. » (p. 18). La Brigade criminelle c’est-à-dire Alex Recht, policier depuis plus de 25 ans, et Peder Rydh, jeune papa de jumeaux, enquêtent avec leur nouvelle collègue, Fredrika Bergman, « criminologue spécialisée dans les crimes commis envers les femmes et les enfants » (p. 42) que ses collègues considèrent comme « une universitaire se fourvoyant dans un milieu qui n’était pas le sien » (p. 59). « Malgré le contexte difficile, j’ai bon espoir, conclut Alex en sortant de la salle. À mon avis, c’est juste une question de temps. La fillette finira par réapparaître. » (p. 54). Pour sûr, elle réapparaît… Et ce n’est pas fini…

J’aime bien Alex Recht, un idéaliste : « Il avait grandi avec certaines règles, et appris à les respecter […]. On ne frappait pas les femmes. On ne frappait pas les enfants. On ne mentait pas. Et on prenait soin des personnes âgées. […] Comment pouvait-on infliger ça à son prochain ? » (p. 77). Est-il représentatif de la société suédoise ? Je ne sais pas, je ne connais pas assez ! Mais, en tout cas, lorsque des affaires criminelles concernent des enfants, c’est toujours glauque… Ce roman parle des violences faites aux enfants (certains deviennent des criminels) et aux femmes, de la misogynie au travail, de la société suédoise et l’enquête menée soit dans la « Tanière du lion » soit à l’extérieur est bien menée, rythmée et passionnante. En plus, je n’ai pas eu de mal avec les noms suédois, j’ai l’impression qu’ils étaient plus simples que dans d’autres romans ! L’auteur distille des informations sur la vie des enquêteurs ce qui les rend attachants et donne envie de les suivre dans les tomes suivants.

Lu d’une traite, samedi, pour le premier weekend à 1000 de l’année, je mets ce roman dans les challenges Polar et Thriller – ainsi que dans le Mois du polar – et Voisins Voisines (Suède). C’est un premier roman mais j’ai l’impression que le Défi Premier roman de Fattorius ne revient pas cette année, dommage.

Mois du polar 2018 avec Sharon

Février est le Mois du polar avec Sharon ! C’est le 3e, il me semble. Du 1er au 28 février. Je suis donc un peu à la bourre pour publier ce billet mais j’ai commencé à lire du roman policier ce weekend dans le cadre du premier Weekend à 1000 de l’année. J’en ai lu deux, un samedi et un dimanche ,(très bien, bonnes pioches) et j’espère en lire encore un ou deux avant la fin du mois !

Mes lectures

1. Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson (Suède)

2. L’élixir du diable de Raymond Khoury (États-Unis)

L’heure des fous de Nicolas Lebel

L’heure des fous de Nicolas Lebel.

Marabooks poche, juillet 2016 (parution en broché en 2013), 345 pages, 7,50 €, ISBN 978-2-501-09459-7.

Genre : roman policier.

Nicolas Lebel, Parisien, linguiste, traducteur, professeur et auteur de romans policiers. L’heure des fous est son premier roman et donc la première enquête du capitaine Mehrlicht. Du même auteur : Le jour des morts (2014), Sans pitié ni remords (2015) et De cauchemar et de feu (2017). Plus d’infos sur sa page FB.

Septembre. Commissariat du XIIe arrondissement de Paris. Le capitaine Daniel Mehrlicht est le plus ancien du commissariat. Il accueille le lieutenant stagiaire François Ménard. Dans l’équipe, le lieutenant Mickael Dossantos, grand sportif, spécialiste des arts martiaux et des articles de lois, et le lieutenant Sophie Latour, envoyée pour surveiller qu’il n’y a pas de trouble à l’ordre public durant les flashmobs. Mais finis le sudoku et les plaisanteries : un cadavre de SDF a été retrouvé à la gare de Lyon. Le commissaire Matiblout est clair : « Vous me réglez ça rapidement. Identité, appel à la famille, questions aux clochards du coin. Rapide et propre, qu’on y passe pas Noël. Je compte sur vous, capitaine, pour me boucler ça vite fait. » (p. 24). L’enquête les mène dans la Jungle, un campement illégal dans le bois de Vincennes avec des sans-abri, des étrangers, un chef qui se fait appeler le Gouverneur et un Shaman aux pouvoirs particuliers. Mais le SDF suriné n’en est pas un… C’est Marc Crémieux, un célèbre journaliste freelance plusieurs fois récompensé. L’enquête se révèle plus longue et plus compliquée que prévu… « Mais vous, policiers, où serez-vous quand sonnera l’heure des fous ? » (p. 124).

Un très bon roman policier avec un style excellent et plein de détails utiles… ou pas. Mehrlicht a une tête de grenouille ; ses sonneries de téléphone sont des répliques de films d’Audiard qui, parfois, tombent plutôt bien ! Il y a de grosses références à Victor Hugo, à la Cour des miracles, à Napoléon III, on se balade à la Sorbonne et dans les Catacombes. C’est intriguant, terriblement d’actualité et passionnant, j’ai été happée et donc, même envie que pour Olivier Norek : je VEUX lire d’autres titres de Nicolas Lebel !

Mon passage préféré : « Mehrlicht pouffa. – Quand je vous ai vus la braquer… Toi, Mickael qui lui balance l’article du code pénal… Énorme ! François qui lui ordonne de lâcher son flingue ! Le panard ! Sophie qui sort les menottes… Je peux vous le dire : vous m’avez fait rêver ! Je croyais que j’allais chialer, je vous jure. » (p. 340).

Une lecture que je mets bien sûr dans le challenge Polar et Thriller et aussi dans le challenge Petit Bac 2018 pour la catégorie Passage du temps avec le mot « heure ».

Code 93 d’Olivier Norek

Code 93 d’Olivier Norek.

Michel Lafon, collection Thrillers/Polars, avril 2013, 304 pages, 18,95 €, ISBN 978-2-74991-778-8. Je l’ai lu en poche : Pocket, collection Thriller, octobre 2014, 360 pages, 7,40 €, ISBN 978-2-266-24915-7.

Genre : polar français.

Olivier Norek, né en 1975 à Toulouse, est lieutenant de la Police judiciaire en Seine Saint Denis depuis bientôt 20 ans (en ce moment en disponibilité). Il a travaillé dans l’humanitaire avant sa carrière de policier. Il est aussi romancier et co-scénariste avec Hugues Pagan de Flic tout simplement, un film réalisé en 2015 par Yves Rénier. Plus d’infos sur sa page FB.

« Coste ouvrit un œil. Son portable continuait à vibrer, posé sur l’oreiller qu’il n’utilisait pas. Il plissa les yeux pour lire l’heure, 4 h 30 du matin. Avant même de décrocher, il savait déjà que quelqu’un, quelque part, s’était fait buter. Il n’existait dans la vie de Coste aucune autre raison de se faire réveiller au milieu de la nuit. » (p. 17). Le capitaine Victor Coste, la trentaine, enquête sur la mort de Camille, une droguée de 20 ans que sa mère et son frère refusent de reconnaître à la morgue. Quelques mois plus tard, Bébé, un Black de deux mètres de haut, se réveille à la morgue, puis Franck, un toxico, est retrouvé cramé sur une chaise avec son portable qui sonne dans son estomac toutes les trois heures. Coste n’enquête pas seul, il a une équipe un peu hétéroclite : Ronan Scoglia, Sam (Samuel) Dorfrey, Mathias est muté et remplacé par Johanna De Ritter, tout juste sortie de l’école de police, et puis l’équipe va s’associer avec Marc Farel, un journaliste fouille-merde mais efficace. « Je voulais juste souligner que si les deux affaires ont un rapport, y a un enfoiré qui se fout largement de notre gueule. » (p. 93). « Le pouvoir est une source de tentation difficilement contrôlable. Une carte tricolore et une arme peuvent donner l’impression d’être supérieur, à bien des égards, aux autres et à la loi parfois. » (p. 186).

Ce premier roman d’Olivier Norek, c’est du lourd, du brut de décoffrage, pas de fioritures, en même temps on sent que les mots sont choisis, percutants, que les descriptions du paysage et de la météo, si elles ne paraissent pas indispensables au premier abord, sont importantes : elles plantent une ambiance toute particulière. « Tenter d’arriver sans déprimer dans cette nouvelle journée qui commence. » (p. 18). L’auteur ne cherche pas à préserver ses personnages ou les lecteurs, il est direct, franc, et utilise à bon escient un humour noir qui me plaît énormément. Tout est plausible, tout est sûrement vrai car, comme souvent, les auteurs de polars s’inspirent de la société qui les entoure et de faits réels (ici, on est à Bobigny en Seine Saint Denis), d’autant plus qu’Olivier Norek est un policier du 93 ! J’ai dévoré ce roman en une journée (à vrai dire le dimanche du weekend de Pâques, oui je sais, j’ai du retard à publier ma note de lecture…) et je ne pouvais pas le lâcher ! Et je me disais : pourquoi n’ai-je acheté que celui-ci, pourquoi n’ai-je pas acheté les deux autres ? En fait, je ne connaissais pas Olivier Norek mais, au printemps, j’ai vu plusieurs gags sur FB, de Nicolas Lebel (un autre auteur de polars), et ils ont attiré mon attention sur cet auteur que j’ai absolument voulu lire, d’où l’achat de Code 93, que je me suis fait dédicacer aux Quais du polar 2017 : j’ai eu avec Olivier Norek un échange court (il y avait du monde dernière moi) mais bien agréable, un auteur abordable et sympathique, tantôt sérieux tantôt drôle, un auteur authentique qui ne triche pas et qui met toutes ses tripes et son expérience dans ses romans ; j’en veux encore !

D’ailleurs, j’ai depuis lu Territoires, le deuxième tome des enquêtes de Coste et je publierai la note de lecture dès que possible mais je peux d’ores et déjà vous dire qu’il m’a scotchée autant que Code 93 ! Vous voulez du bon – de l’excellent même – polar français ? Lisez Olivier Norek ! Comme moi, vous deviendrez sûrement Norek-addict 😉

Une excellente lecture que je mets dans les challenges Défi Premier roman et Polar et thriller.

Challenge Polar et thriller 2017-2018

Nouvelle édition pour le challenge Polar et thriller de Sharon : l’objectif est toujours de lire du policier (polar, thriller, tous les genres) du 8 juillet 2017 au 8 juillet 2018. Infos, logos et inscription chez Sharon. Et je rajoute le lien vers la page de récapitulatif.

Voici les catégories :

de 1 à 5 livres lus : Imogène

de 6 à 15 lus : Montalbano

de 16 à 25 livres lus : Miss Marple

de 26 à 50 livres lus : Erlendur

de 51 à 75 livres lus : commissaire Maigret

de 76 à 100 livres lus : Walt Longmire

plus de 100 livres lus : Sherlock Holmes

Les précédentes années, j’ai honoré les catégories Imogène puis Montalbano alors j’espère honorer la catégorie Miss Marple cette fois 🙂

Mes lectures pour ce challenge

1. Psychiko de Paul Nirvanas (Grèce)

2. Le moine et le singe-roi d’Olivier Barde-Cabuçon (France)

3. Le secret d’Igor Koliazine de Romain Slocombe (France)

4. Code 93 d’Olivier Norek (France)

5. Territoires d’Olivier Norek (France)

Catégorie Imogène honorée 🙂

6. L’heure des fous de Nicolas Lebel (France)

7. Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson (Suède)

8. L’élixir du diable de Raymond Khoury (États-Unis)

9. Ce qui n’est pas écrit de Rafael Reig (Espagne)

10. Le diable de la Tamise d’Annelie Wendeberg (Allemagne/Angleterre)

11. La dernière expérience d’Annelie Wendeberg (Allemagne/Angleterre)

12. Le Club Vesuvius (Une aventure de Lucifer Box, 1) de Mark Gatiss (Angleterre)

13. La malédiction de la Maison Foskett de M.R.C. Kasasian (Angleterre)

Catégorie Montalbano honorée 🙂

8 juillet 2018 : fin du challenge, j’ai lu 13 romans policiers, de différents genres, de différents pays, aucun ne m’a déplu, au contraire j’ai même eu de belles surprises, je suis donc ravie et je remets le couvert pour la nouvelle édition. Le grand bilan chez Sharon.