Challenge Jeunesse Young Adult #8 avec Muti

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 8e édition. L’objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019. Cette année, Muti innove en rajoutant les bandes dessinées, chouette !

Infos, nouveau logo et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2018) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Mais peut-être ferais-je mieux ?

Mes lectures de romans pour ce challenge

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Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

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Le journal de Gurty : Vacances en Provence de Bertrand Santini

Le journal de Gurty : Vacances en Provence de Bertrand Santini.

Sarbacane, collection Pépix, mai 2015, 144 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-9-84865-789-9.

Genre : littérature jeunesse.

Bertrand Santini naît à Aix en Provence et travaille d’abord comme graphiste (affiches de cinéma) puis comme scénariste (séries animées) avant de devenir auteur : plusieurs albums illustrés pour la jeunesse et des romans, Le Yark (2011), Jonas le requin mécanique (2014) et Hugo de la nuit (2016) qui ont reçu des prix littéraires.

Après avoir lu – et énormément apprécié – le premier tome de Miss Pook et les enfants de la lune, j’ai voulu lire d’autres romans de Bertrand Santini et je ne suis pas déçue ! Les autres titres du Journal de Gurty sont Parée pour l’hiver (2016), Marrons à gogo (2017) et Printemps de chien (2018) que je ne vais pas tarder à lire.

Gaspard et Gurty partent en vacances en train, à Aix en Provence. « Gaspard, c’est mon humain à moi. Je l’aime trop. Il est gentil, joueur, fidèle – et quelle propreté ! » (p. 7). J’espère que Gaspard dit la même chose de sa petite chienne, Gurty ! « Ah, ma chère maison de Provence ! J’aurais pu la reconnaître les yeux fermés. » (p. 10). Gurty va retrouver l’écureuil qui vit dans les arbres, le chat des voisins, Jean-Jacques, qu’elle a surnommé Tête de Fesses, une petite chienne pas normale mais il ne faut pas se moquer, Fleur… « Bref, tous mes copains étaient là. Même ceux que j’aimais pas. J’étais drôlement impatiente de les retrouver. » (p. 11).

Voici donc les vacances de Gurty, à la maison c’est la campagne, un peu plus loin c’est Aix, la ville, avec plein d’odeurs différentes et d’autres chiens. Il y a aussi la mer avec la plage. « J’adore la mer, mais dommage que ça mouille. Surtout les vagues. » (p. 58) et « J’aime aussi la plage, mais dommage qu’elle soit plein de sable. […] c’est sale […] ça gratte, ça colle aux poils et ça n’a pas bon goût. Mais faut reconnaître qu’on peut facilement creuser dedans et ça, au moins, c’est rigolo. » (p. 59). Et les balades en bateau. « Le bateau, c’est une invention super pour aller se promener en mer quand on n’est pas un poisson. » (p. 63).

Vous l’aurez compris, Gurty est une petite chienne curieuse et intelligente, gourmande aussi, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais… normal, les chiens, ça n’a pas de poche !

Ce roman dont la narratrice est Gurty est comme un journal de vacances du 1er au 42 juillet, oui vous avez bien lu, 42 juillet : les chiens ne doivent pas avoir le même calendrier que les humains… Avec ce roman joliment illustré plein d’humour et de tendresse, Bertrand Santini traite des relations entre humains et animaux, et animaux entre eux. Surtout respecter l’animal, ne pas le frapper, ne pas le traumatiser (cf. Fleur). Il parle aussi des similitudes entre les chiens et les chats (ils sont couverts de poils, ils ont une queue, ils peuvent attraper des puces, etc.) et du racisme. Mais pour finir, « Y a pas à dire, être heureux, ça fait plaisir. » (p. 92).

En fin de volume, un carnet de jeux de 15 pages dont 3 recettes, euh pas très humaines !

Une chouette lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #7 et Littérature de l’imaginaire.

Miss Pook et les enfants de la lune de Bertrand Santini

Miss Pook et les enfants de la lune de Bertrand Santini.

Grasset Jeunesse, novembre 2017, 190 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-246-86055-6.

Genres : littérature jeunesse, fantastique, fantasy.

Bertrand Santini naît à Aix en Provence et travaille d’abord comme graphiste (affiches de cinéma) puis comme scénariste (séries animées) avant de devenir auteur : plusieurs albums illustrés pour la jeunesse et des romans, Le Yark (2011), Jonas le requin mécanique (2014) et Hugo de la nuit (2016) qui ont reçu des prix littéraires.

La Tour Eiffel construite pour l’Exposition universelle doit être démontée en 1909 mais Gustave Eiffel la veut immortelle. Le 2 décembre 1907, la dame de fer, alors rouge de Venise, est repeinte en jaune-brun, une couleur moins tape-à-l’œil. Le même jour, Hector Dubenpré, riche industriel, achète une automobile et son épouse, Georgette, engage Miss Pook, une gouvernante anglaise, pour leur fille de dix ans, Élise. Miss Pook voyage avec un cerf-volant dragon enchanté, Goldorillon, et emmène la fillette sur la lune où vivent des créatures légendaires. Rêve d’Élise ou réalité ? « Vous êtes la nounou la plus magique de tout l’univers ! s’exclama Élise. » (p. 36).

Mes trois passages préférés

« L’humanité est un îlot de bêtise et de superstition, vois-tu, et les adultes s’évertuent à transmettre leur ignorance à leurs enfants. Cela explique pourquoi cette espèce évolue si lentement. » (p. 60).

« Ces aventures ont révélé la force qui est en toi. Les cauchemars ne sont pas aussi malfaisants qu’on croit. Bien au contraire ! Il faut être à leur écoute. Ce sont de précieux alliés. Ils alertent des périls qui rôdent autour de soi, mais aussi en soi ! N’oublie jamais cela : si l’ombre et les ténèbres te font dresser les cheveux sur la tête, c’est pour mieux t’aider à grandir. » (p. 116).

Un passage à lire absolument ! « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs ! L’arrivée des véhicules à moteur peut être saluée comme le plus grand des progrès ! Non seulement la locomotion mécanique bouleversera nos relations avec le temps et l’espace, mais elle nous permettra de respirer à nouveau ! Oui, enfin Paris sera bientôt débarrassé des voitures à chevaux, attelages bruyants qui sèment par nos rues ces déjections nocives pour la respiration ! Voyez ! Sentez ! La fumée des moteurs n’est ni malsaine, ni malodorante, comparée au crottin qui exhale de titanesques tourbillons morbides et suffocants. Rouler en voiture mécanique, c’est servir le futur de l’humanité. Alors, vive l’automobile qui offrira à Paris un air pur et sain, vive l’avenir et gloire au génie du genre humain ! » (discours de Hector Dubenpré, P. 15). Je n’ai qu’un mot à dire : oups !

J’avais repéré ce roman grâce à sa couverture (belle et sombre) à sa parution mais il y a tant et tant de romans qu’il est passé à la trappe… Lorsque j’ai appris mercredi dernier qu’il avait reçu le Prix Elbakin 2018, j’ai eu envie de le lire et coup de chance, il était disponible à la bibliothèque !

Une très belle lecture jeunesse, rythmée, charmante, qui fait réfléchir (voyez avec les trois extraits ci-dessus), nourrie de beaucoup de références et qui enchante, réellement ! J’ai hâte de lire la suite de ce roman magique, initiatique, merveilleux (pour employer l’ancien mot qui était utilisé pour conte, mythe, légende, épopée, fable, surnaturel et finalement fantasy).

Pour les Challenge de l’épouvante (jeunes lecteurs), Challenge de l’été, Jeunesse & Young Adult, Littérature de l’imaginaire et S4F3 #4.

Viens, mon beau chat de Gaia Guasti

Viens, mon beau chat de Gaia Guasti.

Thierry Magnier, collection En voiture Simone !, mai 2018, 112 pages, 7,40 €, ISBN 979-10-352-0175-3.

Genres : littérature italienne, littérature jeunesse, fantastique.

Gaia Guasti naît en 1974 à Florence (Italie). En 1974, elle arrive à Paris (avec son chat) pour apprendre le français. En 1996, elle entre à l’École supérieure des métiers de l’image et du son et devient scénariste pour le cinéma. Elle est aussi autrice pour la jeunesse. Douze autres romans sont publiés chez Thierry Magnier, plus d’autres romans chez d’autres éditeurs (Milan…). Elle partage son temps entre la France et l’Italie.

« Viens, mon beau chat, viens sur mon cœur amoureux… » (p. 5, première phrase du roman). Le chat, c’est Bouillotte, un magnifique mâle roux qui vit chez les Marilac (Roger, Carmen, Flavie et Marius). Un jour alors que Flavie avait prévu de jouer avec son meilleur ami, Armand Pierlot, la grand-tante Clarisse – qui est par ailleurs propriétaire de l’appartement familial – lui offre « un bracelet ancien, un fil d’argent finement ciselé. […] un objet extrêmement précieux. » (p. 18). Mais Bouillotte s’enfuit par la fenêtre avec le bracelet autour du cou ! Flavie, son petit frère Marius, et Armand vont le poursuivre jusqu’à une maison bien étrange.

S’il n’y a pas de traduction pour Viens, mon beau chat, c’est que Gaia Guasti écrit en français et en italien. Une première version de ce roman, alors titré La dame aux chamélias, est déjà parue aux éditions Thierry Magnier en 2012 dans la collection Le feuilleton des incos.

Viens, mon beau chat est une jolie histoire fantastique qui ressemble à un conte avec plein de chats et une sorcière, en tout cas une vieille dame différente. C’est un hommage au poème Le chat de Charles Beaudelaire (in Les fleurs du mal, 1857) que vous pourrez lire ci-dessous. La couverture est superbe (avez-vous repéré tous les chats ?). L’histoire dans la maison magique de Marguerite fait un tout petit peu peur (pour les enfants, hein !, pas pour les adultes) mais elle est pleine de sagesse et de compassion, de mystère et de fantaisie.

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
                                                                 Nagent autour de son corps brun.

Une jolie lecture pour les challenges de l’épouvante (pour les jeunes lecteurs), de l’été, Jeunesse Young Adult, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Animal), S4F3 #4, Voisins voisines (Italie) et le Défi littéraire de Madame lit (septembre est consacré à la littérature italienne).

Throwback Thursday livresque 2018-28

Pour ce jeudi 12 juillet, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « Amérique du Nord » et je veux vous proposer un roman jeunesse lu récemment (mai 2018) : Louise et Hetseni – Dans les plaines sauvages de Sophie Rigal-Goulard. Pourquoi ce roman ? Parce que pour moi, Amérique du Nord signifie Canada et États-Unis, et donc non seulement population contemporaine mais aussi Indiens d’Amérique représentés dans cette histoire par Jonas qui traverse le Grand Ouest en 1851 et va devenir Hetseni chez les Cheyennes. Une lecture agréable dans laquelle les petits – et les grands – lecteurs apprennent beaucoup de choses sur les Indiens et sur les relations avec les hommes blancs qui pénétraient sur leurs terres ancestrales. Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine et bon weekend estival !

Incubation de Laura DiSilverio

Incubation de Laura DiSilverio.

DreamLand (DMLD), novembre 2017, 352 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-3774-00256. Incubation (2016) est traduit de l’américain par Frédéric Pierreti.

Genres : littérature américaine, littérature jeunesse, science-fiction.

Laura DiSilverio fut pendant vingt ans officier dans l’Armée de l’air américaine avant de se consacrer à l’écriture de romans classés en mysteries, suspense, thriller ou science-fiction. Elle vit dans le Colorado. Plus d’infos sur son site officiel et sur sa page FB.

Dans le futur, après 2040, la Terre et les humains ont été ravagés par plusieurs épidémies, en particulier la grippe aviaire ; les villes sont en ruines mais des pillards y survivent, il n’y a plus que des animaux nuisibles comme les sauterelles qui détruisent tout sur leur passage et les humains survivants vivent dans des cités dômes où, grâce à la technologie, ils font pousser génétiquement leur nourriture. Chacun, dès le plus jeune âge, est destiné à un métier, et de nombreuses jeunes femmes, sont volontaires ou « choisies » pour être porteuses et repeupler la planète.

Everly Jax, 16 ans, vit en Amerada (*) dans une cité dôme près de Jacksonville, dans la zone sécurisée d’Atlanta. Elle est élève-citoyenne et travaille au laboratoire du Kube 9 en physique chimie, ses matières de prédilection. Dès qu’elle le peut, elle se promène sur la plage mais c’est interdit car dangereux à cause des mines et d’une possible contamination de l’eau. Un jour, elle trouve une plume : « C’est la preuve, oui, la preuve que les oiseaux existent encore… quelque part. » (p. 8). Elle attend avec impatience le jour de la Grande Réunion car elle pourra enfin rencontrer ses parents biologiques mais… ils ne viennent pas. Sa meilleure amie, Halla Westin, étant enceinte (de Loudon, parti à l’armée) sans autorisation de l’État (géré par les Pragmatistes) a décidé de fuir. Et Wyck Sharpe, le meilleur ami d’Everly dont elle est amoureuse, refusant d’entrer dans l’armée des gardes-frontières, va fuir avec Halla pour la protéger. Everly part alors avec eux. Tant pis pour le serment d’allégeance : « Amerada avant la famille, avant l’amitié, avant soi-même. Amerada avant tout ! » (p. 32). C’est le début d’une incroyable aventure semée de découvertes et de rencontres. « Le paysage a beau paraître désert, il y a bien des gens et des animaux tout autour, la plupart probablement aussi méfiants que nous. » (p. 171). Mais la route est longue, jusqu’à Atlanta, et pleine de dangers. « Or la vie dans un Kube ne vous prépare pas à affronter le monde réel. Ni de près, ni de loin. » (p. 205-206).

(*) Je pense qu’Amerada est la contraction de America et de Canada, qui dans ce futur ne forment plus qu’un seul pays, immense mais… dévasté.

J’aime les romans post-apocalyptiques (pourtant l’éditeur le classe en fantasy !) et celui-ci m’a vraiment plu. Tout d’abord, j’ai été attirée par la couverture puis par le résumé en 4e de couverture. « Dans un monde où tout est surveillé, la liberté a forcément un prix… ». Cela ne me dérange pas que les trois personnages principaux (Everly, Halla et Wyck) soient des adolescents ; il y a beaucoup d’adultes autour d’eux, aussi bien dans le dôme qu’à l’extérieur (dont plusieurs que personne n’aurait envie de rencontrer !). Les thèmes abordés dans ce roman d’anticipation et la façon dont ils sont abordés sont une totale réussite et j’ai hâte de lire la suite puisque Incubation est le premier tome d’une trilogie : Incinération est déjà paru en français et j’espère que Régénération ne saurait tarder !

Une lecture pour le Challenge de l’été, Jeunesse Young Adult #7, Lire sous la contrainte (contrainte # 39 tout au féminin), Littérature de l’imaginaire et Petit Bac 2018 (catégorie Titre mot unique).

La mort du temps d’Aurélie Wellenstein

La mort du temps d’Aurélie Wellenstein.

Scrineo, mai 2017, 288 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-36740-500-1.

Genres : science-fiction, littérature jeunesse.

Aurélie Wellenstein, née en 1980 à Paris, a publié des romans de fantasy : Le roi des fauves (2015), Les loups chantants (2016), Le Dieu Oiseau (2018), des romans jeunesse : Le cheval de l’ombre (2013), Chevaux de foudre (2015), La fille de Tchernobyl (2016) et des nouvelles. Plus d’infos sur http://lafilleperchee.com/.

Paris, l’été. Callista Sirahaj, 16 ans, entend ses parents se disputer comme d’habitude. Alors elle a préparé son sac, elle va fuguer avec sa meilleure amie, Emma. Mais… « le bruit devint assourdissant. […] Une boule de lumière surgit à l’horizon, l’obligeant à plisser les yeux. L’éclair aveuglant s’élargit en un cercle concentrique, comme l’onde de choc d’une bombe. » (p. 6). Une explosion nucléaire ? Un puissant tremblement de terre ? Lorsque Callista se réveille, il y a très peu de survivants et il se passe des choses étranges. « Les gens se battaient, couraient, hurlaient, oscillaient entre la folie et la révolte, questionnaient le vide : ‘Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ?’ » (p. 19). Après ces événements horribles et la fuite chaotique, « le silence. Profond. Effroyable. Surnaturel. » (p. 27). Callista veut aller vers l’est, dans les Vosges, où elle espère retrouver Emma mais il n’y a plus de réseau, plus vraiment de routes, tout est défoncé et peuplé d’horribles créatures. « Il y avait peu de corps dans cette région rurale, mais nul survivant non plus. Était-il réellement possible que le séisme ait secoué la Terre entière ? » (p. 97).

L’auteur balade ses lecteurs d’abord dans un Paris en ruines, secoué de flashs temporels et de séismes spatio-temporels ensuite sur la route entre Paris et un village des Vosges, Xertigny. « Tous ces gens… Tous ces gens, anéantis d’un seul coup. » (p. 64). Dans un monde où les temps et les espaces ont fusionné… Ainsi Callista rencontre entre autres Roland de Forceval, un chevalier né en 1199, qui a fusionné avec son cheval, Tyrael, puis Gascogne, un chasseur transformé en homme-loup.

Et, comme Callista, le lecteur s’interroge sur le monde, la vie… « Là. Pas là. Vivant. Mort. » (p. 171).

En commençant La mort du temps, j’ai vraiment pensé au premier tome d’Autre-Monde de Maxime Chattam mais le traitement des personnages est différent et l’histoire est également différente, plus science-fiction post apocalyptique que la fusion fantasy fantastique horreur de la série Autre-Monde. Et puis, ici, il n’y a qu’un tome au déroulement surprenant mais qui trouve une fin finalement logique.

Une chouette lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #7, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (encore pour la catégorie « Passage du temps »), Printemps de l’imaginaire francophone 2018 et que je mets aussi dans le Challenge de l’épouvante parce qu’il y a des choses effrayantes dans ce roman.