Rosa Parks, elle a dit non au racisme de Florence Lamy

Rosa Parks, elle a dit non au racisme de Florence Lamy.

Scrineo, août 2018, 128 pages, 10,90 €, ISBN 978-2-36740-626-8.

Genres : littérature française, jeunesse, Histoire.

Florence Lamy naît en 1946 à Marseille. Elle étudie les Lettres à l’université d’Aix en Provence et devient professeur de français en collège. Elle se consacre maintenant à l’écriture de romans. Du même auteur : Tourbillon noir (2019).

Montgomery, Alabama, États-Unis. Rosa Parks est mariée avec Raymond. Elle travaille depuis des années au Montgomery Fair Department Store, un « grand magasin de vêtements et d’accessoires de mode où elle est employée comme couturière-retoucheuse » (p. 8). Pourtant elle a étudié, à l’Industrial School for Girls, pour devenir institutrice mais la maladie de sa grand-mère puis de sa mère en ont décidé autrement.

Avec son ami, le juriste Fred Gray, elle se bat pour que les Noirs votent. Pour cela ils doivent non seulement s’inscrire sur les listes électorales mais aussi passer un test de lecture et d’écriture et payer une taxe ! Ce qui n’est pas à la portée de tous. « Eh oui, mais c’est bien contre toutes ces injustices qu’il faut se battre. Le vote est un droit et nous devons le faire appliquer ! » (p. 12).

Jeudi 1er décembre 1955. En sortant du travail, elle voit un attroupement : un homme noir a été tabassé à coup de batte de base-ball car il a bu de l’eau à une fontaine « White only » (Blancs seulement). Malgré l’abolition de l’esclavage le 18 décembre 1865, c’est la ségrégation dans les États du sud où « la discrimination sévit » (p. 19), le « separate but equal » (séparés mais égaux) et aussi le Ku Klux Klan (KKK). Il fait nuit, Rosa a froid, elle est fatiguée, elle a mal au dos, elle se hâte vers l’arrêt de bus mais « Ce soir elle n’a aucune envie de rester debout pendant tout le trajet. Une demi-heure sur la plate-forme arrière, c’est plus qu’elle ne peut endurer. » (p. 26). Ce soir-là, elle s’assoit dans la zone médiane, ce qui est autorisé aux personnes noires mais, après quelques arrêts, elle refuse de laisser la place à un homme blanc qui vient de monter. « Elle ne cédera pas. Allez savoir pourquoi. Rien ne le laissait prévoir. En montant dans ce bus jamais elle n’aurait imaginé pareille confrontation. Elle voulait juste faire le trajet confortablement assise. » (p. 33). L’homme blanc n’a pas besoin de quatre places assises !

Rosa est arrêtée sans ménagement et conduite en détention provisoire puis à North Ripley Street à la prison pour femmes. « Seule, privée d’eau, sans possibilité de prévenir son mari, elle se sent abandonnée. » (p. 47). Heureusement, une femme l’a reconnue dans le bus et a prévenu sa famille. Ses amis de la paroisse et de la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People c’est-à-dire Association nationale pour la promotion des gens de couleur) font le nécessaire le soir-même : il faudra payer la caution de 100 dollars, il est prévu de boycotter les bus le lendemain. « Cette fois il faut frapper fort ! Crois-moi ! Ça va faire mal. On nous suivra, j’en suis sûr. La communauté noire en a plus qu’assez de ces humiliations. » (p. 58). La NAACP voit en elle le case-test tant attendu : « C’est une femme exemplaire […]. La presse blanche ne trouvera rien pour la salir. Bonne chrétienne, travailleuse, honnête et discrète. Exactement ce qu’il nous faut pour amorcer la bombe ! » (p. 59). On parle bien sûr de bombe médiatique !

Le lendemain soir, dans l’église baptiste de Dexter Avenue, un jeune pasteur officie : « Il s’appelle Martin Luther King. Toutes les femmes n’ont d’yeux que pour lui car en plus d’être un bel homme, toujours très élégant, il sait toucher leurs cœurs même si beaucoup pensent quand même qu’il est trop naïf. » (p. 69). C’est ce jour-là que « il prononce le premier grand discours qui va le rendre célèbre » (p. 70).

Rosa sera finalement jugée coupable « pour délit de trouble à l’ordre public et violations des lois locales sur la ségrégation dans les transports publics » (p. 86) mais ces lois locales sont contraires aux lois fédérales depuis plus de cent ans ! Cela va activer la rébellion et un soulèvement national.

Voilà, c’est la « petite » histoire qui fait la « grande » Histoire. Je connaissais l’histoire de Rosa Parks mais cet agréable livre est vraiment bien pour la jeunesse (le lectorat ciblé, à partir de 12 ans) car Rosa Parks – surnommée la rose dans le bus jaune – est devenue une icône : pas une starlette en mal de reconnaissance, mais une véritable icône soutenue par les Noirs mais aussi des Blancs et des Juifs dans tous les États-Unis et même à l’international car elle avait la raison et le Droit constitutionnel de son côté. Toute sa vie, elle aura été un modèle, elle aura lutté contre les préjugés et la haine raciale, elle aura défendu les Droits civiques et ainsi la liberté et la justice. Ceci malgré les injures et les menaces de mort constantes…

Les dernières pages sont des compléments historiques sur Rosa Parks : elle est « considérée aujourd’hui comme l’une des vingt personnes les plus importantes du XXe siècle » (p. 120), sur Martin Luther King et son célèbre discours I Have a Dream… toujours d’actualité.

Pour le Challenge du confinement (case Bonus pour roman historique), Jeunesse Young Adult #10 et Petit Bac 2020 (catégorie personne célèbre).

Charlock 2 de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe

Charlock 2 – Le trafic de croquettes de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe.

Flammarion Jeunesse, septembre 2020, 80 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-08151-180-4.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier.

Sébastien Perez naît à Beauvais. « C’était un matin d’hiver, il n’y a pas si longtemps de cela. » dit-il sur son site. Il est auteur ; il aime le fantastique et l’humour.

Benjamin Lacombe naît le 12 juillet 1982 à Paris. Il étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Il est illustrateur (jeunesse et adulte) et auteur (jeunesse et bande dessinée).

New York, 1917. Dans une précédente vie, Charlock était aux États-Unis. Son ami est Claude, un pigeon qui louche « et yoyote un peu du ciboulot. » (p. 12). Soudain, des aboiements… « La bande des Pet shop Dogs ! s’exclame Charlock. » (p. 14). Les chiens poursuivent « deux membres des Chappuccini ! s’alarme Charlock en voyant deux chats de gouttière en fuite […]. » (p. 16).

Parmi les Chappuccini, Spaghetti, Pavarotti, chat fait maffia, non ? Bon, en fait, les chats et les chiens vivent depuis des années en paix (si si !) mais là, les chiens, Ed le loubard en tête, accusent les Chappuccini d’empoisonner leurs croquettes. C’est que « Celui qui a les croquettes, a le pouvoir, lâche le cocker à la frange. » (p. 26).

Les croquettes sont-elles pourries ? Empoisonnées ? Voici une enquête pour Charlock qui est prêt à rencontrer le chef des Pet shop Dogs, Mister V, dans son repaire !

Cette deuxième enquête est tout aussi échevelée et drôle que La disparition des souris. En dehors de Charlock, les personnages sont différents et le jeune lecteur peut être surpris mais il se laissera emporter par l’histoire sans problème. Les dessins qui illustrent le texte ou qui sont en pleine page ou double page comme l’ancien gymnase (p. 38-39) sont superbes (quel talent il a ce Lacombe !).

Je vous conseille vivement cette série jeunesse et j’espère que d’autres tomes paraîtront !

Une agréable lecture pour 1 % Rentrée littéraire 2020, Animaux du monde #3, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10 et Polar et thriller 2020-2021.

Charlock 1 de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe

Charlock 1 – La disparition des souris de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe.

Flammarion Jeunesse, septembre 2020, 80 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-08151-906-0.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier.

Sébastien Perez naît à Beauvais. « C’était un matin d’hiver, il n’y a pas si longtemps de cela. » dit-il sur son site. Il est auteur ; il aime le fantastique et l’humour.

Benjamin Lacombe naît le 12 juillet 1982 à Paris. Il étudie à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Il est illustrateur (jeunesse et adulte) et auteur (jeunesse et bande dessinée).

« Charlock est un chat. » (p. 7). Et un chat bleu, ce qui n’est pas banal. « Charlock est très observateur et répond toujours présent pour résoudre les enquêtes, même les plus difficiles. » (p. 8).

Paris, 1975. Charlock vit depuis deux ans avec Mamzel Marcelle. Lorsque son humaine n’est pas là, il s’ennuie un peu mais un jour, il rencontre une toute petite souris, Magali, et « ils devinrent bons amis. » (p. 23). Mais, lorsque Magali disparaît, Charlock rameute ses copains du quartier avec Choupachoups le lapin voisin. « Elle est peut-être allée chasser des oiseaux ? demande le chat Mallow. – Ou bien croquer les mollets du facteur ? ajoute Wawa le chihuahua. – Je suis sûr qu’elle admire la vue en haut d’un arbre, dit à son tour Cacahuète le cacatoès. » (p. 34-35). Mais Magali n’est nulle part et Charlock se résigne à la chercher au Royaume des souris mais dans le grenier, qu’il ne connaît pas, il fait très noir… Mais c’est là qu’il apprend que les souris disparaissent. Pourquoi ? Comment ?

La disparition des souris est le premier tome des enquêtes de Charlock (clin d’œil à Sherlock bien sûr). Déjà, le livre est très beau (format poche plus grand, 14 x 19 cm), avec de jolis rabats (soulevez-les, il y a des illustrations et du texte en-dessous) et de magnifiques illustrations en couleurs de Benjamin Lacombe dont certaines sont pleine page ou double page. Le récit de Sébastien Perez est précis et pétillant pour les enfants (dès 8 ans) et drôle ; il revisite la légende de Hamelin. Les animaux sont attachants, complémentaires et ont chacun leurs particularités ; ils enquêtent ensemble mais c’est plutôt Charlock qui réfléchit. « Élémentaire mon cher Wawa ! » (p. 48).

C’est après avoir vu un billet chez Sharon que j’ai eu envie de lire Charlock (je sais que, comme moi, elle aime les chats). Bien m’en a pris ! Et heureusement j’ai le tome 2 : Le trafic de croquettes !

Une chouette lecture pour 1 % Rentrée littéraire 2020, Animaux du monde #3, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10 et Polar et thriller 2020-2021.

Wily Fox mène l’enquête, 2 d’Adam Frost

Wily Fox mène l’enquête, 2 – Un parfum de mystère d’Adam Frost.

Thomas Jeunesse, octobre 2017, 128 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-35481-435-9. Investigates Fox A Whiff of Mystery (2015) est traduit de l’anglais par Paolia Appelius. Illustré par Emily Fox.

Genres : littérature anglaise, roman jeunesse, roman policier.

Adam Frost naît le 21 août 1972 à Epping (Angleterre). Il est auteur pour la jeunesse depuis 2005. Plus d’infos sur son site officiel.

Emily Fox, diplômée de l’Université Falmouth, est illustratrice. Plus d’infos sur son site officiel.

Après la lecture de Wily Fox mène l’enquête, 1 – Une ombre au tableau d’Adam Frost, j’ai embrayé avec le tome 2.

Wily Fox est invité à la soirée de lancement du nouveau parfum, Odorissimo, d’Adolfo Aroma, le célèbre parfumeur, un lapin italien. « Ce parfum séduira dans les terriers tous les goupils qui ont du style et les belettes qui en jettent par son attaque de sous-bois mouillé sur un cœur de marron éclaté. » (p. 4). Le détective londonien est donc à Pise. Mais Fabio furet, le chef de la sécurité d’Adolfo, n’est pas content qu’un renard vienne mettre le museau dans son travail. Mais la soirée ne se passe pas comme prévu et la formule d’un parfum unique, Utopia, créé par le père d’Adolfo, est volée…

Dans la liste d’une centaine d’invités, Albert l’assistant de Wily Fox à Londres, repère trois suspects : Bianca Blaireau, reporter à Pise, Joey La Fouine, ancien gangster reconverti dans le monde de la mode, et Wanda Rouquine, une panda rousse, propriétaire d’une chaîne de magasins mode et parfums en Chine.

Wily Fox se rend à Venise car la Princesse de Parmesan est la seule à posséder un flacon d’Utopia. « C’est « une vieille antilope de quatre-vingt-deux ans » (p. 28).

Mais Marius Molosse et Érica Écureuil de la MOTUS (Milice des Officiers de Terrain Ultra Secrète) lui mettent à nouveau des bâtons dans les roues… La MOTUS enquête sur « Trois gibiers de potence connus sous le nom de Gang des Pattes Noires » (p. 49) qui ont tenté de cambrioler des banques. Non, ils ne sont pas sur la même enquête.

Wily Fox peut partir en Chine sur les trace du « hon sêng zha » (p. 49). Direction Chengdu !

Je ne veux pas répéter ce que j’ai déjà dit pour le premier tome mais encore une belle histoire et une belle enquête pour Wily Fox ! Et des gadgets que n’aurait pas renier James Bond ! Idéal pour démarrer le roman policier pour les enfants à partir de 8 ans mais les grands y trouvent leur compte aussi.

Une lecture idéale pour Animaux du monde #3, British Mysteries #5, Challenge du confinement (case Jeunesse), Jeunesse Young Adult #10, Petit Bac 2020 (catégorie crimes et justice avec mystère), Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Louis XIV, un enfant roi dans la tourmente de Béatrice Égémar

Louis XIV, un enfant roi dans la tourmente de Béatrice Égémar.

Scrineo, octobre 2018, 128 pages, 11,90 €, ISBN 978-2-36740-638-1. llustré par Adèle Silly.

Genres : littérature française, jeunesse, Histoire.

Béatrice Égémar naît en 1961 dans le Gard mais vit en Touraine. Elle étudie le Droit et travaille comme juriste avant de se lancer, en 2013, dans l’écriture de romans historiques en particulier pour la jeunesse (une trentaine) et deux romans historiques pour les adultes : Le printemps des enfants perdus et Le fard et le poison (Presses de la Cité).

Nuit glaciale. 6 janvier 1649. « Le roi de France a dix ans, et à cette heure, il dort. » (p. 7). Louis est devenu roi, à la mort de son père, il n’avait même pas cinq ans ! En attendant qu’il soit majeur (dans trois ans), sa mère, Anne d’Autriche, est régente. Mais, pour l’instant, le maréchal de Villeroy le réveille en pleine nuit… C’est qu’Anne a décidé de quitter Paris – où la colère gronde – pour le château de Saint-Germain, avec ses deux enfants, Louis donc, dix ans, et Philippe, huit ans. Louis ne doit pas avoir peur : « Il serait un grand roi, un roi courageux ! » (p. 20).

Ce roman est plein de noms connus, Mazarin, Condé, Conti, d’Orléans, Vincent de Paul… Mais les relations ne sont pas simples et les Parisiens n’aiment ni le cardinal Mazarin (Italien) qui est ministre ni Anne d’Autriche (Espagnole mais venant de la famille des Habsbourg). La révolte est appelée la Fronde ; les frondeurs sont des bourgeois qui attisent la colère du peuple et qui, au passage, en profitent pour s’enrichir.

Louis « aimerait oublier un temps toutes ces luttes, ces complots et ces palabres, et vivre avec plus de légèreté. Mais ce n’est pas son destin. » (p. 111).

Mon passage préféré : le cardinal Mazarin, parrain de Louis, demande à ce que le roi vienne pour échanger avec lui. « L’instruction est une belle chose, je ne dirai pas le contraire, mais pour un roi, ce n’est pas le plus important. […] Non, Sire ! Le plus important pour un roi, ce n’est pas d’avoir la tête farcie de… comment dit-on en français ? Théorie ! Le plus important, c’est la pratique, l’expérience ! […] Observez les gens, poursuit le cardinal, voyez ce qui les motive, ce qui les pousse ! Pourquoi ils se battent, se fâchent… Étudiez-les, découvrez quels sont leurs points faibles, leurs passions. » (p. 79).

Ce roman historique prévu pour les jeunes à partir de 12 ans est bien raconté, avec des détails importants, mais sans fioritures, et, en fin de volume, il y a un dossier pour comprendre le rôle du Parlement (différent du Parlement actuel) et d’autres faits historiques marquants d’après la Fronde.

Une lecture historique pour Jeunesse Young Adult #10 et Petit Bac 2020 (catégorie Personne célèbre avec Louis XIV).

Challenge Jeunesse Young Adult #10

10e édition pour le challenge Jeunesse Young Adult organisé par Muti ! L’objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021. Pour la 3e année, les bandes dessinées sont comprises et pour la première fois les albums illustrés aussi.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Mangas
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Inscription, logo (très joli) et plus d’infos chez Muti. Je ne pense pas faire mieux que durant l’édition précédente alors je m’inscris en catégorie 1 et en option BD/Mangas 1.

Mes lectures pour ce challenge

1. Le voyage de la femme éléphant de Manuela Salvi et Maurizion A.C. Quarello (Sarbacane, 2007, Italie)

2. Wily Fox mène l’enquête, 1 – Une ombre au tableau d’Adam Frost (Thomas Jeunesse, 2017, Angleterre)

3. Wily Fox mène l’enquête, 2 – Un parfum de mystère d’Adam Frost (Thomas Jeunesse, 2017, Angleterre)

4. Le cœur perdu des automates de Daniel H. Wilson (Fleuve, 2018, États-Unis)

5. Charlock 1 – La disparition des souris de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (Flammarion Jeunesse, 2020, France)

6. Charlock 2 – Le trafic de croquettes de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (Flammarion Jeunesse, 2020, France)

7. Rosa Parks, elle a dit non au racisme de Florence Lamy (Scrineo, 2018, France)

8. Monsieur Vert de Yokoland (Les Grandes Personnes, 2016, Norvège)

9. Nils, Barbie et le problème du pistolet de Kari Tinnen et Mari Kanstad Johnsen (Albin Michel Jeunesse, 2013, Norvège)

10. Pourquoi les chiens ont la truffe humide de Kenneth Steven et Øyvind Torseter (Cambourakis, 2016, Norvège)

Catégorie Aux frontières du rêve honorée 🙂

11. L’empire de sable de Kayla Olson (Robert Laffont, 2017, États-Unis)

+ ?

Et mes lectures BD/Mangas

1. Eden – L’âme des Inspirés, tome 2 de Fabrice Colin et Carole Maurel (Rue de Sèvres, 2019, France)

2. Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu (Pika, 2013, Japon)

3. Les lumières de l’Aérotrain de Ducoudray et Corgié (Grand Angle, 2018, France)

4. Une enquête de Basil et Victoria (tomes 1 et 2) de Yann et Édith (Les humanoïdes associés, 1990-1993, France)

5. Shadows House 1 de Sômatô (Glénat, 2020, Japon)

1er niveau honoré 🙂

6. Les aventures de Spirou et Fantasio, 18 – QRN sur Bretzelburg de Franquin et Greg (Dupuis, 1966, Belgique)

7. Les aventures de Jak et Bil au Gabon – Le secret de l’ivoire de Jacques Ortet et Arnold Berssenbrugge (Bookelis, 2020, France & Pays-Bas)

8. Perfect World 1 de Rie ARUGA (Akata, 2016, Japon)

9. Dodoma (trilogie) de Jun Shiraishi (Komikku, 2016, Japon)

10. Général Leonardo 1 – Au service du Vatican d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2006, Danemark & France)

2e niveau honoré 🙂

11. Général Leonardo 2 – Croisade vers la Terre Sainte d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2007, Danemark & France)

+ ?

Le Wonderling de Mira Bartók

Le Wonderling de Mira Bartók.

Robert Laffont, collection R Jeunesse, avril 2018, 512 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-22119-339-6. The Wonderling (2017) est traduit de l’américain par Fabienne Vidallet.

Genres : littérature états-unienne, littérature jeunesse, fantastique.

Mira Bartók naît en 1959 à Cleveland dans l’Ohio (États-Unis). Elle étudie les Beaux-Arts à l’Université du Massachusetts à Amherst. Elle voyage et écrit plusieurs ouvrages pour la jeunesse sur les civilisations antiques. Lorsque sa mère meurt d’un cancer, elle écrit ses mémoires, The Memory Palace, qui est récompensé. Puis elle écrit The Wonderling (adaptation prévue au cinéma).

Le Wonderling, ou Numéro 13 car c’est l’inscription sur le médaillon qu’il porte, est un être spécial : il « ressemblait à un renard mais se tenait sur ses pattes arrière comme un enfant et il ne possédait pas de queue à proprement parler. » (p. 16). Il a 11 ans et a grandi à « l’Orphelinat de Mlle Furonkle » (p. 19), une méchante femme. Dans ce foyer vivent des enfants trouvés ou orphelins, des gamins des rues, mi-humains mi-animaux, des créatures appelés des Rampants. Malgré son unique oreille, Numéro 13 a un don : il entend tout. Par exemple, il apprend que les souris, extrêmement polies, aiment le brie et la poésie. Les Rampants ne savent rien du monde et de la vie au-delà des murs de l’horrible orphelinat et sont constamment surveillés par Mortimer Nezpris qui les méprise et les déteste.

Un jour Numéro 13 sauve un oiseau sans aile, Babiole, qui lui donne le nom d’Arthur et ils deviennent amis. Grâce à Babiole, Arthur peut s’enfuir avec l’oiseau et découvrir l’Extérieur : paysage, soleil, horizon… Après une journée de marche et une nuit passée dans un immense chêne, les deux voyageurs rencontrent Pomme-de-Pin de Blancheville. « Dissimulé quelque part dans cette puissante ville de lumière l’attendait son destin. Il espérait qu’il le trouverait… et qu’il ne lui arriverait rien de fâcheux. » (p. 185).

Des personnages hauts en couleurs, Numéro 13 et Babiole vraiment attachants en tête mais aussi Quintus le rat voleur, Peevil la petite souris chanteuse, Belisha la gardienne des corbeaux de nuit… Du merveilleux, du sordide parfois (ce qui m’a un peu fait penser à Watership Down de Richard Adams), mais toujours de l’optimisme, des aventures et des amitiés !

J’ai dévoré ce très beau roman (même si parfois terrible : maltraitance, injustice…) joliment illustré avec des petites gravures en noir et blanc. J’espère une suite !

Pour le Mois américain et les challenges Animaux du monde #3 (en particulier pour Numéro 13 le renard et Babiole l’oiseau mais pas que), Jeunesse Young Adult #9 et Littérature de l’imaginaire #8.

Brume de Stephen King

Brume de Stephen King.

Albin Michel, collection Wiz, octobre 2019, 288 pages, ISBN 978-2-22644-535-3. The Mist (1985) est traduit de l’américain par Serge Quadruppani.

Genres : littérature états-unienne, nouvelle, young adult, fantastique.

Stephen King naît le 21 septembre 1947 à Portland dans le Maine (États-Unis). Dois-je réellement le présenter ? Maître de l’horreur dans les genres fantastiques, science-fiction et policier, il est l’auteur de plus de 60 romans dont quelques-uns sous le pseudonyme de Richard Bachman et plus de 200 nouvelles !

Bridgton, Maine occidental. Grosse vague de chaleur en ce mois de juillet puis, dans la nuit du 19, « épouvantables orages » (p. 7). David et Stephanie Drayton vivent dans une maison à côté du Long Lake avec Billy, leur fils de 5 ans. Ils se réfugient à la cave mais les dégâts sont importants… « La porte de verre coulissante avait tenu bon mais à la place de la baie vitrée il y avait un trou aux bords déchiquetés, garni du feuillage d’un bouleau. C’était la cime du vieil arbre qui flanquait l’accès extérieur du sous-sol d’aussi loin que je me souvienne. […] J’aimais cet arbre. Vétéran endurci de bien des hivers, il était le seul arbre, du côté où la maison donne sur le lac, que ma propre tronçonneuse eut épargné. » (p. 18). Après le cyclone qui a détruit arbres, maisons et pontons, une étrange brume blanche, épaisse, s’installe peu à peu. Lorsque la route est dégagée, Dave se rend au supermarché avec Billy et leur voisin, Breton Norton, un avocat avec lequel il ne s’entend pas très bien, mais en cas de catastrophe, c’est mieux de s’entraider. Alors que la brume arrive au centre-ville, ils sont coincés dans le supermarché (à partir de ce moment, ça devient un huis-clos) avec d’autres clients soit incrédules soit affolés. « Si on attendait encore un peu que le brouillard se dissipe et qu’on puisse voir… » (p. 87). Mais l’angoisse s’installe au fur et à mesure que la brume s’épaissit avec les cris qui en parviennent et les disparitions. « Mesdames et messieurs, il apparaît que nous sommes confrontés à un problème d’une certaine ampleur. » (p. 140).

Je n’en dis pas plus, vous voyez sur la couverture les tentacules et les ventouses mais s’il n’y avait que ça ! Les créatures immondes ont-elles été crées par le projet militaire Pointe-de-Flèche ou arrivent-elles tout droit de l’enfer ? Erreur humaine ou catastrophe naturelle ?

Comme ça faisait longtemps (peut-être une trentaine d’années !) que je n’avais pas lu du Stephen King, j’avais oublié toutes ses descriptions pour présenter les lieux et les personnages mais ça plante l’atmosphère et ça leur donne une épaisseur (sans jeu de mot avec la brume !). Dans cette nouvelle, il traite plutôt des relations parents-enfant (père-fils), des thèmes écologiques et du comportement des gens (par exemple la malveillance et le fanatisme religieux de madame Carmody qui, en plus, fait des adeptes !) en cas de danger imminent.

En fin de volume, dans Notes, l’auteur explique qu’il a écrit Brume à l’été 1976 « pour une anthologie de nouveaux récits » (p. 279) ; le titre original était The Mist et le recueil paru en 1985, Skeleton Crew, remporte le prix Locus du meilleur recueil de nouvelles. La nouvelle Brume dans ce recueil fait 150 pages et elle est plus longue que les autres.

Parfait pour le Mois américain et les challenges Jeunesse Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8, Maki Project (bien que considérée comme un peu longue, Brume est bien une nouvelle) et S4F3 #6.

J’apprends qu’un film réalisé par Frank Darabont est sorti en 2007. L’avez-vous vu ?

L’expédition H.G. Wells de Polly Shulman

L’expédition H.G. Wells de Polly Shulman.

Bayard, février 2015, 384 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-7470-5439-3). The Wells Request (2013) est traduit de l’américain par Karine Suhard-Guié.

Genres : littérature états-unienne, littérature jeunesse, science-fiction.

Polly Shulman est la fille d’Alix Kates Shulman, romancière et féministe de Cleveland. Elle est diplômée en mathématiques de l’Université de Yale et vit à New York. Elle écrit pour des journaux et a travaillé à la bibliothèque de New York (département des documents rares). Plus d’infos sur son site officiel.

Leo Novikov est moins doué en science que ses parents ou son frère et sa sœur ; il « fréquente le lycée technique pour les nuls, où les élèves sont extrêmement créatifs » (p. 6). Un mercredi, pendant qu’il joue à un jeu vidéo dans sa chambre, au lieu de travailler pour la fête de la science, un minuscule vaisseau apparaît avec à son bord Jaya Rao et lui-même. Ils lui disent venir du futur et lui demandent de lire La machine à remonter le temps de H.G. Wells et de faire attention à Simon… « Il faut que tu dises à Simon de ne pas… » (P. 10). Grâce au professeur Kang, Leo découvre le Dépôt d’Objets Empruntables de la Ville de New York et se fait embaucher comme magasinier. « […] j’allai parler à Mme Kang dans sa petite pièce. – Comme vous étiez bibliothécaire avant, puis-je vous demander un conseil ? Commençai-je. – Qui a été bibliothécaire le restera toute sa vie ! me répondit-elle, en tirant ses manches. » (p. 107).

Un roman qui parle de philosophie, de fiction et de réel, de science-fiction et de science. « Vous plaisantez ?! Et comment savoir ce qui est de la fiction et ce qui n’en est pas ? » (p. 134). Hé hé, that is the question !

« Je ne comprends toujours pas comment des objets de science-fiction sortent de leurs mondes fictifs et entrent dans le monde réel, avouai-je. » (p. 219).

Les lecteurs croisent Lewis Latimer, Nikola Tesla, Mark Twain et l’actrice Lillie Langtry en 1895 et entendent parler de Rossum’s Universal Robots (RUR) de Karel Čapek (1920) où le mot « robot » est employé pour la première fois.

L’expédition H.G. Wells est le deuxième tome de la série The Grimm Legacy et se déroule quelques années (5 à 10 ans) après La malédiction Grimm. Je veux emprunter à la bibliothèque le tome 3, Le cauchemar d’Edgar Poe.

Un chouette moment de lecture que je mets dans le Mois américain (le 4 septembre, c’est « Ladies first ») et dans Jeunesse Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8 et Petit Bac 2020 (dans la catégorie Personne célèbre pour H.G. Wells).

Maou et Monsieur Poussin de Clothilde Delacroix

Maou et Monsieur Poussin de Clothilde Delacroix.

L’école des loisirs, collection Moucheron, janvier 2020, 40 pages, 6 €, ISBN 978-2-21130-455-9.

Genres : littérature française, jeunesse.

Clothilde Delacroix naît en 1977. Elle étudie les Arts plastiques. Elle est autrice et illustratrice. Plusieurs autres titres à L’école des loisirs en particulier la série Lolotte dans la collection Loulou & Cie.

Maou (une petite chatte) se réveille en pleine nuit : non seulement elle a faim mais elle entend un bruit inhabituel. « On dirait que ça vient du dehors. » (p. 8). Va-t-elle oser, malgré sa peur, ouvrir la porte ? C’est un petit poussin qui crie, Piou, Piou-Piou !

Le matin, elle part à la recherche de la famille de Monsieur Poussin. Il n’est pas à Madame Poulet… Il n’est pas à la famille Canard ou alors la famille est partie pour la migration sans lui !

Une jolie histoire d’amitié entre deux animaux que tout oppose. Agréablement illustré avec des tons pastels pour beaucoup de douceur et de tendresse.

Pour les challenges Animaux du monde #3, Jeunesse Young Adult #9 et Petit bac 2020 (pour la catégorie Animal avec Poussin).