Challenge Jeunesse – Young adult #6

L’année dernière, je me suis inscrite au Challenge Jeunesse – Young adult #5 de Muti et je suis ravie de l’avoir honoré même si je suis restée dans la plus petite catégorie. Je me réinscris donc cette année pour le Challenge Jeunesse – Young adult #6. Il se déroule de la même façon, avec les mêmes catégories, du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017. Peut-être que je ferai mieux mais je préfère encore une fois m’inscrire dans la catégorie 1, Aux frontières du rêve, pour laquelle il faut lire au moins 10 livres. Et j’aime bien le nouveau logo, il fait printanier, de quoi passer la fin de l’automne et l’hiver calmement avec de chouettes lectures. 🙂

Mes lectures pour ce challenge

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

+ ?

Chien Pourri à Paris de Colas Gutman et Marc Boutavant

chien-pourri-parisChien Pourri à Paris de Colas Gutman et Marc Boutavant.

L’école des loisirs, collection Mouche, 77 pages, 8 €, ISBN 978-2-211-22078-1.

Genres : littérature jeunesse, humour.

Colas Gutman, né le 2 juin 1972 à Paris, est l’auteur. Il a étudié le théâtre et il est aussi comédien. Il commence à écrire pour la jeunesse en 2006 et crée Chien Pourri en 2013.

Marc Boutavant, né en 1970 à Dijon, est l’illustrateur. Il a étudié à l’École des Arts décoratifs de Strasbourg. Il est aussi auteur de la série Mouk et coauteur avec Emmanuel Guibert de la série Ariol (toutes deux adaptées en animation).

Chien Pourri et Chaplapla en ont marre de leur poubelle, ils voudraient « voir Paris : la Tour Eiffel, la Joconde… » (p. 8).

UnGenreParMoisLe Métropolichien, les Folies ménagères, et même des rats à l’opéra (bon, des petits rats !), Mona Lisa la voyante, et Louvre-Boîte : vous connaissez ? Et vous pourrez même laisser vos malheurs à Notre Drame de Paris ! « Mais parfois, les miracles ne sont pas ceux qu’on attend. » (p. 56).

Humour et jeux de mots sont au rendez-vous dans cette balade parisienne durant laquelle un gamin de Paris va retrouver sa maman et son papa grâce à Chien Pourri et à Chaplapla.

CJYA2015-2016Les autres tomes de la série : Chien Pourri (2013), Chien Pourri à la plage (2014), Chien Pourri à l’école (2014), Chien Pourri est amoureux (2015) et Chien Pourri à la ferme (2016).

En juin, le genre retenu par Iluze pour le challenge Un genre par mois est jeunesse (ou young adult) et j’en profite pour mettre justement cette lecture dans le challenge Jeunesse – Young adult.

4 romans de Benoît Broyart

BenoitBroyartBenoît Broyart est né en 1973 à Reims. Il a travaillé dans une librairie, a écrit des articles et des entretiens pour Le matricule des anges, a créé des textes pour des spectacles et se consacre à l’écriture (jeunesse). Il est membre de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.

Plus d’infos et ses lectures sur son site et son blog ; et ses rendez-vous sur Les contes de la cabine.

ReineNuitBroyartLa reine de la nuit

Oskar, collection Court métrage, avril 2013, 80 pages, 5 €, ISBN 978-1-0214-0052-8.

« Oui, c’est vrai, la première fois que je suis allé au planétarium, j’ai cru qu’on s’était envolé pendant la séance. » (p. 5, première phrase du roman). Félix avait 4 ans. Maintenant c’est l’âge de sa petite sœur, Nadia, et il ne se gêne pas pour lui raconter tous les bobards possibles ! « Un ciel plein d’étoiles, c’est peut-être beau, mais c’est si impressionnant, l’infini. La Voie lactée, on se demande bien où ça s’arrête. C’est le problème. J’ai peur de voir se ramener un extraterrestre muni d’un aspirateur. » (p. 8). Félix a 11 ans et Mamy, son arrière-grand-mère, une veuve de 85 ans qui vit seule à la campagne, a un projet fou alors que Félix a la phobie des étoiles !

MagieNoireBroyartMagie noire

Sarbacane, mai 2011, 64 pages, 5 €, ISBN 978-2-84865-453-9.

Adrien, 14 ans, ne supporte pas la lumière. « La plupart des gens trouvent ça rassurant. Moi, la lumière me glace le sang et me paralyse. » (p. 8). Par contre « Dans le noir, je n’ai jamais peur. Je suis dans mon élément. » (p. 9). Il est amoureux de Marion, sa copine d’enfance, qui vit en face. « Nous partageons la même sensibilité, le même goût pour la folie et les précipices. Nous ne voyons pas la réalité comme tout le monde. » (p. 26). Un matin, une bonne nouvelle aux infos : « Dorénavant, nous tenterons de limiter tout gaspillage, notamment en interdisant d’allumer la nuit les enseignes des magasins et les éclairages publics des rues secondaires. » (p. 36). Adrien est fan de Moldoror et il y a des extraits des Chants de Moldoror de Lautréamont.

CavaleBroyartCavale

Oskar, collection Court métrage, mars 2012, 64 pages, 5 €, ISBN 978-2-35000-0857-8.

Paul rend visite à sa mère qui est dans une maison de santé à Reims. Vingt kilomètres en vélo ne lui font pas peur. « Les moments où elle se rappelle qui elle est, ma mère, faut s’en souvenir longtemps et s’y accrocher. » (p. 6). Mais la mère embarque son fils dans une aventure incroyable : elle vole la voiture du directeur et tous deux partent en cavale à Nice ! Pour la mère, qui était infirmière, c’est difficile de se retrouver de l’autre côté… « Il reste les belles images qu’on pourra pas m’enlever. Je me concentre pour pas les abîmer. Je les protège. » (p. 49).

SiTuSavaisBroyartSi tu savais

Oskar, collection Court métrage, mai 2012, 48 pages, 5 €, ISBN 978-2-3500-0892-9.

Un adolescent vole Corps et biens, un recueil de poésie de Robert Desnos, dans une librairie. « Je voulais écrire des poèmes qui ne seraient pas ridicules et j’avais besoin d’un modèle. » (p. 6). Tout ça, c’est à cause de la nouvelle élève, Anaïs… Le lendemain matin, en allant au lycée, il glisse un poème dans une enveloppe. « J’allais passer à l’acte aujourd’hui. Après, les dés seraient jetés. Je deviendrais un héros ou un raté. » (p. 19). « J’avais peur. Je me suis demandé comment j’avais pu être à ce point naïf. Devenir un grand poète en un soir, c’était forcément impossible. » (p. 25). Ma phrase préférée : « En lisant, j’ai compris que l’écriture avait le pouvoir de transformer les gens et que je ne redeviendrais jamais le petit tas de sable que j’avais été avant ma rencontre avec la poésie. » (p. 39).

Dans chacun de ses romans, l’auteur développe la relation entre un ado et une personne féminine de son entourage avec un petit truc en plus. Dans La reine de la nuit, c’est avec une petite sœur, une vieille dame et la folie (douce). Dans Magie noire, c’est avec une amie d’enfance, l’amour et la différence (univers gothique). Dans Cavale, c’est avec sa mère et la maladie (dépression). Dans Si tu savais, c’est avec une adolescente, l’amour contrarié et la poésie. Benoît Broyart traite toujours ses histoires avec humour et tendresse pour ses personnages. CJYA2015-2016Si on me demandait quel est le roman que je préfère parmi ces quatre que j’ai lus, je ne saurais répondre car ils sont vraiment tous réussis. Un auteur que j’ai découvert par hasard et que je conseille chaleureusement !

Je place ces 4 romans dans le challenge Jeunesse young adult.

Les orphelines d’Abbey Road d’Audren

Pour ce premier billet (hors l’article de présentation) de La quinzaine de l’imaginaire avec Arieste, voici non pas un livre français mais quatre !

QuinzaineImaginaire2016

Les orphelines d’Abbey Road (4 tomes) d’Audren.

L’école des loisirs (voir les tomes ci-dessous).

Genres : littérature jeunesse, fantasy.

Audren naît le 1er septembre 1972 à Paris. Elle étudie les Lettres et les Arts plastiques. Elle vit entre les États-Unis et la France. D’abord compositrice et interprète de soul music (8 albums entre 1997 et 2015), elle est aussi romancière (36 livres jeunesse ou adultes depuis 2002). Elle se bat pour que la maladie de Lyme soit reconnue et traitée. Plus sur son FB et sur son site officiel.

OrphelinesAbbeyRoad1Tome 1 – Le Diable vert, L’école des loisirs, octobre 2012, 282 pages, 14,80 €, ISBN 978-2-211-20987-8.

Appleton, en Angleterre. Le Green Devil’s Manor sur Abbey Road est un ancien manoir transformé en orphelinat. Lady Aglaé Bartropp est la bienfaitrice. Chaque soir, à 20 heures, les filles doivent remercier Jésus et Lady Bartropp, et ne pas poser de questions car, selon les sœurs, « Dieu apportera la réponse à toutes vos questions. » (p. 10).

Dans ce premier tome, le lecteur fait connaissance avec le lieu, les orphelines et les sœurs. La narratrice est Joy, elle a 12 ans et ses parents – Tim et Sharon MacInley – ont disparu avec leur bateau près de l’île de Helm lorsqu’elle avait 6 ans. Elle tient le coup car elle espère les revoir un jour ; et puis il y a ses amies. Margarita, 13 ans, est l’aînée de l’orphelinat, elle a découvert des souterrains sous l’abbatiale. Prudence, 12 ans, est comme Margarita à l’orphelinat depuis toujours. Les filles ont décidé d’accéder à la crypte en cachette et de visiter les souterrains mais Prudence se comporte bizarrement depuis qu’elle y a été seule. « Une ombre angoissée. » (p. 85). Je ne dirais pas que ce roman est anticlérical mais les sœurs ne sont pas gentilles, elles sont même dures, elles n’ont pas dû bien comprendre ce qu’était la charité… De toute façon, les aventures que vont vivre les filles dans le monde d’Alvénir sont totalement différentes des histoires bibliques ou même des fictions qu’elles ont pu lire ! « Je lis, ma grande, je lis beaucoup. Grâce aux livres, j’ai vécu des centaines de vies d’exploratrice et d’aventurière. » (p. 73). « La loi, c’est la loi, on s’en fiche bien de qui la dicte… » (p. 170). Finalement les filles vont vivre par elle-même, elle vont devoir réfléchir, penser, se rendre compte de choses, elles vont apprendre, comprendre, grandir et mûrir.

OrphelinesAbbeyRoad2Tome 2 – Le monde d’Alvénir, L’école des loisirs, mars 2013, 300 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-211-21347-9.

Lady Bartropp et Dawson Von Straten se sont mariés et Joy rend visite à Margarita au château de Sulham. Mais Eulalie, la sœur de Lady Bartropp est prisonnière dans le monde d’Alvénir. Les filles veulent alors y retourner et Lady Bartropp les accompagne mais elle perd la mémoire.

J’ai retrouvé avec plaisir Joy, Margarita, Prudence, Hope et les personnages des deux mondes. « Parfois on a juste besoin d’être heureux et de rire pour rien. » (p. 38). Les sœurs sont toujours aussi méchantes malgré les consignes de Lady Bartropp mais le monde d’Alvénir n’est pas tendre non plus ! Si le premier tome était celui de la découverte des deux mondes, de l’orphelinat et d’Alvénir, ce deuxième tome est plus intriguant et le lecteur fait connaissance avec de nouveaux personnages, en particulier Alonn, un Almour de 17 ans aux yeux violets. Alvénir est « un monde invraisemblable, incompréhensible. » (p. 92) et les filles devront résoudre trois épreuves : calambrer, désarmer le temps et ajouter une perle au collier sacré mais « Le Temps n’a jamais eu d’amis. Tout le monde se plaint du Temps, du temps qui passe. Vous connaissez la rengaine, n’est-ce pas ? » (p. 168). Palpitant !

OrphelinesAbbeyRoad3Tome 3 – Les lumières du passé, L’école des loisirs, octobre 2013, 302 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-211-21444-5.

Joy et ses amies sont de retour à Abbey Road mais les orphelines et les sœurs ressemblent à des fantômes pétrifiés. « Les pensionnaires de l’orphelinat étaient assises dans l’abbatiale. Elles avaient le même regard vide et perdu. Elles semblaient ne plus nous entendre. » (p. 15). Joy, Margarita, June et Prudence doivent retourner dans le monde d’Alvénir pour découvrir ce que manigance le Diable Vert. « Il doit planifier un retour en Alvénir… Une nouvelle révolution… Je le sens. Il est rancunier. Il faut absolument l’empêcher de nuire. » (p. 58). Et ramener de chez les Mogadors l’antidote : l’elixir d’Alchiminott. Mais le monde d’Alvénir est à chaque fois différent, le présent, le passé ? « Ici, l’aventure est partout, Mauk ! Partout ! » (p. 215).

Encore un très bon tome dans lequel le lecteur retrouve avec plaisir les personnages des deux mondes et en rencontre de nouveaux. Ce tome est encore plus profond car les orphelines vont comprendre que la population réagit selon la façon dont elle est bien ou mal gouvernée, et que le passé éclaire le présent. Au fur et à mesure qu’elles mûrissent, les filles prennent de l’épaisseur et deviennent de plus en plus intéressantes.

OrphelinesAbbeyRoad4Tome 4 – L’invasion des Mogadors, L’école des loisirs, mai 2014, 292 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-211-21616-6.

Tous ceux qui ont été contaminés sont en quarantaine à l’hôpital. Joy, Ginger, Prudence sont en famille d’accueil et Margarita avec ses domestiques. Joy repart dans le monde d’Alvénir : elle a promis de soigner Alonn de la maladie d’Almour. Mauk, seul, l’attend à l’orphelinat. « J’avais choisi malgré moi deux amours impossibles. » (p. 47). Heureusement, ses amis peuvent l’y rejoindre. « Ginger incarnait la volonté et la certitude qui nous manquaient pour transformer nos rêves en réalité. » (p. 87). Tous devront déjouer les plans du Diable Vert qui veut s’installer dans le monde des humains et régner sur le Green Devil’s Manor.

LitteratureImaginaire2016« J’avais réfléchi. Je comprenais la révolte des Mogadors. Je comprenais leurs difficultés, leurs aspirations, leur désir d’indépendance. Je savais que le gouvernement d’Alvénir n’était pas toujours juste […] Je commençais à saisir précisément ce qui motivait les uns, ce qui révoltait les autres […] » (p. 154) et « Ce voyage m’ouvrait l’esprit sur les intérêts des uns et des autres, les rouages d’un gouvernement, l’amour et ses surprises. » (p. 205). Dans la continuité des tomes précédents, les orphelines réfléchissent, pensent, comprennent qu’il est bon de connaître plusieurs points de vue, de les confronter et de les analyser pour grandir, pour faire le bon choix, pour devenir des adultes intelligents et sincères.

Les orphelines d’Abbey Road est plus qu’une série pour la jeunesse, elle ouvre l’esprit, elle permet de grandir, de voir au-delà de son petit univers.

CJYA2015-2016Je laisse le mot de la fin à Joy. « Nous avions tous pris beaucoup d’assurance au cours de nos voyages. Nous connaissions désormais la contestation, le refus, l’opposition et nous nous autorisions à répondre sans crainte aux adultes. Nous n’avions rien à perdre à exprimer nos pensées. Bien au contraire. Je regrettai de ne pas avoir eu conscience de cela plus tôt. » (p. 27).

Une excellente série pour les challenges Littérature Jeunesse Young Adult, Littérature de l’imaginaire et la Quinzaine de l’imaginaire.

Challenge Jeunesse / Young adult #5

CJYA2015-2016J’ai été attirée chez Sharon par le chouette logo du Challenge Jeunesse / Young adult #5 [lien] organisé par Mutinelle du blog Muti et ses livres. C’est la 5e édition de ce challenge et il se déroule du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016. Comme je suis très occupée avec les 68 premières fois (jusqu’à la fin de l’année) et avec le challenge coréen (jusqu’à la fin de l’année… prochaine !), je ne vais m’engager que pour la première catégorie (au moins 10 livres) mais je ferai peut-être mieux (surtout si je lis de la littérature jeunesse coréenne !).

Voici les catégories proposées par Muti :

1. Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages,

2. Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages,

3. À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages,

4. A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages,

5. Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages,

6. Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages,

7. Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores).

Mes lectures Jeunesse / young adult pour ce challenge :

1. L’étoile de Noël de Michel Piquemal (France)

2. Les orphelines d’Abbey Road – 1 : Le Diable vert d’Audren (France)

3. Les orphelines d’Abbey Road – 2 : Le monde d’Alvénir d’Audren (France)

4. Les orphelines d’Abbey Road – 3 : Les lumières du passé d’Audren (France)

5. Les orphelines d’Abbey Road – 4 : L’invasion des Mogadors d’Audren (France)

6. L’Ultramonde – 1 : Les trois pierres du Fâark de Stéphane Tamaillon (France)

7. La reine de la nuit de Benoît Broyart (France)

8. Magie noire de Benoît Broyart (France)

9. Cavale de Benoît Broyart (France)

10. Si tu savais de Benoît Broyart (France)

Catégorie Aux frontières du réel honorée.

11. Chien Pourri à Paris de Colas Gutman et Marc Boutavant (France)

12. Mon chat en vrac d’Archie Kimpton (Angleterre)

Challenge honoré avec même un peu plus : parfait 🙂 Je vais m’inscrire pour l’édition suivante 😉

La malédiction Grimm de Polly Shulman

La malédiction Grimm de Polly Shulman.

Bayard jeunesse [lien1, lien2], collection Millézime, février 2014, 510 pages, 15,90 €, ISBN 978-2-7470-3678-8. The Grimm Legacy (2010-2012) est traduit de l’américain par Karine Suhard-Guié.

Genres : fantastique, littérature jeunesse.

Polly Shulman est la fille d’Alix Kates Shulman, romancière et féministe de Cleveland. Elle est diplômée en mathématiques de l’Université de Yale et vit à New York avec son époux. Elle écrit pour des journaux, a travaillé à la bibliothèque de New York (département des documents rares) et La malédiction Grimm est le premier tome de la série The Grimm Legacy. Plus d’infos sur le site officiel de Polly Shulman [lien].

New York sous la neige. Elizabeth Rew est nouvelle au Lycée Fisher et elle arrive en retard car elle a aidé une sans-abri. Le professeur d’histoire, M. Mauskopf, donne un devoir à faire sur l’histoire européenne et Elizabeth choisit le thème des frères Grimm. « Les contes de fées ne relèvent peut-être pas de l’Histoire, mais, comme je l’appris au cours des heures que je passai à la bibliothèque pendant les vacances de Noël, Wilhelm et Jacob Grimm s’y intéressaient beaucoup. Et leurs contes sont en réalité des récits populaires qu’ils collectèrent auprès de leurs domestiques ou de leurs amis, d’aristocrates comme de filles d’aubergistes. « p. 11). Grâce à ce même prof, Elizabeth obtient un emploi au Dépôt d’Objets Empruntables de la Ville de New York, une sorte de bibliothèque dirigée par le professeur Lee Rust. Le bâtiment est immense et labyrinthique. Elle y travaille avec Marc Merritt, un lycéen un peu plus âgé qu’elle, sportif, beau et populaire ; avec Anjali Rao dont la famille est issue de la noblesse indienne et Aaron Rosendorn qui s’occupe du Legs Wells (les objets de science-fiction).

Elizabeth est orpheline et son père est remarié à Cathy qui a deux filles, Veronica et Hannah. Celles-ci ne sont pas gentilles avec Elizabeth. Tiens, ça me rappelle un conte ! Ce roman d’aventures mâtiné de conte justement mais aussi de magie, de fantastique et de science-fiction m’a fait penser aux récentes séries américaines Warehouse 13 (Entrepôt 13) et The Librarians (Flynn Carson et les nouveaux aventuriers). On entre rapidement dans le vif du sujet et le rythme est trépidant quoique enfantin ce qui en fait une lecture agréable pour les jeunes lecteurs. Mais les adultes peuvent aussi y trouver leur compte en se replongeant dans la magie des contes. Je l’ai lu d’une traite et j’ai trouvé que l’idée était originale pour faire revivre les contes et les objets magiques. LettreAuteurD’ailleurs, chaque chapitre a en entête, un objet illustré avec son nom et sa cote pour le retrouver en rayon : le lecteur a un peu l’impression d’être dans la bibliothèque d’objets.
À la fin du volume, une dizaine de contes sont présentés (avec plein d’indices sur la couverture !).
Une belle surprise donc et très envie de lire L’expédition H.G. Wells.

MoisAmericainJ’ai choisi cette romancière dont le nom commence par la lettre S pour la 22e édition (la première participation pour moi) de Une lettre pour un auteur avec Cookies. Et cette lecture entre dans le Mois américain avec Titine.

L’enfant qui parlait aux animaux de Roald Dahl

enfantparlaitanimauxL’enfant qui parlait aux animaux de Roald Dahl est illustré par Morgan.

Gallimard, Folio Junior, 1981, ISBN 2-07-033145-8.

The boy who talked with animals (1977) est traduit de l’anglais par Marie-Raymond Farré.

Genres : nouvelle, littérature jeunesse.

Roald Dahl (1916-1990) est… Gallois alors j’espère que ça va pour le Mois anglais, que je ne commets pas un impair ! Il est romancier, nouvelliste, scénariste et dramaturge en particulier pour la jeunesse. Découvrez son univers sur le site officiel http://www.roalddahl.com/ ainsi que la fondation et le musée qui fête ses dix ans.

Le narrateur en vacances à Kingston en Jamaïque se sent mal à l’aise. Est-ce parce que le chauffeur de taxi lui a parlé du vaudou et de la forêt où il ne faut jamais aller ? Mais il se passe des choses bizarres quand même : il y a deux mois, un touriste américain est mort en recevant une noix de coco sur la tête et ce soir, un pêcheur a ramené une énorme tortue pour la vendre à l’hôtelier… « Quant à moi, j’écoutais ces êtres humains parler de tuer, de manger et d’apprécier le goût d’un animal qui paraissait, même sur le dos, rempli d’une extraordinaire majesté. » (p. 16). Alors que la tortue est tirée sur la plage par toute une foule excitée, un petit garçon, David, se met à courir, crie de la libérer, serre sa tête toute ridée dans ses bras et la tortue, pourtant très dangereuse, ne lui fait aucun mal. Monsieur Edwards, le père de David, réussit à acheter la tortue pour qu’elle soit libérée mais, pendant la nuit, le garçon disparaît ! « Les gens ne peuvent pas disparaître comme ça d’un hôtel. Soit il est allé quelque part et il s’est perdu, soit on l’a kidnappé. Dans tous les cas, cela relève de la police. » (p. 27).

MoisAnglais2015-1Le lecteur ne saura jamais combien le père achète la tortue mais c’est normal, la tortue (tout comme n’importe quel autre animal) n’a pas de prix ! Le lecteur ne saura pas non plus ce que l’enfant dit à la tortue pour la calmer et lui expliquer qu’elle va être libérée. Mais le lecteur quel que soit son âge comprend bien le message de David : c’est mal de faire subir ça à la tortue (et donc aussi à d’autres animaux). Un message écolo, un message d’amour et de respect pour les animaux, avec un univers étrange, à la limite du fantastique.

Une lecture de littérature jeunesse pour le Mois anglais, avec un peu de retard car la date prévue par les organisatrices était le 8 juin mais mieux vaut tard que jamais.