Interfeel d’Antonin Atger

Interfeel d’Antonin Atger.

PKJ, juin 2018, 496 pages, 18,50 €, ISBN 978-2-26624-828-0. En janvier 2020, parution en poche (544 pages, 8,20 €, ISBN 978-2-26630-480-1).

Genres : littérature française, premier roman, littérature jeunesse, science-fiction.

Depuis que j’ai rencontré Antonin Atger aux Cafés littéraires de Montélimar en octobre 2019, j’avais très envie de lire son premier roman, Interfeel. Ce fut chose faite, en février. J’avais pris quelques notes lors de la rencontre mais je ne sais pas où je les ai mises, peut-être même qu’elles sont au travail.

Antonin Atger naît en 1982 ; c’est un jeune auteur lyonnais. Je me rappelle qu’il a voyagé au Canada et au Japon avant de revenir en France et d’écrire Interfeel. Avec ce premier roman, il a gagné le premier concours d’écriture PKJ/We Love Words. Plus d’infos sur son blog et sur son compte Twitter.

Nathan Ethanin est un ado comme les autres qui étudie au lycée. Mais, dans ce monde du futur, chacun porte un Interfeel qui permet à tous de ressentir les sentiments et les émotions des autres. « Interfeel, le réseau de partage des émotions, était devenu le sixième sens de l’humanité. » (p. 15). Or, en bordure de la ville où vivent Nathan et ses parents (sa mère est médecin et son père est journaliste), il y a toute une communauté de gens qui refusent Interfeel et qui communique à l’ancienne. « Il ne put s’empêcher de ressentir une sorte de pitié pour ces personnes… et du dégoût. » (p. 19).

Mais, un vendredi soir, au dernier cours, le professeur de philosophie humaine, après la fin de son cours sur la servitude volontaire, se déconnecte et saute par la fenêtre ! Nathan et les autres ne comprennent rien à cet acte. « Une question surgit dans sa tête. La première. Pourquoi est-ce que je ne ressent rien ? » (p. 31). Pourtant, la vie de Nathan va changer !

Après une semaine de questionnement et de réflexion, Nathan prend le métro pour le quartier est et rencontre Élisabeth, une non-connectée et Sans-Réseau. Malgré son appréhension, il passe un agréable moment avec elle mais il est arrêté et interrogé par la police et Élisabeth est effacée de sa mémoire ! Cependant il continue de se poser des questions comme « Pourquoi est-ce que les Forces Spéciales sont intervenues aussi rapidement dans notre classe ? Pourquoi est-ce que je me suis fait torturer pour m’être promené deux heures dans le quartier est ? Pourquoi a-t-on décidé d’effacer ma mémoire ? » (p. 144).

Amitié, amour, réflexion, courage et trahison, les notions de liberté et de conditionnement sont à l’honneur dans Interfeel. « Alerte à la population […]. Les Forces Spéciales sont toujours à la recherche des cyristes responsables de l’évasion de Claude Érat. Nathan Ethanin, Hanek Ethel, Adila Vonal, Nadem Kijian et Élisabeth Saana, tous âgés de seize ans. Ne vous fiez pas à leur jeune âge, ils sont armés et dangereux. Prévenez immédiatement les autorités si vous avez la moindre information. » (p. 237). Les cyristes sont des cyber-terroristes.

En tout cas, je n’aimerais pas que tout le monde connaisse mes émotions, je ne porterais donc pas cet Interfeel si j’étais dans le monde de Nathan.

Ces presque 500 pages se dévorent sans que le lecteur s’en rende compte, du moins ce fut mon cas ! Et j’attends la suite de ce roman d’anticipation avec impatience ! Malheureusement, le tome 2, Les résistants, est paru en janvier 2020 et la médiathèque l’a sûrement acheté mais soit il n’était pas livré soit je ne l’ai pas vu et je n’ai pas pu l’emprunter ; je dois attendre la reprise donc.

Une lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #9, Lire en thème (c’était la première fois que je lisais cet auteur), Littérature de l’imaginaire #8 et Printemps de l’imaginaire francophone 2020.

Incinération de Laura DiSilverio

Bon sang, j’ai l’impression qu’avec tout ce que je lis pendant le confinement et avec les lectures précédentes (fin 2019, début 2020) dont je n’ai pas encore publié les notes de lectures, je peux (du moins pendant quelque temps) publier deux billets par jour (peut-être pas tous les jours). Encore faut-il rédiger toutes ces notes de lecture au propre, sur ordinateur en fait, donc je publierai ce que je pourrai !

Incinération de Laura DiSilverio.

Dreamland (DLMD) (le site n’existe plus, voici le lien FB mais plus mis à jour depuis avril 2019), mars 2018, 352 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-37740-041-6. Incineration (2016) est traduit de l’américain par Marion Boclet.

Genres : littérature américaine, littérature jeunesse, science-fiction.

Laura DiSilverio fut pendant vingt ans officier dans l’Armée de l’air américaine avant de se consacrer à l’écriture de romans classés en mysteries, suspense, thriller ou science-fiction. Elle vit dans le Colorado. Plus d’infos sur son site officiel et sur sa page FB.

Vous rappelez-vous du premier tome, Incubation ? Je l’avais bien aimé mais j’avais oublié de lire la suite jusqu’à ce que ce tome 2 se trouve entre mes mains. Dommage que je n’aie pas chez moi le tome 3, Régénération

Everly Jax est au Centre de détention principal depuis 115 jours lorsqu’elle reçoit la visite de Loránd Vestor, avocat à Atlanta. Mi-acquittée mi-accusée, elle échappe de peu à la peine de mort et doit être conduite à la RESCO de la ville d’Auburn où elle deviendra mère porteuse pour repeupler Amerada. C’est sans compter sur le Défi qui attaque le convoi et la libère des soldats de la FPI. Elle découvre alors que certains de ses amis sont en vie ! Wick, Alexander, Idriss… Elle se retrouve à bord du Chattahoochee Belle, un vieux bateau avec une roue à aube. Mais elle n’est pas libre et doit obéir aux ordres, c’est comme une autre prison…

« La liberté de se reproduire quand on veut, de vivre où l’on veut et d’éviter le service obligatoire est-elle assez importante pour justifier que l’on tue ? Que l’on meure pour l’obtenir ? […] Suis-je une hypocrite ? […] Je suis biochimiste, pas philosophe, ni partisane de la lutte armée. » (p. 112).

Après avoir eu confirmation que les sauterelles étaient devenues carnivores, Everly décide de quitter le bateau (sans espoir de retour) et de rejoindre le ministère de la Science et de la Production alimentaire à Atlanta. « Tu es une fugitive… Tu ne peux pas monter tranquillement les marches du ministère […]. » (p. 137). Mais, dans la vie, il faut faire ses propres choix et Everly le fera, à ses risques et périls.

J’ai été ravie de retrouver Everly Jax et cet univers futuriste post-apocalyptique. Les personnages prennent en épaisseur et l’ambiance est incroyable. Mais je suis réellement déçue de ne pas avoir emprunté le 3e et dernier tome en février ! Il va falloir attendre, maintenant…

Pour les challenges Animaux du monde (pour les sauterelles), Jeunesse Young Adult #9 et Littérature de l’imaginaire #8.

Jefferson de Jean-Claude Mourlevat

Jefferson de Jean-Claude Mourlevat.

Gallimard Jeunesse, mars 2018, 272 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-07509-025-4.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier et fantastique.

Jean-Claude Mourlevat naît le 22 mars 1952 à Ambert dans le Puy de Dôme (Auvergne). Il étudie l’allemand et enseigne cette langue au collège. Il se lance ensuite dans le théâtre (clown, magie, mise en scène) puis se consacre à l’écriture dès 1997. Il est auteur de littérature jeunesse et a reçu plusieurs prix (Ado-Lisant, Incorruptibles, Sorcières, Utopiales…). Plus d’infos sur son site officiel, http://www.jcmourlevat.com/.

Dans un monde parallèle à celui des humains, les animaux « marchent debout, parlent, peuvent emprunter des livres à la bibliothèque, être amoureux, envoyer des textos et aller chez le coiffeur. » (p. 9). Jefferson Bouchard de la Poterie (le héros de ce roman, un jeune hérisson de 72 cm) fait tout ça et c’est justement chez le coiffeur qu’il se rend de bon matin. Mais, sur la route, il manque se faire écraser par des chauffards (deux humains patibulaires). Quand il arrive au salon Défini-Tif, tout crotté, il découvre monsieur Edgar… mort ! « Il fit ce qu’il n’aurait jamais dû faire : il s’agenouilla près du corps, […], prit les ciseaux dans sa main droite et les arracha de la blessure en s’étonnant de la résistance opposée. » (p. 23). C’est à ce moment-là que la cliente endormie, une vieille chèvre, épouse du juge, se réveille et hurle en accusant Jefferson. « Il était le coupable désigné, évident, indiscutable, et sa fuite l’accusait. » (p. 29). Heureusement Jefferson peut compter sur son ami d’enfance (son meilleur ami), Gilbert, un cochon gourmand et déjanté. « […] j’ai bien réfléchi et mon idée, la voilà : la seule et unique façon de t’innocenter, c’est d’arrêter nous-mêmes l’assassin et de le livrer clé en main aux gendarmes. » (p. 48). Leur enquête les mène au pays des humains, à Villebourg, où ils se rendent grâce à un voyage organisé par les cars Ballardeau.

Ma phrase préférée (à propos de la consommation d’animaux chez les humains) : « C’est comme pour l’esclavage ou la torture, lança Mme Schmitt, on a pensé pendant des siècles que c’était normal… » (p. 183).

Jefferson est un roman jeunesse bien plus profond qu’une simple histoire d’animaux, le lecteur y côtoie l’amitié, la confiance, plusieurs notions comme la présomption d’innocence (ici bafouée à cause des affabulations d’une vieille bique, c’est le cas de le dire !) et des choses importantes comme l’honnêteté, le combat important pour la liberté et la fin des ignominies (l’abattage infâme des animaux d’élevage). Les voyageurs qui accompagnent Jefferson et Gilbert vont former une équipe exceptionnelle ! Le roman est de plus joliment illustré par Antoine Ronzon. Un roman (qui a reçu plusieurs prix en 2019) pour les petits et les grands !

Je le mets dans les challenges Jeunesse Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8, Petit Bac 2020 (catégorie Prénom : ici Jefferson est un prénom) et Polar et thriller 2019-2020.

L’appel des loups, 2 – Le clan des Sangrenuit de Pascal Brissy et Sébastien Pelon

L’appel des loups, 2Le clan des Sangrenuit de Pascal Brissy et Sébastien Pelon.

Auzou, collection Pas à pas, janvier 2019, 64 pages, 5,95 €, ISBN 978-2-73386-274-2.

Genres : littérature française, roman jeunesse.

Pascal Brissy, né en 1969 à Lille, est un auteur jeunesse (Auzou, Hatier, Milan…). Ce premier tome de L’appel des loups est sélectionné pour le prix des Embouquineurs 2019/2020. Plus d’infos sur son site officiel, http://www.pascalbrissy.com/.

Sébastien Pelon, né à Paris et diplômé de l’École supérieure des Arts appliqués Duperré, est illustrateur jeunesse pour plusieurs éditeurs. En 2018, il publie le premier album pour lequel il est auteur et illustrateur, Mes petites roues (Père Castor Flammarion). Plus d’infos sur son site officiel, https://www.sebastienpelon.com/.

Les deux loups, amis, Traqueur et Demi-Queue, accompagnent cinq louveteaux en forêt pour leur initiation. Cendre se joint à eux. « Qui peut me dire pourquoi nous n’allons pas plus loin ? – Là-bas, me répond l’un d’eux en désignant un rang de bouleaux blancs, ce n’est plus chez nous ! – On n’a pas le droit d’y aller ! ajoute un autre, c’est le terrain des Sangrenuit ! » (p. 10-11). C’est que chaque clan de loups a son propre territoire de vie et de chasse. Mais Lune et Ébène, deux louveteaux punis, se sont enfuis !

Comme dans le premier tome, le danger peut provenir des autres animaux (loups, ours…) mais aussi du ciel comme cet immense aigle royal au cri perçant ! En lisant ce roman, les jeunes lecteurs comprennent que toute bêtise, toute incartade peut être danger et mettre en danger tout le groupe !

J’ai bien aimé Vive-Griffe, la fille de Croc-Rouge (oui, le pluriel du tome 1 s’est transformé en singulier ici).

Tome précédent : L’ombre du grizzly. Tome suivant : Le piège de feu.

Une belle lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #9 et Petit Bac 2020 (catégorie Animal pour Loup).

L’appel des loups, 1 – L’ombre du grizzly de Pascal Brissy et Sébastien Pelon

L’appel des loups, 1 – L’ombre du grizzly de Pascal Brissy et Sébastien Pelon.

Auzou, collection Pas à pas, septembre 2018, 64 pages, 5,95 €, ISBN 978-2-73386-245-2.

Genres : littérature française, roman jeunesse.

Pascal Brissy, né en 1969 à Lille, est un auteur jeunesse (Auzou, Hatier, Milan…). Ce premier tome de L’appel des loups est sélectionné pour le prix des Embouquineurs 2019/2020. Plus d’infos sur son site officiel, http://www.pascalbrissy.com/.

Sébastien Pelon, né à Paris et diplômé de l’École supérieure des Arts appliqués Duperré, est illustrateur jeunesse pour plusieurs éditeurs. En 2018, il publie le premier album pour lequel il est auteur et illustrateur, Mes petites roues (Père Castor Flammarion). Plus d’infos sur son site officiel, https://www.sebastienpelon.com/.

Une nuit, dans le clan des Hurlevents. Grisepatte, le chef, annonce que Demi-Queue a disparu pendant la chasse. Cendre, sa sœur jumelle, et Traqueur, son meilleur ami (et le narrateur), partent à sa recherche mais ils vont devoir aller plus loin que le territoire de la meute, ce qui est interdit. « Les ours et les loups ne sont pas les meilleurs amis de la forêt. » (p. 15). Mais le danger ne vient pas que des ours : le territoire est celui des loups Sangrenuit, la meute de Crocs-Rouges, et celui de Fantôme, un grand loup blanc, solitaire et cruel.

Pour les animaux, le danger est partout : les écureuils et les lapins sont des proies pour les loups mais il est dangereux de se confronter aux autres loups et aux ours… Cependant tous les membres de la meute sont importants et l’amitié est plus forte que tout !

Tomes suivants : Le clan des Sangrenuit et Le piège de feu (l’auteur dit que le tome 4 est en préparation).

Une chouette lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #9 et Petit Bac 2020 (catégorie Animal pour Grizzly).

Challenge Jeunesse Young Adult #9

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 9e édition. L’objectif est de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020. Pour la 2e année, sont autorisées les bandes dessinées.

Infos, nouveau logo (très joli) et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2019) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Comme je n’ai pas réussi à honorer le challenge en 2018…, je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Et cette année, j’espère faire mieux.

Mes lectures pour ce challenge

1. L’appel des loups, 1 – L’ombre du grizzly de Pascal Brissy et Sébastien Pelon (Auzou, 2018, France)

2. L’appel des loups, 2 – Le clan des Sangrenuit de Pascal Brissy et Sébastien Pelon (Auzou, 2019, France)

3. Jefferson de Jean-Claude Mourlevat (Gallimard, 2018, France)

4. Incinération de Laura DiSilverio (Dreamland, 2018, États-Unis)

5. Interfeel d’Antonin Atger (PKJ, 2018, France)

8. Mamie Polar – ramdam au musée de Régis Delpeuch (Scrineo, 2017, France)

9. Agence Mysterium – Le fantôme de Saint-Malo de Loïc Le Borgne (Scrineo, 2017, France)

10. Sherlock, Lupin & moi, 1 – Le mystère de la dame en noir d’Irene Adler (Albin Michel, 2017, Italie)

Catégorie Aux frontières du rêve honorée 🙂 et je continue.

11. Sherlock, Lupin & moi, 2 – Dernier acte à l’opéra d’Irene Adler (Albin Michel, 2017, Italie)

12. Sherlock, Lupin & moi, 3 – L’énigme de la rose écarlate d’Irene Adler (Albin Michel, 2017, Italie)

13. L’académie diplomatique d’Isuldain – Les ombres assassines d’Arthur Ténor (Scrineo, 2018, France)

14. La poupée de porcelaine de Maxence Fermine (Michel Lafon, 2013, France)

15. La fée des glaces de Maxence Fermine (Michel Lafon, 2013, France)

16. Maou et Monsieur Poussin de Clothilde Delacroix (L’école des loisirs, 2020, France)

17. L’expédition H.G. Wells de Polly Shulman (Bayard, 2015, États-Unis)

18. Le Wonderling de Mira Bartók (Robert Laffont Jeunesse, 2018, États-Unis)

Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

1. La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou (Delcourt, 2018, France/États-Unis)

2. Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI (Doki Doki, 2019, Japon)

3. La saga d’Atlas et Axis, intégrale de Pau (Ankama, 2017, Espagne)

4. Le Club des cinq et le trésor de l’île de Béja et Nataël (Hachette, 2020, France)

5. Éclat(s) d’âme 1 de Yûki Kamatani (Akata, 2018, Japon)

Option BD/manga 1 honorée 🙂

6. L’atelier des sorciers 1 de Kamome SHIRAHAMA (Pika, 2018, Japon)

7. Made in heaven 1 d’Ako Shimaki (Akata, 2018, Japon)

8. Moving forward 1 de Nagamu Nanaji (Akata, 2017, Japon)

9. Ugly Princess 1 de Natsumi Aida (Akata, 2016, Japon)

10. Les brigades immunitaires 1 d’Akane Shimizu (Pika, 2017, Japon)

Option BD/manga 2 honorée 🙂

11. Love & lies 1 de Musawo (Pika, 2016, Japon)

12. To your Eternity 1 de Yoshitoki Ôima (Pika, 2017, Japon)

13. Waiting for spring 1 d’Anashin (Pika, 2018, Japon)

14. Les Gaulois, sacrés ancêtres ! (Dupuis, 2018)

15. Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI (Akata, 2016, Japon)

Option BD/manga 3 honorée 🙂

16. La découverte des dinosaures, une révolution archéologique (Dupuis, 2018, France)

17. Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto (Kana, 2018-2019, Japon)

18. Baby-sitters 1 de Hari Tokeino (Glénat, 2014, Japon)

19. 

20. 

Option BD/manga 4 honorée 🙂

Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein

Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein.

Milan, décembre 2017, 320 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-7459-8402-9. Escape from Mr. Lemoncello’s Library (2013) est traduit de l’américain par Anath Riveline.

Genres : littérature états-unienne, littérature jeunesse, fantastique.

Chris Grabenstein naît le 2 septembre 1955 à Buffalo (État de New York, États-Unis). Il est écrivain (romans policier, romans jeunesse, nouvelles) et scénariste. Ses livres sur son site officiel, http://chrisgrabenstein.com/.

Alexandriaville, Ohio. Dans la famille Kevner, il y a les parents et trois fils : Mike, 17 ans, Curtis, 15 ans, et Kevin, 12 ans, tous passionnés par les jeux de société, les casses-têtes, les chasses au trésor et les jeux vidéo créés par Lemoncello’s Imagination Factory de monsieur Luigi L. Lemoncello. Lorsque la nouvelle bibliothèque d’Alexandriaville est inaugurée, 12 collégiens de 12 ans ayant rédigé les meilleurs rédactions sont choisis pour célébrer l’inauguration et passer la nuit dans la bibliothèque. « […] la professeur Yanina Zinchenko, nouvelle conservatrice en chef de la bibliothèque, assure que « les usagers seront très surpris » de ce qu’ils découvriront à l’intérieur » (p. 23). Mais après une soirée et une nuit de rêve, « Kevin prit conscience qu’ils étaient bel et bien enfermés dans la bibliothèque. » (p. 87). Il va falloir continuer à lire, jouer et résoudre des énigmes pour trouver la sortie ! Avec comme symbole, « les mots éternels du Dr Seuss » : « Plus tu liras, plus tu sauras. Plus tu sauras, plus d’endroits tu visiteras. (p. 63). Bien sûr, les références littéraires sont nombreuses mais pas que : sont développés aussi les thèmes du jeu, de l’amitié, du travail d’équipe entre autres.

J’ai eu envie de lire ce roman – dont je n’avais jamais entendu parler – lorsque j’ai appris qu’il avait reçu le Prix Enfantaisie (10-12 ans) au Salon du livre de Genève le week-end dernier (peut-être pourrais-je y aller une année…). Cette lecture m’a enchantée ! De l’aventure, du suspense, un peu d’humour, un livre du même genre que Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl (plusieurs clins d’œil), mais ici, tout est fait pour que les parents et les enfants comprennent que la bibliothèque est « le lieu idéal pour apprendre, explorer et grandir » (p. 92). Et j’apprends qu’il y a un deuxième tome : Une semaine dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello (Milan, août 2018) et j’espère que la médiathèque l’a acheté ! Et un film ! (quelqu’un l’a vu ?).

Une lecture dans les challenges Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire #7.

Le journal de Gurty : Parée pour l’hiver de Bertrand Santini

Le journal de Gurty : Parée pour l’hiver de Bertrand Santini.

Sarbacane, collection Pépix, novembre 2016, 176 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-84865-873-5.

Genre : littérature jeunesse.

Bertrand Santini naît à Aix en Provence et travaille d’abord comme graphiste (affiches de cinéma) puis comme scénariste (séries animées) avant de devenir auteur : plusieurs albums illustrés pour la jeunesse et des romans, Le Yark (2011), Jonas le requin mécanique (2014) et Hugo de la nuit (2016) qui ont reçu des prix littéraires.

Après avoir lu – et énormément apprécié – le premier tome de Miss Pook et les enfants de la lune, j’ai voulu lire d’autres romans de Bertrand Santini. Je me suis donc lancée dans la série Le journal de Gurty et j’ai vraiment bien ri avec le premier tome, Vacances en Provence. J’ai enfin lu le deuxième tome, Parée pour l’hiver et je lirai dès que possible les tomes suivants, Marrons à gogo (2017) et Printemps de chien (2018).

C’est l’hiver et la narratrice, Gurty, une petite chienne, est heureuse ! C’est que Gurty, comme tous les chiens, aime être heureuse ! Elle « adore être en vie, comme ça on peut se balader, faire des bises et manger des plats. Dans la vie, le plus génial, ce sont les vacances, car on peut tout le temps se balader, faire des bises et manger des plats. » (p. 7). Ça tombe bien, son humain, Gaspard est en vacances. C’est parti, Paris – Aix en Provence en train (comme pour les vacances d’été) ! Le lecteur suit donc Gurty et Gaspard entre le 4 et le 25 décembre. Gurty retrouve la maison de Provence qui sent bon, la maison de Pépé Narbier avec sa chienne, Fleur, et aussi « le pire chat du monde, Tête de Fesses, mon ennemi préféré » (p. 39) et le vilain écureuil qui fait hi hi.

J’ai bien ri avec les noms de clubs des chats (p. 77) et j’ai aussi beaucoup ri avec les œufs (p. 79) et l’omelette (p. 102-103).

Bref, on s’amuse encore beaucoup dans ce deuxième tome et tout serait parfait si ce n’est les horribles fiancées de Gaspard… Enfin surtout une, une certaine Myrtille… Gurty est alors « rayée de la carte, zappée, biffée, niée, jetée aux oubliettes, dans le trou des toilettes, remisée au placard, tirez la chasse, merci et bonsoir. » (p. 111). Vous l’aurez compris, Gurty est une chienne très intelligente qui, en plus d’écrire son journal chaque jour, a de l’humour, aime les listes et connaît pas mal de vocabulaire !

Vous avez envie d’être heureux, comme Gurty et Fleur, ce qui inclut de manger, jouer, courir, une vie de chien, quoi ! Alors lisez le Journal de Gurty ! Vous passerez un super moment. Et, en fin de volume, il y a un cahier de jeux de 14 pages !

Une lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire 2018.

Challenge Jeunesse Young Adult #8 avec Muti

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 8e édition. L’objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019. Cette année, Muti innove en rajoutant les bandes dessinées, chouette !

Infos, nouveau logo et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2018) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Mais peut-être ferais-je mieux ?

Mes lectures pour ce challenge

1. Le sous-marin de papier de Werner Lambersy et Aude Léonard (Møtus, 2017, France)

2. Le journal de Gurty : Parée pour l’hiver de Bertrand Santini (Sarbacane, 2016, France)

3. Le premier amour de Grand Corbeau de Muriel Bloch (Didier Jeunesse, 2014, France)

4. Le renard sans le corbeau de Pascale Petit et Gérard DuBois (Notari, 2018, France)

5. Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein (Milan, 2017, États-Unis)

Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

1. The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu (Kazé, 2018, Japon)

2. Buck, la nuit des trolls d’Adrien Demont (Soleil, 2016, France)

3 et 4. Hana no Breath de Caly (H2T, 2017-2018, 2 tomes, France)

Cette fois, je n’ai pas réussi le challenge, au niveau lectures sûrement mais au niveau publications des notes de lectures, non… Tant pis, je continuerai tout de même pour la prochaine édition, Jeunesse Young Adult #9 2019-2020.

Le journal de Gurty : Vacances en Provence de Bertrand Santini

Le journal de Gurty : Vacances en Provence de Bertrand Santini.

Sarbacane, collection Pépix, mai 2015, 144 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-9-84865-789-9.

Genre : littérature jeunesse.

Bertrand Santini naît à Aix en Provence et travaille d’abord comme graphiste (affiches de cinéma) puis comme scénariste (séries animées) avant de devenir auteur : plusieurs albums illustrés pour la jeunesse et des romans, Le Yark (2011), Jonas le requin mécanique (2014) et Hugo de la nuit (2016) qui ont reçu des prix littéraires.

Après avoir lu – et énormément apprécié – le premier tome de Miss Pook et les enfants de la lune, j’ai voulu lire d’autres romans de Bertrand Santini et je ne suis pas déçue ! Les autres titres du Journal de Gurty sont Parée pour l’hiver (2016), Marrons à gogo (2017) et Printemps de chien (2018) que je ne vais pas tarder à lire.

Gaspard et Gurty partent en vacances en train, à Aix en Provence. « Gaspard, c’est mon humain à moi. Je l’aime trop. Il est gentil, joueur, fidèle – et quelle propreté ! » (p. 7). J’espère que Gaspard dit la même chose de sa petite chienne, Gurty ! « Ah, ma chère maison de Provence ! J’aurais pu la reconnaître les yeux fermés. » (p. 10). Gurty va retrouver l’écureuil qui vit dans les arbres, le chat des voisins, Jean-Jacques, qu’elle a surnommé Tête de Fesses, une petite chienne pas normale mais il ne faut pas se moquer, Fleur… « Bref, tous mes copains étaient là. Même ceux que j’aimais pas. J’étais drôlement impatiente de les retrouver. » (p. 11).

Voici donc les vacances de Gurty, à la maison c’est la campagne, un peu plus loin c’est Aix, la ville, avec plein d’odeurs différentes et d’autres chiens. Il y a aussi la mer avec la plage. « J’adore la mer, mais dommage que ça mouille. Surtout les vagues. » (p. 58) et « J’aime aussi la plage, mais dommage qu’elle soit plein de sable. […] c’est sale […] ça gratte, ça colle aux poils et ça n’a pas bon goût. Mais faut reconnaître qu’on peut facilement creuser dedans et ça, au moins, c’est rigolo. » (p. 59). Et les balades en bateau. « Le bateau, c’est une invention super pour aller se promener en mer quand on n’est pas un poisson. » (p. 63).

Vous l’aurez compris, Gurty est une petite chienne curieuse et intelligente, gourmande aussi, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais… normal, les chiens, ça n’a pas de poche !

Ce roman dont la narratrice est Gurty est comme un journal de vacances du 1er au 42 juillet, oui vous avez bien lu, 42 juillet : les chiens ne doivent pas avoir le même calendrier que les humains… Avec ce roman joliment illustré plein d’humour et de tendresse, Bertrand Santini traite des relations entre humains et animaux, et animaux entre eux. Surtout respecter l’animal, ne pas le frapper, ne pas le traumatiser (cf. Fleur). Il parle aussi des similitudes entre les chiens et les chats (ils sont couverts de poils, ils ont une queue, ils peuvent attraper des puces, etc.) et du racisme. Mais pour finir, « Y a pas à dire, être heureux, ça fait plaisir. » (p. 92).

En fin de volume, un carnet de jeux de 15 pages dont 3 recettes, euh pas très humaines !

Une chouette lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #7 et Littérature de l’imaginaire.