Le blues du chat de Sophie Chabanel

Le blues du chat de Sophie Chabanel.

Seuil, collection Cadre noir, mars 2019, 304 pages, 19 €, ISBN 978-2-02141-874-3.

Genres : littérature française, roman policier.

Sophie Chabanel a étudié à HEC Paris (1987-1990) et a d’abord travaillé en entreprise avant de se lancer dans l’écriture. Du même auteur : La griffe du chat (mars 2018). Plus d’infos sur son site pro, « Former, écrire, accompagner », http://www.sophie-chabanel.com/.

Ancien trader, pro de la communication, reconverti dans la cause environnementale, François-Xavier Tourtier a fait une réaction anaphylactique due aux crevettes : accident ou meurtre ? « L’ex-trader François-Xavier Tourtier, fondateur et P.D.G. de Soleil et Terre, est mort hier soir à Roubaix, pendant sa remise de Légion d’honneur. » (p. 21). De plus, « Les seringues de secours de Tourtier ont été vidées et remplies d’eau. On a bien affaire à un assassinat. » (p. 22). La commissaire Romano (femme libre de 47 ans) et son adjoint Tellier mènent l’enquête et ils ne manquent pas de suspects qui déblatèrent. « Romano pour qui écouter ce genre de boniments était toujours une épreuve, respira profondément. C’était d’ailleurs un grand mystère : pourquoi un métier qui demandait autant d’intelligence consistait-il, en grande part, à écouter des idioties ? » (p. 144).

Ce roman policier se déroule à Roubaix, une ville industrielle du nord de la France (qui souffre de la désindustrialisation et donc d’un fort taux de chômage) mais je ne dirais pas que ce roman est un polar du terroir, c’est un roman policier classique, avec une enquête classique, un roman sans prétention. Par contre, il y a une belle ambiance et une belle galerie de personnages chez les policiers (Romano, Tellier, Clément, Bertin) et chez les suspects (Ariane Tourtier l’épouse éplorée, son grand-père monsieur de Courcel, le père Criaud…) sans oublier le chat, Ruru (qui n’est pas le même que dans le premier tome, La griffe du chat) et aussi beaucoup d’humour (de la malice dit l’éditeur).

Le blues du chat qui m’a attirée par son titre et sa couverture est donc une jolie surprise, qui suit La griffe du chat dont je vous parlerai plus tard.

Une chouette lecture de la Rentrée littéraire janvier 2019 pour le challenge Polar et thriller 2019-2020.

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Le cri de Nicolas Beuglet

Le cri de Nicolas Beuglet.

XO, collection Thriller, septembre 2016, 496 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-84563-820-4.

Genres : littérature française, roman policier.

Nicolas Beuglet vit dans la région parisienne. Il a travaillé pour la télévision. Il est maintenant écrivain. Son premier roman, Le premier crâne, est paru en avril 2011 chez Michel Lafon mais sous le pseudonyme de Nicolas Sker et j’ai très envie de le lire mais il n’est pas facile à trouver et il n’existe pas en poche… Peu d’infos sur cet auteur apparemment discret mais il a une page FB pour ses livres.

Après une dispute avec son mari, Sarah se retrouve dans sa voiture en pleine nuit sous la neige lorsqu’un appel d’un collègue l’envoie à l’hôpital psychiatrique de Gaustad près d’Oslo. Sarah Geringën est inspectrice de police et se rend sur place avec Thobias Lovsturd, légiste, mais ils n’ont pas très envie d’enquêter dans cet établissement : Gaustad détient « le sinistre record d’Europe de lobotomies » (p. 24). « L’hôpital semblait figé dans le passé. Tant et si bien que, sans l’écran d’ordinateur qui dépassait du meuble de l’accueil, on aurait pu se croire à la fin du XIXe siècle. » (p. 26). Un patient amnésique et inconnu de 76 ans interné pour « de récurrents troubles de la personnalité » (p. 33) se serait étranglé lui-même et serait mort d’une crise cardiaque mais il a une inscription bizarre sur le front : 488. Et, durant l’enquête, Sarah et Thobias découvrent bien d’autres choses… « – 488 était-il là hier soir – Oui, il a crié, comme tous les soirs… Son cri à lui. Un truc moche… Vraiment moche… » (p. 63). Vous comprenez le titre du roman, Le cri.

Le cri (Skrik) d’Edvard Munch (Norvège, 1893)

« La vie nous tuerait tous si nous n’avions pas l’oubli, madame Geringën. Cet oubli qui fait que nous ne pensons pas chaque seconde à l’absurdité de notre existence. Nous vivons sans savoir d’où nous venons et nous mourons sans savoir où nous allons. Comment vivre entre les deux ? Comment ne pas être paralysé par cette absence de sens ? » (p. 126).

Avec les résultats de leurs recherches, toujours secrètes, les scientifiques veulent (en temps voulu) « briser une fois pour toutes les résistances athéistes » (p. 441).

Dans cet excellent thriller scientifique et mystique, le lecteur voyage avec Sarah, de la Norvège aux îles de l’Ascension, en passant par la France où elle rencontre Christopher, un journaliste d’investigation français dont le frère a été assassiné. Le cri, c’est la peur, la folie, la folie des hommes et la folie des débuts de la psychiatrie, un roman inspiré de faits réels et ça fait froid dans le dos, c’est même plus qu’effrayant ! Mais je ne veux pas en dire plus, j’ai dévoré ce roman, et j’espère que vous aussi vous le dévorerez. Ont suivi Complot en mai 2018 (que j’ai dévoré aussi récemment) et L’île du Diable qui vient de paraître, en septembre 2019 (et que je veux absolument lire).

Ce très bon roman a reçu plusieurs prix : Prix du Polar des Petits Mots des Libraires 2017, Prix du Roman Populaire 2017, Prix des nouvelles voix du polar 2018 (catégorie roman français, Pocket), Prix Polar en Nivernais 2018 et c’est largement mérité !

Une lecture parfaite pour Polar et thriller 2019-2020.

Son espionne royale mène l’enquête de Rhys Bowen

Son espionne royale mène l’enquête de Rhys Bowen.

Robert Laffont, collection La bête noire, juin 2019, 360 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-22124-163-9. Her Royal Spyness (2008) est traduit de l’anglais par Blandine Longgre).

Genres : littérature anglaise, roman policier.

Rhys Bowen est le pseudonyme de Janet Quin-Harkin, née le 24 septembre 1941 à Bath dans le Somerset. Autrice de romances, elle utilise Rhys Bowen pour ses romans policiers : les séries Constable Evan Evans (1997-2006), Molly Murphy (2001-2017) et Royal Spyness (2007-2019).

Victoria Georgiana Charlotte Eugenie est la fille du duc de Glenn Garry et Rannoch. Sa grand-mère paternelle était une des filles de la reine Victoria mais, peu attirante, elle a épousé « un mauvais baron écossais » (p. 10) qui, pour la peine, devint duc. Elle n’a mis au monde qu’un fils : le père de Georgie (oui, on ne va pas répéter à chaque fois Victoria Georgiana Charlotte Eugenie !). Elle n’est que trente-quatrième pour la succession au trône.

Le lecteur découvre Georgie en avril 1932 au château de Rannoch à Perthshire en Écosse. Georgie est née du remariage de son père, veuf mais ayant un fils de sa première épouse, avec une actrice mais elle « appartenait à l’église anglicane et venait d’une famille britannique respectable […] et l’on approuva donc cette union. » (p. 11). Cependant, l’épouse s’est enfuie lorsque Georgie avait deux ans, elle ne supportait plus de vivre dans un château « lugubre et isolé » (p. 12). Georgie a donc reçu une éducation dans une institution privée suisse grâce à la générosité de la famille paternelle. Elle vit maintenant au château de Rannoch avec son frère aîné, Hamish, surnommé Binky, son épouse acariâtre et pingre, Hilda, surnommée Fig, et leur jeune fils, Hector, surnommé Podge mais « un membre de la famille royale, même mineur, a le devoir de ne pas décevoir les siens. » (p. 17), sous-entendu Georgie doit épouser un bon parti ! Et justement, Sa Majesté a ordonné à Binky d’organiser une réception au château pour lui présenter le prince Siegfried de Roumanie mais Binky est ruiné et Georgie ne veut pas se marier. « Je n’avais pas l’intention de rester ici une minute de plus, à attendre que l’avenir vienne à moi. J’allais partir dans le vaste monde afin de choisir ma propre destinée. » (p. 21).

Fin avril 1932, Georgie s’est enfuie à Rannoch House à Londres dans le quartier aisé de Belgrave Square mais elle n’a pas d’argent, elle se retrouve seule (sans domestiques) dans une maison vide et elle ne sait rien faire (comment allumer la chaudière pour avoir de l’eau chaude ou comment allumer du feu dans les cheminées ou comment faire à manger). Pourtant « Sa Majesté Royale et impératrice des Indes, la reine Mary » (p. 29) qui a des yeux et des oreilles partout, invite Georgie à boire le thé. « Je songe à faire de vous mon espionne, dit-elle tandis qu’on nous versait le thé. » (p. 37). Georgie est donc chargée (sans que la reine ne lui propose de l’aider financièrement) d’espionner son cousin David, prince Galles, futur roi, qui s’est entiché d’une Américaine plus âgée que lui et… mariée !

Mais quatre jours après l’arrivée de Georgie à Rannoch House, son frère débarque à Londres et lui apprend que leur père avait perdu leur château écossais de Rannoch au profit d’un abject joueur français, Gaston de Mauxville ! « J’étais venue à Londres pour fuir les miens, songeai-je tout en me dirigeant vers ma chambre. Mais leur échapper n’était apparemment pas aussi facile que je l’avais cru. L’espace d’un instant, épouser le prince Siegfried ne me sembla pas être une si mauvaise solution que cela, tout compte fait. » (p. 123). Mais la devise des Rannoch est « La mort plutôt que le déshonneur. » (p. 164).

Après les années folles (années 20), la Grande Dépression fut difficile pour tous et beaucoup d’aristocrates furent ruinés. Sans compter qu’il y avait parfois des dettes de jeu… Comme Georgie n’y connaît rien en enquête, elle n’est pas très performante mais ce roman, plutôt genre mystery, est efficace, drôle et distrayant. Il est de plus idéal pour découvrir les jeunes aristocrates désargentés de ce début des années 30, leurs fêtes, leurs intérieurs, et aussi un peu les bas-fonds de Londres. Son amie Belinda ayant un revenu grâce à son activité de créatrice de mode, Georgie souhaite aussi créer son emploi, mais lequel ? C’est qu’une jeune fille de bonne famille ne travaille pas et ce qu’elle a appris à l’institut suisse est inutile ou obsolète… J’ai passé un très bon moment avec ce premier tome que j’ai dévoré en une journée et j’ai embrayé le lendemain avec le tome 2 !

Une chouette lecture que je mets dans les challenges Polar et thriller 2019-2020 et Voisins Voisines 2019 (Angleterre).

Le testament d’Erich Zann, suivi de La fille de Valdemar de Brian Stableford

Le testament d’Erich Zann, suivi de La fille de Valdemar : deux enquêtes d’Auguste Dupin, investigateur de l’Étrange de Brian Stableford.

Les Moutons électriques, Les saisons de l’étrange #2, mars 2019, 240 pages, 16 €, ISBN 978-2-36183-550-7. The Legacy of Erich Zann (2011) et Valdemar’s Daughter (2010) sont traduits de l’anglais par Catherine Rabier.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

Brian Stableford naît le 25 juillet 1948 à Shipley (Yorkshire, Angleterre). Sociologue de la science-fiction et professeur de sociologie, il se consacre à l’écriture : romans et nouvelles plutôt de science-fiction mais aussi de fantasy et de fantastique.

Voici ce que dit l’éditeur sur Le testament d’Erich Zann : « Quinze ans après la célèbre nouvelle de Lovecraft, le violon et les compositions maudites d’Erich Zann font l’objet de toutes les convoitises. Le grand détective Charles Auguste Dupin est le seul à savoir pourquoi, et à pouvoir s’y opposer. »

Paris, faubourg Saint-Germain, XIXe siècle. Charles Auguste Dupin, Chevalier et détective (un genre de Sherlock Holmes français) rend visite à son ami américain (journaliste, alter ego d’Edgar Allan Poe à qui il envoie des histoires) lorsqu’il apprend que Bernard Clamart, célèbre notaire, a été assassiné à son cabinet, et qu’une tombe non enregistrée (bon, on devine que c’est celle d’Erich Zann) a été profanée au Père-Lachaise. Pendant ce temps, Nicolo Paganini recherche les partitions pour violon disparues de Zann mais « […] tout ce qui a un rapport avec la mémoire de Zann peut devenir redoutablement dangereux, et si nous pouvons avoir une longueur d’avance, nous devons la prendre. » (p. 22-23). Où il est question de Stradivarius perdu et d’une « oreille exceptionnelle pour la musique » (p. 37) mais sera-t-il possible de contrer le violon « dressé, ensorcelé, envoûté, possédé » (p. 122) ?

Voici ce que dit l’éditeur sur La fille de Valdemar : « Rendu fameux sous la plume d’Edgar Allan Poe, Dupin enquête également de nouveau sur Ernest Valdemar, dont le corps a disparu : le comte de Saint-Germain est-il impliqué ? Et pourquoi Balzac, à l’article de la mort, s’y intéresse-t-il ? »

Paris, faubourg Saint-Germain, XIXe siècle. Alors que Dupin se réchauffe devant la cheminée de son ami américain, madame Ewelina Hanska (la maîtresse d’Honoré de Balzac) arrive en pleine nuit pour récupérer un colis en provenance de New York. Mais le colis n’est pas là et le docteur Robert Collyer, un Anglais qui devait le déposer, a disparu. Madame Hanska craint que la Société de l’Harmonie n’ait subtilisé le colis et que son amie – et compatriote – Jana Valdemar n’ait des ennuis. Une machination machiavélique sur les thèmes du mesmérisme, du spiritualisme et d’éventuels progrès de la médecine (sommeil magnétique). « Nous vivons en des temps de trouble, Monsieur Dupin. Il y a de la révolution dans l’air, aussi bien sur le plan politique que scientifique. Mais je crains que dans les deux cas, elle ne débouche sur une catastrophe plutôt que sur une réforme rationnelle. » (p. 180).

Deux récits policiers historiques dans une belle ambiance « dix-neuviémiste » fantastique avec des références littéraires et musicales pour Erich Zann et des références littéraires et médicales (ou spirituelles) pour Valdemar. Et, dans les deux cas, nous avons « Une fiction bien ficelée et tellement plus puissante que la vérité, simplement parce qu’elle est spécialement et habilement conçue pour faire appel à l’imagination. » (p. 212). C’est que « L’esprit peut jouer d’étranges tours, si on le sollicite de la bonne façon. » (p. 229). Alors serons-nous des lecteurs curieux et ouverts d’esprit mais crédules ? Ou doués de logique et de discernement ?

Un livre de la Rentrée littéraire de janvier 2019 pour les challenges Littérature de l’imaginaire #7, Polar et thriller 2019-2020, Summer Short Stories of SFFF – S4F3 #5 pour le fantastique et Voisins Voisines 2019 (Angleterre).

Qaanaaq de Mo Malø

Qaanaaq : meurtres au Groenland de Mo Malø.

La Martinière, mai 2018, 496 pages, 20,90 €, ISBN 978-2-7324-8630-7. Je l’ai lu en poche : Points Policiers (bizarre, je n’ai pas trouvé Qaanaaq au catalogue donc pas de lien…), mars 2019, 552 pages, 8,50 €, ISBN 978-2-7578-7570-4.

Genres : littérature française, roman policier.

Mo Malø… Difficile d’avoir des infos sur cet auteur (apparemment français) qui publie sous pseudonymes. Mo Malø est un de ses pseudonymes – pour son premier roman policier – et j’ai l’impression qu’il fait écho à Jo Nesbø (auteur de polars, norvégien).

Janvier 1975. Nuit polaire. Une attaque d’ours blanc. Mina réussit à s’enfuir, laissant son père et sa mère pour morts. L’enfant, environ 3 ans, est adopté par une famille danoise (mère chef de la police, père célèbre auteur de romans policiers).

42 ans plus tard. Qaanaaq, capitaine à la Crim de Copenhague est envoyé à Nuuk (la capitale du Groenland) pour aider sur une enquête. « Et vous, qu’est-ce que vous venez faire ici ? insista-t-elle. – Moi… ? Il hésitait. Il y avait tant de réponses possibles, la plupart impropres ou prématurées. Puis il se lança : – Je viens coffrer un tueur en série. […] – À Nuuk ? s’exclama-t-elle. – À Nuuk. Mais vous savez ce qu’on dit : ‘Toute chose a une fin’. » (p. 18). Qaanaaq rejoint donc l’équipe de la commissaire danoise Rike Engell et travaille surtout avec l’inspecteur groenlandais, Apputiku (ou Appu) – il loge d’ailleurs chez lui –, et le légiste danois, Kris Karlsen, pour résoudre le meurtre de trois ouvriers étrangers d’une entreprise pétrolière : « un Chinois, un Canadien et un Islandais » (p. 34). Leurs morts ressemblent à des attaques d’ours blanc mais leurs serrures ont été crochetées. « Je dis bien crochetées, pas forcées ni défoncées. » (p. 38). Les locaux de la police sont sinistrés, il n’y a pas de matériel de pointe… Et pour cause : « Pour ce qu’il en savait, la délinquance de rue était quasi inexistante au Groenland. L’île, encore intégrée au Danemark sur la scène internationale, affichait en la matière de toute l’Union européenne. À part peut-être au Vatican, on n’était nulle part plus en sécurité que dans les rues de Nuuk. » (p. 62-63). Sauf que… exploitation pétrolière à outrance, travailleurs étrangers qui se comportent mal avec les filles groenlandaises, racisme, nationalisme, volonté d’indépendance.

Qaanaaq est un flic atypique, fort sympathique, passionné de photographie (les entêtes de chapitres sont d’ailleurs des noms et numéros de photos qu’il prend sur place) envoyé dans un monde qui n’est pas le sien (alors qu’il y est né). « Ce qui le touchait le plus chez Appu, c’était l’impression qu’il partageait ce déchirement, cette fracture. Lui, entre deux cultures. Apputiku, entre tradition et modernité. Entre ce ragoût de phoque immangeable et son ordinateur au top de la technologie. Chacun à leur manière, ils pratiquaient le grand écart entre deux mondes. Des univers indispensables à leur équilibre mais qu’ils savaient impossible à concilier. » (p. 115). Comment va-t-il résoudre cette enquête alors qu’il ne connaît rien des coutumes et des traditions de ce pays. « Les meurtres ritualisés, je ne t’apprends rien, ça pue forcément. C’est soit le fait de givrés, soit un écran de fumée pour te balader. Dans les deux cas, tu ne dois pas te fier à tes impressions premières. » (p. 177).

Quelques extraits que je veux garder :

« L’histoire n’a pas de nom, jeune homme. Elle n’est que la somme de ce que nous accomplissons tous. Elle appartient à tout le monde. » (p. 240).

« Qaanaaq prisonnier de Qaanaaq. Captif de cette identité qu’il subissait depuis si longtemps. Cela ne finirait donc jamais ? » (p. 343). À savoir que Qaanaaq n’est en fait pas un prénom mais le nom d’un village au nord du Groenland.

« C’était bien là tout le paradoxe de ce peuple : si jalousement attaché à ses valeurs traditionnelles ; et s’emballant comme un gamin au moindre signe de modernité. » (p 484).

Et ma phrase préférée, sur la photographie : « Derrière son immédiateté trompeuse, la photo était un monstre dévoreur de temps. » (p. 349).

Je veux bien, si j’ai l’occasion, lire Diskø, son deuxième roman policier, dans lequel Qaanaaq retourne en terre inuit.

Un bon roman policier (que j’ai lu en fait fin juin, pendant la période caniculaire, idéal pour un peu de fraîcheur) pour les challenges Contes et légendes (il y a beaucoup de légendes au Groenland et certaines sont dans ce roman) et bien sûr Polar et thriller 2019-2020.

Challenge Polar et thriller 2019-2020 avec Sharon

Petit retard pour mon inscription au challenge Polar et thriller 2019-2020 mais ce n’est pas grave car je n’ai pas publié de notes de lectures de romans policiers depuis fin juin donc rien de raté. Cinquième édition pour moi avec ce blog et j’espère honorer ce challenge qui dure du 10 juillet 2019 au 10 juillet 2020. Infos, logos et inscription chez Sharon.

Sharon nous dit : « Le principe du challenge ne change pas : lire des romans policiers, tous les romans policiers possibles et imaginables, que ce soit des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans policiers fantastiques, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Bref, vous l’aurez compris, tous les genres, toutes les destinations sont permis, de l’Europe à l’Australie en passant par l’Amérique du Sud. Vous pouvez aussi lire l’œuvre intégrale d’un auteur, vous concentrer sur un seul enquêteur, ne pas quitter votre pays de prédilection, peu importe, l’important est de prendre plaisir à lire. »

Voici les catégories (elles sont facultatives) :
– jusqu’à 5 livres lus : Imogène.
– de 5 à 15 livres lus : Montalbano.
– de 15 à 25 livres lus : Miss Marple.
– de 25 à 50 livres lus : Erlendur Sveinsson.
– de 50 à 75 livres lus : commissaire Jules Maigret.
– de 75 à 100 livres lus : Walt Longmire.
– plus de 100 livres lus : Sherlock Holmes.
– plus de 200 livres lus : Lucky Sherlock, pour les personnes qui lisent plus vite que leur ombre.

Mes lectures pour ce challenge

1. Qaanaaq : meurtres au Groënland de Mo Malø (Points Policiers, mars 2019, France) 🙂

2. Le testament d’Erich Zann, suivi de La fille de Valdemar de Brian Stableford (Les Moutons électriques, mars 2019, Angleterre) 🙂

3. Son espionne royale mène l’enquête de Rhys Bowen (Robert Laffont, juin 2019, Angleterre) 🙂

4. Destruction d’Ezechiel Boone (Actes Sud, mars 2019, États-Unis) 🙂

5. Le blues du chat de Sophie Chabanel (Seuil, mars 2019, France) 🙂

Catégorie Imogène honorée 🙂 Et bonnes pioches, que des nouveautés et ils m’ont bien plu les cinq 😉

+ ?

Marathon de lecture de l’été, 19-20-21 juillet 2019

Je n’ai participé à aucune semaine à lire et aucun marathon de lecture depuis le début de l’année… Comme ça me manquait, j’ai cherché et j’ai retrouvé le calendrier des week-ends à 1000 de Lili bouquine (groupe FB). En juillet étaient prévus quatre week-ends à lire estivaux mais j’ai raté les deux premiers (les 5-6-7 et les 12-13-14). Ce week-end, je participe donc au troisième week-end à lire estival (les 19-20-21) et si je peux, je participerai le week-end prochain au quatrième et dernier week-end à lire estival (les 26-27-28).

Mes lectures pour ce marathon

Vendredi et samedi : Le cri de Nicolas Beuglet (XO, octobre 2016, 496 pages), très bon thriller, je vous le conseille.

Dimanche : Hana no Breath de Caly (H2T, juin 2017 pour le tome 1, juillet 2018 pour le tome 2, 204 pages chacun), un joli manga-like (similaire à un manga mais pas japonais, français) genre shôjo sur un amour homosexuel (et le basket !) que je vous conseille aussi d’autant plus que j’ai eu la chance de rencontrer la mangaka (trop mignonne, presque japonaise !).

Total de pages : 496 + 204 + 204 = 904 pages (pas sûre de lire encore ce soir pour arriver aux 1 000 pages car il y a deux épisodes de Grantchester saison 4, hi hi hi !).