Dans la tête de Sherlock Holmes, 2 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan

Dans la tête de Sherlock Holmes, 2 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan.

Ankama, septembre 2021, 48 pages, 14,90 €, ISBN 979-10-335-1254-7.

Genres : bande dessinée française, policier.

Cyril Lieron, après avoir étudié les arts graphiques, devient coloriste. Le premier tome de L’affaire du ticket scandaleux était sa première bande dessinée en tant que scénariste.

Benoit Dahan naît le 31 mai 1975 à Paris et il étudie les arts graphiques. Il est dessinateur et co-scénariste de L’affaire du ticket scandaleux. Il est aussi illustrateur (presse, jeunesse) et designer graphique. Du même auteur : Simon Radius psycho-investigateur (2017) avec Erwan Courbier. Plus d’infos sur http://www.benoitdahan.com/.

J’ai mis du temps pour lire ce deuxième tome (toujours emprunté à la médiathèque) et, lorsque je l’ai eu en mains, je l’ai dévoré alors j’ai pris peu de notes.

Nous sommes toujours en novembre 1890. Holmes et Watson se dirigent vers Finsbury Printing Company pour découvrir des informations sur l’impression du ticket.

Et c’est une matinée déjà riche en indices et en rebondissements ! « La tête me tourne… ! » (Watson, les pages ne sont pas numérotées).

Après une bagarre mémorable, les deux amis ont en mains un nouveau ticket pour un spectacle qui aura lieu le soir même.

Le lecteur est toujours dans la tête de Sherlock Holmes et il y a toujours ce fil rouge à suivre (lorsqu’il se casse, Holmes tout mignon le répare), non seulement dans les lieux où se rendent Holmes et Watson mais aussi dans la pensée et la réflexion de Holmes. C’est tout simplement énorme.

Mycroft Holmes, le frère de Sherlock, intervient dans cette affaire inédite et restée secrète en lien avec la Chine et la guerre de l’opium.

Je me suis posée cette question : comment l’empire britannique pouvait-il se soucier des habitants des pays qu’il colonisait alors qu’il n’arrivait déjà même pas à se soucier de sa propre population, de ses soldats ? Et peut-être qu’à travers l’empire britannique, la même question peut se poser pour les autres pays colonisateurs…

Des dessins toujours superbes, encore des petits jeux pour vérifier que le lecteur suit (des transparences par exemple), une suite digne du premier tome. En un mot, une réussite !

Coup de cœur du festival Quai des Bulles 2021, élue meilleure série Europe aux BDGest Arts 2021.

Pour les challenges 2022 en classiques, Adaptation littéraire, BD 2022, Des histoires et des bulles (catégorie 36, une BD autour de Sherlock Holmes, Hercule Poirot et/ou Agatha Christie), Polar et thriller 2021-2022, Les textes courts et bien sûr Le signe des trois – Sherlock Holmes.

Un assassin à New York de Jinpachi Môri et Jirô Taniguchi

Un assassin à New York de Jinpachi Môri et Jirô Taniguchi.

Pika, collection Pika Graphic, octobre 2021, 224 pages, 16 €, ISBN 978-2-81166-285-1. Benkei in New York (N.Y.の弁慶, Shôgakukan, 1996) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Genres : manga, seinen, ‘roman’ policier.

Jinpachi Môri 毛利甚八 naît en 1958. Il est mangaka mais aussi écrivain, scénariste et photographe. Il meurt le 21 novembre 2015.

Jirô Taniguchi 谷口 ジロー (14 août 1947-11 février 2017). Vous pouvez lire mon billet qui lui est consacré (biographie et bibliographie).

Benkei, un Japonais exilé à New York tient « un petit bar sans prétention, en sous-sol, à Greenwich Village » (p. 11). Il choisit lui-même ses clients en les abordant, en discutant avec eux et en leur offrant une lampée d’un excellent whisky.

Mais Benkei, en plus d’être un truand (il revend des œuvres d’art volées) et un barman un peu spécial (son bar, extrêmement bien achalandé est en sous-sol et n’a pas d’enseigne), est « un entremetteur de vengeance… En japonais, on appelle ça un ada’uchi. » (p. 30).

Découvrez 7 vengeances surprenantes, implacables et raffinées, intitulées Haggis, Hook, Throw Back, The Cry, Sword Fish, Neck Lace, A Basement. Elles ont pour thème la guerre du Vietnam, la prostitution, le pouvoir et les exactions des militaires, la mafia (trafics d’œuvres d’art et de drogues), entre autres.

Même si Jinpachi Môri dit dans sa postface qu’il n’est « pas sûr d’avoir réussi à décrire correctement les tourments de Benkei » (p. 222), c’est vif, rythmé, les regards et les coups sont incisifs, le noir et blanc est ample, profond. On reconnaît le dessin de Taniguchi mais c’est plus noir. « Dis-moi, Benkei… Il paraît que tu n’utilises jamais d’armes à feu ? – Avec elles, il y a toujours plus de morts que prévu. » (p. 124).

Une grosse faute : « c’est le signe que le dialogue est exclue » (p. 71), aïe, ça fait mal aux yeux ! Mais il ne faut pas se priver de lire ce manga grand format que l’on peut qualifier de roman noir même si chaque histoire est indépendante, les personnages qui subissent la vengeance de Benkei ne se connaissant pas d’une histoire à l’autre (sauf pour la mafia italienne qui fait d’ailleurs voyager les lecteurs en Sicile) mais Benkei, lui, est le lien entre ces 7 histoires.

Pour La BD de la semaine, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 27, un recueil de nouvelles ou une nouvelle, ces 7 histoires sont indépendantes mais ont un fil directeur), Challenge lecture 2022 (catégorie 17, un livre publié après le décès de l’auteur), Des histoires et des bulles (catégorie 1, une BD de Jirô Taniguchi, 2e billet), Petit Bac 2022 (catégorie Lieu pour New York) et Polar et thriller 2021-2022. Plus de Bd de la semaine chez Noukette.

Jours de combat de Paco Ignacio Taibo II

Jours de combat de Paco Ignacio Taibo II.

Rivages, collection Noir, mai 2000, 288 pages, 8,65 €, ISBN 978-2-7436-0626-8. Días de combate (1976) est traduit de l’espagnol (Mexique) par Marianne Millon.

Genres : littérature mexicaine, roman policier.

Paco Ignacio Taibo II naît le 11 janvier 1949 Gijón en Espagne mais sa famille (fuyant la dictature franquiste) émigre au Mexique (lorsqu’il a 9 ans). Il a les deux nationalités (espagnole et mexicaine) et il est considéré comme un écrivain mexicain. Il est journaliste, professeur universitaire d’histoire, écrivain et militant politique (socialiste). Il écrit un premier livre en 1967 mais Jours de combat (Días de combate) qui paraît en 1976 est son premier roman noir et le premier tome de la série du détective privé Héctor Belascoarán Shayne (10 tomes entre 1976 et 2005, regroupés dans Todo Belascoarán (2010). Une autre série policière avec José Daniel Fierro contient 2 tomes (1987 et 1993), plusieurs autres romans (historiques ou autres), nouvelles, biographies, bandes dessinées… Pourquoi Paco Ignacio Taibo II ? Parce que son père, Paco Ignacio Taibo I, est également écrivain mais aussi dramaturge, journaliste, gastronome et il a travaillé pour la télévision mexicaine jusqu’en 1968 (il est mort en 2008 à Mexico).

Une fois n’est pas coutume, je mets le résumé de l’éditeur. « Un beau jour, Héctor Belascoarán Shayne quitte son épouse et son emploi, loue un bureau qu’il partage avec un plombier et s’établit détective privé. Il se sent investi d’une mission : retrouver le ‘Cervo’, l’étrangleur qui assassine des femmes de conditions et d’âges variés dans les rues de Mexico. Héctor, qui se situe, selon ses propres termes, ‘dans la lignée des détectives inductifs, presque métaphysiques, à caractère impressionniste’, poursuit sa quête par des chemins détournés : il participe à un jeu télévisé sur les ‘grands étrangleurs de l’histoire du crime’, embauche une assistante diplômée en philosophie et… rencontre la fille à la queue de cheval. »

J’ai découvert quelques infos sur Héctor. Il a 31 ans. Il était ingénieur à la General Electric. Il est borgne. Son colocataire de bureau, le plombier, est Gilberto Gómez Letras. Il est Mexicain (Héctor) d’origine basque (Belascoarán, son père était un capitaine de marine basque) et irlandaise (Shayne, sa mère était une chanteuse de folk irlandaise). Il ressemble aux personnages de « Hammett pour le côté politique et de Chandler pour le côté moral, mais il fait aussi référence à Simenon pour les aspects du quotidien. » (Jean Tulard, Dictionnaire du roman policier, 1841-2005 p. 682). Il lit Les Aventuriers de Malraux (p. 15 de Jours de combat). Il a un jeune frère, Carlos Brian et une sœur Elisa.

Mais parlons un peu de ma lecture et de mon ressenti. « Il passa son arme dans sa ceinture en évitant que le viseur le gêne aux testicules puis sortit lentement dans le froid. » (p. 13). Ah ah, c’est bien un truc de mecs, ça, mais j’adore ! Je suis sûre que je vais aimer ce roman et Héctor ! Mais, j’ai une petite question : il fait froid à Mexico ? Eh bien oui, entre mi-novembre et début février, c’est apparemment la saison fraîche avec des températures entre 6 et 22°, et comme Héctor entend des chants de Noël, j’en déduis que l’histoire débute en décembre.

Un premier meurtre, une adolescente de 16 ans avec ce message « Le Cervo assassine. » (p. 21) puis cinq autres meurtres, en peu de temps… et, à chaque fois, un message différent. « Qu’est-ce qui avait poussé l’assassin ? Pourquoi s’était-il déchaîné ? » (p. 22). Héctor lit tous les journaux, découpe des articles, arpente la ville en particulier la nuit, se dispute avec ses amis qui ne comprennent pas sa démission et sa séparation, est convoqué dans un studio de télévision « pour participer au Grand Prix des soixante-quatre mille pesos » (p. 39). Héctor s’est mis en tête d’arrêter le Cervo, le tueur étrangleur, mais « Des morts sans lien, survenues à des heures différentes, dans divers secteurs de la ville, même mode opératoire, notes similaires. » (p. 43).

Alors que son enquête n’avance pas et qu’il dîne avec Carlos et Elisa, son appartement est la cible de mitraillettes et la police débarque. « Monsieur Belascoarán, vous qui êtes quelqu’un d’intelligent, je ne comprends pas que vous vous soyez mis dans ce pétrin. Il faut laisser ces choses-là aux professionnels. Moi… je ne serais pas aller à votre usine pour vous apprendre votre métier d’ingénieur… […] Et puis, si j’étais ingénieur, je ne perdrais pas mon temps à faire ce métier… Ce métier ingrat. […] Vous nous mettez dans une situation gênante, ennuyeuse, vous savez ?… » (p. 122). « Qui était-ce ? Et ne venez pas me raconter qu’il s’agit de l’étrangleur. Les étrangleurs ne tirent pas à la mitraillette. Qui était-ce ? Héctor aussi les épaules. – Je vous ai posé une question. – Je ne sais pas. Moi non plus, je ne crois pas à cette histoire d’étrangleur. […] – J’ai bien envie de vous retirer votre licence, votre arme, et de vous mettre en prison pendant plusieurs mois, le temps de tirer tout ça au clair. – Vous ne pouvez pas, répondit Héctor en souriant. Je dois me présenter samedi à la finale du Grand Prix des soixante-quatre mille pesos. – D’accord, d’accord, dit le policier en souriant à son tour. » (p. 123). « Vous voulez que je vous dise, monsieur Belascoarán ? Moi aussi, j’aime bien les romans policiers. Bonne chance pour samedi. […] – Quelqu’un vous en veut, mon ami… […] – Mais ce n’est pas ce salaud d’étrangleur. Lui, il ne tue que des femmes, dit la tête du commandant de la police qui resurgit dans l’embrasure de la porte entrouverte pour disparaître immédiatement. » (p. 124), sûrement mon passage préféré parce qu’il y a un petit côté surréaliste. Avec « Il n’avait jamais été aussi seul, jamais aussi diaboliquement seul qu’en ce moment. Jamais aussi désespérément seul que maintenant. Dans la pièce sans lumière, où le froid circule allégrement, s’engouffrant par la fenêtre aux vitres cassées ; dans la nuit tendue de silences et de bruits lointains, les paumes moites, Héctor Belascoarán Shayne contemple son image désolée dans le miroir brisé doucement illuminé par le néon lointain de la rue. Pourtant, c’est de sa solitude que lui vient sa force, et il en a toujours été ainsi. » (p. 124-125).

Et quelqu’un veut vraiment la peau d’Héctor puisque le restaurant chinois dans lequel il déjeune avec Elisa explose ! « Maintenant il avait un ennemi en face de lui, pas une ombre. Un ennemi qui avait quelque chose contre lui. Un ennemi intime, personnel, que l’on pouvait haïr. Maintenant on voulait sa peau. Maintenant il pouvait se défendre. Il ne s’agissait plus de jouer avec le danger, avec les ombres chinoises, avec la sensation de la mort. » (p. 148-149).

Mais, lorsque l’étrangleur envoie son journal à Héctor, il livre des informations précieuses au détective ! Il vit dans une belle maison, son chat s’appelle Emmanuel, il a un majordome, il met 21 minutes pour aller au travail en voiture (une Dodge), travail dans lequel il a des responsabilités, il joue au squash dans un club, il se veut cultivé et raffiné… Héctor pourra-t-il utiliser ces informations ? Alors qu’un imitateur sévit lors du septième meurtre. « Vais-je partager l’enfer avec ce triste imitateur ? Est-ce une astuce policière ? » (p. 197).

L’auteur attache de l’importance aux bruits, aux odeurs, au froid, aux sensations, comme pour ancrer son histoire dans le quotidien. Le lecteur découvre une ville de México froide (c’est l’hiver), dangereuse, en 1976 mais est-ce que ça a changé depuis ? Et apprend vraiment beaucoup de choses sur le Mexique. Pourquoi n’ai-je pas lu cet auteur plus tôt ? Pourtant je le connaissais de nom, je l’avais déjà vu sur des blogs dédiés aux romans policiers et aux polars. Son style est génial et son Héctor Belascoarán Shayne aussi. J’ai un peu pensé au détective privé Heredia (qui vit avec son chat Simenon) du Chilien Ramón Díaz-Eterovic. En tout cas, je suis prête à lire les tomes suivants, et ce dans l’ordre chronologique.

Dernier billet pour le Mois Amérique latine 2022 et le Mois du polar 2022 qui va aussi dans Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 21, un roman découvert grâce à un blogueur, 2e billet), Book Trip mexicain, Challenge lecture 2022 (catégorie 22, un livre dont les personnages principaux sont d’une même fratrie, avec Héctor, Carlos et Elisa, 2e billet) et Polar et thriller 2021-2022.

Un mariage royal d’Allison Montclair

Une enquête de Sparks & Bainbridge, 2 – Un mariage royal d’Allison Montclair.

10-18, collection Grands détectives, juin 2021, 384 pages, 8,10 €, ISBN 978-2-26407-785-1. A Royal Affair (2020) et traduit de l’anglais par Anne-Marie Carrière.

Genres : littérature anglaise, roman policier.

Allison Montclair… Peu d’infos sur elle. Ce serait le pseudonyme d’une autrice anglaise ayant déjà écrit de la fantasy et de la science-fiction mais GoodReads dit que The Right Sort of Man: A Sparks & Bainbridge Mystery (2019) est son premier roman. Elle grandit avec les livres d’Agatha Christie et les films de James Bond d’où sa passion pour les intrigues criminelles et l’espionnage. Du même auteur : Cozy Case Files, A Cozy Mystery Sampler (tomes 6 en 2019 et 9 en 2020), ainsi que Le bureau du mariage idéal et Règlements de comptes à Kensington (annoncé pour avril 2022).

Londres, juillet 1946. Au Bureau du mariage idéal, Iris Sparks reçoit Miss Letitia Hardiman qui était ‘Ack ack girl’ pendant la guerre. La seconde cliente est Patience Matheson, une cousine de Gwendolyne Bainbridge. « L’affaire nécessite beaucoup de doigté. Considérant la vitesse à laquelle les ragots se propagent, nous préférons ne pas mener d’enquête interne. Personne ne doit avoir vent de l’histoire et surtout, surtout, pas un mot ne doit sortir dans la presse. Ce n’est probablement rien, mais nous devons nous en assurer. » (p. 28).

Promis, pas un mot à la presse ! Mais je vous explique. La princesse Elizabeth s’est éprise de Philip (elle avait 13 ans et lui 18) et veut l’épouser mais une lettre de chantage est arrivée au palais. « Princesse, j’ai en ma possession ce que Talbot a trouvé à Corfou. Je sais ce qu’il savait. Dites à Alice que, si elle souhaite récupérer ce qui lui appartient, il y aura un prix. » (p. 32). Alice est la mère de Philip ; la famille a effectivement vécu en Grèce avant d’être évacuer d’urgence.

Un véritable plaisir de retrouver les deux ‘marieuses’ plutôt enquêtrices, Iris et Gwendolyne, ainsi que leur ami dramaturge à Soho, Sally (Salvatore Danielli) et l’ami truand d’Iris, Archie Spelling. «  Je sors avec un gangster. Tout va pour le mieux. » (p. 106). Après-guerre oblige, il y a dans cet opus de nombreuses références aux États-Unis (cowboys, Indiens, Harpo Marx, Zorro) et tout est toujours rationné. Par contre, pas trace du journaliste mufle du Daily Mirror, Gareth Pontefract, et c’est tant mieux, ça veut dire que la presse n’est pas au courant du chantage honteux sur lequel enquêtent Iris et Gwen. De plus, le regard du lecteur est détourné vers la Grèce et ses soubresauts politiques (j’ai appris des choses dont je n’avais jamais entendu parler et ce n’est pas la première fois que je me dis que, finalement, je ne sais pas grand-chose sur l’histoire de ce pays).

« Je vous rappelle que nous travaillons pour la Reine, ou plutôt pour la conseillère occulte de la Reine, votre cousine Patience, en supposant qu’elle œuvre dans l’intérêt de notre Reine laquelle, espérons-le, œuvre dans l’intérêt du Roi lequel, à son tour, œuvre dans l’intérêt du pays. » (p. 179).

Dans cette aventure encore dangereuse et cependant rondement bien menée par Iris et Gwen (qui n’hésitent pas à nouveau à se mettre en danger), les souvenirs de la guerre sont encore bien présents, « les horreurs, les bombardements, les trahisons, les morts, avec comme point d’orgue les révélations de toutes ces atrocités. » (p. 245). Les problèmes d’Iris et Gwen (trouver un bureau plus grand, une secrétaire et donc des fonds, entre autres), leurs relations pleine d’humour avec les hommes (elles ne se laissent pas faire et j’aime bien leur petit côté féministe), et surtout le côté enquête, espionnage (voyage littéraire en Grèce) me plaisent beaucoup et j’ai hâte de lire la suite, Règlements de comptes à Kensington (que j’achèterai dès sa parution mi-avril). Par rapport au passé d’Iris, Allison Montclair distille les infos au compte-goutte laissant le lecteur dans le suspense, à suivre donc.

Une faute page 229 : « aucuns papiers »… Aucun signifiant ‘nul’, ‘pas un’ est donc au singulier ainsi que papier. Remplacez aucun par ‘nul papier’ ou ‘pas un papier’. Par contre, aucun et aucune peuvent être au pluriel uniquement s’ils sont suivi d’un nom qui ne s’utilise qu’au pluriel comme ‘aucuns agissements’ ou ‘aucunes annales’ (mais il y en a peu). Ne pas confondre avec ‘d’aucuns’ qui n’est pas un adjectif indéfini ou un pronom indéfini comme aucun mais une expression qui signifie ‘certains’, ‘quelques-uns’ d’où le pluriel.

Pour les challenges Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 26, un tome deux (ou plus) d’une saga déjà commencée), British Mysteries #7, Challenge lecture 2022 (catégorie 24, un roman policier écrit par une femme), Les dames en noir, Mois du polar 2022, Petit Bac 2022 (catégorie Famille avec Mariage), Polar et thriller 2021-2022, Tour du monde en 80 livres (Angleterre) et Voisins Voisines 2022 (Angleterre).

Un doux parfum de mort de Guillermo Arriaga

Un doux parfum de mort de Guillermo Arriaga.

Libretto, octobre 2005, 176 pages, 8,10 €, ISBN 978-2-36914-216-4. Un dulce olor de muerte (1994) est traduit de l’espagnol (Mexique) par François Gaudry.

Genres : littérature mexicaine, roman policier.

Guillermo Arriaga naît le 13 mars 1958 à Mexico et grandi dans un quartier populaire où la violence est reine. Il étudie les sciences de la communication (licence) et l’histoire (maîtrise) à l’Université ibéro-américaine. Il travaille comme professeur avant une carrière cinématographique (réalisateur, scénariste, producteur, acteur) et il est aussi écrivain de romans noirs. Ses autres romans sont L’escadron Guillotine (1991, 2006), Le bison de la nuit (1999, 2005) et un recueil de nouvelles, Mexico, quartier sud (2005, 2009).

Loma Grande, un village pauvre au Mexique. Ramón Castaños nettoie le comptoir de son épicerie quand il entend des cris à l’extérieur. Ce sont des enfants et ils ont découvert un corps au bord du champ de sorgho, celui d’Adela, poignardée. Justino Téllez, le délégué communal, ordonne que le corps soit transporté au village. Mais, suite à un quiproquo, tout le monde pense que la morte était la fiancée du jeune Ramón ! Ramón est stupéfié, « Balbutiant, il voulut démentir : – Mais non… elle… je… Il n’eut pas le temps d’en dire plus car à cet instant quelqu’un s’écria : – Voilà les rurales ! » (p. 22).

Les rurales sont la gendarmerie rurale, c’est-à-dire ici le capitaine Carmelo Lozano et ses hommes de Ciudad Mante, qui vous allez le voir sont… très efficaces ! « Dimanche 8 septembre 1991. Avons effectué une patrouille. Aucun incident grave ni délit à signaler. Le secteur est tranquille et l’ordre règne partout. (p. 30).

Suite encore à des mensonges, Ramón, le faux fiancé qui n’a pas pu démentir, est poussé à tuer celui que tout le monde pense coupable, le Gitan (de son vrai nom, José Echevern-Berriozabal). « Je vais le tuer. […] Dès que je le vois, je le tue. » (p. 70).

La population va-t-elle faire « justice » elle-même ? Heureusement un villageois plus perspicace que les autres se pose des questions et va mener sa propre enquête dans le plus grand secret.

Je n’avais encore jamais lu cet auteur (merci à Rachel pour son bon conseil) par contre, j’ai entendu parler de certains de ses films, Amours chiennes réalisé par Alejandro González Iñárritu (2000) pour lequel il est producteur, Trois enterrements réalisé par Tommy Lee Jones (2005) où il est acteur et Loin de la terre brûlée (2008) qu’il a réalisé. À l’occasion, je lirai L’escadron Guillotine et/ou Le bison de la nuit.

Il fait chaud à Loma Grande, très chaud, et on le ressent bien à la lecture de ce court roman. En plus, c’est sec, la poussière est partout. Et le corps, déposé dans une salle de classe, gonfle, empeste et attire les mouches… Vous l’aurez compris, il y a une sacrée ambiance, du genre pas envie d’aller en vacances dans ce village paumé !

Les personnages ne sont pas très fouillés mais l’auteur raconte bien la chaleur, la pauvreté, les mensonges, la corruption, la violence, les secrets bien gardés… Une chouette découverte.

Un mot bizarre « pagaïe » (p. 31), je me suis dit que c’était une erreur, que le terme exact était pagaille mais en fait les deux mots existent, pagaille étant plus récent (fin du XIXe siècle) donc je pense plus utilisé.

Comme je voulais honorer le Mois Amérique latine #2 et le Book Trip mexicain, j’ai emprunté 4 livres mexicains (un roman, deux policiers et un recueil de poésie) mais je n’ai eu, pour l’instant, que le temps de lire celui-ci… Il entre aussi des les challenges Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 21, un roman découvert grâce à une blogueuse, merci Rachel !), Mois du polar 2022, Polar et thriller 2021-2022 et Le tour du monde en 80 livres (Mexique).

Canardo – Premières enquêtes de Sokal

Canardo – Premières enquêtes de Sokal.

Casterman, collection Ligne rouge, novembre 2002, 48 pages, 11,50 €, ISBN 978-2-20333-554-7. Couleurs Pascal Regnauld (également dessinateur de certains tomes).

Genres : bande dessinée belge, enquêtes policières.

Benoît Sokal naît le 28 juin 1954 à Schaerbeek (Bruxelles, Belgique). Il étudie à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles. Il est scénariste et dessinateur de bande dessinée. Il créée Canardo pour le magazine (À Suivre) avant que la série soient publiée chez Casterman. Il est aussi créateur de (très beaux) jeux vidéo (L’Amerzone, Syberia). Il meurt le 28 mai 2021 (ce qui m’a rendue très triste) à Witry lès Reims (France).

La mort d’Hortense – Hortense, la poule, a succombé à ses blessures. « Double fracture du crâne, distorsion des vertèbres cervicales, écrasement de la cage thoracique […] perforation du poumon droit, le gauche ayant éclaté […] » (p. 3), j’en passe… Et aucun témoin… Comment l’inspecteur Canardo va-t-il résoudre ce… meurtre ? D’autant plus qu’il reçoit un message de menace, que personne ne veut parler et qu’il est agressé par trois poulets qui n’aiment pas les poulets. « Canardo… Tu vas l’apprendre à tes dépens !!! » (p. 6).

Canardo, attribué à l’école belge – L’affreux professeur X a créé Frankardo, un genre de Frankenstein Canardo. Il s’attaque aux œufs des poules et c’est Canardo qui est accusé. « J’ignore ce qui a pu produire cette brusque montée de haine à mon égard. Mais quoi qu’il en soit, une retraite stratégique s’impose… » (p. 9). Mais… après Canardo contre Docteur X et Docteur X connection il y a 10 ans, Canardo était persuadé que X était mort ! Comment le détective va-t-il se tirer d’affaire ?

Du persil dans les oreilles – Canardo enquête avec Clebson (un chien) sur la mort du patron des cochons. « J’vous préviens : il n’est pas beau à voir. (p. 11). Canardo trouve du persil sur le cadavre et soupçonne Ulrich, le lièvre qui vient d’arriver au potager. Une reconstitution est organisée mais Ulrich clame son innocence.

Le flic qui m’aimait… – Canardo picole à la taverne mais Freddo le fout dehors. Alors qu’il se croit fini, Clara l’embauche. « Il n’y a que vous qui puissiez m’aider ! » (p. 16). Fritz, du syndic des chats, veut sa peau. Mais Canardo tombe dans un piège…

La vengeance de Canardo – Canardo est embauché par un médecin pour enquêter sur un certain Minus, pensionnaire de l’institut. Il écrit des lettres d’amour subversives et le contenu s’il « parvient à passer à l’étranger […] serait susceptible d’ébranler le régime ! » (p. 21). L’objectif est de coincer celui qui fait passer les textes.

Columbia – Canardo est embauché pour « assurer la sécurité de monsieur Haig lors de sa promenade quotidienne ; vous serez accompagné par mademoiselle Columbia, son infirmière. » (p. 25). Il a une sacrée surprise !

Histoire pour pleurer dans les chaumières – Canardo serait-il impliqué dans le braquage d’une banque ?

Le tribunal du blanc – Canardo est arrêté… Survivra-t-il à son procès ?

La nuit du n° 065724 – Grâce à une manœuvre politique sur la peine de mort, le matricule n° 065724, Canardo donc, est mis en cellule avec Jo la Brute, un singe. « Lequel des deux sera exécuté ? Canardo ou Jo la Brute. Les paris sont ouverts. Ce sera toi ou moi… Demain matin nous serons fixés… La nuit va être plutôt pénible… » (p. 39).

La secte des poubelles – Canardo erre dans une « région inhospitalière » (p. 41). Il est surpris par des rats dans des ordures et il a de nouveau une sacrée surprise (certains personnages sont increvables !).

On achève bien les héros – Canardo est vieux, il vit avec son épouse Martha, qui reçoit une amie. « Aaah… être encore une fois, une dernière fois, le célèbre inspecteur Canardo ! » (p. 46).

Ces onze histoires sont très courtes, seulement quelques pages et se suivent chronologiquement puisqu’elles sont liées entre elles. L’univers, peuplé d’animaux, est très noir et Canardo est un détective blasé et dépressif dès le début de sa carrière (il a un look spécial avec un imperméable qui fait penser à l’inspecteur Columbo !) mais il y a de l’humour (cynique). « C’est tellement mal dessiné […] », ce n’est pas moi qui le dit, c’est Canardo (p. 21), c’est vrai que les dessins peuvent sembler un peu brouillons mais j’ai vraiment aimé et je garde un bon souvenir de mes précédentes lectures de la série Canardo (malheureusement restée chez mon ancien compagnon).

Canardo est d’abord paru en 1979 chez Pepperland (maison d’éditions belge, 1979-1989) puis est réédité en tant que Canardo 0 – Premières enquêtes chez Casterman qui publie la série Canardo (25 tomes entre 1981 et 2018).

J’ai lu cette bande dessinée exprès pour le challenge Des histoires et des bulles (catégorie 10, une histoire policière) et elle entre aussi dans Littérature de l’imaginaire #10, Mois du polar, Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Canardo), Polar et thriller 2021-2022 et Les textes courts.

Mois du polar – février 2022

Oui ! Le Mois du polar revient en février 2022 ! J’y participe depuis la création de PatiVore. L’objectif est toujours de lire du policier sous toutes les formes (classiques, contemporains, polar, thriller, romans, nouvelles, bandes dessinées, essais…). Il est « possible aussi de parler de films, de séries télévisées, et même de recettes de cuisine ».

Infos, logos (créés par Belette Cannibal Lecteur) et inscription chez Sharon.

Mes lectures policières

1. Canardo – Premières enquêtes de Sokal (Casterman, 2002, Belgique)

2. Un doux parfum de mort de Guillermo Arriaga (Libretto, 2005, Mexique)

3. Une enquête de Sparks & Bainbridge, 2 – Un mariage royal d’Allison Montclair (10-18, 2021, Angleterre)

4. Jours de combat de Paco Ignacio Taibo II (Rivages, 2000, Mexique)

British Mysteries 2022

Voici la 7e édition pour le challenge British Mysteries 2022 qui court du 1er janvier au 31 décembre 2022.

L’objectif est toujours de lire de la littérature policière britannique (Angleterre, Écosse, Irlande et Pays de Galles).

Des detective stories contemporaines, policiers vintage et historiques, cozy mystery y compris en littérature jeunesse, des essais, documentaires ou tout autre support traitant de meurtres non résolus (Jack the Ripper, l’affaire Caroline Luard, Madeleine Smith…) et toute histoire ayant sa part de mystère, d’obscurité, voire de surnaturel (Wilkie Collins, Sheridan Le Fanu, Bram Stoker, romans de Sarah Waters, de Susan Hill, etc., histoires de fantômes, monstre du Loch Ness et autres légendes, maisons mystérieuses, portraits de médiums, culte du deuil à l’époque victorienne…).

Des rendez-vous seront organisés (lectures communes, marathons…) et la nouveauté cette année est d’honorer des thèmes (voir ci-dessous, facultatif).

Infos, nouveaux logos (superbes, cliquez dessus) et inscription chez Hilde et chez Lou + le groupe FB.

Mes lectures pour ce challenge

1. Une enquête de Sparks & Bainbridge, 2 – Un mariage royal d’Allison Montclair (10-18, 2021), thème ‘famille royale et noblesse’ honoré

La vengeance du carnivore d’Upamanyu Chatterjee

La vengeance du carnivore d’Upamanyu Chatterjee.

Robert Laffont, collection Pavillons poche, mars 2020, 128 pages, 9 €, ISBN 978-2-22124-656-6. The Revenge of the Non-Vegetarian (2018) est traduit de l’anglais (Inde) par Sylvie Schneiter.

Genres : littérature indienne, roman policier, Histoire.

Upamanyu Chatterjee naît en 1959 à Patna en Inde (c’est dans l’État du Bihar, dans le nord-est de l’Inde, région d’origine du bouddhisme et du jaïnisme). Il a étudié au Collège Saint-Xavier de Delhi et au Collège Saint-Étienne de Delhi (collèges chrétiens) puis à l’Université de Delhi. Il a travaillé à l’Université du Kent (Angleterre) puis dans l’Administration indienne. Il est fonctionnaire et écrivain (humour noir, satire). Il a reçu plusieurs prix littéraires pour ses romans.

J’ai lu ce court roman pour la LC (lecture commune) organisée pour Les étapes indiennes 2022. Le billet est à publier à partir du 24 janvier mais, comme il y avait déjà deux billets sur le blog hier (lundi 24), j’ai réservé ce billet pour aujourd’hui (mardi 25).

29 septembre 1949. Basant Kumar Bal, domestique chez les Dalvi, est réveillé en pleine nuit par « le meuglement des vaches […] les hurlements du chien pris de folie » (p. 9). Il découvre, pétrifié, la maison des Dalvi en feu… Les six membres de la famille sont morts brûlés « la veille de la cérémonie pour les fiançailles de la fille » (p. 11) ainsi que leur chien… Bien qu’il se soit tordu la cheville en courant au puits pour chercher de l’eau, les policiers pensent que Basant Kumar Bal joue la comédie.

Madhusudan Sen, magistrat sous-divisionnaire de Batia, se rend sur les lieux car Nadeem Dalvi, le père de famille, était son mamlatdar (« fonctionnaire chargé de la collecte des impôts, note p. 11). Puis il rencontre Arif Dalvi, le frère cadet qui a récupéré les vaches après l’incendie ; il est « ingénieur adjoint à l’usine de traitement d’eau » (p. 25).

En tout cas, les policiers n’avaient peut-être pas tort… Non seulement Basant Kumar Bal s’est enfui durant la nuit de l’appentis dans lequel il vivait mais l’autopsie montre que « les corps, notamment les crânes, [ont] reçu de multiples coups assénés par un instrument lourd et solide, telle une pelle ou une tête de hache. » (p. 40). L’incendie ne serait donc pas accidentel ?

L’enquête et le procès vont durer des années… Le passage le plus horrible est dans le hangar abattoir (chapitre 17, p. 71-73). Même Madhusudan Sen, « le carnivore à peau dure » (p. 70) a eu bien du mal à supporter ce qu’il voyait et ce qu’il sentait. « C’est vraiment pour des gens comme moi, cette barbarie et ces tortures innommables ! » (p. 73).

Ce roman aux chapitres très courts se lit d’une traite et donne à réfléchir : si l’on est végétarien parce qu’on ne veut pas que des animaux soient tués, peut-on condamner à mort même le pire des criminels ? Et donc le roman se transforme tout naturellement mais avec subtilité en questionnements. Sur la peine de mort dans l’Inde des années 40 et 50, une Inde avec encore le système des castes. Et sur le bien-fondé de manger de la viande (il me semble que, selon les régions et leur religion, beaucoup d’Indiens sont censés être végétariens).

J’ai vraiment beaucoup aimé le style de Chatterjee, son humour, sa concision et j’ai très envie de lire son premier roman, Les après-midi d’un fonctionnaire très déjanté, paru en Inde en 1988 et en France en… 2007 !

Donc pour Les étapes indiennes 2022 mais aussi Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 21, un roman découvert grâce à un blogueur, en l’occurrence par deux-trois blogueuses qui l’ont proposé en lecture commune), Challenge lecture 2022 (catégorie 38, un livre dont la couverture invite au voyage, et ce malgré les plantes carnivores !), Des livres (et des écrans) en cuisine (gastronomie indienne), Polar et thriller 2021-2022, Le tour du monde en 80 livres (Inde).

Challenge Les dames en noir

Repéré chez Les Pipelettes en parlent (Zina avait créé ce challenge il y a quelques années), je m’inscris au challenge Les dames en noir qui court du 10 janvier 2022 au 9 janvier 2023. Infos, logos et inscription chez Zofia.

L’objectif est, vous l’avez sûrement deviné, de lire des romans policiers (thrillers, polars, romans noirs, etc.) écrits par des femmes. Des romans donc mais sont aussi acceptés les nouvelles, les écrits sous pseudonymes masculins, les lectures en VO, les romans écrits par un couple, les bandes dessinées et les romans graphiques (du moment qu’il s’agit d’un policier). Les lectures en cours au moment de l’inscription sont acceptées ainsi que les lectures terminées dans l’année.

On peut augmenter de niveau de participation en cours de challenge mais pas régresser : Zofia change automatiquement le niveau quand on atteint le palier supérieur. Eh bien, je démarre avec le niveau 1 et je verrai si je lis plus de policiers féminins.

Les niveaux
1- Karen Maitland : de 1 à 6 livres.
2- Gillian Flynn : de 7 à 12 livres.
3- Karine Giebel : de 13 à 18 livres.
4- Fred Vargas : de 19 à 24 livres.
5- Agatha Christie : plus de 25 livres.

Les 4 défis trimestriels (facultatifs, je vais voir ce que je peux lire)

Janvier-mars : un roman policier oublié c’est-à-dire qui est dans la PàL depuis au moins 2 ans.

Avril-juin : aux frontières du réel c’est-à-dire un roman policier qui flirte avec la magie, le fantastique, la science-fiction…

Juillet-septembre : voyage, voyage c’est-à-dire un roman policier qui se passe loin (tout ou en partie, mais au moins 50 %) soit Amérique du Sud, Océanie, Afrique, Asie, partout dans le monde sauf Europe et Amérique du Nord.

Octobre-décembre : sans public c’est-à-dire lire un huis-clos.

Les 2 défis jokers (pour remplacer un ou deux des défis trimestriels pour lesquels on n’aurait pas de livres)
1- Lire un tome d’une saga.
2- Mauvais genre c’est-à-dire un roman policier écrit par un homme.

Mes lectures pour ce challenge policier féminin

1. Une enquête de Sparks & Bainbridge, 2 – Un mariage royal d’Allison Montclair (10-18, 2021, Angleterre)