Territoires d’Olivier Norek

Territoires d’Olivier Norek.

Michel Lafon, octobre 2014, 400 pages, 18 €, ISBN 978-2-7499-22-12-6.

Genre : roman policier.

Olivier Norek… Lire la biographie sur Code 93.

Malceny, Seine Saint Denis, juin 2013. « Un caïd vient de tomber. Un caïd de vingt-quatre ans au royaume pas plus grand de quelques rues. (p. 13). C’était Saïd Laouri, surnommé « Le Bosseur », un jeune trafiquant tué d’une balle dans la tête alors que la police le surveillait. Deux jours après, Sasha Bojan est tué par balles dans sa voiture devant son fils de six ans. Encore deux jours après, Karim Souki est retrouvé dans un box cadenassé par deux jeunes qui voulaient y planquer une moto volée. Devinez qui est « de perm’ à la Crime » ? L’équipe du capitaine Coste du SDPJ93 de Bobigny. Sous les ordres d’une nouvelle magistrate, Fleur Saint-Croix. À noter que, pendant cette enquête, Coste est « célibataire » car son amie médecin légiste, Léa Marquant, est en vacances dans le sud de la France.

Quel plaisir de retrouver Victor Coste, Johanna, Ronan Scaglia et Samuel (Sam) Dorfrey. Et toujours autant d’humour ! Par exemple : « On fait enlever le corps, on scelle le box et vous pouvez décoller. Vous vous en sortez bien, la magistrate voulait faire ouvrir tous les autres. – Une surprise derrière chaque porte, comme le calendrier de l’Avent. On vous en doit une belle. » (p. 31) ou « Foret quatre millimètres. C’est gravé dessus. On m’a assuré que vous étiez un bon enquêteur, je suis plutôt déçu. » (p. 40). Qui connaît Malceny ? La Cité des Poètes ! Il ne fait pas bon vivre dans ce genre de cité… « Malceny, c’est la plaque tournante de la came pour l’Île-de-France. » (p. 56). Vous pensez que les enfants et les personnes âgées sont épargnés ? Pas du tout ! Les plus jeunes qui ont appris à se débrouiller tous seuls dès le plus jeune âge (parents alcooliques, toxicos, grands frères en prison ou morts) sont des petits caïds de plus en plus tôt et sont encore plus violents que leurs aînés ! Les retraités servent de nourrice sous la menace ou pour arrondir leur maigre retraite. Quant aux animaux, ils finissent au micro-ondes (quelle horreur !). Les municipalités font des arrangements (financiers ou autres) pour avoir la paix mais rien n’est jamais anodin et, à force de jouer avec le feu, on met le feu ! « Salah, vous me prenez pour un mécène ? Si je paie, c’est que derrière je gagne plus que ce que je dépense. J’ai besoin d’eux pour la paix sociale. J’ai besoin d’eux pour me récupérer les votes de tous ceux qui ne savent même pas lire ou foutre un bulletin dans une urne. J’ai besoin d’eux pour calmer leurs copains quand ça vire à l’émeute. J’ai besoin d’eux pour régler discrètement quelques mésententes avec mes adversaires et pour pourrir leur campagne. J’ai besoin d’eux pour tant de choses que je ne peux pas m’en séparer. Si absurde que celui puisse paraître, ces voyous font partie de mon staff. » (p. 132-133). Pourritures de politiques ! Peu importe le bord…

Vous voulez savoir ce qui se passe dans les cités ? Comment des élus pourris achètent « la paix » ou déclenchent une étincelle et braquent l’argent de l’État (et donc des contribuables) ? Pas besoin de lire un (ennuyeux ?) livre de sociologie… Lisez Territoires ! Et accrochez-vous bien car vous ne serez pas déçus !

À méditer : « Les émeutiers se divisent en quatre catégories. Pilleurs, incendiaires, casseurs et sauvages : les PICS. Si les trois premières ne s’attaquent qu’à la ville, la dernière catégorie vise essentiellement les forces de l’ordre. Par vengeance, par ennui, pour suivre le groupe. Souvent, par simple plaisir. » (p. 258).

Comme après le premier roman, Code 93, je ne désire qu’une chose, lire la nouvelle enquête ! D’ailleurs, depuis, j’ai lu Entre deux mondes, plus qu’excellent (et différent des polars dans le 93), mais pas encore Surtensions, donc I’ll be back ! Olivier Norek sait y faire : il embarque ses lecteurs dans un monde horrible et réel avec une précision qui fait froid dans le dos ! Mais qui réveille les cerveaux sur notre monde…

Une lecture pour le challenge Polar et thriller.

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Dernier marathon Thriller Policier 2017

Merry m’invite à participer au dernier Marathon Thriller / Policier 2017 qui se déroule du 4 au 10 décembre. Je ne sais pas si j’aurai le temps de commencer un roman policier cette semaine mais, en tout cas, je lirai durant le weekend.

Mes lectures pour ce marathon

Entre deux mondes d’Olivier Norek (Michel Laffont, octobre 2017, 413 pages).

L’appel du coucou de Robert Galbraith – en fait J.K. Rowling – je l’ai lu en gros caractères mais pour ce marathon, je n’ai eu le temps de lire que le premier volume (La Loupe, mai 2014, 470 pages).

413 + 470 = 883 pages, petit marathon…

Throwback Thursday livresque #57

Nouvelle participation pour le Throwback Thursday livresque de Bettie Rose.

Thème du jeudi 16 novembre : « Coupable d’insomnie, de book hangover ou troubles divers » et je déclare Code 93 d’Olivier Norek, le premier roman de l’auteur, un excellent polar, coupable de m’avoir rendue Norek-addict, d’ailleurs les romans suivants de l’auteur devraient apparaître sur mon blog, je ne m’en sortirai pas 😛

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Projet 52-2017 #42

Voici ma quarante-deuxième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est ancien.

Ancien… Vieux ? Je trouve ce thème un peu difficile… Et puis, je me dis que c’est l’occasion de vous montrer cette collection de neuf affiches que j’ai vues aux Quais du polar en avril : souvent, je prends des photos de ce genre mais je ne prends pas le temps de les traiter pour le blog et c’est dommage car je voudrais les partager avec vous. Donc voici une fresque avec neuf couvertures pour les 90 ans du Masque, la première collection de romans policiers en France (le projet d’Albert Pigasse est né en 1925 mais s’est concrétisé en 1927). Une vidéo ici.

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

 

Code 93 d’Olivier Norek

Code 93 d’Olivier Norek.

Michel Lafon, collection Thrillers/Polars, avril 2013, 304 pages, 18,95 €, ISBN 978-2-74991-778-8. Je l’ai lu en poche : Pocket, collection Thriller, octobre 2014, 360 pages, 7,40 €, ISBN 978-2-266-24915-7.

Genre : polar français.

Olivier Norek, né en 1975 à Toulouse, est lieutenant de la Police judiciaire en Seine Saint Denis depuis bientôt 20 ans (en ce moment en disponibilité). Il a travaillé dans l’humanitaire avant sa carrière de policier. Il est aussi romancier et co-scénariste avec Hugues Pagan de Flic tout simplement, un film réalisé en 2015 par Yves Rénier. Plus d’infos sur sa page FB.

« Coste ouvrit un œil. Son portable continuait à vibrer, posé sur l’oreiller qu’il n’utilisait pas. Il plissa les yeux pour lire l’heure, 4 h 30 du matin. Avant même de décrocher, il savait déjà que quelqu’un, quelque part, s’était fait buter. Il n’existait dans la vie de Coste aucune autre raison de se faire réveiller au milieu de la nuit. » (p. 17). Le capitaine Victor Coste, la trentaine, enquête sur la mort de Camille, une droguée de 20 ans que sa mère et son frère refusent de reconnaître à la morgue. Quelques mois plus tard, Bébé, un Black de deux mètres de haut, se réveille à la morgue, puis Franck, un toxico, est retrouvé cramé sur une chaise avec son portable qui sonne dans son estomac toutes les trois heures. Coste n’enquête pas seul, il a une équipe un peu hétéroclite : Ronan Scoglia, Sam (Samuel) Dorfrey, Mathias est muté et remplacé par Johanna De Ritter, tout juste sortie de l’école de police, et puis l’équipe va s’associer avec Marc Farel, un journaliste fouille-merde mais efficace. « Je voulais juste souligner que si les deux affaires ont un rapport, y a un enfoiré qui se fout largement de notre gueule. » (p. 93). « Le pouvoir est une source de tentation difficilement contrôlable. Une carte tricolore et une arme peuvent donner l’impression d’être supérieur, à bien des égards, aux autres et à la loi parfois. » (p. 186).

Ce premier roman d’Olivier Norek, c’est du lourd, du brut de décoffrage, pas de fioritures, en même temps on sent que les mots sont choisis, percutants, que les descriptions du paysage et de la météo, si elles ne paraissent pas indispensables au premier abord, sont importantes : elles plantent une ambiance toute particulière. « Tenter d’arriver sans déprimer dans cette nouvelle journée qui commence. » (p. 18). L’auteur ne cherche pas à préserver ses personnages ou les lecteurs, il est direct, franc, et utilise à bon escient un humour noir qui me plaît énormément. Tout est plausible, tout est sûrement vrai car, comme souvent, les auteurs de polars s’inspirent de la société qui les entoure et de faits réels (ici, on est à Bobigny en Seine Saint Denis), d’autant plus qu’Olivier Norek est un policier du 93 ! J’ai dévoré ce roman en une journée (à vrai dire le dimanche du weekend de Pâques, oui je sais, j’ai du retard à publier ma note de lecture…) et je ne pouvais pas le lâcher ! Et je me disais : pourquoi n’ai-je acheté que celui-ci, pourquoi n’ai-je pas acheté les deux autres ? En fait, je ne connaissais pas Olivier Norek mais, au printemps, j’ai vu plusieurs gags sur FB, de Nicolas Lebel (un autre auteur de polars), et ils ont attiré mon attention sur cet auteur que j’ai absolument voulu lire, d’où l’achat de Code 93, que je me suis fait dédicacer aux Quais du polar 2017 : j’ai eu avec Olivier Norek un échange court (il y avait du monde dernière moi) mais bien agréable, un auteur abordable et sympathique, tantôt sérieux tantôt drôle, un auteur authentique qui ne triche pas et qui met toutes ses tripes et son expérience dans ses romans ; j’en veux encore !

D’ailleurs, j’ai depuis lu Territoires, le deuxième tome des enquêtes de Coste et je publierai la note de lecture dès que possible mais je peux d’ores et déjà vous dire qu’il m’a scotchée autant que Code 93 ! Vous voulez du bon – de l’excellent même – polar français ? Lisez Olivier Norek ! Comme moi, vous deviendrez sûrement Norek-addict 😉

Une excellente lecture que je mets dans les challenges Défi Premier roman et Polar et thriller.

Le secret d’Igor Koliazine de Romain Slocombe

Le secret d’Igor Koliazine de Romain Slocombe.

Seuil Policiers, octobre 2015, 320 pages, 21,50 €, ISBN 978-2-02122-185-5.

Genres : roman policier, Histoire, espionnage.

Romain Slocombe naît le 25 mars 1953 à Paris. Il est éclectique : auteur (romans, nouvelles, jeunesse, bandes dessinées), illustrateur, traducteur, réalisateur et photographe. Il est passionné par le Japon et sa culture alternative. Plus d’infos sur son site.

Février 1925. Londres. Zhenya Krosnova apprend à Ralph Exeter, journaliste du Daily World (un journal sympathisant de gauche), qu’elle a rencontré le capitaine Igor Koliazine, cosaque du Kouban, seul survivant à savoir où est enterré le trésor des Armées blanches de général Wrangel. « […] les activités d’espionnage et de police ne m’inspirent que du dégoût, mais l’avenir de la révolution mondiale est en jeu. » (p. 53). Mars 1925. Exeter et Koliazine s’envolent pour Constantinople : d’un côté du Bosphore, c’est Péra le quartier européen, de l’autre côté, c’est Stanbul. Accusé de la mort d’un policier français, le commandant Rousseau (Première station avant l’abattoir, 2013), Exeter est pris entre… plusieurs feux ! Son travail d’espion britannique bien malgré lui, ses amis Bolcheviques du Guépéou (GPU), ses amis Russes blancs, les Ottomans, les Germaniques et les Français !

Un passage drôle : « Je n’ai jamais visité de musée aussi mal fichu en ce qui concerne l’information du public ! protesta Exeter auprès de son guide, Polygnotos Meiggs. D’abord, tout ce qui figure sur les cartels est écrit seulement en turc… […] Quant aux magnifiques tapis accrochés aux murs de la salle précédente, j’ai demandé au gardien qui me suivait pas à pas comme s’il s’attendait à ce que j’essaye d’empocher un joyau en souvenir : ‘Et cela, c’est quoi ?’ Le gardien a dit : ‘Un tapis.’ J’ai répliqué, en essayant de garder mon calme : ‘Je vois bien que c’est un tapis. Mais quel genre de tapis ? Il m’a répondu : ‘Précieux.’ En désespoir de cause je me suis tourné vers un touriste turc qui paraissait cultivé et lui ai répété ma question. Il a répondu en souriant : ‘C’est un tapis turc.’ Exeter secoua la tête avec une mimique exaspérée. Polygnotos Meiggs ricana doucement. » (p. 143).

J’ai bien aimé : l’officier de la Sécurité d’État, Ziya Bey, est fan de romans policiers. « […] je me les fais envoyer régulièrement par une librairie de Paris » (p. 167).

Un extraordinaire roman policier, comme je n’en avais pas lu depuis longtemps, dans cette période d’entre-deux-guerres moins connue et très mouvementée ! De l’Histoire, de l’espionnage, de l’aventure, de l’action, un périple à travers l’Europe, une chasse au trésor… dangereuse !, de l’humour aussi : je ne connaissais pas la plume de Romain Slocombe mais je vais lire d’autres titres, c’est sûr, et en particulier le début des aventures de Ralph Exeter, Première station avant l’abattoir paru au Seuil en septembre 2013. L’auteur s’est bien documenté pour ce roman, un roman à l’ancienne, avec une ambiance, avec un bon verre de temps en temps, des personnages hauts en couleur et des descriptions réalistes, ça me plaît !

Pour les challenges Polar et thriller et Une lettre pour un auteur (lettre S).

Le moine et le singe-roi d’Olivier Barde-Cabuçon

Le moine et le singe-roi d’Olivier Barde-Cabuçon.

Actes Sud, collection Actes noirs, mars 2017, 336 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-330-07538-5.

Genre : roman policier historique.

Olivier Barde-Cabuçon… Pas de date de naissance. Auteur français, vivant à Lyon, il a étudié le Droit et les ressources humaines, et a travaillé comme juriste avant de se lancer dans l’écriture, en 2006. Il y a déjà six tomes dans sa série du Commissaire aux morts étranges, ainsi que d’autres romans.

Jardins et labyrinthe de Versailles. La nuit. Une jeune femme est sauvagement éventrée près de la statue du cygne et de la grue. Seul témoin : une chauve-souris ! « – Le commissaire aux morts étranges, murmura quelqu’un. C’est lui ! Le chevalier de Volnay ! […] – Et son assistant, le moine hérétique, souffla un autre. […] – Pas son assistant, souffla-t-il au passage de l’impertinent qui venait de parler, son collaborateur ! » (p. 14). La victime, Flore Vologne de Bénier, était une jeune fille de bonne famille, provinciale, envoyée à Paris. Elle posait pour le peintre de la cour, Waldenberg. Sartine envoie au duo d’enquêteurs, Hélène, agent secret de l’ordre royal, mais elle a eu une relation avec le moine auparavant (je n’ai pas lu les précédents tomes…). « Je ne puis cacher ce que je suis, admit le moine, triste quand mon humeur est morose et rieur quand je suis gai. Ainsi va la vie et la mienne, de la comédie à la tragédie ! » (p. 33).

C’est effectivement le chevalier de Volnay, commissaire au Châtelet, et le moine qui l’accompagne (on apprend ce qui les lie dans le roman) qui vont enquêter car ils sont les meilleurs agents du lieutenant général de police Sartine (ah bon, et Nicolas Le Floch alors ?!). « Oh, ils ont à trouver le coupable pour mon compte. Cela va leur prendre quelque temps mais ils y arriveront. Ce sont mes meilleurs hommes. » (p. 157).

Dans ce roman policier historique de bonne facture, le lecteur croise Sartine, la Marquise de Pompadour, Germain Pichault de La Martinière, médecin et chirurgien du roi, et bien sûr le Roi Louis XV en personne (surnommé le « singe-roi »), et une jeune libraire surnommée L’Écureuil. Mais les courtisans sont finalement une « ménagerie humaine » (p. 123) au même titre que les domestiques, bien domestiqués, et « Vous êtes à Versailles, royaume des courants d’air et des commérages. » (p. 94). Cette série est l’occasion pour l’auteur de montrer les côtés sombres de ce XVIIe siècle tant fantasmé. Quand j’étais enfant, j’étais fascinée par cette Cour (ce que j’en voyais dans les films, les robes, la musique, etc.) mais en fait, après avoir appris comment vivait réellement la Cour, je ne dirais plus du tout que je rêverais de vivre à cette époque ! « Volnay soupira intérieurement. Cinq à six mille personnes travaillaient au Château de Versailles et on entrait dans celui-ci comme dans un moulin. Si l’assassin n’était pas un homme en relation avec Mlle Vologne de Bénier, cela pouvait être n’importe qui… Sans compter les courtisans… » (p. 132).

Apparemment les enquêtes précédentes se déroulent à Paris puis à Venise et en Savoie avec un petit passage par Lyon. Une belle visite de Paris et de ses ruelles, du Château de Versailles avec ses jardins et son labyrinthe, ainsi que de l’Orangerie.

J’ai remarqué quelques erreurs… comme « des suisses » au lieu de « des Suisses » (p. 68) et « Mme de Broteuil d’Ormesson » au lieu « d’Orbesson » (p. 209) mais je lirai à coup sûr les tomes précédents car j’ai beaucoup aimé l’ambiance et les personnages (principaux) : Volnay et surtout le moine qui a plus de caractère et d’humour. « Vous me faites peur… – Pourquoi ? demanda le moine. – Parce que vous n’avez pas peur. » (p. 289). De plus, l’auteur a de très bonnes connaissances historiques voire artistiques.

Une excellente lecture pour le challenge Polar et thriller.