Dans la tête de Sherlock Holmes, 2 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan

Dans la tête de Sherlock Holmes, 2 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan.

Ankama, septembre 2021, 48 pages, 14,90 €, ISBN 979-10-335-1254-7.

Genres : bande dessinée française, policier.

Cyril Lieron, après avoir étudié les arts graphiques, devient coloriste. Le premier tome de L’affaire du ticket scandaleux était sa première bande dessinée en tant que scénariste.

Benoit Dahan naît le 31 mai 1975 à Paris et il étudie les arts graphiques. Il est dessinateur et co-scénariste de L’affaire du ticket scandaleux. Il est aussi illustrateur (presse, jeunesse) et designer graphique. Du même auteur : Simon Radius psycho-investigateur (2017) avec Erwan Courbier. Plus d’infos sur http://www.benoitdahan.com/.

J’ai mis du temps pour lire ce deuxième tome (toujours emprunté à la médiathèque) et, lorsque je l’ai eu en mains, je l’ai dévoré alors j’ai pris peu de notes.

Nous sommes toujours en novembre 1890. Holmes et Watson se dirigent vers Finsbury Printing Company pour découvrir des informations sur l’impression du ticket.

Et c’est une matinée déjà riche en indices et en rebondissements ! « La tête me tourne… ! » (Watson, les pages ne sont pas numérotées).

Après une bagarre mémorable, les deux amis ont en mains un nouveau ticket pour un spectacle qui aura lieu le soir même.

Le lecteur est toujours dans la tête de Sherlock Holmes et il y a toujours ce fil rouge à suivre (lorsqu’il se casse, Holmes tout mignon le répare), non seulement dans les lieux où se rendent Holmes et Watson mais aussi dans la pensée et la réflexion de Holmes. C’est tout simplement énorme.

Mycroft Holmes, le frère de Sherlock, intervient dans cette affaire inédite et restée secrète en lien avec la Chine et la guerre de l’opium.

Je me suis posée cette question : comment l’empire britannique pouvait-il se soucier des habitants des pays qu’il colonisait alors qu’il n’arrivait déjà même pas à se soucier de sa propre population, de ses soldats ? Et peut-être qu’à travers l’empire britannique, la même question peut se poser pour les autres pays colonisateurs…

Des dessins toujours superbes, encore des petits jeux pour vérifier que le lecteur suit (des transparences par exemple), une suite digne du premier tome. En un mot, une réussite !

Coup de cœur du festival Quai des Bulles 2021, élue meilleure série Europe aux BDGest Arts 2021.

Pour les challenges 2022 en classiques, Adaptation littéraire, BD 2022, Des histoires et des bulles (catégorie 36, une BD autour de Sherlock Holmes, Hercule Poirot et/ou Agatha Christie), Polar et thriller 2021-2022, Les textes courts et bien sûr Le signe des trois – Sherlock Holmes.

L’aventure de la bande mouchetée d’Arthur Conan Doyle

L’aventure de la bande mouchetée d’Arthur Conan Doyle.

In Les aventures de Sherlock Holmes (p. 233-268), Archipoche, collection Classique, mars 2019, 393 pages, ISBN 978-2-37735-265-4. Nouvelles traduites de l’anglais par Jeanne de Polignac et Gaston Simoes de Fonseca. Préface et textes du cahier central illustré de Bernard Oudin.

Genres : littérature anglo-écossaise, littérature policière, nouvelle.

Arthur Conan Doyle naît Arthur Ignatius Conan Doyle le 22 mai 1859 à Édimbourg (Grande-Bretagne). Son père écossais catholique est peintre et sa mère, d’origine irlandaise, est mère au foyer (10 enfants). Il étudie chez les Jésuites mais devient agnostique. Il étudie ensuite la médecine et exerce tout en écrivant (romans, nouvelles, théâtre, entre autres). Il est anobli en 1902 par le roi Édouard VII (Chevalier de l’ordre du Très vénérable ordre de Saint-Jean) et meurt le 7 juillet 1930 à Crowborough (Sussex). Son œuvre est trop abondante pour que je la cite ici mais il est très connu pour Sherlock Holmes, le professeur Challenger et pour ses nouvelles et ses contes.

Cette enquête est une des premières de Sherlock Holmes et John Watson mais elle n’avait pas été relatée plus tôt parce que Watson était tenu au secret. Il explique bien sûr pourquoi il a été relevé de ce secret et lance immédiatement l’aventure de très bon matin.

Avril 1883. Une jeune cliente s’est présentée à l’aube à Baker Street et « Mme Hudson a donné le branle et, ayant été brusquement tirée de son lit, elle s’est vengée sur moi, et moi sur vous. » (p. 234).

La jeune femme, dans la trentaine, semble vieillie prématurément et a assurément très peur. « Je m’appelle Hélène Stoner, et je vis chez mon beau-père, le dernier rejeton d’une des plus vieilles familles saxonnes d’Angleterre, les Roylott, de Stoke Moran, famille fixée sur les confins ouest du Surrey. » (p. 237).

Après avoir perdu sa mère il y a huit ans, Hélène Stoner a perdu sa sœur jumelle il y a deux ans, dans des circonstances étranges et non élucidées. « Oh ! Dieu, Hélène ! C’était la bande ! La bande mouchetée » (p. 243) furent ses dernières paroles avant de rendre l’âme malgré les soins de leur beau-père, médecin. Ces bruits qu’elle entendait la nuit avaient-il un lien avec les bohémiens installés dans le parc du domaine ?

Or, s’étant installée tout récemment dans la chambre de sa sœur à cause de travaux dans la sienne, Hélène a entendu les même bruits et sifflements dont sa sœur lui avait parlé avant sa mort. Imaginez son angoisse !

Holmes et Watson étant d’accord pour s’occuper de cette « affaire bien obscure et sinistre » (p. 247), ils vont se rendre à Stoke Moran le jour même. Mais avant de partir, ils sont carrément menacés par « le docteur Grimesby Roylott, de Stoke Moran » (p. 248) qui a suivi sa belle-fille ! « Ça m’a l’air d’un homme fort aimable. […] Cet incident donne un charme de plus à notre enquête […] » (p. 249) ironise Holmes.

Lorsque je lis une histoire de Sherlock Holmes, je suis toujours épatée de la concision de John Watson (d’Arthur Conan Doyle donc) mais, le tout, en citant plein de détails, minutieusement, et en utilisant parfois l’humour. Il est bon ici de préciser que, n’ayant pas tous les détails importants, Héléna ne les connaissant pas non plus, Holmes a dû « raisonner sur des données insuffisantes » (p. 265) et « [ses] premières conclusions [étant] tout à fait erronées » (p. 265), il s’est d’abord lancé sur une fausse piste, ce qu’il reconnaît honnêtement devant Watson. De mon côté, je n’avais rien deviné (alors que j’avais déjà lu ce titre il y a des années !!!). Et vous ?

Pour le challenge Les classiques c’est fantastique #2, le thème de décembre est « Élémentaire mon cher Watson ! », j’en déduis donc – à la manière de Sherlock Holmes 😛 – qu’il faut lire un ou des titres de Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle. J’ai choisi L’aventure de la bande mouchetée parce que j’ai lu que c’était le titre préféré de l’auteur (et parmi les titres préférés des fans de Sherlock Holmes) mais je me suis rendu compte en rapatriant d’anciens billets sur le blog (hier) que je l’avais déjà lu en 2010, ce que j’avais complètement oublié !

Cette lecture entre aussi dans 2021 cette année sera classique, A year in England, British Mysteries #6, Challenge lecture de mademoiselle Farfalle (catégorie 17, un classique de la littérature anglaise – j’avais lu le tome 2 de La Source au bout du monde de William Morris mais je n’ai pas encore ouvert le carton dans lequel il y a le cahier avec la note de lecture au brouillon…), Les textes courts et Le signe des trois – Sherlock Holmes (un « vieux » challenge, créé en 2010, mais qui est toujours valide puisqu’il est illimité et pour lequel j’ai republié d’anciens billets).

Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic de James Lovegrove

Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic : les Dossiers Cthulhu, 2 de James Lovegrove.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2019, 360 pages, 25 €, ISBN 979-10-281-0283-8. The Chtulhu Casebooks : Sherlock Holmes and the Miskatonic Monstrosities (2017) est traduit de l’anglais par Arnaud Demaegd.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

James Lovegrove naît le 24 décembre 1965 à Lewes (Angleterre). Diplômé d’Oxford, il est critique littéraire et son premier roman paraît en 1990. Il est auteur de littérature de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur) et de littérature jeunesse. Peu de ses romans sont traduits en français. Plus d’infos sur son site officiel, https://www.jameslovegrove.com/.

Printemps 1895. Après avoir réglé une petite affaire (trois affreux ghasts dans le Métropolitain) avec l’aide de Gregson de Scotland Yard, Sherlock Holmes et Watson rendent visite à un nouvel arrivant à Bedlam. Le jeune homme, la vingtaine, est sûrement « Bostonien, bien né, cultivé, scientifique » (p. 43) mais il lui manque la main gauche, il est défiguré et, dans sa cellule, il écrit en r’lyehen, la Langue des Dieux Aînés.

Après Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : les Dossiers Cthulhu, 1, j’ai embrayé avec ce deuxième tome qui est encore mieux ! Dans le premier tome, Sherlock Holmes et Watson découvraient l’univers de Lovecraft, dans ce deuxième tome, ils sont encore plus impliqués.

« Holmes haussa les épaules. Il semblait vraiment ne plus se préoccuper de ce qui lui arrivait. La guerre qu’il menait le dévorait. La victoire était tout, quel qu’en soit le prix. » (p. 100).

« Des monstres qui étaient des dieux. Des dieux qui étaient des monstres. De toutes formes, chacun d’eux une horreur vivante qui paradait avec suffisance, car ils étaient les maîtres de tout ce sur quoi ils posaient les yeux. Jadis, on les avait vénérés, on leur avait adressé des sacrifices, et ils s’en étaient contentés. […] Ils étaient différents, désormais, ces Dieux Extérieurs qui, dans ces contrées, étaient connus sous le nom d’Autres Dieux. Ils avaient changé. » (p. 172-173).

La deuxième partie est le journal de Zachariah Conroy, son arrivée à l’université Miskatonic d’Arkham et sa rencontre avec Nathaniel Whateley.

Encore un excellent hommage à la fois à Sherlock Holmes d’Arthur Conan Doyle avec le côté policier et logique, et à la fois aux créatures de H.P. Lovecraft avec le côté fantastique et même angoissant et horrifique.

D’ailleurs, ces aventures inédites offrent des éclairages incroyables sur les romans et les nouvelles dont Sherlock Holmes et John Watson sont les héros.

Dommage, je n’avais pas le tome 3 pour continuer mais je vais le lire dès que possible !

Un excellente lecture pour les challenges British Mysteries #5, Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2020-2021 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell de James Lovegrove

Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : les Dossiers Cthulhu, 1 de James Lovegrove.

Bragelonne, collection Steampunk, février 2018, 360 pages, 25 €, ISBN 979-10-281-0749-9. The Chtulhu Casebooks : Sherlock Holmes and the Shadwell Shadows (2016) est traduit de l’anglais par Arnaud Demaegd.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

James Lovegrove naît le 24 décembre 1965 à Lewes (Angleterre). Diplômé d’Oxford, il est critique littéraire et son premier roman paraît en 1990. Il est auteur de littérature de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur) et de littérature jeunesse. Peu de ses romans sont traduits en français. Plus d’infos sur son site officiel, https://www.jameslovegrove.com/.

Printemps 2014. James Lovegrove, Anglais, auteur de littérature de l’imaginaire, reçoit un mail d’un cabinet d’avocats de Providence (Rhode Island, États-Unis). En tant que descendant de la famille allemande von Luftgraf (soit Lovegrove pour les Britanniques et Lovecraft pour les Américains), il est un « cousin au centième degré environ de H.P. Lovecraft » (p. 12). À ce titre, il hérite de Henry Prothero (H.P. !) Lovecraft (auteur lui aussi), de trois tapuscrits qui étaient en sa possession mais signés du Dr John Watson qu’il va recevoir par coursier international. Tout semble correct : le papier, la machine sur laquelle ils ont été tapés, le style de Watson mais les histoires de Sherlock Holmes qui y sont narrées sont si surprenantes que « presque tout ce que nous savons du grand détective – sa vie, son œuvre, ses méthodes, ses exploits – n’est qu’un vaste mensonge, une façade créée pour cacher une vérité profonde plus sombre et plus horrible. » (p. 14).

Novembre 2016. James Lovegrove décide de publier ces trois inédits que le Dr Watson a rédigé en secret à la fin de sa vie, comme pour se soulager d’un trop grand poids.

Hiver 1880. Le lecteur découvre éberlué la véritable rencontre entre le Dr Watson (qui rentre blessé d’Afghanistan où il était médecin militaire *) et Sherlock Holmes (à peine plus de 20 ans, qui s’est installé depuis peu au 221B Baker Street en tant que premier détective conseil au monde). Immédiatement Holmes et Watson enquêtent sur quatre cadavres découverts dans le quartier de Shadwell. « Ces quatre personnes étaient le genre de gens devant lesquels on passe sans les remarquer… (Il prit l’air rusé.) Et dont le décès pourrait passer inaperçu. » (p. 48-49).

(*) Le lecteur apprendra d’ailleurs ce qu’il s’est exactement passé dans la vallée d’Arghandab en Afghanistan.

Ils vont rencontrer un riche Chinois, maître de l’opium en Angleterre. « La révélation sera universelle. Vous ressortirez de cette expérience avec une appréciation plus large, plus profonde, de l’essence véritable des choses. » (p. 118).

Et le Pr James Moriarty « mathématicien de renom » (p. 231), génie de 21 ans (le théorème binomial, la dynamique des astéroïdes…) : bien avant que le canon officiel le laisse entendre ! « Moriarty n’a pas pu croire qu’il nous découragerait avec quelques belles phrases et un petit tour de passe-passe hypnotique. Il n’a fait que nous laisser une chance. C’était avant tout une démonstration de l’inébranlable confiance qu’il a en lui-même. Il ne nous considère pas dignes d’être ses adversaires. (Son expression se durcit). C’est une erreur, conclut-il sur un ton glacial. Une grosse erreur. Et il la regrettera. » (p. 249).

Et ce n’est pas avec Lestrade que travaille Sherlock mais avec Gregson, plus ouvert sur les choses surnaturelles.

Êtes-vous prêts à cauchemarder tout le restant de votre vie (comme le Dr Watson) et à apprendre la langue r’lyehen ? Ou akto pour quelques personnes, une langue vieille de plus de quinze mille ans. Parce que ce premier tome de la trilogie Les Dossiers Chtulhu est passionnant et j’ai vraiment eu l’impression d’un « croisement » entre l’écriture du Dr Watson (Sir Arthur Conan Doyle) et H.P. Lovecraft, c’est fascinant ! Il y a à la fois une enquête à la Sherlock Holmes avec la réflexion, la logique, tout ce qui fait ce personnage, et le fantastique horrifique de l’univers de Lovecraft. Alors, « crossover » ou « mashup » ou « machine à fric » comme en parle Lovegrove dans sa préface ? À vous de décider ! De mon côté, j’ai trouvé cette histoire tellement plausible et réaliste malgré le surnaturel que j’ai embrayé avec le tome 2, Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic, et je sens que je vais regretter de ne pas avoir le tome 3, Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex, à ma disposition…

Une lecture stupéfiante que je mets dans le Mois British Mysteries et les challenges British Mysteries #5, Lire en thème mars 2020 (pour la pieuvre sur la couverture), Littérature de l’imaginaire #8, Polar et thriller 2019-2020 et Voisins Voisines 2020 (Angleterre).

Dans la tête de Sherlock Holmes, 1 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan

Dans la tête de Sherlock Holmes, 1 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan.

Ankama, mai 2019 (réédition août 2019), 48 pages, 14,90 €, ISBN 979-10-335-0972-1.

Genres : bande dessinée française, policier.

Cyril Lieron, après avoir étudié les arts graphiques, devient coloriste. L’affaire du ticket scandaleux est sa première bande dessinée en tant que scénariste.

Benoit Dahan naît le 31 mai 1975 à Paris et il étudie les arts graphiques. Il est dessinateur et co-scénariste de L’affaire du ticket scandaleux. Il est aussi illustrateur (presse, jeunesse) et designer graphique. Du même auteur : Simon Radius psycho-investigateur (2017) avec Erwan Courbier. Plus d’infos sur http://www.benoitdahan.com/.

Novembre 1890 à Londres. Pendant que Sherlock Holmes, s’ennuyant à mourir, vit un trip sous cocaïne, le docteur Herbert Fowler est arrêté par la police : il court en pleine nuit dans l’East End, en chemise de nuit tachée et déchirée, et ne se rappelle pas de sa soirée. Au matin, un agent le conduit chez Holmes car il dit être un confrère du docteur Watson. Tous les indices que Sherlock repère, c’est du pain béni pour son cerveau en effervescence ! Or, le docteur Fowler avait reçu un billet pour un spectacle au théâtre. « Ah ? Euh… Ce ticket… Je me souviens l’avoir reçu comme cadeau de la part de l’administrateur du St Bartholomew’s Hospital, où j’exerce trois jours par semaine. » (page non numérotée).

Le dessin est superbe et les cases sont majoritairement construites en s’inspirant du cerveau de Sherlock Holmes : astucieux pour que le lecteur se sente réellement « dans la tête de Sherlock Holmes » ! Donc, le lecteur suit le fil rouge (de la pensée de Holmes) et ne se perd pas en route ! Le langage est soigné, digne de Sir Arthur Conan Doyle. « Je vous félicite Watson ! Vos observations, bien qu’en dépit du bon sens, m’inspirent !… » (page non numérotée). Il y a même des petits « jeux » pour éveiller l’esprit du lecteur au long de la lecture (comme un portrait ou un endroit en transparence) et, à l’instigation de Holmes, le lecteur pratique la déduction, la chimie (pour découvrir une drogue suggestive) et effectue une belle promenade dans Londres. Bref, L’affaire du ticket scandaleux est un très bel hommage à l’œuvre de Conan Doyle et à son personnage, Sherlock Holmes. Par contre l’affaire n’est pas résolue : il faudra attendre le tome 2 et j’espère qu’il arrivera vite !!!

Cette bande dessinée fascinante est dans la sélection du Festival d’Angoulême 2020 (sélection Fauve Polar SNCF 2020).

Et, de mon côté, je la mets dans La BD de la semaine et dans les challenges BD 2019-2020 et Polar et thriller 2019-2020. Je peux aussi la mettre dans Cette année, je (re)lis des classiques puisque les adaptations sont acceptées y compris en bande dessinée.

Plus de BD de la semaine (coups de cœur 2019) chez Noukette.

La fin de Sherlock Holmes de Sergueï Solomine

La fin de Sherlock Holmes de Sergueï Solomine.

Lingva, 2015, traduit du russe par Viktoriya et Patrice Lajoye.

Genres : littérature russe, nouvelle.

Sergueï Solomine est le pseudonyme de Sergueï (Yakovlevitch) Stretchkine. Né en 1864 dans une famille noble à Toula, il étudie à l’Académie forestière de Moscou. Cet écrivain de littérature populaire russe tombé dans l’oubli, militant anarchiste exilé en 1887 dans la région d’Arkhangelsk (pour trois ans), est l’auteur de nombreux romans et nouvelles d’aventures, policier, fantastique et il est même parmi les premiers auteurs russes à écrire de la science-fiction. En 1910, il est de nouveau arrêté et exilé, mais cette fois dans l’Oural, et il continue d’écrire jusqu’à sa mort en 1913. En Russie, il existe deux tomes de ses récits (1914). Ne sont pour l’instant traduites en français que trois nouvelles : La fin de Sherlock Holmes (1911), Le vampire (1912), toutes deux disponibles chez Lingva, maison d’éditions spécialisée dans la littérature de Russie, d’Ukraine et de Biélorussie, et Les ancêtres (1913) parue dans l’anthologie Dimension Merveilleux scientifique, 2 aux éditions Rivière Blanche.

« Tard dans la soirée, le docteur Watson était encore assis dans son bureau et examinait les documents qui devaient servir de matériaux à un nouveau volume des aventures du célèbre détective. La nuit noire régnait derrière les fenêtres du cottage. » Voici comment débute le récit mais Watson va être dérangé… par Sherlock Holmes ! Depuis deux ans, il est sur les traces d’une bande internationale dirigée par trois femmes mais s’il connaît « de nom et de vue les douze meneurs de ce dangereux gang », qui sont les trois « femmes infernales » ? Sherlock Holmes ne va pas tarder à le savoir.

Cette nouvelle en forme de huis-clos est rocambolesque dans le ton et donne une explication plausible sur la retraite de Sherlock Holmes. À découvrir pour la curiosité. Et si vous êtes intéressé par plus, lisez Sherlock Holmes en Sibérie de P. Orlovets [lien].

Sergueï Stretchkine était passionné par l’œuvre d’Arthur Conan Doyle (1859-1930) et cette nouvelle est un pastiche de Sherlock Holmes très peu connu mais toutefois répertorié dans Pastiches des aventures de Sherlock Holmes sur Wikipédia. Parue dans Синий журнал (Le journal bleu) n° 26 en 1911 (couverture ci-dessus), elle était inédite en français ! Merci aux éditions Lingva pour leur travail sur la littérature russe et les auteurs méconnus ou oubliés !

Pour La bonne nouvelle du lundi et les challenges Cette année, je (re)lis des classiques et Littératures slaves. J’aimerais tellement lire des textes courts comme celui-ci en russe…

Samedi, c’est série – 2 avec Elementary

[Article archivé]

Pour ce deuxième rendez-vous de Samedi c’est série du challenge Geek, je vais vous parler de la première saison d’Elementary, une série policière américaine de Robert Doherty (24 épisodes diffusés dès septembre 2012 sur CBS et actuellement diffusés sur M6 le vendredi soir).

Les acteurs principaux sont Jonny Lee Miller dans le rôle de Sherlock Holmes et Lucy Liu dans le rôle de Joan Watson. Au début, j’ai eu du mal avec l’acteur (sa tête, ses tatouages, son comportement exécrable) et puis je me suis rendue compte qu’il était parfait pour le rôle.

L’originalité de cette série est double :

– elle transpose les aventures de Sherlock Holmes au XXIe siècle (même si la BBC l’avait déjà fait avec la série Sherlock) et aux États-Unis (le consultant de Scotland Yard ayant quitté Londres suite à la mort de sa bien-aimée, Irène Adler, et à cause de son addiction à la drogue) ;

– elle remplace le John Watson d’Arthur Conan Doyle par Joan Watson, une chirurgienne réputée ayant abandonné la médecine suite à la mort d’un patient et devenue marraine d’abstinence.

L’évolution des relations entre Sherlock et Joan est le moteur de la série. Embauchée par le père richissime de Sherlock après la cure de désintoxication, comme marraine d’abstinence, Watson est considérée comme une potiche, un boulet à traîner par Sherlock qui regimbe. Mais, afin de surveiller son patient et de prévenir toute rechute, Watson vit chez Holmes, dans sa maison de Brooklyn et ne le lâche pas d’une semelle (sauf le matin quand elle part faire son jogging).

Devant le professionnalisme et l’intelligence de la jeune femme, Sherlock la voit peu à peu comme une assistante, assez douée, et en fera son associée à la fin de la mission d’origine. Serait-il attiré par elle sans le comprendre et sans savoir lui dire ?

Watson doit aussi sociabiliser son patient et elle l’emmène à des séances de groupe, ce qui déplaît énormément à Holmes mais, contre toute attente, ces séances vont lui être bénéfiques et il va y rencontrer Alfredo Llamosa, un ancien voleur de voitures très doué et repenti (qui symbolise un peu les garçons des rues qui rendent service à Holmes dans l’œuvre de Conan Doyle).

De plus, la famille (sino-américaine) et les amis de Watson font parfois irruption dans la vie du binôme que forment Holmes et Watson : ça donne de l’ampleur, un passé et une vie propres à Joan Watson.

Quant aux enquêtes durant lesquelles Holmes met à profit ses talents d’observation et de déduction – et Watson des connaissances médicales bien utiles –, elles sont toutes différentes, donc bien diversifiées (meurtre, cambriolage, chambre close, enlèvement, crash d’avion, braquage, explosion…), agréables à suivre, et se font avec le capitaine Tobias Gregson et l’inspecteur Marcus Bell de la police de New York.

Bien sûr, certains vont penser que cette adaptation est trop libre, trop moderne. C’est une question de goût car je la trouve vraiment originale, réussie et intelligente. J’ai hâte de voir la saison 2 dans laquelle apparaît Mycroft, le frère aîné de Sherlock.

Cette série vous intrigue ? Profitez de la bande annonce en VO et du générique.

Le rat géant du Sumatra (Sherlock Holmes 6) d’André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano

[Article archivé]

Le rat géant du Sumatra (Sherlock Holmes 6) est une bande dessinée d’André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano parue aux éditions Lefrancq dans la collection BDétectives en 1995 (48 pages, disponible d’occasion, ISBN 2-87153-215-X).

André-Paul Duchâteau, l’auteur, est né le 8 mai 1925 à Tournai (Belgique). Il est journaliste et rédacteur en chef (journal Tintin), directeur littéraire (Lombard, BDétectives de Lefrancq), nouvelliste, romancier (romans policiers), scénariste de bandes dessinées (Ric Hochet, Rouletabille, Challenger, Sherlock Holmes…). Plus d’infos sur http://www.digibulles.com/Duchateau/.

Bruno Di Sano, l’illustrateur, est né le 14 octobre 1951 à Saint-Nicolas près de Liège (Belgique). Il a été mécanicien automobile avant de se consacrer totalement à l’illustration (parfois coquine) et la bande dessinée.

Après sa dernière enquête, Sherlock Holmes est épuisé. Il dort tranquillement pendant que John Watson rédige leurs dernières aventures. Mais il se met à hurler « Le rat… Le rat… Le rat ! Empêchez-le ! » et, se levant précipitamment, il abat d’un coup de feu un rat qui court dans la pièce. Peu après, un Asiatique disant s’appeler Mr Sumatra se présente à Baker Street et perd connaissance en voyant le rat mort.

Dans un bouge, Shorty payé pour attaquer Holmes, meurt de la morsure d’un autre rat. Qui en veut à Sherlock Holmes ?

Celui-ci découvre au port un bateau qui porte le nom de Sumatra et, à bord, un laboratoire et un rat géant ! « Ce rat… Ce rat géant dans la cale du Sumatra !… Quel savant fou a pu créer ce monstre ? Et dans quel but abominable ? » (p. 22).

Wiggins, le gamin des rues coincé sur un bateau ; le professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes qui veut prendre possession de l’Angleterre ; des rats énormes, du suspense et des rebondissements, bref une belle aventure à lire exclusivement en bande dessinée il me semble car je n’ai pas trouvé dans quel recueil des aventures de Sherlock Holmes était cette histoire (à ce sujet, lire l’article de la Société Sherlock Holmes de France).

Un petit clin d’œil aux chats : « Une porte fermée ! Comme les chats, j’ai horreur des portes closes ! » (p. 15).

Les bandes dessinées adaptées de Sherlock Holmes aux éditions Lefrancq :
1. La sangsue rouge (1990, BDétectives n° 4)
2. Le chien des Baskerville (1991, BDétectives n° 16)
3. La béquille d’aluminium (1993, BDétectives n° 24)
4. Jack l’Éventreur (1994, BDétectives n° 29)
5. La bande mouchetée (1995, BDétectives n° 34)
6. Le rat géant du Sumatra (1995, BDétectives n° 31)
7. L’étoile sanglante (1997, BDétectives n° 37)
8. La vieille Russe (1997, BDétectives n° 40)
9. Le signe des quatre (1998, BDétectives n° 42)

Après avoir lu Le signe des quatre (Sherlock Holmes 9) d’André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano pour le challenge Le signe des trois – Sherlock Holmes, j’ai saisi l’occasion de lire ce titre paru précédemment.

Aussi pour les challenges Petit Bac 2013 (catégorie Animal), Totem (rat) et XIXe siècle.

Le signe des quatre (Sherlock Holmes 9) d’André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano

[Article archivé]

Le signe des quatre (Sherlock Holmes 9) est une bande dessinée d’André-Paul Duchâteau et Bruno Di Sano parue aux éditions Lefrancq dans la collection BDétectives en 1998 (48 pages, entre 14 et 16 € d’occasion, ISBN 2-87153-505-1).

En voyant le titre de cette bande dessinée, j’ai pensé au challenge Le signe des trois – Sherlock Holmes et j’ai eu envie de la lire !

André-Paul Duchâteau, l’auteur, est né le 8 mai 1925 à Tournai (Belgique). Il est journaliste et rédacteur en chef (journal Tintin), directeur littéraire (Lombard, BDétectives de Lefrancq), nouvelliste, romancier (romans policiers), scénariste de bandes dessinées (Ric Hochet, Rouletabille, Challenger, Sherlock Holmes…). Plus d’infos sur http://www.digibulles.com/Duchateau/.

Bruno Di Sano, l’illustrateur, est né le 14 octobre 1951 à Saint-Nicolas près de Liège (Belgique). Il a été mécanicien automobile avant de se consacrer totalement à l’illustration (parfois coquine) et la bande dessinée.

Sherlock Holmes s’ennuie, il espère une enquête mais John Watson, pas encore remis de la campagne d’Afghanistan, ne veut pas user de ses forces.

« Ah, une enquête, une belle et étonnante enquête, Watson ! C’est un stimulant pour la clarification de mon esprit et tous les dangers afférents me paraissent négligeables. […] Donnez-moi une énigme, une belle énigme à résoudre ! Et je cesserai de m’ennuyer ! » (p. 3).

Enquête et énigme à résoudre arrivent avec mademoiselle Mary Morstan, employée de madame Cécile Forrester pour qui Sherlock Holmes a déjà enquêté.

La demoiselle, orpheline de mère, a perdu la trace de son père, officier aux Indes, il y a des années et a reçu, chaque année depuis six ans, six magnifiques perles et récemment une étrange lettre.

Le soir, Holmes et Watson accompagnent Mary à son rendez-vous au Lyceum Theater et un cocher les conduit chez Thaddeus Sholto, un des deux fils du major John Sholto, ami du capitaine Morstan.

Mais le frère jumeau de Thaddeus, Bartholomew, est assassiné, le trésor d’Agra a disparu et il y a ce texte qui revient : « le signe des quatre ».

Athelney Jones enquête sur le meurtre mais ses « lueurs d’intelligence » laissent Holmes perplexe !

« Il n’y a pas de sots si incommodes que ceux qui ont de l’espoir. » (p. 19).

C’est évidemment Holmes qui va résoudre cette énigme.

Les personnages de cette bande dessinée sont bizarres, je veux dire que je n’imagine pas Sherlock Holmes et le Docteur Watson comme ça ! Influences des films et séries que j’ai vus ? Mais la bande dessinée est agréable à lire et j’ai bien aimé la présence des « Baker Street Irregulars », les garçons des rues emmenés par le jeune Wiggins qu’emploie régulièrement Sherlock Holmes.

Le signe des quatre (The Sign of Four) – ou La marque des quatre ou Le pacte des quatre – est la deuxième aventure de Sherlock Holmes. Elle se déroule en 1888, a été écrite par Arthur Conan Doyle en 1889 et a été publiée en 1890.

Les bandes dessinées adaptées de Sherlock Holmes parues aux éditions Lefrancq :
1. La sangsue rouge (1990, BDétectives n° 4)
2. Le chien des Baskerville (1991, BDétectives n° 16)
3. La béquille d’aluminium (1993, BDétectives n° 24)
4. Jack l’Éventreur (1994, BDétectives n° 29)
5. La bande mouchetée (1995, BDétectives n° 34)
6. Le rat géant du Sumatra (1995, BDétectives n° 31)
7. L’étoile sanglante (1997, BDétectives n° 37)
8. La vieille Russe (1997, BDétectives n° 40)
9. Le signe des quatre (1998, BDétectives n° 42)

Si j’ai l’occasion, je lirai d’autres tomes de cette série arrêtée après la cessation d’activité de son éditeur et reprise par Soleil Prod en 2000 avec d’autres auteurs.

Une lecture pour les challenges Petit Bac 2013 (catégorie Chiffre/nombre), XIXe siècle et bien sûr Le signe des trois – Sherlock Holmes.

Sherlock Holmes dans Je bouquine n° 340 de juin 2012

[Article archivé]

J’ai lu sur un blog (je ne me rappelle plus lequel) que la nouvelle formule de Je bouquine valait le coup d’œil.

Je bouquine, édité par Bayard, est selon l’ancienne formule « le premier magazine littéraire des 10/15 ans ». Il est maintenant sous-titré « tous les goûts sont dans la lecture ».

J’ai eu l’occasion de lire le n° 340 de juin (116 pages, 6,50 €) et… surprise : il y a un roman avec Sherlock Holmes ! C’est parfait pour le challenge Le signe des trois.

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ?, un roman d’Hervé Jubert avec des illustrations de Hamo (pages 7 à 48).

« L’ennui me tuera, Watson. L’ennui et quelque chose… (il claqua des doigts) qui m’échappe. » (p. 9).

Lorsque Watson arrive à l’improviste, Sherlock Holmes est enfermé chez lui depuis plusieurs jours à tirer au pistolet sur le mur. Il se passe des choses bizarres : le comportement des gens, les journaux illisibles, les inspecteurs Lestrade, Mac Donald et Gregson inconnus de Scotland Yard… Holmes et Watson se rendent au club Diogène pour rencontrer Mycroft, le frère aîné de Sherlock, mais il n’y a aucun membre. Un billet leur demande d’aller à une certaine adresse à Portsmouth : c’est la maison du Dr Arthur Conan Doyle mais il n’y a personne. Après que Holmes ait appuyé sur un interrupteur d’un étrange fauteuil, les deux hommes sont projetés dans le Lancashire en décembre 1873 (alors qu’ils étaient en 1888).

« Voilà notre challenge. Comprendre le pourquoi. » (p. 14).

Conan Doyle, né en 1859, a 14 ans, il est élève au collège jésuite de Stonyhurst. Et lors de la soirée traditionnelle de la Fête du père recteur, le recteur tue l’adolescent d’une balle dans la tête et s’enfuit… dans un fauteuil similaire à celui que possède maintenant Holmes !

Holmes et Watson rejoignent vite leur fauteuil et se retrouvent à Édimbourg en 1869.

« Vous n’avez rien contre les fantômes ? s’inquiéta le détective ? – Vous êtes en Écosse, rappela notre interlocutrice. C’est le pays des fantômes. » (p. 19).

Grâce à la déduction, Holmes comprend rapidement que Conan Doyle est leur créateur, pas un dieu, un romancier. Mais les personnages ne pourraient-ils pas vivre dans une autre dimension que celle de leur inventeur ? Et si celui-ci est assassiné, ils n’existeront jamais !

C’est une question de vie ou de mort pour Holmes et Watson, et même pour Moriarty !

Hervé Jubert est né en 1970 à Reims. Il a étudié l’histoire de l’Art et il est romancier (Vagabonde, Blanche, Le palais des mirages). Il est fasciné par Sherlock Holmes et Arthur Conan Doyle. Ses genres de prédilection sont le polar, la SF et le fantastique. Il aime aussi la bande dessinée et le cinéma. Son classique préféré est Malpertuis, de Jean Ray (ça va faire plaisir à Lee Rony).

Hamo est le pseudonyme de Pierre-Yves Berhin. Il est né en 1982 à Numur (Belgique). Il est illustrateur (Noirhomme, Special Branch) et musicien (accordéon, musique de bal, folk-jazz). Plus d’infos sur son blog.

À part ce chouette roman, il y a dans ce magazine de nombreuses actus et infos sur la lecture, la musique, le cinéma, des extraits (roman, BD…), un feuilleton, un dossier littéraire (Au bonheur des dames d’Émile Zola)…

Mes félicitations à Héloïse, 14 ans, pour Le silence n’existe pas, épisode 1 de Le collège de la Lune Verte (la suite sera-t-elle publiée ? Oui, je vois dans le sommaire du prochain numéro qu’il y aura l’épisode 2 !).

J’ai été enchantée par la lecture de ce magazine littéraire consacré aux ados. Tiens, du coup, je le mets dans le challenge Littérature jeunesse & young adult. Je sais que c’est un magazine mais je parle beaucoup du roman sur Sherlock Holmes qui entre bien dans le challenge.

Comme je voulais comparer la nouvelle formule à celle d’avant, j’ai feuilleté un ancien numéro, celui de février (à la bibliothèque) et j’ai constaté que le contenu est similaire mais que les changements sont dans la présentation : plus moderne, plus agréable, et dans les illustrations. Il y a aussi des onglets de couleur qui permettent de repérer facilement le contenu (actus, roman, BD, etc.).

J’en ai profité pour feuilleter aussi le n° 339 de mai qui inaugurait la nouvelle formule et qui lançait le concours d’écriture pour Le collège de la Lune Verte, un roman qui se déroule dans la Cordillère des Andes en 2052 et qui est écrit en feuilleton par les ados (belle initiative).

Je ne suis pas habituée à la lecture de ce magazine mais je peux dire qu’il est plus beau, plus agréable à lire avec sa nouvelle formule et maintenant, je veux bien suivre le feuilleton ! Une réussite que cette revue littéraire ados !