Infestation d’Ezekiel Boone

Infestation d’Ezekiel Boone.

Actes Sud, collection Exofictions, septembre 2018, 384 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-330-10886-1. Skitter (2017) est traduit de l’américain par Jérôme Orsoni.

Genres : littérature américaine, thriller, science-fiction, horreur.

Ezekiel Boone – de son vrai nom Alexi Zentner – naît en 1950 à Kitchener (Ontario, Canada). Il étudie à l’Université Cornell à Ithaca dans l’État de New York (États-Unis). Ithaca où il vit avec son épouse et leurs deux filles. Il est romancier et nouvelliste. Infestation est la suite d’Éclosion (le premier roman écrit sous le pseudonyme d’Ezekiel Boone). Plus d’infos sur son site officiel, http://www.alexizentner.com/.

Après avoir dévoré en un jour le premier tome, Éclosion, pour le Marathon de l’épouvante – automne 2018 (catégorie Cimetières et Outre-tombe : horreur, thriller, fantôme, possession…), j’ai dévoré ce deuxième tome en un jour aussi.

Winthrop Wentworth Jr, 19 ans, après un tour du monde avec des amis, vient de passer deux semaines dans la Wind River Range dans le Wyoming, sans contact avec l’extérieur. Il n’est donc pas au courant de la catastrophe mondiale. Mais, de retour dans la civilisation, à Lander, un trou perdu de six ou sept mille habitants, il se rend compte que tout est brûlé, détruit. « Peut-être que l’apocalypse zombie avait finalement eu lieu pendant qu’il se baladait dans la nature. » (p. 10).

C’est avec plaisir que je retrouve Melanie Guyer, la biologiste spécialiste des araignées, à Washington DC ; Mike Rich et Leshaun DeMilo, les deux agents fédéraux, à Minneapolis ; Stephanie Pilgrim, la première femme présidente des États-Unis, et son assistant, Manny (ex-mari de Melanie Guyer) ; etc. (enfin je retrouve les survivants !) et que je découvre de nouveaux personnages.

Est-ce que les araignées sont toutes mortes. Est-ce que les nids ont tous été brûlés dans le monde (de rares endroits ont été épargnés) ? Y a-t-il des humains mordus et infestés et donc des milliers, des millions d’araignées qui vont naître ? « […] l’enfer à huit pattes […] une armée. Des envahisseurs. Des colons. Écumant la terre. » (p. 46). Partout dans le monde, c’est la chasse aux œufs ! Les nids, du plus petit au plus gros, sont brûlés mais est-ce possible de tous les trouver avant que les œufs n’éclosent ? Et quand ils écloront, comment seront les araignées ? Certains veulent utiliser le nucléaire comme la Chine… Mais Stephanie Pilgrim refuse. « […] si je commence à me servir de notre arsenal nucléaire, on ne pourra pas faire machine arrière. Quel en sera le prix ? » (p. 174).

L’auteur balade à nouveau ses lecteurs à travers le monde, États-Unis (plusieurs États dont Hawaii), Brésil, îles Hébrides (Écosse) avec le couple d’amoureux et le grand-père, Japon, Norvège, France, Allemagne, Inde, Pérou… « Partout où les araignées passaient, elles laissaient derrière elles une traînée de soie, comme une rumeur qui collait aux arbres et aux buissons, enveloppant les hommes, les femmes et les enfants qui se trouvaient incapables de bouger, incapables même de crier. » (p. 326).

De même que pour Éclosion, Infestation est à la fois un thriller et un roman de science-fiction post-apocalyptique horrifique. J’ai passé un super moment d’horreur avec ces deux tomes et j’attends le troisième et dernier tome avec impatience : apparemment, c’est l’apocalypse avec Zero Day paru aux États-Unis en février 2018 et peut-être en France au printemps 2019 ?

Une lecture effrayante que je mets dans le Challenge de l’épouvante, Défi littéraire de Madame lit (le mois de novembre est consacré à la littérature américaine ; né Canadien, l’auteur vit aux États-Unis et est considéré comme un auteur américain), Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Titre mot unique), Polar et thriller 2018-2019 (ce roman est bien construit comme un thriller, il y a des policiers et des agents fédéraux).

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Éclosion d’Ezekiel Boone

Éclosion d’Ezekiel Boone.

Actes Sud, collection Exofictions, avril 2018, 368 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-330-09667-0. The Hatching (2016) est traduit de l’américain par Jérôme Orsoni.

Genres : littérature américaine, thriller, science-fiction, horreur.

Ezekiel Boone – de son vrai nom Alexi Zentner – naît en 1950 à Kitchener (Ontario, Canada). Il étudie à l’Université Cornell à Ithaca dans l’État de New York (États-Unis). Ithaca où il vit avec son épouse et leurs deux filles. Il est romancier et nouvelliste. Éclosion est le premier roman qu’il écrit sous le pseudonyme d’Ezekiel Boone. Plus d’infos sur son site officiel, http://www.alexizentner.com/.

J’ai choisi ce roman pour le Marathon de l’épouvante – automne 2018. Il entre dans la troisième catégorie, Cimetières et Outre-tombe (horreur, thriller, fantôme, possession…).

Éclosion commence comme un thriller et se transforme rapidement en un roman de science-fiction horrifique.

Pérou, près du parc national de Manú. Après la visite du Machu Picchu, le guide Miguel et le groupe de cinq Américains se sont engagés dans la jungle mais les touristes sont tellement bruyants que Miguel n’a aucun animal à leur montrer alors que la jungle, c’est « le bourdonnement incessant des insectes, le mouvement, la chaleur, et la vie qui semblait présente partout, tout cela était devenu un bruit de fond. […] Mais aujourd’hui, c’était différent. Le bruit de fond avait disparu. C’était inquiétant […]. » (p. 12). Aucun animal jusqu’à ce qu’une nuée noire ressemblant à une vague d’eau s’abatte sur eux et les dévore.

Minneapolis, Minnesota. Mike Rich et Leshaun DeMilo, deux agents fédéraux, planquent dans leur voiture et se font tirer dessus par des trafiquants. L’avion du milliardaire Henderson s’écrase en centre ville, pas très loin.

Kanpur, Inde. La Dr Basu et son assistant, Faiz, qui travaillent au Centre national de recherche appliquée en génie parasismique, remarquent des tremblements réguliers qui ne sont pas dû à des tremblements de terre.

Washington DC. Melanie Guyer, « biologiste spécialisée dans les usages médicaux du venin d’araignées » (p. 35) reçoit de Nazca une « boîte en bois [vieille de] dix-mille ans [contenant un sac] probablement au moins aussi vieux. […] fossilisé ou pétrifié ou un truc préservé dans le genre. » (p. 50). Que contient précisément ce sac ? « Le sac d’œufs, il est en train d’éclore. » (p. 51).

Maison Blanche. Lors d’une simulation, la première femme présidente des États-Unis, Stephanie Pilgrim, son assistant, Manny (ex-mari de Melanie Guyer) et les militaires assistent sur grand écran à une véritable explosion nucléaire dans l’Ouest de la Chine.

Et justement, dans la province de Xinjiang, en Chine, un accident dans une mine paralyse toute la région et les militaires empêchent quiconque de partir mais un homme vole un camion, force le barrage et s’enfuit. « Son téléphone portable ne fonctionnait toujours pas et personne n’avait de réseau, mais il était assez malin pour savoir que quand les soldats débarquent et qu’on dresse des barbelés, que tes responsables essaient de te rassurer en te disant que tout se passe comme d’habitude, c’est que quelque chose d’anormal est en train d’arriver et qu’il est grand temps de s’inquiéter. » (p. 66).

L’auteur balade ses lecteurs à travers le monde, Pérou, États-Unis, Chine, Inde, îles Hébrides (Écosse), etc., dans une série d’événements qui ne sont apparemment pas liés mais… « Je pense que c’est pire. Je pense que c’est pire que tout ce que nous pouvons bien imaginer en ce moment même. » (p. 160).

Il en profite pour parler de faits de société importants comme la relation de l’humain à la Nature (de façon universelle), l’évolution de la condition des femmes (politique, armée), l’homosexualité et les survivalistes (du moins aux États-Unis).

Ne lisez pas ce paragraphe si vous détestez les araignées et si vous avez peur des araignées ! Toutefois, cette lecture est pour le challenge de l’épouvante donc il faut bien avoir un peu (beaucoup !) peur quand même. Mais, pour quelqu’un comme moi qui n’aime pas les araignées… Le verbe aimer n’est sûrement pas approprié… Je suis d’accord pour dire que les araignées ont une certaine beauté et qu’elles sont fascinantes et puis elles mangent les moustiques et tous ces insectes qui embêtent les humains… Enfin pas dans ce roman… Dans Éclosion, elles mangent les humains et elles pondent des œufs dans le corps des humains qu’elles ne mangent pas… Parce qu’elles les mangeront de l’intérieur lorsque les œufs écloront ! Bref, ce premier tome d’une trilogie annoncée – à classer à la fois en thriller et en science-fiction post-apocalyptique – se lit d’une traite, genre en apnée, et en surveillant qu’il n’y a pas d’araignée dans le coin sinon hurlement assuré ! « À présent, il fallait vraiment vivre dans une bulle pour ne pas être au courant pour les araignées. » (p. 282). Je n’ai qu’une hâte : embrayer avec le tome 2, Infestation, qui sera encore sûrement plus effroyable et savoir quand paraît le tome 3 !

Une lecture effrayante que je mets dans le Challenge de l’épouvante, Défi littéraire de Madame lit (le mois de novembre est consacré à la littérature américaine ; né Canadien, l’auteur vit aux États-Unis et est considéré comme un auteur américain), Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Titre mot unique), Polar et thriller 2018-2019 (ce roman est bien construit comme un thriller, il y a des policiers et des enquêtes, policière et fédérale).

Marathon de l’épouvante – automne 2018

Marjorie – du blog Chroniques littéraires – organise un marathon de l’épouvante du lundi 1er octobre au dimanche 4 novembre 2018.

Infos, catégories, logos et inscription chez Marjorie + le groupe FB.

Les catégories

Automne, plaid et cocooning : des livres doux qui font penser à l’automne, qu’il y ait ou non du mystère et de la magie dedans. Des livres qui vous font vous sentir bien.

Forêt enchantée et Farfadets : de la magie, des sorcières, des sortilèges. Le mystère est présent mais à petite dose.

Cimetières et Outre-tombe : de l’horreur, du thriller, du fantôme pas gentil, de la possession… si vous lisez la nuit.

Le nombre de pages

Lutins : 500 pages,

Créatures : 1 000 pages,

Envoûtement : 2 000 pages,

Possession : 3 000 pages.

Mes lectures pour ce marathon

Pendant les 12 premiers jours d’octobre, j’ai zappé ce marathon… J’ai lu, mais pour le travail et ces lectures ne rentraient pas dans le marathon… Sauf une nouvelle, premier lien ci-dessous.

1. 65 pages avec Le vampire de  John William Polidori (1819, Angleterre)

2. 368 pages avec Éclosion d’Ezekiel Boone (2018, États-Unis) mais la note de lecture paraîtra en novembre pour le Défi littéraire de Madame lit.

3. 384 pages avec Infestation d’Ezekiel Boone (2018, États-Unis) mais la note de lecture paraîtra en novembre pour le Défi littéraire de Madame lit.

4. 310 pages avec Les montagnes hallucinées, 1 de Gô Tanabe d’après H.P. Lovecraft (1932, États-Unis)

Total : 1 127 pages.

5. En cours : 384 pages avec Riverkeep de Martin Stewart (2018, Écosse)

Le tombeau d’Hercule d’Andy McDermott

Le tombeau d’Hercule (une aventure de Wilde et Chase, 2) d’Andy McDermott.

Bragelonne, collection Thriller, juin 2018, 448 pages, 16,90 €, ISBN 979-1-02810-329-3. The Tomb of Hercules (2008) est traduit de l’anglais par François Fargue.

Genres : littérature anglaise, thriller, aventure.

Andy McDermott naît le 2 juillet 1974 à Halifax dans le Yorkshire (Angleterre). Il étudie à l’Université de Keele dans le Staffordshire. Il est écrivain, journaliste, critique cinéma (Hotdog Magazine entre 2000 et 2006) et graphiste. Plus d’infos sur son site (en anglais).

Après la première aventure de Wilde et Chase dans À la poursuite de l’Atlantide, les Nations Unies ont créé il y a un an l’Agence internationale du patrimoine (AIP) et Nina Wilde est directrice des opérations.

La plate-forme flottante SBX-2 au large du Portugal surveille officiellement l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient mais, en secret, des scientifiques travaillent pour retrouver les structures de l’Atlantide « ensevelies sous le limon qui couvrait les fonds marins » (p. 7) : cartographie grâce à un sonar haute résolution, fouilles pour retrouver des objets atlantes… Mais, une nuit d’orage, un groupe d’hommes lourdement armés prend d’assaut la plate-forme, tuent tout le monde avant de repartir avec des dossiers et de faire couler le site. Tout le monde croit que SBX-2 a sombré à cause de la très violente tempête mais…

Trois mois après, sur un yacht à New York, Nina et Eddie rencontrent des directeurs non exécutifs de l’AIP : ils n’ont pas de pouvoir décisionnel mais ils apportent leur soutien technique ou financier. Parmi eux, Richard Yuen Xuan, un Chinois très riche, et son épouse, Sophia Blackwood, une Lady anglaise. Eddie va se rendre en Chine pour une mission secrète. Quant à Nina, restée à New York, elle demande à la Confrérie millénaire des Sélasphores, en la personne de monsieur Popadopoulos, de pouvoir consulter le véritable Hermocrate et non plus des reproductions ou des photos car elle est persuadée qu’en consultant l’œuvre originale, elle découvrira le tombeau d’Hercule.

Poursuites rocambolesques à Shanghai pour Eddie et dans le métro de New York pour Nina. « Vous voulez dire que la plate-forme a été coulée ? Et que ça aurait quelque chose à voir avec ce qui m’est arrivé aujourd’hui ? » (p. 123, Nina à son supérieur, Amoros).

Ensuite le roman est construit comme le premier, un petit groupe part à l’action, après New York et Shanghai, direction l’Afrique et l’Europe : Botswana, Namibie, Londres, Suisse, Algérie, Tunisie, Bahamas, du pur thriller. Des gentils, des méchants, certains sont loyaux et vont sauver la vie des deux héros, d’autres sont fous à lier, vont trahir, se faire tuer. Bref, de l’action pure et dure, des explosions en tout genre, de l’aventure en veux-tu en voilà, des diamants, de l’uranium et des bombes nucléaires, mais pas de fantastique ou de science-fiction comme dans le premier tome (petite déception). Sauf quand les travaux d’Hercule apparaissent mais ce n’est qu’après un peu plus de 300 pages… De plus Hugo Castille, le pendant belge d’Edward Chase, Anglais, m’a manqué… mais le lecteur fait la connaissance d’autres amis d’Eddie, décidément il a des amis dans le monde entier !

Je trouve que les problèmes de couple entre Nina et Eddie prennent un peu trop de place dans l’aventure. « J’ai mis ma carrière d’archéologue de côté pour devenir une bureaucrate. Je me suis même mise à faire de la politique. Je me suis laissé entraîner dans des jeux de pouvoir pour obtenir ce que je voulais. Et le pire, c’est que j’y ai pris goût. Non, le pire, c’est que j’ai vraiment commencé à me sentir supérieure à Eddie. Juste à cause de mon titre. Je l’ai blessé sans m’en rendre compte. » (p. 239).

Ce que je reproche à ce tome 2, c’est d’être trop construit comme le premier tome, et puis, à l’époque moderne, les méchants détruisent systématiquement les trésors archéologiques qu’ils découvrent ? L’Atlantide, le tombeau d’Hercule, et dans les tomes suivants, l’épée Excalibur, la pyramide d’Osiris, entre autres. À voir si je lirai la suite… Il y a déjà une quinzaines de tomes car Andy McDermott écrit cette série depuis 2007 et elle n’est traduite en français que depuis cette année.

Pour le Challenge de l’été 2018, le Challenge Chaud CacaoLire sous la contrainte (trilogies et séries de l’été), Littérature de l’imaginaire, Polar et thriller 2018-2019 et Voisins Voisines 2018 (Angleterre).

À la poursuite de l’Atlantide d’Andy McDermott

À la poursuite de l’Atlantide (une aventure de Wilde et Chase, 1) d’Andy McDermott.

Bragelonne, collection Thriller, avril 2018, 448 pages, 16,90 €, ISBN 979-10-281-0410-8. Atlantis (2007) est traduit de l’anglais par François Fargue.

Genres : littérature anglaise, thriller, aventure.

Andy McDermott naît le 2 juillet 1974 à Halifax dans le Yorkshire (Angleterre). Il étudie à l’Université de Keele dans le Staffordshire. Il est écrivain, journaliste, critique cinéma (Hotdog Magazine entre 2000 et 2006) et graphiste. Plus d’infos sur son site (en anglais).

Au Tibet, Henry et Laura Wilde ont trouvé l’emplacement du pic Doré qui permettraient de retrouver la trace des antiques habitants de l’Atlantide. Ils découvrent en fait les cadavres de l’expédition nazie de Jürgen Krauss ainsi que des inscriptions en glozel (la langue de l’Atlantide) et un objet assez grand en orichalque (métal inconnu décrit par Platon dans le Critias). Mais ils ont été trahis par leur ami Jack, ils sont assassinés et tout disparaît. « La Confrérie ne doit laisser personne découvrir l’Atlantide. » (p. 28).

Dix ans plus tard, leur fille unique, Nina, est devenue docteur en archéologie et elle est tout aussi passionnée que ses parents par l’Atlantide mais l’université de New York rejette son projet. C’est alors que la Fondation Frost, pour qui ses parents travaillaient déjà, la contacte et lui offre le financement de ses recherches. « Vos collègues ne sont peut-être pas intéressés par votre théorie sur l’emplacement de l’Atlantide, mais nous le sommes au plus haut point. » (p. 45).

Le lecteur quitte alors les États-Unis pour la Norvège, l’Iran, la France, le Brésil, le Tibet, un pur thriller avec de l’action, du danger, des méchants et des gentils (zut, qui est méchant, qui est gentil ?). On fait la connaissance d’une belle galerie de personnages, Nina, déjà, et puis Edward (Eddie) Chase, Kari Frost et son père, Hugo Castille, Jonathan Philby, Starkman, Qobras… Tous ne s’en sortent pas, certains sont fous à lier, d’autres se sacrifient pour la bonne cause. C’est un véritable roman d’aventure à la Indiana Jones et ça fonctionne bien, très bien même ! Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, ça bouge, ça tire dans tous les sens, ça explose de tous les côtés (oups, des wagons remplis de kérosène !), les relations entre les personnages et les dialogues ne sont pas débiles, les rebondissements ne sont pas téléphonés, Chase et Castille la jouent « tout en finesse » (p. 144) avec leur devise « Vaincre ou périr », humour anglais pour Chase et belge pour Castille.

Mais l’Atlantide est-elle une légende ou a-t-elle vraiment existé ? Il y a de bonnes explications scientifiques qui font de ce roman presque de la science-fiction. « Un glissement de plaque tectonique ou l’effondrement du cratère d’un volcan immergé ont très bien pu provoquer l’affaissement d’une partie du plateau continental, entraînant un tsunami d’énorme envergure. L’île aura été engloutie pendant le cataclysme. Avec le temps, elle a continué à s’enfouir. Sans compter que le niveau de la mer a monté depuis la fin de la dernière période glaciaire, il y a près de dix mille ans. Reliez entre eux ces événements… » (p. 274). Alors convaincus ?

J’ai passé un très bon moment de lecture, excellent même, j’ai simplement un peu traîné pour publier ma note de lecture… Peut-être pour faire durer le plaisir ? En tout cas, j’ai maintenant Le tombeau d’Hercule (la 2e aventure de Wilde et Chase) sur ma pile à lire (PàL). J’espère que sur la durée (plusieurs tomes sont déjà parus entre 2007 et 2017 avec l’épée Excalibur, des populations antiques inconnues, les pyramides et le tombeau d’Osiris, les mythologies Hindi, Incas, etc.), j’espère donc que cette série tiendra la route mais je ne sais pas si je lirai toutes les aventures. Andy McDermott a compilé ses passions, aventure (un peu policier, action, fantastique voire science-fiction), espionnage, Histoire et le résultat est détonant pour une lecture palpitante à cent à l’heure ! Une série de films ou une série télévisée, ça me plairait bien 😉

Pour le Challenge de l’été 2018, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (lieu), Polar et thriller 2018-2019 et Voisins Voisines 2018 (Angleterre).

Et pourquoi pas Lire sous la contrainte ? L’été, la contrainte est trilogie ou série et je ne pensais pas participer mais quel meilleur moment que l’été pour commencer et lire cette série d’aventure action à l’inspiration Indiana Jones ?

Challenge Polar et thriller 2018-2019

Oui, oui, oui, cris de joie pour l’arrivée du Challenge Polar et thriller 2018-2019 qui court du 9 juillet 2018 au 9 juillet 2019. Et voici les consignes mais vous pourrez en savoir plus et surtout vous inscrire chez Sharon.

« Le principe reste le même : lire tous les romans policiers possibles, que ce soit des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Bref, vous l’aurez compris, tous les genres, toutes les destinations sont permis ! Vous pouvez ne vous concentrer que sur un seul auteur, un seul pays, peu importe, l’important est de prendre plaisir à lire.

Voici les différentes catégories. Elles ne sont pas obligatoires, simplement des indications pour celles et ceux qui en auraient envie :
– jusqu’à 5 livres lus : Imogène,
– de 5 à 15 livres lus : Montalbano,
– de 15 à 25 livres lus : Miss Marple,
– de 25 à 50 livres lus : Erlendur,
– de 50 à 75 livres lus : commissaire Jules Maigret,
– de 75 à 100 livres lus : Walt Longmire,
– plus de 100 livres lus : Sherlock Holmes,
et enfin, la dernière catégorie, plus de 200 livres lus : Lucky Sherlock, pour les personnes qui lisent plus vite que leur ombre. »

Bon, eh bien, pour les précédentes éditions j’ai lu 5 puis 6 puis 13 romans policiers donc je vais laisser tomber la catégorie Imogène et m’inscrire de suite dans la catégorie Montalbano !

Mes lectures pour ce challenge

1. À la poursuite de l’Atlantide (une aventure de Wilde et Chase, 1) d’Andy McDermott (Bragelonne, 2018, Angleterre)

2. La 25e heure (première enquête) de Feldrik Rivat (L’homme sans nom, 2015, France)

3. Le Chrysanthème noir : seconde enquête de la 25e heure de Feldrik Rivat (L’homme sans nom, 2016, France)

4. Le tombeau d’Hercule (une aventure de Wilde et Chase, 2) d’Andy McDermott (Bragelonne, 2018, Angleterre)

5. Apparences de Lydia Le Fur (auto-édition, 2017, France)

Catégorie Imogène honorée 🙂

6. Éclosion d’Ezekiel Boone (Actes Sud, 2018, États-Unis)

7. Infestation d’Ezekiel Boone (Actes Sud, 2018, États-Unis)

L’élixir du diable de Raymond Khoury

L’élixir du diable de Raymond Khoury.

Pocket, octobre 2012, 480 pages, 8,20 €, ISBN 978-2-26622-921-0. The Devil’s Elixir (2011) est traduit de l’anglais par Jean-Jacques Marvost. Roman d’abord paru aux Presses de la Cité en novembre 2011.

Genres : littérature américano-libanaise, thriller.

Raymond Khoury naît en 1960 à Beyrouth au Liban qu’il quitte avec sa famille en 1975 pour les États-Unis. Avant de se lancer dans l’écriture, il fut architecte, manager et financier. Il actuellement vit à Londres avec son épouse et leurs deux filles. Du même auteur : dans la série « Reilly & Tess », Le dernier Templier (2005), La malédiction des Templiers (2010), Manipulations (2012) et Dossier Corrigan (2014) ; autres romans, Eternalis (2008) et Le signe (2009). Plus d’infos sur https://raymondkhoury.com/.

1741, Nueva España (actuel Mexique). Alvaro de Padilla et Eusebio de Salvatierra (surnommé Motoliano, l’homme pauvre), deux Jésuites, évangélisent les tribus indigènes. « Avec l’aide de certains des premiers convertis, Alvaro et Eusebio avaient établi leur mission dans une vallée couverte d’une épaisse forêt et nichée dans les plis des montagnes occidentales de la Sierra Madre, au cœur du pays wixaritari. » (p. 13). Mais, dans une tribu qui l’a initié, Eusebio découvre une plante qui ouvre les portes de l’esprit et Alvaro le met en garde. « Eusebio, prends garde, fit-il d’une voix sifflante. Le diable a planté ses griffes en toi, avec son élixir. Tu risques de te perdre, mon frère, et je ne peux rester sans réagir et le permettre, ni pour toi ni pour aucun autre membre de notre foi. Je dois te sauver. » (p. 17).

2006, Mexique. Sean Reilly du FBI et Jesse Munro de la DEA sont en commando pour récupérer, dans un laboratoire clandestin, McKinnon, un scientifique américain enlevé, mais l’opération ne se déroule pas comme prévu… « Les travaux de McKinnon allaient passer à la postérité. Un legs infâme, de l’avis général. » (p. 21) car « Les cartels mexicains menaient maintenant le jeu et à travers tous les États-Unis les bandes de motards, les bandes des rues et des prisons leur servaient de petits soldats. » (p. 28). Lorsque Michelle Martinez, une ancienne militaire, est attaquée dans sa maison devant son fils de 4 ans, Alex, elle appelle Reilly, son ancien collègue, à l’aide. Mais Reilly ne sait pas qu’Alex est son fils ; il vit maintenant avec Tess Chaykin qui a une fille de 14 ans, Kim.

Si vous n’y connaissez rien aux neurotoxiques, hallucinogènes et psychotropes, comme moi, vous apprendrez de nombreuses choses dans ce thriller haletant tout en vous baladant au Mexique, sans oublier de faire un tour chez Raoul Navarro, surnommé El Brujo, « le chaman, le sorcier, l’adepte de la magie noire » (p. 30) et surtout chef du cartel mexicain ! De l’action, de l’aventure, des courses poursuites, des rebondissements, tout ce qu’il faut pour un bon thriller (un peu ésotérique), avec une pointe de drame familial, « […] il passera par les cinq stades, exactement comme un adulte. Tu sais… déni, colère, marchandage, dépression, acceptation. » (p. 119). Un roman finalement très visuel (aucune adaptation cinématographique ?) qui se dévore en un jour (ce fut ma lecture du dimanche pour le premier weekend à 1000 de l’année) et je lirai sûrement d’autres titres de Raymond Khoury.

Je ne sais pas pourquoi mais j’avais oublié de publier en février cette note de lecture pour le Mois du polar et le challenge Polar et Thriller, les deux organisés par Sharon.