Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto.

Genres : manga, seinen.

Matsumoto Taiyô 松本 大洋 naît le 25 octobre 1967 à Tôkyô. Il est mangaka depuis l’âge de 18 ans. Du même auteur : Amer béton, Gogo Monster, Numéro 5, Ping-pong, Le samouraï bambou entre autres.

Le rêve de mon père est sous-titré en français « Ne rêve pas ta vie, vis-la ! ».

Hana otoko 花男 (publié en feuilleton dans Big Comic Spirits en 1991-1992, est ensuite paru en 3 tomes chez Shôgakukan en 1998) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Le rêve de mon père 1 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, septembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN ISBN 978-2-50507-219-5. Avec une préface de Stéphane Beaujean (directeur artistique du FIBD Angoulême).

Juillet 1991. Hanada Shigeo est un très bon élève de CE2 mais il est content d’être en vacances. C’est alors que Kaori, sa mère, lui annonce qu’il va aller vivre à Enoshima chez son père, un fanatique de base-ball, qui les a quittés il y a des années pour devenir joueur professionnel. Le rêve de ce père, Hanao, c’est de devenir joueur des Giants mais il a 30 ans… Pour Shigeo « C’est le début de l’été… le pire de tous les étés. » (p. 28). C’est que Shigeo ne connaît pas son père, déteste le base-ball et n’a pas du tout le même rythme de vie et les mêmes idées que son père !

Alors que je n’aime pas le base-ball (en fait, c’est plutôt que je n’y connais rien et que je n’y comprends rien !), ce manga drôle et tendre m’a beaucoup plu, et pas seulement pour les relations entre le père et le fils. Les dessins sont très beaux et il y a plein d’animaux (chats, chiens, cochons, lapins…) et surtout beaucoup d’humour. La cohabitation entre Shigeo et Hanao ne sera pas facile !

Le rêve de mon père 2 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, novembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-220-1.

Shigeo est dans sa nouvelle école depuis un mois et les relations avec ses nouveaux camarades ne sont pas évidentes. Et « Hanao n’est entouré que de gens bizarres… » (p. 20). Il est en tout cas sans gêne et a des comportements étranges mais c’est un éternel optimiste ! « C’est moi, Hanao, le batteur génial, spécialiste des coups longue distance !! » (p. 214).

Je ne sais pas pourquoi Matsumoto glisse des animaux partout (éléphants, kangourous, koalas, cochons, lapins, chats, singes, grues…) mais je trouve ça amusant et « La prochaine émission d’Animal Land sera consacrée aux phoques ! » (p. 44) 😛

J’ai bien aimé le vieux Genroku qui fabrique des battes de base-ball artisanales. « C’est l’âge… Avec le froid, j’ai mal aux articulations… Et je fabrique à peine cinq battes par mois… – Pourquoi tu dis ça Genroku ? Tes battes sont excellentes ! – Je crois que tu es le seul à penser ça aujourd’hui… Elles sont chères et plus personne ne s’y intéresse… Elles se vendent mal… – Peut-être, mais tu ne dois pas t’arrêter d’en fabriquer ! » (p. 69).

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire cette suite ?

Le rêve de mon père 3 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, janvier 2019, 256 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-221-8.

Shigeo a eu 10 ans et avec ses copains de classe, ils ont créé un club de détectives et il se rend compte avec surprise que, dans cette ville, son père est un héros, un génie, un modèle. « Tu sais, en ville, il n’y a que des fans de ton père. » (p. 62).

Au printemps, Hanao et Shigeo font un voyage en moto, déjanté, la mer, une panne… Au restaurant, le père prend le menu enfant et le fils prend le menu du jour ! Bref les deux s’amusent bien mais le base-ball manque à Hanao, il veut jouer.

Et voilà, une année s’achève (et la trilogie) pour Shigeo et Hanao, ils auront finalement beaucoup appris l’un de l’autre. Et je suis un peu triste que cette histoire se termine parce que les personnages sont attachants.

Une incroyable (triple) lecture pour La BD de la semaine que je mets dans le challenge Animaux du monde (il y a plein d’animaux disséminés dans les dessins des trois tomes), dans la nouvelle édition du Challenge BD (on attend des nouvelles) et dans le Challenge Jeunesse Young Adult #9 dans l’option BD/manga.

28 réflexions sur “Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

  1. nathaliesci dit :

    Bon je ne suis ni fan de baseball, ni de mangas… Si je le vois, j’y jetterai un œil par curiosité, pour regarder les illustrations.

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  2. Bidib dit :

    J’ai un peu de mal avec le graphisme de l’auteur, mais à te lire j’ai envie de tenter l’expérience. Je vais voir si je peux le trouver en bibliothèque

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    • Oui, il a un graphisme spécial mais les dessins en noir et blanc de l’intérieur sont différents des illustrations en couleurs des couvertures, donc oui c’est bien de feuilleter avant de décider de les lires 😉

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