Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Thaïlande de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-807-8.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde, le deuxième celui sur le Japon et le troisième est celui sur la Thaïlande.

Comme pour les deux autres livres, une introduction sur la cuisine thaïlandaise : « Rares sont les pays où l’on peut manger différemment à chaque repas pendant quatre semaines d’affilée. Ce qui est bluffant en Thaïlande, c’est que cette diversité, cette inventivité se retrouvent dans le quotidien de chaque famille, modeste ou fortunée, dans n’importe quelle gargote et surtout au coin de la rue. Et toujours, avec un souci extrême apporté à la présentation et à la décoration. » (p. 3), quelques explications et conseils (un wok, un bon couteau, une râpe à papaye verte et pas grave s’il manque un ingrédient pour une recette !). Les principaux ingrédients pour bien cuisiner thaïlandais : lait de coco, citronnelle, galanga (ou gingembre), combawa (citron vert à l’écorce fripée), piments (« petits mais costauds » !), condiments (nam-pla ou nuoc-nam au Vietnam, vinaigre de riz blanc, sauce soja), coriandre et ciboule, basilic thaïlandais. Et les recettes : une quinzaine, entrées, plats, sauces et accompagnements, un seul dessert.

Un détail linguistique : j’utilise l’adjectif thaïlandais plutôt que thaï, pourquoi ? J’ai l’impression que thaï est utilisé pour la langue et la population, et thaïlandais pour la culture et tout ce qui se rapporte à la Thaïlande.

Un autre détail, gastronomique celui-ci : je déteste le nuoc-nam (donc le nam-pla) car, comme le dit l’auteur, c’est « un nauséabond jus de poisson saumuré » (p. 10). Par contre j’aime beaucoup la citronnelle et la ciboule !

Salade de mangue verte : OK pour moi (malgré le fait qu’il faille beaucoup d’ingrédients) mais sans le nam-pla…

Soupe de poulet au galanga et à la citronnelle : pourquoi pas, mais pareil sans le nam-pla…

Mini-rouleaux de printemps : pas de crevettes pour moi ! Peut-être avec un peu de poulet.

Salade de boudin blanc au piment vert : pas de boudin, ni blanc ni noir. Et il y a encore du nam-pla…

Palourdes grillées au sésame : pas de palourdes pour moi. Et il y a encore du nam-pla…

Tartare de canard poché aux herbes : pas de canard pour moi (je veux bien faire un petit effort sur le poulet et le porc mais pas sur les autres viandes). Et il y a encore du nam-pla même avec de la viande…

Mon paï thaï : aïe aïe aïe, des crevettes crues, des crevettes séchées, du nam-pla, pas pour moi !

Supions sautés aux fèves et au basilic : encore pire, des supions (petites seiches), oh et tiens, toujours du nam-pla !

Pétoncles et crevettes au lait de coco : eh bien, pétoncles non, crevettes non, nam-pla non, lait de coco…. oui !

Flans de cabillaud vapeur au curry vert : bah, je pourrais mais ça ne me tente pas… Mais la pâte de curry vert, oui.

Satays et riz parfumé : j’en ai déjà mangé, c’est délicieux !

Porc grillé au citron pimenté : pourquoi pas si je suis invitée ou au restaurant mais ça m’énerve ce nam-pla partout !

Pot-au-phô : j’adore le clin d’œil à pot-au-feu (ça me fait penser à shabu-shabu, soit ça bout ça bout, la fondue japonaise). Mais je ne mange plus de bœuf depuis l’adolescence.

Ananas sauté au piment et au gingembre : miam ! Mais ce n’est pas un dessert, c’est pour accompagner les viandes voire les fromages.

Riz au lait de coco vanillé : parfait mais sans la vanille (qui n’est pas utilisée en Asie et que le chef a rajoutée).

Le bonus de Fred, ma vinaigrette magique : ouf, il n’y a pas de nam-pla dedans ! Une vinaigrette à essayer donc.

Toujours de belles photos qui donnent envie et des recettes faciles à réaliser (même s’il faut beaucoup d’ingrédients pour la plupart) mais il y en a plus de la moitié que je ne ferai jamais (mollusques, crustacés, viandes, nam-pla…) mais c’est tout de même une belle source d’informations sur la gastronomie thaïlandaise. Je me répète mais, comme ceux sur l’Inde et sur le Japon, ce petit livre a tout d’un grand. Et, grâce à des amies thaïes, j’ai pu goûter de délicieuses recettes thaïlandaises (et sans nam-pla !).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur le Globe-Cooker en visite chez les Thaïs de Paris et la cuisine thaïlandaise (Fred Chesneau participait à une émission télévisée culinaire c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Précédentes lectures pour le Marathon gourmand de ce week-end : l’Inde et le Japon mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour le challenge Des livres et des écrans en cuisine.

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Japon de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-805-4.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde et le deuxième est celui sur le Japon.

De même, dans ce petit livre, une introduction sur la cuisine japonaise : « Difficile de trouver un qualificatif pour exprimer à quel point elle atteint des summums de raffinement, de saveurs, d’esthétique, d’imagination, de patience et de diversité. » (p. 3), quelques explications (produits indispensables, vaisselle, couteaux). Les principaux ingrédients pour bien cuisiner japonais : riz, nouilles (« soba, udon, somen, ramen »), tofu, gingembre, daikon, wasabi, shoyu (sauce soja), saké, mirin et vinaigre de riz blanc. Et les recettes : une quinzaine, entrées, plats, sauces, deux desserts.

Je dois avouer que j’ai un problème avec la cuisine japonaise… Je vous rassure, je ne suis pas morte de faim lors de mes voyages au Japon ! J’ai survécu avec les fruits, les légumes, le riz (à tous les repas, même au petit-déjeuner !), les nouilles, le tofu, quelques œufs, un peu de viande (poulet et porc, voir les recettes yakitori et tonkatsu), le thé et… le chocolat japonais ! Et bizarrement avec la bière (japonaise) alors que je ne buvais pas de bière avant !

Sashimis de Saint-Jacques au guacamole nippon : les noix de Saint-Jacques, pas pour moi… Mais le guacamole au wasabi, en apéritif avec des petits légumes crus, je veux bien !

Ramen comme à Sapporo : j’en ai mangé et j’ai aimé mais sûrement qu’ici, je ne mettrais pas de porc haché (peut-être un œuf à la place).

Tofu frit à la sauce ponzu : miam ! Quant à la sauce ponzu avec du jus de yuzu (fruit que j’ai montré ici), re-miam, encore faut-il trouver des yuzus ici !

Aubergines vapeur au sésame : ça oui, ça fait très envie (mais je ne me souviens pas en avoir mangé au Japon).

Huîtres à la japonaise : alors… les huîtres, pas du tout pour moi !

Onigiri : pas de problème pour moi (contrairement aux sushis…) parce que j’aime bien le nori (feuille d’algue).

Asperges vertes rôties aux cacahuètes : pareil que pour les aubergines vapeur, ça fait très envie mais je ne me souviens pas d’avoir vu des asperges au Japon !

Nouilles de soba glacées : délicieux, et toujours avec cette sauce ponzu (au yuzu).

Petits flans d’automne tokyoïtes : pourquoi pas, mais sans les crevettes !

Yakitoris variés : ah, les restaurants de yakitoris (brochettes de poulet grillé) avec les amis japonais, un classique, que de souvenirs… Mais dans cette recette-ci, sans les noix de Saint-Jacques pour moi.

Tonkatsu : pareil que pour les yakitoris, un classique, avec du porc pané frit, que de souvenirs… (eh oui, j’ai mangé un peu de poulet et de porc au Japon).

Chirashis aux œufs de saumon et aux oursins : œufs de saumon et oursins, pas du tout pour moi !

Encornets farcis au porc et aux herbes japonaises : pourquoi pas mais il faut beaucoup d’ingrédients qu’on ne trouve pas ici…

Papayes fourrées aux perles du Japon : pourquoi pas mais mes fruits japonais préférés sont le yuzu et le yûbari King (melon de Hokkaïdo).

Meringues façon Madame Butterfly : recette spéciale du chef, « libre adaptation ». Pourquoi pas mais il faut beaucoup de fruits différents et d’ingrédients.

Le bonus de Fred, la soupe miso express : qu’est-ce que j’ai pu en consommer de la soupe miso ! Chez les amis ou au restaurant, il y en a un bol systématiquement !

De belles photos qui font envie et des recettes faciles à réaliser (encore faut-il trouver les bons ingrédients tout le monde n’habitant pas dans une très grande ville !) : comme celui sur l’Inde, ce petit livre a tout d’un grand. De même, les recettes me conviennent à part celles avec mollusques et crustacés (Saint-Jacques, huîtres, crevettes, œufs de saumon, oursins) ce qui représente tout de même un petit tiers des recettes. Mais pas de sushis, trop délicats et trop difficiles à préparer, ce qui me convient ; par contre il manque les makizushis (plus communément makis en France) avec riz et feuille d’algue que je mange mais ceux sans poisson, c’est-à-dire que je mange ceux fourrés aux légumes (carottes, concombre, daikon…).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur le Globe-Cooker au Japon (Fred Chesneau participait à une émission télévisée culinaire c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Précédente lecture pour le Marathon gourmand de ce week-end : l’Inde et prochaine lecture : la Thaïlande mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour le challenge Des livres et des écrans en cuisine.

Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau

Les recettes du Globe-Cooker : Inde de Fred Chesneau.

Mango, janvier 2014, 50 pages, 4,95 €, ISBN 978-2-31700-806-1.

Avec de très belles photographies de Bernhard Winkelmann.

Genres : livre de recettes, beau livre.

Fred Chesneau naît le 28 février 1968 à Paris. Il étudie la gestion et le marketing puis crée une petite école de cuisine à Paris. Grand voyageur et gastronome, il apparaît dans des émissions culinaires (Les nouveaux explorateurs entre 2007 et 2014) et ouvre son restaurant en Grèce en 2017 (sur l’île de Paros) : Stou Fred (Chez Fred).

Pour le Marathon gourmand de ce week-end, j’ai décidé de lire trois livres des Recettes du Globe-Cooker que je possède depuis mars 2014 et que je n’ai finalement que feuilletés… Le premier que j’ai lu est celui sur l’Inde car j’aime la cuisine indienne (ce que j’en connais) et les épices.

Dans ce petit livre, une introduction « En Inde, on raconte qu’il existe autant de façons de cuisiner qu’il y a d’Indiens. » (p. 3), quelques explications sur la cuisson (marinage, mijotage), le dosage des épices, les calories et l’équipement nécessaire. Les principaux ingrédients pour bien cuisiner indien : curry (garam masala), cardamome, lait de coco, poivre, gingembre, curcuma, clou de girofle, badiane (ou anis étoilé) et ghee (beurre clarifié). Et les recettes : une vingtaine, salade, riz, plats, sauces, desserts.

Accras comme à Goa : avec des crevettes, pas pour moi…

Samosas : ça oui, avec des pommes de terre, des légumes et des épices, parfait !

Caviar d’aubergines du Penjab : ça aussi !

Salade du Malabar : OK pour cette « salade fraîcheur » avec des fruits et des épices mais sans les crevettes.

Parathas : pourquoi pas ? J’ai déjà mangé des naans mais pas des parathas.

Mes petits chutneys : il y en a 4 différents et l’auteur dit qu’on peut tous les faire pour nous éviter de choisir !

Papillotes de cabillaud au poivre vert : il m’arrive de manger du poisson blanc mais tellement rarement… Mais pourquoi pas ? Papillotes, ça fait envie !

Butter chicken : comme pour le cabillaud, c’est devenu rare que je mange du poulet mais la pâte au curry, je suis partante!!

Crumble Lord Mountbatten : miam, il fait envie ce crumble… avec un chutney.

Agneau biryani : euh, non, pas d’agneau pour moi.

Panier du pêcheur : et toujours pas de crevettes, non merci !

Langouste tandoori : et pas de langouste non plus ! Mais la pâte de curry, c’est encore oui !

Mon riz express à l’indienne : pour le riz, oui, oui et oui, le riz basmati étant mon riz préféré.

Glace à la pistache : oh, cette recette, il faut que je l’essaie !

Halva à la carotte : et ce dessert aussi !

Le bonus de Fred, le lassi : je ne connaissais pas ce mot ; pourquoi pas ?

Le visuel d’origine

Vous l’aurez compris, avec des recettes qui semblent faciles à réaliser et des photos superbes, ce petit livre a tout d’un grand. Et les recettes me conviennent à part celles avec crustacés (que je ne mange jamais), poissons et viandes (que je mange mais alors très rarement, genre je fais un petit effort lorsque je suis invitée).

Vous pouvez voir – sur la chaîne YT du Fin gourmet – le film sur les Indiens et la cuisine indienne à Paris parce qu’en fait, le Globe-Cooker (Fred Chesneau) participait à une émission télévisée culinaire (c’est pourquoi il y a Canal+ sur la couverture en face de Mango).

Prochaines lectures pour le Marathon gourmand de ce week-end : le Japon et la Thaïlande mais il existe d’autres titres individuels ou regroupés dans des « valises ». Valise n° 1 : Danemark, Inde, Italie, Japon, Maroc, Thaïlande. Valise n° 2 : Bali, Chine, Espagne, Grèce, Liban, Mexique.

Aussi pour les challenges Des livres et des écrans en cuisine et Les étapes indiennes.

Le chat zen de Kwong Kuen Shan

Le chat zen de Kwong Kuen Shan.

Pocket, novembre 2011, 96 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-26622-196-2. The Cat and the Tao (2002) est traduit de l’anglais par Alain Sainte-Marie.

Genres : littérature hongkongaise, poésie, peintures.

KWONG Kuen Shan est une Chinoise née à Hong Kong. Elle étudie l’anglais, la littérature chinoise et la peinture. Elle est peintre et calligraphe. Autres titres parus aux éditions L’Archipel : Le chat philosophe (2008) que je dois avoir quelque part dans un carton, Le chat à l’orchidée (2015), Le chat qui m’aimait (2017), Les quatre saisons du chat (2018) et Les 8 bonheurs du chat (2019). Ne sont pas parus en français : Portraits of Wales – A Chinese View (2015) et The Tao of Dogs (2016). Plus d’infos sur http://kwongkuenshan.net/.

« Je n’avais aucune connaissance des chats et je n’en avais jamais peint auparavant. » (p. 7). C’est qu’elle est allergique… Mais un jour, elle recueille Healey, le chat de voisins qui ont déménagé et qui revient plusieurs fois. Depuis, elle a eu d’autres chats et observent aussi les chats dans la rue, dans les jardins. « J’étais sous le charme absolu de leur élégance, de leur agilité, de leur endurance et, par-dessous tout, de leur indépendance et de leur force de caractère. » (p. 8).

Chaque œuvre de Kwong Kuen Shan – 40 peintures « avec un mélange de technique méticuleuse et de technique libre » (p. 8) – est associée à un texte classique de la littérature chinoise. « Les textes présentés dans ce livre sont un choix d’anciens proverbes chinois, de poèmes et de maximes des grands maîtres : Confucius, Lao Tzeu, Zhuangzi et Sun Zi. » (p. 10). Je rajoute Feng Menglong, Zuo Quining, Mencius, Gao Bogong, Bai Juyi, Zi Gong, Lu Xuoxun et Liu Xiyang pour être exhaustive. Et il y a aussi plusieurs sceaux différents qui sont répertoriés et expliqués en fin de volume.

Quel très beau livre, même en format poche ! Il est dépaysant, reposant et les peintures de Kwong Kuen Shan sont toutes superbes. Parmi mes préférées, allez 5 sur 40, c’est raisonnable : L’inexprimé qui est sur la couverture (p. 13), Une branche de magnolia (p. 29), Les deux frères (p. 47), Lotus (p. 65) et La cour (p. 81).

La peinture la plus drôle : La mangeoire à oiseaux (p. 49), devinez qui est dans la mangeoire à oiseaux !

Mon texte préféré : Grandir (anonyme, p. 72) : « L’avantage d’être tout petit : / Comme un brin d’herbe / qui lève les yeux vers les arbres, / Comme un torrent qui regarde vers l’océan, Comme une lanterne dans la chaumière / qui regarde les étoiles du ciel, / C’est que, étant tout petit, / Je peux voir ce qui est grand. »

Une belle lecture pour les challenges Animaux du monde #3, Cette année, je (re)lis des classiques #3 (textes classiques chinois) et Challenge de l’été (Hong Kong).

Au fil du Nil, n°s 23 et 22

C’est grâce à Antigone que j’ai découvert cette revue, Au fil du Nil, merci Antigone ! Le dernier numéro, le n° 23, est en ligne au format pdf alors, par curiosité, je l’ai lu !

Au fil du Nil est une revue annuelle réalisée par les étudiants de 3e année d’Angoulême à l’EESI (École Européenne Supérieure de l’Image, Angoulême Poitiers).

J’ai donc lu ce dernier numéro, le n° 23, réalisé avec l’artiste Pakito Bolino (ancien étudiant à l’EESI, créateur de la maison d’éditions Le dernier cri), février 2013, 86 pages, 20 €.

Au Fil du Nil n° 23 (pages 24-25)

C’est une revue surprenante, une revue d’Art, dessins, collages et bandes dessinées. Du noir et blanc, de la couleur, pas mal de rouge, mais pas que, du bleu aussi, c’est sombre, c’est original, c’est vraiment étonnant, parfois même un peu dérangeant mais c’est évidemment un des objectifs des artistes ! Vous connaissiez ? Si oui, tant mieux pour vous ; si non, vous verrez c’est une chouette découverte !

Au Fil du Nil n° 23 (pages 48-49)

Le tableau pages 38-39 me fait un peu penser à Guernica de Picasso (1937).

Au Fil du Nil n° 23 (pages 38-39)

En plus, j’aime beaucoup les pages 24-25, 48-49 et 70-71 : les trois illustrations sont ci-dessus et ci-dessous pour que vous vous fassiez une idée du contenu.

Au Fil du Nil n° 23 (pages 70-71)

Par curiosité, je lu le n° 22, juin 2012, 95 pages, 20 €. Ce numéro est différent, déjà il a plus de pages (9 pages de plus) et son contenu est aussi différent : il y a ici des photographies, des bandes dessinées plus longues (Ascension, l’histoire de Nina, géologue devenue astronaute de Naïs Coq ; Terrain bosselé, sur le football, de Nicolas Savoye).

Au Fil du Nil n° 22 (pages 12-13)

J’ai bien aimé les pages 12-13, 40-41 et 88-89 et vous pouvez voir ces illustrations ci-dessus et ci-dessous.

Au Fil du Nil n° 22 (pages 40-41)

Au Fil du Nil n° 22 (pages 88-89)

Partir, voyager, oui mais où et pourquoi ? « Le pays n’est qu’un prétexte, le choix en revient pour une part à l’inconscient et au hasard : le but est de découvrir sur place. Tout comme cela ne m’intéresse pas qu’on me raconte l’histoire d’un film avant d’aller le voir, je préfère partir avec le minimum d’informations nécessaires. Comment représenter ce qu’on n’a jamais vu ? » se demande Léa Donadille qui présente sa version de l’Australie, avec un poème de Herman Melville, issu de Les îles enchantées. (p. 32-33).

Au Fil du Nil n° 22 (pages 32-33)

Bravo pour le travail de ces étudiants ; à l’occasion je lirai les numéros précédents.

ABC… K – Seoul de A à Z de Seutépanie Lapointe

ABC… K – Seoul de A à Z de Seutépanie Lapointe.

Seusolo, août 2015, 64 pages, 12 €, ISBN 978-2-95538-770-2.

Genre : abécédaire franco-coréen.

Stéphanie Lapointe naît à Agincourt (près de Nancy), elle a 38 ans, elle est graphiste depuis plus de 15 ans (études en publicité, graphisme et multimédia). Elle découvre le Japon et surtout la Corée du Sud en 2010 : elle y a voyagé, elle y a habité, elle y a travaillé et bien sûr elle parle le coréen.

ABC… K – Seoul de A à Z est un abécédaire illustré. Il y a 26 lettres dans l’alphabet occidental et Stéphanie Lapointe propose deux mots par lettres (qui sont à chaque fois mis en opposition mais avec un lien entre eux) soit 52 mots (coréens ou français). À noter que, « pour respecter le nom coréen, Seoul est écrit sans accent » (ça me fait bizarre quand même !).

Immergée dans le pays, la langue et la culture coréennes, graphiste de surcroît, Stéphanie Lapointe était (par)faite pour écrire et dessiner ce beau livre qui nous apprend tellement de choses sur la Corée du Sud et sur Seoul !

Mes mots préférés : bibimbap, kimchi (bon j’avoue, c’est de la nourriture !) et hanbok (le vêtement traditionnel coréen). Tout comme au Japon, il y a en Corée du Sud un continuel va et vient entre traditionnel et modernité.

Une info surprenante : s’il y a des bars à chats en Corée du Sud (comme au Japon), il y a aussi des cafés avec des moutons qu’il est possible de caresser (p. 8) !

ABC… K – Seoul de A à Z est le premier livre publié par Seusolo, une petite maison d’éditions créée par Stéphanie Lapointe. Il est aussi le seul ! Mais il existe en français et en anglais et il y a aussi quelques cartes postales.

Durant le précédent Challenge coréen, Bidib et Lee Rony avaient lu et apprécié ce livre.

Un truc marrant : dans l’exemplaire que j’ai, je viens de retrouver les deux tickets de poste car j’avais envoyé deux exemplaires (sûrement aux blogueurs ci-dessus) mais je ne sais pas si ensuite, ils ont circulé (photo ci-contre).

Un billet pour le Challenge coréen bien sûr et Petit Bac 2020 (pour la catégorie Lieu avec Seoul évidemment).

Image

Projet 52-2018 #15 et Défi 52 semaines 2018 #15

Pour cette quinzième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est livre. Puisque ce blog est un livre ouvert sur mes lectures (mais pas que, c’est vrai), je vous propose un livre ouvert avec une dédicace. J’ai beaucoup aimé ce premier roman, Code 93 d’Olivier Norek et je vous le conseille vivement. Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Le thème du Défi 52 semaines 2018 est également livre cette semaine ! Alors je veux vous parler d’un autre livre, un beau livre de photographies :

Hiding in the City de Liu Bolin.

Galerie Paris-Beijing, 2013, 150 pages, 49 €, ISBN 979-10-90176-49-2.

Liu Bolin naît le 7 janvier 1973 dans la province de Shandong. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Shandong mais vit et travaille à Beijing. Il était sculpteur mais son atelier a été détruit en 2005. Depuis, il photographie… des modèles qui disparaissent dans le décor.

Bien sûr le livre peut sembler un peu cher (près de 50 €) mais c’est un livre d’art vraiment réussi et les camouflages sont bluffants (une petite astuce : vous pouvez souvent repérer le(s) personnage(s) sur les photos grâce aux chaussures).

Mes photos préférées sont la 26 (p. 42) et la 43 (p. 44), toutes deux devant le drapeau chinois, la 59 (p. 61) « I participate, I devote » car j’aime beaucoup ce bleu, la 91 (p. 95) sur la Grande Muraille de Chine (ci-dessus), la 101 (p. 104) devant des pandas, et la number one, c’est la fresque Neuf Dragons (p. 18-19).

En dehors du fait que ce soit un beau livre, j’ai choisi ce livre pour le thème livre car quelques photos sont devant des livres : la 100 de la partie Chine (p. 100-101) est devant des magazines chinois ; la 6 de la partie France (p. 114-115) est devant des livres aux Archives de Paris et la 2 (p. 118) devant des magazines français ; la 7 de la partie Italie (p. 132-133) est devant un rayon de livres d’art, et la 3 de la partie États-Unis (p. 140) est devant des magazines américains.

Un très beau livre avec une idée originale et des photos d’une belle esthétique.