Epsil∞n n° 6 (décembre 2021)

Epsil∞n n° 6 (décembre 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, décembre 2021, 4,90 €.

Ce numéro 6 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021) et Epsil∞n n° 5 (novembre 2021).

« Epsil∞n est un journal de l’imaginaire. Bien sûr, dans chaque article, on ne vous parle que du réel, tel qu’il est révélé, décrypté, transformé par les nouvelles avancées de la science et de la technologie. Mais si on choisit de parler d’un sujet, c’est parce qu’il nous émeut, nous émerveille, nous inquiète, nous surprend, bref : parce qu’il résonne avec notre imaginaire. » (début de l’édito d’Hervé Poirier, rédacteur en chef, p. 3)

Un numéro richement illustré avec 107 scientifiques du monde entier interrogés. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 10-19) avec des infos et des photos surprenantes, comme une première exoplanète détectée dans une exogalaxie, un vaccin contre le paludisme, le wifi sur la Lune, le plus vieux ADN de dinosaure, guérir du diabète, Marckalada au XIVe siècle, les cratères de Mars, les coraux intestinaux…

L’enquête, « Bio, le mur du rendement » (p. 20-27). L’agriculture bio a fêté ses 100 ans en 2020, 186 pays dans le monde la pratiquent mais elle ne représente que 1,5 % de l’agriculture mondiale… De son côté, la France prévoit 18 % des terres cultivées en bio pour 2025, c’est peu en fait… Alors pas de pesticides, OK, mais il faut du carbone, du phosphore et de l’azote pour « la croissance, la respiration et la photosynthèse des plantes » (p. 23) mais ils vont s’épuiser et manquer… alors il va falloir s’adapter et réinventer l’agriculture au niveau mondial. Tout comprendre en lisant cette enquête d’utilité publique.

Le dossier, « La guerre des abysses a commencé » (p. 42-55). Tout savoir sur la cartographie en cours, les découvertes récentes, les ressources qui suscitent évidemment « convoitises et tensions politiques » (p. 43) avec navires, sonars, drones, robots d’extraction minière… Franchement, je crains le pire pour les profondeurs et les espèces qu’elles abritent… Exploration oui, la fosse des Mariannes, Zélandia… (sans pollution si possible), exploitation et rapports de force non (voilà ce que je pense). Plus d’infos sur le blog hisutton.com et sur le site schmidtocean.org (en anglais).

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête du nucléaire dans Labyrinthe (p. 28-29) pour comprendre le pour et le contre du nucléaire et si l’on pouvait « s’en passer d’ici à 2050 pour devenir 100 % renouvelable » (p. 29) ? Réensauvagement dans Idées (p. 30-31) aux États-Unis, en Australie, en Russie, au Royaume-Uni, en Lettonie et même dans le Vercors (Alpes françaises). Les abeilles n’aiment pas les tropiques dans Atlas (p. 32-33) pour découvrir où vivent les abeilles dans le monde. Covid long, est-on face à une nouvelle maladie ? dans Analyse (p. 34-37) pour tout savoir sur les symptômes prolongés du covid (près de 200 !) et le syndrome post-covid. Et quelques autres infos à découvrir dans C’est dans l’air (p. 38-39), À part ça (p. 39) et Big data, où se cache la prochaine pandémie (p. 40) ça fait froid dans le dos. Modélisation de la course parfaite (p. 58-61). JWST (p. 62-67), la France est parmi les 14 pays qui participent à ce télescope spatial James Webb. La particule Axion (p. 68-71). Ils ne firent qu’un ou comment les premiers organismes sont apparus (p. 72-77). Indomptables ! Ou l’histoire secrète des domestications ratées (p. 78-), « Trop farouches ? Solitaires ? Dangereux ? […] ils ne sont pas devenus les meilleurs amis de l’homme. » (p. 79), instructifs ces rendez-vous manqués. J’ai l’impression qu’il y a plus d’articles que dans les précédents numéros.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), la mémoire des vieilles seiches, le goût bizarre des brocolis, un arbre unique au Pérou (le Picramniale), le vol des libellules, la queue du T. Rex, les méga-tempêtes solaires, La course des géants (un spectacle sur l’espace au théâtre), des étranges maisons (du cabinet Mask Architects) qui captent le vent, des tours qui se nourrissent de la pollution, des robots (Chunk, Dixon et Rikko) qui entretiennent les forêts, l’épouvantail qui repousse les insectes nuisibles, des valises intelligentes, le pneu increvable (Michelin), le vélo de camping… Que d’infos insolites !

Quelques pubs, je dirais ‘ciblées’. Encore un très bon numéro ! Je vais lire le n° 7 dès que possible (oui je sais, j’ai du retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Il est toujours possible de consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 5 (novembre 2021)

Epsil∞n n° 5 (novembre 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, novembre 2021, 4,90 €.

Ce numéro 5 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021) et Epsil∞n n° 4 (octobre 2021). Il est richement illustré et cette fois ce sont 99 scientifiques qui ont été interrogés par les journalistes. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 12-21) : virus Ebola, exoplanètes, mammouth, regard de robot, tomates modifiées, art pariétal, « ooïdes », carte cosmique, entre autres et de très belles photos (celle de la tique, p. 20, fait froid dans le dos).

L’enquête, « (Au-delà de la pandémie…) La nouvelle ère des pénuries » (p. 22-29). « bois, papier, plaques de plâtre, perceuses, vélos… » (p. 24) et tant d’autres matières premières, minerais et objets divers sont en pénurie depuis la pandémie, la fermeture des usines et l’augmentation des tarifs (chiffres hallucinants p. 23) et « d’autres pénuries nous guettent » (p. 24). Découvrez comment ‘l’usine mondiale’ a déraillé et pourquoi les choses ne vont pas s’arranger parce que « les réserves sont énormes, mais ne suffiront pas » (p. 27) et quelques pays ont un quasi monopole…

Le dossier, « Bienvenue dans le Métavers » (p. 44-), « un gigantesque monde virtuel parallèle […] réseau social ultime » (p. 45). Présent dans la science-fiction depuis plus de 30 ans, le mot ‘métavers’ est inventé en 1992 par Neal Stephenson (dans le roman Snow Crash). Alors, tous virtualisé, connecté, casqué dans ce monde virtuel « déjà peuplé » (p. 54) ? Comprenez tout sur le méta-univers en lisant ce dossier parce que ce n’est plus de la fiction !

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête du télétravail (Labyrinthe, p. 30-31). L’agriculture a été inventée pour se vêtir (Contre-pied p. 32-33). Les sols s’enfoncent de plus en plus (Atlas, p. 34-35). Jeûne, est-il bon pour la santé ? (Analyse, p. 36-39). Tourisme spatial, espèces menacées, fusion. Protéine du stress post-traumatique (p. 58-61), le mystère des animaux fluo (p. 62-69) avec d’étranges photos. Planètes étoiles, elles ne font qu’une (p. 70-75), « les astres forment une même famille » (p. 71). Et un voyage en Tasmanie pour découvrir « la première plante sociale » (p. 76-79), une fougère étonnante.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), des infos surprenantes sur les pupilles, les Stradivarius, les chauves-souris bavardes, la misokinésie, les étoiles dévoreuses, la forme des œufs, les coquilles de pistaches, les iguanes roses, Blake et Mortimer (oui, les héros de BD !), « une île qui repose sur des déchets » (p. 90-91), des façades potagers, le bateau volant, le vélo de Batman, entre autres.

Bref, encore un très bon numéro mais j’ai remarqué plus de pages de pubs que pour les précédents numéros. Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce 5e numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 6. Il est toujours possible de consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 4 (octobre 2021)

Epsil∞n n° 4 (octobre 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, octobre 2021, 4,90 €.

Ce numéro 4 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021) et Epsil∞n n° 3 (septembre 2021). Il est richement illustré et 97 scientifiques y ont été interrogés par les journalistes. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 10-19).

L’enquête, « Espionnage climatique, la traque aux émissions clandestines est lancée » (p. 20-27). Espionner, c’est mal mais ici c’est scientifique et pour la bonne cause ! Les États envoient leurs données sur les émissions de gaz à effet de serre mais il y a des erreurs, des approximations, des omissions… Bref de la tricherie involontaire ou… volontaire ! Alors… « Les pionniers de la surveillance climatique démontrent qu’il est aujourd’hui possible de détecter de plus en plus d’excès, de fuites ou d’émissions jusqu’ici cachées. La fin de l’opacité. » (p. 21). « Un vieil adage de la guerre froide […] commence […] à refaire surface : ‘Faites confiance mais vérifiez’. » (p. 22). Vous voulez découvrir les vilains petits canards ? Tous les continents sont touchés et « un réseau de surveillance globale se met en place » (p. 24) qui pourra « livrer un bilan quotidien des émissions de chaque installation » (p. 25) et « les informations obtenues seront gratuites et accessibles à tous, ça va changer la donne » (p. 27) et c’est tant mieux car il y a urgence !

Le dossier, « Rencontre avec les intraterrestres » (p. 42-55). Les intraterrestres ? « Des organismes hors normes » qui vivent « dans les profondeurs de la Terre, au fond des mines d’or ou dans les abîmes du plancher océanique » « qui constituent d’immenses écosystèmes, résistent à des conditions dantesques, s’abreuvent de radioactivité et vivent jusqu’à 100 millions d’années » (p. 43). Découvrez ces archées, bactéries, champignons, vers, virus et autres intraterrestres inconnus jusqu’à il y a peu car « le monde intraterrestre rivalise de richesse et de complexité avec l’environnement de surface. » (p. 49). C’est incroyable qu’il y ait encore tant de choses à découvrir sur la Terre et « Notre rencontre avec les intraterrestres ne fait que commencer. » (p. 54). Suivre tout ça sur le portail du monde intraterrestre avec la Terre en 3D ou en 2D Portal Gplates Biosphère, le site du navire scientifique de forage The Joides Resolution, la chaîne YouTube réunissant des chercheurs dans le monde Deep Carbon et le fil Twitter de Deep Biosphere (le tout est en anglais).

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Contre-pied « L’obésité n’est pas forcément une maladie » (p. 30-31). Labyrinthe « Le casse-tête du glyphosate » (p. 32-33). Analyse « Population mondiale – La bombe démographique est-elle désamorcée ? » (p. 34-37). « Magnétisme, le maître caché de l’univers » (p. 58-65) avec de magnifiques photos. « L’éternel retour de l’effet Mozart » (p. 66-69), attention, il y a des morceaux de musique classique qui sont bénéfiques (« limiter l’épilepsie, booster le Q.I., soigner Parkinson… » p. 66) et d’autres non ! (ci-dessous le 1er mouvement de la sonate K448 pour deux pianos, écoutez et… alors ?). « On sait cultiver le métal ! » (p. 70-73), récolter du paladium, de l’or, du nickel, du manganèse, de l’aluminium, du thalium, du cobalt, du cadmium, du zinc, etc. par les plantes, incroyable mais « L’agriculture minière est née. » (p. 71). « Île de Pâques, le mythe s’effondre » (p. 74-79), non les Rapanuis n’ont pas tout détruit sur l’île sur laquelle ils vivaient et « Au fil des études scientifiques, le récit de l’effondrement… s’effondre. » (p. 77). « Et la lumière devint matière » (p. 80-84), « C’est tellement inimaginable, qu’on croirait de la magie… Il aura fallu plus de cent ans aux physiciens pour vérifier enfin à l’échelle des particules la géniale intuition d’Einstein, son fameux E=mc². Quand deux photons se percutent, ils se métamorphosent en matière ! » (p. 81), si vous n’avez jamais compris ce que signifiait E=mc², lisez cet article !

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), toujours des infos scientifiques mais plus fun, les ours qui chassent, Eagle le module d’Apollo 11 en orbite autour de la Lune, le rapetissement des humains, les décimales du nombre Pi, les anémones de mer qui mangent des fourmis, la série Fondation d’Isaac Asimov adaptée en série télévisée (bande annonce ci-dessous), les 30 ans de la Fête de la Science et quelques autres infos étonnantes.

Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce 4e numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 5. Il est possible de consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 3 (septembre 2021)

Epsil∞n n° 3 (septembre 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, septembre 2021, 4,90 €.

Après avoir dévoré Epsil∞n n° 1 (juillet 2021) et Epsil∞n n° 2 (août 2021), j’avais hâte de lire ce n° 3. À vrai dire, je l’ai commencé puis il s’est retrouvé dans un carton avec le n° 4 (durant le déménagement)…

Il est construit de la même façon que les deux premiers numéros, richement illustré et plus de 80 scientifiques y ont été interrogés par les journalistes. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

L’enquête, « La fin du palu ? » (p. 20-27). Et si le paludisme disparaissait d’ici 2030 ? Si après le Salvador et la Chine, d’autres pays devenaient « malaria free » en Afrique, Amérique du Sud et Asie ? C’est ce que souhaite l’OMS.

Le dossier, « Espace, c’est le nouveau Far West ! » (p. 42-55) pour tout comprendre sur la « nouvelle ère de la conquête spatiale [qui] cette fois, va vraiment changer le monde. » (p. 43). Nouveaux satellites et stations en orbite, tourisme spatial qui décolle, base lunaire qui se prépare… Des progrès fulgurants mais… « un nouveau monde sans loi [puisque] un vide juridique total » (p. 52-55).

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête de la voiture électrique (labyrinthe, p. 28-29). Facebook ne polarise pas les groupes (contre-pied, p. 30-31). Le vertigineux secret du chou (les fractales du chou Romanesco, p. 58-61), qu’il est beau ce chou ! Votre corps à l’échelle de l’atome (cryomicroscopie, p. 62-67), découvrez le siège de la mémoire, entre autres, « La biologie est entrée dans une nouvelle dimension. » (p. 67). Oumuamua, l’objet qui rend fou (p. 74-79, cet objet cosmique surgi de nulle part viendrait-il de l’extérieur du Système solaire ? Et surtout Nuisibles, la grande réhabilitation (p. 68-73), ces « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » ESOD (p. 69), quelle est l’espèce qui cause le plus de dégâts ? Je dis ça, je dis rien…

Dans le cahier Pop’Sciences, les descendants de la famille Da Vinci, les poissons coralliens, le cerveau des vaches, la vision des nourrissons, la durée d’une journée sur Vénus, la trompe d’un éléphant, Dune, la (re)production de la banquise, etc., des infos surprenantes mais toujours scientifiques.

Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce troisième numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 4. De plus, l’équipe annonce qu’il est possible de consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Je remets la vidéo :

Le cahier des livres n° 2 (hiver 2021)

Après la belle découverte de Le cahier des livres n° 1 (automne 2021), j’attendais avec impatience Le cahier des livres n° 2 (hiver 2021). Toujours 52 pages et 7,50 €, paru en novembre 2021 selon l’éditeur mais la librairie vient seulement de le recevoir… Lien éditeur.

Dans son édito, Face au mur, Lucie Servin (rédactrice en chef) annonce les principaux auteurs de ce numéro sous le prisme du rire et de l’imaginaire. Suivent deux annonces (une expo vente d’illustrations et un festival littéraire) et le sommaire puis le lecteur plonge dans la littérature sous toutes ses formes (romans, essais, jeunesse, bande dessinée, poésie…).

Très beau portrait-interview de Fabcaro que j’ai encore lu récemment et il me reste plusieurs de ses titres à lire, ce qui est tant mieux ! « Je raisonne dans l’art comme dans la vie, pour moi les choses ne se divisent qu’en deux catégories : ce qui me touche et ce qui ne me touche pas. » (p. 9). « Il ne faut rien s’interdire en matière d’humour. Oui, on peut rire de tout, et il faut rire de tout, surtout du pire, c’est absolument nécessaire. Parce qu’on est dans une société qui surveille tout, qui ne laisse plus de place à la légèreté, au moindre dérapage, à la moindre fantaisie. Assez égoïstement, quand je me mets à table le matin, mon objectif c’est de me faire marrer moi. Mais je n’aime ni la moquerie ni l’acharnement. Je suis parfois cinglant, noir, cynique même, mais il y a toujours une forme de tendresse. Je ne ris pas contre, je ris avec. […]. » (p. 11). Vous aimez l’humour, le non-sens, la musique, le cinéma, les œuvres de Fabcaro sont pour vous ! Sinon, essayez quand même !

Au programme. Comme je n’écoute pratiquement pas la radio, je ne connais pas Marie Richeux (France Culture) que je découvre donc (des histoires de filles, de femmes, de mères, de générations, de transmission, pourquoi pas). Sélection littéraire (je note Hors gel d’Emmanuelle Salasc et Carnet de mémoires coloniales d’Isabela Figueiredo). Rencontre avec Nicolas Richard, traducteur (« Passeur. C’est finalement le meilleur mot pour un traducteur. », p. 17). Les titres jeunesse et les confidences de Rébecca Dautremer (extraordinaire illustratrice). Encore de la BD avec Nicolas de Crécy (que j’ai peu lu, beaucoup de titres à découvrir donc) suivi d’une sélection BD (Simone et moi de Simone F. Baumann, une Suissesse que je ne connais pas, me fait très envie). L’imaginaire avec le thème de la beauté (Adieu Blanche Neige de Béatrice Alemagna qui m’intrigue et que je feuilletterai) et le thème des contes (7 titres qui font très envie aussi). Une sélection BD par une libraire de Toulouse (je note Avant l’oubli de Lisa Blumen qui signe sa première BD). Penser ‘la représentation’ (l’image) avec l’anthropologue Philippe Descola suivi d’une sélection d’essais. Une visite dans une imprimerie (mais pas n’importe laquelle, celle qui imprime Le cahier des livres). Fabriquer un carnet accordéon (DIY) ou des instruments de musique faits maison (sélection de livres). Et des coups de cœur partagés par deux lectrices.

Et deux gros dossiers classiques, sur deux écrivains états-uniens pas choisis au hasard.

Le premier sur Charles Bukowski suivi d’une sélection poésie. Charles Bukowski (1920-1994), écrivain que je n’ai jamais lu mais je ne sais pas si son œuvre m’intéresse… En même temps, je ne peux pas savoir si je n’essaie pas ! Et puis j’ai lu récemment de la poésie de la Beat Generation avec Howl d’Allen Ginsberg alors pourquoi ne pas tenter. Même si Bukowski conchiait la Beat Generation car il se considérait comme l’underground. Mais Bukowski aimait beaucoup d’auteurs que j’aime aussi « Fedor Dostoïevski (‘le plus génial d’entre tous les écrivains’) […] ou les Chinois Du Fu et Li Po » (p. 20) et il a fait redécouvrir John Fante (merci beaucoup !). Avez-vous un titre abordable à me conseiller ? Son premier roman, Le postier (1971), peut-être ? Ou le recueil de nouvelles, Au sud de nulle part (1973) ? Ou (le titre me plaît bien) Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau (1991-1993) illustré par l’excellent Robert Crumb ?

Le deuxième sur John Fante suivi d’une sélection roman noir. John Fante (1909-1983), écrivain que j’aime beaucoup, surtout Mon chien Stupide que j’ai bien envie de relire. Et de découvrir d’autres titres, si vous en avez ou un deux à me conseiller. Je note aussi la bande dessinée Fante Bukowski de Noah Van Sciver (trilogie rééditée en intégrale), quelqu’un l’a lue ? Quant à la sélection roman noir, je vous conseille Fup, l’oiseau canadèche de Jim Dodge (gros coup de cœur que bizarrement je ne trouve pas sur mon blog).

Encore un beau numéro, soigné, riche, avec beaucoup de bande dessinée (c’est super !), vivement le n° 3 ! Plus sur le site, Le cahier des livres, et sur la page FB. Avez-vous lu ce n° 2 ?

Métal Hurlant n° 1 – automne 2021

Métal Hurlant n° 1 – automne 2021.

Les Humanoïdes associés, septembre 2021, 394 pages, 19,95 €, ISBN 978-2-73164-037-3.

Genres : magazine, bande dessinée, science-fiction.

Métal Hurlant, le retour ! « Le futur, c’est déjà demain » et « La machine à rêver ». Le thème de ce premier numéro est l’anticipation proche parce que « Le futur proche, c’est quand, sans s’en rendre compte, demain est devenu maintenant. » (p. 27).

Un petit historique. Métal Hurlant, magazine de science-fiction et de bande dessinée, est créé en 1975 par Jean-Pierre Dionnet (rédacteur en chef) et Les Humanoïdes associés. Il paraît jusqu’en 1987 puis revient entre 2002 et 2004. Je n’étais pas une lectrice régulière mais j’avais pu feuilleter des numéros à la maison de la presse et en lire à la bibliothèque. C’est l’époque où j’ai découvert Moebius, Philip K. Dick, Enki Bilal, Ceppi, Jodorowsky, Schuiten et tant d’autres. C’est dingue de penser que Métal Hurlant a inspiré la création de Heavy Metal, magazine similaire aux États-Unis, en 1977. Un article à lire sur France Culture.

Extrait de l’édito de Vincent Bernière, directeur de publication, « Changeons la science-fiction et reprenons en main notre futur. Métal Hurlant revient. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » (p. 5).

Des articles traitant bien sûr de la science-fiction : futur, anticipation, fin du monde… avec de la littérature, de la bande dessinée mais aussi du cinéma, du jeu vidéo et même plus (philosophie, art…).

Des entretiens : (dans le désordre) Nicolas Minvielle et Olivier Wathelet, Éric de Broche des Combes (architecte, vous saviez qu’il y avait de la science-fiction en architecture, et pas seulement contemporaine mais dès l’Antiquité ?), Emmanuele Coccia (philosophe, avec un très bel article, Le monde est un jardin avant d’être un zoo, et j’ai bien envie de lire son essai, Métamorphoses, paru chez Rivages en 2020), William Gibson (inventeur du cyberpunk, avec Neuromancien en 1984, que je n’ai jamais lu), Patrice Van Eersel (essayiste, avec un article optimiste, Tout n’est pas perdu) et surtout Enki Bilal qui dit le sublime « Sans nous, la planète sera sublime » (p. 16) et Alain Damasio qui n’est pas « antitechnologique » mais « clairement techno-critique et techno-interrogatif » (p. 19).

Et le gros morceau (plus de 220 pages), 28 histoires courtes en bandes dessinées.

Mes trois préférées.

Premiers de cordée de Mathieu Bablet (c’est la première bande dessinée et elle met la barre haut, sans jeu de mot, vous comprendrez en la lisant !).

Les différents visages du Dr Dehlinger de Benjamin Fogel et Franck Biancarelli emmènent le lecteur dans un monde post-apocalyptique et un noir et blanc somptueux et riche en détails.

La vie quotidienne de Matt Fraction et Afif Khaled, une histoire idéale en ce mois de novembre avec la Journée internationale contre les violences faites aux femmes le 25. Bon, il faudrait que ça soit toute l’année, ou plutôt qu’il n’y ait plus de violence, eh bien justement, faites comme Jessica (épouse de l’affreux Bob), profitez de la gentille robotique ! Des tons bleus, plutôt froids donc, qui font justement froid dans le dos.

Mais toutes les 25 autres BD sont réussies voire excellentes, réalisées par des auteurs argentins, britanniques, états-uniens, français, québécois…

À noter H.O.P. d’Ugo Bienvenu, auteur et dessinateur que j’avais énormément apprécié dans Préférence système et Le blues du dentiste d’Adam Sillard qui fait partie du collectif Réalistes créé par Ugo Bienvenu.

Comme j’ai acquis et lu ce Métal Hurlant en novembre, je voulais mettre à l’honneur le Mois québécois avec deux bandes dessinées québécoises et un dessinateur allemand pour Les feuilles allemandes mais j’ai pris du retard pour publier ce billet…

Ces mains qui nourrissent de Samia Marshy et Lee Lai. Samia Marshy est la scénariste, elle vit à Tio’tia:ke, c’est-à-dire Montréal, et livre ici son premier scénario (une bonne idée bien rendue). Lee Lai est l’illustratrice, elle est d’origine australienne mais vit à Montréal (elle est connue pour Le goût de la mandarine chez Sarbacane). Même si elle ne fait pas partie de mes bandes dessinées préférées, j’ai apprécié cette histoire en noir et blanc, avec des dessins tout en finesse, et le récit qui interroge les lecteurs sur la production de ce que nous mangeons, le goût des ‘vrais’ fruits et légumes.

Ticket Tuesday de Maya Penn et Tommi Parish. Maya Penn, la scénariste, et Américaine (Atlanta) mais Tommi Parish, né(e) en Australie vit à Montréal. Si l’histoire est plutôt classique – des humains espèrent une vie paradisiaque grâce à une loterie appelée Ticket Tuesday et en attendant le gros lot consomment du VitaSun –, les dessins sont surprenants avec des personnages très colorés (jaunes, rouges…) et surtout disproportionnés.

Un futur différent de Sylvain Runberg et Ingo Römling. Si Sylvain Runberg, le scénariste est Franco-Belge, Ingo Römling, le dessinateur (également musicien), est Allemand. Dans un futur, peut-être proche du nôtre, le monde est surveillé par des drones car une maladie génétique transmise par les moustiques déforme les humains mais des anti-vaxx refusent d’être contraints. Alexia et son bébé fuient devant les milices mais… Un récit rondement mené qui fait réfléchir.

Vous aimez la bande dessinée et la science-fiction ? Métal Hurlant est fait pour vous ! Et sûrement que, comme moi, vous vous demanderez : et si la science-fiction était en fait le réel ? Vous voulez découvrir / soutenir Métal Hurlant ? « Engagez-vous, abonnez-vous qu’ils disaient ! » (p. 4 et 390).

Bon, j’ai bien remarqué quelques fautes comme le « film Distict 9 » (p. 9) ou « un maison » (p. 41) mais ça n’empêche pas d’apprécier l’énorme tour de force pour la réalisation de ce numéro et j’espère qu’il y en aura d’autres (de numéros de Métal Hurlant, pas de fautes !).

Pour La BD de la semaine, Des histoires et des bulles (catégorie 32, un livre sur l’histoire de la BD, du manga, de l’évolution du 9e art, des interviews d’artistes, ce n’est peut-être pas exactement ce qu’attend Noctenbule pour cette catégorie mais Métal Hurlant fait partie de l’histoire de la BD, de son évolution et il y a des interviews d’auteurs et dessinateurs) et Littérature de l’imaginaire #9. Plus de BD de la semaine chez (lien à venir).

Le cahier des livres n° 1 (automne 2021)

Une nouvelle revue littéraire ! Lorsque j’ai lu l’info (en mai sur Livres Hebdo), j’ai immédiatement cherché le site de Le cahier des livres puis j’ai attendu avec impatience la parution du n° 1 (sorti plutôt en septembre qu’en août).

Créé par un trio féminin (Carine Iorenzoni, Lucie Servin et Jennifer Favorel), Le cahier des livres contient 52 pages et coûte 7,50 €.

Après l’édito de Lucie Servin (rédactrice en chef), la promotion du Festival Griboullis à Bordeaux (première édition d’un festival du livre dessiné) et le sommaire, le lecteur entre dans le vif du sujet, la littérature et les auteurs.

Au programme : Lydie Salvayre, Brigitte Fontaine, Magali Le Huche, Charles Baudelaire et Jeanne Duval, Alain Damasio, Leonardo Padura, le métier de relieur… C’est que toutes les littératures sont représentées dans Le cahier des livres : roman, témoignage, bande dessinée, imaginaire, classique, littérature française, littérature étrangère, roman policier, poésie, histoire et même journalisme avec L’affaire Dreyfus version 2.0.

Mes principaux ressentis et envies après la lecture de ce n° 1 :

Source : page FB de Le cahier des livres (19 août 2021)

Un passionnant entretien sur le nouveau roman de Lydie Salvayre, Rêver debout, qui parle de Cervantès et de l’utopie, et je vous avoue que je n’ai jamais lu Lydie Savayre (que je connais tout de même de nom) mais, qu’après la lecture de cet entretien, j’ai très envie de découvrir ses romans !

Dans la sélection littérature, je repère deux romans que j’ai commandés pour la médiathèque : Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina (autrice tatare qui écrit en russe) et Le chat, le général et la corneille de Nino Haratischwili (autrice géorgienne qui écrit en allemand), que je lirai dès que possible.

Enig marcheur de Russell Hoban (1980, traduction en français en 2012) est un roman que j’ai repéré depuis des années mais que je n’ai pas encore eu le temps (le courage) de lire ! Un jour peut-être…

Photo perso (octobre 2019)

Les biblios d’Alain Damasio m’ont rappelé que j’avais beaucoup aimé la rencontre avec cet auteur discret de science-fiction (3 romans en 20 ans, La zone du dehors en 1999, La horde du contrevent en 2004 et Les furtifs en 2019).

J’ai remarqué une erreur : il manque le s à ils dans « qu’il se fient » (p. 9, en bas à gauche).

Cette nouvelle revue littéraire est grand public, tout le monde peut la lire et y trouver son compte.

J’ai aimé le papier (sa texture, sa couleur) et je lirai sûrement le n° 2 (à paraître au prochain trimestre) mais il y a des bonus sur le site, Le cahier des livres, et sur la page FB.

Et vous, avez-vous lu ce Cahier des livres ? Qu’en avez-vous pensé ?

Epsil∞n n° 2 (août 2021)

Epsil∞n n° 2 (août 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, août 2021, 4,90 €.

Après avoir dévoré Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), j’avais hâte de lire ce n° 2. il est construit de la même façon, richement illustré et plus de 80 scientifiques y ont été interrogés par les journalistes. Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

L’enquête « Reforestation : la grande illusion » (p. 20-27) ne me surprend pas parce que j’ai déjà lu un article qui disait que reboiser, c’est bien mais encore faut-il reboiser au bon endroit et avec les bonnes espèces d’arbres. « Un enfer vert pavé de bonnes intentions. » (p. 26).

Le dossier « Trou noir : enfin à l’intérieur » (p. 40-57) explique les études de deux équipes de chercheurs. Trous de ver, autres dimensions, espace-temps, des portes spatio-temporelles… « l’inconnu absolu ! » (p. 46). Un dossier passionnant avec les dernières pages sur le trou noir, « un héros de SF » (p. 52).

Le labyrinthe du plastique ne fait que deux pages (p. 28-29) mais est complet et instructif (de mon côté, j’ai depuis des années beaucoup réduit le plastique, plus de bouteilles d’eau en plastique, le moins d’emballages possibles…). L’estimation mondiale de la population d’oiseaux (p. 38), waow ! La première cellule humaine, bulles de son ou bulles acoustiques, l’ARN, les glaciers de l’Antarctique, etc. L’article le plus surprenant, « Trypillia, la civilisation oubliée » en Ukraine (p. 74-79), une civilisation unique au néolithique ! Quant au cahier Pop’Sciences, il est plein de petits détails scientifiques mais qui ont leur importance.

Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce deuxième numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 3 et j’ai même déjà acheté le n° 4.

Je remets la vidéo :

Epsil∞n n° 1 (juillet 2021)

Epsil∞n n° 1 (juillet 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, juillet 2021, 4,90 €.

Epsil∞n (prononcer epsilone) est une lettre grecque particulièrement utilisée en mathématiques et ∞ est le symbole de l’infini (lire l’éditorial d’Hervé Poirier, rédacteur en chef, p. 3).

Epsil∞n, sous-titré « nouveau magazine d’actualité scientifique » est une précieuse revue en cette période de troubles non seulement médicaux mais aussi sociologiques, économiques, politiques et surtout écologiques.

Douze journalistes de la rédaction de Science & Vie démissionnent (mars 2021) et créent Epsil∞n avec une campagne Ulule (mai-juin 2021). Un magazine français mais qui interroge des scientifiques du monde entier, un magazine scientifique parfait pour le XXIe siècle (mise en page, photographies, illustrations, ligne éditoriale), pour « décrypter le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ».

Vous allez me dire que je suis plus littéraire (et vous aurez sûrement raison) mais la science m’a toujours intéressée (observation de la faune, de la flore, des nuages…) et, même si je n’étais pas vraiment douée en maths (j’ai cependant eu parfois de bons résultats), j’aimais la physique, la chimie, la biologie (j’ai peut-être manqué une vocation !). J’ai arrêté de lire Science & Vie il y a des années parce que j’avais l’impression que ce magazine était devenu trop compliqué pour moi mais j’ai compensé avec Futura Sciences (en ligne) et avec Sciences et Avenir (en ligne et magazine papier à la bibliothèque).

En fait, la science m’émeut comme par exemple les prénoms des dauphins (p. 13), la larve de rascasse « bébé monstre » (p. 18-19), le fait que « la majorité des espèces reste encore à découvrir » (p. 32-33), Mars (p. 38), Jupiter (p. 58-65), l’adolescence chez les animaux (p. 70-75)…

Deux gros articles. L’enquête « Comment la Chine va manipuler la météo » (p. 20-29) mais depuis les années 40, de nombres scientifiques (américains, européens, russes, australiens, saoudiens…) étudient l’ensemencement des nuages. Le dossier « Arbres – Voici le secret de leur triomphe » (p. 42-56), un arbre c’est « un peuple » (p. 48), une « métapopulation » (p. 50).

Un article qui me plaît beaucoup, le contre-pied « Il n’y a pas d’addiction aux écrans » (p. 30-31), eh oui ! On lit tous les jours, on écoute de la musique ou la radio tous les jours, on écrit tous les jours, et même on cuisine tous les jours, on travaille tous les jours, etc., est-on pour le coup addict ? Non, eh bien pour les écrans, c’est pareil ! Attention, depuis 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a tout de même « intégré le trouble addictif aux jeux vidéo dans sa classification des maladies » (p. 30).

Pandémie de coronavirus oblige (depuis bientôt deux ans), le « Covid-19 – Pourra-t-on s’en débarrasser un jour ? » (p. 34-37), une analyse sérieuse bien loin des fake news qui circulent.

L’article le plus drôle, « Crise d’ado – Les animaux aussi » (p. 70-75) avec des illustrations amusantes et des sous-titres tout aussi amusants, « Ados chimpanzés, ils sortent en bande », « Ados chiens, ils n’écoutent plus rien », « Ados souris, elles abusent de l’alcool », « Ados éléphants, ils deviennent irascibles et obsédés » et « Ados vaches, elles changent de personnalité », une étude pourtant sérieuse et époustouflante. Qui a un animal de compagnie a bien dû se rendre compte du changement de comportement durant son adolescence.

L’article le plus surprenant, « Cancer, les bactéries pourraient le soigner » (p. 80-84) avec « sept bactéries mobilisées » pour « soigner le mal par le mal », ce qui fait froid dans le dos (comme quoi la science peut faire peur parfois).

Mon article préféré, pour moi qui aime bien avoir la tête dans les nuages et donc qui apprécie l’astronomie, « Face aux colères de Jupiter, première plongée dans la plus furieuse des planètes » (p. 58-65) avec des photos magnifiques envoyées par la sonde Juno (prises en haute définition avec sa Junocam) ! Il y a aussi un billet court sur Mars (p. 38).

Dans ce numéro, près de 90 scientifiques interrogés, du monde entier et je dirais que tous les domaines scientifiques (ou presque) sont présents, les sciences fondamentales (sciences formelles, sciences naturelles, sciences sociales) et les sciences appliquées (entre autres médecine, génétique, éducation, social…), il y en a ainsi pour tous les goûts, et ce premier numéro (vendu à un prix très raisonnable de 4,90 €) est divertissant (il faut, bien sûr, et pas seulement le cahier Pop’Science, p. 85-97) mais surtout instructif, parfaitement documenté et illustré (j’ai tout lu et je n’ai vu aucune faute d’orthographe ou de grammaire, très bon point !), sans être compliqué (j’ai tout compris même dans des domaines que je connais beaucoup moins !). Donc j’ai très envie de lire le deuxième numéro paru en août (mais après une lecture littéraire).

Vous aussi, vous souhaitez une agréable lecture, enrichissante, à petit prix ? Lisez ce premier numéro d’Epsil∞n !

Cyniquetamere n° 1

Vous rappelez-vous de la nouvelle Le trompettiste de Léon Plagnol et du collectif Cyniquetamere dont je vous ai parlé en juin ? Voici le premier numéro de leur fanzine !

Cyniquetamere : poésies, inspirations, jeux littéraires et autres billevesées

N° 1 – voyage en terres cyniques

Obliques, août 2020, 24 pages , par François Lillart et Léon Plagnol.

Genre : fanzine.

Avec des contenus « alternatifs, désinvoltes, libres et poétiques » (p. 4).

Aux inspirations classiques (le maître, Diogène) ou contemporaines (les disciples, c’est-à-dire les auteurs), des nouvelles, des poèmes, de l’humour, des jeux (littéraires avec contraintes genre OULIPO ou musicaux ou autres), des dessins.

Le tout à lire entre les lignes ou une ligne sur deux, c’est selon votre humeur !