Le cahier des livres n° 1 (automne 2021)

Une nouvelle revue littéraire ! Lorsque j’ai lu l’info (en mai sur Livres Hebdo), j’ai immédiatement cherché le site de Le cahier des livres puis j’ai attendu avec impatience la parution du n° 1 (sorti plutôt en septembre qu’en août).

Créé par un trio féminin (Carine Iorenzoni, Lucie Servin et Jennifer Favorel), Le cahier des livres contient 52 pages et coûte 7,50 €.

Après l’édito de Lucie Servin (rédactrice en chef), la promotion du Festival Griboullis à Bordeaux (première édition d’un festival du livre dessiné) et le sommaire, le lecteur entre dans le vif du sujet, la littérature et les auteurs.

Au programme : Lydie Salvayre, Brigitte Fontaine, Magali Le Huche, Charles Baudelaire et Jeanne Duval, Alain Damasio, Leonardo Padura, le métier de relieur… C’est que toutes les littératures sont représentées dans Le cahier des livres : roman, témoignage, bande dessinée, imaginaire, classique, littérature française, littérature étrangère, roman policier, poésie, histoire et même journalisme avec L’affaire Dreyfus version 2.0.

Mes principaux ressentis et envies après la lecture de ce n° 1 :

Source : page FB de Le cahier des livres (19 août 2021)

Un passionnant entretien sur le nouveau roman de Lydie Salvayre, Rêver debout, qui parle de Cervantès et de l’utopie, et je vous avoue que je n’ai jamais lu Lydie Savayre (que je connais tout de même de nom) mais, qu’après la lecture de cet entretien, j’ai très envie de découvrir ses romans !

Dans la sélection littérature, je repère deux romans que j’ai commandés pour la médiathèque : Les enfants de la Volga de Gouzel Iakhina (autrice tatare qui écrit en russe) et Le chat, le général et la corneille de Nino Haratischwili (autrice géorgienne qui écrit en allemand), que je lirai dès que possible.

Enig marcheur de Russell Hoban (1980, traduction en français en 2012) est un roman que j’ai repéré depuis des années mais que je n’ai pas encore eu le temps (le courage) de lire ! Un jour peut-être…

Photo perso (octobre 2019)

Les biblios d’Alain Damasio m’ont rappelé que j’avais beaucoup aimé la rencontre avec cet auteur discret de science-fiction (3 romans en 20 ans, La zone du dehors en 1999, La horde du contrevent en 2004 et Les furtifs en 2019).

J’ai remarqué une erreur : il manque le s à ils dans « qu’il se fient » (p. 9, en bas à gauche).

Cette nouvelle revue littéraire est grand public, tout le monde peut la lire et y trouver son compte.

J’ai aimé le papier (sa texture, sa couleur) et je lirai sûrement le n° 2 (à paraître au prochain trimestre) mais il y a des bonus sur le site, Le cahier des livres, et sur la page FB.

Et vous, avez-vous lu ce Cahier des livres ? Qu’en avez-vous pensé ?

Epsil∞n n° 2 (août 2021)

Epsil∞n n° 2 (août 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, août 2021, 4,90 €.

Après avoir dévoré Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), j’avais hâte de lire ce n° 2. il est construit de la même façon, richement illustré et plus de 80 scientifiques y ont été interrogé par les journalistes. Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

L’enquête « Reforestation : la grande illusion » (p. 20-27) ne me surprend pas parce que j’ai déjà lu un article qui disait que reboiser, c’est bien mais encore faut-il reboiser au bon endroit et avec les bonnes espèces d’arbres. « Un enfer vert pavé de bonnes intentions. » (p. 26).

Le dossier « Trou noir : enfin à l’intérieur » (p. 40-57) explique les études de deux équipes de chercheurs. Trous de ver, autres dimensions, espace-temps, des portes spatio-temporelles… « l’inconnu absolu ! » (p. 46). Un dossier passionnant avec les dernières pages sur le trou noir, « un héros de SF » (p. 52).

Le labyrinthe du plastique ne fait que deux pages (p. 28-29) mais est complet et instructif (de mon côté, j’ai depuis des années beaucoup réduit le plastique, plus de bouteilles d’eau en plastique, le moins d’emballages possibles…). L’estimation mondiale de la population d’oiseaux (p. 38), waow ! La première cellule humaine, bulles de son ou bulles acoustiques, l’ARN, les glaciers de l’Antarctique, etc. L’article le plus surprenant, « Trypillia, la civilisation oubliée » en Ukraine (p. 74-79), une civilisation unique au néolithique ! Quant au cahier Pop’Sciences, il est plein de petits détails scientifiques mais qui ont leur importance.

Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce deuxième numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 3 et j’ai même déjà acheté le n° 4.

Je remets la vidéo :

Epsil∞n n° 1 (juillet 2021)

Epsil∞n n° 1 (juillet 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, juillet 2021, 4,90 €.

Epsil∞n (prononcer epsilone) est une lettre grecque particulièrement utilisée en mathématiques et ∞ est le symbole de l’infini (lire l’éditorial d’Hervé Poirier, rédacteur en chef, p. 3).

Epsil∞n, sous-titré « nouveau magazine d’actualité scientifique » est une précieuse revue en cette période de troubles non seulement médicaux mais aussi sociologiques, économiques, politiques et surtout écologiques.

Douze journalistes de la rédaction de Science & Vie démissionnent (mars 2021) et créent Epsil∞n avec une campagne Ulule (mai-juin 2021). Un magazine français mais qui interroge des scientifiques du monde entier, un magazine scientifique parfait pour le XXIe siècle (mise en page, photographies, illustrations, ligne éditoriale), pour « décrypter le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ».

Vous allez me dire que je suis plus littéraire (et vous aurez sûrement raison) mais la science m’a toujours intéressée (observation de la faune, de la flore, des nuages…) et, même si je n’étais pas vraiment douée en maths (j’ai cependant eu parfois de bons résultats), j’aimais la physique, la chimie, la biologie (j’ai peut-être manqué une vocation !). J’ai arrêté de lire Science & Vie il y a des années parce que j’avais l’impression que ce magazine était devenu trop compliqué pour moi mais j’ai compensé avec Futura Sciences (en ligne) et avec Sciences et Avenir (en ligne et magazine papier à la bibliothèque).

En fait, la science m’émeut comme par exemple les prénoms des dauphins (p. 13), la larve de rascasse « bébé monstre » (p. 18-19), le fait que « la majorité des espèces reste encore à découvrir » (p. 32-33), Mars (p. 38), Jupiter (p. 58-65), l’adolescence chez les animaux (p. 70-75)…

Deux gros articles. L’enquête « Comment la Chine va manipuler la météo » (p. 20-29) mais depuis les années 40, de nombres scientifiques (américains, européens, russes, australiens, saoudiens…) étudient l’ensemencement des nuages. Le dossier « Arbres – Voici le secret de leur triomphe » (p. 42-56), un arbre c’est « un peuple » (p. 48), une « métapopulation » (p. 50).

Un article qui me plaît beaucoup, le contre-pied « Il n’y a pas d’addiction aux écrans » (p. 30-31), eh oui ! On lit tous les jours, on écoute de la musique ou la radio tous les jours, on écrit tous les jours, et même on cuisine tous les jours, on travaille tous les jours, etc., est-on pour le coup addict ? Non, eh bien pour les écrans, c’est pareil ! Attention, depuis 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a tout de même « intégré le trouble addictif aux jeux vidéo dans sa classification des maladies » (p. 30).

Pandémie de coronavirus oblige (depuis bientôt deux ans), le « Covid-19 – Pourra-t-on s’en débarrasser un jour ? » (p. 34-37), une analyse sérieuse bien loin des fake news qui circulent.

L’article le plus drôle, « Crise d’ado – Les animaux aussi » (p. 70-75) avec des illustrations amusantes et des sous-titres tout aussi amusants, « Ados chimpanzés, ils sortent en bande », « Ados chiens, ils n’écoutent plus rien », « Ados souris, elles abusent de l’alcool », « Ados éléphants, ils deviennent irascibles et obsédés » et « Ados vaches, elles changent de personnalité », une étude pourtant sérieuse et époustouflante. Qui a un animal de compagnie a bien dû se rendre compte du changement de comportement durant son adolescence.

L’article le plus surprenant, « Cancer, les bactéries pourraient le soigner » (p. 80-84) avec « sept bactéries mobilisées » pour « soigner le mal par le mal », ce qui fait froid dans le dos (comme quoi la science peut faire peur parfois).

Mon article préféré, pour moi qui aime bien avoir la tête dans les nuages et donc qui apprécie l’astronomie, « Face aux colères de Jupiter, première plongée dans la plus furieuse des planètes » (p. 58-65) avec des photos magnifiques envoyées par la sonde Juno (prises en haute définition avec sa Junocam) ! Il y a aussi un billet court sur Mars (p. 38).

Dans ce numéro, près de 90 scientifiques interrogés, du monde entier et je dirais que tous les domaines scientifiques (ou presque) sont présents, les sciences fondamentales (sciences formelles, sciences naturelles, sciences sociales) et les sciences appliquées (entre autres médecine, génétique, éducation, social…), il y en a ainsi pour tous les goûts, et ce premier numéro (vendu à un prix très raisonnable de 4,90 €) est divertissant (il faut, bien sûr, et pas seulement le cahier Pop’Science, p. 85-97) mais surtout instructif, parfaitement documenté et illustré (j’ai tout lu et je n’ai vu aucune faute d’orthographe ou de grammaire, très bon point !), sans être compliqué (j’ai tout compris même dans des domaines que je connais beaucoup moins !). Donc j’ai très envie de lire le deuxième numéro paru en août (mais après une lecture littéraire).

Vous aussi, vous souhaitez une agréable lecture, enrichissante, à petit prix ? Lisez ce premier numéro d’Epsil∞n !

L’éléphant Junior

Connaissez-vous les éditions Scrineo axée sur « le savoir et l’imaginaire » et leur revue de culture générale, L’éléphant ? En début d’année, un numéro hors-série L’éléphant Junior est paru (68 pages, 6,90 €). Ce numéro pilote (ou n° 0) a tellement plu que L’éléphant Junior devient une véritable revue ciblée sur les 9-13 ans.

D’abord, il y a 4 personnages qui guident le jeune lecteur : Zoé, curieuse et intrépide, Robin, son meilleur ami, inventif et malin, Elsa, la grande sœur de Zoé, toujours avec son portable, et le Professeur Philéas, avec sa malice, son savoir encyclopédique et sa tête d’éléphant !

La revue est composée de 4 grands thèmes : Histoire, Sciences, Monde et Nature. Il y en a ainsi pour tous les goûts.

Comme le dit l’édito : « Un concentré de jeux, de B.D. et de découvertes » avec de l’humour et une énigme à résoudre !

J’ai vu une petite faute : « une disque » page 28. Mais c’est une revue belle et intelligente, si vous avez de jeunes ados, n’hésitez pas à leur offrir un abonnement.

Mes trois articles préférés sont Le Japon, pays des mangas (dans Monde) et L’intelligence animale et Les monstres marins, mythes et réalité (dans Nature) mais tous les articles sont intéressants.

Les Cahiers de la BD n° 4

Les Cahiers de la BD n° 4.

Vagator Productions, juillet-septembre 2018, 196 pages, 12,50 €.

Il y a deux couvertures avec deux illustrations différentes de Greg Guillemin (son site) : pourquoi ? Si vous achetez ce numéro 4 en presse, vous aurez la couverture rose avec Catwoman et Poison Ivy (c’est ce que j’ai) mais si vous achetez votre exemplaire en librairie, vous aurez la couverture bleue avec Batman et Robin : à vous de choisir, l’un ou l’autre ou les deux pour collectors !

Contrairement à la revue Les Arts dessinées (ici et ici), je ne vous avais pas encore parlé de Les Cahiers de la BD.

Petit historique : Les Cahiers de la BD est une revue consacrée à la bande dessinée fondée par Jacques Glénat en 1960 et dont le dernier numéro est paru en 1990. La revue revient en 2004-2005 sous la houlette de Glénat et de Henri Filippini, rédacteur en chef. Et, tel le phénix qui renaît de ses cendres, elle ressuscite en octobre 2017 grâce à Vincent Bernière (qui s’occupe des hors-séries BD de Beaux-Arts Magazine) et aux donateurs du site de financement participatif KKBB. Vous pouvez suivre Les Cahiers de la BD sur sa page FB (je n’ai pas trouvé de site).

Un numéro spécial consacré à l’amour. « Plutôt que de surfer sur des sites ineptes où la sexualité est rangée par catégorie et où l’amour est inexistant, voire de lire de la littérature sans âme qui cherche tout juste à émoustiller les bonnes âmes, on rêve à l’avènement d’une bande dessinée enfin devenue adulte et qui serait susceptible de placer sur un même plan la romance, le sexe et l’intimité. […] On connaissait le troisième sexe. Il est temps d’enclencher la quatrième. Avec amour. » (p. 3, extrait de l’édito de Vincent Bernière).

En vrac, F’murr (1946-2018), les yokaïs (dommage que l’expo Enfer et fantômes d’Asie à Paris soit terminée…), un gros dossier sur Fabcaro (j’aime beaucoup mais je n’ai pas lu tous ses titres), un chouette hommage de Philippe Dupuy à Philippe Druillet (même si je ne suis pas fan des dessins de Druillet…), un dossier sur la couleur jaune (voir mon billet Défi 52 semaines 2018 #29), une jolie monographie d’Emmanuele Fior (que je découvre) pour la parution de L’heure des mirages, un gros dossier amour, érotisme, sexe en BD avec un des spécialistes mondiaux : Bernard Joubert, un dossier surprenant sur la BD arabe (La nouvelle BD arabe aux éditions Actes Sud). J’ai noté le Mangasia de Nantes (même si ça me fait très loin) et la parution de Florida de Jean Dytar (aux éditions Delcourt).

Une belle revue, riche, sérieuse et précieuse pour le monde de la BD ! Que je mets dans les challenges BD, La BD de la semaine, Un max de BD en 2018 et Challenge de l’été.

Les Arts dessinés #3

Je vous avais montré Les Arts dessinés #1 ici et j’avais chroniqué le contenu ici. Je n’ai pas eu l’occasion de lire le #2 (ah, il est sorti en mars…) mais le #3 oui : juillet-septembre 2018, 162 pages, 14,95 €. Retrouvez les infos sur le site et sur la page FB.

Après la lecture du numéro 1, je disais que la revue était trop occidentale, que ça manquait d’artistes asiatiques, etc. Eh bien ce numéro 3 propose un beau dossier Kazuo Kamimura avec de superbes illustrations du mangaka de gekiga mais le dossier est trop court : 8 pages seulement… En même temps, le reste de la revue est tout aussi beau, diversifié, pointu. De nombreuses pages d’actus, illustrations, bandes dessinées, jeunesse, graphisme, beaux-arts : les PàL et le budget ne disent pas merci !

Je prends note des deux livres illustrés de James Thurber, La dernière fleur et Ma chienne de vie aux éditions Wombat (ici et ici) et de l’intrigant Le coup du lapin et autres et autres histoires extravagantes de Didier Paquignon aux éditions Le Tripode (ici et vidéo ci-dessous). Je ne connaissais pas le magazine Kiblind qui est aussi une maison d’éditions et un atelier, et vous, vous connaissiez ?

J’ai particulièrement aimé les images de Jason Roberts pour le jeu Gorogoa, (ici et vidéo ci-dessous) les illustrations de Sergio Toppi, auteur de bandes dessinées publiées aux éditions Mosquito (ici), les illustrations de Tom Tirabosco sur les péchés capitaux (sublime noir et blanc) et les deux dossiers sur les affiches (celles exposées à Genève et celles d’Emmanuel Excoffier alias Exem).

En conclusion, une très belle revue, à la fois classe et irrévérencieuse ; un peu chère : 14,95 (le premier numéro coûtait 12 €) mais il y a de quoi lire tout l’été !

Une lecture pour les challenges BD, La BD de la semaine, Un max de BD en 2018 en ce qui concerne la bande dessinée et le Challenge de l’été 2018.

Projet 52-2018 #22 et Défi 52 semaines 2018 #22

Pour cette vingt-deuxième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est parfum et… je n’aime pas le parfum, je n’en achète pas, je n’en porte jamais ni sur moi ni sur mes vêtements. Alors, voici d’autres parfums, bien meilleurs à mon goût, ceux des macarons ! (de la pâtisserie chocolaterie Luc Guillet à Valence). Je vous souhaite un excellent weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez vite voir Ma !

Cette semaine, le thème du Défi 52 semaines 2018 est animal et je pense que les humains sont de « drôles » d’animaux, en particulier les dessinateurs BD 😛 (photos prises durant les 5e Rencontres de la BD dont j’ai un peu parlé ici) mais trêve de plaisanterie, voici un animal qui fait l’unanimité (ou presque !), c’est le chat avec la nouvelle revue Miaou (dont j’ai déjà parlé ici). Pour découvrir cette très belle revue « bien-être », je vous donne quelques liens : l’annonce de Prisma Media, la revue sur PrimaShop et surtout la présentation de la revue avec extraits, etc. mais aussi la page Miaou FB. Le n° 1 d’avril-mai est paru le 29 mars et le n° 2 est attendu pour le 6 juin (j’ai hâte !).

Et j’en profite pour vous montrer mon fonds d’écran de juin, toujours chez paon paon.

Image

Projet 52-2018 #20 et Défi 52 semaines 2018 #20

Pour cette vingtième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est repos. Pour moi, repos rime avec dodo donc voici une photo avec… oh, une intruse en bas à droite ! Mais je préfère ne pas recadrer la photo et la laisser telle qu’elle est. Je vous souhaite un excellent weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez vite voir Ma !

Cette semaine, le thème du Défi 52 semaines 2018 est rose, hum le rose n’est pas ma couleur préférée, loin de là… (ainsi que le violet) donc voici les deux seules choses roses que j’ai chez moi (bon, j’ai aussi des gants en caoutchouc roses mais ce n’est pas très hygiénique de les prendre en photo sur la table de salon avec d’autres objets…). Par contre, j’aime beaucoup les fleurs (pas coupées) et voici donc du lilas (ça change des roses) pris en photo le 24 avril dans des teintes de rose du plus foncé au plus clair 🙂

Si vous aimez les chats, je vous conseille ce n° 1 de Miaou qui est vraiment très bien !

Le Nouveau Magazine littéraire #1

Voici enfin mon billet sur Le Nouveau Magazine littéraire #1, acheté fin décembre 2017 et lu en janvier.

Présentation

Le Nouveau Magazine littéraire, janvier 2018 (mensuel), 100 pages, 4,90 €.

Ce premier numéro du Nouveau Magazine littéraire s’ouvre avec Amorces (minuscule histoire littéraire), un joli poème inédit de Patrick Chamoiseau (p. 3) et Tout reste à écrire, l’édito de Raphaël Glucksmann, le directeur du Nouveau Magazine littéraire : « Partons. Partons enfin. Partons loin. » (p. 4). Le sommaire (p. 7) est alléchant.

Contenu

Sur une douzaine de pages, « Cosmopolis » (actus, décryptages, repères) avec des infos toujours instructives.

Puis sur plus de 30 pages, un gros morceau, « les idées » (politique, économie, société), un peu trop politique et économique à mon goût (autant lire un hebdomadaire comme L’Obs ou tiens le petit nouveau ebdo !).

Sur 4 pages, une nouvelle inédite de Leïla Slimani, La confession, extrait « d’un travail en cours », un très beau texte, j’aime bien Leïla Slimani.

Ensuite, sur une trentaine de pages, le dossier « les nouvelles utopies » annoncé en couverture : très beau dossier avec 7 courtes fictions d’écrivains ou philosophes sur le monde dont ils rêvent et une conversation avec Edgar Morin, sociologue et philosophe.

Enfin, sur un peu plus de 15 pages, « notre bibliothèque » avec les parutions romans, essais, poches, romans graphiques plus quelques pages « les arts » avec cinéma, musique, expos, théâtre. Je trouve que c’est peu…

Sur une quinzaine de pages, un dossier sur La Boétie par Michel Onfray, un dossier plus large que sur le seul auteur, avec les thèmes de la servitude, de l’amitié, les émules : pas fan de Michel Onfray mais le dossier est intéressant et m’a donné envie de lire La Boétie.

Et, pour finir, le roman d’un livre avec 1984 d’Orwell à Mossoul par Delphine Minoui, auteur de Les passeurs de livres de Daraya, une bibliothèque secrète en Syrie (Seuil, septembre 2017).

Verdict

Un Nouveau Magazine bien mené mais pas si littéraire que ça… Trop tourné vers la politique à mon avis ! Tout ce qui est politique, économie, société, idées, c’est bien beau mais je veux un magazine littéraire sinon je lis Politis ou autre ! Ou Philosophie Magazine. Pour la littérature, je préfère donc Lire et Page des libraires.

Et vous, avez-vous accroché à ce Nouveau Magazine littéraire ?

La BD d’auteur américaine en 80 albums

La BD d’auteur américaine en 80 albums.

HS 79 des Inrockuptibles, janvier 2018, 100 pages, 8,90 €.

Genres : bande dessinée, comics.

Les auteurs et leurs albums sont classés de cette façon : les précurseurs, les agitateurs, les architectes, la relève.

Les précurseurs : George Herrima (Krazy Kat, 1913-1944), Winsor McCay (Little Nemo, dès 1905) et six autres auteurs. J’avoue que je connais un peu mais je ne suis pas fan de toutes ces couleurs criardes…

Les agitateurs : Harvey Kurtzman, Will Eisner et douze autres auteurs, dont la majorité des œuvres sont en noir et blanc mais je n’adhère pas… Sauf Robert Crumb que j’aime bien mais pas tout et Art Spiegelman dont j’apprécie énormément les œuvres (Maus).

Les architectes : Chris Ware, Joe Sacco, Scott McCloud et dix-huit autres auteurs, et mes chouchous : Jeff Smith (Bone) et Stan Sakai (Usagi Yojimbo).
« Toutes les histoires finissent par être profondément personnelles » Daniel Clowes (p. 46).

La relève : Adrian Tomine et Jason Shiga (Bookhunter) que j’apprécie (ils sont tous deux d’origine japonaise) et 21 autres auteurs.

Un numéro intéressant (j’ai des lacunes en bande dessinée américaine…) avec un beau panorama d’auteurs américains et des œuvres à découvrir (différentes des comics avec super-héros) dans chacune des catégories.