Rat-a-week de l’épouvante – octobre 2019

Marjorie du blog Chroniques littéraires organise le Rat-a-week de l’épouvante (comme chaque année ?) du dimanche 13 octobre (minuit) au dimanche 20 octobre (minuit). Je vais tenter de participer mais je n’ai pas grand-chose d’horrifique dans ma PàL… Infos, logo, inscription et défis chez Marjorie.

Mes billets pour ce marathon

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Projet 52-2019 #41

Quarante-et-unième semaine pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème plante. Eh bien, je n’ai pas de plante chez moi, déjà parce que je n’ai pas la main verte (quoique j’arrive bien à tenir le basilic en pot) et parce que les chats vont gratter la terre et en mettent partout… Par exemple, un été j’ai acheté des tomates en pot et aussi des petit poivrons jaunes, hum… La terre était toute retournée ; quant aux tomates et aux poivrons, ils servaient de jouets aux chats… J’ai laissé tomber ! Mais j’aime bien photographier les plantes à l’extérieur (même si je ne sais pas ce que c’est) et j’espère que celle-ci vous plaît. Je vous souhaite un bon week-end d’automne et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Serait-ce un hibiscus rosa-sinensis (hibiscus rose de Chine) ?

La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou

La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou.

Delcourt, collection Terres de légendes, avril 2018, 176 pages, 22,95 €, ISBN 978-2-7560-6231-0.

Genres : bande dessinée, fantastique (mais pas que).

David Chauvel est au scénario. Il naît le 18 décembre 1969 à Rennes. Il étudie le commerce international mais, devant le chômage, il se lance dans la bande dessinée au début des années 90 : Rails, Black Mary, Les enragés, Nuit noire, Lunatiks, Ring circus, entre autres.

Alex Kosakowski est au dessin. Il vit en Californie, il est artiste dans le jeu vidéo. La route de Tibilissi est la première bande dessinée pour laquelle il collabore au dessin. Son œuvre sur https://alexkosakowski.com/.

Lou est à la couleur. C’est rare que le nom du (ou de la) coloriste soit mentionné sur une couverture (il l’est habituellement sur la page de titre à l’intérieur). Son vrai nom est Simon Canthelou : autodidacte (mais fils de Christian Darasse, auteur de BD), il est graphiste, dessinateur, coloriste et scénariste.

Une famille, à pieds dans la neige, fuit devant des hommes à cheval. La mère puis le père sont touchés par des flèches. Jake reçoit la hache du père mourant qui leur conjure de se rendre à Tibilissi. Les deux frères, Jake l’adolescent et Oto le plus jeune, se sauvent dans la forêt et dans la neige ; ils ont peur, ils ont faim, ils ont froid et la tempête faire rage. Le lendemain, comme ils ne sont pas équipés pour survivre, l’aîné décide de retourner dans leur village de Tchintaïchi pour prendre des vêtements et de la nourriture. Tout est détruit et brûlé mais ils retrouvent Doubi, une bestiole à fourrure (mais de quelle espèce ?) et Trois-Trois, un robot rafistolé. « Par les temps qui courent… Quand le frère ne reconnaît plus le frère… Quand le voisin assassine le voisin… On ne sait plus ni à quoi ni à qui se fier. » (p. 65). Jake et Oto rencontrent une vieille femme puis des voyageurs, hommes, femmes, enfants, qui, eux aussi, fuient la guerre. Mais peut-on faire confiance à des inconnus ? « Il n’y a pas de paix. Il n’y a plus de sécurité nulle part. Nous avons réussi à leur échapper, mais c’est avant tout parce que nous avons eu de la chance. » (p. 107).

La route de Tibilissi est une bande dessinée choc sur l’enfance bousillée dans un pays en guerre : lequel et à quelle époque exactement, on ne sait pas trop, on pense à l’Europe de l’Est (influencé sûrement par Tbilissi mais ici c’est Tibilissi donc ailleurs), mais ce qui arrive peut arriver dans tous les pays et à toutes les périodes. Les deux créatures ne collent pas à cette époque qu’on pense plutôt médiévale mais elles correspondent à la fantasy (pour Doubi) et à la science-fiction (pour Trois-Trois). On a donc ici une bande dessinée fusion et j’aime le mystère et la créativité ! D’ailleurs Alex Kosakowski a un style particulier, pas vraiment américain (comics) mais pas européen non plus, c’est un mélange de plusieurs influences ce qui est une belle réussite ; les couleurs, les personnages et les paysages sont beaux malgré l’horreur de la guerre et de la fuite en étant poursuivis par des ennemis. Le lecteur est en cavale avec Jake et Oto, il a froid, il est sur le qui-vive, en perpétuel danger et il ne sait pas trop où il va : quelqu’un sait où est Tibilissi ? De plus, Oto ne se sépare jamais de son livre et il y a de nombreux clins d’œil aux contes comme la vieille femme qui ressemble à une Baba Yaga. Et surtout la fin est étonnante !

Après plusieurs semaines chaotiques (sans lecture de bandes dessinées), voici enfin une bande dessinée pour La BD de la semaine ! Que je mets aussi dans les challenges BD, le tout nouveau Jeunesse Young Adult #9 et bien sûr Littérature de l’imaginaire #7. J’aimerais bien aussi dans Contes et légendes mais cette BD entre-t-elle dans la piste « Contes de montagnes » : je pense que oui car elle se déroule quand même en forêt enneigée montagneuse (on voit des montagnes, des vallées et des précipices).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

En passant

En coup de vent… 91 – Cafés littéraires à Montélimar

Bonjour mes amis, pour une fois, un billet « En coup de vent… » littéraire.

Si j’ai publié la photo d’Android Nougat [lien] samedi (pour la thématique « monumental »), c’est parce que je suis allée à Montélimar la veille pour une journée professionnelle sur les littératures de l’imaginaire (octobre étant le mois de l’imaginaire).

Je vous épargne le trajet en train, assez court mais qui passe devant la centrale nucléaire de Cruas…

Chaque année ont lieu les Cafés littéraires de Montélimar avec des invités, des rencontres, des spectacles, des expos, etc.

La journée professionnelle du vendredi 4 octobre était sur les littératures de l’imaginaire : ma tasse de thé et aussi une partie de mon travail ! L’événement se déroulait à la Médiathèque intercommunale Maurice Pic de Montélimar (Drôme).

Le matin, deux rencontres, l’une après l’autre :

L’imaginaire dans tous ses états par Stéphane Moulain avec un historique, les genres littéraires science-fiction, fantasy, fantastique et quelques sous-genres puis un échange agréable. J’ai noté deux titres que je n’ai jamais lus et qui, selon lui, sont indispensables : Hyperion de Dan Simmons (un auteur que je n’ai encore jamais lu) et Neverwhere de Neil Gaiman (un auteur dont j’ai déjà lu quelques titres mais pas celui-ci).

Grand entretien avec Alain Damasio modéré par Thierry Caquais. La présentation et l’analyse de Les Furtifs étaient un peu longue mais donnaient très envie à ceux qui ne l’ont pas encore lu de le lire ! Alain Damasio m’est apparu très à l’aise, détendu, engagé (je l’avais vu fin mai sur le plateau de 28’ sur Arte, je vous mets la vidéo ci-dessous si c’est possible). Il a un tic de langage : il dit très souvent « tu vois » et tutoie le public, ça m’a amusée. J’ai pris quelques notes mais je ferai un billet à part car je n’ai pas encore lu Les Furtifs, je n’ai d’ailleurs jamais lu aucun roman de cet auteur. Il a écrit plusieurs nouvelles et seulement trois romans en vingt-cinq ans (car il a une longue gestation) : La Zone du Dehors (1999, réédition 2007 et poche 2009), La Horde du Contrevent (2004 et poche 2007) et Les Furtifs (2019). Quelqu’un parmi vous les a lus ?

De gauche à droite : Thierry Caquais (modérateur) et Alain Damasio (auteur)

L’après-midi, deux rencontres, en même temps :

Table ronde avec Antonin Atger (pour Interfeel chez PKJ, science-fiction) et Valérie Simon (pour Coup d’état chez ActuSF, fantasy), modérée par Thierry Caquais. Deux auteurs que je ne connaissais pas et deux titres qui m’ont paru intéressants non seulement pour les ados mais aussi pour les adultes. La conversation a tourné sur les résumés et les contenus de ces romans, le rôle de la politique et des relations humaines, le rôle des femmes aussi, évidemment sur les littératures de l’imaginaire et plus encore (cinéma, jeux vidéo…). Je les lirai si j’en ai l’occasion (si la bibliothèque les achète !).

De gauche à droite : Thierry Caquais (modérateur), Antonin Atger et Valérie Simon (auteurs)

Une journée enrichissante, je remets ça dès que possible !

J’ai finalement trouvé la vidéo avec Alain Damasio donc elle est ci-dessous (en espérant qu’elle ne disparaîtra pas) et je vous souhaite une bonne semaine automnale et de belles activités littéraires ou autres 🙂

Challenge Jeunesse Young Adult #9

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 9e édition. L’objectif est de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020. Pour la 2e année, sont autorisées les bandes dessinées.

Infos, nouveau logo (très joli) et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2019) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Comme je n’ai pas réussi à honorer le challenge en 2018…, je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Et cette année, j’espère faire mieux.

Mes lectures pour ce challenge

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9.

10.

Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

1. La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou (Delcourt, 2018, France/États-Unis)

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Projet 52-2019 #40

Quarantième semaine pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème monumental. Je vous montre le nougat monumental de Montélimar ! Bon, je fais un peu de pub pour Google puisque c’est Google qui a offert cette statue à la ville de Montélimar (Drôme) en 2016 (inauguration en septembre 2016) : la statue de Bugdroid (Android Nougat en français) fait près de 2 mètres de haut (1,98 m exactement) et pèse 110 kilos (elle est en plastique). C’est une œuvre unique qui a été créée (à Mountain View, Californie) pour célébrer le système d’exploitation 7.0 Nougat. Ce n’est pas exceptionnel mais c’est… monumental ! Je vous souhaite un bon week-end d’automne et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Android Nougat – Montélimar (Drôme)

Le blues du chat de Sophie Chabanel

Le blues du chat de Sophie Chabanel.

Seuil, collection Cadre noir, mars 2019, 304 pages, 19 €, ISBN 978-2-02141-874-3.

Genres : littérature française, roman policier.

Sophie Chabanel a étudié à HEC Paris (1987-1990) et a d’abord travaillé en entreprise avant de se lancer dans l’écriture. Du même auteur : La griffe du chat (mars 2018). Plus d’infos sur son site pro, « Former, écrire, accompagner », http://www.sophie-chabanel.com/.

Ancien trader, pro de la communication, reconverti dans la cause environnementale, François-Xavier Tourtier a fait une réaction anaphylactique due aux crevettes : accident ou meurtre ? « L’ex-trader François-Xavier Tourtier, fondateur et P.D.G. de Soleil et Terre, est mort hier soir à Roubaix, pendant sa remise de Légion d’honneur. » (p. 21). De plus, « Les seringues de secours de Tourtier ont été vidées et remplies d’eau. On a bien affaire à un assassinat. » (p. 22). La commissaire Romano (femme libre de 47 ans) et son adjoint Tellier mènent l’enquête et ils ne manquent pas de suspects qui déblatèrent. « Romano pour qui écouter ce genre de boniments était toujours une épreuve, respira profondément. C’était d’ailleurs un grand mystère : pourquoi un métier qui demandait autant d’intelligence consistait-il, en grande part, à écouter des idioties ? » (p. 144).

Ce roman policier se déroule à Roubaix, une ville industrielle du nord de la France (qui souffre de la désindustrialisation et donc d’un fort taux de chômage) mais je ne dirais pas que ce roman est un polar du terroir, c’est un roman policier classique, avec une enquête classique, un roman sans prétention. Par contre, il y a une belle ambiance et une belle galerie de personnages chez les policiers (Romano, Tellier, Clément, Bertin) et chez les suspects (Ariane Tourtier l’épouse éplorée, son grand-père monsieur de Courcel, le père Criaud…) sans oublier le chat, Ruru (qui n’est pas le même que dans le premier tome, La griffe du chat) et aussi beaucoup d’humour (de la malice dit l’éditeur).

Le blues du chat qui m’a attirée par son titre et sa couverture est donc une jolie surprise, qui suit La griffe du chat dont je vous parlerai plus tard.

Une chouette lecture de la Rentrée littéraire janvier 2019 pour le challenge Polar et thriller 2019-2020.