Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka

Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka.

Glénat, juin 2018, 226 pages, 7,60 €, ISBN 978-2-34402-551-2. ブルージャイアント(2013) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, seinen.

Shinichi ISHIZUKA 石塚真一 naît en 1971 dans la préfecture d’Ibaraki. Il part étudier la météorologie aux États-Unis pendant 5 ans. Il découvre l’escalade et publie Vertical (18 tomes). Car, de retour au Japon, il devient mangaka.

Dai Miyamoto joue au basket depuis le collège. Il décide tout à coup d’écouter du jazz. « Miles Davis, Charlie Parker et Bill Evans… J’ai pris ceux qui avaient l’air les plus célèbres. » (p. 11). C’est que « Le jazz, c’est une musique rude et brûlante, née de la collision entre les personnalités de chacun. » (p. 19). Son ami Shuhei, qui joue du piano et de la guitare, l’emmène à un concert. Après son entrée au lycée, Dai se met à jouer du saxo sur les berges de la rivière Hirose à Sendai. Mais il ne suit aucun cours et n’a pas de partitions, il y va au feeling, il improvise. Et quand il pleut, il joue sous un tunnel. « Cet écho… est géant ! » (p. 70). « Le jazz, c’est une musique libre et intense ! » (p. 83). Mais les jeunes de son âge ne comprennent pas son engouement… « C’est une musique… grave, puissante et brûlante. » (p. 85). Et il veut devenir « le meilleur jazzman au monde » (p. 137).

Cette série en 10 tomes est pré-publiée au Japon dans Big Comic puis éditée par Shôgakukan (entre 2013 et 2017). Mais attention, Blue Giant n’est pas terminé avec ces 10 tomes ! Suit Blue Giant Supreme (ブルージャイアント シュプリーム) en 11 tomes et Blue Giant Explorer (ブルージャイアント エクスプローラー) prévoit de suivre Dai Miyamoto aux États-Unis (sûrement une dizaine de tomes aussi).

C’est trop pour moi mais j’ai été ravie de découvrir ce premier tome très bien dessiné (époustouflant et vibrant même) et qui raconte une musique que j’écoute peu (je suis plus rock) même si je connais les grands noms du jazz.

Cette série plaira assurément aux amateurs de jazz mais aussi aux amateurs de musique en général et bien sûr aux amoureux de très beaux mangas.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Lecture 2021 (catégorie 31 = un livre ayant comme thème principal la musique mais il pourrait aller dans les catégories 4, 12, 33, 39 et 40 !) et Petit Bac 2021 (catégorie Couleur pour Blue). Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

 

Le défi du 20 janvier 2021

Ancien logo

Après lecture de plusieurs billets d’écriture chez Lydia, j’ai consulté les consignes et j’ai décidé de participer à ce Défi du 20 (créé par Antiblues mais comme son blog n’existe plus, j’ai l’impression que maintenant il est) géré par Passiflore.

L’objectif est d’écrire chaque 20 du mois un texte contenant deux mots choisis chaque mois par un(e) participant(e) différent(e), ces deux mots commençant par une lettre dans l’ordre de l’alphabet (voir sous mon texte pour les mois suivants).

Comme c’est ma première participation, je ne sais pas encore si j’écrirai un texte indépendant à chaque fois ou si j’aurai envie de créer une histoire qui se suit sur l’année, à voir donc.

Nouveau logo créé par Soène

Pour janvier, Passiflore propose deux mots en L : liberté et libellule.

Voilà, je commence l’année avec ce nouvel atelier d’écriture. Il est tout simple : il suffit apparemment de faire court, amusant et de placer deux mots. Le premier est liberté est je pense que c’est un très beau mot pour débuter cette année 2021. J’espère que la liberté sera bien présente parce que, comme chacun le sait, 2020 fut compliquée. Et nous ne sommes pas encore tirés d’affaire… Mais, telle la libellule, nous avons bien envie de voler de nos propres ailes, n’est-ce pas ? Et de faire des prouesses : eh oui, les ailes antérieures et postérieures sont indépendantes l’une de l’autre ce qui permet à la libellule de jolies pirouettes aériennes y compris sur place ou en marche arrière. Enfin, pour nous, la marche arrière… non merci ! Maintenant que 2021 est là, nous ne retournerons pas en 2020. De toute façon le voyage dans le temps n’a pas (encore) été inventé. Par contre, la libellule est un insecte qui se métamorphose durant sa vie et j’espère que le fameux vaccin ne nous transformera pas, nous humains, en autre chose mais, la génétique… c’est une autre histoire !

J’espère que ce petit texte vous a plu. En février, Soène proposera deux mots en M. En mars ce sera N, en avril O, en mai P, en juin Q, en juillet R, en août. S, en septembre T, en octobre U, en novembre V et en décembre W. Alors, rendez-vous le 20 février pour la suite ou une nouvelle histoire !

Jean de Kolno de Stefan Żeromski

Jean de Kolno de Stefan Żeromski.

Bibliothèque russe et slave, 22 pages. Jan z Kolna (1922) est traduit du polonais par Thérèse Le Gal La Salle et cette nouvelle est parue dans la Revue politique et littéraire, année 63, n° 3, en 1925.

Genres : littérature polonaise, nouvelle.

Stefan Żeromski naît le 14 octobre 1864 dans le village de Strawczyn près de Kielce (région de Sainte-Croix, Pologne). Dans une Pologne partagée entre les empires allemand, austro-hongrois et russe, il s’engage jeune pour la justice social et la politique. D’ailleurs son premier roman, Les travaux de Sisyphe (Syzyfowe prace, 1897), plutôt autobiographique, met en scène des lycéens polonais qui résistent à la germanisation et à la russification de la Pologne. D’abord précepteur puis responsable de la bibliothèque polonaise de Rapperswil en Suisse (1892-1896) et de la bibliothèque Zamoyski de Varsovie (1897-1903), il écrit des nouvelles, des romans et du théâtre. Il est journaliste de guerre durant la guerre entre l’Union soviétique et la Pologne (1919-1921). Certaines œuvres sont écrites sous des pseudonymes, Stefan Iksmoreż, Józef Katerla et Maurycy Zych. Et plusieurs de ses œuvres sont adaptées au cinéma en Pologne. Il est comparé à Fiodor Dostoïevski et à Gustave Flaubert « tant pour ses recherches artistiques audacieuses que pour la finesse et la complexité psychologique de ses personnages pris dans la tourmente de la grande histoire » (source Wikipédia). Il meurt le 20 novembre 1925 au Palais royal de Varsovie. Sa maison d’été à Nałęczów est devenue un musée en son honneur en 1928.

Jean de Kolno, célèbre navigateur « au service des états scandinaves et danois » (p. 5) dans les mers du Nord, construit son nouveau navire dans son pays natal, la Pologne. C’est que les ouvriers polonais et les mâts polonais sont réputés.

Voici la description de Jean de Kolno. « C’était un homme de haute taille, aux épaules larges, au cou solide, au ventre gros, aux genoux et aux pieds puissants. L’été comme l’hiver, il travaillait avec sa chemise déboutonnée sur sa poitrine ; il avait la tête nue, portait une culotte de peau montant seulement jusqu’à l’aine et un léger caftan sur les épaules. Il se plaisait par la pluie et la glace, ne respirant largement, de ses vastes poumons, que parmi les ouragans du Nord. » (p. 5). C’est qu’après avoir fait deux fois le tour de l’Islande, il est attiré par le Groenland et l’Océan arctique.

Les descriptions de l’Islande, de l’Océan, des vents, des lumières et aurores boréales, de la Nature sont superbes, pleines de vie, de poésie et de réalisme et donnent envie de voyager malgré le froid polaire. « Ce spectacle éveillait dans son âme une passion dominante qui chantait en lui comme une musique éternellement neuve et toujours inconnue et lui inspirait un amour des dangers toujours renaissants. » (p. 7).

Le voyage l’appelle, la curiosité le fait vivre, il ne supporte plus la ville. « Il était dévoré par une curiosité inassouvie, par un désir inextinguible, par un feu qui lui brûlait la plante des pieds sur les terres peuplées et habitées par la race humaine. Sans cesse à son esprit se posait cette question : Qu’est-ce qu’il y a plus loin ? Qu’y a-t-il là encore ? Qu’est-ce qui se cache au delà de ce grand continent que tu as déjà aperçu ? » (p. 9-10).

Il lui faut alors le navire parfait pour supporter l’Océan, les vents, les tempêtes. « À présent il voulait construire son galion selon son idée propre, suivant sa connaissance du problème de ses destinées, parfait, capable de vaincre le Nord. Il voulait le doter de tout, lui donner sa propre raison, sa force, son endurance, son inflexibilité, sa puissance indestructible. Dans ses rêves, il lui donnait la forme d’un cygne. Il faisait le dessin de son navire semblable à cet oiseau qui annonce le Nord aux mers du Sud. » (p. 13).

Bon, il faut aimer le froid glacial, les peaux de bêtes, l’huile de foie de morue… Mais c’est un beau voyage littéraire. Et, à travers ses rêveries au bord de la Vistule et les matériaux de construction – dont le bois – qui viennent de toutes les régions, c’est la richesse de la Pologne que l’auteur (dé)montre, la maîtrise de leurs métiers qu’ont les ouvriers et les artisans polonais, « charpentiers, tourneurs, menuisiers, scieurs, forgerons, fondeurs de cuivre, verriers, et maîtres en voilure. » (p. 16). Prêts à embarquer sur le Cygne avec Jean de Kolno ?

J’ai aimé le côté à la fois humaniste et dramatique de cette nouvelle et je relirai cet auteur que je découvrais !

Pour le Mois des nouvelles et les challenges 2021, cette année sera classique et le Projet Ombre 2021.

Madame Diogène d’Aurélien Delsaux

Madame Diogène d’Aurélien Delsaux.

Albin Michel, août 2014, 138 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-226-25827-4.

Genres : littérature française, premier roman.

Aurélien Delsaux naît en 1981 à Lyon et grandit en Isère. Il est auteur (roman, poésie, jeunesse), comédien et metteur en scène (théâtre) et peintre. Du même auteur : Sangliers (2017), Le grand ménage de madame Cavacava (2018) et Pour Lucky (2020). Plus d’infos sur son site officiel et sur le site de la compagnie L’arbre.

Madame Diogène est une vieille femme qui ne sort plus de son appartement au 6e étage d’un immeuble. Appartement qu’elle a transformé avec tout ce qui lui tombait sous la main… « Elle a établi son terrier au centre de l’ancien séjour, à quoi plusieurs galeries mènent. Il est creusé dans la glaise des choses, et fait comme un petit hémicycle, une frêle arche de couvertures, de tissus, de vieux vêtements (ses manteaux, robes, jupes, chemisiers, culottes, bas), de boîtes à chaussures, de cartons, de cagettes, de sacs en plastique bourrés de papiers et d’emballages. » (page 13). Par un coin de fenêtre, elle observe les éboueurs pendant qu’un voisin, le Gros, tape à sa porte en la menaçant. C’est que la puanteur a atteint les appartements voisins… Les seules – très rares – visites sont celles de l’Assistante qui vient voir si elle va bien et de sa nièce qui veut la placer aux Trois-Roses. Elles n’entrent que dans le couloir de l’entrée qui est resté normal et propre. « Elle n’attend plus personne. Elle n’attend plus rien maintenant. » (page 43). L’appartement est envahi d’insectes, de vers, de souris… et des fantômes de sa vie. La vieille cherche son chat. « Elle l’a encore vu hier, elle en est sûre. » (page 64). Et par la fenêtre, elle observe encore, les grèves et les manifestations. « […] ils s’agitent encore, marchent, courent, se bousculent, se piétinent. » (page 129).

Aurélien Delsaux réussit, pour son premier roman, un coup de maître ! Très bien écrit, très bien dosé, Madame Diogène est un court roman, intense, dérangeant et parfaitement maîtrisé qui enferme le lecteur dans la solitude et la folie, avec un humour discret mais bien présent. Un prix littéraire amplement mérité : la Plume d’Or du Chapiteau du Livre 2015 (Hérault), et finaliste du Prix du premier roman et du Prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco.

Pour le Challenge lecture 2021 (catégorie 46, jeu de mots, madame Diogène s’appelle comme ça parce que Diogène vivait dans un tonneau et elle vit enfermée dans son appartement) et Petit Bac 2021 (catégorie Être humain pour madame).

Le Gel craquant d’Alexandre Afanassiev

Le Gel craquant d’Alexandre Afanassiev.

In Contes populaires russes, tome 1, Imago, janvier 2009, 384 pages, 28 €, ISBN 978-2-84952-071-0. Traduit du russe et présenté par Lise Gruel-Apert.

Genres : littérature russe, conte.

Alexandre Nikolaiévitch Afanassiev (Александр Николаевич Афанасьев) naît le 11 juillet 1826 à Bogoutchar (oblast de Voronej, Russie). Il aime la lecture depuis l’enfance (bibliothèques de son père et de son grand-père) et les contes que lui racontent ses nourrices. Il étudie le Droit à Moscou, écrit des articles (littéraires et politiques) et des livres (histoire, mythologie, folklore…) puis devient professeur avant d’être employé « aux Archives centrales du ministère des Affaires étrangères de Moscou » (introduction, p. 14) de 1849 à 1862. Il meurt le 23 septembre 1871 à Moscou.

Afanassiev est l’équivalent des frères Grimm pour les contes russes puisqu’il a collecté près de 600 contes. « À la fois historien de la civilisation et de la littérature russes, juriste, ethnographe, folkloriste, bibliographe, critique, journaliste, archiviste, étymologiste, connaissant de façon phénoménale presque toutes les langues indo-européennes, Alexandre Nikolaiévitch Afanassiev fut, dans le domaine des sciences humaines, l’un des savants les plus célèbres de son époque. » (introduction, p. 7).

Dans ce premier recueil (il y en a trois en tout) de Contes populaires russes, ce sont les contes d’animaux (62) et les contes du merveilleux (53) qui ont été privilégiés. Ce conte (4 pages), Le Gel craquant, Morozko (Морозко), est dans la deuxième partie, celle des contes du merveilleux. Il existe une variante intitulée Le Gel au nez rouge.

Un vieux et une vieille ont trois filles mais la vieille n’aime pas l’aînée car c’est en fait sa belle-fille. Marthe doit faire toutes les besognes et supporter les remontrances injustifiées de sa belle-mère. « La pauvrette pleurait en silence. Elle s’efforçait par tous les moyens de complaire à sa marâtre et de servir les filles de celle-ci ; mais les filles, qui imitaient leur mère, taquinaient méchamment Marthe, lui jouaient de vilains tours et la faisaient pleurer : c’était même devenu un de leurs jeux favoris. » Un jour, pour se débarrasser de Marthe, la vieille dit au vieux qu’il faut la marier mais en fait elle veut la livrer au Gel craquant, c’est-à-dire l’abandonner dans la forêt de pins enneigés… Le vieux, faible, ne peut qu’obéir à la méchante marâtre. « Reste là à attendre ton fiancé ; surtout, fais-lui bon accueil ! ». Lorsqu’il y retourne le lendemain, non seulement Marthe est vivante mais elle est couverte d’un somptueux manteau et accompagnée d’un « coffre rempli de riches cadeaux ». La marâtre éberluée décide de faire de même avec ses deux filles, Paracha et Macha, mais…

Si la condition de Marthe peut ressembler à celle de Cendrillon, le conte prend une tout autre direction et dimension en Russie (froid oblige !), Morozko personnifiant l’hiver. Ce conte a inspiré un film soviétique, Morozko, réalisé par Alexandre Rou en 1964.

Pour les challenges 2021, cette année sera classique, Contes et légendes #3 et Projet Ombre 2021.

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Lundi Soleil 2021 #1 bis

Nous sommes toujours dans le premier thème de Lundi Soleil 2021, celui de janvier qui est la couleur argent. Je n’étais pas satisfaite de la première photo publiée lundi dernier… Voici donc une deuxième photo de couleur argent et vous remarquerez qu’ici aussi argent et bleu sont liés (je n’ai pas fait exprès) ! Bonne semaine et rendez-vous pour le prochain thème.

Tôkyô, Japon

L’empreinte de Karel Čapek

L’empreinte de Karel Čapek.

Bibliothèque russe et slave, collection Littérature tchèque, 26 pages. Šlépěj (1917) est traduit du tchèque par Hanuš Jelínek (pour la Gazette de Prague janvier-février 1924). La couverture ci-contre est l’édition numérique des éditions Marques.

Genres : littérature tchécoslovaque, nouvelle.

Karel Čapek, je vous remets ce que j’avais écrit pour La mort d’Archimède. Karel Čapek naît le 9 janvier 1890 à Malé Svatoňovice en Bohème. Il étudie à Brno puis à Berlin (philosophie) et Paris (Lettres). Il est francophile (il traduit Apollinaire et Molière), amateur de musique ethnique et de photographie. Il meurt le 25 décembre 1938 à Prague.

Après s’être mis à l’abri du froid et de la neige, Boura, un pèlerin, reprend sa route. Ses pas restent dans la neige et il croise un homme en sens inverse qui fait de même mais observe quelque chose. « Voyez-vous cette empreinte, là-bas ? demanda l’homme en désignant une empreinte de pied à quelque six mètres du bord de la grand’route, où ils se tenaient tous les deux. » (p. 2). Mais « l’empreinte du pied était isolée au milieu d’un champ ; il n’y en avait pas d’autre ni devant, ni derrière ; elle était nette et précise sur la surface blanche de la neige, mais aucun pas ne conduisait vers elle ni ne s’en éloignait. » (p. 3). Comment est-ce possible ? Les deux hommes cherchent une explication à cette unique empreinte au milieu du champ enneigé. « Elle était profonde et énergique […] » (p. 5). Mais pendant que chacun argumente, la neige reprend et les deux hommes se séparent sans avoir percé le mystère de l’empreinte.

Un an plus tard, Boura n’est pas du tout à la conférence qu’il donne devant les membres de la Société Aristotélique… Holeček est présent et il est en fait l’homme avec qui il avait observé l’empreinte ! « Ah, oui, dit Boura content, c’était vous. Je suis très heureux, vraiment… J’ai souvent pensé à vous. Eh bien, avez-vous trouvé les autres empreintes ? » (p. 13).

Petites erreurs… « Je me souvient » (p. 8), « je ne fait que constater » (p. 11), « il gagnait à nouveaux » (p. 12), aïe, ça fait mal aux yeux…

Mais L’empreinte est une belle réflexion philosophique et métaphysique, un peu comme une parabole, sur l’âme humaine et ce qu’elle comprend (ou pas) de la réalité et de la rationalité. Un grand écrivain de la première moitié du XXe siècle à découvrir pour la sobriété et la sincérité de ses textes. Dans cette nouvelle, j’ai apprécié le côté mystérieux et j’ai quelques autres titres de Karel Čapek !

Pour le Mois des nouvelles, le Projet Ombre 2021 et 2021, cette année sera classique.

Challenge British Mystery #6 – 2021

Oui, le challenge British Mystery #6 est bien là en 2021 ! Du 1er janvier au 31 décembre, le challenge proprement dit, et du 1er au 31 mars, le British Mystery Month. Les pays concernés sont toujours Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande (nord et sud). Sont autorisés la littérature y compris jeunesse (romans, BD, essais…), les films, séries, documentaires, les reportages photos et récits de voyage…

Voici ce que nous disent les organisatrices : « Des crimes, de l’arsenic, des rues anglaises inquiétantes ? C’est surtout pour nous un challenge doudou, car il nous fait passer des moments délicieux avec, souvent, des polars pleins de dentelle, de vieilles demoiselles, de théières, de villages et de salons anglais. Qui plus est cette année, sans la perspective imminente d’un voyage en Angleterre pour cause de covid-19. […] Amoureux de l’Angleterre, amateurs de detective stories et/ou de mystères (sur)naturels, ce challenge est le vôtre ! »

Infos, logos (l’ancien ci-contre est toujours valable mais il y a deux beaux nouveaux logos ci-dessus) et inscription chez Hilde et chez Lou.

Les catégories

Esprit es-tu là ? Manifestations sporadiques et inattendues, effet garanti = entre 1 et 5 participations.
Résidant de Baker Street = entre 6 et 10 participations.
Gardien de Highgate Cemetery = 11 participations et plus.
Je choisis pour l’instant Esprit es-tu là mais j’espère faire mieux.

Mes billets pour ce challenge

En passant

En coup de vent… 123 – Prix La Passerelle 2021

Bonjour, chaque année je vous parle de ce prix littéraire, 2013-2014-2015 (ici), 2016 (ici et ici), 2017 (ici, ici et ici), 2018 (ici, ici et ici), 2019 (ici) et 2020 (ici et ici). Voici les six romans sélectionnés pour le Prix La Passerelle 2021 (même si je n’ai pas pu assister à la présentation au public samedi dernier…).

Les 6 romans en lice pour cette 9e édition sont (par ordre alphabétique d’auteurs) : Mauvaises herbes de Dima Abdallah (Sabine Wespieser, août 2020), Une république lumineuse d’Andrés Barba (Bourgois, mai 2020), La cuillère de Dany Héricourt (Liana Lévi, août 2020), Le dit du Mistral d’Olivier Mak-Bouchard (Le Tripode, août 2020), Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin (La manufacture de livres, août 2020) et Harpo de Fabio Viscogliosi (Actes Sud, janvier 2020).

Je n’ai pas encore publié ma note de lecture de Ce qu’il faut de nuit mais j’ai beaucoup aimé. Je ne sais pas encore pour lequel je vais voter car j’ai bien aimé La cuillère et j’ai beaucoup aimé Une république lumineuse, Le dit du Mistral, Ce qu’il faut de nuit et Harpo donc j’hésite entre ces quatre titres !

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Projet 52-2021 #2

Deuxième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème au hasard. Je n’ai pas trouvé de trèfle à quatre feuilles donc je vais vous proposer autre chose. Est-ce que, par hasard, vous auriez envie d’un petit voyage ? Et aussi, pour moi, hasard égale chance (enfin, pas toujours, mais ici oui) donc voici un panier rempli de hasard et de chance – en provenance de Tôkyô – alors choisissez ! Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Tôkyô, Japon (je précise que la photo est verticale, le panier étant accroché à un mur)