Challenge Les dames en noir

Repéré chez Les Pipelettes en parlent (Zina avait créé ce challenge il y a quelques années), je m’inscris au challenge Les dames en noir qui court du 10 janvier 2022 au 9 janvier 2023. Infos, logos et inscription chez Zofia.

L’objectif est, vous l’avez sûrement deviné, de lire des romans policiers (thrillers, polars, romans noirs, etc.) écrits par des femmes. Des romans donc mais sont aussi acceptés les nouvelles, les écrits sous pseudonymes masculins, les lectures en VO, les romans écrits par un couple, les bandes dessinées et les romans graphiques (du moment qu’il s’agit d’un policier). Les lectures en cours au moment de l’inscription sont acceptées ainsi que les lectures terminées dans l’année.

On peut augmenter de niveau de participation en cours de challenge mais pas régresser : Zofia change automatiquement le niveau quand on atteint le palier supérieur. Eh bien, je démarre avec le niveau 1 et je verrai si je lis plus de policiers féminins.

Les niveaux
1- Karen Maitland : de 1 à 6 livres.
2- Gillian Flynn : de 7 à 12 livres.
3- Karine Giebel : de 13 à 18 livres.
4- Fred Vargas : de 19 à 24 livres.
5- Agatha Christie : plus de 25 livres.

Les 4 défis trimestriels (facultatifs, je vais voir ce que je peux lire)

Janvier-mars : un roman policier oublié c’est-à-dire qui est dans la PàL depuis au moins 2 ans.

Avril-juin : aux frontières du réel c’est-à-dire un roman policier qui flirte avec la magie, le fantastique, la science-fiction…

Juillet-septembre : voyage, voyage c’est-à-dire un roman policier qui se passe loin (tout ou en partie, mais au moins 50 %) soit Amérique du Sud, Océanie, Afrique, Asie, partout dans le monde sauf Europe et Amérique du Nord.

Octobre-décembre : sans public c’est-à-dire lire un huis-clos.

Les 2 défis jokers (pour remplacer un ou deux des défis trimestriels pour lesquels on n’aurait pas de livres)
1- Lire un tome d’une saga.
2- Mauvais genre c’est-à-dire un roman policier écrit par un homme.

Mes lectures pour ce challenge policier féminin

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Projet 52-2022 #3

Troisième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème tradition. Je veux vous parler du shôgi, ou « jeu des généraux », un jeu traditionnel japonais semblable au jeu d’échecs. Les plus anciennes traces au Japon remontent au XIe siècle mais ce jeu est évoqué dès le VIe siècle en Inde et en Chine. Au Japon, la ville de Tendô (dans la préfecture de Yamagata) est dédiée au shôgi et à la production des pièces et du plateau (le shôgiban, plat ou monté sur pieds et qui contient deux tiroirs pour ranger les pièces), le tout en bois traditionnel ou précieux. C’est là que ma photo a été prise. J’ai appris à jouer mais ça fait longtemps que je n’ai pas joué… Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Mardy & Ozgo – Le monde d’en dessous de Marie Lenne-Fouquet et Marie Morelle

Mardy & Ozgo – Le monde d’en dessous de Marie Lenne-Fouquet et Marie Morelle.

Sarbacane, collection Pépix, septembre 2020, 224 pages, 10,90 €, ISBN 978-2-37731-468-3.

Genres : littérature jeunesse française, roman mi-fantastique mi-fantasy.

Marie Lenne-Fouquet naît en 1984 dans les Deux-Sèvres. Elle est professeure et autrice pour la jeunesse. Plus d’infos sur son site officiel.

Marie Morelle, Parisienne ayant étudié les Beaux-Arts à Londres, est illustratrice pour la presse et pour la jeunesse. Plus d’infos sur son site officiel.

Mardy et Ozgo sont frères et viennent d’emménager dans une nouvelle maison avec leurs parents et leur sœur, Petite. Mais leur chat, Benjamin, a disparu depuis quatre jours et Mardy s’inquiète… « Maman, c’est vrai, ce qu’on lit dans les journaux ? Que tous les chats du village disparaissent, ces derniers temps ? » (p. 9).

Je ne dévoile rien sur les particularités de Mardy, Ozgo et Petite, vous les découvrirez en lisant ce roman.

Après avoir interrogé tous les voisins, dont certains ont perdu aussi leur chat, Mardy et Ozgo décident d’aller de nuit dans la forêt mais Petite étant réveillée, ils sont obligés de l’emmener avec eux. « Le petit convoi se mit en route et traversa le jardin. » (p. 39).

Mais, lors d’une pause, les deux garçons perdent le bébé, c’est-à-dire Petite. Dans la souche d’un arbre, ils découvrent « un monde […] un vrai monde » (p. 48). C’est le monde des Ploozes, des petites créatures vertes en forme de boules. D’ailleurs, il n’y a pas que Petite qui a disparu, emportée pour aller voir le roi Harold, tous les chats disparus sont là, nourris, choyés, un véritable paradis pour eux. « Non, il ne rêvait pas. Tout cela était bien réel. Et il fallait sauver Petite. » (p. 70).

Mardy et Ozgo vont-ils pouvoir récupérer leur petite sœur ? Ils vont être aidés par Le Bourlingueur. Et je ne vous en dis pas plus même si… « L’ignorance, c’est… c’est… c’est le pire des cauchemars ! » (p. 148).

En tout cas, vous ne regarderez plus les brins d’herbe, les poireaux et les framboises de la même façon après avoir lu ce roman !

Les personnages sont drôles ou inquiétants (j’ai bien aimé le bouledogue ronronnant et la nounou japonaise), l’histoire est très originale, les textes sont parfois accentués (pour que les enfants comprennent qu’un personnage crie par exemple) et les dessins bourrés de détails sont vraiment marrants.

Il y a bien quelques références (le facteur Cheval, princesse Mononoké) que certains enfants ne connaîtront pas mais ce sera l’occasion pour eux de demander ou de faire des recherches. Cependant, il y a un petit côté social et écologique que les enfants comprendront sans problème.

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 14, une histoire d’enlèvement ou de disparition mais il aurait pu aller dans d’autres cases), Challenge lecture 2022 (catégorie 22, un livre dont les personnages principaux sont d’une même fratrie mais il pouvait entrer dans d’autres catégories), Jeunesse Young Adult #11, Littérature de l’imaginaire #10 et Petit Bac 2022 (catégorie Prénom pour Mardy et Ozgo).

Le jeudi, c’est musée/expo #30 + Défi du 20 janvier 2022

Après une première année de l’atelier d’écriture Le défi du 20 en 2021, je continue avec les nouvelles consignes et le nouveau joli logo coloré (créé par Soène) chez Passiflore, où vous pouvez consulter toutes les infos.

En janvier, l’objectif est d’écrire un texte (ou de publier une photo) sur 1 peintre. Je vais faire les deux et vous parler de Kandinsky (dont j’ai déjà parlé ici, ici, ici, ici, ici et surtout ici), c’est pourquoi je couple cet atelier d’écriture à ma rubrique « Le jeudi, c’est musée/expo ».

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Kandinsky est un peintre russe né un siècle avant moi et, comme moi, il aime les couleurs.

La première photo montre Noir-Rouge, juin 1934 (aquarelle sur papier, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris).

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La deuxième, Mouvement I, 1935 (huile sur toiles, Galerie nationale Tretiakov, Moscou), la création d’un monde… cosmique.

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La troisième, Entassement réglé, 1938 (huile et ripolin sur toile, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris).

La quatrième, Bleu de ciel, mars 1940 (huile sur toile, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris).

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J’espère que vous aimez ! Ayant abandonné l’art figuratif, Kandinsky est considéré comme le ‘père’ de l’art abstrait de l’époque moderne. Il voulait mettre du spirituel dans ses œuvres. Qu’en pensez-vous ?

Les autres billets à consulter chez Passiflore et rendez-vous le 20 février avec le thème 2 poètes (ci-dessous, le tableau des thèmes pour l’année).

Clivages de Sylvain Runberg et Joan Urgell

Clivages de Sylvain Runberg et Joan Urgell.

Hachette BD, label Robinson, février 2020, 120 pages, 24,95 €, ISBN 978-2-01707-630-8.

Genres : bande dessinée belge et espagnole, Histoire.

Sylvain Runberg naît le 1er janvier 1971 à Tournai en Belgique (sa mère est Belge et son père est Français) mais il grandit dans le sud de la France. Il étudie les arts plastiques dans le Vaucluse puis l’histoire contemporaine à Aix en Provence. Il travaille d’abord en librairie puis devient scénariste de bandes dessinées (Humanoïdes Associés, Dupuis, Lombard). Du même auteur : Astrid (2004), Les chemins de Vadstena (2009), Millenium (2013, adaptation du roman), Le règne (2017) entre autres.

Joan Urgell naît le 10 septembre 1982 en Catalogne (Espagne). Il dessine depuis l’enfance et étudie à l’école Joso à Barcelone puis se lance dans le design et enfin la bande dessinée. Du même auteur : La onzième plaie (2008), Dead life (2011).

Juliana Brovic a 32 ans, elle est médecin ; l’éditeur dit « quelque part en Europe » (les Balkans ?). Elle est mariée à Vitaly et le couple a deux filles, Jelena et Irene. Juliana soigne une vieille dame lorsque des chars et des camions « légitimistes » arrivent dans leur petite ville de Pernissi qui est « du côté des patriotes » (p. 9).

Sur la Grand Place. « Je suis le colonel André Mélok… J’ai l’honneur d’être à la tête du 28e Régiment des forces armées de notre pays. Depuis deux ans, notre nation est défigurée par une guerre civile déclenchée par des traîtres qui osent se définir comme des ‘patriotes’… Ces terroristes tentent depuis de diviser le pays par la violence, en contestant notre démocratie. […] » (p. 13).

C’est la guerre… Et les militaires s’installent. Mais, un ado de 15 ans qui joue au foot, Denis, saute sur une mine et Juliana ne peut rien faire pour le sauver…

Encore un thème difficile abordé en bande dessinée, celui de la guerre, et plus précisément de la guerre civile. Qui a tort, qui a raison, les patriotes / terroristes (cela dépend dans quel camp on est), les militaires ? Peu importe, il y a des assaillants, des assaillis, des salauds des deux côtés et surtout il y a toujours des victimes collatérales parmi la population. Les dessins, les décors (la petite ville, la forêt) sont très beaux, ce qui permet de supporter cette vision d’horreur (la guerre, la destruction, les morts) et de prendre plaisir à lire cette bande dessinée.

Pour La BD de la semaine, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 18, un livre qui se passe dans la forêt ou dans la montagne, eh bien ça tombe bien, cette histoire se déroule dans une petite ville de montagne avec de la forêt), Challenge lecture 2022 (catégorie 14, un livre sur le thème de l’armée) et Des histoires et des bulles (catégorie 50, une BD qui se déroule pendant une guerre, 2e billet). Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Lucie ou la vocation de Maëlle Guillaud

Lucie ou la vocation de Maëlle Guillaud.

Héloïse d’Ormesson, août 2016, 208 pages, 16 €, ISBN 978-2-35087-374-9. Il est paru en poche, Points, septembre 2017, 216 pages, 6,60 €, ISBN 978-2-75786-606-1.

Genres : littérature française, premier roman.

Maëlle Guillaud, née en 1974, est éditrice et Lucie ou la vocation est son premier roman. Son deuxième roman, Une famille très française, est paru en 2018.

Lucie, étudiante, est encouragée par Mathilde à entrer au prieuré. Sa mère et Juliette, sa meilleure amie (ses chapitres sont en italique), essaient de l’en dissuader mais Lucie devenue Marie-Lucie après ses vœux ira jusqu’au bout.

J’ai lu ce roman en entier car le sujet est bien traité mais je ne comprends pas du tout ce besoin d’aliénation soi-disant au nom de la foi que Lucie n’a même pas lorsqu’elle entre au prieuré ! Cette vie en communauté faite de privations et d’obéissance est basée sur un incroyable conditionnement… En plus, Lucie découvre les malversations de certaines sœurs ou de la mère supérieure : malveillances, coups bas, espionnage des sœurs, humiliations, gavage… Pourquoi se mentir à soi-même et aux autres ? Pourquoi avoir tellement peur de la vraie vie qu’on préfère s’en occulter ?

Attention, je n’ai absolument rien contre la foi qui, je pense, est quelque chose de personnel et pas de collectif. Mais chacun fait comme il l’entend du moment qu’il ne dérange pas les autres.

Quelques extraits

« Ici, c’est chacun pour soi et Dieu pour toutes. » (p. 45).

« Mais derrière ces murs clos, mon univers est aussi vaste que l’infini. Ne le vois-tu pas ? » (Lucie à sa mère qui lui rend visite).

« Les mois passent, les saisons défilent, mais le quotidien, lui, est lustré par des journées identiques aux précédentes. » (p. 97).

« Qu’a-t-elle fait d’autre depuis qu’elle est ici sinon écouter et répéter les réponses qu’on lui dictait. Elle a gommé sa personnalité […] A-t-elle progressé dans sa foi ? Elle en doute. Elle est devenue un pantin réglé et formaté à souhait. Qui ne pense plus. N’a plus de désir. Ni de rêves. Ni d’envies. Même son amour du Seigneur lui a été soufflé. » (p. 187-188).

Ce roman faisait partie des 68 premières fois 2016 et je remercie Nicole qui me l’avait envoyé. Il entre dans les challenges Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 8, un livre dans votre pàl depuis plus de 5 ans), Challenge lecture 2022 (catégorie 21, un livre reçu mais il pouvait aller dans d’autres catégories) et Petit Bac 2022 (catégorie Prénom pour Lucie).

Prix La Passerelle 2022

Le Prix La Passerelle 2022, c’est la 10e édition et aussi la 10e édition à laquelle je participe activement. Voici les 6 romans finalistes : Le roman de Jim de Pierric Bailly (POL), ma note de lecture arrive. Comme des bêtes de Violaine Bérot (Buchet-Chastel). Un jour viendra de Giulia Caminito (Gallmeister), ma note de lecture arrive. L’octopus et moi d’Erin Hortle (Dalva). Bel abîme de Yamen Manai (Elyzad). Ultramarins de Mariette Navarro (Quidam), ma note de lecture arrive. Si vous avez repéré mon coup de cœur, vous savez pour quel titre je voterai en mai 😉

Mes coups de cœur musicaux en 2021

Pour changer un peu, j’avais envie de vous parler musique alors voici mes principaux coups de cœur en 2021 (article mis à jour).

Les artistes confirmés que je suis depuis leurs débuts en solo ou dans un groupe (par ordre chronologique de sortie de leur album)

Altin Gün / Yol (février)

Raphaël / Haute fidélité (mars)

Gaëtan Roussel / Est-ce que tu sais ? (mars)

The Coral / Coral Island (avril)

Gauvain Sers / Ta place dans ce monde (août)

Damon Albarn / The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows (novembre)

J’ai aimé leur 1er album et j’attendais leur 2e album avec impatience !

Clara Luciani / Cœur (juin)

Mister Mat / Du bonheur en retard (juin)

Juliette Armanet / Brûler le feu (novembre)

Les artistes que j’ai découverts en 2021

Léonard Lasry / Au hasard cet espoir (février)

Pianocéan : un voyage, un album, un livre, un film, je vous en reparlerai ! Mais, en attendant, une vidéo et une photo.

Les concerts de 2021 : Electric Barock Quartet avec quatre guitares au lieu de deux violons, un alto et un violoncelle (photo ci-dessous), Duo Mathis, Fazaz, les variations Goldberg interprétées par Philippe Bourlois à l’accordéon (photo ci-dessous).

Quelques mots sur Electric Barock Quartet ou comment transformer la musique classique en musique rock ! Un quatuor à cordes (violon 1, violon 2, alto, violoncelle) transformé en quartet électrique avec des guitares (guitare 1, guitare 2, guitare 3, guitare basse). Des morceaux incroyables de Haendel, Moussorgski ou Beethoven entre autres. Vous pouvez écouter leur musique sur leur page FB, sur la chaîne YouTube du groupe et sur la chaîne YouTube d’Alex Cordo.