Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wild

Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wild.

La boîte à bulles, mars 2013, 192 pages, 19 €, ISBN 978-2-84953-107-5.

Genres : bande dessinée française, témoignage.

Nicolas Wild naît le 1er janvier 1977 en Alsace. Il étudie à l’École des arts décoratifs de Strasbourg. En 2000, il publie Le bourreau puis voyage : États-Unis, Inde, Afghanistan d’où il revient avec Kaboul disco : tome 1. Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan (2007) et tome 2. Comment je ne suis pas devenu opiomane en Afghanistan (2008).

Genève, février 2009. Le procès au tribunal criminel de Mehrab Shashlik, artiste iranien, meurtrier présumé de Cyrus Yazdani, figure du zoroastrisme. Le zoroastrisme, religion monothéiste des Perses, qui a précédé le judaïsme, le christianisme et l’islam (3 700 ans avant J.-C.) raconte le chaos, la création du Ciel et de la Terre, le feu comme symbole divin, la bataille entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, l’interdiction du sacrifice animal, et préconise le frahavar, l’homme ailé avec trois rangées de plumes : « Bonnes pensées, bonnes paroles, bonnes actions ».

Flashback. Paris, septembre 2007. Nicolas, un jeune Français revenu d’Afghanistan, raconte son vécu sur un blog. Près du canal Saint-Martin, il rencontre des Afghans exilés en France puis fait la connaissance de Sophia, une Iranienne exilée elle aussi à Paris où elle est architecte. Le père de Sophia, Cyrus Yazdani, travaillait sur un centre culturel zoroastrien à Yazd mais il a été assassiné. Il n’y a pratiquement plus de zoroastriens en Iran… Ils vivent « principalement dans la ville de Yazd, au beau milieu du désert iranien. La ville où Cyrus a acquis un ancien palais en ruines ».

Mars 2008. Sophia et plusieurs de ses amis se rendent en Iran. Ils vont d’abord rendre visite à Ardéchîr Âtâsh, un ami du père de Sophia, pour célébrer Nowrouz, le nouvel an perse. Et je vous laisse découvrir l’Iran, Kashan, Ispahan, Shiraz, Persépolis, Yazd et toute une galerie de personnages, le tout avec l’humour de Nicolas Wild (par exemple, durant le procès, il y a un jeune policier qui a une houpette et qui ressemble à Tintin !).

Cyrus Yazdani, personnage de fiction, est inspiré de Kasra Vafadari (1946-2005).

Cette bande dessinée a reçu le Prix France Info 2014 de la bande dessinée d’actualité et de reportage. Avec son noir et blanc somptueux, sa tendresse envers ses personnages et sa rigueur en ce qui concerne l’Iran et le zoroastrisme, c’est-à-dire le politique et le religieux, c’est tout à fait mérité !

Une lecture à la fois instructive et divertissante pour La BD de la semaine (enfin !) et les challenges BD et Petit Bac 2020 (pour la catégorie personne célèbre avec Zarathoustra).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

En coup de vent… 105

Bonjour, j’espère que vous allez bien et vous tenez le coup. Ça fait long mais je crains que ça ne continue…

J’ai encore pas mal lu avec les deux éditions du Marathon de lecture de printemps (la première est terminée et la deuxième est en cours) et j’espère pouvoir rédiger (rapidement) toutes ces notes de lectures.

Vendredi soir j’ai vu l’ISS dans le ciel ! J’avais lu un article qui disait qu’il serait possible de la voir vendredi soir à 21 heures et j’avais un peu oublié mais en regardant par la fenêtre, je l’ai vue, c’est donc ça ? Ce n’est pas la première fois alors ! C’est plus blanc qu’une étoile et c’est aussi plus proche. Environ deux heures après (après Astrid et Raphaëlle sur France2 en fait) je l’ai encore vue mais elle était plus loin. Et vous, l’avez-vous vue ? Quand je pense que là-haut, ils sont confinés… tout le temps !

La dernière fois je vous avais parlé de Robinson n° 1, eh bien le n° 2 (que je m’apprête à lire) est disponible depuis vendredi. Les deux numéros sont téléchargeables gratuitement ici.

Je vous dis bonne continuation, bonne semaine 🙂

Et j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran d’avril ; c’est la première fois que je prends un fond d’écran chez Madamoiselle Farfalle ; je trouve qu’il me correspond bien, je suis brune, je bois des boissons chaudes (café, thé, infusions) et j’aime le rouge.

Le roi des chats de Stephen Vincent Benét

Le roi des chats de Stephen Vincent Benét.

L’éveilleur, collection Étrange, octobre 2017, 144 pages, 16 €, ISBN 979-10-96011-16-2.

Genres : littérature états-unienne, nouvelles, fantastique, science-fiction.

Stephen Vincent Benét naît le le 22 juillet 1898 à Bethlehem (Pennsylvanie). Contrairement à ce que je pensais, sa famille n’est pas originaire de France mais de Catalogne (Espagne). La sœur aînée, Laura Benét (1884-1979), est poètesse, autrice (biographies) et rédactrice en chef au New York Sun et au New York Times. Le frère aîné, William Rose Benét (1886-1950), est poète mais surtout anthologiste et critique littéraire.

Mais revenons à S.V. Benét : il est poète (depuis l’âge de 17 ans alors qu’il est à l’Académie militaire Hitchcock de San Rafael en Californie), nouvelliste, romancier et reçoit deux Prix Pulitzer (1929 et 1949 posthume) alors qu’il est pratiquement inconnu en France ! Il meurt le 13 mars 1943 à New York. Certaines de ses œuvres sont adaptées (opéra, cinéma). Lire sur L’éveilleur un article et le billet Trois raisons de relire Stephen Vincent Benét.

Ce recueil (illustré en noir et blanc) contient 6 nouvelles plutôt dans le genre fantastique « écrites entre 1929 et 1939 » (préface, p. 10) dont une (qui donne son titre au recueil) parle de chats : parfait pour les challenges Animaux du monde, Littérature de l’imaginaire #8 et Maki Project mais aussi Cette année, je (re)lis des classiques #3 et Petit Bac 2020 (catégorie Animal) !

Mais, avant de vous parler de chacune des nouvelles, je voudrais partager avec vous ce précieux extrait de la préface : « La nouvelle n’est pas un art mineur, elle n’est pas un roman en raccourci. Son équilibre réside dans sa capacité à ferrer le lecteur sans jamais, un seul instant, lui laisser le temps ou l’opportunité d’en réchapper. Il est impossible de commencer une seule de ces six nouvelles sans vouloir aller jusqu’au bout, la lecture de l’une entraînant la lecture de la suivante… Stephen Vincent Benét maîtrise les rouages et mécanismes de la nouvelle comme un horloger facétieux. » (Thierry Gillybœuf, p. 13). Voyons voir si cela est vrai !

Le roi des chats – M. Thibauld « musicien très distingué » et « premier chef d’orchestre en Europe » (p. 18) a une queue et il dirige l’orchestre avec elle ! Vous pensez bien qu’il est très attendu aux États-Unis pour trois concerts. À New York, Tommy Brooks, amoureux de la princesse Vivrakanarda du royaume de Siam, et jaloux de la relation entre elle et M. Thibauld, s’imagine des choses. « Oh, je sais, je sais… dit Tommy, et il leva les mains. Je sais que je suis fou, inutile d’insister. Mais je te dis que cet homme est un chat. Comment, je n’en sais rien, mais c’est un chat. En tout cas, ce que chacun sait, c’est qu’il a une queue. » (p. 27). Pour récupérer sa bien-aimée, il décide de raconter une histoire de chats au dîner mais la chute ne se passe pas comme il l’avait prévue !

La fuite en Égypte – Cette nouvelle écrite en 1939 raconte l’exil des Juifs de la même façon que la fuite d’Égypte au temps biblique : plutôt que de les parquer dans des camps de concentration, le nouvel État décide de les exiler sur une autre terre. « Et partout les convois roulaient, la poussière s’élevait sur les routes, car enfin, et pour toujours, le Peuple Maudit s’en allait. » (p. 40). Au poste frontière, un jeune lieutenant nazi, exténué au bout de trois jours mais « S’il se montrait indigne, sa vie n’aurait plus de sens. » (p. 41). Il voit passer Willy Schneider avec sa mère ; ils étaient amis lorsqu’ils étaient enfants ; et des gens qu’il connaît de vue (un chauffeur de taxi, une vendeuse de journaux…). Ils sont tous partis… « Le Chef avait parlé, c’était donc la vérité. » (p. 46).Mais tout à coup « Une idée surgit, indésirable : il faut que ce soit un grand peuple, pour supporter tout cela. » (p. 48).

Le docteur Mellhorn et les Portes de Perles – Le docteur Mellhorn est arrivé jeune dans cette petite ville de Steeltown et il a soigné les gens pendant quarante et quelques années. Maintenant, ils arrivent de partout pour son enterrement. Mais lui est au volant de sa vieille voiture, Lizzie, avec sa vieille trousse et il arrive au Paradis, aux Portes de Perles exactement. Il croit avoir été appelé pour un malade de la malaria mais l’employé de la Réception lui répond : « Personne n’est malade ici. Personne ne peut être malade. » (p. 65). Ce n’est pas possible : le docteur Mellhorn veut être utile, il est et reste médecin ! Il décide de repartir et de passer d’autres portes (celles-ci ne possèdent pas de perles… elles sont hautes et noires) pour soigner les gens là où ils en ont besoin mais ça ne plaît pas à l’Inspecteur, vous savez le Cornu. « Désolé, docteur Mellhorn, dit-il, mais en voilà assez. Vous n’avez pas le droit d’être ici. » (p. 73).

L’homme du destin – À l’automne 1788, le Général Sir Charles William Geoffrey Estcourt C.B., en cure à Saint Philippe les Bains dans le sud de la France, écrit des lettres à sa sœur, la Comtesse de Stokeley. Il s’ennuie car les autres curistes ne sont pas de bonne discussion, jusqu’au jour où il fait la connaissance de « un curieux homme […] un petit homme bedonnant, de mon âge, ou à peu près […] il y a quelque chose d’un peu théâtral dans sa mise et dans sa démarche. » (p. 85). Et c’est homme, qui vient de Sardaigne et qui a épousé une Créole, a comme lui de l’admiration pour le poète Ossian et une passion pour l’Inde. Fin stratège militaire, il peut refaire toutes les batailles et a mille idées pour faire mieux ou gagner celles qui ont été perdues. « Vous êtes choqué, général Estcourt, dit-il, et j’en suis navré. Mais vous n’avez jamais connu le drame – et sa voix vibra – le drame de rester inactif quand vous ne demandez qu’à servir. Le drame d’être une force dont nul ne veut. Le drame de pourrir dans une ville de garnison avec les rêves de César alors que le monde n’a plus l’emploi de César. » (p. 92). Alors, avez-vous deviné qui est ce personnage, né à la « mauvaise » époque ? (non, ce n’est pas César, ce serait trop facile, oh… et le général s’est trompé sur le lieu de naissance).

La dernière légion – Ce matin-là, une légion romaine, la Vingtième, surnommée la Valea Victrix, a quitté sa ville de garnison ; le Gouverneur voulait que ce départ reste secret mais toute la ville était là pour les acclamer ou pour pleurer. Le narrateur est « centurion et vétéran » (p. 108). Durant la deuxième halte, sa recrue a déserté, c’est qu’il avait une petite amie à Deva… La troupe descend du Nord-Ouest dans la Bretagne (l’ancien nom de la Grande-Bretagne) direction Londinium ou plutôt la côte car on aurait besoin d’eux en Gaule. « On pouvait voir combien l’Empire était solide, un grand bloc compact, vert et souriant avec ses magistrats, ses belles courtisanes, ses théâtres, ses villas, tout au long de la Bretagne et de plus en plus riche jusqu’à Rome. » (p. 112). La troupe voyage avec Agathoclès, un Grec qui rédige les chroniques et qui regrette l’Empire grec ; celui-ci s’est effondré et il est persuadé qu’il en sera de même pour l’Empire romain.

L’âge d’or – Après le Grand Incendie, il est interdit de traverser la Grande Rivière et d’aller à l’Est dans les Endroits Morts. Seuls les prêtres ont l’autorisation d’y aller pour ramener du métal et, au retour tout doit être purifier, homme et métal. « Mon père est un prêtre. Je suis fils de prêtre. J’ai été avec mon père dans les Endroits Morts près de chez nous. » (p. 127). Lorsqu’il eut étudié et qu’il fut devenu homme, il fut prêt à recevoir la purification et il partit. Il avait vu en rêve les Temps Anciens et les Dieux qui vivaient auparavant de l’autre côté de la Grande Rivière. « Mon fils, dit-il, j’eus de grands rêves. Si tes rêves ne te mangent pas, tu seras un grand prêtre. S’ils te mangent, tu seras quand même mon fils. Va. » (p. 130). Il est un homme du Peuples des Collines mais il traverse la forêt puis le grand fleuve, « le Hud-Son, le Sacré, le Grand » (p. 131) et arrive au grand Endroit Mort. « Comment vous dire ce que j’ai vu ? » (p. 134).

Je confirme : Stephen Vincent Benét est effectivement un maître de la nouvelle ! Et quel talent, quelle diversité, chaque nouvelle est différente, du fantastique oui, dans Le roi des chats, mais aussi de la science-fiction dans La fuite en Égypte (comment l’auteur a-t-il pu penser à ça en 1939 ?), du gothique et de l’humour dans Le docteur Mellhorn et les Portes de Perles (ma nouvelle préférée), de l’épistolaire (avec le côté fantastique bien sûr) dans L’homme du destin, une vision prémonitoire dans La dernière légion et encore de la science-fiction, post-apocalyptique, dans L’âge d’or. Un recueil à lire, assurément, pour mieux comprendre le passé, le présent, le futur, la vie et ses mystères tout simplement.

Pour une fois, la liste des challenges concernés est en haut de ce billet.

Marathon de lecture de printemps avec Marjorie #2

Alors que j’allais mettre le total de mon Marathon de lecture de printemps (7 livres et 1778 pages) en commentaire sur Chroniques littéraires, le blog de Marjorie, je vois la 2e édition du Marathon de lecture de printemps ! Logique puisque le confinement continue. Donc je participe à nouveau du dimanche 5 avril au dimanche 12 avril 2020.

Infos, trois nouveaux logos et inscription chez Marjorie + le groupe FB.

Les catégories (elles ont un peu changé)

Promenade printanière : je lis à mon rythme, ce dont j’ai envie, même si je change de livres ou que je n’en termine aucun. Je me promène dans ma PAL.

Poudlard express : je me fixe un nombre de pages, et je sélectionne des thématiques (ci-dessous)).

Croqueuse de PAL : les livres partent en courant quand ils me voient. Je me fixe un nombre de pages, un nombre de livres, et tant que j’y suis, je sélectionne des thématiques, au moins un livre par thème.

La randonnée de l’enfer : 3000 pages + 10 livres + tous les thèmes.

Les thématiques

Campagne anglaise (des livres dont l’auteur est Anglais ou dont l’action se passe en Grande-Bretagne)

Cerisiers du Japon (auteurs japonais ou action au Japon)

Classiques / Autrices féministes / Magie du Printemps (fantastique, dystopie…) / Romances

Mes lectures pour ce marathon (dans la catégorie Promenade printanière)

Dimanche 5 avril : j’ai déjà mis ma lecture dans la première édition du marathon.

Lundi 6 avril : Et si les chats disparaissaient du monde… de Genki Kawamura (Pocket, 176 pages) -> thématique Cerisiers du Japon. Et Ainsi se tut Zarathoustra de Nicolas Wild (La boîte à bulles, 192 pages). Soit ce jour 368 pages.

Mardi 7 avril : Meurtre à Insecteville de William Kotzwinkle (Rivages Noir, 96 pages). Et Robinson n° 2 (Hachette BD, 100 pages). Soit ce jour 196 pages.

Mercredi 8 avril : Petits meurtres à Mangle Street de M.R.C Kasasian (City poche, 408 pages).

Jeudi 9 avril :

Vendredi 10 avril :

Samedi 11 avril :

Dimanche 12 avril :

TOTAL : … livres et … pages.

Il y a correspondance – du 6 au 12 avril – avec la Semaine à mille pages du Pingouin Vert.

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Projet 52-2020 #14

Quatorzième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème vers le bas. En cette période de confinement, pas facile d’honorer certains thèmes et il faut faire avec la débrouille, choisissez la flèche qui vous convient le mieux ! Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Un mois au Japon – avril 2020

Avec avril, revient Un mois au Japon et, bizarrement, je n’ai pas trace d’avoir déjà participé ! Pourtant, je l’ai déjà vu passer ce challenge ! Donc, c’est du 1er au 30 avril 2020 et c’est organisé par deux supers blogueuses.

Infos, 4 magnifiques nouveaux logos et inscription chez Hilde et chez Lou + groupe FB (dont je suis membre depuis longtemps).

Tout au long du mois, les billets sont libres mais il y a quand même un petit programme (facultatif) et des rendez-vous hebdomadaires :

Programme

Semaine du 6 au 12 avril : villes (en photos, en littérature, en films…).

Semaine du 13 au 19 avril : femmes japonaises à l’honneur (autrices, artistes, personnages, grandes figures, femmes anonymes, société…).

Semaine du 20 au 26 avril : passé et présent (photos, littérature, films, histoire…).

Rendez-vous hebdomadaires

Les dimanches 5, 12, 19 et 26 : délices du Japon avec la talentueuse Syl OU RDV gourmand littéraire ou cinématographique (autour du thé, des délices de Tokyo ou autres…).

Les lundis 13, 20 et 27 : partage d’un journal de bord couvrant la semaine précédente, du lundi au dimanche inclus – carnet de lectures, expériences japonaises diverses et anecdotes de confinement.

« Pas de rendez-vous précis pour ciné, album ou manga, mais bien entendu nous espérons que vous partagerez plein de coups de cœur… aux dates qui vous arrangent le mieux ! »

Je dois bien avoir matière à un ou deux billets !

Mes billets pour ce mois japonais

Journal de bord 3-2020

Bonsoir à vous,

Après le Journal de bord 1-2020 publié le 31 janvier et le Journal de bord 2-2020 publié le 29 février, voici le Journal de bord de mars 2020 (mis à jour, lectures et films).

Depuis le 27 février jusqu’au 22 mars. Je lutte contre la trachéite, je tousse beaucoup et c’est difficile pour mon dos [lien] mais, depuis le 17 mars midi, je profite du confinement pour me reposer et je tousse de moins en moins.

9 mars. Ce n’est pas un événement culturel mais, après le premier scanner de ma vie en janvier, ce fut la première IRM pour moi : c’est assez long, 20 minutes, trois fois plus long que le scanner, et… bruyant ! J’ai heureusement pu tousser à certains moments (quand ça s’arrête ! sûrement pour recalibrer).

17 mars. C’est ma fête (Saint Patrick / Patrice / Patricia) et le confinement débute. Vous pouvez (re)lire mon billet En coup de vent… 103.

19 mars. Je me rends compte qu’il y a deux marathons de lecture en mars ! Et comme je suis confinée et que je lis, autant en profiter pour les honorer. Du 16 au 22 mars, c’est la Semaine à mille pages du Pingouin Vert (1142 pages) et du 20 au 27 mars, c’est la première Semaine à lire de l’année avec Lili bouquine (1676 pages) soit au total 2218 pages.

29 mars. Je rejoins le groupe FB Bulle de bonheur créé par Marjorie pour se détendre et partager. Et je repère le Marathon de lecture de printemps avec un joli logo printanier (il dure du 29 mars au 5 avril 2020).

Voilà, il ne s’est pas passé grand-chose en mars mais, entre la trachéite, le confinement, les séances de kiné annulées, la coiffeuse annulée, et tout annulé finalement, je m’en sors pas mal ! Et vous ?

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis inscrite en janvier et février) : British Mysteries Month 2020 (qui se termine aujourd’hui, 4 notes de lectures et 2 autres lectures dont les chroniques seront publiées plus tard) et Printemps de l’imaginaire francophone 2020. J’ai un peu oublié le Mois Europe de l’Est mais j’ai pu publier une note de lecture. Et, le retour d’un grand challenge, Animaux du monde (3e édition).

Les livres que j’ai lusCora dans la spirale de Vincent Message (Seuil, 434 pages mais je n’en ai lu que 100 donc je ne compterai que 100 pour mon total). Rue du Dragon-Couché de CHI Wei-jan (Calmann Lévy Noir, 464 pages). Tamanoir de Jean-Luc André d’Asciano (Aux forges de Vulcain, 208 pages). Perdus en forêt de Helle Helle (Phébus, 160 pages mais pour l’instant je n’en ai lu que 73, je le finirai en avril), je l’avais oublié celui-ci. Diskø de Mo Malø (La Martinière, 416 pages). Rivages de Gauthier Guillemin (Albin Michel Imaginaire, 256 pages). Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell (Les dossiers Cthulhu, 1) de James Lovegrove (Bragelonne, 350 pages). Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic (Les dossiers Cthulhu, 2) de James Lovegrove (Bragelonne, 360 pages). Entre la mort et la vie d’Alexei Apoukhtine (Alicia, 34 pages). La voie Verne de Jacques Martel (Mnémos, 320 pages). Son espionne royale et la partie de chasse de Rhys Bowen (Robert Laffont, 360 pages). Parasite de Sylvain Forge (Mazarine, 416 pages). Cet été-là de Lee Martin (Sonatine, 320 pages). J’ai commencé hier Cartographie de l’oubli de Niels Labuzan (JC Lattès, 522 pages, je n’en ai lu pour l’instant que 142 pages mais il reste la soirée durant laquelle j’ai encore lu 100 pages). Les BD : Des milliards de miroirs de Robin Cousin (FLBLB, 256 pages). Le nouveau magazine de bandes dessinées, Robinson (Hachette, 98 pages). J’ai zappé trois semaines de BD de la semaine… : je n’avais pas de nouveautés disponibles à lire et je n’avais pas envie de plonger dans mes BD pour relire une vieillerie, quoique j’ai pensé à un hommage à Uderzo mais les Astérix sont restés chez mon ancien compagnon… Soit 16 livres dont 2 BD et 4273 pages.

Les livres que j’ai achetés : aucun, de toute façon les librairies et la Fnac étaient fermées. Mais j’ai téléchargé des livres (romans et nouvelles) sur des sites qui les proposent gratuitement pour soulager du confinement (merci !).

Les principaux films que j’ai vus : je ne suis pas allée au cinéma (je ne vais pas au cinéma lorsque je suis malade, trachéite, et que je tousse tant que je dérangerais tout le monde !) puis ça n’a plus été possible… Mais j’ai vu quelques films en DVD, euh, maintenant que je les ai rendus, je ne me souviens plus très bien ! Il y avait Le mystère Henri Pick réalisé par Rémi Bezançon en 2019 d’après le roman éponyme de David Foenkinos paru en 2016 : j’ai beaucoup aimé ce film, j’ai trouvé les acteurs bons et l’histoire originale. Ah, j’ai retrouvé les films vus (grâce au catalogue des nouveautés de la médiathèque !) : Aquaman réalisé par James Wan (2019), j’avais vu la bande-annonce au cinéma, bon film, bien rythmé, avec un message écolo ; Avengers :Endgame réalisé par Joe Russo (2019), un bon film américain de super-héros, action ; Burning réalisé par Chang-dong Lee (2018, un film sud-coréen atypique, plutôt dramatique ; La mort de Staline réalisé par Armando Iannucci (2017), un film dramatique et humoristique écossais sur la fin de Staline ; La particule humaine réalisé par Semih Kaplanoglu (2017), un film de science-fiction turc (germano-franco-turc en fait), incroyable, en noir et blanc, philosophique. Pig réalisé par Mani Haghighi (2019), très bon film iranien, un peu loufoque mais plutôt dramatique ; The Spy gone North réalisé par Jong-bin Yoon (2019), un excellent film sud-coréen sur l’espionnage entre la Corée du Sud et la Corée du Nord au début des années 90. C’eut été dommage de les oublier, n’est-ce pas ? Et il y en a deux que j’avais oubliés précédemment dont je les ai rajoutés. Promis, pour avril, je les noterai au fur et à mesure !

Télévision : comme d’habitude, le journal télévisé d’Arte du soir puis le 28’ (nouvelle formule allégée, sans invités sur le plateau), quelques documentaires animaliers ou touristiques (Arte, France5), le concert du duo Brigitte (enregistré le 8 mars, France2) et des séries (voir ci-dessous).

Les séries que j’ai vues : j’ai terminé Blacklist saison 6, Émergence, Legacies, Mirage et Reckoning commencées en février. Les nouvelles séries de mars sont Astrid et Raphaëlle (série policière française sur France2, avec une jeune femme autiste, j’avais regardé l’épisode pilote en 2019 et je l’avais trouvé pas mal), Dr Harrow (série australienne, policière avec médecin légiste sur M6), Marvel’s Runaways saison 3 (série américaine, science-fiction, fantastique sur Syfy), Prodigal Son (série policière américaine sur TF1, vraiment bien), Tell me a story saison 2 (série policière américaine, inspirée des contes, assez violente) et Une belle histoire (série dramatique française sur France2, pas mal, avec des acteurs qui me sont inconnus). Je vais voir si je peux regarder en replay les deux premiers épisodes de The Mandalorian (série américaine, science-fiction, fantasy dans l’univers Star Wars, diffusés sur C8).

De toute façon, il faut choisir : regarder des séries ou lire !

J’espère que ce troisième Journal de bord vous a intéressés et je vous souhaite une bonne semaine et bon courage.

< – Journal de bord 1-2020. < – Journal de bord 2-2020.