Projet 52-2018 #42 et Défi 52 semaines 2018 #42

Pour cette quarante-deuxième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est boutique. Regardez cette jolie boutique provençale à Orange ! Je vous souhaite un bon weekend automnal et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma.

Quant au Défi 52 semaines 2018, le thème est hygge. Ça ne m’inspire pas beaucoup, là, maintenant… Après le bien-être suédois : lagom, voici le bien-être danois et norvégien : hygge (qui se prononce « u-gue » si j’ai bien compris). C’est en gros un art de vivre et un état d’esprit avec comme « mots d’ordre » bien-être, simplicité, chaleur du foyer, confort, décoration esthétique, etc. Il existe de nombreux livres avec de belles photos et des revues récentes qui parlent régulièrement de hygge, de lagom ou d’autres arts de vivre du même genre proches de soi-même, de l’autre, de la nature.

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En coup de vent…/ 72 – Jean-Baptiste Andrea

Bonjour, vous rappelez-vous de Ma reine de Jean-Baptiste Andrea, un premier roman paru en août 2017 chez L’iconoclaste ? Bon, j’ai dit et redit (ici, ici et ici en bas) que je ne l’avais pas aimé mais au moins, j’en ai parlé et, si je vous en reparle, c’est que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’auteur hier soir à la médiathèque La Passerelle à Bourg lès Valence (Drôme). Un auteur, Jean-Baptiste Andrea donc, d’une grande gentillesse, « intelligent et drôle » – sic une collègue sous le charme 😉 –, très abordable, naturel et j’ai été touchée par son état d’esprit et ses idées : discussions sur le roman, sa création, les personnages (Shell et Viviane), la Provence, la littérature (c’est un grand lecteur), le cinéma (il a réalisé trois films, a aussi scénarisé et aime regarder des films voire des séries), l’écologie, le bien-être animal, la mort, le bouddhisme, etc. Il a même parlé bagnoles avec un collègue (ah, les hommes…), collègue que je remercie au passage car il m’a remplacée pour que je puisse assister à la rencontre (sinon, j’aurais raté une heure sur les deux…).

Jean-Baptiste Andrea (l’auteur, à gauche) et François (le bibliothécaire, à droite)

Une fierté pour l’auteur : son roman traduit en italien, allemand, roumain, espagnol (Mexique), coréen (Corée du Sud) et chinois (j’espère que je n’en oublie pas), une belle consécration (presque) internationale !

Une bien belle rencontre qui – si elle ne me fait pas aimer plus le roman – me donne toutefois envie de le relire. Si, si ! Car, vous le savez, il est passé après Neverland de Timothée de Fombelle qui m’avait tellement émue qu’il n’y avait pas de place pour Ma reine juste après et aussi je l’ai lu très vite, pour le travail, et je ne l’ai peut-être pas apprécié à sa juste valeur, en tout cas c’est ce que je pense après avoir entendu l’auteur en parler, donc si j’ai l’occasion de le relire, je le ferai et, on ne sait jamais, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, mais je ne promets rien 😛 L’auteur m’a demandé ce qu’il me restait de ma lecture, un peu plus d’un an après, eh bien il me reste la colline avec la nature, la grotte, le berger avec son patou, ce qui est pas mal finalement.

Par contre, je lirai assurément le deuxième roman qui se déroulera en montagne et qui est annoncé pour septembre 2019. Patience donc…

J’espère que vous aurez l’occasion de rencontrer Jean-Baptiste Andrea, même si vous n’avez pas encore lu (ou pas aimé) son roman car c’est vraiment quelqu’un de bien 🙂

Je vous souhaite une bonne fin de semaine. Et je vous mets le lien de Martine (avec une belle photo différente de la mienne car elle était sur le côté).

Le vampire de John William Polidori

Le vampire de John William Polidori.

The Vampyre : a Tale (1819), entre 65 et 80 pages selon les éditions, est traduit de l’anglais par Henri Faber (Chimères, 1989) ou par Jean-Claude Aguerre (Actes Sud, Babel, 1996). Il est aussi disponible en numérique.

Genres : littérature anglaise, fantastique.

John William Polidori naît le 7 septembre 1795 à Londres d’un père italien (toscan) et d’une mère anglaise. Il étudie à l’université d’Édimbourg (Écosse) et écrit une thèse sur le somnambulisme. Jeune diplômé à 19 ans, il accompagne Lord Byron (1788-1824) à Genève (Suisse) puis voyage seul en Italie avant de rentrer en Angleterre. Il se rend compte qu’exercer la médecine n’est pas fait pour lui et se lance dans le Droit puis dans une carrière littéraire. Mais il se suicide avec du cyanure le 24 août 1821 (il a 25 ans).

Le vampire, originaire d’Orient, passe par le monde arabe et arrive comme une superstition dans l’Europe chrétienne « en subissant quelques légères variations, dans la Hongrie, en Pologne, en Autriche et en Lorraine » (introduction, p. 4).

Londres. Lord Ruthven et Aubrey, un jeune aristocrate orphelin font connaissance. Lord Ruthven est bel homme mais il a le teint sépulcral. Aubrey est riche mais naïf et laisse parler son imagination. Lord Ruthven part en voyage et Aubrey, curieux, décide de voyager avec lui « et quelques jours après, nos deux voyageurs avaient passé la mer » (p. 17). La Belgique, la France, l’Italie, mais Aubrey – grâce à une lettre de ses précepteurs – se rend compte des défauts de Lord Ruthven et part seul en Grèce où il rencontre la belle Ianthe mais Lord Ruthven n’est pas loin… Et même lorsqu’Aubrey, affolé, retourne en urgence en Angleterre, Lord Ruthven est toujours là !

Parue en 1819 dans The New Monthly Magazine, The Vampyre n’est pas la première apparition du vampire en littérature (*) mais cette nouvelle a popularisé le thème du vampire moderne qui a été adapté au théâtre et à l’opéra durant le XIXe siècle. Parti d’un brouillon de Lord Byron, John William Polidori a écrit ce texte à la Villa Diodati durant l’été 1816 qu’il passe avec Percy et Mary Shelley (qui, elle, écrit Frankenstein). Bien que très classique au niveau du style, cette nouvelle vaut le coup d’être lue pour la façon dont elle traite du vampire, une façon moderne, européenne, qui fera entrer le vampire dans son heure de gloire et débouchera sur pléthore d’œuvres littéraires (poèmes, nouvelles, romans…) puis plus tard d’œuvres cinématographiques (films, séries…). Le vampire buveur de sang, d’âme, de vie, qui fait peur et attire en même temps car il est souvent beau (malgré sa pâleur), instruit et beau-parleur, n’est-il pas finalement à classer dans les personnes négatives, néfastes, manipulatrices, véritables trous noirs qui pompent l’énergie vitale de leurs proches – voire leur argent – à éviter de toute urgence et à bannir de son entourage ?

(*) Le vampire en littérature aux XVIIIe et XIXe siècles, une sélectionDissertations sur les apparitions des anges, des démons et des esprits, et sur les revenants et vampires de Hongrie, de Bohême, de Moravie et de Silésie ou Traité sur les apparitions d’Augustin Calmet (1746), un essai français revu et augmenté en 1751. C’est d’abord par la littérature allemande que le vampire entre en littérature avec entre autres Le vampire (Der Vampyr) de Heinrich Augustin von Ossenfelder (1748), un poème, et La fiancée de Corinthe (Die Braut von Korinth) de Goethe (1797), un poème narratif. Puis par la littérature anglaise avec entre autres Le vampire de John Stagg (1810), un poème composé de 152 vers qui se déroule en Hongrie ; Le Giaour de Lord Byron (1813), un poème ; Dracula de Bram Stoker (1897), un roman épistolaire considéré comme la quintessence du genre. Le vampire devient un représentant de la littérature romantique et de la littérature gothique allemande et anglaise avant d’atteindre la France, l’Italie et même la Russie avec La famille du Vourdalak (dans Histoires de morts-vivants) de Tolstoï (1847).

Le vampire de John William Polidori va être à nouveau publié par Les forges de Vulcain en février 2019 sous le titre Le Vampyre, dans une traduction plus récente et en édition augmentée, suivi par Le comte Ruthwen ou les vampires de Cyprien Bérard et une postface inédite de Thomas Spok. Alors, une relecture l’année prochaine, pourquoi pas ? 😉

Source : Aux forges de Vulcain

Une lecture pour La bonne nouvelle du lundi que je mets dans les challenges Cette année, je (re)lis des classiques, Challenge de l’épouvante et dans le Marathon de l’épouvante d’automne 2018Défi littéraire de Madame lit (littérature britannique en octobre) et Littérature de l’imaginaire.

Je rappelle que le mois d’octobre et le Mois de l’imaginaire avec plusieurs éditeurs (de l’imaginaire), de librairies et de bibliothèques en France mais rien près de chez moi, à part à Grenoble et à Lyon, voire même Montpellier (plus dans le Sud) mais ça ne va pas avec mes horaires de travail.

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Projet 52-2018 #41 et Défi 52 semaines 2018 #41

Bonjour, j’ai une connexion Internet – ou pas – au gré des mises à jour de la box…

Pour cette quarantième-et-unième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est escalier. J’aurais pu vous montrer (en photo unique) l’escalier que vous pouvez déjà voir ici (première photo, en haut à droite) mais voici plutôt une photo de la Cartoucherie (Bourg lès Valence, Drôme) avec… deux escaliers pour le prix d’un ! Je vous souhaite un bon weekend automnal et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma.

Quant au Défi 52 semaines 2018, le thème est nuit. Avez-vous remarqué qu’il est difficile de prendre en photo la lune la nuit ? À moins d’avoir le matériel adéquat… Ce qui n’est pas mon cas. Le mot « nuit » me fait aussi penser à quelques chansons comme « Nuit tu me fais peur, nuit tu n’en finis pas, comme un voleur, il est parti sans moi », le refrain de la chanson T’en va pas interprétée par Elsa (1986) ou bien sûr Nuit de Jean-Jacques Goldman (1990). Ce qui ne me rajeunit pas… Et puis j’aime bien ce proverbe : « La nuit, tous les chats sont gris ». Et vous, aimez-vous la nuit ?

Mes coups de… /8-2018

Du blues et encore du blues dans ce billet « Mes coups de… ».

Coups de blues x3

René Pétillon naît le 12 décembre 1945 à Lesneven (Finistère, Bretagne). Il est dessinateur de presse, dessinateur de bandes dessinées et scénariste de bandes dessinées (Le Baron noir). Ses dessins sont publiés dès 1968 dans plusieurs magazines (Planète, Pilote, etc.). En 1974, il crée Jack Palmer, un détective décalé parodique des célèbres détectives privés littéraires. Mes épisodes préférés sont Un détective dans le Yucca (Albin Michel, 1989, tome 8) et L’enquête corse (Albin Michel, 2000, tome 12) : Alph-Art du meilleur album français du festival d’Angoulême 2001, volume adapté au cinéma en 2004 par par Alain Berberian. Par contre, je n’ai jamais vu la série animée réalisée par Jacky Bretaudeau, Luc Vinciguerra et René Pétillon (diffusée en décembre 2001 sur Canal+), Jack Palmer ou le détective malgré lui (30 épisodes de 1’30 chacun). Il a d’autres bandes dessinées à son actif. Il meurt le 30 septembre laissant Jack Palmer et ses lecteurs orphelins.

Charles Aznavour naît le 22 mai 1924 à Paris dans une famille arménienne. Il n’est pas mon chanteur préféré mais en écoutant l’émission hommage sur France2 lundi soir, je me rends compte que je connais toutes les chansons qui passent (bon, je ne connais peut-être pas les plus de 1 200 titres de son répertoire !) et, ça je le savais déjà, j’aime beaucoup les films dans lesquels il a joués en particulier Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière avec Lino Ventura (1960) et Les fantômes du chapelier de Claude Chabrol avec Michel Serrault (1982). Il meurt le 1er octobre chez lui, à Mouriès, dans son sommeil. Il y a tant de choses à dire sur l’homme et sur l’artiste que je ne connais pas assez mais il a écrit deux autobiographies, Le temps des avants (Flammarion, octobre 2003) et Aznavour en haut de l’affiche (Flammarion, novembre 2011) ainsi qu’un recueil de nouvelles, Mon père, ce géant (Flammarion, octobre 2007) pour ceux que ça intéresse.

Antoine Sfeir naît le 25 novembre 1948 à Beyrouth au Liban. Il commence des études de médecine et écrit pour le journal francophone L’Orient-Le Jour que je connais car je consulte régulièrement L’Orient littéraire (ce qui permet d’avoir un point de vue différent sur la littérature francophone et la littérature arabe). Il devient journaliste et étudie alors le Droit et les sciences politiques. Guerre civile dans son pays, séquestration en Palestine entre autres, il se réfugie en France où il devient un expert des pays arabes et du monde musulman pour plusieurs magazines (dont L’Événement du jeudi que j’aimais bien). J’ai lu plusieurs de ses articles et je l’ai entendu plusieurs fois dans des émissions télévisées, des débats, c’était un homme posé, sérieux, intègre. En 1985, il fonde une revue d’études et de réflexion sur les mondes arabe et musulman (du Maghreb à l’Asie), Les Cahiers de l’Orient. Entre 2005 et 2007, il fait partie des membres qui créent l’Observatoire de la laïcité. Il meurt le 1er octobre. Vous pouvez consulter son blog (s’il reste en ligne) et ses nombreux livres documentaires.

Et pour le coup de cœur, consultez Mes coups de… /7-2018 – Rencontres photo Chabeuil !

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Projet 52-2018 #40 et Défi 52 semaines 2018 #40

Pour cette quarantième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est bande dessinée. Voici tout simplement une photo des premières bandes dessinées rangées. Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma.

Quant au Défi 52 semaines 2018, le thème est mou. Je vous ai déjà montré cette veilleuse Kawaii il y a quelques semaines pour le thème violet, eh bien la lampe est molle et, en appuyant dessus, elle change de couleur.