Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk

Après Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera et Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation, voici Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk.

Soleil, juin 2020.

Le steampunk est un sous-genre de la science-fiction que j’apprécie particulièrement depuis que j’ai vu Le château dans le ciel (1986), Steamboy (2004) et Le château ambulant (2004). Les histoires steampunk se déroulent au siècle de la vapeur (steam) et en général dans l’Angleterre victorienne mais pas toujours (récemment, j’ai présenté Le réseau Bombyce 1 de Cécil & Corbeyran, une bande dessinée steampunk qui se déroule à Bordeaux). Le lecteur est donc dans un monde rétro-futuriste qui lie de façon souvent très esthétique passé et futur.

Le livret (de 9 pages) donne des références de romans, de films, de séries et de jeux vidéo puis présente des bandes dessinées steampunk parues chez Soleil et chez Delcourt. Il est consultable librement sur Calaméo.

Pour La BD de la semaine. Plus de BD de la semaine chez Noukette (et La BD de la semaine est en vacances jusqu’au 2 septembre).

Le chat qui n’aimait pas les croquettes d’Odrade

Le chat qui n’aimait pas les croquettes – Nuits blanches d’Odrade.

Sandawe.com, décembre 2016, 51 pages, 12,90 €, ISBN 978-2-39014-173-0.

Genre : bande dessinée suisse.

Odrade, de son vrai nom Marianne Teekens, est une dessinatrice et scénariste de BD née le 13 février 1964 près de Paris, de parents hollandais mais elle est Suissesse. Elle a la chance de participer aux cours de dessins de Rosinski à Sion (Valais, Suisse). Elle se fait remarquer dès 1997 à Angoulême. Sa nouvelle BD : Le bol d’or : 80 ans de régate sur le Léman (2018). Plus d’infos sur son site officiel, http://www.odrade.ch/.

Préface de F’Murrr : « Car l’essentielle Question qui nous taraude tous, c’est : Quand est-ce qu’on mange ? Et puis : Qu’est-ce qu’on mange ? » (p. 5). J’adore !

Croquettes dans la nuit – Un chat qui n’aime pas ce que lui donne à manger son humaine, des boîtes et des croquettes donc, sort en cachette la nuit pour trouver de la vraie nourriture, de la viande crue. Il rencontre un lion, dans sa cage, qui lui n’a jamais mangé de croquettes alors il l’invite chez lui pour les goûter. « C’est délicieux ! Je se sais pas de quoi tu te plains ! » (p. 8).

Un chouette coach – Le même chat aimerait bien attraper une souris mais il n’y arrive pas alors que la chouette avec ses serres y arrive du premier coup. Il lui fait goûter ses croquettes. « Hmouais, c’est pas très bon. » (p. 10). Mais la chouette a une idée !

Voilà, ce sont les deux premières histoires. Il y en a 9 autres dans lesquelles le chat « est prêt à tout pour assouvir son appétit » mais « y a pas que la bouffe, dans la vie. » (p. 28).

Un noir et blanc somptueux (dessin au crayon blanc sur feuille noire, 2e vidéo, ci-dessous), riche en finesse et en détails.

Une très belle découverte pour La BD de la semaine, les challenges BD, Animaux du monde #3 et Challenge de l’été (avec la Suisse).

PLus de BD de la semaine chez Moka.

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation

En novembre l’année dernière, j’avais lu avec intérêt Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera. Eh bien, voici Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation.

Soleil, février 2020.

L’anticipation est un sous-genre de la science-fiction, et même précurseur de la science-fiction (avec Jules Verne par exemple). Les romans ou nouvelles d’anticipation se déroulent dans le futur (proche ou plus lointain) et ce peut être des dystopies (ex. 1984 de George Orwell) ou des utopies (ex. L’île d’Aldous Huxley) avec soit un pouvoir totalitaire soit un monde qui paraît irréalisable.

Le livret (de 8 pages) donne quelques références littéraires et cinématographiques puis présente des bandes dessinées d’anticipation parues chez Soleil et chez Delcourt. Il est consultable librement sur Calaméo.

Pour La BD de la semaine. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

La découverte des dinosaures, une révolution archéologique

La découverte des dinosaures, une révolution archéologique. Le fil de l’Histoire raconté par Ariane & Nino.

Dupuis, collection Jeunesse, novembre 2018, 45 pages, 5,90 €, ISBN 978-2-39034-008-9.

Genres : bande dessinée française, littérature jeunesse, Histoire.

La collection Le fil de l’Histoire, c’est déjà 20 volumes avec au scénario Fabrice Erre et au dessin Savoia. Le site officiel : https://www.arianeetnino.com/.

Personne n’a jamais vu de dinosaures ! Mais les paléontologues ont découvert lors de fouilles archéologiques leurs traces et leurs ossements. Le premier os de dinosaure aurait été retrouvé en 1677 par un savant anglais, Robert Plot, mais il n’a pas su dire ce que c’était. Ni les scientifiques du XVIIIe siècle.

« Ces fossiles peuvent raconter beaucoup de choses, mais il faut savoir les faire parler. » (Ariane, p. 9).

Les Anglais, les Hollandais et les Français sont pionniers. Le premier paléontologue scientifique étant Georges Cuvier, un Français. « Il comprend dès 1796 que des espèces animales ont disparu dans le passé, une idée pas évidente pour les Européens de l’époque… En tant que croyants, ils pensaient que la Création de Dieu n’avait pas changé depuis le début… » (Ariane, p. 10).

Puisqu’il y a tant de fossiles en Europe, les Américains se disent qu’il doit y en avoir également chez eux. C’est la ruée vers les fossiles de dinosaures et la « guerre des os » ! « […] d’immenses découvertes : 130 nouvelles espèces de dinosaures sont décrites ! » (Ariane, p. 20).

Aux XXe siècle, les expéditions veulent non seulement trouver des os de dinosaures mais aussi le « chaînon manquant ». Ça m’a fait penser au très beau roman West de Carys Davies que j’ai lu l’été dernier.

« C’est drôle : des œufs, des becs, des plumes… Certains ressemblent à des oiseaux. » (Nino, p. 33).

Tout comme avec le premier tome, Les Gaulois, sacrés ancêtres, j’ai appris des choses, en particulier les noms des premiers paléontologues mais je ne pense pas que je les retiendrai ! Les dates et l’évolution des découvertes sont importantes aussi, par exemple des erreurs sont corrigées car les scientifiques découvrent toujours de nouveaux os et de nouvelles informations.

Et le cahier illustré, en fin de volume, donne plein d’explications complémentaires sur les fouilles, les reconstructions de dinosaures, la chronologie, etc.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9. Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Au fil du Nil, n°s 23 et 22

C’est grâce à Antigone que j’ai découvert cette revue, Au fil du Nil, merci Antigone ! Le dernier numéro, le n° 23, est en ligne au format pdf alors, par curiosité, je l’ai lu !

Au fil du Nil est une revue annuelle réalisée par les étudiants de 3e année d’Angoulême à l’EESI (École Européenne Supérieure de l’Image, Angoulême Poitiers).

J’ai donc lu ce dernier numéro, le n° 23, réalisé avec l’artiste Pakito Bolino (ancien étudiant à l’EESI, créateur de la maison d’éditions Le dernier cri), février 2013, 86 pages, 20 €.

Au Fil du Nil n° 23 (pages 24-25)

C’est une revue surprenante, une revue d’Art, dessins, collages et bandes dessinées. Du noir et blanc, de la couleur, pas mal de rouge, mais pas que, du bleu aussi, c’est sombre, c’est original, c’est vraiment étonnant, parfois même un peu dérangeant mais c’est évidemment un des objectifs des artistes ! Vous connaissiez ? Si oui, tant mieux pour vous ; si non, vous verrez c’est une chouette découverte !

Au Fil du Nil n° 23 (pages 48-49)

Le tableau pages 38-39 me fait un peu penser à Guernica de Picasso (1937).

Au Fil du Nil n° 23 (pages 38-39)

En plus, j’aime beaucoup les pages 24-25, 48-49 et 70-71 : les trois illustrations sont ci-dessus et ci-dessous pour que vous vous fassiez une idée du contenu.

Au Fil du Nil n° 23 (pages 70-71)

Par curiosité, je lu le n° 22, juin 2012, 95 pages, 20 €. Ce numéro est différent, déjà il a plus de pages (9 pages de plus) et son contenu est aussi différent : il y a ici des photographies, des bandes dessinées plus longues (Ascension, l’histoire de Nina, géologue devenue astronaute de Naïs Coq ; Terrain bosselé, sur le football, de Nicolas Savoye).

Au Fil du Nil n° 22 (pages 12-13)

J’ai bien aimé les pages 12-13, 40-41 et 88-89 et vous pouvez voir ces illustrations ci-dessus et ci-dessous.

Au Fil du Nil n° 22 (pages 40-41)

Au Fil du Nil n° 22 (pages 88-89)

Partir, voyager, oui mais où et pourquoi ? « Le pays n’est qu’un prétexte, le choix en revient pour une part à l’inconscient et au hasard : le but est de découvrir sur place. Tout comme cela ne m’intéresse pas qu’on me raconte l’histoire d’un film avant d’aller le voir, je préfère partir avec le minimum d’informations nécessaires. Comment représenter ce qu’on n’a jamais vu ? » se demande Léa Donadille qui présente sa version de l’Australie, avec un poème de Herman Melville, issu de Les îles enchantées. (p. 32-33).

Au Fil du Nil n° 22 (pages 32-33)

Bravo pour le travail de ces étudiants ; à l’occasion je lirai les numéros précédents.

3 mangas seinen parus chez Akata

Je continue de parler des mangas que j’ai pu lire durant le confinement grâce aux opérations « Reste chez toi avec un manga ». Ce sont les mangas Akata que j’ai lus le plus donc (après les shôjo) voici 3 seinen (manga pour adultes).

Ils entrent tous dans La BD de la semaine et le challenge BD. Le challenge Un mois au Japon (qui a en fait duré deux mois, avril et mai) est terminé mais j’ai bien lu ces mangas en mai (pour les deux premiers présentés) et en avril (pour le troisième).

Aime ton prochain 1 de Daisuke CHIDA.

Akata, octobre 2019, 190 pages, 6,99 €, ISBN 978-2-36974-339-5. 異常者の愛Ijosha no Ai (2017) est traduit du japonais par Ryoko Akiyama.

Genres : manga, seinen.

Daisuke CHIDA 千田大輔 est scénariste et dessinateur.

Tôkyô, une école primaire. Kazumi Ichinose aime Fumika Nimi et Saki Mido aime Kazumi qui ne l’aime pas alors la fillette tue Fumika pour être la seule dans le cœur de Kazumi.

Six ans après, Kazumi, 16 ans, est en deuxième année de lycée et Shino Yotsuya aussi. « Trop mimi, cette Yotsuya… Je me demande pourquoi elle en pince pour toi… – J’en sais rien, – T’es trop bizarre… Kazu… – S’il savait ce que j’ai vécu… » (p. 30). Shino est tombée amoureuse de Kazumi mais lui ne veut plus entendre parler d’amour car certaines amours sont toxiques. De plus il a cru apercevoir Saki Mido dans la rue…

Et si Saki Mido avait été libérée et continuait de poursuivre Kazumi de ses assiduités ? Effectivement, l’adolescente est complètement dérangée et l’histoire se transforme en horreur !

Une étrange série, classée en « WTF ?! » par l’éditeur ! Pour l’instant, en France, 3 tomes (le tome 4 est annoncé pour juin 2020) mais au Japon, la série est terminée en 6 tomes (2017-2018) et l’auteur est passé à une nouvelle série : ヒロインは絶望しました Heroine wa Zetsubô Shimashita, une comédie fantastique.

Attention, violence et scènes de torture !

En proie au silence 1 d’Akane TORIKAI.

Akata, janvier 2020, 192 pages, 8,05 €, ISBN 978-2-36974-768-4. Sensei no shiroi uso 先生の白い嘘 (2014, Kôdansha) est traduit du japonais par Gaëlle Ruel.

Genres : manga, seinen.

Akane Torikai 鳥飼 茜 naît en 1981 dans la préfecture d’Ôsaka. Elle débute sa carrière de mangaka en 2004 avec des histoires courtes publiées dans des magazines et lance sa première série en 2010. Ses mangas féministes parlent de la condition des femmes, de viol, de misogynie, et parfois ils choquent, ils dérangent. Plus d’infos sur son compte Twitter et son compte Instagram.

Misuzu Hara, 24 ans, professeur de japonais au lycée Sakuragaoka, pense qu’elle est toujours « dans le groupe des gens qui se font bouffer ». Même sa meilleure amie, Minako, lui fait des remarques, sur son look, sur son célibat. En tout cas, Minako va se marier avec son petit ami, Hayafuji, qui a une liaison avec Misuzu, enfin une liaison, façon de parler… En interrogeant un élève de 16 ans, Nizuma, au sujet d’une rumeur, ce qu’elle a vécu lui revient en mémoire. « Une femme n’est jamais du bon côté de la balance. ».

Akata vient de publier le premier tome de cette série féministe en ce début d’année et la série est terminée au Japon en 8 tomes. Pourquoi pas, si la médiathèque les achète. En tout cas, les lycéens japonais ont bien changé ! Ou alors c’est moi qui ai vieilli…

World War Demons 1 d’Urû OKABE

Akata, collection WTF ?!, septembre 2017, 224 pages, 7,95 €, ISBN 978-2-36974-191-0. 世界鬼 Sekai Oni (2012), originellement paru chez Shôgakukan, est traduit du japonais par Chiharu Chûjo.

Genres : manga, seinen.

Urû OKABE 岡部閏 est un jeune mangaka qui dessine depuis l’enfance. Ce premier tome de World War Demons est son premier manga. Plus d’infos sur son compte Twitter.

Azuma Shinonome, orpheline, a été recueillie par son oncle et sa tante. Mais leur plus jeune fils, Kazuya, appelle sa cousine « Azuma la mocheté » et la frappe régulièrement. L’aîné a tué son oiseau, « Bébé Moineau », car il faisait trop de bruits et l’empêchait d’étudier. Quant à l’oncle, sans commentaire… Ou alors Azuma a des hallucinations ? Le psychiatre qu’elle consulte lui dit qu’elle est atteinte du « syndrome d’Alice de l’autre côté du miroir ».

C’est alors qu’elle se retrouve avec d’autres adolescents et un ancien militaire, tous atteints de la même maladie, de l’autre côté du miroir et le démon de Cheshire leur annonce qu’ils doivent « abattre les six démons de l’univers » puis il les attaque férocement !

Ils découvrent qu’ils peuvent matérialiser des armes mais ils sont assujettis au temps, ils perdent de l’énergie vitale et, ce n’est pas un jeu : s’ils meurent dans ce monde, ils mourront vraiment.

Ce manga, inspiré par L’école emportée de Kazuo Umezu (que j’avais adoré), montre un monde parallèle où tout n’est que violence. Mais n’est-ce pas déjà le cas, pour eux, dans le monde réel ? La série est terminée en 11 tomes (le dernier tome est paru en septembre 2019 en France). Pourquoi pas, si j’ai l’occasion d’emprunter les tomes suivants car je suis très intriguée par cette série !

Ce dernier manga entre aussi dans le challenge Littérature de l’imaginaire #8.

Trois seinen, résolument adultes dans les thèmes et les traitements, mais dans trois genres différents, un fait de société horrible, un féministe et un fantastique horreur.

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Le réseau Bombyce 1 de Cécil & Corbeyran

Le réseau Bombyce 1 – Papillons de nuit de Cécil & Corbeyran.

Les Humanoïdes Associés, 1999, réédition octobre 2010, 48 pages, 14,20 €, ISBN 978-2-7316-2306-2.

Genres : bande dessinée française, science-fiction.

Éric Corbeyran au scénario. Il naît le 14 décembre 1964 à Marseille. Il est scénariste, photographe, illustrateur. Ses œuvres sont trop nombreuses pour que je les cite : je vous laisse consulter tout ça sur Internet. Je suis en train de lire, du même auteur, Les guerres d’Albert Einstein, en feuilleton dans Robinson.

Cécil au scénario et au dessin. Il naît le 18 mai 1966 à Dax (dans les Landes). Il décide de faire de la bande dessinée à l’âge de 5 ans grâce à un album de Lucky Luke, Ma Dalton. Il étudie aux Beaux-Arts à Bordeaux et travaille dans une librairie spécialisée BD. Du même dessinateur : L’empreinte des chimères (1991).

Dans une Bordeaux rétro-futuriste. Eustache et son acolyte, Mouche, cambriolent la villa du Baron Guillaume Bernard de Harcourd. « L’une des fortunes les plus importantes de la région, comme disent les journaux ! – …Et l’une des plus convoitées, comme disent les réseaux ! ». Mais le baron rentre de voyage un jour plus tôt que prévu, pendant que les deux lascars sont à l’œuvre ! Cependant ils découvrent que des messieurs pervers voient des jeunes femmes violées et tuées grâce au cinématographe (l’ancêtre des snuff movies). Eustache pourra-t-il sauver sa bien-aimée, Zibeline ?

Les dessins sont très beaux, l’architecture est en métal et en verre. Les personnages, Eustache et Mouche, ont un côté steampunk qui me plaît beaucoup. J’ai très envie de lire la suite !

Deux autres tomes sont parus en 2010 : Monsieur Lune (tome 2) et Stigmates (tome 3). Une intégrale est parue en juin 2019.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Littérature de l’imaginaire #8.

Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI

Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI.

Akata, collection Medium, juin 2016, 190 pages, 6,95 €, 978-2-36974-127-9. シカバネ☆チェリー Chikabane Cherry (2013, Akita Publishing Co, prépublication dans le mensuel shôjo Gekkan Princess) est traduit du japonais par Chiharu Chûjo.

Genres : manga, shôjo, horreur.

Shôko CONAMI こなみ詔子 naît un 24 août. Elle dessine depuis l’enfance et commence sa carrière à l’âge de 18 ans. Elle voyage beaucoup (Asie, Europe). Elle aime le fantastique et l’horreur, le cinéma et les jeux vidéo. Sa première série, Shinobi life (シノビライフ 13 tomes entre 2007 et 2012), se déroule dans le Japon médiéval. Plus d’infos sur son blog officiel et son site officiel.

Lycéenne, Miu Kyûragi n’arrive jamais à se lever le matin. Son voisin, et ami, Haru doit toujours la réveiller, il lui propose une potion qu’il a fabriquée, la Cherry Soup. « T’inquiète, je l’ai déjà testée sur des plantes, des animaux et même sur moi. Tu vas voir, ça va te changer la vie… […] La potion fait son effet… Par contre, son psychisme a encore du mal à suivre… ».

Mais Miu est amoureuse de Kei Tôno et, par un concours de circonstances, il l’invite au cinéma voir un film d’horreur japonais. Miu doit être en forme ! Elle vole la fiole de Haru et boit tout ! La séance de cinéma et le contact avec Kei, d’habitude renfermé, se passent très bien, ils ont la même passion pour l’horreur sauf les zombies.

C’est pendant leur discussion, après le film, que Miu se rend compte que son cœur ne bat plus et qu’elle n’a plus de pouls… En fait, elle était tellement excitée qu’elle s’est violemment cognée la tête contre un poteau et elle n’a pas réalisé qu’elle se levait du lit de la morgue et pas de son lit pour aller au cinéma !

« Mais cacher mes sentiments… jusqu’à la mort… Est-ce une bonne chose pour moi ?! ».

Alors d’un côté, Miu doit cacher à Kei (et à tous) sa situation, et d’un autre côté il y a confrontation entre Haru et Kei. Ah, et il y a les autres filles qui sont amoureuses de Kei qui se mettent à harceler Miu… Ce manga pourrait sembler être un shôjo classique mais un shôjo horreur, ce n’est pas banal ! J’ai bien ri avec le chapitre bonus à la fin.

Ah, c’est une série courte, seulement 3 tomes, alors je veux bien connaître la suite !

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8 et bien sûr Un mois au Japon.

Les Gaulois, sacrés ancêtres !

Les Gaulois, sacrés ancêtres ! Le fil de l’Histoire raconté par Ariane & Nino.

Dupuis, collection Jeunesse, février 2018, 45 pages, 5,90 €, ISBN 978-2-39034-002-7.

Genres : bande dessinée française, littérature jeunesse, Histoire.

La collection Le fil de l’Histoire, c’est déjà 20 volumes avec au scénario Fabrice Erre et au dessin Savoia. Le site officiel : https://www.arianeetnino.com/.

Ariane et Nino voient, chez leur grand-mère un vieux portrait et s’interrogent : c’est le grand-père de mamie donc leur arrière-arrière-grand-père. « Mais alors, c’est un Gaulois ? » (Nino, p. 3). Nino apprend qu’en fait les Gaulois vivaient il y a 2000 ans et qu’ils étaient en fait des Celtes. Gaulois est le nom que leur ont donné les Romains (comme Galates, nom donné par les Grecs pour les Celtes de Turquie).

C’est parce que les Gaulois avancent vers le sud et s’emparent du Capitole à Rome que les Romains les repoussent et occupent peu à peu leur territoire ! C’est la guerre des Gaules, menée par Jules César.

« Mais un village résiste toujours ! » (Ariane, p. 8). Eh non, ce n’est pas celui d’Astérix ! C’est celui d’Ambiorix, en 54 avant J.-C., en Belgique !

Puis il y a Vercingétorix, le roi des Arvergnes (Auvergne) mais il doit se réfugier dans l’oppidum d’Alésia (ville fortifiée). Mais les Gaulois deviennent des Gallo-Romains et sont intégrés dans l’empire romain.

Jusqu’à ce qu’il s’effondre et qu’arrivent les Germains, dont une tribu appelée les Francs.

« Au Moyen-Âge, plus personne ne se dit Gaulois. » (Ariane, p. 13). « Mais alors, qu’est-ce qui reste des Gaulois en nous ? » (Nino, p. 13).

Bref, je ne vous raconte pas tout, lisez cette BD ! Bien sûr elle est dédiée à la jeunesse mais elle est bien dessinée et bien racontée. Idéale pour comprendre quel héritage ont laissé ces fameux Gaulois : agriculture, élevage, outils agricoles comme la création de la première moissonneuse-batteuse !, artisanat (laine, bois, fer, poteries…), etc. Les Gaulois avaient leurs qualités et… leurs défauts (sacrifices humains, par exemple, interdits par les Romains).

Vous savez quoi : j’ai appris des choses ! Les Gaulois ont inventé la cotte de mailles, le canif à lame rétractable, le savon, le tonneau cerclé (plus solide que l’amphore), etc.

Ce qui est intéressant, c’est de voir Ariane et Nino qui, après avoir remonté le fil de l’Histoire, sont à l’époque des Gaulois.

Et en fin de volume, il y a un instructif cahier illustré « Pour en savoir plus… ».

PS : dans le fil de l’Histoire, je vois un clin d’œil au fil d’Ariane !

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9.

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Quatre mangas parus chez Pika

Durant ces semaines, des éditeurs de mangas ont proposé l’opération journalière Reste chez toi avec un manga : merci beaucoup à eux. Après le billet, il y a deux semaines, Trois mangas shôjo parus chez Akata, voici les mangas que j’ai lus grâce à Pika (l’opération a duré une semaine de plus sur le site de Pika, merci à cet éditeur).

Ces mangas sont tous pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9 et Un mois au Japon.

Les brigades immunitaires 1 d’Akane Shimizu.

Pika, juin 2017, 176 pages, 6-95 €, ISBN 978-2-81163-316-5. はたらく細胞 Hataraku saibô (2015, Kôdansha) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, shônen.

Akane Shimizu 清水茜 naît le 28 janvier 1994 à Tôkyô. Son autre série : Cells at work.

AE3803 est une hématie (une globule rouge), elle doit livrer de l’oxygène aux poumons mais, suite à l’attaque d’une bactérie pneumocoque, elle est déboussolée et se perd. Elle rencontre 1146, un leucocyte (globule blanc) chargé de retrouver cette bactérie et de la détruire. Dans les épisodes suivants, l’allergie au pollen de cyprès, le virus de la grippe, l’éraflure.

Vous l’avez sûrement compris, nous sommes dans le corps humain avec tout ce qu’il contient (ici sous forme humaine, c’est assez amusant). Je n’avais jamais vu un manga de ce genre ! C’est surprenant, un vrai cours d’anatomie et pratiquement de médecine ! Je ne pense pas pouvoir retenir ce que j’ai appris mais c’est d’une violence tout ce qu’il se passe à l’intérieur, les agressions de bactéries, leur destruction… Lire ce manga avec le coronavirus en ce moment, ça fait bizarre mais il est super bien fait et a son brin d’humour.

Cette série est déclinée en manga shôjo (Hataraku saikin), en manga seinen (Hataraku saibô BLACK), en animés, en jeu vidéo et même en adaptation théâtrale.

Au Japon, 5 tomes parus (en France aussi) mais série encore en cours. À découvrir !

Love & lies 1 de Musawo.

Pika, novembre 2016, 192 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81163-085-0. 恋と嘘 Koi to uso (2015, Kôdansha) est traduit du japonais par Djamel Rabahi.

Genres : manga, shôjo.

Musawo Tsumugi 紬木 ムサヲ est mangaka. Pas d’infos supplémentaires…

Ce que je trouve intéressant dans ce shôjo, c’est que le narrateur soit un garçon plutôt qu’une fille (c’est donc pourquoi l’éditeur le classe en shônen) : Yukari Nejima, surnommé Neji. Il est amoureux de Misaki Takisaki depuis 5 ans. Sur un coup de tête, avec des copains de classe, ils décident de ne jamais se marier. Misaki qui était présente a mis aussi sa main. « Oups, désolée, les filles n’ont pas le droit de participer ? » (p. 9). Mais lorsqu’un citoyen reçoit l’avis gouvernemental, à l’âge de 16 ans, il n’a plus le droit de tomber amoureux et doit épouser la personne que le gouvernement a choisi ! C’est la Loi Yukari pour lutter contre la baisse de la natalité… Neji a pu donner rendez-vous à Misaki et ils s’avouent leur amour, quel beau cadeau d’anniversaire pour les 16 ans de Neji ! Mais il reçoit (forcément !) sa notification gouvernementale et il doit épouser une certaine Ririna Sanada ! Mais la première rencontre ne se passe pas très bien…

Le trio « amoureux » est différent des shôjos habituels (n’oublions pas que c’est un Japon de science-fiction) : Ririna n’est pas amoureuse de Yukari et Misaki est sensée s’incliner et ne plus aimer Yukari, et la réciproque. Mais… Qu’est-ce que l’amour, la passion ? Le lecteur saura peut-être dans les tomes suivants : la série est en cours au Japon avec déjà 9 tomes, c’est trop pour moi, je ne veux pas me lancer dans des séries longues.

Une série d’animation (de 12 épisodes en 2017 et 2 OAV en 2018) et un film (en 2017) ont adapté ce manga. Le site officiel de l’animé sur lequel vous pourrez voir la bande annonce.

To your Eternity 1 de Yoshitoki Ôima.

Pika, collection Shônen, avril 2017, 192 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81163-547-3. 不滅のあなたへ Fumetsu no anata e (Kodansha, 2017) est traduit du japonais par Thibaud Desbier.

Genres : manga, shônen, fantastique.

Yoshitoki Ôima 大今 良時naît le 15 mars 1989 à Ôgaki (préfecture de Gifu). De la même mangaka : A silent voice (sur la surdité) chez Ki-oon.

Un jour, une sphère arrive sur Terre ; au début, elle ne fait rien, elle est un caillou puis lorsqu’elle est recouverte de neige, un loup blessé s’approche d’elle ; elle devient alors le loup ; il guérit, il marche jusqu’à une maison où vit un jeune humain ; celui-ci connaît le loup, il est content de le revoir, il l’appelle Joan, il lui donne à manger et prend soin de lui. Depuis cinq ans, tout le monde est parti et l’adolescent vit seul dans la maison de sa grand-mère. Enfin, il n’est pas seul, il a Joan. « Joan… Je vais partir d’ici, moi aussi… J’ai envie de rencontrer des gens, de vivre des choses nouvelles… Je sais qu’il y aura des moments difficiles mais… Je veux découvrir le monde… Je t’emmène avec moi, bien sûr ! » (p. 31-32).

Mais blessé à la jambe, il doit rebrousser chemin. Lorsqu’il meurt, Joan devient le jeune homme et il reprend la route. « Il s’est mis à marcher vers le sud. À l’origine, c’était juste une sphère que j’avais lancée… Qui sous l’effet d’une stimulation se métamorphose : pierre, mousse, loup… Et maintenant, elle se déplace sous une apparence humaine… En quête d’une nouvelle stimulation… » (p. 83). Or, dans un village, une fillette, March, doit être sacrifiée au seigneur Oniguma pour la sécurité et la prospérité de tous. Mais March arrive à s’enfuir et rencontre le jeune homme loup. « Mais… où tu vas ? Je viens avec toi ! » (p. 131).

De très beaux dessins, surtout pour les paysages, une histoire intrigante, un superbe loup ! Cette sphère est-elle immortelle ? Que va-t-elle encore faire sur Terre ? J’aimerais lire la suite mais 12 tomes, série en cours au Japon, c’est long… Mais une adaptation animée est prévue pour octobre 2020.

En plus des challenges cités ci-dessus, ce manga entre dans les challenges Animaux du monde (loup et ours) et Littérature de l’imaginaire #8.

Waiting for spring 1 d’Anashin.

Pika, collection Cherry Blush, avril 2018, 200 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81165-528-0. 春待つ僕らHarumatsu bokura (Kodansha, 2014) est traduit du japonais par Isabelle Eloy.

Genres : manga, shôjo.

Anashin あなしん naît le 26 juin 1992 à Owase (préfecture de Mie). Cette mangaka ne fait que du shôjo.

Mitsuki Haruno est dans un lycée où elle ne connaît personne alors que les autres élèves de sa classe arrivent du même collège. Comme elle est effacée, c’est difficile pour elle de se faire des ami(e)s et les sorties se font sans elle… Mais pendant son temps libre, elle travaille au Words cafe. Et depuis que les quatre plus beaux garçons du lycée sont venus à ce café, sa vie a changé.

Un petit shôjo sans prétention mais agréable à lire. Série en 13 tomes, terminée au Japon, 11 tomes parus en France. C’est trop long pour moi, je n’ai plus la patience de lire des séries si longues (entre 3 et 5 tomes maximum, ça me convient mieux) mais je pense qu’il vaut le coup pour les fans de shôjo.

Voilà, deux shônen et deux shôjos, un que j’ai très envie de continuer : To your eternity malgré la longueur (12 tomes, série encore en cours) ou alors peut-être voir l’animé. Merci beaucoup à Pika.

Plus de BD de la semaine chez Noukette.