En passant

En coup de vent… 104

Bonjour, j’espère que vous allez bien et que vous ne sortez pas (trop), prenez soin de vous… et des autres !

J’ai beaucoup lu ces deux dernières semaines (deux marathons de lecture !) mais j’ai aussi pris le temps de répondre à vos commentaires sur mon blog (plus de 120, merci !) et de passer sur vos blogs (les billets sont nombreux !) et sur FB.

Le confinement est pour l’instant prolongé de deux semaines ; je vais avoir encore le temps de lire et, super bonne idée : Marjorie a créé un Marathon de lecture de printemps !

J’ai vu que plusieurs sites ou éditeurs offraient des livres numériques gratuitement (merci !) et j’en ai chargé quelques-uns (nouvelles et romans) mais encore faut-il que je retrouve ma liseuse ! Il m’est possible de lire les nouvelles sur l’ordi – comme Entre la mort et la vie d’Alexei Apoukhtine par exemple – mais pour les lectures plus longues, ça ne va pas le faire !

Une petite info pour ceux qui aiment la bande dessinée : faites comme moi, lisez librement le premier numéro de Robinson, un nouveau magazine (BD donc) de 98 pages ! C’est ici en pdf. Un nouveau numéro est prévu tous les vendredis donc les bandes dessinées sont à suivre (et je publierai mes notes de lectures en conséquence). C’est vraiment bien et il n’y a même pas de pages de pub !

Demain, je publierai le Journal de bord 3-2020.

En attendant, je vous souhaite le meilleur ; profitez-en pour vous reposer ou pour faire plein d’activités qui vous plaisent et si vous en avez envie, vous pouvez venir partager en commentaire !

Des milliard de miroirs de Robin Cousin

Des milliard de miroirs de Robin Cousin.

FLBLB, mars 2019, 256 pages, 23 €, ISBN 978-2-35761-169-6.

Genres : bande dessinée française, science-fiction, anticipation.

Robin Cousin naît le 3 mai 1984 dans les Pyrénées. Il étudie le design d’espace à l’École Boulle de Paris puis rejoint l’École des Beaux-Arts d’Angoulême. Du même auteur : La jeunesse de Billy-Bob Johnson, 1ère partie – Le G.L.O.B.E. (Les Machines, 2011), Le chercheur fantôme (FLBLB, 2013) et Le profil de Jean Melville (FLBLB, 2017). Plus d’infos sur son blog.

La Terre se meurt, les derniers animaux vivent dans des musées, l’eau est rationnée, les humains mangent des plats à base d’insectes. Il y a 5 ans, l’Agence Spatiale Européenne a envoyé dans l’espace un nouveau genre de télescope d’un million de petits miroirs « piégés par faisceaux laser pour se disposer en une gigantesque sphère de 100 000 km de diamètre […] qui peut voir dans toutes les directions à la fois. » (p. 8). Maintenant, Cécilia Bressler de cette même agence spatiale a découvert la planète Gamma Cephei Bb sur laquelle il y aurait de la vie ! Et ceci à (seulement) 45 années-lumières de la Terre. Serait-ce la planète sur laquelle « des Céphéens et des Éthiopiens Longue-vie » (p. 41) sont partis vivre il y a 19 000 ans selon le gourou Antimaadmi ? Qui dit être en contact avec eux par ondes cérébrales.

Une réunion de crise est organisée, avec des politiques, des scientifiques et les médias. « Au moins, on est d’accord qu’il faut à tout prix éviter de les contacter ou de les rencontrer ! – Justement, non ! Je pense que le principe de précaution est d’éviter à tout prix la disparition de notre espèce. Et les contacter est sûrement moins dangereux que de rester muets. » (p. 129).

Dans sa bêtise crasse, l’humanité va-t-elle disparaître, comme les derniers animaux, ou va-t-elle garder espoir ? Les avis sont partagés et les comportements sont tous différents. Mais que représente l’espoir lorsque les humains, incapables de protéger leur planète (la seule qu’ils aient !), ses ressources (pas illimitées…), leurs enfants, les animaux et le vivant, sont tentés de se retourner vers un espoir extérieur et aléatoire (ici les extra-terrestres) ? L’histoire de ces humains, toutes petites créatures insignifiantes, la mort des 500 derniers mammifères et oiseaux, et les dessins, réalistes, font froid dans le dos mais n’est-ce pas finalement une anticipation de la fin du monde (ou du moins une des fins du monde) qui nous attend ?

Cette bande dessinée a été sélectionnée pour la Sélection officielle du 47e Festival d’Angoulême et pour le Prix Utopiales BD.

Une excellente lecture, écologiste, humaniste, édifiante, pour La BD de la semaine et les challenges BD, Littérature de l’imaginaire #8 et Petit Bac 2020 (pour la catégorie Objet avec miroirs).

Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Watertown de Jean-Claude Götting

Watertown de Jean-Claude Götting.

Casterman, janvier 2016, 96 pages, 18 €, ISBN 978-2-20309-660-8.

Genres : bande dessinée française, policier.

Après avoir lu et apprécié, en janvier, La malle Sanderson de Jean-Claude Götting (Delcourt, 2004), j’ai repéré Watertown à la médiathèque et j’ai attendu que cette BD soit disponible pour moi.

Je disais précédemment que « Jean-Claude Götting naît le 21 avril 1963 à Paris. Après des études aux Arts Appliqués Duperré à Paris, il devient auteur et dessinateur de bande dessinée ; il est aussi peintre, illustrateur et a même réalisé un court-métrage d’animation (Tapas nocturnes, en 2017). Plus d’infos sur son site officiel, https://www.gotting.fr/ ».

« La dernière fois que je vis Maggie Laeger, c’était un lundi matin. Je passais comme à mon habitude dans la pâtisserie de M. Clarke pour y acheter un muffin que je mangerais sur le chemin du bureau. Lorsqu’en payant je lançai « À demain, Maggie », elle répondit : « Non. » Demain, je ne serai plus là. » (p. 5).

Voici comment commence cette histoire. Et, effectivement, le lendemain, le Clarke Bake Shop ne fut pas ouvert : M. Clarke était mort, écrasé accidentellement par une étagère, dans sa cuisine, et Maggie avait disparu de Watertown.

Mais, deux ans plus tard, dans la ville de Stockbridge (Massachussetts), Philip Whiting, le narrateur, en visite chez son frère pour une partie de pêche, voit Marie Hotkins qui tient une petite boutique d’antiquités et elle ressemble comme deux gouttes d’eau à Maggie Laeger : « C’était le même petit bout de femme, même visage, même silhouette, même âge, j’en étais persuadé. » (p. 7). Cependant la jeune femme ne fait pas mine de le reconnaître…

Il décide alors d’enquêter, surtout après que le journaliste, Dennis H. Palowan, qu’il avait envoyé à Stockbridge soit mort dans un accident de voiture.

« De modeste employé subalterne, je m’étais promu détective, tentant de confondre une meurtrière à laquelle personne ne semblait s’intéresser. » (p. 43).

Watertown est une bande dessinée intrigante, au dessin « charbonneux » (je le mets entre guillemets car il n’est pas de moi, ça doit être un journaliste qui l’a utilisé). Avec un détail, une histoire de rien du tout, Jean-Claude Götting balade son personnage et ses lecteurs avec une habilité désarmante et une chute digne d’une grande nouvelle. C’est que tout le monde ne peut pas s’improviser détective ! Je lirai d’autres titres de Götting, c’est sûr ; apparemment il me reste à découvrir Pigalle 62.27 (2012) et Black Dog (2016), tous deux dans le genre policier, avec Loustal et chez Casterman (en espérant que la médiathèque les aura en rayon). Quelqu’un les a lus ?

Une très belle lecture pour La BD de la semaine ainsi que pour les challenges BD, Lire en thème février 2020 (auteur français), Mois du polar dans Polar et thriller 2019-2020 et Petit Bac 2020 (dans la catégorie Lieu pour la ville de Watertown).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Rêverie de Golo Zhao

Rêverie de Golo Zhao.

Casterman, juin 2019, 240 pages, 23 €, ISBN 978-2-20309-377-5. Parution en Chine en 2015, traduction du chinois par Olivier Zhao et Nicolas Grivel.

Genres : bande dessinée chinoise, manhua.

Golo Zhao (de son vrai nom ZHAO, Zhi Cheng , 智成) naît le 2 mars 1984 à Guangdong. Il étudie les Beaux-Arts à l’Académie de Guangzhou et le cinéma à l’Université de cinéma de Beijing. Il est dessinateur de bandes dessinées et parmi ses principaux titres : La balade de Yaya (9 tomes) et Kushi (4 tomes) aux éditions Fei et plus récemment Le monde de Zhou Zhou (2 tomes) chez Casterman.

Rêverie, c’est l’histoire de Z., un jeune dessinateur chinois à Paris. C’est un hommage à cette ville, à l’amour mais aussi à la musique, à l’Art et à la littérature ou plutôt à l’imagination. Car, en plus de la visite de la capitale, il y a une série de « Rêveries diurnes » qui peuvent être assimilées à des nouvelles de différents genres : romantisme avec une belle jeune femme, Xiao-Yu, qui dit venir de Jupiter, policier avec l’inspecteur Nicolas chargé de sauver le monde lors de missions secrètes, science-fiction avec une machine à remonter dans le temps, fantastique avec une maladie contagieuse qui fait des trous sur les corps, et tant d’autres choses car Paris, c’est Montmartre, la Tour Eiffel, les cafés, les soirées entre amis… Mais, c’est la dernière nuit de Z. à Paris… Et la question importante, c’est : « Est-ce que tu es fidèle à ton propre style ? » (p. 183).

Rêverie est une bande dessinée (un manhua) onirique qui montre la ville de Paris rêvée par les Chinois, Paris fantasmée, Paris fantastique, Paris fabuleuse et magique mais avant tout Paris romantique. Il y a une belle ambiance, poétique et chaleureuse : toutes les pages sont sur ce même ton orangé. Les dessins sont superbes et il y en a même en pleine page, une incroyable réussite.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Littérature de l’imaginaire #8 (onirisme, fantastique, science-fiction, etc.).

Plus de BD de la semaine chez Stéphie (lien à venir).

Semaine à 1000 pages 2020 #2 avec Pingouin Vert

La première Semaine à 1000 pages de 2020 se déroulait du lundi 20 au dimanche 26 janvier et je n’ai pas réellement participé puisque je n’ai pas lu durant la semaine, seulement le week-end avec le premier Week-end à 1000 – janvier 2020 (mais j’ai signalé la semaine dans mon billet).

Je vais participer à cette deuxième Semaine à 1000 pages, du 10 au 16 février, puisque j’ai pu lire des bandes dessinées en semaine et que, même si je travaille samedi, j’espère lire durant ce court week-end.

Mes lectures pour ce marathon

Lundi 10 février : Luminary, 1 – Canicule de Brunschwig et Perger pour La BD de la semaine du mercredi (Glénat, 144 pages).

Jeudi 13 février : Rêverie de Golo Zhao pour La BD de la semaine de mercredi prochain (Casterman, 240 pages). Et l’album illustré Tangram de Sylvain Lamy et Alice Brière-Haquet (3œil, 32 pages).

Vendredi 14 février : Watertown de Jean-Claude Götting (Casterman, 96 pages) pour une prochaine BD de la semaine.

Total des BD lues en semaine : 144 + 240 + 96 = 480 pages + 32 pages = 512 pages.

Samedi 15 février : épuisée après ma journée (ma semaine !) de travail, je n’ai pas pu lire le soir…

Dimanche 16 février : La voix des vagues de Jackie Copleton (Les Escales, 368 pages, erreur de l’éditeur qui dit 304…), très beau premier roman, triste et nostalgique. 880 pages, il me reste quelques heures pour lire les 120 pages manquantes afin d’arriver à 1000 ! … Il est 23 heures, je viens de terminer La dispute de Marivaux (Folio Plus Classiques, 144 pages), que j’ai lu pour Cette année, je (re)lis des classiques #3 ; il reste une heure avant la fin du marathon mais, comme j’ai dépassé les 1000 pages, je vais m’arrêter là, ravie d’avoir réussi.

Total : 512 + 368 + 144 = 1024 pages.

En remplissant cette image, je me rends compte que j’ai lu 512 pages en semaine et 512 pages dimanche !

Luminary, 1 – Canicule de Brunschwig et Perger

Luminary, 1 – Canicule de Luc Brunschwig et Stéphane Perger.

Glénat, Hors Collection, mai 2019, 144 pages, ISBN 978-2-344-02554-3.

Genres : bande dessinée française, science-fiction.

Luc Brunschwig est scénariste. Il naît le 3 septembre 1967 à Belfort mais vit à Obernai (Alsace) puis à Tours (Touraine). J’ai déjà lu Le pouvoir des innocents (années 90) mais d’autres titres sont parus. LA BD Luminary est sélectionnée à Angoulême 2019.

Stéphane Perger est dessinateur et coloriste. Il naît le 10 novembre 1975 à Saint Étienne où il étudie, puis à Nevers puis à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Il remporte l’Alph Art Jeune Talent à Angoulême en 1999. Il publie dans la revue Jade et Sir Arthur Benton paraît chez 6 pieds sous terre en 2005. Plus d’infos sur son blog, http://pergerbd.blogspot.com/.

Pittsboro, dans le sud des États-Unis, juillet 1977. « Aujourd’hui, ce sera l’jour le plus chaud d’ces trente dernières années… P’t-être même le plus chaud du siècle… C’est ce qu’y z’ont dit ce matin à la radio. » (p. 7). Au Rivera Circus, les animaux ont chaud et se tiennent tranquilles mais Manasa, la tigresse est en train de mettre bas avec deux semaines d’avance : « Elle sent qu’son bébé peut plus respirer, placé comme il est. Et qu’il bloque les autres. » (p. 8). Ici, c’est Billy Swan le narrateur, un garçon noir, nouvellement arrivé au cirque et qui n’hésite pas à entrer dans la cage pour aider Manasa et ses petits à naître. Posséderait-il un don ?

Au même moment, à New York. « Le pic de chaleur a été atteint à 13 heures 09 précises… C’est le record absolu enregistré à Manhattan depuis qu’on y relève des températures, soit 43,6 degrés Celsius sous abri, avec des pointes à 50 degrés en plein soleil… » (p. 10). Mais une énorme explosion détruit (brûle) tout le quartier, immeubles, pierres, métal et habitants. Deux survivants, Darby McKinley, un être mal-formé depuis la naissance, et monsieur Henkel, le marchand de glaces, fuient avant l’arrivée des soldats. Le gouvernement est mécontent : il y a eu un dysfonctionnement dans le projet shamash (p. 29) et il fait accuser par voie de presse les terroristes de la Black Liberation Army.

En fin de volume, un carnet de 11 pages avec interviews des auteurs, dessins, croquis et postface. J’apprends que Luminary est un hommage à Photonik créé en 1980 par Ciro Tota (je ne connais pas même si, en regardant les couvertures sur Internet, j’ai l’impression d’en avoir déjà vu à la presse dans les années 80) : « Un jeune adulte bossu qui se transforme en homme-lumière. Un adolescent qui parle aux animaux. Un vieux professeur venu d’Allemagne… » (postface, p. 142). Luminary ressemble à un comics et il se déroule aux States mais les auteurs et l’éditeur sont bien Français, un comics à la française donc !

Avec Billy Swan, ce sont les thèmes du racisme et de la haine qui sont abordés ; les relations avec les animaux aussi. Avec Darby McKinley et Henkel, se sont aussi les thèmes du racisme (membres de la Black Liberation Army accusés à tort) mais surtout de la technologie (mal utilisée, militaire, guerre), des catastrophes qui en découlent et des mensonges du gouvernement. Dans les deux cas, il s’agit de social et de politique et le fantastique (Billy a sûrement un pouvoir spécial) et la science-fiction (du côté de McKinley et de Henkel) sont parfaits pour « dénoncer » les méfaits des uns et des autres, incluant les politiciens et les militaires. J’attends avec impatience la suite pour savoir si les deux histoires sont liées.

Cette bande dessinée a un côté lumineux, et pas seulement à cause de la transformation de McKinley ! Les couleurs principales, jaune et orange, donnent une parfaite profondeur pour une ambiance (caniculaire !) qui happe le lecteur (bravo à Stéphane Perger !).

J’ai appris un mot : hypercyphotique (p. 19), un terme médical pour la cyphose thoracique, ici aggravée avec hyper ; c’est en fait une bosse dans le haut du dos (sous les cervicales mais au-dessus des lombaires).

Une très chouette lecture pour La BD de la semaine que je mets dans les challenges BD, Lire en thème (en février, auteur français) et Littérature de l’imaginaire #8.

Plus de BD de la semaine chez Noukette (lien à venir).

Préférence système d’Ugo Bienvenu

Préférence système d’Ugo Bienvenu.

Denoël Graphic, octobre 2019, 168 pages, 23 €, ISBN 978-2-20714-221-9.

Genres : bande dessinée française, science-fiction.

Ugo Bienvenu naît le 10 mai 1987 (à Paris ?). Il étudie les Arts et l’animation à l’École Estienne et aux Gobelins à Paris puis au California Institute of the Arts à Los Angeles. Il réalise des films d’animation (courts-métrages, pubs…), il est dessinateur de presse et se lance dans la bande dessinée. Du même auteur chez Denoël Graphic : Sukkwan Island d’après le roman de David Vann (2014) et Paiement accepté (2017), et aux éditions Réalistes : Premium+ (2019).

Dans un futur robotisé dans lequel « tout » est archivé numériquement, l’agent Yves Mathon, dont l’épouse – ou plutôt le robot Mikki – est enceint(e), doit détruire des fichiers qui sont très peu – ou plus du tout – consultés afin de libérer de la place de stockage pour les images modernes (les séries à la mode, les vidéos et les photos de vacances des gens). Aujourd’hui il doit détruire le « dossier X-22057GT403 » (p. 18) qui ne pèse que 1100 go mais qui se compose de 2001, l’odyssée de l’espace réalisé en 1968 par Stanley Kubrick et les fichiers afférents au film. Yves défend ce film culte mais il n’est pas critique cinéma et ses supérieurs se montrent intransigeants… Or, des enquêteurs surveillent car quelqu’un sauverait illégalement des fichiers. Mais si Yves n’était pas seul à sauver des données ? « Voler et sauvegarder des données est passible de trente ans de prison au bas mot. » (p. 64). Après l’accident d’Emy et Yves, Mikki s’enfuit avec leur fille, Isi, qui va naître.

Les dessins de ce récit cruel sont corrects mais j’ai un peu de mal avec ces couleurs criardes… Cependant j’ai bien aimé l’histoire, parfois poétique, et le message, plutôt humaniste. Que va-t-on transmettre aux générations futures si, par manque de place et de rentabilité, on supprime à tour de bras des chefs-d’œuvre (littérature y compris poésie, arts, cinéma…) pour remplacer ces fichiers par des séries indigentes ou par les photos et les vidéos (pas d’un grand intérêt, et même largement superficielles et dispensables, mais énormément visionnées) de tout le monde ?

Mes deux passages préférés sont… Le premier lorsqu’Yves et Mikki vont vider la maison des parents d’Yves et ont une discussion philosophique sur les différences entre humains et robots. Le deuxième lorsque Mikki et Isi vivent isolés à la campagne au milieu de la nature et des animaux.

J’ai choisi cette bande dessinée car elle était dans la sélection officielle d’Angoulême 2020.

Une BD intrigante qui fait un peu froid dans le dos pour La BD de la semaine et pour les challenges BD, Lire en thème 2020 (en février, un livre d’un auteur français) et Littérature de l’imaginaire #8.

Plus de BD de la semaine chez Moka Milla.