Eden 1 de Fabrice Colin et Carole Maurel

Eden – Le visage des Sans-Noms, tome 1 de Fabrice Colin et Carole Maurel.

Rue de Sèvres, collection Histoire à suivre, septembre 2018, 80 pages, 15 €, ISBN 978-2-36981-451-1.

Genres : bande dessinée française, science-fiction, dystopie.

Fabrice Colin naît le 6 juillet 1972 à Paris. Il est auteur de romans et de nouvelles de l’imaginaire (science-fiction et fantasy) et se tourne vers le roman policier et la littérature jeunesse. Il est aussi scénariste pour la bande dessinée et la radio. Plus d’infos sur son site officiel (consultez plutôt « biblio & co » car le blog n’est plus à jour depuis mars 2017). J’ai récemment publié ma note de lecture d’Arcadia.

Carole Maurel naît en 1980. Elle étudie à l’école Estienne et aux Gobelins. Elle est dessinatrice et coloriste (sur cette série) mais aussi scénariste et a reçu quelques prix. Plus d’infos sur son site officiel.

Phoenice, anciennement San Francisco, après le 21e siècle. La ville est divisée en deux : les Élus – ou les Inspirés, ceux qui dirigent, appelés aussi l’Apex – (en haut) et les Sans-Noms – soit le reste de la population – (en bas).

Chez les Sans-Noms, Jonas s’occupe de sa mère malade tout en étudiant et en travaillant dur ; il a 15 ans et s’il réussit l’examen, il passera chez les Inspirés et reverra sa sœur aînée, Helix.

« La volonté des masses est un danger pour les dirigeants, et parasite leur travail. Tous les conflits, toutes les limitations, voire les destructions du pouvoir établi proviennent du fait que les dirigeants n’ont pas observé les conditions grâce auxquelles le pouvoir leur avait été transmis. Pour cette raison, il est nécessaire de couper les chaînes de transmission du pouvoir. » (p. 21). Voici un des cours que reçoivent les jeunes d’en haut.

Mais Jonas découvre qu’il existe un Comité qui se bat pour l’égalité et la justice.

Une très belle bande dessinée sur la lutte des classes et les injustices avec un dessin sobre et réaliste. Que va faire Jonas ? J’ai hâte de lire le tome 2 (que j’ai réservé à la bibliothèque) !

Pour La BD de la semaine, les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9. Plus de BD de la semaine chez…

Cap Horn 1 de Christian Perrissin et Enea Riboldi

Cap Horn 1 – La baie tournée vers l’est de Christian Perrissin et Enea Riboldi.

Les Humanoïdes Associés, juin 2010, 56 pages, 9,95 €, ISBN 978-2-7316-2247-8.

Genres : bande dessinée franco-italienne, Histoire, aventure.

Christian Perrissin naît le 1er janvier 1964 ; il étudie les Beaux-Arts à Annecy puis l’atelier BD des Arts appliqués Duperré à Paris. Du même scénariste : El Niño (7 tomes).

Enea Riboldi naît le 13 août 1954 à Milan ; il débute sa carrière au début des années 70 (bandes dessinées, illustrations pour des cartes, pour la télévision…).

Fin du XIXe siècle, aux alentours du Cap Horn.

Trois hommes fuient à cheval, Kruger, Duca, Johannes et 25 kilos d’or… que Kruger embarque pendant la nuit. Il sont poursuivis par les hommes de Popper, l’ange noir du Paramo.

Pendant ce temps, un trois-mats de la Marine française arrive sur les côtes de la Terre de Feu. Un scientifique va étudier les Fuégiens, de la tribu Yamana, et d’autres vont cartographier les canaux de la région, pour la Mission Terre.

Une belle couverture, de beaux dessins dont certains en pleine page, mais beaucoup de personnages rendent la lecture plus compliquée. N’empêche, c’est un beau récit, d’une région peu connue, tout au sud, au Cap Horn, la montagne andine se jette dans la mer. Et ces Indiens Yamana, je ne les connais pas (ou alors j’ai oublié si j’en ai déjà entendu parler).

Les albums suivants sont Dans le sillage des cormorans (2009), L’ange noir du Paramo (2011) et Le prince de l’âme (2013). Une intégrale est parue en 2014.

Pour La BD de la semaine et le challenge BD.

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino.

Glénat, janvier 2014, 192 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-401-4. 学園ベビーシッターズ Gakuen babysitters (2010, Hakusensha) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, shôjo.

Hari Tokeino 時計野 はり naît le 21 février 1979 à Chiba. Elle débute sa carrière de mangaka en 2001 et reçoit deux prix. Sa précédente série : Onii-chan to issho (2004-2009, 11 tomes). Plus d’infos sur sa page Twitter.

Leurs parents étant morts dans un accident d’avion, Ryuichi Kashima et son petit frère Kotaro vont être hébergés dans une Académie. Mais la vieille femme qui la dirige a perdu son fils et sa belle-fille dans le même accident et elle veut que, jusqu’à sa majorité, Ryuichi travaille. « Si on veut manger, il faut gagner son pain ! […] Tu vas passer tout ton temps, en dehors de tes heures de cours, à travailler comme baby-sitter dans mon Académie. » (p. 14). Sa mission est aussi de créer un club de baby-sitters pour que les collégiens et les lycéens de l’Académie acceptent d’y travailler (pas gagné !). Kotaro vivra à la crèche Morinomiya où travaille Yoshihito Usaida, un ancien élève de l’Académie. Mais, pendant une semaine, Ryuichi doit garder Kirin, une fillette dont la mère travaille à la mise en scène d’une pièce de théâtre. Et si les petits faisaient eux aussi du théâtre ?

Voici ce que dit l’éditeur à propos des enfants : « Le lecteur sera vite conquis par les adorables petits ‘monstres’ de la crèche ! Le timide Kotaro, l’intrépide Taka, la sérieuse Kirin, le joyeux Takuma, le craintif Kazuma et la petite Midori… chaque enfant possède son propre caractère et l’auteur a passé de longs moments à étudier les expressions, attitudes et comportements des enfants pour pouvoir les restituer avec autant de tendresse. ».

Les enfants sont très jeunes et ils sont tout ronds ce qui les rend mignons et marrants. J’ai bien aimé Ryuichi bien sûr (quelle abnégation !) mais aussi Saikawa, l’assistant de la directrice, un peu énigmatique.

C’est une histoire très triste (deuil) mais ce manga est drôle et les tout petits sont mignons et… désobéissants ! J’ai bien aimé ce premier tome mais la série est en 19 tomes !!! C’est beaucoup trop… Il existe une série animée en 13 épisodes, School Babysitters, sortie en 2017.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9.

Gentlemind 1 de Díaz Canales, Valero et Lapone

Gentlemind 1 de Díaz Canales, Valero et Lapone.

Dargaud, août 2020, 88 pages, 18 €, ISBN 978-2-20507-637-0.

Genre : bande dessinée espagnole.

Juan Díaz Canales est le scénariste. Il naît en 1972 à Madrid (Espagne). Après avoir étudié l’animation, il devient scénariste et dessinateur de bandes dessinées. Du même auteur : Blacksad et Corto Maltese entre autres.

Teresa Valero est la co-scénariste. Elle naît le 23 juillet 1969 à Madrid (Espagne). Elle travaille pour le dessin d’animation (Corto Maltese, Nanook parmi les séries animées et Astérix et les Vikings, Bécassine parmi les films d’animation) puis se tourne vers le scénario de bandes dessinées. Du même auteur : Sorcelleries (3 tomes).

Antonio Lapone est le dessinateur et le coloriste. Il naît le 24 octobre 1970 à Turin (Italie). Après avoir été dessinateur pour une agence de publicité, il se lance dans la bande dessinée. Il vit en Belgique. Plus d’infos sur son blog, Lapone Art.

Je remercie NetGalley et l’éditeur car j’ai pu lire ce tome 1 de Gentlemind en pdf. Par contre, je ne l’ai pas lu sur ma liseuse, je l’ai lu sur le PC car je voulais la couleur !

Brooklyn, 1939. Arch Parker, dessinateur, est avec son amie, Navit, qui lui sert de modèle mais Arch n’arrive pas à vivre de son dessin. Un jour, il découvre un nouveau magazine, Gentlemind, lancé par le milliardaire H. W. Powell. « Vous savez, celui d’Oklahoma qui savait que l’acier serait le futur. » (p. 8). Le milliardaire exige de rencontrer Navit avant d’embaucher Arch.

New York, 1940. « Perdomo contre la Canasta Sugar Company Corporation. Audience présidée par l’honorable juge Jefferson. » (p. 11). Oswaldo (Waldo) Trigo gagne le procès pour l’entreprise puis accueille sa sœur Gabriela qui arrive de Porto Rico.

New York, 1942. Navit est devenue la danseuse vedette de Powell Follies, et la maîtresse du milliardaire. Et la Canasta Sugar Company continue de faire des procès pour agrandir son territoire et s’enrichir. « Regardez cet homme que vous êtes sur le point de sacrifier à la voracité de la Canasta et demandez-vous si ce que vous allez faire de lui a quelque chose à voir avec la justice. » (p. 21).

New York, été 1942. Arch s’est enrôlé et il est parti pour l’Europe ; Navit a épousé Horace Powell et est devenue madame Gina Powell.

Sur fond de guerre et, à travers l’histoire d’Arch, de Navit (Gina), de Powell et de Waldo, c’est en fait l’histoire de la revue Gentlemind qui est racontée et c’est passionnant. « Beaucoup de choses doivent changer si nous voulons que Gentlemind continue à paraître. » (p. 47). « Ensemble, nous pouvons hisser Gentlemind au sommet du paysage éditorial. » (p. 48). Gentlemind va devenir une grande revue pour les hommes et va même créer un prix, le « Gentlemind Short Fction Contest… le prix littéraire le plus important du pays pour les jeunes écrivains ! » (p. 56). En juin 1944, le premier numéro de la nouvelle édition de Gentlemind coûte 10 cents ! « Quelqu’un a un Gentlemind ? Il n’en reste pas un dans toute la ville. » (p. 66).

Les tons sont dans les bleus, les jaunes ; les dessins sont fins ; c’est très agréable à lire. J’ai particulièrement aimé les pages 28, 29 et 34 avec les couvertures des magazines et des comics de l’époque. Pas besoin de lire entre les lignes pour voir le racisme ambiant et le machisme mais, contre toute attente, Navit va réussir son projet ! J’ai hâte de lire la suite mais, à mon avis, il faudra attendre août prochain…

Une très belle bande dessinée de la rentrée pour La BD de la semaine, le challenge BD et le Mois américain. Plus de BD de la semaine chez Moka.

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto.

Genres : manga, seinen.

Matsumoto Taiyô 松本 大洋 naît le 25 octobre 1967 à Tôkyô. Il est mangaka depuis l’âge de 18 ans. Du même auteur : Amer béton, Gogo Monster, Numéro 5, Ping-pong, Le samouraï bambou entre autres.

Le rêve de mon père est sous-titré en français « Ne rêve pas ta vie, vis-la ! ».

Hana otoko 花男 (publié en feuilleton dans Big Comic Spirits en 1991-1992, est ensuite paru en 3 tomes chez Shôgakukan en 1998) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Le rêve de mon père 1 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, septembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN ISBN 978-2-50507-219-5. Avec une préface de Stéphane Beaujean (directeur artistique du FIBD Angoulême).

Juillet 1991. Hanada Shigeo est un très bon élève de CE2 mais il est content d’être en vacances. C’est alors que Kaori, sa mère, lui annonce qu’il va aller vivre à Enoshima chez son père, un fanatique de base-ball, qui les a quittés il y a des années pour devenir joueur professionnel. Le rêve de ce père, Hanao, c’est de devenir joueur des Giants mais il a 30 ans… Pour Shigeo « C’est le début de l’été… le pire de tous les étés. » (p. 28). C’est que Shigeo ne connaît pas son père, déteste le base-ball et n’a pas du tout le même rythme de vie et les mêmes idées que son père !

Alors que je n’aime pas le base-ball (en fait, c’est plutôt que je n’y connais rien et que je n’y comprends rien !), ce manga drôle et tendre m’a beaucoup plu, et pas seulement pour les relations entre le père et le fils. Les dessins sont très beaux et il y a plein d’animaux (chats, chiens, cochons, lapins…) et surtout beaucoup d’humour. La cohabitation entre Shigeo et Hanao ne sera pas facile !

Le rêve de mon père 2 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, novembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-220-1.

Shigeo est dans sa nouvelle école depuis un mois et les relations avec ses nouveaux camarades ne sont pas évidentes. Et « Hanao n’est entouré que de gens bizarres… » (p. 20). Il est en tout cas sans gêne et a des comportements étranges mais c’est un éternel optimiste ! « C’est moi, Hanao, le batteur génial, spécialiste des coups longue distance !! » (p. 214).

Je ne sais pas pourquoi Matsumoto glisse des animaux partout (éléphants, kangourous, koalas, cochons, lapins, chats, singes, grues…) mais je trouve ça amusant et « La prochaine émission d’Animal Land sera consacrée aux phoques ! » (p. 44) 😛

J’ai bien aimé le vieux Genroku qui fabrique des battes de base-ball artisanales. « C’est l’âge… Avec le froid, j’ai mal aux articulations… Et je fabrique à peine cinq battes par mois… – Pourquoi tu dis ça Genroku ? Tes battes sont excellentes ! – Je crois que tu es le seul à penser ça aujourd’hui… Elles sont chères et plus personne ne s’y intéresse… Elles se vendent mal… – Peut-être, mais tu ne dois pas t’arrêter d’en fabriquer ! » (p. 69).

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire cette suite ?

Le rêve de mon père 3 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, janvier 2019, 256 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-221-8.

Shigeo a eu 10 ans et avec ses copains de classe, ils ont créé un club de détectives et il se rend compte avec surprise que, dans cette ville, son père est un héros, un génie, un modèle. « Tu sais, en ville, il n’y a que des fans de ton père. » (p. 62).

Au printemps, Hanao et Shigeo font un voyage en moto, déjanté, la mer, une panne… Au restaurant, le père prend le menu enfant et le fils prend le menu du jour ! Bref les deux s’amusent bien mais le base-ball manque à Hanao, il veut jouer.

Et voilà, une année s’achève (et la trilogie) pour Shigeo et Hanao, ils auront finalement beaucoup appris l’un de l’autre. Et je suis un peu triste que cette histoire se termine parce que les personnages sont attachants.

Une incroyable (triple) lecture pour La BD de la semaine que je mets dans le challenge Animaux du monde (il y a plein d’animaux disséminés dans les dessins des trois tomes), dans la nouvelle édition du Challenge BD (on attend des nouvelles) et dans le Challenge Jeunesse Young Adult #9 dans l’option BD/manga.

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Projet 52-2020 #35

Trente-cinquième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème héros. J’aurais pu penser cinéma ou littérature, j’ai pensé bandes dessinées. Il me reste peu de bandes dessinées, beaucoup étant restées chez mon ancien compagnon. Mais voici quelques héros et héroïnes : Lucky Luke, Le Surfer d’Argent, Papoose (Indien moins connu que Yakari peut-être), Les femmes en blanc (clin d’œil aux infirmières, précieuses) et Vasco. J’aurais pu en mettre deux ou trois autres mais il n’y aurait pas eu assez de place. Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma ! Et en bonus, je vous mets la vidéo de « On veut des héros, des héroïnes… » de Kent (sous la photo).

Infection 1 de Tôru Oikawa

Infection 1 de Tôru Oikawa.

Delcourt-Tonkam, janvier 2018, 192 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7560-9902-6. インフェクション (2016, Kôdansha) est traduit du japonais par Maxime Bonnet.

Genres : manga, seinen, horreur.

Tôru OIKAWA 及川 徹 naît en 1950 dans la province d’Iwate.

Haruki Amamiya, Yuzuru Takagi, Tsuyoshi Kojima, Chika Kisaragi (surnommée Ragi, la grande sœur), Kasumi Masuda (surnommée la déléguée), Satsuki Samidare (dont Amamiya est amoureux) et leurs camarades de classe sont les personnages principaux de ce roman. Ils sont insouciants car « Le lycée c’est de la jeunesse, des activités de club… et du flirt ! ».

À cause d’une blague, Amamiya est enfermé dans la réserve, normalement avec Samidare, mais en fait avec Kirara Isonami qui est insupportable. Mais, longtemps après que ça ait sonné, ils sont toujours enfermés et ils n’entendent aucun bruit alors qu’il y a le terrain de sport… « Mais le jour suivant… personne n’est venu ouvrir la porte non plus. ».

Au bout de trois jours, lorsqu’ils trouvent enfin une sortie (une fenêtre à ras du sol), ils découvrent l’horreur dans le lycée ! Mais il y a quelques survivants qui les emmènent avec eux dans le gymnase. Il y a des morts vivants infestés de vers et qui se nourrissent de chair humaine.

« Sendai a été mise en quarantaine pour empêcher que cette épidémie inconnue se propage. ».

On est dans une histoire de zombies, classique, les vers en plus, et le ecchi (pervers, indécent, lubrique) en plus. Mais si la série en est au tome 8 en France, elle est encore en cours au Japon avec déjà… 18 tomes ! C’est vraiment trop pour moi mais je suis contente d’avoir pu lire ce premier tome, même si le genre ecchi ne m’attire pas du tout. Je conseille ce manga aux jeunes adultes qui aiment les zombies et l’érotisme.

Pour La BD de la semaine (qui est cependant encore en vacances) et les challenges BD (j’attends des infos pour la nouvelle édition) et Littérature de l’imaginaire #8.

 

Le vieil homme et son chat 1 de Nekomaki

Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki.

Casterman, septembre 2018, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-20315-566-4. Neko to jiichan 1 (2015) est traduit du japonais par Ryôko Sekiguchi et Wladimir Labaere.

Genres : manga, roman graphique.

Nekomaki ねこまき serait un couple de dessinateur et scénariste passionné par les chats et les chiens. Du même auteur : Mameneko adapté en série animée [site officiel en japonais]. Trois autres tomes sont parus et un cinquième tome est prévu pour cet automne (voir ci-dessous).

Japon, une petite ville côtière surnommée la ville aux chats. Daikichi, 75 ans, instituteur à la retraite, veuf depuis deux ans, vit avec son chat, Tama, 10 ans. « Bienvenue dans la ville des pépés, des mémés et des chats. » (p. 16). Tama a promis à Mémé, avant qu’elle parte, de veiller sur Daikichi.

Au fil des saisons, printemps, été, automne, hiver (très important les 4 saisons au Japon), le lecteur émerveillé suit tout simplement le quotidien de Tama, de Daikichi et de son voisin et ami d’enfance, Iwao, 75 ans, pêcheur à la retraite.

Et (re)voit aussi des souvenirs, comme par exemple en 1960, la rencontre avec Mémé grâce au chat Mika, ou en 1950, avec Iwao dont la mère cuisine des poulpes.

Iwao n’aime pas trop les chats mais, comme il continue de pêcher pour le plaisir, il a toujours du poisson et ça attire les chats. « Et après, il s’étonne que tous les matous de l’île l’adorent… » (p. 86).

Parfois Tsuyoshi, le fils unique de Daikichi, vient rendre visite à son père mais il n’aime pas le savoir seul à son âge…

Cette bande dessinée, ou roman graphique, m’a remplie de nostalgie du Japon ; c’est beau, c’est paisible, c’est tendre, c’est drôle…

Les autres tomes de Le vieil homme et son chat. Tome 2 – Se sont fait les griffes (juin 2019). Tome 3 – Se frisent les moustaches (octobre 2019). Tome 4 – Boivent du petit lait (juillet 2020). Tome 5 – Retombent toujours sur leurs pattes (à paraître en octobre 2020). Il me les faut !!!

Pour les challenges Animaux du monde #3, BD (nouveau lien à venir si le challenge continue d’août 2020 à juillet 2021), La BD de la semaine (qui est pourtant en vacances) et Challenge de l’été (Japon).

Le chevalier mécanique, 3 de Mor et Mainil

Le chevalier mécanique, 3Œil pour œil de Mor et Mainil.

Sandawe.com, février 2014, 66 pages, 12,99 €, ISBN 978-2-930623-21-4.

Genres : bande dessinée française, Histoire.

Mor, de son vrai nom Marcel Morote, naît le 21 août 1951. Il est dessinateur. Languedocien, il est un spécialiste des Albigeois, des Cathares, bref de l’Histoire. Il meurt le 14 août 2017.

Cédric Mainil travaillait auparavant dans la publicité. Le premier tome du Chevalier mécanique était son premier scénario de BD.

Silvio Speca, le coloriste, naît le 15 mars 1970 en Italie.

Les liens vers les précédents tomes : Le chevalier mécanique, 1 – La table d’émeraude de Mor et Mainil et Le chevalier mécanique, 2 – Ombres et démons de Mor et Mainil.

Fin janvier 1662. La confrérie conspirationniste pense avoir tué Louis XIV lors d’un attentat. « Sitôt la confirmation de la mort du roi officialisée, nous sortirons de l’ombre et nous nous emparerons des leviers du pouvoir. » (p. 9). Mais il y a des retournements de situation !

Une fin trépidante pour la série du Chevalier mécanique dans ce dernier tome de la trilogie. Et beaucoup de morts !

Je crains que le décès du dessinateur signe la fin de cette série…

Pour La BD de la semaine (même si ce sont les vacances) et le challenge BD.

Le chevalier mécanique, 2 de Mor et Mainil

Le chevalier mécanique, 2Ombres et démons de Mor et Mainil.

Sandawe.com, octobre 2012, 68 pages, 12,99 €, ISBN 978-2-930623-06-1.

Genres : bande dessinée française, Histoire.

Mor, de son vrai nom Marcel Morote, naît le 21 août 1951. Il est dessinateur. Languedocien, il est un spécialiste des Albigeois, des Cathares, bref de l’Histoire. Il meurt le 14 août 2017.

Cédric Mainil travaillait auparavant dans la publicité. Le premier tome du Chevalier mécanique était son premier scénario de BD.

Silvio Speca, le coloriste, naît le 15 mars 1970 en Italie.

Le premier tome est sur Le chevalier mécanique, 1 – La table d’émeraude de Mor et Mainil.

Décembre 1661 puis janvier 1662. Ulysse d’Astarac de Frontaille et Nicolas de la Reynie (premier lieutenant général de la police de Paris) enquêtent pour le roi sur les précédents événements (voir le tome 1). Ulysse en apprend plus sur la Tabula maragdina (la table d’émeraude). « Elle donnerait la vie éternelle à celui qui la déchiffrerait et percerait son secret. » (un antiquaire, p. 5).

Dans cet épisode, un poème de Bossuet pour madame d’Aubigné (p. 25) et un voyage à Belle-Île-en-Mer (p. 34). J’ai lu ce deuxième tome plus vite que le premier, c’est que les personnages sont repérés maintenant, qu’il y a peut-être moins de texte et de plus en plus d’action ! À suivre le 3e tome, Œil pour œil.

Pour La BD de la semaine (même si ce sont les vacances) et le challenge BD.