Ces jours qui disparaissent de Timothé Le Boucher

Ces jours qui disparaissent de Timothé Le Boucher.

Glénat, collection 1000 feuilles, septembre 2017, 192 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-34401-332-8.

Genres : bande dessinée, fantastique, science-fiction.

Timothé Le Boucher, né le 25 octobre 1988, est scénariste, dessinateur et coloriste de bande dessinée français. Il étudie à l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême. Il vit actuellement à Strasbourg. Du même auteur : Skins party (Manolosanctis, février 2011), Vivre dessous (Manolosanctis, août 2011) et Les vestiaires (La Boîte à bulles, mai 2014). Plus d’infos sur son blog.

Lubin Maréchal, 20 ans, est acrobate. Lors d’un spectacle, un support casse et il chute en se cognant la tête. Tout semble normal… « Lubin… Ta tête ? Ça va, je sens presque plus rien… J’ai juste perdu un paquet de neurones… » (p. 8). Mais ça ne va pas bien… Léandre, son meilleur ami, magicien dans la troupe, et Gabrielle, sa petite amie, se rendent bien compte de changements. En fait, Lubin ne vit qu’un jour sur deux, durant la journée de « carence », il ne dort pas, un autre Lubin, identique physiquement mais différent au niveau du caractère, du comportement, et de plus amnésique, vit à sa place. Trouble de la personnalité ? Trouble dissociatif de l’identité ? Au début, les deux jeunes hommes décident de communiquer, de s’apprivoiser en fait, et de s’organiser ; Lubin « original » vit les jours bleus et Lubin « second » vit les jours jaunes. Mais il y a des dérapages… « Tu te fous de ma gueule ! Le jour de mon anniversaire, je me retrouve à poil à côté d’une meuf que je ne connais pas. Putain, merde ! Tu savais très bien que Gabrielle venait me chercher tôt pour partir. » (p. 65). C’est que l’autre Lubin a une autre petite amie, Tamara, caporal dans l’armée de terre. « Lubin, ne t’en fais pas. Ça va rentrer dans l’ordre. Je sais pas… J’ai l’impression de disparaître… » (p. 111). Comment Lubin va-t-il vivre, survivre, avec tous ces jours qui disparaissent ?

Bon sang, quelle bande dessinée ! D’acrobate de métier, Lubin se retrouve acrobate de sa propre vie, tel un équilibriste toujours sur le fil, sur le qui-vive, à ne pas savoir ce que l’autre Lubin fait pendant une journée, puis des journées, puis de plus en plus longtemps. Une allégorie sur le temps qui passe, sur la dualité, sur ce qu’on fait de notre vie. L’histoire, essentiellement dramatique, est un peu fantastique et passe à la science-fiction au fur et à mesure des années qui défilent (au bout d’un moment, on est dans le futur) ; les personnages (amis et famille de Lubin) sont vraiment réussis, ils ont chacun leur place ; c’est incroyable d’originalité et de maîtrise tant dans le scénario que dans le dessin ; autant dire que j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée, la première que je lis de l’auteur mais je l’avais repérée à sa parution (pour la petite anecdote, en octobre 2017, avec mon ami Lee Rony, nous sommes passés devant Glénat à Grenoble et l’auteur était en dédicace dans la librairie avec Ces jours qui disparaissent mais nous allions ailleurs, lien ici).

Ces jours qui disparaissent a reçu le Prix des libraires de bande dessinée (Canal BD, 2017), le Prix de la meilleure bande dessinée de science-fiction (Utopiales, 2018) et a été sélectionné pour le Grand Prix de la critique 2018 et pour la Sélection officielle 2018 (Festival d’Angoulême 2018). Une adaptation cinématographique est annoncée par Jonathan Barré pour le printemps 2019.

Une excellente lecture pour La BD de la semaine que je mets dans les challenges BD et Littérature de l’imaginaire #7.

Les autres BD de la semaine chez Moka Milla.

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The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu.

Kazé, avril 2018, 193 pages, ISBN 978-2-82033-223-3. The Promised Neverland (約束のネバーランド Yakusoku no Nebârando) (2016) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, fantasy, science-fiction.

SHIRAI Kaiu (白井 カイウ) est le scénariste. Il y a très peu d’infos sur lui, il a étudié à l’université, il a travaillé en entreprise et, avant 2016, il n’était pas du tout dans le monde du manga.

DEMIZU Posuka (出水ぽすか), née le 17 janvier 1988, est l’illustratrice. C’est une artiste indépendante qui réside à Tokyo où elle a étudié. Elle est dans le monde de l’illustration depuis 2011 et a reçu plusieurs prix. Plus d’infos sur son site officiel.

Octobre 2045. Grace Field House. C’est un orphelinat avec 38 enfants dont 15 ont moins de 3 ans. Les plus âgés sont Emma qui y vit depuis 10 ans, Norman et Ray, ils ont 11 ans. « Nous ne sommes pas unis par les liens du sang… Mais ça n’a aucune importance. » (p. 11). C’est maman Isabella, 31 ans, qui s’occupe d’eux et, bien qu’orphelins, ils sont bien traités, bien nourris et heureux. Mais ils ont tous un numéro tatoué sur le cou, ils passent des tests spéciaux pour prouver leur intelligence et ils n’ont pas du tout le droit de sortir de l’orphelinat. « Aucun de nous n’avait connu ses parents et nous ne savions rien de nos origines. » (p. 36). Mais le jour du départ pour adoption de Conny, 6 ans, Emma et Norman découvrent une chose horrible. Ils doivent s’enfuir, tous, mais « il faut réfléchir à la meilleure tactique… » (p. 59). « J’ignore ce qui nous attend à l’extérieur, mais si on en fait rien, on est condamnés. » (p. 121).

Pour l’instant, je n’ai lu que le premier tome de The Promised Neverland. Les dessins sont beaux, les personnages sont attachants, le lieu est superbe mais vraiment clos, l’intrigue s’est bien mise en place et le lecteur tremble avec les enfants. C’est à la fois fantasy et science-fiction, il y a une incroyable intensité dramatique. J’ai hâte de lire les tomes suivants ! (12 volumes aux éditions Shûeisha, encore en cours au Japon).

Le manga a été publié à partir de 2016 dans le magazine de prépublication Weekly Shônen Jump. Plus d’infos sur le site dédié de Kazé. En janvier 2019, l’anime est diffusé au Japon sur Fuji TV (12 épisodes réalisés par Mamoru Kanbe, studio CloverWorks). Pour le public français, c’est sur Wakanim (sur abonnement).

Une lecture pour La BD de la semaine qui entre dans les challenges BD et Littérature de l’imaginaire.

Les autres BD de la semaine chez Stéphie.

 

L’homme gribouillé de Serge Lehman et Frederik Peeters

L’homme gribouillé de Serge Lehman et Frederik Peeters.

Delcourt, Hors collection, janvier 2018, 326 pages, 30 €, ISBN 978-2-7560-9625-4.

Genre : bande dessinée.

Serge Lehman naît le 12 juillet 1964 à à Viry-Châtillon (Essonne). Il est scénariste, critique et essayiste, spécialiste de la SFFF. Du même auteur : La guerre des sept minutes (son premier roman, Fleuve Noir, 1990), la trilogie F.A.U.S.T. (Fleuve Noir, 1996) et en bande dessinée, La brigade chimérique (six tomes) avec Fabrice Colin (L’Atalante, 2009).

Frederik Peeters naît le 14 août 1974 à Genève (Suisse). Il étudie la communication visuelle à l’ESAA Genève (École supérieure d’Arts décoratifs et d’Arts appliqués). Il est auteur (science-fiction, fantasy). Il publie depuis 1997 et il est connu pour ses séries, Lupus (2003-2006), Koma (2003-2008) et Aâma (2011-2014). Plus d’infos sur son site officiel.

Lien vers le site dédié de L’homme gribouillé avec les 4 premiers chapitres en consultation libre.

J’ai lu cette bande dessinée car je l’ai vue passer l’année dernière dans La BD de la semaine 😉 Et puis, la quatrième de couverture est alléchante : « C’est l’histoire d’une veille dame qui écrit des contes pour enfants terrifiants, d’une mère qui ne peut pas parler et de sa fille qui ne peut pas s’en empêcher, d’un chat de mauvaise humeur, d’un collectionneur de merveilles avec six doigts à chaque main, d’un oiseau fossile géant, d’un faussaire hanté par les noms qu’il a créés et d’un secret vieux comme le monde. »

Paris, 2015, pluie diluvienne. La mère qui fait des crises d’aphasie, c’est Betty Couvreur (elle communique en écrivant sur son téléphone), elle est maquettiste aux éditions du Saule. Sa fille, Clara, une lycéenne pas facile à vivre. Le chat des voisins (en vacances), Baël, noir, de méchante humeur même quand Betty lui donne à manger. Maud, mère de Betty et grand-mère de Clara, écrit des contes terrifiants, elle a perdu connaissance et un individu masqué (qui dit s’appeler Max) s’introduit chez elle car il veut récupérer un paquet qu’elle devait lui remettre. Jasmine, l’amie de la famille, fine cuisinière. Pierre Inferi, auteur et collectionneur, tripoteur répugnant avec ses six doigts à chaque main. Après son AVC (le deuxième), Maud est dans le coma sur un lit d’hôpital ; Clara est traumatisée à cause des menaces de Max ; Betty fait des cauchemars avec des spectres (les Traversants) et un oiseau fossile énorme ; son patron, Sébastien Saule, lui conseille de voir Inferi malgré son aversion pour lui. « Je vous avais prévenue… C’est une histoire effrayante. » (Michel Lévy, p. 119). Après sa rencontre avec le vieux Lévy, la vie de Betty s’effondre car il lui apprend des choses incroyables sur elle, sur Maud et sur le passé de leur famille.

Une bande dessinée intrigante avec un noir et blanc sombre, dense, inquiétant même. Une famille de femmes, la grand-mère, la mère, la fille, la meilleure amie. L’ambiance est chargée avec la ville de Paris ruisselante, inondée par une pluie torrentielle (des routes sont coupées, des stations de métro fermées) et un voyage secret dans le Doubs enneigé. Le lecteur devine un secret de famille bien gardé et frémit lorsque l’histoire s’oriente vers un fantastique plutôt angoissant. Les dessins très réalistes renforcent les caractères et les inquiétudes des personnages et les paysages sont superbes en particulier le Doubs enneigé et le couvent du XIIe siècle. Une œuvre originale et haletante qui montre que passé et présent sont toujours liés.

Une excellente lecture pour le challenge BD et pour La BD de la semaine que je mets aussi dans les challenges Contes et Légendes pour le Golem et le Maugris et bien sûr Littérature de l’imaginaire #7.

Les autres BD de la semaine chez Noukette.

La BD de la semaine 2019

Mercredi sera jour de bande dessinée (franco-belge et manga la plupart du temps, comics peut-être) puisque je continue de participer à La BD de la semaine en 2019. Par contre, je ne sais pas si je pourrai tenir le rythme de façon hebdomadaire, je verrai bien et ça commence mercredi prochain ! Infos sur le groupe FB (que j’ai rejoint en août 2017) et mes « archives » pour 2017 (5 lectures en 4 mois) et 2018 (19 lectures).

1. L’homme gribouillé de Serge Lehman et Frederik Peeters (Delcourt, 2018, France)

2. The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu (Kazé, 2018, Japon)

3. Ces jours qui disparaissent de Timothé Le Boucher (Glénat, 2017, France)

Prendre refuge de Zeina Abirached et Mathias Énard

Prendre refuge de Zeina Abirached et Mathias Énard.

Casterman, septembre 2018, 344 pages, 24 €, ISBN 978-2-20314-861-1.

Genre : bande dessinée.

Zeina Abirached naît le 18 janvier 1981 à Beyrouth (Liban). Elle étudie le graphisme à l’Académie libanaise des Beaux-Arts (ALBA) puis l’animation à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Elle travaille d’abord comme graphiste indépendante et se lance dans la bande dessinée. [Beyrouth] Catharsis et 38 rue Youssef Semaani en 2006, Mourir, partir, revenir – Le jeu des hirondelles en 2007, Je me souviens – Beyrouth en 2008, Mouton en 2012, Beyrouth partita en 2014 et Le piano oriental en 2015.

Mathias Énard naît le 11 janvier 1972 à Niort (Deux-Sèvres, Aquitaine). Il étudie l’arabe, le persan et voyage au Moyen-Orient. Parmi les titres de ses romans : Zone en 2008, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants en 2010 et Boussole en 2015.

« On ne se convertit pas au bouddhisme. On y prend refuge. On prend refuge dans le bouddha. Dans la sagesse. Dans la compagnie des amis. » (premières pages).

Berlin, une soirée entre amis. Elke prête un livre à Karsten. Le livre c’est Prendre refuge : Afghanistan, Bamiyan, 1939, une exploratrice veut aller au Kafiristan, « le pays des infidèles », en Ford, et elle est accueillie par un archéologue et son épouse dans leur campement mais les bruits de guerre sont arrivés en Asie. Berlin, un jour de septembre, à la kermesse du quartier, Karsten rencontre Neyla, une Syrienne d’Alep qui a « cherché refuge » en Allemagne depuis deux mois et qui n’arrive pas à obtenir des papiers en règle. Son allemand est… arbitraire mais ils se revoient.

Prendre refuge, c’est deux histoires d’amour… Impossible ? Deux histoires à deux époques différentes, dans deux lieux différents, placées sous le signe du déracinement et de la constellation d’Orion. Mais peut-on réellement trouver refuge dans un autre pays, dans une autre langue, dans un cœur aimant ? « Je crains que tout ne soit qu’une illusion. » (p. 218).

Parfois les pages ne sont rythmées que par des bruitages qui représentent la vie : « tchac » pour couper les légumes (extrait ci-contre), « ha ha ha » pour des rires entre amis, « clic » pour le bruit d’un briquet, « scrtch » pour des pas dans l’herbe, « cloc » pour une horloge, etc. Et, ce que j’aime toujours chez Zeina Abirached, c’est son noir et blanc somptueux et lumineux ! Qui donne une bande dessinée (on peut aussi appeler cette œuvre un roman graphique) à la fois minimaliste et d’une grande richesse.

Dernier mercredi de l’année alors je mets cette bande dessinée dans La BD de la semaine même si je suis en décalage puisque les coups de cœur 2018, c’était mercredi dernier… D’ailleurs, vous pouvez les consulter chez Moka Milla.

Je mets aussi cette bande dessinée dans les challenges BD et Un max de BD en 2018.

Challenge Jeunesse Young Adult #8 avec Muti

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 8e édition. L’objectif est toujours de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2018 au 30 septembre 2019. Cette année, Muti innove en rajoutant les bandes dessinées, chouette !

Infos, nouveau logo et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2018) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Mais peut-être ferais-je mieux ?

Mes lectures pour ce challenge

1. Le sous-marin de papier de Werner Lambersy et Aude Léonard (Møtus, 2017) 🙂

2. Le journal de Gurty : Parée pour l’hiver de Bertrand Santini (Sarbacane, 2016) 🙂

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Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

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+ ?

Mes coups de… /8-2018

Du blues et encore du blues dans ce billet « Mes coups de… ».

Coups de blues x3

René Pétillon naît le 12 décembre 1945 à Lesneven (Finistère, Bretagne). Il est dessinateur de presse, dessinateur de bandes dessinées et scénariste de bandes dessinées (Le Baron noir). Ses dessins sont publiés dès 1968 dans plusieurs magazines (Planète, Pilote, etc.). En 1974, il crée Jack Palmer, un détective décalé parodique des célèbres détectives privés littéraires. Mes épisodes préférés sont Un détective dans le Yucca (Albin Michel, 1989, tome 8) et L’enquête corse (Albin Michel, 2000, tome 12) : Alph-Art du meilleur album français du festival d’Angoulême 2001, volume adapté au cinéma en 2004 par par Alain Berberian. Par contre, je n’ai jamais vu la série animée réalisée par Jacky Bretaudeau, Luc Vinciguerra et René Pétillon (diffusée en décembre 2001 sur Canal+), Jack Palmer ou le détective malgré lui (30 épisodes de 1’30 chacun). Il a d’autres bandes dessinées à son actif. Il meurt le 30 septembre laissant Jack Palmer et ses lecteurs orphelins.

Charles Aznavour naît le 22 mai 1924 à Paris dans une famille arménienne. Il n’est pas mon chanteur préféré mais en écoutant l’émission hommage sur France2 lundi soir, je me rends compte que je connais toutes les chansons qui passent (bon, je ne connais peut-être pas les plus de 1 200 titres de son répertoire !) et, ça je le savais déjà, j’aime beaucoup les films dans lesquels il a joués en particulier Un taxi pour Tobrouk de Denys de La Patellière avec Lino Ventura (1960) et Les fantômes du chapelier de Claude Chabrol avec Michel Serrault (1982). Il meurt le 1er octobre chez lui, à Mouriès, dans son sommeil. Il y a tant de choses à dire sur l’homme et sur l’artiste que je ne connais pas assez mais il a écrit deux autobiographies, Le temps des avants (Flammarion, octobre 2003) et Aznavour en haut de l’affiche (Flammarion, novembre 2011) ainsi qu’un recueil de nouvelles, Mon père, ce géant (Flammarion, octobre 2007) pour ceux que ça intéresse.

Antoine Sfeir naît le 25 novembre 1948 à Beyrouth au Liban. Il commence des études de médecine et écrit pour le journal francophone L’Orient-Le Jour que je connais car je consulte régulièrement L’Orient littéraire (ce qui permet d’avoir un point de vue différent sur la littérature francophone et la littérature arabe). Il devient journaliste et étudie alors le Droit et les sciences politiques. Guerre civile dans son pays, séquestration en Palestine entre autres, il se réfugie en France où il devient un expert des pays arabes et du monde musulman pour plusieurs magazines (dont L’Événement du jeudi que j’aimais bien). J’ai lu plusieurs de ses articles et je l’ai entendu plusieurs fois dans des émissions télévisées, des débats, c’était un homme posé, sérieux, intègre. En 1985, il fonde une revue d’études et de réflexion sur les mondes arabe et musulman (du Maghreb à l’Asie), Les Cahiers de l’Orient. Entre 2005 et 2007, il fait partie des membres qui créent l’Observatoire de la laïcité. Il meurt le 1er octobre. Vous pouvez consulter son blog (s’il reste en ligne) et ses nombreux livres documentaires.

Et pour le coup de cœur, consultez Mes coups de… /7-2018 – Rencontres photo Chabeuil !