Festival Corée d’ici 2020

Du 13 au 24 novembre se déroulait la 6e édition du Festival Corée d’ici, le festival franco-coréen de Montpellier [site officiel]. En cette année spéciale, il a eu lieu 100 % en ligne : l’occasion pour moi de voir le contenu de ce festival que je n’aurais pas pu voir en temps normal ! Le thème de cette année est « identité et technologies ».

Si vous regardez la vidéo de l’ouverture officielle du festival, vous découvrirez, dans la 3e partie, l’exposition de manwha « Histoires de vies » (76 planches et des objets du quotidiens fabriqués par des artisans coréens exposés dans 4 salles). Les deux artistes sont Keum Suk Gendry-Kim (née en 1971) et Jung-Sik Jun (né en 1965, plus connu sous le simple nom Jung.

En plus de cette belle exposition : danse traditionnelle et contemporaine, musique traditionnelle (geomungo) et contemporaine (K-pop), art martial coréen (Haedong Kumdo), calligraphie (coréenne et chinoise) avec un très beau message de Jong-Chil Kim (le calligraphe), gastronomie, conférences, cinéma, peinture minhwa (peinture folklorique) avec des explications de Lee Han Rae (l’artiste coréenne de Gongju), etc.

J’ai particulièrement aimé (tous les liens ci-dessous renvoient à la chaîne YouTube de Festival Corée d’ici) :

La danse traditionnelle de l’éventail par An Jae-Hyun, danseuse et chorégraphe : c’est vraiment beau, les éventails, le costume traditionnel (hanbok), la coiffure, et bien sûr la musique et la danse. À voir ici. Deux autres vidéos avec la danse traditionnelle de chambre et la danse traditionnelle du tambour coréen (le janggu).

Le solo de danse contemporaine par Hong Jee-Hyun, une Coréenne qui vit à Montpellier ; même si la danse contemporaine est plus hermétique pour moi… Pour la première partie (dans la salle d’expo), j’ai apprécié la musique mais je ne sais pas qui est l’interprète et quel est le titre… La deuxième partie, en extérieur, intitulée « jarre de lune » est surprenante et me semble mi-traditionnelle mi-contemporaine. À voir ici.

La danse du sabre coréen avec maître Park, une Coréenne de Young Am (province de Joella Nam Do). C’est très beau et le hanbok qui virevolte est fascinant. À voir ici.

En fait, j’ai tout aimé et je vous invite à visiter vous aussi en ligne ce festival ! Que je mets dans le Challenge coréen.

Sibir de Danièle Sallenave

Sibir : Moscou Vladivostok, mai-juin 2010 de Danièle Sallenave.

Gallimard, collection Blanche, janvier 2012, 320 pages, 19,50 €, ISBN 978-2-07013-641-4.

Genres : littérature française, récit de voyage.

Danièle Sallenave naît le 28 octobre 1940 à Angers (Pays de la Loire). Elle étudie à l’École normale supérieure (Lettres, Lettres classiques) et à l’Université Paris-Nanterre (histoire du cinéma). Elle est autrice (membre de l’Académie française depuis 2011 au fauteuil n° 30), traductrice (de l’italien), journaliste (France Culture, Le Messager européen, Le Monde, Les Temps modernes) et aussi professeure et chercheuse. Elle publie de nombreux livres depuis 1975 et reçoit plusieurs prix littéraires.

Mai 2010, Danièle Sallenave participe à un voyage avec d’autres auteurs français ; elle atterrit à Moscou et va prendre le Transsibérien pour rallier Vladivostok (10 000 km, 9 fuseaux horaires !). Elle a déjà voyagé en Russie depuis 1977. « Cela sert le cœur, de nostalgie, d’amour, d’une espèce de compassion positive, presque sans mots. » (p. 17).

Sibir signifie Sibérie en russe. Que voici un voyage magnifique, raconté au jour le jour, très instructif, d’autant plus que l’autrice se rappelle ses anciens séjours en Russie donc, en plus du récit de ce voyage en Transsibérien, il y a des tas de souvenirs, d’anecdotes historiques, politiques, architecturales, littéraires. Bien sûr, cela rend la lecture plus difficile mais c’est tellement passionnant et enrichissant !

C’est aussi une réflexion sur la mémoire et l’oubli pour aller de l’avant, pour construire l’avenir (mais comment faire abstraction des millions de morts, des déchets dangereux, etc. ?). « Tout cela caché, tapi, enfoui, rayonne dans l’ombre d’une lumière maléfique. » (p. 63).

Danièle Sallenave note que « à l’heure où l’Europe est travaillée par des revendications identitaires, ethniques, religieuses, linguistiques, la Russie semble affronter des problèmes très proches des nôtres. » (p. 82).

À chaque gare, les auteurs et les accompagnateurs sont accueillis en grande pompe mais le folklore paraît parfois… bancal ! Cependant, à chaque fois, les Russes sont gentils et accueillants.

« Et, appelée au secours, la mémoire du temps révolu ne suggère que des images de violence, peu accordées au calme des lieux, si provisoire soit-il. Pourtant elle est nécessaire : pris entre un avenir incertain et un passé dont personne ne nous parle, le moment présent n’est qu’une fragile passerelle, sur quoi s’exerce de surcroît la pression et le formatage du « discours touristique ». D’où le travail qu’il faut faire après un voyage pour le compléter, le contredire, et aussi s’y soustraire. » (p. 87).

J’ai aimé son honnêteté et sa lucidité. « Nous autres, Occidentaux un temps (ou longtemps !) séduits par le communisme, nous « en étions revenus » définitivement dans les années soixante-dix ou quatre-vingt (Gide, c’était dès la fin des années trente !). Mais cet élan, cette approbation plus tard suivis d’un rejet vif, prononcé, irréfutable, cela ne nous avait rien coûté : nous avions joué avec la vie des autres, nous avons été complices de leur mort. » (p. 145-146). Terrible…

Elle est aussi honnête sur le voyage en lui-même. « Une inquiétude récurrente me taraude : qu’est-ce que je vois, qu’est-ce que je comprends ? » (p. 187). Il est vrai, que lors d’un voyage, on ne peut pas tout voir, et puis ici, elle sent bien qu’on leur cache des choses. Et quand, en plus, on ne parle pas le russe couramment…

Elle n’omet (presque) rien. « C’est ça aussi, la Russie : une mafia arrogante, multimillionnaire, et les restes encore vivants du monde d’autrefois, de sa simplicité sans chichis… » (p. 297).

J’ai adoré ce voyage, l’Oural, la Sibérie, le Tatarstan, la Bouriatie… jusqu’à Vladivostok qui est à l’extrême sud-est de la Russie. Ce récit, intense, surprenant, tendre mais lucide, m’a fait penser à C’est bon d’être un peu fou, un film documentaire réalisé par Antoine Page (dont je vous ai parlé ici, en bas du billet).

J’ai noté des auteurs que je ne connaissais pas, comme Ğabdulla Tuqay (l’autrice écrit Tuqaï), un poète et éditeur tatar de Kazan et Ferdynand Antoni Ossendowski, un auteur et géologue polonais né dans l’empire russe, près de Ludza (Lettonie).

Sur la couverture, la photo représente un « nerpa, petit phoque du lac Baïkal » (p. 232) [infos et photos sur Wikipédia].

« On ne peut quitter l’Europe : le train la pousse devant lui dans sa lente progression, obstinée, vers l’est. » (p. 274). Alors, la Russie : européenne ou asiatique ?

Ce livre n’est pas récent mais ce voyage est intemporel et, malgré ce qu’il s’est passé durant 10 ans, je pense qu’il est toujours pertinent et d’actualité.

Un rêve… Parler russe et visiter la Russie !

Je mets cette lecture dans le Petit Bac 2020 (catégorie Lieu pour Sibir). Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 3.

Perfect World 1 de Rie ARUGA

Perfect World 1 de Rie ARUGA.

Akata, octobre 2016, 162 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-148-1. パーフェクトワールド (2014) est traduit du japonais par Chiharu Chujo et Nathalie Bougon.

Genres : manga, josei.

Rie ARUGA 有賀リエ naît à Omachi (préfecture de Nagano, Honshû). Sa carrière démarre en 2011 lorsqu’elle reçoit le prix Gold pour une histoire courte, Tentai Kansoku. Plus d’infos sur son compte Twitter. Ce tome 1 de Perfect World est son premier manga publié en volume et « grâce au très bon accueil des lecteurs », ce qui était prévu comme un one-shot est devenu une série (chez Kôdansha) et il a même été adapté au cinéma en 2018 (bande annonce ci-dessous).

Tôkyô. Lors d’une soirée professionnelle, Tsugumi Kawana retrouve Itsuki Ayukawa qu’elle avait connu au lycée et qui était son premier amour. « On n’a jamais été dans la même classe, ni dans le même club. Mais on aimait bien discuter tous les deux. » Elle travaille maintenant pour une entreprise de décoration d’intérieur, Cranberries. Et lui est architecte pour un cabinet d’architecture, Kodan. Mais Itsuki part tôt et Tsugumi se rend compte qu’il est en fauteuil roulant : il a eu un accident durant ses études. « Mon premier amour… est à présent handicapé. Malgré tout… mes sentiments, eux, n’ont pas changé. » Mais, comment faire, que dire ? Elle ne connaît rien au quotidien d’un handicapé… Alors qu’ils se rendent tous les deux à Nagano, pour retrouver leurs anciens amis de lycée, surgit Miki Yukimura, l’ex d’Itsuki : elle l’aurait quitté après l’accident alors qu’ils étaient ensemble depuis des années.

C’est avec subtilité et tendresse que Rie Aruga traite du handicap, des souffrances invisibles et des relations avec une personne handicapée. En plus, Tsugumi et Itsuki font la connaissance d’un ado, également en fauteuil, Haruto, qui lui aussi pratiquait le basket, mais il n’accepte pas du tout sa situation et refuse de revoir, depuis un an, sa petite amie. Pourtant… « Bravo !! À peine arrivé et tu marques déjà ?! Pas de doute, t’es toujours le boss !! Bravo Haruto !! T’es le meilleur !! ».

Un josei est un manga féminin, un manga pour les femmes, mais franchement les hommes peuvent très bien le lire et l’apprécier (d’autant plus qu’il parle de basket). Mais surtout du handicap et des relations ce qui concerne tout le monde ! Le problème, comme souvent, le nombre de tomes… Déjà 11 parus au Japon (10 en France) et la série est encore en cours.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10. Plus de BD de la semaine chez Moka. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 2.

Mon avent littéraire 2020

Pour lire, cliquez sur l’image !

J’ai repéré Mon avent littéraire 2020 sur la page FB de Nicole – du blog Mots pour mots – et elle organise cet événement avec Delphine – du blog La bibliothèque de Delphine-Olympe. Je n’avais pas vu passer cet avent l’année dernière mais je suis ravie de participer cette année.

Donc, comme pour tout avent, il dure du 1er au 24 décembre et il consiste à se remémorer les lectures de l’année 2020 à raison d’un thème par jour alors revenez tous les jours pour voir la réponse que j’aurai donnée !

Pour lire, cliquez sur l’image !

1. Ma première lecture de l’année. Heureusement qu’il y a mon Journal de bord 1-2020 parce que je ne me rappelais plus quel titre était ma première lecture de l’année ! Heureusement, c’était un très bon roman : Un océan de rouille de C. Robert Cargill (Albin Michel Imaginaire, 2020) que l’éditeur m’avait envoyé avant sa parution.

2. Le livre que j’attendais à tout prix. Un gars et son chien à la fin du monde de C.A. Fletcher (J’ai lu, 2020), repéré sur la page FB de Karine Lhisbei en juillet, le roman ne devait paraître que fin août et je l’ai attendu avec impatience. Banco, un coup de cœur.

3. Un auteur découvert cette année. Parasite de Sylvain Forge (Mazarine, 2019) mais j’ai découvert plusieurs auteurs de romans policiers cette année (entre autres Morgan Audic, Niko Tackian, Kjell Eriksson, Giles Blunt, Lawrence Block, C.J. Box, vous les retrouvez facilement sur le blog).

4. Un livre lu sur les conseils de mon libraire.

5. Le livre dont l’écriture m’a éblouie.

6. Mon plus gros flop.

7. La plus belle couverture.

8. Le livre que je n’aurais pas lu si…

9. Mon plus gros pavé de l’année.

10. Le livre qui m’a mis des étoiles dans les yeux.

11. Le livre le plus ancré dans l’actualité.

12. Le livre le plus dépaysant.

13. Un prix littéraire lu cet année.

14. Le livre que tout le monde aime sauf moi.

15. Le livre qui a vaincu le confinement.

16. Le livre le plus poétique.

17. Un livre dont le héros a existé.

18. Le livre le plus drôle.

19. Le livre le plus émouvant.

20. Le livre dont j’aurais aimé rencontrer le héros.

21. Le plus beau titre.

22. Le livre le plus original.

23. Joker : le livre inclassable.

24. Un livre pour finir en beauté !

En fait, je n’aurais pas pu participer à cet avent littéraire l’année dernière parce que je n’avais pas rédigé de Journal de bord mensuel c’est-à-dire de mémoire, de bilan (c’est la première fois en 2020 que je fais ça, c’était dans l’optique de compter le nombre de livres lus et de pages dévorées sur une année mais cette année est spéciale et j’ai beaucoup plus lu que d’habitude).

En cherchant quels titres et auteurs j’allais mettre dans mes réponses, je me suis rendu compte que quelques notes de lectures n’étaient pas encore publiées (en fait, je le savais déjà puisque j’ai publié une photo de ma PàC, Pile à chroniquer, récemment).

Journal de bord 11-2020

Bonjour à vous,

Après le Journal de bord 1-2020 publié le 31 janvier, le Journal de bord 2-2020 publié le 29 février, le Journal de bord 3-2020 publié le 31 mars, le Journal de bord 4-2020 publié le 30 avril, le Journal de bord 5-2020 publié le 31 mai, le Journal de bord 6-2020 publié le 30 juin, le Journal de bord 7-2020 publié le 31 juillet, le Journal de bord 8-2020 publié le 31 août, le Journal de bord de 9-2020 publié exceptionnellement le 1er octobre, le Journal de bord 10-2020 publié le 30 octobre, voici le Journal de bord de novembre 2020 (publié avec un jour de retard car il y avait déjà 3 billets hier sur le blog).

9 au 15 novembre. Semaine à mille pages du 9 au 15 et Week-end à 1000 du 13 au 15 (même billet) avec en tout 10 livres et 1438 pages.

13 novembre. J’ai voté pour l’arbre de l’année 2020. Sur 300 arbres proposés au concours, il reste 14 finalistes de plusieurs régions de France. Ce n’est pas un secret, j’ai voté pour le tilleul de Joncquoy (Hauts de France, je précise que ce n’est pas du tout ma région) car c’est un des arbres les plus vieux et il est trapu et majestueux. Je pense qu’il est encore possible de voter en décembre.

13 au 24 novembre. 6e édition du Festival Corée d’ici, festival franco-coréen de Montpellier, cette année 100 % en ligne. Je vous en parle d’ici quelques jours sur le blog.

18 novembre. J’ai rejoint le groupe FB du challenge de Mademoiselle Farfalle en prévision de ce Challenge lecture 2021 dont je parlerai en décembre.

Les nouveaux challenges auxquels je participe (en plus de ceux auxquels je me suis déjà inscrite) : Québec en novembre, Challenge du confinement et Les feuilles allemandes #2.

Les livres que j’ai lus : La planète des chats de Bernard Werber (Albin Michel, 432 pages). On s’y fera de Zoyâ Pirzâd (Zulma, nouvelle, 24 pages). Monstrueuse féerie de Laurent Pépin (Flatland, 102 pages). Wily Fox mène l’enquête, 1 – Une ombre au tableau d’Adam Frost (Thomas Jeunesse, 128 pages). Wily Fox mène l’enquête, 2 – Un parfum de mystère d’Adam Frost (Thomas Jeunesse, 128 pages). Audience captive d’Ann Warren Griffith (Le passager clandestin, 50 pages). Éloquence de la sardine, incroyables histoires du monde sous-marin de Bill François (Fayard, 224 pages). L’examen de Richard Matheson (Le passager clandestin, 48 pages). Un Logique nommé Joe de Murray Leinster (Le passager clandestin, 48 pages). Charlock 1 – La disparition des souris de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (Flammarion Jeunesse, 80 pages). Charlock 2 – Le trafic de croquettes de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (Flammarion Jeunesse, 80 pages). Le bruit de la lumière de Katharina Hagena (Le Livre de poche, 288 pages). Angor de Franck Thilliez (Fleuve noir, 624 pages). Rosa Parks, elle a dit non au racisme de Florence Lamy (Scrineo, 128 pages). Ce qu’il faut de nuit de Laurent Petitmangin (La manufacture de livre, 198 pages). Cuisine tatare et descendance d’Alina Bronsky (Actes Sud Babel, 336 pages). L’insondable profondeur de la solitude de Hao Jingfang (Pocket, 384 pages).

Les BD et mangas : Shadows House 1 de Sômatô (Glénat, 160 pages). Les aventures de Spirou et Fantasio, 18 – QRN sur Bretzelburg de Franquin et Greg (Dupuis, 64 pages). Un travail comme un autre d’Alex W. Inker (Sarbacane, 184 pages). Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka (Glénat, 226 pages). Le secret de l’ivoire de Jacques Ortet et Arnold Berssenbrugge (Bookelis, 72 pages).

Soit 22 livres dont 5 BD et 4 008 pages.

Les livres que j’ai achetés : Wily Fox mène l’enquête, 1 – Une ombre au tableau d’Adam Frost (Thomas Jeunesse, 2017). Wily Fox mène l’enquête, 2 – Un parfum de mystère d’Adam Frost (Thomas Jeunesse, 2017). Charlock 1 – La disparition des souris de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (Flammarion Jeunesse, 2020). Charlock 2 – Le trafic de croquettes de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (Flammarion Jeunesse, 2020). Le bruit et la lumière de Katharina Hagena (Le Livre de poche, 2020) pour Les feuilles allemandes #2. Le chat, légendes, mythes & pouvoirs magiques de Christian Doumergue (L’Opportun, 2020) avec le mook Miaou n° 12.

Les films que j’ai vus : Bird Box réalisé par Susanne Bier en 2018 est un film américain post-apocalyptique mi-fantastique mi-horreur avec Sandra Bullock d’après le roman éponyme de Josh Malerman paru en 2014 : un très bon film, angoissant, qui donne envie de lire le roman. The Bookshop réalisé par Isabel Coixet en 2017 est un beau film dramatique espagnol – anglais – allemand, adapté du roman éponyme de Penelope Fitzgerald paru en 1978, avec une belle ambiance dans un village côtier de l’Angleterre d’après-guerre (deuxième moitié des années 50) et c’est aussi une ode aux livres et à la lecture. Avis de mistral réalisé par Rose Bosch en 2013 est un film dramatique français qui m’a agréablement surprise (3 enfants parisiens dont les parents viennent de se séparer vont passer l’été en Provence chez leur grand-père qu’ils n’ont jamais vu). Faux semblants réalisé par Akim Isker en 2020, est un polar français intriguant primé au festival de Cognac, diffusé sur France2.

Télévision : comme d’habitude, le journal télévisé du soir d’Arte puis le 28’. Quelques morceaux d’émissions musicales comme Basique ou Taratata (France2) ou de documentaires (Arte) et aussi quelques émissions 6 à la maison sur France2 (en fait, le lundi soir, après la série, émission sincère au niveau humain et culturel, présentée par Anne-Élisabeth Lemoine et Patrick Cohen).

Les séries que j’ai vues : j’ai terminé Les enquêtes de Murdoch saison 13 (France3), The 100 saison 7 (Syfy) et The rookie, le flic de Los Angeles saison 2 (M6) dont il reste en fait encore un épisode ; je crains que TF1 Séries Films ait arrêté la diffusion de Fear the Walking Dead saison 2… Les nouvelles séries : Bodyguard, série anglaise politique et policière en 6 épisodes sur France2 (rien à voir avec le film sorti en 1992). De Gaulle, l’éclat et le secret, série historique française en 6 épisodes sur France2 (j’ai appris beaucoup de choses et j’ai découvert l’homme qu’il était, peut-être un des seuls hommes politiques français intègres). Les enquêtes de Vera saison 10, série policière anglaise en 4 épisodes (chaque épisode dure 1 h 30) sur France3 (une série que je ne me lasse pas de suivre, Vera malgré son caractère bourru montre qu’un meurtre, c’est toujours triste pour tous). Géométrie de la mort, très bonne série policière polonaise – tchèque – ukrainienne en 10 épisodes sur Arte. Magnus, série norvégienne mi-policière mi-fantastique vraiment décalée en 6 épisodes sur Série Club. Manifest saison 2, série fantastique américaine en 13 épisodes sur TF1, ravie de retrouver les survivants du vol 828. No man’s land, série dramatique française – belge – israélienne en 8 épisodes sur Arte, violente mais sûrement réaliste. J’ai manqué Interrogation, série policière américaine en 10 épisodes, inspirée de faits réels sur 13e rue (peut-être que les replays seront encore disponibles) et j’essaie également de voir les replays de Docteur Who saison 11 sur NRJ12.

J’espère que ce onzième Journal de bord vous a intéressés ; je vous souhaite une bonne continuation et un beau mois de décembre.

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Un Logique nommé Joe de Murray Leinster

Un Logique nommé Joe de Murray Leinster.

Le passager clandestin, collection Dyschroniques, octobre 2019, 48 pages, 5 €, ISBN 978-2-36935-228-0. A Logic Named Joe (1946) est traduit de l’américain par Monique Lebailly.

Genres : littérature états-unienne, nouvelle, science-fiction.

Murray Leinster est le pseudonyme de William Fitzgerald Jenkins. Il naît le 16 juin 1896 à Norfolk en Virginie (États-Unis). Jeune auteur, un journal le publie déjà lorsqu’il a 13 ans. Pendant la Première guerre mondiale, il travaille au Committee on Public Information (qui convainc l’opinion publique américaine de soutenir l’effort de guerre). Il devient ensuite écrivain (plus de 1500 nouvelles, une quinzaine de scénarios pour le cinéma et des centaines pour la radio et la télévision) et travaille à l’Office of War Information durant la Seconde guerre mondiale. Il est considéré comme l’inventeur des mondes parallèles (sa nouvelle, Sidewise in Time, paraît en 1934) et un Prix Sidewise, créé en son honneur, récompense chaque année la meilleure uchronie (roman et nouvelle) depuis 1995. Il est aussi un des premiers à parler d’ordinateur et d’Internet avec A Logic Named Joe. Il meurt le 8 juin 1975 à Gloucester Courthouse en Virginie.

« C’est le 3 août que Joe est sorti de la chaîne de fabrication » (p. 5). Voici comment débute ce texte. Le narrateur travaille à la maintenance de la Logics Company : il répare les « Logiques ». Le logique n’est pas un robot mais un ordinateur connecté à un réseau mondial : je rappelle qu’on est en 1946 !

« […] un grand bâtiment plein des événements en cours et de toutes les émissions jamais enregistrées – il est branché sur les réservoirs de tous les autres pays – et vous n’avez qu’à pianoter pour obtenir tout ce que vous voulez savoir, voir ou entendre. » (p. 7). Incroyable, n’est-ce pas ?

Bref, Joe est sorti de la chaîne de montage, il a subi les contrôles habituels et il a été installé dans une famille, les Korlanovitch. « Jusque là, tout baigne dans l’huile. » (p. 8).

Sauf que Joe, plus intelligent et ambitieux que les autres Logiques, ou ayant un infime défaut, allez savoir, déjoue la censure (qui évite de répondre à n’importe quelle question), modifie ses paramètres et donne, à travers ses semblables interconnectés, des idées dangereuses aux humains, adultes et enfants, qui posent des questions genre comment se débarrasser de quelqu’un sans être pris, comment s’enrichir vite, etc.

En plus, arrive en ville, Laurine, une ex du narrateur, maintenant marié mais Laurine, qui est une femme dangereuse, va tout faire pour retrouver l’homme qu’elle dit aimer.

Comment sauver sa famille ? Fuir ? Appeler la Technique et déconnecter les Logiques ? Le narrateur comprend que ce n’est pas possible… C’est comme se séparer du feu à la Préhistoire, de la vapeur au XIXe siècle ou de l’électricité au XXe, impossible ! « Mais voilà : les choses allaient péter parce qu’il y avait beaucoup trop de réponses données à beaucoup trop de questions. » (p. 27).

Toute ressemblance avec les ordinateurs actuels connectés à Internet…

A Logic Named Joe paraît dans Astounding Science Fiction (un pulp) n° 184 en mars 1946. Elle paraît en France en 1974 dans Histoires de machines, le 6e volume de La grande anthologie de la science-fiction (36 volumes entre 1966 et 2005) puis en 1996 dans l’anthologie Demain les puces chez Présence du futur.

C’est incroyable que Leinster/Jenkins ait inventé ce Logique en 1946 quand on sait que l’Arpanet (Advanced Research Projects Agency NETwork, l’ancêtre d’Internet) n’est mis en place qu’en septembre 1969 ! Un visionnaire bien inspiré puisqu’il avait prédit l’avènement d’Internet pour tous ainsi que les éventuelles dérives et les dangers de l’interconnection mondiale.

Un texte à découvrir donc, comme tous ceux de la collection Dyschroniques publiés chez Le passager clandestin, collection idéale pour le Maki Project. Que je mets aussi dans Cette année, je (re)lis des classiques #3, Les classiques c’est fantastique (en novembre, le thème est histoires de famille) et Littérature de l’imaginaire #8.

L’examen de Richard Matheson

L’examen de Richard Matheson.

Le passager clandestin, collection Dyschroniques, novembre 2019, 48 pages, 5 €, ISBN 978-2-36935-235-8. The Test (1954) est traduit de l’américain par Roger Durand (1957), traduction revue par Jacques Chambon.

Genres : littérature états-unienne, nouvelle, science-fiction.

Richard Matheson naît le 20 février 1926 à Allendale dans le New Jersey (États-Unis). Il y a tant de choses à dire sur ce fils d’émigrés norvégiens, élevé par sa mère à Brooklyn (New York), qui écrit sa première nouvelle à l’âge de 8 ans (le journal The Brooklyn Eagle la publie) et engagé dans l’armée américaine en Europe durant la Seconde guerre mondiale. Romancier, nouvelliste et scénariste, il est spécialement connu pour Je suis une légende (1950), L’homme qui rétrécit (1956), La maison des damnés (1971) et les scénarios de La quatrième dimension et Star Trek, entre autres. Suspense, thriller, fantastique, horreur, science-fiction, fantasy, western pour plus de cent nouvelles, une trentaine de romans et une quarantaine de scénarios pour le cinéma et la télévision. Il reçoit le Prix Bram Stoker en tant que Grand Maître pour son œuvre en 1990. Il meurt le 23 juin 2013 à Calabasas en Californie.

New York, janvier 2003. Tom Parker a 80 ans ; il habite avec son fils, Leslie (Les), sa belle-fille, Terry, et ses deux petits-fils, Jim et Tommy. Une famille américaine comme tant d’autres.

Mais cette famille vit dans une société qui régule le nombre de personnes âgées et, alors que les enfants dorment et que Terry coud, Les prépare son père à son quatrième examen. « Les répéta les nombres et, tout en écoutant son père trébucher sur eux, jeta un coup d’œil dans le salon. » (p. 8). Tom, angoissé, s’énerve et Les, énervé, s’impatiente… « L’examen avait lieu le lendemain. » (p. 17).

Les est persuadé que, cette fois, son père ne réussira pas l’examen mais Terry n’en est pas sûre (il a réussi les trois fois précédentes malgré ses problèmes de santé)… Elle s’interroge sur leur couple et leurs enfants : « Les, s’il réussit cet examen, ça signifie cinq ans de plus. Cinq ans de plus, Les. As-tu songé à ce que ça signifie ? » (p. 19).

Voilà, c’est lancé ! L’espérance de vie est plus longue et c’est bien, mais il y a un mais… La vieillesse et la dépendance des vieux mettent à mal non seulement la famille mais aussi l’économie ; les familles ne veulent plus cohabiter comme avant, et de toute façon, cette cohabitation s’arrête au bout d’un moment (interminablement long pour certaines familles) puisque la loi a été votée par l’État.

Un peu d’histoire. Pendant la Grande Dépression, en 1935, le président Franklin Roosevelt met en place le Social Security Act pour protéger les plus fragiles (enfants, handicapés, personnes âgées…) puis, en 1950, une conférence nationale se tient à Washington pour « promouvoir la dignité, la santé et la sécurité économique des Étatsuniens les plus âgés » (p. 43), amélioré ensuite en 1965 par une nouvelle réforme, l’Older American Act (OAA).

Mais Richard Matheson imagine un gouvernement qui aurait fait l’inverse et tout ceci est fort plausible et il joue sur les peurs de l’humanité.

L’examen traite ainsi plus largement de l’euthanasie voire de l’eugénisme (appelé euthanasie involontaire), afin d’éliminer « les personnes défectueuses indésirables de la société. » (p. 44-45) : on est très proche de ce qu’ont fait les nazis dans les années 40…

Ainsi, cette nouvelle (novella pour les Anglo-Saxons) fait froid dans le dos. Et interroge le lecteur (qui veut encore vivre avec trois voire quatre générations à la maison ?) sur ce que lui ferait. Pour certains, la famille est sacrée et pas question d’abandonner parents, grands-parents et arrière-grands-parents s’ils sont encore en vie, mais pour d’autres la famille est une chape de plomb et pas question de vivre ensemble !

The Test est paru deux fois dans The Magazine of Fantasy and Science Fiction (en 1954 puis en 1957). Traduite en français, elle apparaît dans Fiction n° 48 de novembre 1957.

Une lecture édifiante pour le Challenge du confinement (case Classique) que je mets aussi dans Cette année, je (re)lis des classiques #3, Les classiques c’est fantastique (en novembre, le thème est histoires de famille), Littérature de l’imaginaire #8 et Maki Project.

Audience captive d’Ann Warren Griffith

Audience captive d’Ann Warren Griffith.

Le passager clandestin, collection Dyschroniques, février 2016, 50 pages, 5 €, ISBN 978-2-36935-049-1. Captive Audience (1953) est traduit de l’américain par Anonyme.

Genres : littérature états-unienne, nouvelle, science-fiction.

Ann Warren Griffith naît le 31 juillet 1911 (ou 1918, les sources diffèrent) à Newton (Massachusetts, États-Unis). Elle étudie au Barnard College à New York (une des Seven Sisters, les universités féminines d’exception aux États-Unis). Elle entre dans le Women Airforce Service Pilots – WASP, une organisation para-militaire pionnière composées de femmes pilotes civiles mais employées par l’Armée de l’air des États-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale. Ensuite elle devient journaliste pour des journaux comme The New Yorker ou Pegasus, un magazine spécialisé dans l’aviation. Elle n’écrit que deux nouvelles de science-fiction : Zeritsky’s Law (Galaxy Science Fiction, 1951) et Captive Audience (The Magazine of Fantasy and Science Fiction, 1953). Et un roman, Who is Hiding in My Hide-a-Bed? (1958). Elle meurt le 11 mai 1983.

Fred et Mavis Bascom prennent le petit-déjeuner avec leurs enfants, Billy et Kitty. Mavis est femme au foyer ; depuis 15 ans, Fred travaille à la VU, la société de Ventriloquie Universelle des États-Unis et il est « considéré par ses chefs comme un homme que l’on pouvait donner en exemple. » (p. 11). Une famille parfaite !

Le problème, c’est la grand-mère de Mavis : elle est contre la VU et, alors qu’elle sort de 5 ans de prison (pour avoir mis des bouchons dans ses oreilles pour ne plus entendre les slogans publicitaires continuels), elle débarque chez eux… Bon, « Toutes les familles ont un squelette dans leur placard. » (p. 15) mais tout va mal si le squelette sort du placard, du moins ça serait catastrophique pour Fred si son entreprise était au courant…

Oh la la, je suis d’accord avec la grand-mère, VU c’est l’enfer ! Tous les produits disent des slogans à tout va ! Au magasin, à la maison… Et ces slogans ne sont pas toujours très fins… Audience captive est un texte satirique injustement méconnu, une dénonciation de la publicité omniprésente, et même pire du « ciblage publicitaire comportemental ».

Une lecture pour le Challenge du confinement (case SF) que je mets aussi dans Cette année, je (re)lis des classiques #3, Les classiques c’est fantastique (en novembre, le thème est histoires de famille), Littérature de l’imaginaire #8 et Maki Project.

Ça n’arrivera pas de Nicolas Beuglet

Ça n’arrivera pas de Nicolas Beuglet.

XO, novembre 2020, 33 pages, uniquement en numérique.

Genres : science-fiction, nouvelle.

J’ai découvert Nicolas Beuglet à l’automne 2019 avec la première enquête de Sarah Geringën, une inspectrice d’Oslo en Norvège. J’ai lu les trois tomes à la suite : Le cri, Complot, L’île du Diable. Je les ai beaucoup aimés et je souhaiterais lire son premier roman, Le premier crâne, malheureusement introuvable… Son nouveau roman, Le dernier message, avec une nouvelle enquêtrice écossaise, Grace Campbell, est paru en septembre 2020 et je l’emprunterai à la bibliothèque. En attendant, l’auteur propose une nouvelle (merci à l’auteur et à l’éditeur pour cette nouvelle disponible librement dans plusieurs formats).

Et voici ce qu’en dit l’éditeur : « Et si on se projetait en 2022 ? Qu’en sera-t-il de la pandémie, du vaccin, des restrictions de liberté ? Dans cette fiction, Nicolas Beuglet déroule le scénario qu’il redoute. Histoire, dit-il, d’éveiller les esprits… Glaçant. »

Vendredi 20 mai 2022. Jean Cassini, écrivain, va au supermarché et sa fille Maïa, adolescente, lui pose cette question, déchirante : « Tu crois qu’un jour, tout redeviendra comme avant ? » (p. 6). C’est que, en 2020, Jean avait dit à sa fille « Ça n’arrivera pas. » (p. 6) mais… Maïa n’est pas vaccinée donc elle n’a pas le droit d’aller au lycée, elle doit rester chez elle, et ses amis vaccinés ne veulent pas venir la voir parce que « le vaccin n’est pas efficace à cent pour cent, alors on ne sait jamais… » (p. 7).

Le vaccin, Covax, n’étant efficace qu’à 70 % en moyenne, la population, y compris les vaccinés, est obligée de porter un masque et de respecter la distanciation sociale. De plus, le taux de contamination est passé au-dessus de 25 % ! Alors à quoi sert le vaccin ?

L’Union européenne doit mettre en place sur l’intégralité des résidents un « système d’identification électronique plus communément appelé (e-ID) » (p. 11). Cette identification électronique est mondiale et l’Europe a du retard… On y vient à ça, peut-être pas en 2022 mais c’est sûr qu’avec les nouvelles technologies, on y vient ! En tout cas, dans la nouvelle, la population est constamment surveillée y compris les vaccinés (caméras, téléphones, alertes, restrictions de sortie…).

Mais pour ceux qui ne sont pas vaccinés (542 000 personnes en Europe sur 443 millions d’habitants), comment ignorer « les regards de reproche ou parfois même de pitié de ses concitoyens » (p. 15) ?

Et à ceux qui se posent des questions pour le futur, il y a toujours quelqu’un qui rétorque « Tu sais bien que ça n’arrivera pas. » (p. 20). En Chine oui (avec le crédit social). « Mais en France dans le pays des droits de l’homme […]. » (p. 21). En sommes-nous si sûrs ? Allons-nous devoir renoncer à une partie de nos libertés ? Allons-nous nous habituer pour notre sécurité, pour l’économie ?

Voilà le monde que l’auteur imagine, pire qu’il craint de voir arriver. Parce que ce coronavirus, les masques, les contrôles, ce n’est pas de la fiction, nous sommes en plein dedans ! Le problème est : jusqu’où cela ira-t-il ? Cela peut aller très loin vu les sources (reconnaissance faciale, identité numérique…) que l’auteur cite à la fin (p. 33) et cette anticipation peut très bien ne pas être fictive du tout ! Avec cette question (que nous n’aurons peut-être plus le droit de poser un jour) : faut-il – à cause du principe de précaution dont nous entendons beaucoup parler – préférer la sécurité à la liberté ? Et, si nous réfléchissons bien : cette histoire se déroule sur une journée, une seule journée durant laquelle tout peut basculer.

Durant le premier confinement, j’avais lu Contagions de Paolo Giodano, disponible en ligne, un des premiers livres parus sur le coronavirus et qui permettait de comprendre mieux ce qui arrivait dans le monde. Avec cette nouvelle, le lecteur est projeté dans un futur (proche) fort possible et fort effrayant. Quant à la couverture, elle est toute simple mais vraiment bien pensée.

Tout le monde peut lire cette nouvelle qui fait froid dans le dos (en cliquant sur XO).

Je mets cette lecture dans le Challenge du confinement (case Nouvelle), Littérature de l’imaginaire #8 et Maki Project.

Alors que je termine ma note de lecture – samedi soir 20 h 45 – le journal sur Arte commence et j’apprends une info : 400 000 morts en Europe (au moment où vous lisez, le nombre est bien sûr supérieur) et moins de 10 minutes après, une autre info : le laboratoire états-uniens Gilead a vendu à l’Europe son vaccin (remdesivir) pour des millions d’euros mais il n’est pas efficace ! Vous ne trouvez pas que Gilead ressemble à Galead de The Handmaid’s Tale ?