L’échelle de la mort de Mamdouh Azzam

L’échelle de la mort de Mamdouh Azzam.

Actes Sud, collection Sindbad, janvier 2020, 112 pages, 12,80 €, ISBN 978-2-330-13150-0. Mi’râj al-mawr est traduit de l’arabe (Syrie) par Rania Samara.

Genres : littérature syrienne, drame.

Mamdouh Azzam naît en 1950 dans la province de Suwayda (région druze au sud-est de Damas) en Syrie. Il étudie la langue arabe et la littérature arabe à l’université de Damas puis travaille comme professeur. Il est romancier (8 romans) et nouvelliste. Parfois ses romans, comme Qasr al-matar (Le château de la pluie) reçoivent une fatwa et sont censurés. J’aimerais lire d’autres de ses titres !

« Le matin, elle cracha du sang. Pour la première fois depuis qu’ils l’avaient conduite ici, il y a un mois, et avaient verrouillé la porte, ses jambes se dérobaient sous elle, son corps usé et léger fléchissait au point de ne plus pouvoir supporter le poids de sa tête qui dodelinait et tombait sans cesse sur sa poitrine. » (p. 11). Tout de suite, le lecteur comprend l’intensité du drame qui se joue avec cette première phrase du roman.

Elle, c’est Salma, enfermée par sa belle-famille, la famille Dhîb, dans un lieu obscur, la seule cave du village (au sud de la Syrie). « Les choses ne lui apparaissaient plus sous leur aspect normal, c’était comme dans un rêve […]. » (p. 12).

Ce qui est dingue, c’est que la séquestration de Salma est un divertissement pour les vieilles du village !

Salma est jeune mariée avec Saïd mais il est parti au Venezuela. Lors de sa rencontre avec Abdelkarim, l’instituteur, il est ébloui par son regard. Après l’enlèvement de Salma, Abdelkarim, vraiment amoureux, a essayé de la retrouver mais, au village, il s’est heurté à un mur, à « des visages fermés » (p. 19).

« Les cris étaient un présage funeste. Il n’y a rien de mieux que les lamentations des femmes pour réveiller l’ange de la mort. » (p. 39).

Traditions familiales, mariages arrangés, autorité patriarcale, crimes d’honneur… Salma se doutait de ce qui allait lui arriver mais comment y échapper… « Elle se replia sur son nouveau bonheur en se disant que la divulgation de son secret apporterait plus de risque que de réconfort, car une femme mariée n’était pas sensée tomber amoureuse et, derrière elle, il y avait malheureusement les hommes des deux familles, les Dhîb et les Khorsân, qui parlaient souvent d’égorger les pécheresses. » (p. 66).

Une histoire dramatique, la mort d’une jeune femme qui avait la vie devant elle, qui n’a pas pu être maîtresse d’elle-même, racontée par un homme effaré qui essaie de faire bouger les mentalités. Son récit est court et concis mais dense, simple mais poétique (dramatiquement parlant), surtout cruel et déchirant. Cet événement tragique, ce crime d’honneur, malheureusement existe encore à notre époque…

Pour le Challenge de l’été (Syrie) et Petit Bac 2020 (catégorie Objet avec échelle).

Marathon de l’été 2020 – semaine 2

Après le Marathon de l’été – semaine 1, voici le Marathon de l’été – semaine 2 avec sa nouvelle thématique (voir ci-dessous).

Ce Marathon de l’été – semaine 2 court du lundi 13 au dimanche 19 juillet 2020.

Infos, logos et inscription chez Marjorie + sur le groupe FB.

Les deux catégories

Tongs et Mojito : je lis ce que je veux à mon rythme, faut pas exagérer, c’est les vacances ! Je continue avec cette catégorie.

La PàL en String : avec moi, la PàL va se retrouver à poil, des milliers de pages, des dizaines de livres, je me fixe des objectifs fermes et je m’y tiens (ou pas).

La thématique (je rappelle qu’elle est facultative)

Aux couleurs de l’été. C’est quoi les couleurs de l’été ? Pour moi, toutes les couleurs sont OK en été ! Bleu pour le ciel et la mer et jaune pour le solel ? D’autres couleurs ?

Mes lectures pour ce marathon

Lundi 13 : …

Mardi 14 : …

Mercredi 15 : …

Jeudi 16 : …

Vendredi17 : …

Samedi 18 : …

Dimanche 19 : …

TOTAL : … livres et … pages.

Perdus en forêt de Helle Helle

Perdus en forêt de Helle Helle.

Phébus, janvier 2020, 160 pages, 16 €, ISBN 978-2-7529-1124-7. Hvis det er (2014) est traduit du danois par Kakob Jakobsen.

Genre : littérature danoise.

Helle Helle, de son vrai nom Helle Olsen, naît le 14 décembre 1965 à Nakskov, une île au nord-est du Danemark. Elle est publiée depuis 1993 (une dizaine de romans). Vous parlez danois ? Plus d’infos sur son site, http://www.hellehelle.net/ (une page en anglais).

Dans une forêt du Jutland, un homme et une femme courent, ils ne se connaissent pas et se croisent par hasard. Mais, lorsque la nuit tombe, ils sont tous deux perdus et se recroisent. Ils vont passer la nuit ensemble et parler. « Nous continuons un moment sans rien dire. La lumière diminue drastiquement. » (p. 16).

Le thème de base est tout simple mais l’idée m’a plu et puis je n’ai jamais lu cette autrice danoise apparemment réputée. Mais… Commencé en mars, ce roman m’est tombé des mains, blabla, ennui… Je pensais le terminer en avril mais je l’ai laissé traîner ! Je reprends sa lecture dans le cadre du Marathon de l’été 2020 – semaine 1 avec la thématique « Terminer ses livres en cours ».

Je reprends donc à la page 72 et je suis un peu perdue… Ah oui, elle raconte, à l’inconnu donc, qu’elle vivait en coloc puis tout le monde est parti et elle s’est retrouvée seule… Plus tard, elle a revu Christian qui avait un fils de trois ans (Magnus, surnommé Buller) mais qui n’était pas en couple alors elle a travaillé avec lui au magasin de ses parents et ils se sont mis ensemble.

Pendant qu’elle raconte, la nuit et le froid se sont bien installés… même s’ils ont trouvé un abri. « Quand crois-tu que nous allons nous en sortir ? me demande-t-elle à un autre moment, sous les couvertures. » (p. 113). Allez, que le jour se lève et qu’ils puissent repartir, qu’on en finisse ! Mais lui est blessé au pied et elle n’a fait que vomir…

Je suis passée à côté de ce roman, mais alors totalement ! Je l’ai pourtant lu jusqu’au bout pour connaître le fin mot de l’histoire mais il n’y en a pas… Je trouve qu’il n’a ni queue ni tête, il est bavard et sans humour… D’autres ont aimé mais Aifelle, comme moi, n’a pas été convaincue alors qu’elle avait apprécié un précédent roman de Helle Helle.

Je ne pense pas relire cette autrice danoise mais je mets tout de même ce roman dans Challenge de l’été (Danemark) et Voisins Voisines 2020 (Danemark aussi).

Challenge Polar et thriller 2020-2021 avec Sharon

Sixième édition pour moi avec ce blog ! Hier a démarré le challenge Polar et thriller 2020-2021. Donc du 11 juillet 2020 au 10 juillet 2021.

L’objectif est toujours de lire des romans policiers. Sharon nous dit qu’elle souhaite  que : « tous les genres, toutes les destinations soient possibles, sans aucune restriction : des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans policiers fantastiques, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, des essais, des biographies, des mémoires. Le genre policier est vaste, ne nous privons pas d’une de ses catégories ! ».

Infos, inscription et logos (nouveaux logos de Cannibal Lecteur) chez Sharon.

Les catégories (facultatives)
– jusqu’à 5 livres lus : Imogène
– de 6 à 15 livres lus : Montalbano
– de 16 à 25 livres lus : Miss Marple
– de 26 à 50 livres lus : Erlendur Sveinsson
– de 51 à 75 livres lus : commissaire Jules Maigret
– de 76 à 100 livres lus : Walt Longmire
– plus de 100 livres lus : Sherlock Holmes
– plus de 200 livres lus : Lucky Sherlock

Options (nouveau !)
Séries télévisées et cinéma : super idée !

Mes billets pour ce challenge

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Projet 52-2020 #28

Vingt-huitième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème souvenir d’enfance. Il ne me reste plus vraiment d’objets de mon enfance parce que, il y a des années, j’ai donné tous mes jouets et tous mes livres mais il me reste quelques jeux (et des photos et des souvenirs bien sûr). Voici donc une photo de jeux de société qui, avec la lecture, la télévision et les jeux en extérieur, ont rythmé mon enfance (et mon adolescence). Et vous, vous étiez plutôt jeu de l’oie, jeu des petits chevaux, marelle, solitaire ou mikado ? Je vous souhaite un beau week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Le violoniste de Mechtild Borrmann

Le violoniste de Mechtild Borrmann.

Le Masque (JC Lattès), août 2014, 148 pages, 19 €, ISBN 978-2-70244-027-8 mais je l’ai lu en poche : Le livre de poche, collection Policier, janvier 2016, 312 pages, 7,70 €, ISBN 978-2-253-09289-6. Der Geiger (2012) est traduit de l’allemand par Sylvie Roussel.

Genres : littérature allemande, Histoire, roman policier.

Mechtild Borrmann naît en 1960 à Cologne (c’est-à-dire Köln) en Allemagne (à l’époque, de l’Ouest). De par ses études, thérapeute par la danse et le théâtre, elle se lance en littérature en 2006 avec un roman policier, Rompre le silence (Wenn das Herz im Kopf schlägt) qui reçoit un prix (le Deutscher Krimi Preis). Suivront ensuite : Morgen ist der Tag nach gestern (2007), Mitten in der Stadt (2009), Wer das Schweigen bricht (2011), Der Geiger (2012) soit Le violoniste (Le Masque, 2014), Die andere Hälfte der Hoffnung (2014) soit L’envers de l’espoir (Le Masque, 2016) et Trümmerkind (2016) soit Sous les décombres (Le Masque, 2019). Plus d’infos sur son site, http://www.mechtild-borrmann.de/, en allemand, natürlich !

Mai 1948, Moscou, Union Soviétique. Ilia Vassilievitch Grenko est ovationné par le public du Conservatoire Tchaïkovski. Lorsqu’il quitte la scène, il veut protéger son violon, un Stradivarius qui est dans sa famille depuis 1862. « Son arrière-arrière-grand-père, le violoniste Stanislas Sergueïevitch Grenko, l’avait reçu en cadeau du tsar Alexandre II, qui l’avait rapporté d’un voyage en Italie. Jusqu’à la révolution, on s’était transmis cette histoire avec fierté. » (p. 12). Mais il est arrêté… « Qu’est-ce que tu crains, Ilia Vassilievitch Grenko ? Si tout ça n’est qu’un malentendu, tu seras rentré chez toi avec ton violon, d’ici une heure ou deux. » (p. 14). Mais Grenko ne rentra jamais chez lui et son violon disparut… « Mon violon ! Où est mon violon ? » (p. 82). Pire, son épouse, Galina (célèbre actrice de théâtre) et leur deux fils, Pavel (3 ans) et Ossip (1 an) sont également déportés…

Juillet 2008, Cologne, Allemagne. Sacha Grenko est le petit-fils d’Ilia, il est Russe, né au Kazakhstan. Ses parents ont pu émigrer en Allemagne avec lui et sa jeune sœur, Viktoria (Vika). Sacha se souvient que « Les adieux à babouchka Galina, oncle Pavel et tante Alia avaient été déchirants, mais l’excitation pour le nouveau pays l’emportait sur la tristesse. » (p. 26). Le père de Sacha, c’est Ossip (qui n’avait qu’un an lorsque son père a disparu pour toujours). Malheureusement, peu de temps après leur arrivée en Allemagne, Ossip et son épouse meurent dans un accident de voiture. Sacha et Vika sont séparés : lui est mis dans un foyer et elle est adoptée. Dix-huit ans après, lorsqu’il retrouve sa sœur, pianiste dans un hôtel à Munich, elle est abattue sous ses yeux sans qu’il ait pu lui parler ! Elle ne lui laissé qu’un mot dans une enveloppe avec une clé de consigne de la Gare Centrale.

Que peut faire Sacha, qui ne connaît pas finalement l’histoire de son ancêtre ? Seul, il avait mal tourné mais, depuis 3 ans, il est spécialiste en sécurité informatique pour Jürgen Reger. Peut-être que son patron peut l’aider ?

Les chapitres alternent entre Ilia d’un côté et Galina avec les enfants d’un autre côté en 1948 (et années suivantes) et Sacha. Si une partie du Violonsite est historique, l’autre partie est construite comme un roman policier mais c’est de toute façon, dans le passé et dans le présent, dramatique.

Alors qu’Ilia Grenko, brisé, même s’il a tenu plus longtemps que d’autres, signe les aveux fantaisistes préparés à l’avance par la Komendatura et qu’il est condamné à 20 ans de goulag (camp de travail) à Vorkouta (Sibérie), on fait croire à Galina (son épouse) et à Mechenov (son mentor) qu’il a profité d’un concert à Vienne pour s’enfuir à l’Ouest avec son précieux violon. Galina et les enfants sont déportés à Karaganda (au Kazakhstan). « Elle parla aussi de son cœur mort, du vertige qui s’emparait d’elle à l’idée que sa déportation était bien la preuve qu’Ilia avait fui et l’avait abandonnée avec les enfants. » (p. 88).

De son côté, Sacha va remonter la piste avec ce que sa sœur lui a laissé à la consigne : leur album photos d’enfance, un paquet de lettres et il va découvrir qu’Ossip (leur père) avait contacté un avocat pour récupérer le violon familial. « Quinze jours avant l’accident. Sacha sentit sa gorge se nouer. » (p. 96). Munich, Bonn, Almata, Moscou… le récit se transforme en road movie dangereux pour Sacha. « Ils ont exterminé toute ma famille. Vous ne comprenez pas qu’il faut que je sache ce qui s’est passé et surtout qui est responsable ? Et puis, s’ils connaissent mon existence, qu’est-ce que je dois faire, selon vous ? Rester terré ici jusqu’à la fin de mes jours ? » (p. 120).

Le passé fait froid dans le dos (les arrestations arbitraires, les mensonges, les camps de travail soviétiques, le froid, les privations de sommeil, de soins et de nourriture, les mauvais traitements, la folie, etc.) et le présent est tout aussi dangereux car certains veulent encore en faire taire d’autres (la machine à broyer les humains fonctionne toujours) mais la vérité triomphera ! « Toutes les vérités ne sont pas encore bonnes à dire, mais l’heure viendra. » (p. 262).

C’était la première fois que je lisais cette romancière allemande et j’ai très envie de lire d’autres titres (il va y avoir la deuxième édition du challenge Les feuilles allemandes en novembre) alors avez-vous un titre à me conseiller plus particulièrement ou sont-ils tous excellents ?

Une lecture coup de poing, coup de cœur que je mets dans Challenge de l’été (Allemagne), Petit Bac 2020 (dans la catégorie Son pour violoniste), Polar et thriller 2019-2020 (et ce sera le dernier roman policier ici car la nouvelle édition du challenge commence demain) et Voisins Voisines 2020 (Allemagne).

Les Plumes chez Émilie 16-2020

Les Plumes d’Asphodèle sont devenues Les Plumes chez Émilie et ça faisait très longtemps que je n’avais pas participé à un atelier d’écriture (depuis janvier 2019 !). Je n’ai pas trouvé de logo chez Émilie alors je mets l’ancien logo d’Asphodèle.

Cette quinzième récolte de l’année s’est faite lundi (6 juillet) sur le thème de la vitesse : billet chez Émilie. Les 12 mots à utiliser sont : précipitation – pied – éclair – boîte – temps – diligence – courir – pédale(s) – minute – risquer – ralentir – remède. Et le texte est à publier avant le vendredi 20 heures (pour déposer son lien chez Émilie).

Bon sang, pas le temps de dire ouf, un orage d’été, qui arrive avec diligence, sans crier gare ; un éclair zèbre le ciel, magnifique, bruyant, effrayant même, puis un autre… La route est une véritable patinoire ; mon pied droit a glissé de la pédale ; je ne veux pas, dans la précipitation, risquer de tomber ; je descends de vélo et décide de marcher. De toute façon, en moins d’une minute, j’étais trempée de la tête aux pieds, ainsi que la boîte en carton sur le porte-bagages… Je pense que la tarte aux abricots est foutue, peut-être pas immangeable mais en tout cas pas belle à voir… Je pousse le vélo qui glisse sur la route et je ne peux pas courir mais je ne veux pas ralentir non plus. Je suis bientôt arrivée chez mes amis, quelques mètres et hop !, je serai à l’abri, je pourrai me sécher… En plus, ils ont le meilleur remède du monde, l’apéro, et heureusement, un large auvent protégeant leur jardin !

Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk

Après Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera et Le guide SF à l’usage des lecteurs, 2 : l’anticipation, voici Le guide SF à l’usage des lecteurs, 3 : le steampunk.

Soleil, juin 2020.

Le steampunk est un sous-genre de la science-fiction que j’apprécie particulièrement depuis que j’ai vu Le château dans le ciel (1986), Steamboy (2004) et Le château ambulant (2004). Les histoires steampunk se déroulent au siècle de la vapeur (steam) et en général dans l’Angleterre victorienne mais pas toujours (récemment, j’ai présenté Le réseau Bombyce 1 de Cécil & Corbeyran, une bande dessinée steampunk qui se déroule à Bordeaux). Le lecteur est donc dans un monde rétro-futuriste qui lie de façon souvent très esthétique passé et futur.

Le livret (de 9 pages) donne des références de romans, de films, de séries et de jeux vidéo puis présente des bandes dessinées steampunk parues chez Soleil et chez Delcourt. Il est consultable librement sur Calaméo.

Pour La BD de la semaine. Plus de BD de la semaine chez Noukette (et La BD de la semaine est en vacances jusqu’au 2 septembre).

Ric-Rac d’Arnaud Le Guilcher

Ric-Rac d’Arnaud Le Guilcher.

Robert Laffont, février 2015, 264 pages, 18 €, ISBN 978-2-22115-694-0.

Genre : littérature française.

Arnaud Le Guilcher naît en 1974 à Guingamp (Bretagne). D’autres romans : En moins bien (Stéphane Million, 2009), Pas mieux (Stéphane Million, 2011), Pile entre deux (Stéphane Million, 2013), Capitaine frites (Robert Laffont, 2016), Du tout au tout (Robert Laffont, 2018) et des recueils de nouvelles.

Jean-Yves, surnommé Jeanyf, à 14 ans et il est le seul jeune du village. Il vit à La Sourle avec son père Pierre-Yves, surnommé Pierryf. Malgré sa petite taille (1,30 m), il veut devenir footballeur. « À La Sourle, on est très souvent retraité, chômeur ou chômeur à la retraite, et on a rien d’autre à foutre que de se bourrer la gueule aux heures qui passent en traînant les savates. » (p. 18-19). Le père, Pierryf donc, travaille, il est sculpteur de pantins et de marionnettes mais il est tellement obsédé par la disparition de son épouse, Yvette, qu’il la peint et la sculpte partout dans la maison. « Il est farfelu mon père. Les habitants du village l’appellent Gepetto quand ils le croisent, mais ils le croisent plus souvent parce qu’il sort quasi plus de chez nous. » (p. 27). Une maison, assez belle d’ailleurs, devenue un mausolée en l’honneur d’Yvette, un champ immense, des arbres et de l’autre côté, un grand corps de ferme qui vient d’être racheté. Et plus loin, à quelques kilomètres, l’oncle Jacques-Yves, surnommé Jackyf, qui est herboriste et qui a un fils bizarre, Thierry-Yves, surnommé Thierry puis Soubirou depuis qu’il a vu la vierge dans son bol de cacao. Bref la routine mais un jour, tout est bouleversé avec les nouveaux voisins (ils ont emménagé le manoir aux 31 chambres en gîte rural, Le Silo) et leur fille de 14 ans, Bessie. « Mon père sort de son mutisme et dit sans regarder personne : « Y a pas de touristes ici, et y en aura jamais. À La Sourle, à part vieillir, y a rien à faire. » (p. 73).

« Je remonte dans ma chambre me changer et, tout le reste de la journée, je ronge mon frein en faisant mine de ne penser à rien, alors que je pense précisément à tout : l’amour, la vie, le sexe, la mort, l’avenir… Difficile d’avoir un programme plus complet. » (p. 96).

« Bessie, quand je suis en sa présence, c’est une putain d’insurrection. La révolte à portée de main. L’épilepsie et l’anarchie. Je trébuche, je bafouille, je tends les bras sans savoir pourquoi, je plie les genoux pour les mêmes raisons, je rougis, je balbutie… Demi-tour, gauche, droite, roulade, fente avant, cris de bête : je deviens incontrôlable. » (p. 130-131).

Ric-Rac est un roman rural, drôle, tendre, inventif et il n’y a pas de doute : je lirai d’autres titres d’Arnaud Le Guilcher parce que j’aime bien son humour proche de l’absurde.

Marathon de l’été 2020 – semaine 1

En fait, il y a déjà eu un premier marathon de l’été fin juin mais, maintenant, c’est toute une série de marathons qui vont arriver en juillet-août avec une thématique (facultative) chaque semaine.

Voici dont le Marathon de l’été – semaine 1 qui court du lundi 6 au dimanche 12 juillet 2020.

Infos, logos et inscription chez Marjorie + sur le groupe FB.

Les deux catégories

Tongs et Mojito : je lis ce que je veux à mon rythme, faut pas exagérer, c’est les vacances ! C’est celle que je choisis.

La PàL en String : avec moi, la PàL va se retrouver à poil, des milliers de pages, des dizaines de livres, je me fixe des objectifs fermes et je m’y tiens (ou pas).

La thématique

Terminer ses livres en cours. Il est rare que je commence plusieurs livres en même temps mais ça tombe bien car j’en ai deux à finir justement !

Mes lectures pour ce marathon

Lundi 6 : ce week-end, j’ai lu Le joueur de Fédor Dostoïevski (pour le challenge Les classiques, c’est fantastique) mais, le temps de digérer le roman, j’ai laissé en attente la postface, D’une passion l’autre d’André Comte-Sponville ->16 pages.

Mardi 7 : je commence Le chant mortel du soleil de Franck Ferric, un roman fantasy… barbare (Albin Michel Imaginaire, 380 pages) ->  125 pages lues soit 12 chapitres.

Mercredi 8 : eh bien, en fait, je n’ai pas lu… (la faute à un nouveau jeu, Kitten Match !!!).

Jeudi 9 : je continue Le chant mortel du soleil de Franck Ferric (Albin Michel Imaginaire, 380 pages) ->  255 pages lues.

Vendredi 10 et samedi 11 : je lis La machine de Lord Kelvin de James P. Blaylock (Bragelonne, 312 pages).

708 pages… Il faut que je lise un livre de 300 pages demain pour arriver aux 1000 pages 😉

Dimanche 12 : j’ai envie de lire un thriller mais avant, je veux terminer un roman commencé en mars… (pour la thématique, terminer ses livres en cours, et il est le seul en cours), c’est Perdus en forêt de Helle Helle (Phébus, 160 pages) et je le reprends à la page 72 donc 89 pages lues. Une sinécure ce roman, je suis ravie de commencer un thriller, [Gataca] de Franck Thilliez (Pocket, 608 pages) même si je n’ai pas lu Le syndrome [E] (tant pis). -> 223 pages soit 20 chapitres (et je le terminerai demain ou après-demain).

TOTAL : 3 livres en partie + 2 livres entièrement et 1020 pages.

PS : ce marathon correspond avec la Semaine à mille pages, même date, du 6 au 12 juillet 2020.