En passant

En coup de vent… 82

Bonsoir, chers lecteurs, lectrices. Mardi 21 mai : Halle olympique, Albertville, concours d’Assistant du patrimoine, résultat mi-septembre (le vendredi 13 exactement !). J’ai rendu une copie complète mais je crains de ne pas avoir réussi (j’ai déjà essayé il y a 3 ans à Albertville [lien] et il y a 5 ans à Chambéry) mais, voilà, c’est fait ! Je peux maintenant reprendre mes activités habituelles. Bonne fin de semaine et bon week-end à vous 🙂

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Projet 52-2019 #20

Vingtième semaine pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème gros plan. J’aime les gros plans de ce genre ! Et vous ? Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

La mer monte d’Aude Le Corff

La mer monte d’Aude Le Corff.

Stock, Hors Collection, mars 2019, 252 pages, 19,50 €, ISBN 978-2-234-08718-7.

Genres : littérature française, science-fiction.

Aude Le Corff… Toujours peu d’infos sur elle… Blogueuse et romancière. La mer monte est son troisième roman. J’avais déjà lu son deuxième roman, en 2016, L’importun, que j’avais bien apprécié. Et une collègue m’a prêté son premier roman, en poche, Les arbres voyagent la nuit alors je vous en parlerai une prochaine fois.

« Le chant des cigales sature l’atmosphère. » (p. 7, première phrase du roman). Nous sommes à Paris en 2042. Lisa, 39 ans, vit avec son chat, Topor, dans un appartement connecté. La mer « est montée bien plus vite que ne l’avaient prédit les scientifiques » (p. 13). Lisa et sa mère, Laura, ne se sont jamais bien entendu mais lorsque Lisa a découvert le journal de sa mère, elle a compris certaines choses. En 1993 Laura passe le bac, elle est amoureuse de Thomas Boddi mais celui-ci disparaît avec sa famille la laissant totalement déprimée. « Aujourd’hui, ma mère encombre mon esprit, au milieu d’un monde disloqué qui tente de réparer ses erreurs et de freiner sa perte. » (p. 26). Lisa, elle, « participe aux nouveaux projets qui transforment l’Europe. Tout est mis en œuvre pour créer des villes durables, intelligentes, propres et connectées. » (p. 28). Effectivement les Européens vivent dans des tours auto-suffisantes et n’accueillent pas de migrants car les pays doivent déjà loger leurs propres réfugiés climatiques (par exemple, pour la France, les habitants de l’île de Ré ou du Marais poitevin). « Les Nations unies prévoyaient onze milliards d’êtres humains en 2100. On commençait vaguement à se demander comment la Terre pourrait porter autant de monde, avec une pollution exponentielle, des températures de plus en plus élevées, et une pression sur l’ensemble des ressources. » (p. 79-80, été 2017).

J’ai bien aimé le parallèle entre 1993 (la vie de Laura, la mère, bachelière qui va étudier le Droit à la Sorbonne malgré sa dépression) et 2042 (la vie de Lisa, la fille qui cherche à comprendre). Dans les années 90, il y avait encore une certaine insouciance, même si on entendait parler d’environnement et de problèmes écologiques et climatiques. Depuis les années 2020, des progrès ont permis de « sauver » l’Europe, le Japon (dans une certaine mesure) et la Chine. « […] une haute tour végétale dans laquelle les riverains cultiveront et récolteront des rutabagas, des grenades, des tomates, des mangues, le miel des abeilles, élèveront des poules qui se promèneront en liberté sur les pelouses, les écoliers ramasseront leurs œufs, l’objectif étant de rapprocher les habitants, créer des communautés joyeuses et solidaires pour lutter contre la morosité ambiante et l’individualisme. » (p. 152). Mais est-ce suffisant pour (sur)vivre ? En tout cas, Aude Le Corff imagine un futur à la fois désirable (écolo, respectueux de la Nature, du moins ce qu’il en reste) et à la fois terrible car tout est connecté, y compris les humains, tout est surveillé par des drones ou des animaux domestiques augmentés…

Ce roman paru en littérature générale n’est pas qu’un roman de science-fiction ou d’anticipation (qui se déroule dans le futur), c’est un drame familial qui montre que le mensonge peut être la souffrance de toute une vie. Je pense que si le monde se meurt, c’est parce qu’il est rempli de mensonges, de profiteurs, de (gros) pollueurs… Quand cela s’arrêtera-t-il ? Les humains ne sont pas capables d’arrêter les catastrophes… C’est la planète qui les rappellera à l’ordre (elle le fait déjà) et les humains devront agir (vite et de bonne façon !), s’adapter sinon ils disparaîtront ainsi que de nombreuses espèces animales et végétales indispensables à la survie… C’est mon avis et La mer monte n’est pas un roman moralisateur mais salvateur. Le lire, c’est comprendre (visualiser) des choses – en particulier sur l’amour mais pas que – et se tourner dès maintenant vers un autre mode de vie (pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait) avant qu’il ne soit trop tard !

Une très belle lecture pour les challenges Littérature de l’imaginaire #7 et Rentrée littéraire janvier 2019.

Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier

Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier.

Le Tripode, avril 2019, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-37055-193-1.

Genre : littérature française.

Stéphane Carlier naît le 31 août 1969 à Argenteuil (Val d’Oise). Il est le fils de Guy Carlier, chroniqueur (radio, télévision), auteur et parolier. Ses romans précédents (parus au Cherche-Midi) sont Actrice (2005), Grand amour (2011), Les gens sont les gens (2013), Les perles noires de Jackie O (2016), Amuse-bouche (2017) et un feuilleton radiophonique, Trois minutes à Meudon (45 épisodes, France Inter, été 2001). Le chien de madame Halberstadt est son sixième roman et je découvre cet auteur ! Plus d’infos sur son compte Instagram.

Baptiste Roy, la petite quarantaine, n’a pas le succès escompté avec la parution de son troisième roman, Entrée dans l’hiver. Pour couronner le tout, Maxine, la femme avec qui il vivait depuis six ans, l’a quitté pour leur dentiste ! Il ne supporte plus le bruit car ses voisins du dessus, un couple avec deux enfants, sont très bruyants et sans gêne. Ses amis, qu’il avait en commun avec Maxine, l’ont abandonné, sauf Gilles, son meilleur ami, sa mère et son éditrice. « La journée passait aussi rapidement qu’une page se tourne, le soir arrivait sans que j’aie rien fait de significatif. » (p. 20). Bref, il déprime grave… « Et puis Mme Halberstadt a sonné à ma porte. » (p. 21). Madame Halberstadt, c’est sa voisine, une vieille dame qui doit être hospitalisée cinq jours pour une opération de la cataracte. « J’ai un petit service à vous demander. J’eus l’intuition que le petit service se tenait à ses pieds, portait un harnais rouge et me fixait de ses yeux globuleux. » (p. 24). Croquette est un carlin de douze ans qui, selon sa maîtresse, dort tout le temps. « Vous verrez, les animaux, ça change la vie. C’est exactement ce que je craignais. » (p. 28). Et… miracle ! Son roman commence à se vendre et il rencontre Lois qui a un dachshund, Billy.

Ce roman est une belle histoire entre un homme (Baptiste) et un animal (Croquette) et le lecteur, selon ses affinités, s’attache à l’un ou à l’autre ou aux deux. « Il se passait quelque chose, je ne pouvais plus le nier. » (p. 59). Évidemment ce n’est pas une histoire inédite mais premièrement : la couverture attire et deuxièmement : c’est vraiment bien écrit, c’est tendre et c’est drôle. Qui ne voudrait pas de Croquette à domicile ? « Bien sûr que ce chien est magique. Tous les animaux le sont. À part les trucs affreux du genre crocodile. » (p. 78).

C’est aussi une réflexion sur le travail de l’écrivain. « On peut écrire sur tout, me disais-je. Un amour déliquescent, un jeune garçon à l’école des sorciers, un appartement abandonné pendant la guerre. Les sujets n’ont pas d’importance. Ce qui compte, ce qui accroche, c’est la vérité. Ce que le livre dit de nous. Le commentaire qu’il fait de l’humanité. » (p. 91).

Un coup de cœur pour moi (qui suis pourtant plus chat) que je vous conseille fotement même si vous n’êtes pas déprimés !

Pour le challenge Rentrée littéraire janvier 2019 (et je suis surprise car, pour l’instant, je n’ai lu que des romans français !).

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Projet 52-2019 #18 et #19

Dix-huitième semaine (samedi dernier) pour le Projet 52-2019 de Ma avec le thème écrire. Un rêve… Écrire le russe et bien sûr aussi le parler et le comprendre… Simplement un rêve… (Ces carnets m’ont été prêtés mais je n’avance pas du tout…).

Et dix-neuvième semaine (aujourd’hui) avec le thème balance.

Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

Challenge Rentrée littéraire janvier 2019

C’est avec plaisir que j’apprends qu’il existe bien un challenge pour la Rentrée littéraire de janvier 2019 🙂 Infos, inscription et logo chez Joëlle pour lire des romans parus au premier trimestre 2019.

Mes lectures pour cette rentrée d’hiver

1. À la ligne : feuillets d’usine de Joseph Ponthus (La Table Ronde, janvier, France, premier roman) ❤

2. Le mangeur de livres de Stéphane Malandrin (Seuil, janvier, France) 🙂

3. Le prix de Cyril Gely (Albin Michel, janvier, France) 🙂

4. Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier (Le Tripode, avril) ❤

5. La mer monte d’Aude Le Corff (Stock, mars) 🙂

Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein

Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein.

Milan, décembre 2017, 320 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-7459-8402-9. Escape from Mr. Lemoncello’s Library (2013) est traduit de l’américain par Anath Riveline.

Genres : littérature états-unienne, littérature jeunesse, fantastique.

Chris Grabenstein naît le 2 septembre 1955 à Buffalo (État de New York, États-Unis). Il est écrivain (romans policier, romans jeunesse, nouvelles) et scénariste. Ses livres sur son site officiel, http://chrisgrabenstein.com/.

Alexandriaville, Ohio. Dans la famille Kevner, il y a les parents et trois fils : Mike, 17 ans, Curtis, 15 ans, et Kevin, 12 ans, tous passionnés par les jeux de société, les casses-têtes, les chasses au trésor et les jeux vidéo créés par Lemoncello’s Imagination Factory de monsieur Luigi L. Lemoncello. Lorsque la nouvelle bibliothèque d’Alexandriaville est inaugurée, 12 collégiens de 12 ans ayant rédigé les meilleurs rédactions sont choisis pour célébrer l’inauguration et passer la nuit dans la bibliothèque. « […] la professeur Yanina Zinchenko, nouvelle conservatrice en chef de la bibliothèque, assure que « les usagers seront très surpris » de ce qu’ils découvriront à l’intérieur » (p. 23). Mais après une soirée et une nuit de rêve, « Kevin prit conscience qu’ils étaient bel et bien enfermés dans la bibliothèque. » (p. 87). Il va falloir continuer à lire, jouer et résoudre des énigmes pour trouver la sortie ! Avec comme symbole, « les mots éternels du Dr Seuss » : « Plus tu liras, plus tu sauras. Plus tu sauras, plus d’endroits tu visiteras. (p. 63). Bien sûr, les références littéraires sont nombreuses mais pas que : sont développés aussi les thèmes du jeu, de l’amitié, du travail d’équipe entre autres.

J’ai eu envie de lire ce roman – dont je n’avais jamais entendu parler – lorsque j’ai appris qu’il avait reçu le Prix Enfantaisie (10-12 ans) au Salon du livre de Genève le week-end dernier (peut-être pourrais-je y aller une année…). Cette lecture m’a enchantée ! De l’aventure, du suspense, un peu d’humour, un livre du même genre que Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl (plusieurs clins d’œil), mais ici, tout est fait pour que les parents et les enfants comprennent que la bibliothèque est « le lieu idéal pour apprendre, explorer et grandir » (p. 92). Et j’apprends qu’il y a un deuxième tome : Une semaine dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello (Milan, août 2018) et j’espère que la médiathèque l’a acheté ! Et un film ! (quelqu’un l’a vu ?).

Une lecture dans les challenges Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire #7.