Le jeudi, c’est musée #12

Il y a trois semaines, j’ai visité l’exposition « Tombée dans le paysage » de Mengpei Liu à la galerie des Beaux-Arts à Grenoble. L’expo dure jusqu’au 3 décembre. Mengpei Liu est une charmante jeune Chinoise de 25 ans (elle est née en 1991) originaire de la province Anhui qui a étudié aux Beaux-Arts de Grenoble pendant deux ans, qui a travaillé sur le thème du paysage « shanshui » (montagne-eau) et qui parle très bien le français. Elle étudie maintenant à Paris et s’apprête à peindre des paysages urbains. Vu la qualité de ses tableaux de paysages de montagne, j’ai hâte de voir ça ! Pour la suivre, sa page FB. Et le billet de Lee Rony avec qui j’ai visité l’expo. De mon côté, je vous montre pour l’instant mes deux tableaux préférés : L’arbre et La pluie.

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La parfaite autre chose de Fernanda García Lao

parfaiteautrechoseLa parfaite autre chose de Fernanda García Lao.

La dernière goutte, mars 2012, 125 pages, 15 €, ISBN 978-2-918619-06-2. La perfecta otra cosa (2007) est traduit de l’espagnol (Argentine) par Isabelle Gugnon.

Genre : littérature argentine.

Fernanda García Lao naît le 6 octobre 1966 en Argentine mais elle vit en Espagne entre 1976 et 1993. Elle est romancière, poète, dramaturge, journaliste et actrice. Plus d’infos sur http://fernandagarcialao.blogspot.fr/ (en espagnol). Du même auteur (chez le même éditeur) : La faim de María Bernabé (2011) et La peau dure (2013).

« Tout brille depuis que je suis avec elle. » (p. 15). Elle ou une autre, le narrateur est un don juan même s’il s’en défend. « Ma capacité a attirer les femmes m’a toujours étonné. Car je ne suis pas particulièrement sexy et la taille de mes attributs ne se devine pas à première vue. » (p. 19). Rosalin a grossi et tout à coup, le narrateur est père de famille. Mais pourquoi tout le monde est heureux, Rosalin, les jumeaux (qu’il appelle Alpha et Bêta), même le chien (sourd) !, et pas lui ? Il commence alors à fréquenter un club et rencontre une prostituée, Sauce Tartare. Rosalin ne se rend compte de rien jusqu’au jour où Jessica, sa sœur, débarque chez eux.

Un roman court plus que bizarre, loufoque et parfois irrévérencieux. « La parfaite autre chose est mon commencement. Elle n’a pas eu à ouvrir la bouche, car au commencement, il n’y avait pas de verbe. Juste de grands yeux plein d’éclat. » (p. 43). En fait, La parfaite autre chose est un roman polyphonique : chaque chapitre est raconté par un des personnages, le père, Rosalin (la mère), le jumeau fille, le jumeau garçon, Jessica (la sœur)… Chacun raconte sa vérité qui bien sûr s’avère différente de la vérité des autres. Un roman sur le désir, chaud comme la braise ! Qui m’a laissé dans l’expectative… : ai-je bien tout compris ?

un-mois-un-editeurLe mois dernier, j’ai participé à la première édition de Un mois, un éditeur organisé par Sandrine du blog Yspaddaden – Tête de lecture. Pour ce deuxième mois, l’éditeur choisi est La dernière goutte que je ne connaissais pas donc c’est vraiment une découverte pour moi mais il n’y avait pas beaucoup de livres de cet éditeur à la bibliothèque alors j’ai pris au hasard entre les deux disponibles. Lu durant un marathon Weekend à 1000 il y a plus de deux semaines, je cogite encore au sujet de ce roman argentin car j’ai l’impression de ne pas en avoir saisi toutes les subtilités…

Annihilation de Jeff VanderMeer

annihilation1Annihilation de Jeff VanderMeer.

Au Diable Vauvert, mars 2016, 223 pages, 18 €, ISBN 979-10-307-0021-3. Annihilation (2014) est traduit de l’américain par Gilles Goullet.

Genres : littérature américaine, science-fiction, horreur.

Jeff VanderMeer naît le 7 juillet 1968 en Pennsylvanie. Il est écrivain, éditeur et membre du mouvement littéraire New Weird (littérature de l’imaginaire plutôt horreur) inspiré par Lovecraft entre autres. Du même auteur : La cité des saints et des fous (Calmann-Lévy, 2006, recueil de nouvelles). Plus d’infos sur le site officiel de l’auteur, http://www.jeffvandermeer.com/.

« Toute cette région était désertée depuis des décennies, pour des raisons qui ne sont pas faciles à raconter. Notre expédition était la première à entrer dans la Zone X depuis plus de deux ans et la majeure partie de l’équipement de nos prédécesseurs avait rouillé, leurs tentes et abris ne protégeant plus grand-chose. En regardant ce paysage paisible, je ne pense pas qu’aucune d’entre nous n’en voyait encore la menace. » (p. 7). Cette douzième expédition, c’est quatre femmes : une biologiste (la narratrice), une anthropologue, une géomètre et une psychologue. « Notre mission était simple : poursuivre l’enquête gouvernementale sur les mystères de la Zone X en progressant lentement à partir du camp de base. » (p. 8). Mais rapidement, elles découvrent une « tour » qui s’enfonce sous terre et qui n’est sur aucune carte des missions précédentes, et elles se rendent compte qu’il se passe des choses étranges… La biologiste, contaminée par des spores, comprend que la tour est organique. « La tour était silencieuse, elle retenait son souffle, son cœur battait soudain plus lentement et de beaucoup plus loin, ou peut-être n’entendais-je que le sang en train de circuler à toute vitesse dans mon crâne. » (p. 71).

UnGenreParMoisWeird vous avez dit weird ! Annihilation, premier tome de La trilogie du Rempart Sud (les tomes suivants s’intituleront Authority et Acceptance) qui a reçu le Prix Nebula du meilleur roman en 2014, est angoissant au possible ! Quel est cet Événement qui a créé la Zone X ? Une catastrophe environnementale ? Des expériences militaires ? Autre chose qui donnerait une explication à des phénomènes incompréhensibles ? Malgré les disparitions, meurtres, suicides, troubles mentaux graves et cancers foudroyants des membres des anciennes expéditions, « Pourquoi continuaient-ils de nous envoyer là ? Pourquoi continuions-nous d’y aller ? » (p. 137) et « […] certaines questions vous détruiront si la réponse vous est trop longtemps refusée. » (p. 192). Au fur et à mesure des souvenirs et de l’avancement du récit, le lecteur en apprend plus sur la biologiste, son enfance, sa passion pour le vivant et les écosystèmes, sa relation avec son époux qui rentra complètement changé d’une mission précédente, sa motivation pour être de cette mission. Mais il faut se méfier des mots, se méfier de ses sens, et surtout ne pas lire ce roman le soir si vous ne voulez pas faire de cauchemars ! J’ai hâte que la suite paraisse. De plus, un film réalisé par Alex Garland (auteur de romans et de nouvelles, scénariste pour le cinéma et le monde du jeu vidéo, et réalisateur anglais né en 1970) devrait arriver sur les écrans en 2017.

LitteratureImaginaire2016Un roman de science-fiction horreur que je présente pour Un genre par mois dans le genre fantastique ou horreur (Bon sang, mais je me suis trompée, j’ai cru que ce genre était celui de novembre !!! Décidément je suis en décalage avec ce challenge…) et que je mets bien sûr aussi dans Littérature de l’imaginaire qui se termine fin décembre.

Québec en novembre 2016

quebecnovembre2016Un seul billet en 2015 pour le « Mois Québec » mais j’ai à nouveau participé, pour la 5e édition, à Québec en novembre organisé par Karine et Yueyin : billet de présentation, récap et groupe FB.

Il est très rare que je poste le billet de présentation à la fin de l’événement mais voici mes deux liens : Coup de blues… Leonard Cohen et Mãn de Kim Thúy. Deux billets, c’est mieux que l’année dernière !

En coup de vent… /29

weekendnovembreAprès le weekend de folie, un weekend plus calme. Samedi soir, j’étais avec des copines, c’est toujours sympa. J’étais invitée à une nuit rétrogaming mais je n’ai pas pu y aller, et puis la nuit du samedi 19 heures au dimanche matin 7 heures, je savais que je ne tiendrais pas le coup, surtout après avoir travaillé toute la journée… Dimanche, après le ménage, rangement, lessive, etc., un peu de lecture, un peu d’Internet, et très important, mes cours : j’avance à peu près normalement pour Oscar Wilde, par contre pour le chinois j’ai pris trop de retard, je n’aurais pas dû m’inscrire à deux mooc en même temps… Je vais essayer de continuer mais je pense que c’est compromis parce que ça demande beaucoup d’heures de travail…

Et puis je voulais vous dire : je me suis désabonnée de pratiquement toutes les newsletters de vos blogs. La raison est que je recevais tellement de mails pour les nouveaux articles que je ne retrouvais plus les messages importants auxquels je dois répondre rapidement (certains se reconnaîtront !). Mais ne vous inquiétez pas : je continue de vous suivre !!!🙂 Au fur et à mesure que je résiliais la réception des mails des nouveaux billets, j’ai ajouté les blogs au reader de WordPress. Eh oui, au début, je pensais que WordPress ne pouvait suivre que les blogs WordPress mais pas du tout, j’ai pu ajouter de nombreux blogs des autres plate-formes. Pas tous car certains n’ont pas de flux rss et, dans ce cas-là, j’ai conservé la notification des nouveaux articles par mail mais ce sera vraiment minoritaire (peut-être une dizaine). Maintenant, j’aurai sûrement plus de visibilité, à la fois pour vos nouveaux articles et pour les messages que je reçois.😉

Je vous souhaite une belle semaine🙂 Quand je pense que, dans trois jours, ce sera déjà le mois de décembre !

Source image PrettyPoun sur Center-Blog

Source de l’image PrettyPoun sur Center-Blog

Vidéo

Mes coups de… /10-2016

J’aimerais bien chaque semaine publier un billet sur mes coups de… Ce sera coup de cœur, coup de gueule, coup de blues, coup de chapeau, coup de pompe, coup de théâtre ou simplement coup d’œil, histoire de marquer le coup – ou d’être dans le coup – un peu en coup de vent !

Coup de cœur

Pour le cinéma russe : plus de 200 films à voir librement entre le 28 novembre (demain) et le 4 décembre (dimanche prochain) sur Google ! Je vous conseille le très beau Leviathan (Левиафан) d’Andreï Zviaguintsev (2014) que j’ai vu cette année. Par contre, j’ai l’impression que certains films ne sont pas sous-titrés… ou alors en anglais.

(Source : numerama)

Image

Projet 52-2016 #47

Pour la quarante-septième semaine du Projet 52-2016 de Ma, le thème choisi par Ma est noir et blanc.

Je ne photographie pas en noir et blanc alors ce n’est pas évident… Mais comme je suis dans une période Kandinsky (voir ici, ici – du noir et blanc d’ailleurs – et ici), je vais vous présenter deux œuvres en noir et blanc ! La première s’intitule Formes noires sur blanc (1934) et la deuxième Blanc sur noir (1937).

Je vous souhaite un bon weekend avec Kandinsky et, si vous voulez participer aussi à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

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Formes noires sur blanc (1934) : huile sur toile (Musée Zervos, Vézelay, France)

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Blanc sur noir (1937) : tempera sur papier noir (Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris, France)