British Mysteries 2022

Voici la 7e édition pour le challenge British Mysteries 2022 qui court du 1er janvier au 31 décembre 2022.

L’objectif est toujours de lire de la littérature policière britannique (Angleterre, Écosse, Irlande et Pays de Galles).

Des detective stories contemporaines, policiers vintage et historiques, cozy mystery y compris en littérature jeunesse, des essais, documentaires ou tout autre support traitant de meurtres non résolus (Jack the Ripper, l’affaire Caroline Luard, Madeleine Smith…) et toute histoire ayant sa part de mystère, d’obscurité, voire de surnaturel (Wilkie Collins, Sheridan Le Fanu, Bram Stoker, romans de Sarah Waters, de Susan Hill, etc., histoires de fantômes, monstre du Loch Ness et autres légendes, maisons mystérieuses, portraits de médiums, culte du deuil à l’époque victorienne…).

Des rendez-vous seront organisés (lectures communes, marathons…) et la nouveauté cette année est d’honorer des thèmes (voir ci-dessous, facultatif).

Infos, nouveaux logos (superbes, cliquez dessus) et inscription chez Hilde et chez Lou + le groupe FB.

Mes lectures pour ce challenge

L’ex-magicien de la taverne du Minho et autres nouvelles de Murilo Rubião

L’ex-magicien de la taverne du Minho et autres nouvelles de Murilo Rubião.

L’arbre vengeur, octobre 2021, 150 pages, 15 €, ISBN 978-2-37941-131-1. Obra completa (2010) est traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec.

Genres : littérature brésilienne, nouvelles, fantastique.

Murilo Rubião naît le 1er juin 1916 à Carmo de Minas (région de Minas Gerais) au Brésil. Il étudie les sciences humaines puis le droit. Il se lance dans la politique, travaille pour un gouverneur puis comme attaché culturel du Brésil en Espagne puis devient chef du bureau de la propagande et de l’expansion commerciale, le tout en écrivant, en étant journaliste et en éditant un journal littéraire. Il écrit ses nouvelles dès les années 40. Il meurt le 16 septembre 1991 à Belo Horizonte au Brésil. Un site officiel tenu par sa famille est disponible en portugais.

L’ex-magicien de la taverne du Minho – Un employé de la fonction publique, désenchanté, raconte ses années de magicien, d’abord à la taverne Minho puis au cirque andalou. « J’étais de plus en plus populaire, ma vie devint insupportable. » (p. 17).

Barbara – Le narrateur et Barbara se connaissent depuis l’enfance. Ils deviennent mari et femme. Mais… « Barbara n’aimait rien tant que demander. Elle demandait et grossissait ; » (p. 25). Barbara a des demandes de plus en plus fantaisistes, de plus en plus difficiles à assouvir et elle devient énorme voire difforme.

La ville – Son train étant à l’arrêt, Cariba descend dans cette ville inconnue mais les habitants sont méfiants et Cariba est arrêté pour vagabondage. « Tout cela est absurde. Vous ne pouvez pas me jeter en prison sur la base de ce que je viens d’entendre. Je suis ici depuis quelques heures seulement, et les témoins affirment m’avoir vu, pour la première fois, la semaine dernière ! » (p. 41).

Les dragons – Lorsque les dragons sont arrivés en ville, ils ont été enfermés car considérés comme dangereux. Mais ils pourraient en fait être utiles et le prêtre a une idée mais le narrateur s’insurge : « Ce sont des dragons ! Ils n’ont besoin ni de prénoms ni du baptême ! » (p. 47). Donc les dragons lui sont confiés pour leur éducation, mais seuls deux survivent, Odorico et João, qui deviennent alcooliques.

Teleco, le petit lapin – Alors qu’il regarde la mer, perdu dans ses pensées, le narrateur est dérangé par un lapin gris qui lui demande une cigarette. Le lapin a « des yeux doux et tristes » (p. 54) et l’homme l’invite. « J’ai une grande maison et je vis seul. » (p. 54). Mais Teleco peut se transformer en d’autres animaux.

La construction – « La construction du plus grand gratte-ciel dont on n’ait jamais entendu parler. » (p. 66). Un premier projet idéal pour le jeune ingénieur en chef mais « Dans ce projet, il n’y a pas de place pour les prétentieux. N’allez pas imaginer que vous verrez la construction achevée, João Gaspar. Vous mourrez bien avant. » (p. 67).

La file d’attente – Pererico veut rencontrer le directeur pour « une affaire concernant des tiers » (p. 78) mais il y a une sacrée file d’attente ! « Vu le numéro, lui dit-il [le gardien] avec un sourire malicieux, votre entretien avec le directeur n’est pas pour tout de suite. » (p. 78). Effectivement… « Il y a presque six mois que je me trouve dans cette ville pour une mission confidentielle et pas moyen de parler à ce foutu directeur ! » (p. 88).

Alfredo – « des hurlements étranges et indistincts » (p. 97) parviennent de la montagne aux habitants d’un village dans une vallée. Joaquina, l’épouse du narrateur, pense que c’est un loup-garou : « un loup-garou ?! Il ne manquait plus que ça […] je tentai de lui expliquer que le surnaturel était une vue de l’esprit. » (p. 97). Mais Joaquim Boaventura voit dans l’animal, au sommet de la montagne, un genre de dromadaire, qui serait son frère, Alfredo, qu’il avait abandonné.

Les trois prénoms de Godofredo – Depuis quinze ans, le narrateur mange seul à cette table de restaurant. Mais une jeune femme, silencieuse et discrète, s’installe un jour, et les jours suivants, à la même table. « J’étais ennuyé, il me semblait cavalier de changer de place quand la jeune femme aurait pu le faire elle-même. Pour quelles raisons était-elle venue s’installer précisément en face de moi ? » (p. 104). L’inconnue lui dit être sa seconde femme !

Le piège – Alexandre Saldanha Ribeiro monte les dix étages avec une lourde valise. Il n’arrive pas à rentrer chez lui et doit forcer la porte… Il se retrouve alors face à un vieil homme qui pointe un revolver sur lui ! « Je vous attendais, dit ce dernier d’une voix douce. » (p. 116). Pourquoi l’attend-il depuis deux ans ?

Elisa – Le narrateur vit avec sa sœur, Cordélia, et une inconnue vient s’installer dans leur maison. Mais elle part, une nuit, et ne revient qu’un an après. « Sa vie parmi nous reprit son cours. Mais je n’étais pas serein. Cordélia me jetait des regards peinés, elle me laissait entendre que je ne devais plus cacher mon amour. » (p. 123). Mais il n’ose pas et Elisa s’en va une nouvelle fois.

Le bon ami Batista – João Batista est le meilleur ami de José mais tout le monde lui dit d’éviter sa compagnie car il profiterait de lui : « il mange ton goûter, il copie sur toi […]. » (p. 125). José ne les croit pas malgré le fait que le bon ami Batista lui ait piqué sa première petite amie. Mais plut tard, il fait pire !

Aglaia – Colebra est un pauvre type « sans diplôme ni formation lui permettant d’aspirer à des fonctions rémunératrices, détestant travailler » (p. 140-141). Alcoolique, il épouse une riche héritière, Aglaia, mais celle-ci ayant oublié de prendre sa pilule, elle se retrouve enceinte… alors que Colebra ne veut pas d’enfants.

L’invité – José Alferes reçoit une invitation mais « Elle ne mentionnait ni la date ni le lieu de la fête et omettait jusqu’au nom des personnes qui l’organisaient. » (p. 147). Qui peut bien l’inviter ? Il est étranger et ne connaît que les employés de l’hôtel… Va-t-il tomber dans un piège ?

Les commensaux – À chaque repas, Jadon est en fait avec des personnes qui ne bougent pas, ne mangent pas et ne disent rien. « Ils attendaient certainement son départ pour se jeter avidement sur les spécialités de la maison. » (p. 164). Ou alors ce sont des fantômes…

Dans la préface : « Murilo Rubião : frère des dragons, compagnon des autruches » a déclaré « La vie et le fantastique sont indissociables pour moi qui ai toujours perçu comme réelles des choses qui relèvent de l’absurde aux yeux des autres personnes. » (p. 7). Tout en écrivant, il était haut-fonctionnaire et avait les pieds sur terre, ce qui ne l’a pas empêché d’écrire « de brèves histoires placées sous le signe de la fantaisie et du rêve – ou du cauchemar. » (p. 8). Dans la préface, Dominique Médellec évoque Cervantès, la Bible en particulier l’Ancien Testament, von Chamisso (voir ci-dessous), Lewis Carroll et surtout Kafka : « le premier à avoir fait le rapprochement fut sans doute Marió de Andrate (1893-1945), une des figures tutélaires du modernisme brésilien. » (p. 10). J’ai bien sûr pensé moi aussi à Kafka pour certaines des nouvelles mais surtout à Lovecraft pour le côté rêve et cauchemar.

Des 33 nouvelles parues (à titre posthume) dans Obra completa en 2010 au Brésil, 15 ont été choisies pour ce recueil. Murilo Rubião est « considéré comme le précurseur et le maître de la littérature fantastique brésilienne. » (p. 9). Dès l’enfance, il aime les contes de fées, Don Quichotte et « les grands récits bibliques [ont façonné] également son imaginaire » (p. 9). Comme beaucoup d’auteurs d’Amérique du Sud du XXe siècle (de langue espagnole), il est dans le réalisme magique, le surnaturel et le fantastique même si parfois le côté fantastique n’apparaît qu’avec la chute de la nouvelle.

J’ai noté L’étrange histoire de Peter Schlemihl ou l’homme qui a vendu son ombre d’Adelbert von Chamisso (1814) pour le lire un jour.

Je suis embêtée car je me suis inscrite au Mois des nouvelles #2 et, contrairement à l’année dernière, je n’ai pas encore honoré ce challenge donc, avant la fin du mois de janvier, je fais vite pour publier la note de lecture de ce recueil qui est le deuxième livre lu en tout début d’année. Je mets aussi ce livre dans 2022 en classiques, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 33, un livre écrit par une personnalité publique, alors pas en France mais au Brésil oui puisque Murilo Rubião fut homme politique, assistant d’un gouverneur, journaliste, éditeur…), Challenge lecture 2022 (catégorie 16, un livre dont l’auteur est une personnalité politique, idem), Littérature de l’imaginaire #10, Les textes courts (les nouvelles font en moyenne 10 pages), Tour du monde en 80 livres (Brésil) et Winter Short Stories of SFFF #1.

Les carnets de l’Apothicaire 1 de Natsu Hyûga, Itsuki Nanao et Nekokurage

Les carnets de l’Apothicaire 1 de Natsu Hyûga, Itsuki Nanao et Nekokurage.

Ki-oon, collection Seinen, janvier 2021, 178 pages, 7,90 €, ISBN 979-10-327-0778-4. Kusuriya no hitorigoto 1 薬屋のひとりごと (Square Enix, 2017) est traduit du japonais par Géraldine Oudin.

Genres : manga, seinen, Histoire, aventure.

Natsu Hyûga 日向 夏 est l’auteur (l’autrice ?) de la light novel (2011), aucune info… mais vous pouvez consulter son site officiel.

Itsuki Nanao, mangaka, s’est occupé du scénario et du story-board. Il a collaboré avec Jôgi Shiraishi pour Wandereing Witch – Voyage d’une sorcière (3 tomes parus chez Kurokawa).

Nekokurage ねこクラゲ, la dessinatrice, naît un 30 juin à Kumamoto. Elle est passionnée par la période des Trois Royaumes. Plus d’infos sur son Pixiv Fanbox, sur son tumblr et sur son twitter.

La jeune Mao Mao (17 ans) était apothicaire dans le quartier des plaisirs mais, il y a trois mois, elle a été enlevée alors qu’elle cueillait des plantes médicinales. La voici servante à la Cour intérieure, un pavillon du Palais royal réservé aux femmes. « Je ne sais pas si j’ai été vendue ou échangée contre une autre femme… Mais j’aurais préféré ne jamais mettre les pieds ici ! ».

Shaolan, une autre petite servante, lui apprend que trois nouveaux-nés de l’Empereur sont morts en bas-âge. Rumeur ou empoisonnement ?

Grâce à un subterfuge de Mao Mao, Gyokuyo, la favorite de l’Empereur, a pu sauvé son nourrisson et Mao Mao devient sa cinquième dame de compagnie au Pavillon de Jade. « Je crois que je viens d’être promue. » Mais n’est-elle pas tombée dans le piège de Jinshi ?

Les décors et les personnages sont très réussis. L’histoire est prometteuse (Chine impériale, jalousies, complot…), en fait c’est presque un huis-clos puisque le récit se déroule en milieu fermé. Jinshi est un haut-fonctionnaire qui dirige tout mais il n’a pas l’air d’être un eunuque alors qu’il vit avec les femmes (c’est pourquoi Mao Mao le trouve bizarre et le surveille). Je veux lire la suite d’autant plus que j’ai toujours apprécié les choix éditoriaux de Ki-oon. Ce manga ressemble à un shôjo (manga pour filles, jolis personnages, amour) mais il a des côtés shônen (manga pour garçons, mystères, intrigues) et il est en fait classé en seinen (manga pour adultes) donc il peut plaire à (presque) tous par son thème, sa beauté et sa richesse.

Un petit conseil : soulevez la jaquette pour lire les yonkoma sur la couverture (un yonkoma est une histoire humoristique en 4 cases, du même genre que les comics strips américains).

La série est en cours au Japon (9 tomes parus entre 2017 et 2021) et, en France, 6 tomes sont parus dont les 3 premiers en coffret (début décembre).

Si vous êtes intéressée, voici les liens vers le Web Novel, le Light Novel, le site officiel du manga chez Square Enix et le site officiel du manga dérivé chez Shôgakukan.

Pour les challenges BD : La BD de la semaine, Des histoires et des bulles (catégorie 33, une BD offerte). Plus de BD de la semaine chez Moka.

Pour les autres challenges : Adaptations littéraires (adaptation d’un roman en manga), Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 10, un manga), Challenge lecture 2022 (catégorie 6, un livre dont le titre comporte un métier), Jeunesse young adult #11 et Un genre par mois (en janvier fantasy ou aventure).

La vengeance du carnivore d’Upamanyu Chatterjee

La vengeance du carnivore d’Upamanyu Chatterjee.

Robert Laffont, collection Pavillons poche, mars 2020, 128 pages, 9 €, ISBN 978-2-22124-656-6. The Revenge of the Non-Vegetarian (2018) est traduit de l’anglais (Inde) par Sylvie Schneiter.

Genres : littérature indienne, roman policier, Histoire.

Upamanyu Chatterjee naît en 1959 à Patna en Inde (c’est dans l’État du Bihar, dans le nord-est de l’Inde, région d’origine du bouddhisme et du jaïnisme). Il a étudié au Collège Saint-Xavier de Delhi et au Collège Saint-Étienne de Delhi (collèges chrétiens) puis à l’Université de Delhi. Il a travaillé à l’Université du Kent (Angleterre) puis dans l’Administration indienne. Il est fonctionnaire et écrivain (humour noir, satire). Il a reçu plusieurs prix littéraires pour ses romans.

J’ai lu ce court roman pour la LC (lecture commune) organisée pour Les étapes indiennes 2022. Le billet est à publier à partir du 24 janvier mais, comme il y avait déjà deux billets sur le blog hier (lundi 24), j’ai réservé ce billet pour aujourd’hui (mardi 25).

29 septembre 1949. Basant Kumar Bal, domestique chez les Dalvi, est réveillé en pleine nuit par « le meuglement des vaches […] les hurlements du chien pris de folie » (p. 9). Il découvre, pétrifié, la maison des Dalvi en feu… Les six membres de la famille sont morts brûlés « la veille de la cérémonie pour les fiançailles de la fille » (p. 11) ainsi que leur chien… Bien qu’il se soit tordu la cheville en courant au puits pour chercher de l’eau, les policiers pensent que Basant Kumar Bal joue la comédie.

Madhusudan Sen, magistrat sous-divisionnaire de Batia, se rend sur les lieux car Nadeem Dalvi, le père de famille, était son mamlatdar (« fonctionnaire chargé de la collecte des impôts, note p. 11). Puis il rencontre Arif Dalvi, le frère cadet qui a récupéré les vaches après l’incendie ; il est « ingénieur adjoint à l’usine de traitement d’eau » (p. 25).

En tout cas, les policiers n’avaient peut-être pas tort… Non seulement Basant Kumar Bal s’est enfui durant la nuit de l’appentis dans lequel il vivait mais l’autopsie montre que « les corps, notamment les crânes, [ont] reçu de multiples coups assénés par un instrument lourd et solide, telle une pelle ou une tête de hache. » (p. 40). L’incendie ne serait donc pas accidentel ?

L’enquête et le procès vont durer des années… Le passage le plus horrible est dans le hangar abattoir (chapitre 17, p. 71-73). Même Madhusudan Sen, « le carnivore à peau dure » (p. 70) a eu bien du mal à supporter ce qu’il voyait et ce qu’il sentait. « C’est vraiment pour des gens comme moi, cette barbarie et ces tortures innommables ! » (p. 73).

Ce roman aux chapitres très courts se lit d’une traite et donne à réfléchir : si l’on est végétarien parce qu’on ne veut pas que des animaux soient tués, peut-on condamner à mort même le pire des criminels ? Et donc le roman se transforme tout naturellement mais avec subtilité en questionnements. Sur la peine de mort dans l’Inde des années 40 et 50, une Inde avec encore le système des castes. Et sur le bien-fondé de manger de la viande (il me semble que, selon les régions et leur religion, beaucoup d’Indiens sont censés être végétariens).

J’ai vraiment beaucoup aimé le style de Chatterjee, son humour, sa concision et j’ai très envie de lire son premier roman, Les après-midi d’un fonctionnaire très déjanté, paru en Inde en 1988 et en France en… 2007 !

Donc pour Les étapes indiennes 2022 mais aussi Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 21, un roman découvert grâce à un blogueur, en l’occurrence par deux-trois blogueuses qui l’ont proposé en lecture commune), Challenge lecture 2022 (catégorie 38, un livre dont la couverture invite au voyage, et ce malgré les plantes carnivores !), Des livres (et des écrans) en cuisine (gastronomie indienne), Polar et thriller 2021-2022, Le tour du monde en 80 livres (Inde).

Semaine à mille pages et Week-end à 1000 – janvier 2022

Allez, les deux premiers marathons de l’année !

La Semaine à mille pages du Petit Pingouin Vert court du lundi 24 au dimanche 30 janvier 2022. Le groupe FB.

Le Week-end à 1000 de Lili bouquine court du vendredi 28 au dimanche 30 janvier 2022. Le groupe FB.

Mes lectures

Lundi 24 : Habitant de nulle part, originaire de partout de Souleymane Diamanka (Points, 2021, 144 pages)

Mardi 25 : Dans la neige d’Arnaud Rykner (Rouergue, 2016, 128 pages)

Mercredi 26 : Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi (Pika, 2021, 164 pages)

Jeudi 27 : j’ai eu une longue journée au travail et je suis rentrée tard (après 22 heures) donc je n’ai pas lu.

Vendredi 28 : je commence à lire après 19 heures afin que ça compte pour les deux marathons. La puissance des mouches de Lydie Salvayre (Seuil, 1995, 176 pages)

Samedi 29 :

Dimanche 30 :

Total : … livres et … pages.

Dont … livres et … pages pour le Week-end à 1000.

Challenge Les dames en noir

Repéré chez Les Pipelettes en parlent (Zina avait créé ce challenge il y a quelques années), je m’inscris au challenge Les dames en noir qui court du 10 janvier 2022 au 9 janvier 2023. Infos, logos et inscription chez Zofia.

L’objectif est, vous l’avez sûrement deviné, de lire des romans policiers (thrillers, polars, romans noirs, etc.) écrits par des femmes. Des romans donc mais sont aussi acceptés les nouvelles, les écrits sous pseudonymes masculins, les lectures en VO, les romans écrits par un couple, les bandes dessinées et les romans graphiques (du moment qu’il s’agit d’un policier). Les lectures en cours au moment de l’inscription sont acceptées ainsi que les lectures terminées dans l’année.

On peut augmenter de niveau de participation en cours de challenge mais pas régresser : Zofia change automatiquement le niveau quand on atteint le palier supérieur. Eh bien, je démarre avec le niveau 1 et je verrai si je lis plus de policiers féminins.

Les niveaux
1- Karen Maitland : de 1 à 6 livres.
2- Gillian Flynn : de 7 à 12 livres.
3- Karine Giebel : de 13 à 18 livres.
4- Fred Vargas : de 19 à 24 livres.
5- Agatha Christie : plus de 25 livres.

Les 4 défis trimestriels (facultatifs, je vais voir ce que je peux lire)

Janvier-mars : un roman policier oublié c’est-à-dire qui est dans la PàL depuis au moins 2 ans.

Avril-juin : aux frontières du réel c’est-à-dire un roman policier qui flirte avec la magie, le fantastique, la science-fiction…

Juillet-septembre : voyage, voyage c’est-à-dire un roman policier qui se passe loin (tout ou en partie, mais au moins 50 %) soit Amérique du Sud, Océanie, Afrique, Asie, partout dans le monde sauf Europe et Amérique du Nord.

Octobre-décembre : sans public c’est-à-dire lire un huis-clos.

Les 2 défis jokers (pour remplacer un ou deux des défis trimestriels pour lesquels on n’aurait pas de livres)
1- Lire un tome d’une saga.
2- Mauvais genre c’est-à-dire un roman policier écrit par un homme.

Mes lectures pour ce challenge policier féminin

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Projet 52-2022 #3

Troisième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème tradition. Je veux vous parler du shôgi, ou « jeu des généraux », un jeu traditionnel japonais semblable au jeu d’échecs. Les plus anciennes traces au Japon remontent au XIe siècle mais ce jeu est évoqué dès le VIe siècle en Inde et en Chine. Au Japon, la ville de Tendô (dans la préfecture de Yamagata) est dédiée au shôgi et à la production des pièces et du plateau (le shôgiban, plat ou monté sur pieds et qui contient deux tiroirs pour ranger les pièces), le tout en bois traditionnel ou précieux. C’est là que ma photo a été prise. J’ai appris à jouer mais ça fait longtemps que je n’ai pas joué… Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Mardy & Ozgo – Le monde d’en dessous de Marie Lenne-Fouquet et Marie Morelle

Mardy & Ozgo – Le monde d’en dessous de Marie Lenne-Fouquet et Marie Morelle.

Sarbacane, collection Pépix, septembre 2020, 224 pages, 10,90 €, ISBN 978-2-37731-468-3.

Genres : littérature jeunesse française, roman mi-fantastique mi-fantasy.

Marie Lenne-Fouquet naît en 1984 dans les Deux-Sèvres. Elle est professeure et autrice pour la jeunesse. Plus d’infos sur son site officiel.

Marie Morelle, Parisienne ayant étudié les Beaux-Arts à Londres, est illustratrice pour la presse et pour la jeunesse. Plus d’infos sur son site officiel.

Mardy et Ozgo sont frères et viennent d’emménager dans une nouvelle maison avec leurs parents et leur sœur, Petite. Mais leur chat, Benjamin, a disparu depuis quatre jours et Mardy s’inquiète… « Maman, c’est vrai, ce qu’on lit dans les journaux ? Que tous les chats du village disparaissent, ces derniers temps ? » (p. 9).

Je ne dévoile rien sur les particularités de Mardy, Ozgo et Petite, vous les découvrirez en lisant ce roman.

Après avoir interrogé tous les voisins, dont certains ont perdu aussi leur chat, Mardy et Ozgo décident d’aller de nuit dans la forêt mais Petite étant réveillée, ils sont obligés de l’emmener avec eux. « Le petit convoi se mit en route et traversa le jardin. » (p. 39).

Mais, lors d’une pause, les deux garçons perdent le bébé, c’est-à-dire Petite. Dans la souche d’un arbre, ils découvrent « un monde […] un vrai monde » (p. 48). C’est le monde des Ploozes, des petites créatures vertes en forme de boules. D’ailleurs, il n’y a pas que Petite qui a disparu, emportée pour aller voir le roi Harold, tous les chats disparus sont là, nourris, choyés, un véritable paradis pour eux. « Non, il ne rêvait pas. Tout cela était bien réel. Et il fallait sauver Petite. » (p. 70).

Mardy et Ozgo vont-ils pouvoir récupérer leur petite sœur ? Ils vont être aidés par Le Bourlingueur. Et je ne vous en dis pas plus même si… « L’ignorance, c’est… c’est… c’est le pire des cauchemars ! » (p. 148).

En tout cas, vous ne regarderez plus les brins d’herbe, les poireaux et les framboises de la même façon après avoir lu ce roman !

Les personnages sont drôles ou inquiétants (j’ai bien aimé le bouledogue ronronnant et la nounou japonaise), l’histoire est très originale, les textes sont parfois accentués (pour que les enfants comprennent qu’un personnage crie par exemple) et les dessins bourrés de détails sont vraiment marrants.

Il y a bien quelques références (le facteur Cheval, princesse Mononoké) que certains enfants ne connaîtront pas mais ce sera l’occasion pour eux de demander ou de faire des recherches. Cependant, il y a un petit côté social et écologique que les enfants comprendront sans problème.

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 14, une histoire d’enlèvement ou de disparition mais il aurait pu aller dans d’autres cases), Challenge lecture 2022 (catégorie 22, un livre dont les personnages principaux sont d’une même fratrie mais il pouvait entrer dans d’autres catégories), Jeunesse Young Adult #11, Littérature de l’imaginaire #10 et Petit Bac 2022 (catégorie Prénom pour Mardy et Ozgo).

Le jeudi, c’est musée/expo #30 + Défi du 20 janvier 2022

Après une première année de l’atelier d’écriture Le défi du 20 en 2021, je continue avec les nouvelles consignes et le nouveau joli logo coloré (créé par Soène) chez Passiflore, où vous pouvez consulter toutes les infos.

En janvier, l’objectif est d’écrire un texte (ou de publier une photo) sur 1 peintre. Je vais faire les deux et vous parler de Kandinsky (dont j’ai déjà parlé ici, ici, ici, ici, ici et surtout ici), c’est pourquoi je couple cet atelier d’écriture à ma rubrique « Le jeudi, c’est musée/expo ».

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Kandinsky est un peintre russe né un siècle avant moi et, comme moi, il aime les couleurs.

La première photo montre Noir-Rouge, juin 1934 (aquarelle sur papier, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris).

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La deuxième, Mouvement I, 1935 (huile sur toiles, Galerie nationale Tretiakov, Moscou), la création d’un monde… cosmique.

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La troisième, Entassement réglé, 1938 (huile et ripolin sur toile, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris).

La quatrième, Bleu de ciel, mars 1940 (huile sur toile, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris).

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J’espère que vous aimez ! Ayant abandonné l’art figuratif, Kandinsky est considéré comme le ‘père’ de l’art abstrait de l’époque moderne. Il voulait mettre du spirituel dans ses œuvres. Qu’en pensez-vous ?

Les autres billets à consulter chez Passiflore et rendez-vous le 20 février avec le thème 2 poètes (ci-dessous, le tableau des thèmes pour l’année).