Facteurs Chevaux en concert

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Le duo Facteurs Chevaux en concert samedi 4 février : bien sûr, j’étais au travail donc je n’ai pas pu être présente tout le temps au concert mais c’était tellement beau que je veux vous en parler.

Connaissez-vous Facteurs Chevaux ? C’est un duo français de folk avec aux commandes Fabien Guidollet et Sammy Decoster qui vivent dans les Alpes. Les deux sont auteurs compositeurs interprètes. Je les ai trouvés très inspirés et surtout leurs voix s’accordent merveilleusement. D’ailleurs, leurs textes sont emplis de merveilleux, des histoires naturalistes, des contes chantés que vous pouvez écouter sur leur chaîne Youtube. Plus d’infos sur leur site officiel. Leurs deux albums : La maison sous les eaux (2016) et Chante-nuit (2020) sur le label La grange aux belles.

La petite histoire. J’ai découvert le premier album solo de Sammy Decoster, Tucumbari, en 2008, coup de cœur, et j’ai ensuite aimé le deuxième album, Sortie 21 (2018).

Je n’ai pas connu le groupe Verone, duo de Fabien Guidollet et de sa compagne, Delphine Passant, mais j’ai aimé ce que j’ai écouté sur leur chaîne YouTube. Plus d’infos sur leur site officiel. Leurs albums : Retour au zoo (2005), La fiancée du crocodile (2010), La percée (2013).

C’est ensuite que les Facteurs Chevaux se créent. J’espère que vous écouterez quelques titres de ces artistes hors normes et que vous apprécierez.

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Le chant des baleines de Baudoin

Le chant des baleines de Baudoin.

Dupuis (plus au catalogue), collection Aire Libre, janvier 2005, 56 pages, 12,94 €, ISBN 2-8001-3676-6.

Genres : bande dessinée française.

Edmond Baudoin naît le 23 avril 1942 à Nice. Il abandonne une carrière dans la comptabilité pour se lancer dans la bande dessinée dans les années 1970 (dans des magazines tels Le canard sauvage, Circus, Pilote, L’écho des savanes) mais sa première bande dessinée, Civilisation, ne paraît qu’en 1981 chez Glénat ainsi que Les sentiers cimentés (1981), Passe le temps (1982), La peau du lézard (1983), Un flip coca (1984), Un rubis sur les lèvres (1986), Le premier voyage (1987), Le portrait (1990), Couma acò (1991), etc. chez Futuropolis puis il est édité par de petits éditeurs alternatifs. Au Festival d’Angoulême, il reçoit l’Alph-Art du meilleur album en 1992 pour Couma acò, l’Alph-Art du meilleur scénario en 1997 pour Le voyage et en 2001 pour Les quatre fleuves.

Un homme marche le long du port, observant les bateaux et réfléchissant. « Je n’ai rien appris de plus que ce que je savais quand j’ai quitté mon village. Mais je ne sais plus comment faire machine arrière. Trop de temps a passé. » (p. 7).

Des souvenirs remontent à la surface, un jeune homme sur un bateau, des femmes à Québec, à Chicago, un homme esseulé et insomniaque à Paris…

Il cherche une note, peut-être celle du chant des baleines… « Quelle musique ? Comment trouver sa note dans cette cacophonie ? Et surtout pourquoi essayer ? » (p. 9). Car que sont devenus les personnes qu’il a rencontrées ? « Que sont devenues mes amours ? Julie, Marion, Mathilde. Les ai-je fuis elles aussi ? Pour aller où ? Ici ? » (p. 29).

Il rencontre une jeune femme à la gare mais elle ne reste pas avec lui et continue son chemin en direction de la montagne. Plus il marche, plus le monde semble détruit, c’est qu’il se rappelle Beyrouth en 1987, le Michigan en 2000… Puis il rencontre un couple de vieux en haut de la montagne et ils lui offrent une soupe et la recette de la tarte aux myrtilles… Ils veulent entendre parler de la ville, « Parlez-nous de la vie. » (p. 42).

Mais lui veut aller au sommet du col de montagne, il a besoin de savoir ce qu’il y a de l’autre côté.

Après avoir voyagé dans le monde entier et avoir fait de nombreuses rencontres, cet homme, un musicien, se retrouve seul et il ne cherche pas sa voie mais sa note, désespérément. La vie est-elle faite de rencontres, d’incertitudes et de questionnements ?

Le dessin de Baudoin est spécial, charbonneux, détaillé (dessiné au pinceau si j’ai bien compris) mais le texte est plutôt poétique, intimiste voire métaphysique. En un mot, cette bande dessinée est un voyage à elle seule ! En consultant les autres titres de Baudoin, j’ai l’impression que je n’ai jamais lu cet auteur dessinateur auparavant, une lacune comblée donc et je lirai assurément d’autres titres !

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et les challenges ABC illimité (lettre E pour prénom), BD 2023, Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 2, une BD), Challenge lecture 2023 (catégorie 28, un livre sans happy end), Les départements français en lectures (Alpes Maritimes), Petit Bac 2023 (catégorie Animal pour Baleines) et Un genre par mois (en février, du rire aux larmes, drame).

Mois du polar (février 2023)

J’avais zappé les deux Mois qui se déroule habituellement en février : le Mois Amérique latine et le Mois du polar organisé par Sharon.

Infos, très beaux logos (créés par Belette Cannibal Lecteur) et inscription chez Sharon du 1er au 28 février (mais je pense qu’il continuera en mars).

Mes lectures policières

Mois Amérique latine (février 2023)

Rhaaa, je n’ai pas eu beaucoup le temps de visiter les blogs et, heureusement que je suis passée chez Eva car j’avais oublié le Mois Amérique latine !

Donc, infos, logo et inscription chez Ingannmic et un petit défi cette année, lire des auteurs du Costa Rica et du Panama qui n’ont pas été représentés lors de l’édition 2022 et un seul titre pour le Costa Rica lors de l’édition 2021.

Mes lectures pour ce Mois

Animal de Sandrine Collette

Animal de Sandrine Collette.

Denoël, collection Sueurs froides, mars 2019, 288 pages, 19 €, ISBN 978-2-20714-974-4.

Genres : littérature française, roman noir, thriller.

Sandrine Collette naît en 1970 à Paris. Elle étudie la littérature, la philosophie (master) puis la science politique (doctorat) et devient professeur universitaire et consultante. Elle s’installe dans le Morvan avec des chevaux et écrit son premier roman, Des nœuds d’acier, publié en 2013 par Denoël qui relance la collection Sueurs froides (1972-1998). Viennent ensuite chez Denoël, Un vent de cendres (2014), Six fourmis blanches (2015), Il reste la poussière (2016), Les larmes noires sur la terre (2017), Juste après la vague (2018), Animal (2019) puis chez JC Lattès, Et toujours les forêts (2020), Ces orages-là (2021) et On était des loups (2022) soit un roman par an (et plusieurs prix littéraires). Plus d’infos sur sa page Facebook.

Mara, la trentaine (« elle aurait été incapable de donner son année de naissance » p. 10), est veuve et survit seule « Mais manger était devenu compliqué. » (p. 13). La nuit elle sort vérifier ses pièges pour avoir à manger mais elle doit faire très attention car les tigres de plus en plus nombreux – ils sont protégés et se reproduisent – font de même. Une nuit donc, en allant vérifier ses pièges, Mara voit un petit garçon attaché à un arbre, elle le libère et l’emmène dans sa cabane. La nuit suivante, c’est une fillette et elle fait de même. Mais elle sait qu’elle n’aurait pas dû… « Deux enfants sauvages. » (p. 15) de 4 ou 5 ans et elle sait qu’elle ne doit pas rester là avec eux qu’elle a appelé Nun et Nin. De mon côté, je ne sais pas si ce sont des enfants abandonnés par leurs parents qui avaient trop de bouches à nourrir ou si ces enfants sont des sacrifices faits aux tigres pour qu’ils ne s’approchent pas du village mais je verrai bien car cette introduction me plaît beaucoup !

Mara quitte donc la cabane avec les deux enfants mais, lorsqu’ils arrivent en ville, ils voient que c’est un bidonville aux « constructions précaires » (p. 17) et aux odeurs atroces, « la merde et l’humidité mélangées » (p. 17)… Ils s’installent dans une maison inoccupée, « C’était petit, sale et sombre. Mais dans ces neuf mètres carrés on logeait en général six à huit personnes, alors elle s’était tue. » (p. 18). Eh bien, je connais des personnes qui ont été enchantées de leur voyage au Népal mais, apparemment, elles n’ont pas vu ça… la misère, la violence… ou alors elles ne sont pas allées à Pokhara !

Vingt ans plus tard, un groupe d’Européens est dans le Kamtchatka pour une chasse à l’ours. Lior, une Française, son mari, Hadrien, un couple d’amis, comme eux sportifs et chasseurs, Annabelle et Gauvain, ainsi qu’Oscar un Suédois, Jonas et Vlad le vieux guide. C’est de Lior qu’on va parler, « […] la chasse, elle l’avait dans le sang depuis toujours » (p. 36), « quand elle chassait, elle était vivante » (p. 37). Je me dis, à ce moment de la lecture, que Lior, c’est Nin, je verrai si j’ai raison mais c’est logique et je sais que Lior ne va pas me plaire. Quant à Hadrien, « il n’aimait pas la chasse, et il n’aimait pas les chasseurs » (p. 38) et même s’il pense souvent à la folie, à la sauvagerie de son épouse, il est fasciné par Lior depuis leur rencontre cinq ans auparavant et il lui suffit que Lior l’aime pour qu’il la suive.

Je déplore fortement cette idée que se racontent les chasseurs sur leurs proies, « tous, ils ont leur chance » (p. 46), non, devant leurs fusils, les animaux n’ont aucune chance et ils se mentent à eux-mêmes, ils mentent aux autres et ils le savent très bien ! D’ailleurs, plus loin, « Ils parlent du maintien des effectifs, de l’équilibre des espèces. Vivent dans un monde de mensonges qu’ils se servent à eux-mêmes : ils sont là pour le sang et rien d’autre, pour ce geste que nulle part ils n’ont plus le droit de commettre entre eux, et dont ils rêvent tout éveillés – armer, viser, tuer. » (p. 56), voilà des mots sensés mais mon passage préféré est « et si l’ours était réellement plus intelligent qu’eux ? » (p. 76).

La chasse ne se déroulera pas comme prévu… et c’est ce qui fait tout le sel de ce roman inquiétant et violent ! J’ai aimé que les chapitres alternent entre Hadrien et l’ours, être dans la tête d’Hadrien qui poursuit Lior et être dans la tête de l’ours poursuivi par Lior. « Comment se débarrasser du petit être qui ne se laisse pas perdre. » (p. 137). Animal est un roman mi-humain mi-animal, un roman intense, dense et passionnant. Après avoir apprécié On était des loups (2022), je suis ravie de découvrir un autre roman de Sandrine Collette et je peux vous dire qu’il y aura d’autres titres !

Pour ABC illimité (lettre S pour prénom), Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 8, un livre qui se passe à la montagne), Challenge lecture 2023 (catégorie 4, un roman dont le titre est un seul mot), Petit Bac 2023 (catégorie Animal avec… Animal), Polar et thriller 2022-2023 (pas vraiment d’enquête mais un roman noir et thriller) et Un genre par mois (en février, du rire aux larmes, drame).

En passant

En coup de vent… 163

Chers amis, chers visiteurs, bonjour, j’espère que vous allez bien. Voici quelques infos en vrac.

Après deux petites semaines de travail à 100 %, j’ai repris à 70 %, premièrement c’est moins épuisant et deuxièmement ça me permet de lire.

Samedi il y avait un concert, Facteurs Chevaux, très bien, je vous fait un billet dans la semaine !

Samedi soir, en sortant du travail, je suis allée acheter une nouvelle paire de bottines pour profiter des soldes car je crains que celles que je porte habituellement ne soient plus au top pour l’hiver prochain. Franchement, les chaussures sont de plus en plus moches… J’ai choisi, comme souvent, par défaut, c’est-à-dire en prenant une paire qui me va, sans me faire mal aux pieds, qui contient mes semelles podologiques et qui ne soit pas trop hideuse…

Aujourd’hui, dimanche, je voulais voir une expo au musée mais il faisait froid, il y avait beaucoup de vent et… pas beaucoup de bus alors j’ai laissé tomber… J’irai peut-être en semaine ou le week-end prochain (je vous dirai).

Ce soir, c’est la deuxième pleine lune de l’année, la pleine lune de neige, mais c’est hier soir que j’ai pris une photo car j’ai pensé qu’elle était déjà pleine… En fait, j’ai pris deux photos ce soir mais je pense qu’il y a trop de nuages car la lune est moins visible qu’hier (photos ci-dessous).

À part ça, je vais à peu près bien, j’essaie de tenir le coup même si ce n’est pas toujours évident.

En tout cas, je vous souhaite une belle soirée et une bonne nouvelle semaine 🙂 et j’en profite pour vous montrer mon fond d’écran de février, toujours créé par mademoiselle Farfalle.

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Projet 52-2023 #5

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Cinquième photo pour le Projet-52 2023 de Ma avec le thème c’est écrit.

Plutôt qu’à l’écriture manuscrite, j’ai immédiatement pensé à ce qui est écrit dans un livre. Ne restait plus qu’à choisir le livre. J’ai opté pour une de mes prochaines lectures : Des pensées pour Violette de Charlotte Bousquet (Scrineo, collection Faune, octobre 2022) conseillé par une blogueuse. Et je vous présente la page 83 que j’ai choisie au hasard et qui m’a beaucoup plu (les chapitres alternent entre Violette, pianiste, et Adagio, un chat). J’espère que cette page vous plaît et vous donnera envie de lire ce roman.

Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez chez Ma !

Du plomb dans la tête d’Olivier Bocquet

Du plomb dans la tête d’Olivier Bocquet.

Michel Lafon, mars 2020, 378 pages, 17,95 €, ISBN 978-2-74994-051-9. Je l’ai lu en poche : Pocket, n° 18384, octobre 2022, 408 pages, 9 €, ISBN 978-2-266-32-0245. Merci à Lecteurs.com.

Genres : littérature française, roman policier.

Olivier Bocquet commence sa carrière de romancier en 2010 avec Turpitudes (avec un concours organisé par Pocket) et sa carrière de scénariste BD en 2013 avec La colère de Fantomas (3 tomes avec la dessinatrice Julie Rocheteau). Il adapte en bandes dessinées (avec la dessinatrice Léonie Bischoff) 3 tomes des romans policiers de Camilla Läckberg : La princesse des glaces (2014), Le prédicateur (2015) et Le tailleur de pierre (2018). Mais surtout il scénarise Terminus, le dernier tome de Transperceneige (avec Jean-Marc Rochette au dessin) en 2015 puis Ailefroide, altitude 3954 en 2018. Chez Dupuis, la série jeunesse Frnck voit le jour en 2017 ainsi que Triomphe de Zorglub dans la série Spirou et Fantasio en 2018.

Juin 2010. Le lieutenant William Toulouze et le commandant Serge Parrot sont appelés en pleine nuit sur une scène de crime dans une forge du bois de Fontainebleau. Enfin, c’est plus une scène de séquestration et de torture puisque l’homme est en fait vivant mais il est bien amoché et son tortionnaire lui a versé du plomb fondu dans les yeux… Au moment où cet homme entre à l’hôpital, Rachel Kuklinski en sort, elle vient de se faire avorter.

Alors que « Toulouze a autant d’humour qu’une sardine » (p. 44, MDR), le commandant Parrot en a à revendre : il met le lieutenant Toulouze en binôme avec une lieutenante stagiaire, « Elle est en fin de formation, c’est son dernier stage, après quoi a priori elle va être affectée ici. […] – Pas de problème. Vous pouvez compter sur moi. Je vais lui apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur le métier – J’en suis certain. » (p. 46). Eh bien, elle part sur les chapeaux de roues cette enquête, un lieutenant maladroit et parfois incompétent, une stagiaire inexpérimentée… Mais je sais que le roman va me plaire grâce au style efficace de l’auteur et à l’ambiance qu’il a installée dès le début.

Sur fond d’élections municipales, d’enquête non résolue de femme enceinte assassinée, avec des extraits d’articles de journaux, le journal de Rachel Kuklinski (qui n’est autre que la lieutenante stagiaire), une déclaration de disparition de personne en ce qui concerne Thomas Bourriol, l’enquête avance… Ce que l’auteur donne à lire est diversifié et très prenant.

Lorsque l’homme sort du coma, Thomas Bourriol, c’est bien lui, est interrogé par le commandant Parrot. Il est aveugle (évidemment avec le plomb fondu dans les yeux…), il a la mâchoire fracassée et attachée, le cerveau dans le même état mais il se rappelle de tout et peut parler… plus ou moins bien. « Et vous chavez le plus drôle ? Chi je le voyais en photo ou dans la rue, je le reconnaîtrais auchitôt. J’ai chon vijage imprimé dans ma mémoire. Mais je ne le verrai jamais en photo ni dans la rue. Cooo-oonnard. C-c-c-connard. Connarconnarconnarconnard. Je ne verrai plus jamais rien. » (p. 130). Syndrome de Tourette… et hypersensibilisation aux bruits… « Vouj entendez ? – Heu… non, quoi ? – Ch’est comme cha toute la journée ! Vous pouvez pas demander aux infirmières de baicher le chon ? Elles refujent de m’écouter ! Elles dijent que ch’est dans ma tête ! Connasses ! Connasses de pétasses de putes de connasses ! […] Ah, cha fait du bien quand cha ch’arrête, merci ! Non, je vous dis, je chais pas pourquoi ce type m’a torturé comme cha. À mon avis, ch’est juchte un fou, je vois pas d’autre ekchplicachion. » (p. 131). Euh… je me suis demandé pourquoi il ne disait pas « connaches » et « pétaches », peut-être que les insultes qui viennent avec le syndrome de Tourette sont gérés différemment par le cerveau ?

Comme je le disais ci-dessus, l’enquête avance, pas vite et pas toujours dans les règles (la stagiaire a pris quelques libertés) mais, finalement, elle s’entend bien avec le lieutenant Toulouze. « Ça vous est déjà arrivé d’être dans une situation comme ça ? lui demande Rachel. – Une situation comment ? – Que le chef vous demande d’arrêter une enquête en cours parce qu’elle le dérange. Toulouze ne peut retenir un petit mouvement de surprise. Rachel dit les choses sans filtre, lui-même n’avait pas osé se le formuler comme ça : l’enquête dérange le chef. C’est la seule raison de son classement. » (p. 215-216).

Ouah, c’est du costaud, énoooorme, je me suis régalée et j’ai très envie de lire Turpitudes ! L’auteur a traité avec brio plusieurs thèmes, les caméras de surveillance (sont-elles vraiment utiles ?), comment est menée une enquête difficile (voire impossible à résoudre), le syndrome de Tourette (ou le fait de ne pas pouvoir s’empêcher de dire des gros mots), la violence, la vengeance, la loi et les ordres des supérieurs (peut-on passer outre ?)… et tout ça avec de l’humour (qui est bienvenu avec toutes ces horreurs). Une très bonne surprise !

Ce roman fait partie de la sélection pour le Prix Nouvelles voix du polar 2023 (macaron en haut à gauche de la couverture), 6 romans français et 7 romans étrangers. Et Pocket fête ses 60 ans !

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 17, un livre d’un auteur français, 3e billet), Challenge lecture 2023 (catégorie 56, un roman dont le titre comporte le nom d’un métal), Polar et thriller 2022-2023 et Un genre par mois (en février, du rire aux larmes, drame).

Des oiseaux de Paolo Pellegrin

Des oiseaux de Paolo Pellegrin.

Atelier EXB, collection Des oiseaux, octobre 2021, 104 pages, 35 €, ISBN 978-2-36511-312-0.

Genres : beau livre, photographies.

Paolo Pellegrin naît le 11 mars à Rome en Italie. Il étudie à l’Institut de photographie de Rome. Il est photojournaliste à l’internationale. Ses œuvres sont présentées dans plusieurs expositions et publications et il reçoit plusieurs prix. Plus d’infos sur Magnum Photos.

Ce très beau livre est le 11e tome de la collection Des oiseaux. Il contient 44 photographies en noir et blanc. Le texte (en fin de volume) est de Guilhem Lesaffre. Il existe en version française et en version anglaise, et aussi en version illimitée sous coffret [ici].

Je l’ai consulté trois fois pour bien m’imprégner des photographies. J’aime les rapaces et j’ai visité une partie de cette forêt mais je n’ai pas vu ces milans noirs (tobi en japonais)… Peut-être que je n’ai pas assez levé la tête ou que ce n’était pas la bonne saison pour les voir…

À Kyoto, le Shimogamo (temple Shimo) est situé au nord du delta de la rivière Kamo (Kamo-gawa en japonais, ce qui signifie rivière aux canards) et il se dresse au cœur de la Tadasu no Mori (ce qui signifie forêt de la vérité). Ce sanctuaire shintô a été construit au VIIe siècle dans une forêt primaire peuplée de milans noirs.

« Planant haut dans le ciel, tombant soudainement à pic, virevoltant avec puissance toutes ailes déployées avant de surgir parmi les frondaisons, les milans exécutent avec maestria un joyeux ballet choral. L’objectif tourné vers la pureté abstraite de l’azur, Paolo Pellegrin a saisi leur fulgurante vitesse dans des cadrages serrés : les oiseaux semblent jaillir du cadre ou en sortir à toute allure. Rémiges effilées, serres en position aérodynamique pour mieux filer dans l’espace, silhouettes souples et fuselées : les chorégraphies se succèdent, en soliste, en duo ou en groupe. Les milans noirs glissent dans les airs, opèrent des loopings, dessinent des figures acrobatiques. Ils se détachent sur des ciels aux noirs et blancs saturés, nous fixent, nous défient, nous surprennent. Leur majesté force l’admiration. Leurs rémiges se font doigts, leurs ailes deviennent capes. Défiant les lois de la pesanteur, immergés dans les profondeurs des sous-bois, les oiseaux de Pellegrin nous invitent à pénétrer dans un monde mystérieux et fantomatique, où seule règne la présence animale. »

Pour ABC illimité (lettre D pour titre), Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 14, le nom d’un animal dans le titre, 2e billet), Challenge lecture 2023 (catégorie 57, un livre documentaire) et Petit Bac 2023 (catégorie Animal pour Oiseaux).