Le Cercle du Dragon-Thé de Katie O’Neill

Le Cercle du Dragon-Thé de Katie O’Neill.

Bliss, février 2020, 72 pages, 15 €, ISBN 978-2-37578-210-1. The Tea Dragon Society (2017) est traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Célia Joseph.

Genres : bande dessinée néo-zélandaise, littérature jeunesse, fantasy.

Katie O’Neill – qui préfère qu’on l’appelle Kay – est une autrice et illustratrice néo-zélandaise. Quelques infos et bibliographie sur le site de son éditeur original, Oni Press et son site officiel. Après The Tea Dragon Society suivent The Tea Dragon Festival et The Tea Dragon Tapestry et les 3 tomes sont parus dans un beau coffret. Il y a aussi Princesse Princesse paru en mai 2020.

Greta, une gobeline, est apprentie forgeron mais elle a parfois du mal à écouter ce que sa maman lui dit sur les épées et leur fabrication… « Maman… on utilise encore des épées ? Je pensais qu’elle n’apparaissaient que dans des histoires. […] – Est-ce une manière de me dire que tu n’es pas intéressée par la ferronnerie ? » (p. 9). Mais Greta travaille assidûment pour satisfaire ses parents et elle a « noué [un] pacte avec Brick alors que [elle n’avait] que six ans. » (p. 10). Brick est une petite créature noire qui ressemble à un chat.

Un jour, en rentrant du marché, Greta découvre une étrange créature verte attaquée par deux loups noirs affamés. Elle leur donne la viande qu’elle vient d’acheter et soigne la créature. C’est un petit dragon qui appartient à Hesekiel qui « tient un magasin de thé à la sortie de la ville. » (p. 13). Elle s’appelle Jasmine et elle est une ‘dragon-thé’, elle porte des bois sur sa tête et des feuilles y poussent mais elles sont rares et il faut les cueillir progressivement pour faire un thé unique.

Hesekiel propose à Greta de revenir voir Jasmine quand elle veut et Greta rencontre Minette qui s’occupe de Camomille, un bébé dragon-thé. Mais Greta continue sa formation d’apprentie forgeron. Lorsque la fillette retourne à la maison de thé un mois après, elle rencontre Erik qui lui présente les différents dragons-thé dont il s’occupe.

Il y avait un Cercle du Dragon-Thé avant mais Hesekiel et Erik sont les deux derniers membres…

Ce Cercle du Dragon-Thé est une belle histoire de confiance et d’amitié, toute en douceur, en délicatesse, et richement illustrée (c’est presque de l’art naïf). Elle court sur les 4 saisons, printemps, été, automne, hiver, avec un épilogue. C’est tendre, c’est poétique, c’est magique. Vous l’avez sûrement deviné, l’autrice aime le thé, les petites créatures et elle veut parler du savoir-faire, des traditions, de la transmission aux jeunes générations, des choses qu’il ne faut pas oublier et qu’il faut perpétuer. Et puis, quelques mots à propos de la diversité des personnages, certains sont de couleur, certains sont LGBT, certains sont handicapés (fauteuil, amnésie) pour montrer aux jeunes (le lectorat ciblé) la tolérance et la bienveillance non seulement envers les créatures mais aussi les humains.

En fin de volume, le Cercle est réuni dans une illustration (ronde) pleine page puis une autre double page, c’est vraiment magnifique et il y a des extraits du Guide des dragons-thé au cas où on en rencontre un et où il faudrait en prendre soin (tenez-vous prêts !).

Je me note les différents dragons-thé pour ne pas les oublier et j’espère les retrouver dans les volumes suivants, Jasmin, Rooibos, Camomille, Ginseng, Earl Grey, Hibiscus, Gingembre, Peppermint. Ils mesurent entre 35 et 50 cm et pèsent entre 5 et 10 kg. Ils sont tous très mignons, surtout Hibiscus qui est tout rond (il aime beaucoup manger, lui pèse 12 kg).

Petite erreur… « Je suis heureuse que tu tu veuilles apprendre. » (p. 10, en haut à gauche).

Cette bande dessinée a reçu le Eisner Award de la meilleure bande dessinée jeunesse (9-12 ans) et le Eisner Award du meilleur webcomic en 2018 et c’est largement mérité.

Une dernière bande dessinée pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Moka) avant la pause estivale mais je continue souvent de publier en juillet et août, que je mets aussi dans les challenges BD 2022, Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 22, un livre jeunesse, 2e billet), Challenge lecture 2022 (catégorie 55, un livre qui contient un personnage LGBTQ+), Contes et légendes (dragons et autres créatures), Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10, Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Dragon), Shiny Summer Challenge (menu 3 – Sable chaud, sous menu 1 – Château de sable = romans graphiques, bandes dessinées), Les textes courts et Le tour du monde en 80 livres (Nouvelle-Zélande).

Son espionne royale et le collier de la reine de Rhys Bowen

Son espionne royale et le collier de la reine de Rhys Bowen.

Robert Laffont, collection La bête noire, juillet 2020, 360 pages, 14,90 €, ISBN 978-2-22124-263-6. Naughty in Nice (2011) est traduit de l’anglais par Blandine Longre.

Genres : littérature anglaise, roman policier, cozy mystery.

Rhys Bowen est le pseudonyme de Janet Quin-Harkin, née le 24 septembre 1941 à Bath dans le Somerset. Autrice de romances, elle utilise Rhys Bowen pour ses romans policiers : les séries Constable Evan Evans (10 tomes, 1997-2006), Molly Murphy (18 tomes, 2001-2022) et Royal Spyness (15 tomes dont 9 traduits en français, 2007-2021). Plus d’infos sur son site officiel.

Les quatre premiers tomes : Son espionne royale mène l’enquête de Rhys Bowen, Son espionne royale et le mystère bavarois de Rhys Bowen et Son espionne royale et la partie de chasse de Rhys Bowen, Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie de Rhys Bowen.

Janvier 1933, Londres sous un froid glacial, vent, pluie, neige, la totale. Georgie aide à la soupe populaire à la gare de Victoria pendant que Binky (son frère), Fig (l’épouse, enceinte et encore plus désagréable que d’habitude) et Podge (leur fils de 4 ans) sont au chaud à Rannoch House. Lorsqu’ils partent pour la Côte d’Azur (comme beaucoup d’Anglais plus ou moins fortunés), Georgie est soulagée mais ils veulent fermer Rannoch House et Georgie n’aurait plus nulle part où vivre…

Heureusement, Sa Majesté la reine Mary invite Georgie à boire le thé et lui propose d’accomplir une petite mission sur la Côte d’Azur. « J’aimerais vous confier une tâche plutôt épineuse et compliquée. […] Tout cela est extrêmement confidentiel, Georgiana. Rien de ce que je vais vous dire ne doit être ébruité. […] Je me fie entièrement à vous. Vous avez déjà su gérer des situations similaires, et vous vous êtes montrée fort ingénieuse. » (p. 46).

Lors d’une récente réception, une précieuse tabatière de la collection de la reine a été volée et celle-ci soupçonne sir Toby Tripoter qui possède la compagnie Britannia Motors, qui est donc « l’un des hommes les plus riches du pays » (p. 48) et qui « est devenu un collectionneur d’objets d’art et d’antiquités passionné – obsessionnel devrais-je dire. » (p. 49). Elle envoie alors Georgie à Nice pour qu’elle récupère cette tabatière. « Évidemment, je peux me tromper. J’accuse sans doute ce pauvre homme à tort. Mais je me targue de savoir très bien juger les gens et, selon moi, sir Toby Tripoter est le genre d’homme prêt à tout pour arriver à ses fins, quelles qu’elles soient. » (p. 49).

Voici Georgie et Queenie en route pour la Riviera ! Dans le Train Bleu, surprise, Georgie rencontre Vera Bate Lombardi (apparentée à la reine et qui a connu Georgie lorsqu’elle était enfant) accompagnée de Coco Chanel. « Vous êtes délicieuse, déclara-t-elle. Je vais faire de vous l’un de mes mannequins. J’ai l’intention de dévoiler ma nouvelle collection lors d’un défilé exceptionnel destiné aux riches Anglais de la Riviera, et vous serez parfaite. […] J’y mêle le masculin et le féminin, la ville et la campagne, le jour et la nuit. » (p. 71).

C’était à prévoir, Georgie et Queenie sont très mal reçues par Fig et sa sœur à la villa Gloriosa… Heureusement, en rendant visite à Vera et Coco Chanel à la villa Marguerite le lendemain, Georgie y rencontre sa mère car la villa lui appartient ! Elle peut donc se préparer pour le défilé mais c’est justement durant le défilé qu’elle trébuche, tombe sur une vieille princesse russe et que le collier inestimable (une rivière de perles et de diamants) est volé… Bien sûr tout cela a été prémédité mais par qui ? Le marquis Jean-Paul de Ronchard fait la cour à Georgie qui n’arrive pas à récupérer la tabatière chez sir Toby Tripoter et en plus, elle est accusée par la police française de son meurtre ! Sa mission et sa liberté sont compromises toute Lady qu’elle soit.

Ah, je me disais qu’il n’y aurait peut-être pas de meurtre dans cet opus ; il (je devrais dire le premier) arrive en fait dans la deuxième moitié du roman et la police française n’est pas montrée de façon très glorieuse… L’action est donc un peu plus longue à démarrer mais c’est pour que le lecteur profite bien de la Côte d’Azur, et s’attache aux nouveaux personnages et aux nouvelles aventures sentimentales de Georgie (c’est qu’elle a 22 ans et demi et tout le monde veut la caser).

Un épisode encore différent : le lieu, la Côte d’Azur (même si ça reste très British avec tous ces Anglais en villégiature), de nouveaux personnages dont certains célèbres comme Coco Chanel, la montée politique de Hitler (en filigrane, dans les conversations et les inquiétudes de certains), Georgie se met toujours en péril (parfois sans s’en rendre compte) mais elle sait tirer son épingle du jeu et devient plus ‘professionnelle’. Bref j’ai bien aimé et je me rends compte que 4 autres tomes sont parus en français depuis, Son espionne royale et les douze crimes de Noël (tome 6), Son espionne royale et et l’héritier australien (tome 7), Son espionne royale et et la reine des cœurs (tome 8), Son espionne royale et les conspirations du palais (tome 9), à lire à l’occasion donc.

D’autres l’ont lu : À livre ouvert, Félinana Lillyttérature, Mokona, Mylène, Pedro Pan Rabbit, Ramettes, Sélectrice, Sharon, j’en ai peut-être oublié…

Angleterre pour British Mysteries 7, Mois anglais 2022, Voisins Voisines 2022 et aussi pour Les dames en noir, Petit Bac 2022 (catégorie Objet pour Collier), Polar et thriller 2021-2022 et Shiny Summer Challenge 2022 (menu 2 – Orage d’été et sous menu 2 – Se rafraîchir en plein cagnard = un lac, la mer, la pluie, la nature, Nature writing, passer l’hiver sur la Côté d’Azur au lieu de Londres glacial, c’est super)

L’Autre Paris d’Ivar Lo-Johansson

L’Autre Paris d’Ivar Lo-Johansson.

Ginkgo, collection L’élan, octobre 2016, 88 pages, 10 €, ISBN 978-2-84679-268-4. Okänt Paris (c’est-à-dire Paris inconnu, 1954) est traduit du suédois par Philippe Bouquet.

Genres : littérature suédoise, récit de voyage, récit social.

Ivar Lo-Johansson naît le 23 février 1901 à Ösmo (sud-est de Stockholm) en Suède. Son premier livre est Vagabondliv i Frankrike (Une vie de vagabond en France) paru en 1927. Il écrit sur les Statares (système créé au XVIIIe siècle qui permettait aux patrons de payer les ouvriers agricoles en nature, c’est-à-dire avec le gîte et le couvert mais de qualité médiocre, système aboli en 1945), sur le sport, l’analphabétisme, la prostitution, entre autres. Il est écrivain et journaliste, romancier, nouvelliste et poète, il fait partie du mouvement de la littérature prolétarienne. Il meurt le 11 avril 1990 à Stockholm et il est enterré au Skogskyrkogården (Cimetière boisé de Stockholm, un peu un Père-Lachaise suédois). Il existe un site officiel et un musée consacrés à Ivar Lo-Johansson (site en suédois mais un accès à sa bibliographie).

Le traducteur, Philippe Bouquet, rédige la préface du livre. Le 26 août 1969, alors assistant de faculté, il met « pour la première fois les pieds à Stockholm » (p. 7) et il est accueilli par un écrivain suédois qui lui offre son livre, dédicacé, Okänd Paris, « C’était la première fois qu’un écrivain me remettait personnellement une de ces œuvres, celui-ci était un étranger et son livre portait sur mon pays, sa capitale, ses lieux et habitants les plus obscurs. » (p. 8), l’accent étant mis « sur le côté ‘ombre’ de la Ville-Lumière. » (p. 10). Malheureusement, ce livre est « amputé des dizaines de photos qui en font partie intégrante car c’est en compagnie du photographe Tore Johnson qu’Ivar Lo-Johansson a effectué ce reportage […]. » (p. 8).

Aux début des années 1920, Ivar Lo-Johansson vient en France pour la première fois, il y vit dans la misère, dans la rue (comme George Orwell quelques années plus tard, en 1928-1929, qui témoigne avec Dans la dèche à Paris et à Londres, paru en 1933) et il publie Vagabondage en France (ou Une vie de vagabond en France) en 1927 en Suède (inédit en français). S’il revient à Paris, 25 ans après, « c’est pour y observer de près le monde de la pauvreté : les mendiants, les prostituées, les vieux dans leurs asiles et les miséreux dans leurs refuges. » (p. 18).

Comme je souhaite présenter ce livre dans Les classiques c’est fantastique avec le thème de juin C’est dans l’art, je souhaite préciser qu’à travers les miséreux qu’il rencontre, l’auteur a à cœur de parler de l’Art et de l’évolution architecturale de Paris. Par exemple, il va sous les ponts en bord en Seine, et il dit que « Dans le Louvre voisin, les riches touristes américains (et suédois) admirent les mendiants qui figurent sur les tableaux de Rembrandt. Mais ceux qui couchent sous les ponts de Seine, ils ne leur jettent même pas un regard, car ils ne sont pas célèbres. » (p. 11). Les clochards ou cloches ont pourtant une belle vue sur la cathédrale Notre-Dame. Souvent leurs nuits se passent à la belle étoile car les bouches de métro et les églises sont fermées. Certains n’étaient pas des clochards mais des chiffonniers mais « Lorsqu’il y aura des vide-ordures partout à Paris, ce sera la fin des chiffonniers. » (p. 27).

En ce qui concerne les « hospices et […] asiles d’indigents et de vieillards » (p. 31) gérés par l’Assistance publique (il y en a 28 à Paris et très peu en province), beaucoup sont d’anciens châteaux avec parc et jardins, des vieilles pierres, mais sans aucune modernité… Et pour les prostituées, ce n’est pas mieux, les bordels ayant fermés, elles se retrouvent sur le trottoir à la merci des maquereaux, des mauvais clients et des maladies vénériennes…

L’auteur parle aussi des Halles, haut-lieu parisien (créé au début du XIIe siècle) dont aucun auteur n’a parlé depuis Zola… et il n’est pas tendre. « Paris a énormément grandi. Les Halles ont suivi le mouvement mais, malgré leur énormité, ce n’est jamais qu’un marché comme un autre et pas des plus modernes. Le ventre de Paris a tellement grandi qu’il est devenu informe et alourdit le corps, déjà colossal, de la ville, entraînant des problèmes de digestion. Les Halles sont mal organisées, peu hygiéniques et constituent une absurdité du point de vue de la circulation. » (p. 51), j’imagine que ça a évolué en bien, j’espère ! D’ailleurs les Halles avaient un peintre attitré, Narcisse Belle (1900-1967, qui était boucher charcutier aux Halles).

Il y a aussi de nombreuses affiches partout dans Paris, bien sûr beaucoup sont artistiques mais l’auteur est stupéfait par celles qui dénoncent l’alcool (il y a pourtant 15400 cafés et bars à Paris, la France est le premier producteur d’alcool au monde et le plus grand consommateur mais l’alcool est considéré comme ‘un criminel en liberté’, cf p. 57), bref on est loin des affiches du Chat noir (cabaret de Montmartre).

Je ne connaissais pas le cimetière des chiens sur une des îles de la Seine. « Il a été fondé par la poétesse Marguerite Durand. C’est l’un des cimetières les plus riches du monde. Trente-cinq mille animaux y sont enterrés, surtout des chiens, mais également des chats, des oiseaux et un lion. » (p. 63). Imaginez des « cyprès et palmiers […] fontaines en forme de têtes de chien […] monuments de marbre […]. » (p. 63), « les photographies et les sculptures […] mausolées […]. » (p. 64). Vous pouvez voir des photos sur le site de la mairie d’Asnière sur Seine ici et ici.

Et puis, bien sûr, il y a le Paris des artistes, Montparnasse d’abord, Saint Germain des Prés ensuite, c’est que les artistes désargentés doivent bouger lorsque le quartier devient trop cher pour qu’ils puissent continuer d’y vivre (on ne parlait pas à l’époque des bobos mais c’était déjà ce phénomène). « Ce sont les villes désertes de l’art, à Paris. C’est cela, la sociologie de l’art. » (p. 69). Mais les artistes peintres, génies ou idiots, vivent dans les même conditions que leurs prédécesseurs (l’auteur cite Gauguin et Renoir), « Ceux qui meurent ainsi de faim et grelottent de froid dans leur mansarde constatent que cela peut arriver. Pourquoi donc n’en irait-il pas de même pour eux ? Le présent est misérable, mais le rêve est riche. » (p. 73).

L’auteur conclut en disant qu’il existe un autre Paris « nettement plus beau, celui de l’art, de l’intelligence, de la belle architecture et des boutiques de luxe. Mais ce n’est pas pour cela que je suis venu ici. Si je choisis le Paris inconnu et le revers de la médaille, ce n’est pas parce que j’ignore la beauté. » (p. 76).

Allez, le Paris des années 50, on y va, boire un café en terrasse ou un verre de vin (blanc le matin, rouge le soir), enfin si on en a les moyens !

Ce petit livre est beau, intelligent, ou quand un Suédois apprend des choses aux Français sur la France, une France qu’ils n’ont pas connue, une France d’après-guerre (années 50) souvent idéalisée mais l’auteur rencontre et raconte le réel. Il est vraiment dommage que les photographies de Tore Johnson (1928-1980) n’aient pas pu être insérées dans ce livre (évidemment ça aurait eu un coût) mais il est possible d’en voir sur internet, en particulier sur Tore Johnson – Bilder från Paris du Nordiska Museet ou sur Tumblr entre autres (d’après ce que j’ai vu, elles sont toutes en noir et blanc).

D’autres titres d’Ivar Lo-Johansson traduits en français : La tombe du bœuf et autres récits (Actes Sud, 1982) et Histoires d’un cheval et autres récits (Actes Sud, 1986), quelqu’un les a lus ?

Je tiens à dire que Ginkgo m’avait envoyé ce livre en 2016 mais que je n’avais pas pu le lire pour des raisons personnelles (séparation, déménagement, problème de santé) et pratiques (en fait il était dans un des 10 cartons de livres non déballés à ce moment-là et je ne l’ai retrouvé que récemment). Merci pour cette belle lecture même si elle arrive 5 ans et demi après !

En plus du challenge Les classiques c’est fantastique avec le thème de juin C’est dans l’art, je mets cette lecture dans 2022 en classiques, Challenge de l’été – Tour du monde, Challenge lecture 2022 (catégorie 17, un livre publié après le décès de l’auteur, auteur mort en 1990 et livre publié en France en 2016), Petit Bac 2022 (catégorie Lieu pour Paris), Shiny Summer Challenge 2022 (menu 4 – Chaud et ardent, sous menu La flamme intérieure = essai, documentaire et enrichissement personnel, ce récit de voyage est un essai littéraire et documentaire sur le Paris des années 50), Les textes courts, Tour du monde en 80 livres (même s’il parle de Paris, l’auteur est Suédois et c’est sa nationalité qui compte pour ce challenge), Un genre par mois (le thème de juin est la non fiction, biographie, voyage…) et le Challenge nordique (Suède).

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Lundi Soleil 2022 #juin (4)

Nous sommes toujours dans le sixième thème de Lundi Soleil 2022, celui de juin qui est une saison, l’été. Et pour cette dernière photo du mois, voici de nouveau des fleurs. J’ai pensé que c’était des seringats mais ce ne sont pas les bonnes feuilles donc c’est plutôt du laurier blanc (puisque mêmes feuilles que le laurier rose d’il y a deux semaines). Je vous souhaite une bonne semaine et vous donne rendez-vous lundi prochain avec le nouveau thème, une couleur, le bleu.

Mes coups de… 2-2022

Bonsoir, voici un billet coups de blues (j’y pense depuis 3 ou 4 semaines mais il me fallait du temps pour le rédiger…). Le dernier billet datant du 11 avril, ce sont donc les coups de blues de mi-avril à fin juin. Vous allez voir, grosses pertes pour la musique, le cinéma, la littérature (ça inclut la bande dessinée) et même la science. Ne partez pas avant la fin du billet. Il y a trois ‘petits’ coups de cœur !

Coups de blues

Michel Bouquet, né le 6 novembre 1925 à Paris, est mort le 13 avril 2022 à Paris. C’était un grand acteur français au théâtre (classiques anglais, français et russes particulièrement) et au cinéma où il a joué avec les plus grands et ce depuis près de 80 ans. Je pense plutôt aux films des années 1980 comme Les Misérables de Robert Hossein en 1982, Poulet au vinaigre de Claude Chabrol en 1985 ou Le festin de Babette de Gabriel Axel en 1987 dans lequel il était le narrateur (il a aussi été narrateur dans de nombreux documentaires). RIP

Radu Lupu, né le 30 novembre 1945 Galați (au bord du Dannube) en Roumanie, est mort le 17 avril 2022 à Lausanne en Suisse. C’était un excellent pianiste (édité chez Decca) et son répertoire consistait principalement à jouer des compositeurs allemands, autrichiens et tchèques, principalement des XVIIIe et XIXe siècles. Vous pouvez écouter des récitals sur YT. RIP

Nicholas Angelich, né le 14 décembre 1970 à Cincinnati dans l’Ohio (États-Unis), est mort le 18 avril 2022 à Paris. Il a été élevé dans la musique puisque son père était un violoniste yougoslave et sa mère une pianiste russe (à l’époque, on disait encore soviétique). Il étudie le piano dès l’âge de 5 ans, donne son premier concert à l’âge de 7 ans et intègre le Conservatoire national supérieur de musique de Paris (car ce genre d’école n’existe pas aux States pour les plus jeunes). Devenu un virtuose du piano, édité chez Virgin Classics, il joue un répertoire différent de celui de Radu Lupu, principalement les Variations Goldberg et des concertos (Beethoven, Brahms…). Vous pouvez également écouter des récitals sur YT. RIP

Harrison Birtwistle, né le 15 juillet 1934 à Accrington dans le Lancashire en Angleterre, est mort le 18 avril 2022 à Mere dans le Cheshire, est un compositeur anglais entré au Royal Manchester College of Music en 1952. Après avoir formé le groupe New Music Manchester (avec les compositeurs Peter Maxwell Davies et Alexander Goehr, le pianiste John Ogdon et le chef d’orchestre Elgar Howarth), il devient directeur musical du National Theatre à Londres puis il enseigne la composition au King’s College de Londres. Il est, entre autres, connu pour son opéra, The Mask of Orpheus (1984) que vous pouvez écouter sur YT. RIP

Valerio Evangelisti, né le 20 juin 1952 à Bologne en Italie, est mort le 18 avril 2022 à Bologne. Cet auteur de romans policiers et de science-fiction est principalement connu pour sa série Nicolas Eymerich, inquisiteur (dont je n’ai lu que les deux premiers tomes, il faudrait que je les relise et que je continue la série), plus d’infos sur http://www.eymerich.com/ mais il est aussi l’auteur de Métal Hurlant (3 tomes) et du Roman de Nostradamus (3 tomes), entre autres, et correspondant du Monde diplomatique. RIP

Arno, de son vrai nom Arnold Hintjens, né le 21 mai 1949 à Ostende (Belgique), est mort à Bruxelles le 23 avril 2022. Chanteur trilingue (anglais, français, flamand), surnommé le Tom Waits belge (même genre de voix brisée), il a représenté le rock pendant plus de cinquante ans. J’aime bien son côté décalé et parfois absurde. Ma chanson préférée est Putain putain (nous sommes tous Européens). RIP

Daniel Bardet, né le 28 février 1943 à Gisors en Normandie, est mort le 23 avril 2022 à Clichy (région parisienne). Connaissez-vous ce scénariste de bandes dessinées ? Ses séries Le Boche (9 tomes) et Les chemins de Malefosse (20 tomes), entre autres, sont vraiment bien. RIP

Linda Lê, née le 13 juillet 1963 à Dalat au Vietnam, est morte le 9 mai 2022 à Paris. Elle passe son enfance et son adolescence au Vietnam, à Dalat puis à Saïgon où elle étudie au Lycée français. Puis elle s’exile en France avec sa famille (1977), étudie à Paris (1981) et devient romancière et nouvelliste. Je connaissais son nom et quelques-uns de ses titres (principalement édités chez Christian Bourgois) mais je n’ai jamais pris le temps de la lire. Et vous ? RIP

Vangelis, de son vrai nom Evángelos Odysséas Papathanassío, né le 29 mars 1943 à Agría en Grèce, est mort le 17 mai 2022 à Paris. Il apprend le piano dès l’âge de 4 ans et présente ses premières compositions dès l’âge de 6 ans. Ce musicien prodige et compositeur grec, créateur de la musique new age et pionnier de la musique électronique, est également connu pour ses musiques de films comme Les chariots de feu (Oscar de la meilleure musique en 1982) ou 1492, Christophe Colomb. Il est aussi connu pour avoir fondé le groupe de rock progressif Aphrodite’s Child avec Demis Roussos et Lucas Sideras (mais le groupe se séparant en 1972, c’est Vangelis qui termine seul leur dernier album 666). RIP

Pierre Belfond, né le 25 août 1933 à Paris, est mort à La Celle Saint Cloud le 24 mai 2022. Il était le fondateur des éditions Belfond en février 1963 avec la collection Poche-Club (à l’époque, il y avait peu de titres publiés en poche). Deux ans après, la collection Entretiens voit le jour. Anti-commercial, Belfond édite de jeunes auteurs français, des titres politiques et sociaux (mai 68 est passé par là), de la poésie (Les Cahiers du Regard), et aussi des auteurs étrangers et pas des moindres (Scott Fitzgerald et Stefan Zweig, entre autres). Un titre de Belfond que j’ai lu adolescente et que j’ai adoré ? Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCullough. Tous les titres de Belfond sur Lisez.com. RIP

Claude Michelet, né le 30 mai 1938 à Brive la Gaillarde en Corrèze, est mort le 26 mai 2022 à Brive. Cet écrivain français était fondateur et membre de la Nouvelle école de Brive (avec Gilbert Bordes, Jean-Guy Soumy et Yves Viollier). Dans mon adolescence, il me semble avoir lu La terre qui demeure (1965) et j’ai vu Des grives aux loups. RIP

Alan White, né le 14 juin 1949 à Pelton (au nord-est de Londres) en Angleterre, est mort le 26 mai 2022 à Seattle. Ce batteur (également pianiste et claviériste) a collaboré avec John Lennon, George Harrison et Joe Cocker puis, en 1983, il a succédé à Bill Bruford en tant que batteur du groupe Yes (pionnier du rock progressif). Ma chanson préférée, Owner of a Lonely Heart, avec Alan White à la batterie bien sûr. RIP

Jean-Louis Trintignant, né le 11 décembre 1930 à Piolenc dans le Vaucluse, est mort le 17 juin 2022 à Collias dans le Gard. Il était acteur (théâtre et cinéma), réalisateur, pilote de course automobile, producteur de vin (Côtes du Rhône) et amoureux de poésie. Il a tourné avec les plus grands réalisateurs français ou étrangers (Audiard, Bertolucci, Blier, Chabrol, Costa-Gavras, Haneke, Lelouch, Rohmer, Truffaut…). Je me souviens surtout de lui dans Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim (1956), Merveilleuse Angélique de Bernard Borderie (1965), Paris brûle-t-il ? de René Clément (1966), Z de Costa-Gavras (1969), des films que j’ai vus plus tard, après leur sortie en salles. RIP

Yves Coppens, né le 9 août 1934 à Vannes dans le Morbihan, est mort le 22 juin 2022 à Paris. Paléontologue et paléoanthropologue, professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle et au Collège de France, il a découvert avec son équipe (l’Américain Donald Johanson et le Français Maurice Taieb) le fossile de l’Australopithèque surnommé Lucy en 1974 en Éthiopie. Passionné par la Préhistoire, les singes, les origines de l’humanité, il a écrit plusieurs livres (en particulier chez Fayard et chez Odile Jacob) et j’en ai quelques-uns sur mes étagères. RIP

Coups de cœur

Un tout nouveau challenge très intéressant, le Shiny Summer Challenge (il se déroule de juin à août).

Le gagnant du Prix La Passerelle 2022 est Bel abîme de Yamen Manai, super contente c’était mon roman préféré 🙂

Après 7 mois d’absence, l’atelier d’écriture Plumes chez Émilie est enfin revenu.

Voilà, je vous souhaite une bonne fin du mois de juin !

Challenge S4F3 2022

Avec l’été, voici le retour du Challenge S4F3 qui dure du 21 juin au 23 septembre 2022. J’ai participé aux éditions 4 en 2018 (13 lectures), 5 en 2019 (seulement 2 lectures), 6 en 2020 (7 lectures) et 7 en 2021 (8 lectures), avant je ne connaissais pas le blog Albédo (et donc le challenge de Lutin).

Pour ceux qui ne connaissent pas (ou peu) les littératures de l’imaginaire, je précise que S4, c’est pour Summer Short Stories of SFFF et les 3 F signifient Science Fiction, Fantasy, Fantastique (et leurs dérivés littéraires comme l’anticipation, l’horreur, etc.).

Infos sur cette 8e édition, logo et inscription chez Lutin. Il y aura un formulaire où déposer les liens.

Mais l’objectif est toujours de lire des romans, nouvelles, essais de SFFF mais de format court c’est-à-dire moins de 350 pages (et au moins 50 pages).

Mes lectures pour ce challenge

1. Sherlock Holmes et le démon de Noël de James Lovegrove (Bragelonne, 2021, Angleterre), 336 pages

Sherlock Holmes et le démon de Noël de James Lovegrove

Sherlock Holmes et le démon de Noël de James Lovegrove.

Bragelonne, collection Steampunk, novembre 2021, 336 pages, 25 €, ISBN 979-10-281-1562-3. Sherlock Holmes and the Christmas Demon (2019) est traduit de l’anglais par Arnaud Demaegd.

Genres : littérature anglaise, roman policier, fantastique.

James Lovegrove naît le 24 décembre 1965 à Lewes (Angleterre). Diplômé d’Oxford, il est critique littéraire et son premier roman paraît en 1990. Il est auteur de littérature de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, horreur) et de littérature jeunesse. Peu de ses romans sont traduits en français. Plus d’infos sur son site officiel.

Londres, décembre 1890. L’histoire commence sur les chapeaux de roue puisque Holmes et Watson arrêtent un voleur de perles précieuses déguisé en Père Noël. Puis ils sont abordés par Eve Allerthorpe qui vient du « château de Fellscar, dans le Yorshire de l’Est » (p. 21). Sa mère s’est suicidée il y a un an et, la veille de Noël, elle aura 21 ans et héritera de la tante Jocasta, sœur aînée de sa mère, veuve et décédée il y a des années. L’héritage de cette tante, héroïne engagée pour certains, perturbatrice pour d’autres, sera le bienvenu puisqu’à la mort de son père, elle n’héritera rien, ce sera son jeune frère Erasmus qui héritera du domaine et de la fortune familiale des Allerthorpe. Mais Eve n’héritera que si elle est « saine d’esprit » (p. 31) or elle a l’impression d’être poursuivie par un esprit démoniaque… Celui du Thurrick Noir, un pendant maléfique du Père Noël dans le Yorkshire.

Holmes et Watson sont mal accueillis et mal installés au château de Fellscar… « La perspective de passer trois jours et trois nuits de plus dans ce château glacial et inhospitalier avec cette famille glaciale et inhospitalière ne m’attirait guère. Ma réticence, cependant, fut quelque peu adoucie par le petit-déjeuner que je pris le lendemain matin. » (p. 95).

Alors que la famille vient d’arriver pour Noël, Allerthorpe veut renvoyer Holmes et Watson à Londres dès le lendemain mais, durant la nuit, un accident (un crime ?) a eu lieu. Une fille de cuisine est morte, tombée (jetée !) du troisième étage. « L’atmosphère qui régnait dans la salle à manger était un singulier mélange de nervosité et d’excitation. Pour les invités, ce Noël, avec tous ces cris d’alarme et ces digressions, s’annonçait comme un Noël unique. Certains se le rappelleraient avec un sombre frisson, d’autres avec une tendre perplexité, mais je soupçonnais qu’aucun d’entre nous ne l’oublierait. » (p. 230).

J’ai l’impression que cet opus ne fait pas partie des Dossiers de Cthulhu (puisqu’il n’y a aucune référence à Lovecraft, à part la peur que peut inspirer un être maléfique créé de toutes pièces), en tout cas, il n’y a pas écrit « Dossier de Cthulhu » sur la couverture ou la page de titre. Mais l’ambiance est plaisante (enfin avec un château et une famille désagréables comme tout), dramatique et j’avais vraiment l’impression d’être dans un des titres du canon de Sherlock Holmes qui cogite et taquine John Watson (James Lovegrove est très doué pour ça). Par contre, je vois sur le site de l’éditeur que j’ai raté un titre, Sherlock Holmes et les démons marins du Sussex : les Dossiers de Cthulhu 3, paru en février 2020 (donc je verrai à la bibliothèque pour une prochaine fois). Ce Démon de Noël est donc sûrement un titre indépendant et je suis contente de l’avoir lu parce que j’ai passé un très bon moment, à défaut de passer un bon Noël en plein mois de juin 😛 et j’espère que James Lovegrove continuera d’écrire des « classiques » de Sherlock Holmes, vous voyez ce que je veux dire.

D’autres l’ont lu : À livre ouvert, Belette Cannibal Lecteur, Lauryn Books, Nathalie Z sur scifiuniverse, qui encore ?

Pour le Mois anglais, what else ? Puisque j’avais déjà lu Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell : les Dossiers Cthulhu 1 et Sherlock Holmes et les monstruosités du Miskatonic : les Dossiers Cthulhu 2 qui m’avaient bien emballée.

Mais aussi pour British Mysteries, Challenge de l’été – Tour du monde #3, Contes et légendes (pour la légende du Thurrick Noir, un peu le Père Fouettard anglais), Littérature de l’imaginaire #10, Polar et thriller 2021-2022, Shiny Summer Challenge (menu 2 Orage d’été, sous menu 1 Dorothée au pays d’Oz = voyager dans le temps et les univers) et Voisins Voisines 2022 (Angleterre).

Challenge L’été, lisons l’Asie

Quatrième édition pour ce challenge L’été, lisons l’Asie organisé par Eva mais que je découvre tout récemment ! Toutes les infos sur le groupe FB L’été, lisons l’Asie ! que j’ai demandé à rejoindre. Eva est très présente sur les réseaux alors il y a aussi un compte Instagram purrfectbooks, une chaîne YT Purrfect Books, une chaîne Twitch, un groupe de partage sur Discord, pour ceux que ça intéresse.

Le challenge L’été, lisons l’Asie se déroule du 1er juin au 30 septembre 2022 (les livres lus dès le 1er juin sont acceptés). L’objectif est de lire des livres (romans, nouvelles, théâtre, essais, bandes dessinées…) écrits par des auteurs / autrices asiatiques ou d’origine asiatique (origines connues et représentatives) ou des livres dont l’action principale se déroule en Asie. Pour les items, menus ‘fil rouge’, menus mensuels, tout ça, je vous laisse consulter les infos sur le groupe FB ou un des autres liens d’Eva (je me suis tout de même noté quelques trucs ci-dessous).

MENU FIL ROUGE : TOUR DE L’ASIE = lire un livre se passant dans l’un de ces pays ou écrit par un auteur / une autrice d’un de ces pays : Afghanistan, Corée du Sud, Inde, Iran, Liban, Mongolie, Turquie, Vietnam

MENU FIL ROUGE : AUTEURS / AUTRICES D’ASIE = lire un livre écrit par l’un de ces auteurs / l’une de ces autrices : Sawako Ariyoshi, Liu Cixin, Nadia Hashimi, Yukio Mishima, Haruki ou Ryû Murakami, Ito ou Yôko Ogawa, Salman Rushdie, Elif Shafak

MENU FIL ROUGE : JAPON = lire des livres écrits par un auteur / une autrice japonais(e) ou se déroulant au Japon : un polar japonais, un manga, un livre avec un chat ou une carpe koï sur la couverture, un titre qui contient un mot ou un nom japonais, un livre évoquant les relations entre le Japon et un autre pays, un livre avec une catastrophe naturelle, un livre sur un phénomène violent typiquement japonais (yakuzas, ijime, suicide pour l’honneur…), un livre qui se passe au sein d’un foyer japonais

MENU DE JUIN : VISAGES D’ASIE = lire un thriller ou roman noir, un livre sur un sujet tabou (érotisme, travail des enfants, prostitution, LGBT+…), un titre ou une couverture évoquant les 5 sens, une analyse de la société

MENU DE JUILLET : PAYSAGES D’ASIE = lire un livre avec un mot évoquant la nature dans le titre, un titre ou une couverture évoquant l’un des quatre éléments, un récit initiatique ou roman d’apprentissage, un livre qui fait voyager dans un pays

MENU D’AOÛT : IMAGINONS L’ASIE = lire un livre évoquant un mythe ou une légende, un recueil de poésies ou de nouvelles, un livre SFFF, un roman graphique ou un livre évoquant l’art (ou un art en particulier : musique, arts martiaux, arts picturaux, cérémonie du thé…)

MENU DE SEPTEMBRE : MÉMOIRES D’ASIE = lire un livre historique, une saga familiale, un livre avec un vêtement traditionnel sur la couverture, une biographie ou un témoignage

Pour info, il y a 47 pays sur le continent asiatique et les voici par ordre alphabétique : Afghanistan, Arabie Saoudite, Arménie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh, Bhoutan, Birmanie, Brunei, Cambodge, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Émirats Arabes Unis, Géorgie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Japon, Jordanie, Kazakhstan, Kirghizistan, Koweït, Laos, Liban, Malaisie, Maldives, Mongolie, Népal, Oman, Ouzbékistan, Palestine, Pakistan, Philippines, Qatar, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Tadjikistan, Thaïlande, Timor Oriental, Turkménistan, Turquie, Viêt Nam, Yémen.

Mes lectures asiatiques pour ce challenge

1. Voyage en Iran – En attendant l’imam caché de Nedim Gürsel (Actes Sud, 2022, Turquie), auteur turc mais le voyage se déroule en Iran – > MENU FIL ROUGE : TOUR DE L’ASIE (Iran, Turquie)

2. Secrets of Magical Stones 1 de Marimuu (Dupuis Vega, 2021, Japon), manga, 1er tome d’une trilogie – > MENU FIL ROUGE : JAPON

Challenge de l’été (Tour du monde) #3 avec Pingouin Vert

Troisième édition pour le Challenge de l’été (Tour du monde) organisé par le Petit Pingouin Vert du 21 juin au 21 septembre 2022. Infos et logos chez Petit Pingouin Vert.

Après deux participations honorables en 2021 (2 tours et demi soit 22 lectures) et en 2022 (2 tours soit 18 lectures), je rempile pour cet été même si les règles pour les niveaux me plaisent moins parce qu’il y a d’autres challenges à honorer tel mois ou jusqu’à une date limite comme le Book trip mexicain jusqu’au 30 juin donc pour moi, l’Amérique est prioritaire sur l’Europe. Mais bon… on participe alors on doit accepter les règles ! Mais je dois avouer qu’il y a deux nouveaux challenges, le Shiny Summer Challenge (juin, juillet, août) et L’été, lisons l’Asie (dont je parle tout à l’heure) qui auront ma priorité.

Comme l’année dernière, l’objectif est de lire 9 livres dont l’intrigue se déroule dans 9 pays différents.

Ce qui change, ce sont les niveaux (et l’ordre des niveaux doit être respecté) :
1er niveau = Petit Voyageur – > lire 3 livres en Europe
2e niveau = Grand Voyageur – > lire 3 livres en Amérique
3e niveau = Voyageur Expert – > lire 3 livres en Asie

Mes lectures pour ce Tour du monde estival

Les 3 lectures en Europe
1. Auteur anglais et se déroule en Angleterre avec Sherlock Holmes et le démon de Noël de James Lovegrove (Bragelonne, 2021)
2. Auteur suédois et se déroule en France avec L’Autre Paris d’Ivar Lo-Johansson (Ginkgo, 2016)
3. …

Les 3 lectures en Amérique
1. …
2. …
3. …

Les 3 lectures en Asie
1. …
2. …
3. …

Quid de l’Afrique et de l’Océanie ?