Hamish Macbeth 2 – Qui va à la chasse de M.C. Beaton

Hamish Macbeth 2 – Qui va à la chasse de M.C. Beaton.

Albin Michel, avril 2019, 288 pages, 14 €, ISBN 978-2-22643-593-4. Death of Cad (1987) est traduit de l’anglais par Marina Boraso.

Genres : littérature écossaise/anglaise, roman policier.

M.C. Beaton… Je remets ce que j’avais déjà écrit pour La quiche fatale (Agatha Raisin enquête) en juin 2017 et pour Hamish Macbeth, 1 – Qui prend la mouche avant-hier. M.C. Beaton naît en 1936 à Glasgow : elle est donc née Écossaise ! Mais elle épouse un Anglais et le couple a un fils. M.C., c’est pour Marion Chesney. Elle écrit sous plusieurs pseudonymes dont M.C. Beaton. Ses spécialités : la romance et les mysteries.

Priscilla Halburton-Smythe, 23 ans, journaliste, se rend avec son fiancé, Henry Withering, dramaturge londonien, dans le nord-ouest de l’Écosse pour le présenter à ses parents à Tommel Castle. Après un voyage éprouvant (plus de 900 km), Henry apprécie enfin le paysage avec le village de Lochdubh (celui où on vit dans Hamish Macbeth, 1 – Qui prend la mouche). « Que c’est beau ici. Tu veux bien t’arrêter un moment ? » (p. 22) ; « Londres me semble tellement loin, fit-il, autant pour lui-même que pour Priscilla. Comme un autre pays, un monde truqué, plein de vacarmes, d’agitation et d’intrigues. » (p. 23). Les deux tourtereaux découvrent au château de nombreux invités… La chasse à la grouse a été annulée à cause du déclin de l’espèce mais le capitaine Bartlett, odieux personnage, a fait le pari qu’il serait le premier à tuer un couple de grouses. Lorsqu’il est retrouvé mort, l’inspecteur-chef Blair conclut à un accident mais Hamish, intrigué, continue les recherches avec son chien, Towser. « Il y a eu homicide, déclara-t-il. Le capitaine Peter Bartlett a été assassiné. Et j’en détiens la preuve formelle. […] Aye, je dois quand même dire que le crime était presque parfait. » (p. 103). « C’est étrange dit-il enfin [le commissaire Chalmer qui a repris l’affaire après Blair], que toutes ces personnes qui détestaient légitimement Bartlett se soient trouvées réunies sous le même toit. » (p. 164). Plus l’enquête avance, plus la relation entre Priscilla et Henry se dégrade.

J’ai préféré cette histoire à Qui prend la mouche. Pourquoi ? Peut-être parce que je l’ai lue en premier et que ce fut une surprise de découvrir Hamish Macbeth et Priscilla Halburton-Smythe (ils sont amis d’enfance et le policier est secrètement amoureux d’elle). Peut-être parce que la traduction est plus fluide et dynamique (la traductrice est différente). En tout cas, j’ai apprécié cette enquête mais je n’aime ni la chasse ni la pêche et je ne sais pas si cette série (datée années 80, comme je le disais déjà pour Qui prend la mouche) est faite pour moi. Je pense que les deux premiers tomes pour découvrir me suffiront car c’est moins drôle et moins percutant qu’Agatha Raisin. Toutefois j’ai appris pas mal de choses sur l’Écosse et son aristocratie. Une série à découvrir si vous êtes curieux ou si vous aimez l’Écosse ou si vous êtes absolutly fan de M.C. Beaton !

Une lecture pour le Mois anglais donc et Voisins Voisines 2019 (Écosse / Angleterre).

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Hamish Macbeth, 1 – Qui prend la mouche de M.C. Beaton

Hamish Macbeth, 1 – Qui prend la mouche de M.C. Beaton.

Albin Michel, avril 2019, 252 pages, 14 €, ISBN 978-2-22643-592-7. Death of a Gossip (1985) est traduit de l’anglais par Karine Guerre.

Genres : littérature écossaise/anglaise, roman policier.

M.C. Beaton… Je remets ce que j’avais déjà écrit pour La quiche fatale (Agatha Raisin enquête) en juin 2017. M.C. Beaton naît en 1936 à Glasgow : elle est donc née Écossaise ! Mais elle épouse un Anglais et le couple a un fils. M.C., c’est pour Marion Chesney. Elle écrit sous plusieurs pseudonymes dont M.C. Beaton. Ses spécialités : la romance et les mysteries.

John et Heather Cartwright dirigent l’école de pêche à la mouche de Lochdubh (à l’extrême nord-ouest de l’Écosse). « Hamish hocha la tête. […] Un sombre pressentiment le tenaillait. Quelque chose ne tournait pas rond dans ce stage de pêche, mais quoi, exactement ? » (p. 79). Et effectivement, une des participantes, Lady Jane Winters, une femme détestable, est retrouvée morte dans la Keeper’s Pool et ce n’est pas un accident puisque « Un bas de ligne es enroulé autour de son cou. Elle a été étranglée. Et ce n’est pas tout… […] On lui a ligoté les chevilles avec une chaîne ! » (p. 123). Mais, alors que le policier du village, l’unique policier du village !, Hamish Macbeth, commence son enquête, l’inspecteur en chef Blair et ses collègues de la PJ, Anderson et MacNals, débarquent de Strathbarie. « Écoutez, mon vieux, je ne suis pas certain que vous ayez l’expérience nécessaire pour résoudre un crime pareil. Laissez-nous faire : on en a vu d’autres, mes hommes et moi. » (p. 137). Mais Hamish et son chien, Towser, ne vont pas se laisser marcher sur les pieds et les pattes ! D’autant plus que Priscilla Halburton-Smythe, la fille des châtelains, va les aider.

Alors, j’ai bien aimé et j’ai appris plein de choses sur l’Écosse et sur la pêche à la mouche (une activité qui ne m’intéresse normalement pas du tout) mais, soyons clairs, c’est beaucoup moins drôle qu’Agatha Raisin ! La série Hamish Macbeth date (années 80), il y a des références à Lady Di, Margaret Thatcher et il n’y a aucune technologie (pas d’ordinateurs et encore moins de téléphones portables) : ce n’est pas un reproche mais les plus jeunes lecteurs vont-ils accrocher ? Je pense qu’avec le succès d’Agatha Raisin, Hamish Macbeth a été traduit mais cette série aurait dû l’être dans les années 80-90 pour plaire réellement au lectorat. Et puis, une série en 35 tomes (en 2018), c’est trop long pour moi… Mais j’ai également lu Qui va à la chasse (en fait je l’ai lu en premier) et je vais rédiger ma note de lecture pour le Mois anglais avant la fin du mois.

Une lecture pour le Mois anglais donc et Voisins Voisines 2019 (Écosse / Angleterre).

Le prix de Cyril Gely

Le prix de Cyril Gely.

Albin Michel, janvier 2019, 224 pages, 17 €, ISBN 978-2-226-43710-5.

Genres : littérature française, roman scientifique.

Cyril Gely naît le 23 mars 1968 à Boulogne-Billancourt. Il étudie le commerce et la finance mais se lance dans une carrière de comédien et de metteur en scène de théâtre (Signé Dumas en 2003, Diplomatie en 2011) puis de scénariste (Chocolat en 2016). Il est auteur de romans depuis les années 90 : La traversée (Spengler, 1995), Le cercle de pierre (Anne Carrière, 1997), Poétique du combat (Krakoen, 2009), Toujours libre, la saga des Saint-Quare (Le Rocher, 2014), Fabrika (Albin Michel, 2016) et c’est un écrivain que je ne connaissais pas avant Le prix !

10 décembre 1946, Grand Hôtel de Stockholm. L’Allemand Otto Hahn, 67 ans, doit recevoir le Prix Nobel de Chimie « pour sa découverte de la fission nucléaire » (p. 18) mais « Nul ne sait ce que nous réserve le passé. » (p. 11). L’Autrichienne Lise Meitner a travaillé pendant plus de trente ans avec le scientifique au Kaiser-Wilhelm-Institut de Berlin sur la physique atomique et elle n’était pas une simple assistante alors ce Prix Nobel, elle devrait le recevoir aussi ! Mais, comme elle a dû fuir l’Allemagne en juillet 1938 et se réfugier en Suède, elle est éliminée de l’histoire scientifique… « Hahn sort de sa douche et s’observe un court instant dans le miroir. Il peut se regarder sans frémir. Ce qui s’est passé en Allemagne pendant la guerre a certes été horrible, mais il ne se sent ni coupable, ni responsable. » (p. 17). Edith, l’épouse d’Otto est dans la chambre d’à côté et elle se doute que Lise va rendre visite à son mari avant la remise du prix.

Petit clin d’œil : dans la chambre d’Otto, il y a une copie du tableau Tempête de neige en mer de William Turner. La tempête ici, elle est dans la chambre d’hôtel, elle est dans les âmes.

Huis-clos glaçant, souvenirs et règlements de comptes, chacun (Lise et Otto) campe sur ses positions. Mais « La mémoire nous joue parfois de drôles de tours […]. » (p. 58). « Au moins, dit-il en quittant la fenêtre, aucun de nos scientifiques n’a du sang sur les mains. – Aucun ? – Pas un seul. – Si avoir du sang sur les mains, c’est tuer quelqu’un, tu as sans doute raison. Si, en revanche, c’est dénoncer les gens, fabriquer des bombes ou favoriser l’eugénisme, les scientifiques dont tu parles n’ont rien à envier aux assassins. » (p. 41). C’est que les scientifiques allemands, même s’ils n’adhéraient pas aux idées du parti nazi, ont participé à l’Uranprojekt car Hitler voulait absolument la bombe, dès 1942, mais Otto poursuit : « […] qu’on luttait de toutes nos forces pour ne pas livrer la bombe. Qu’on traînait les pieds. Qu’on inventait toutes les excuses du monde pour justifier nos retards. Hitler hurlait. Hitler entrait dans des rages folles. Mais nous avons tenu bon. Et je peux t’affirmer en te regardant droit dans les yeux : nous les scientifiques allemands, n’avons pas de sang sur les mains ! » (p. 95). Otto Hahn est-il sincère ? Dit-il la vérité ou veut-il simplement se justifier, se dédouaner ? En tout cas, « Huit ans qu’elle attendait cette entrevue, qu’elle l’imaginait jour après jour. Elle avec Hahn. Elle contre Hahn. Huit ans. Et ce jour est enfin arrivé. » (p. 63). Et il n’est pas facile – sinon impossible – de simplement tourner la page, de tout oublier et de continuer à vivre comme si rien ne s’était passé ! « Tu ne mérites pas le Nobel. Ni aucun autre prix. » (p. 124). L’excuse, la piteuse excuse, d’Otto… : « Tu étais juive, Lise, lâche-t-il finalement. Je ne pouvais pas associer mon nom au tien. » (p. 175).

Voilà, tout est dit… Lise était femme et juive… Ce roman atypique (inspiré de personnages et de faits réels) et impressionnant de rigueur remet, avec Lise Meitner, la place de la femme dans le monde scientifique. J’ai l’impression que les auteurs parlent peu des femmes dans la science. Bien sûr, il y a des exceptions avec des noms très connus comme celui de Marie Curie (qui travaillait avec son mari) mais, en général, les femmes sont mises de côté et travaillent dans l’ombre d’un homme (père, frère, époux)… Alors, à l’heure où on apprend que, par exemple, de nombreuses femmes ont fait progressé l’informatique avant que les hommes ne prennent le pouvoir dans cette branche scientifique et technologique, il est bon de savoir que de nombreuses femmes étaient (sont !) douées pour les sciences, ont fait avancer les choses (parfois seules) et que la science n’est pas (du tout) une affaire d’hommes !

Un roman de la Rentrée littéraire de janvier (mais, comme je le disais hier, je n’ai pas vu de challenge pour 2019, dommage). Et il y a finalement un challenge Rentrée littéraire janvier 2019.

Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr

Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr.

Albin Michel, collection Les grandes traductions, août 2017, 320 pages, 22,50 €, ISBN 978-2-226-39630-3. Cox oder der Lauf der Zeit (2016) est traduit de l’allemand par Bernard Kreiss.

Genres : littérature autrichienne, roman historique.

Christoph Ransmayr naît le 20 mars 1954 à Wels près de Linz en Autriche. Dans les années 70, il étudie la philosophie et l’ethnologie à Vienne puis travaille comme journaliste culturel avant de se consacrer, dans les années 80, à l’écriture (romans et essais pour lesquels il reçoit des prix littéraires).

Chine du XVIIIe siècle. L’empereur Qianlong est passionné par les horloges et les mécanismes qui mesurent le temps et sa course effrénée. Il attend « l’arrivée imminente d’un voilier anglais chargé d’horloges et d’automates précieux » (p. 11). « Alistair Cox, horloger et constructeur d’automates en provenance de Londres, maître de plus de neuf cents micro-mécaniciens, bijoutiers-joailliers, orfèvres et ciseleurs, se tenait au bastingage du trois-mâts Sirius et frissonnait malgré le soleil matinal radieux qui surplombait déjà les collines de Hangzhou et dissipait les derniers brouillards encore présents sur l’eau noire. » (p. 17). Il y a deux ans, lorsque Abigaïl, sa fille chérie, est morte de la coqueluche, Cox a accepté l’invitation de l’empereur-dieu, « être le premier homme du monde occidental à prendre ses quartiers dans une ville interdite et à créer, pour le très haut et passionné amateur et collectionneur d’horloges et d’automates, des œuvres conformes aux plans et aux rêves du Très-Haut. » (p. 20). Cox arrive avec son ami et plus proche collaborateur, Jacob Merlin, et deux assistants exceptionnels, un horloger orfèvre, Aram Lockwood, et un micro-mécanicien, Balder Bradshaw. Mais l’empereur ne veut plus de jouets alors le Sirius continue avec sa cargaison jusqu’à Yokohama et Qianlong demande aux artisans anglais des horloges qui mesurent le temps et la course du temps de façon différente selon la période de la vie car le temps ne passe pas de la même façon pour un enfant que pour un adulte, ou pour des amants que pour un condamné. « Shi jian, dit la voix derrière le paravent. Le temps, traduisit Kiang, le temps, la course du temps, le temps mesurable : Shi jian. » (p. 84). Bien sûr les artisans anglais ne parlent pas chinois, ils ont un traducteur attitré, Joseph Kiang.

Une chose me tracasse : Alistair Cox a 42 ans et, page 38, il est écrit que son épouse, Faye, est « trente ans plus jeune que lui » or leur fille, Abigaïl, est morte vers l’âge de 4 ans il y a un peu plus de 2 ans : il y a sûrement une erreur, peut-être de traduction. D’autant plus qu’on apprend que Faye a épousé Cox lorsqu’elle avait 17 ans (page 44). Si quelqu’un a une explication…

En dehors de cette petite erreur (qui n’est qu’un détail), ce roman est magistral !

L’auteur offre au lecteur un séjour extraordinaire dans la Cité impériale, dite Cité interdite, et si les artisans anglais jouissent d’une très grande liberté et de matériaux en quantité illimitée, ils doivent respecter scrupuleusement de nombreuses règles. Le lecteur en profite pour faire une excursion à la grande Muraille de Chine et une villégiature estivale à Jehol, en Mongolie intérieure. « Les chambres à coucher et les pièces de séjour étaient peintes en bleu, deux pièces de thé en rouge foncé, les ateliers et un bain de vapeur fonctionnant à l’énergie en blanc : les couleurs de l’air, des nuages, du feu et de l’eau constituaient une bénédiction qui ne pouvait que favoriser le travail qui devait être accompli ici. » (p. 208-209).

« Une horloge pour l’éternité. L’horloge des horloges. Perpetuum mobile. «  (p. 229).

Le sobriquet Clox (p. 257) a-t-il donné le mot anglais clock ?

L’auteur s’est inspiré de James Cox, horloger et constructeur d’automates (exposés dans le monde y compris en Chine) mais qui n’a jamais été en Chine ! Et de son collaborateur, Joseph Merlin. Ils ont été les constructeurs de la Perpetual Motion atmosphérique (barométrique). Tout le reste est fiction mais l’auteur a une connaissance sidérale de la Chine et des mécanismes de l’horlogerie !

Ce qui m’a attirée dans ce roman ? La couverture, la Chine et le thème : j’aime les romans fictionnalisant le temps et les mécanismes d’horlogerie (même si je n’y connais… rien !).

Une lecture germanique (littérature autrichienne en langue allemande) pour le Défi littéraire de Madame lit mais je lirai dans le mois de la littérature allemande. Aussi pour le Challenge de l’été 2018, Petit Bac 2018 (catégorie Passage du temps), Raconte-moi l’Asie #3 (l’action se déroule en Chine) et Voisins Voisines 2018 (Autriche).

Oz de Maxime Chattam

Oz (Autre-Monde, 5) de Maxime Chattam.

Albin Michel, novembre 2012, 416 pages, 20 €, ISBN 978-2-22624-433-8.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam : voir sur le tome 1, L’Alliance des Trois.

Super ! Dans ce tome 5 – le deuxième du deuxième cycle – nos héros, Matt, Tobias, Ambre et un millier de Pans, les chiens, le Testament de roche apporté par le roi Balthazar, le Cœur de la Terre (assimilé par Ambre) et le Vaisseau-vie des Kloropanphylles partent pour l’Europe.

« Au final, le plus difficile était de ne pas savoir ce qui les attendait en Europe. Ils ignoraient s’ils partaient pour mener une guerre, une longue exploration, ou pour entamer des relations diplomatiques avec un nouveau peuple. Personne ne savait même si la Tempête avait frappé là-bas, s’il y avait des survivants […] » (p. 36).

Direction la France ! Puis l’Angleterre. Mais avant il faut traverser l’océan… Et faire face à ses dangers. Des raptors, des flotogrouillants… et les habitants de l’Europe, les Ozdults, encore plus dangereux que ne l’étaient les Cyniks…

« Ici, cela semblait relever seulement de la haine. Profonde et terrifiante. Le désir de destruction. » (p. 216).

C’est une très bonne idée de redécouvrir le « vieux-continent » !

« La Tempête a engendré bien des curiosités et des atrocités. Tous ces changements ont été si brutaux que beaucoup de choses ne sont pas… équilibrées. Ce sont les ratés de la Tempête, les anomalies. » (p. 339).

Dans chaque tome, le lecteur prend plaisir à retrouver ses personnages préférés, à en découvrir de nouveaux, ainsi que de nouveaux lieux, de nouvelles créatures, mais il y a dans Oz plus d’action, des trahisons, des pertes (humains et chiens), et tout ça tient le lecteur en haleine, je dirais même en apnée, c’est mon tome préféré pour l’instant, il est plus abouti, plus sombre, plus terrifiant encore ! Il m’en reste deux à lire : Neverland (tome 6, 2013) et Genèse (tome 7, 2016), j’ai hâte !

Pour les challenges Jeunesse & young adult et Littérature de l’imaginaire.

Les notes de lectures des autres tomes : L’Alliance des Trois de Maxime Chattam (Autre-Monde 1)Malronce de Maxime Chattam (Autre-Monde 2)Le Cœur de la Terre de Maxime Chattam (Autre-Monde 3)Entropia de Maxime Chattam (Autre-Monde 4).

Entropia de Maxime Chattam

Entropia (Autre-Monde, 4) de Maxime Chattam.

Albin Michel, novembre 2011, 400 pages, 20,30 €, ISBN 978-2-22622-992-2.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam : voir sur le tome 1, L’Alliance des Trois.

Les Pans ont installés plusieurs postes avancés autour du village d’Eden. « La principale occupation aux Postes Avancés consistait en de courtes expéditions à caractère scientifique, botaniques ou minéralogiques, ainsi qu’en recensement de nouvelles espèces animales. » (p. 9). Mais que se passe-t-il tout au nord des anciens États-Unis et au Canada ? Aucun Pan ne le sait car aucun n’est jamais allé aussi haut. « Je pense qu’il est nécessaire de poursuivre l’exploration du monde, les Longs Marcheurs ont bien assez à faire à circuler de village en village et colporter les informations et les centraliser ici, je me porte volontaire pour monter une équipe et aller à l’ouest ou au nord, voir ce qu’il y a au-delà des zones connues. » (p. 29).

L’action se déroule trois mois après l’alliance signée avec les Cyniks renommés les Maturs avec Balthazar à leur tête, et tous se préparent à fêter Noël ou du moins le premier anniversaire après la tempête. « Soudain toutes les voix se turent en même temps, puis entonnèrent ensemble un chant religieux qui ne dura que quelques secondes. « (p. 186). Mais il y a toujours des ennemis tapis dans l’ombre (des corbeaux espions, des tourmenteurs…) et ce mystérieux mur de brouillard électrique qui arrive du nord… Matt, Tobias, Ambre et leurs amis devront découvrir ce qu’est ce nouveau phénomène très dangereux, Entropia. « Entropia ne véhiculait aucune harmonie, rien que le chaos. Le désordre, la confusion. L’horreur. La mort. » (p. 347).

Avec ce quatrième tome – le premier tome du deuxième cycle de Autre-Monde – c’est toujours un plaisir de retrouver les personnages principaux des Pans (et les autres), pas de lassitude, ça se lit toujours très bien (genre page turner) d’autant plus que le danger est encore plus grand, que les personnages mûrissent et qu’il y a de nouvelles créatures horribles ! Et de l’autre côté de la Passe des loups, où c’est normalement la paix, le Buveur d’innocence n’a pas dit son dernier mot. L’auteur a énormément d’imagination et surprend encore, c’est bien car j’ai embrayé avec le tome 5, Oz, dont je vous parle tout bientôt.

Pour les challenges Jeunesse & young adult, Littérature de l’imaginaire et Mois américain (l’auteur n’est pas américain mais le roman se déroule aux États-Unis).

Les notes de lectures des autres tomes : L’Alliance des Trois de Maxime Chattam (Autre-Monde 1),  Malronce de Maxime Chattam (Autre-Monde 2)Le Cœur de la Terre de Maxime Chattam (Autre-Monde 3).

Le Cœur de la Terre de Maxime Chattam

Le Cœur de la Terre (Autre-Monde, tome 3) de Maxime Chattam.

Albin Michel, avril 2010, 467 pages, 20,30 €, ISBN 978-2-22620-840-8.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam : voir sur le tome 1, L’Alliance des Trois.

Toujours un grand plaisir de retrouver l’univers d’Autre-Monde et ses personnages. Ce troisième tome est différent car Matt et Tobias sont séparés ! Tobias est prisonnier dans le Raupéroden avec une affreuse araignée énorme, le Dévoreur.

« Eden semblait imperturbable. Un havre protecteur. Il était difficile de croire à l’imminence de la guerre. » (p. 29).

« Dépêche-toi d’aller te trouver un compagnon à quatre pattes. – C’est déjà fait, dit-il en s’écartant pour désigner une boule de fourrure noire et marron dont les yeux étaient à peine visibles sous les poils trop longs. Je l’ai choisi parce qu’il est aussi moche que moi ! On devrait s’entendre ! » (p. 98).

Dès le tome 2, Malronce, j’avais mon idée sur les identités du Raupéroden et de Malronce 😉 mais je ne vous dirai rien, na !

Encore ici, l’auteur continue de développer avec talent ses idées, comme la Terre en colère et la Nature qui se venge des humains. Tout tient la route mais tous n’arrivent pas au bout de l’aventure… Une pensée pour Peps et une pour Phalène 😥

« Ils n’avaient plus d’ombre. Et rien ne peut survivre sans sa part d’ombre. L’équilibre du monde. » (p. 336).

« Le résultat est le même : ils obéissent à celle qui sait leur parler. Balthazar avait raison : ils n’ont plus de mémoire, ils ne sont que des coquilles vides qui ne demandent qu’à être remplies ! C’est ça qui les rend si mauvais. » (p. 414).

Je vais me répéter mais toujours de l’aventure, de l’action, des rebondissements, etc. ; et puis quelque chose d’impensable : les Pans (enfants et adolescents) vont devoir se battre contre les Cyniks et les Gloutons (adultes). Une belle fin de cycle mais, en terminant ce tome, on ne sait pas ce qui est arrivé à Plume et aux autres chiens ! Un oubli de la part de l’auteur ou une volonté de garder le suspense jusqu’au prochain tome ?

Comme pour les tomes 1 et 2, une très agréable lecture que je mets dans les challenges Jeunesse young adult #6, Littérature de l’imaginaire et Printemps de l’imaginaire francophone (toujours avec du retard dans la publication de ma note de lecture… mais j’ai bien lu ce roman avant !). Et je vais me plonger dans le deuxième cycle (de 4 tomes), c’est sûr et certain !

Les notes de lectures des autres tomes : L’Alliance des Trois de Maxime Chattam (Autre-Monde 1)Malronce de Maxime Chattam (Autre-Monde 2)Entropia de Maxime Chattam (Autre-Monde 4).