Séoul zone interdite de JUNG Myeong-seop

Séoul zone interdite de JUNG Myeong-seop.

Decrescenzo, janvier 2018, 218 pages, 18 €, ISBN 978-2-36727-049-4. Pyeswaeguyeok Seoul (2012) est traduit du coréen par HWANG Jihae et Julien Paolucci.

Genres : littérature coréenne, science-fiction, post-apocalyptique.

JUNG Myeong-seop… Je n’ai rien trouvé de précis donc voici ce qu’en dit l’éditeur : « est un jeune auteur coréen qui cultive un goût pour la littérature policière et de science-fiction. À travers la description de Séoul détruite et envahie par les zombies, l’auteur nous propose une vision sombre de la société future. ». Séoul zone interdite est son premier roman traduit en français et, pour découvrir son univers, vous pouvez lire une interview sur Keulmadang (excellent site consacré à la littérature coréenne).

Mars 2022. En Corée du Nord, la population a faim mais les émeutes sont violemment réprimées par le président Kim Jong-un qui ne veut pas perdre le pouvoir et qui appelle à l’aide la Chine. Mais « une faction de l’armée nord-coréenne s’insurge contre la présence de troupes étrangères sur son sol » (p. 8). Avril 2022. Un missile nucléaire nord-coréen explose sur Séoul (en Corée du Sud) : il y a des millions de morts et de blessés. « Mais l’horreur ne faisait que commencer. Quelques heures après le bombardement, les mort ont rouvert les yeux, et se sont jetés sur les survivants avec une agressivité extrême. On a d’abord parlé d’« infectés » puis de « zombies ». L’armée fut rapidement submergée par leur nombre. […]. » (p. 9). Séoul devient « Zone interdite » ! Dix ans après, des mercenaires, surnommés les « chasseurs de trésors » entrent illégalement dans la zone malgré le « haut rempart de béton bardé de barbelés électrifiés et de dispositifs anti-intrusion pour récupérer les objets personnels que les rescapés avaient laissés dans leur fuite. » (p. 9). Hyunjun est un de ces chasseurs de trésors lourdement armés. Lors d’une mission, il voit une fillette de dix ans et il en a la preuve puisqu’il l’a filmée avec la caméra de son casque ! Y aurait-il encore des survivants dans la zone ?

Eh bien, j’espère que les Nord-Coréens n’enverront pas de bombes nucléaires car je ne sais pas ce qu’ils mettraient dedans mais le résultat ne sera pas beau à voir ! L’objectif de l’auteur, dans ce roman post-apocalyptique (et pas dystopique comme je l’ai lu quelque part), était de déposséder les Sud-Coréens de leur capitale bien-aimée, Séoul (un quart des Sud-Coréens vit à Séoul). Ainsi, les zombies n’ont pas envahi le pays, pourchassant les survivants pour les dévorer, ces derniers se repliant – comme on le voit généralement – dans des enclaves où ils sont plus ou moins en sécurité ; au contraire, ce sont les zombies qui « vivent » enfermés dans Séoul, devenue une zone dangereuse subissant les effets de l’explosion nucléaire (quoique l’auteur ne s’attarde pas sur les retombées nucléaires dix ans après), et les Coréens sont protégés par un immense mur électrifié qui entoure la capitale contaminée. La vie a repris son cours, après l’horreur, différemment au niveau social et économique (il y a même des Nord-Coréens qui vivent au Sud, on les reconnaît à leur façon de parler) mais il faut bien continuer à vivre, travailler et pourquoi pas fonder une famille. La résilience, la bravoure, le travail, les missions à accomplir sont mis à l’honneur : ces notions ne sont pas exclusivement coréennes mais elles sont traitées de façon coréenne ce qui fait en partie l’originalité du roman.

En fait, avant d’avoir lu l’interview (citée et linkée plus haut), j’avais bien remarqué que l’auteur était fortement influencé par la culture populaire occidentale, en particulier tout ce qui est aventures action (les différentes missions dans la zone interdite et le « bouquet final ») et par les films américains de zombies. Et je me visualisais très bien cette histoire très violente au cinéma d’autant plus que j’ai déjà vu Dernier train pour Busan ! (부산행 Boo-san-haeng, un film d’horreur de Yeon Sang-ho sorti en 2016.). Mais Jung Myeong-seop n’écrit pas comme un Américain ou un Européen, il écrit et pense comme un Coréen et son roman est un des premiers romans de science-fiction coréens traduit en français, une curiosité donc ! Et puis, malgré la destruction de Séoul, le lecteur « vadrouille » dans les hauts lieux touristiques de la capitale et aimerait finalement les visiter en vrai avant leur éventuelle destruction…

J’ai repéré quelques fautes comme « Nous avons eu beau le supplié à genoux » page 65 (supplier) ou « Je retire la tête de la fenêtre et me fait tout petit » page 132 (fais) ou encore « Il a regrdé la fenêtre brisée » page 172 (regardé) : des détails me direz-vous (quoique les deux fautes de grammaire…) mais moi, s’il y a une faute, je ne peux pas m’en empêcher, je la vois !!!

Mais Decrescenzo est – et restera – un éditeur que j’aime : cette « petite » maison d’éditions publie uniquement de la littérature coréenne, c’est un pari osé en France où ce pays et cette littérature sont peu connus (moins que la Chine et le Japon en tout cas) mais c’est justement un bel objectif littéraire et culturel et, au vu de toutes les parutions depuis sa création en 2012, le pari est réussi !

Alors, c’est sûr que si vous n’aimez pas du tout la violence et les zombies, ce roman n’est peut-être pas fait pour vous… Mais pourquoi pas, pour découvrir une autre culture, pour comprendre les dessous d’une guerre – même si elle est éclair (euh, sans jeu de mot) – et les dessous de la politique et de la corruption (le roman touche à l’actualité récente du pays en fait). Ou bien, vous pouvez piocher dans les autres titres du catalogue 😉

Une lecture originale pour les Challenge de l’épouvante, Challenge de l’été, Challenge Chaud Cacao, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Lieu), Raconte-moi l’Asie #3, Rentrée littéraire janvier 2018, S3F4 #4 et Lire sous la contrainte (« tout au féminin »).

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Challenge Summer Short Stories of SFFF #4

Vu chez Tigger Lilly, le Summer Short Stories of SFFF que je ne connaissais pas ou alors j’avais zappé… Ce challenge estival est géré par Lutin du blog Albédo, univers imaginaires (il me semble avoir déjà aperçu ce blog) et il en est à sa quatrième saison. En fait, ce challenge était entre 2015 et 2017 sur Les lectures de Xapur. Le surnom de ce challenge est S4F3 pour Summer Short Stories Science (= 4 S) et Fiction Fantasy Fantastique (= 3 F) donc en 2018, c’est le S4F3 #4 et il se déroule durant l’été, du 21 juin au 23 septembre.

L’objectif est de lire des livres de tous les genres de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique (SFFF), horreur, etc., de moins de 350 pages : romans, recueils de nouvelles et anthologies (ne sont pas pris en compte les nouvelles à l’unité, les novellas de moins de 80 pages, les revues et magazines, les comics et bandes dessinées). Plus d’infos, logo et inscription sur Albédo ici et pour déposer les liens ici.

J’ai très envie de participer !

Mes lectures pour ce challenge

1. Le Club Vesuvius (Une aventure de Lucifer Box, 1) de Mark Gatiss (Bragelonne, 2015, 264 pages, Bragelonne poche, 2018, 300 pages)

2. Le Novelliste # 1: c’est un mook, recueil de nouvelles (Flatland, 2017, 208 pages)

3. La quête onirique de Vellit Boe de Kij Johnson (Le Bélial, 200 pages)

4. Dans la forêt de Jean Hegland (Gallmeister, 304 pages)

5. Nous d’Evgueni Zamiatine (Actes Sud, 233 pages)

Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir

Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir.

Thierry Magnier, collection Grands romans, mai 2017, 352 pages, 16,50, ISBN 979-1-03520-037-4. Traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Genres : littérature islandaise, littérature jeunesse, science-fiction.

Hildur Knútsdóttir naît en 1984 en Islande mais étudie au Guatemala et voyage en Amérique du Sud. Elle vit ensuite en Allemagne (Berlin) et au Portugal (Tavira) avant de retourner en Islande étudier la création littéraire. Elle écrit pour la jeunesse et pour les adultes.

Samedi commence les vacances d’hiver et le mois de l’abattage, une ancienne tradition islandaise. Bergljót, Magga et Thóra, 16 ans, sont invitées à une soirée avec Grímur, le plus beau garçon du collège. Mais Bergljót ne pourra pas aller à la fête : elle est au chalet de Snæfellsnes avec son jeune frère Bragi, 11 ans, pour l’anniversaire de leur père, Thórbergur. Leur mère doit les rejoindre mais bizarrement ils n’arrivent à joindre personne au téléphone. « Il doit y avoir un problème de réseau. » (p. 53). Alors que père et fils jouent au foot avec des habitants du village proche du chalet, ceux-ci se mettent tous à vomir. Thórbergur et Bragi, qui ne sont pas touchés, comprennent qu’il se passe quelque chose et fuient. « C’est comme si le monde entier était mort. » (p. 79). De retour à Reykjavík, ils découvrent dans leur immeuble un survivant, Heidar, qui veut rejoindre ses parents sur l’île Vestmann.

On a ici une histoire de zombies mangeurs d’humains somme toute classique mais agréable à lire. Le point fort est que l’action se déroule en Islande avec peu de personnages mais bien travaillés. Ce qui est surprenant : l’Islande est une île, pas énorme, et les survivants veulent se réfugier sur une île encore plus petite (les îles Vestmann sont un archipel de 18 îles situées dans l’océan Atlantique au sud-ouest de l’Islande). De plus, certains survivants pensent à une invasion extra-terrestre.

Le lecteur alterne entre les chapitres écrits par Bergljót et ceux écrits par Bragi car ils vont être séparés et Bragi ne partira pas avec les autres survivants sur les îles Vestmann.

Une lecture divertissante, pour ce roman post-apocalyptique horreur qui permet de découvrir Reykjavík, la capitale islandaise, les îles Vestmann, en hiver en plus, et les moyens de survivre (on ne sait jamais, ça peut être utile !).

À la fin de ce premier tome, il y a encore beaucoup de questions (l’Islande est-elle le seul pays touché ou le monde entier est concerné ?) alors j’ai bien l’intention de lire le deuxième tome de ce diptyque !

Mon passage préféré est celui avec le chien, Spassky (p. 242 et suivantes) pour sa tendresse et son humanité. « Tout le monde semblait apprécier Spassky. Il avait redonner le sourire aux habitants des îles Vestmann. Sa langue qui haletait, ses petits yeux noirs brillant de joie les poussaient à jouer avec lui et à oublier, ne serait-ce qu’un instant, ceux qui étaient morts. » (p. 266).

Une lecture pour le Challenge de l’épouvante, le Défi littéraire 2018 de Madame lit (février est pour l’Islande), les challenges Jeunesse Young Adult #7, Littérature de l’imaginaire et Voisins Voisines 2018 (Islande).

Challenge Littérature de l’imaginaire 2018

J’ai participé à ce Challenge Littérature de l’imaginaire organisé par Amarüel en 2016 et en 2017. Pour la 6e édition, c’est Ma lecturothèque qui reprend le flambeau et ce du 1er janvier au 31 décembre 2018. Infos, logos et inscription (jusqu’au 1er février 2018) chez Ma lecturothèque.

L’objectif est bien sûr de lire de la littérature de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique, tous les genres et leurs sous-genres ! Romans, nouvelles, essais, bandes dessinées, mangas, comics (super-héros ou non, tant que ça reste dans le domaine de l’imaginaire), magazines spécialisés comme Bifrost qui propose un contenu textuel (mais pas Neverland qui est plus un magazine de promotion des titres de l’éditeur Bragelonne), en format papier ou numérique.

Il existe 8 échelons (je vais être modeste et choisir le premier avec 12 livres et je verrai si je peux faire mieux !) et 5 catégories (qui sont facultatives mais la catégorie A me convient bien et pourquoi pas la catégorie E) :

Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel = au moins 12 livres

Échelon 2 : Petit pas dans l’ailleurs = au moins 24 livres

Échelon 3 : Plongée dans l’inconnu = au moins 36 livres

Échelon 4 : Immersion dans le vide = au moins 48 livres

Échelon 5 : Absorption dans l’étrange = au moins 60 livres

Échelon 6 : Fusion dans l’utopique = au moins 72 livres

Échelon 7 : Je lis donc je chronique = au moins 100 livres

Échelon 8 : Synchronisation avec la page = au moins 130 livres

Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité = Le challenge reste comme il était jusque-là, à savoir tous les supports sont acceptés et vous lisez tous les genres des lectures de l’imaginaire.

Catégorie B : Banshee de la Double Page = Vous choisissez de ne lire que deux genres que vous signalerez lors de votre inscription (par exemple Fantasy/SF ou SF/Fantastique ou Fantasy/Fantastique). Tous supports confondus.

Catégorie C : Cerbère des Mots = On bannit les BD et les mangas, la place est réservée aux romans uniquement. Tous genres confondus.

Catégorie D : Dragon de la Multidisciplinarité = Vous devrez choisir un genre en début de challenge entre la Fantasy et la SF. Ils ont tous deux des sous-genres, dans cette catégorie vous devrez lire un livre par sous-genre. À vous de voir ce que vous lisez pour le reste de la catégorie.

Catégorie E : Elfe de l’Incontournable = Vous lirez ce que vous voudrez durant ce challenge dans le genre que vous voulez MAIS il vous sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteurs que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi.

Mes lectures de l’imaginaire

1. Sérum de Cyril Pedrosa et Nicolas Gaignard (Delcourt, 2017, France)

2. L’Enfant et le Maudit (tome 1) de Nagabe (Komikku, 2017, Japon)

3. Green Mechanic #1 de Yami Shin (Ki-oon, 2017, Suisse)

4. Hanada le garnement #1 de Makoto Isshiki (Ki-oon, 2017, Japon)

5. Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir (Thierry Magnier, 2017, Islande)

6. Louise et Hetseni – Dans les plaines sauvages de Sophie Rigal-Goulard (Rageot, 2018, France)

7. La mort du temps d’Aurélie Wellenstein (Scrineo, 2017, France)

8. Quelques minutes de silence de Philippe Gauthier (L’école des loisirs, 2017, France)

9. Le Club Vesuvius (Une aventure de Lucifer Box, 1) de Mark Gatiss (Bragelonne, 2015-2018, Angleterre)

10. Incubation de Laura DiSilverio (Dreamland, 2017, États-Unis)

11. Le Novelliste #1 : De cuivre et d’ambre de Dominique Warfa (Flatland, 2017, Belgique)

12. Séoul zone interdite de JUNG Myeong-seop (Decrescenzo, 2018, Corée du Sud)

Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel = au moins 12 livres : honoré 🙂

13. Street Fighting Cat #1 de SP Nakatema (Doki Doki, 2017, Japon)

14. La quête onirique de Vellit Boe de Kij Johnson (Le Bélial, 2018, États-Unis)

15. Dans la forêt de Jean Hegland (Gallmeister, 2017, États-Unis)

16. Nous d’Evgueni Zamiatine (Actes Sud, 2017, Russie)

+ ? … Arriverai-je à 24 pour honorer l’échelon 2 avant le 31 décembre ?

Marathon de l’épouvante

Dans le cadre du Challenge de l’épouvante, Marjorie organise un Marathon de l’épouvante qui se déroule sur deux semaines (possibilité de participer à une semaine au choix ou aux deux semaines) : semaine 1 : du vendredi 20 octobre au mardi 31 octobre et semaine 2 : du vendredi 27 octobre au dimanche 5 novembre. Je pense que je vais participer aux deux semaines dans la catégorie minimum « Sorcières et sortilèges » soit 500 pages par semaine plus un défi obligatoire.

Infos (catégories, défis…), logos, inscription chez Marjorie et sur le groupe FB.

Mes lectures pour ce marathon

Semaine 1 : du vendredi 20 octobre au mardi 31 octobre – Je n’aurais pas dû m’inscrire à cette première semaine, je savais que j’avais une longue semaine de travail jusqu’à samedi soir et que je n’aurais pas le temps de lire… Tant pis, je me rattraperai la deuxième semaine.

Semaine 2 : du vendredi 27 octobre au dimanche 5 novembre – Aucune lecture du vendredi 27 au dimanche 29 octobre inclus… Mais je vais lire du lundi 30 octobre au mercredi 1er novembre puis durant le weekend du 4 et 5 novembre donc ça devrait le faire ! Mon défi est de lire une nouvelle série (pas nouvelle dans le sens de parution récente mais dans le sens d’une série que je ne connais pas et que je commencerais). J’ai choisi Skully Fourbery, la série fantastique horreur humour de l’Irlandais Derek Landy parue chez Gallimard Jeunesse et j’ai lu les deux premiers tomes : Skully Fourbery (2008, 300 pages) et Skully Fourbery joue avec le feu (2009, 308 pages). J’aurais pu lire le troisième tome mais le minimum de 500 pages étant largement atteint, je me suis concentrée sur trois autres livres que je devais lire rapidement. Cette série me plaît beaucoup et je lirai assurément la suite.

Challenge de l’épouvante avec Marjorie

Un challenge tout nouveau tout beau : le Challenge de l’épouvante créé par Marjorie du blog Chroniques littéraires. Il se déroule du 1er octobre 2017 au 30 septembre 2018 (avec possibilité de renouvellement).

Infos, logos et inscription chez Marjorie. Et il y a un groupe FB que j’ai déjà rejoint.

Marjorie organisera, durant ce challenge, « des marathons lectures, des semaines ou journées thématiques (japonais, sorcières, vampires, BD, trilogies…), des lectures communes, des visionnages de films d’horreur en commun » (peut-être de séries aussi ?).

Les livres acceptés sont « les romans, BD, mangas, albums » (j’espère que les nouvelles sont acceptées aussi car elles sont légions dans ce genre littéraire).

Dans tous les genres de l’horreur : « les histoires qui font un peu frissonner (exemples : Twilight, les histoires de fées, d’elfes…), les histoires de maisons hantées, les histoires d’horreur (exemple : Stephen King…), les thrillers (si vous lisez Maxime Chattam vous conviendrez que côté horreur on est servis !) ». Je pense qu’on peut rajouter les histoires de zombies, de possession, etc.

Mes billets pour ce challenge

(Qui se complète avec d’autres challenge comme Classiques, Littérature de l’imaginaire ou le Pumpkin Autumn Challenge).

1. Toxique de Samanta Schweblin (Argentine)

2. Marathon de l’épouvante (octobre-novembre 2017)

3. Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir (Islande)

4. La mort du temps d’Aurélie Wellenstein (France)

5. Séoul zone interdite de JUNG Myeong-seop (Corée du Sud)

Le journal des chats de Junji Itô

Le journal des chats de Junji Itô.

Delcourt, collection Seinen de Delcourt/Tonkam, octobre 2015, 116 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-7560-7344-6. Ito Junji no neko nikki Yon & 伊藤潤二の猫日記よん&むー (2015) est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

Genres : manga, horreur.

Junji ITÔ naît le 13 juillet 1963 à Gifu (Japon). Il dessine dès l’enfance et, dans les années 80, alors qu’il travaille comme dentiste, il publie son premier manga Tomie 富江 (1987) que j’ai lu en 1999. D’autres histoires d’horreur suivront : Spirale, Gyo, Le mystère de la chair, La femme limace, etc. parues en français chez Tonkam entre 2002 et 2014 (j’en ai lu plusieurs).

Juju a acheté une petite maison neuve il y a un an. Sa fiancée, A, vient de le rejoindre et elle veut ramener son chat Yon, un matou blanc avec des taches noires et une queue tigrée. Pour tenir compagnie à Yon, A décide de prendre en plus un chaton norvégien, Mû. Juju n’ose rien dire mais il trouve que Yon a « une tête maléfique » (p. 6) et puis il préfère les chiens… En tout cas, avoir deux chats à la maison, ce n’est pas facile pour Juju, d’autant plus qu’en tant que mangaka, il travaille souvent toute la la nuit et il a parfois des hallucinations. Mais est-ce vraiment des hallucinations ?

Il y a un genre qui s’appelle le « ero guro » (pour l’érotique gore), eh bien je dirais que ce manga (autobiographique) est du « neko guro » ! Un récit horrifique exagéré avec des chats qui sont très bien dessinés (mais attention, on est loin de Chi, Plum et autres chats de manga pour la jeunesse !). Par contre les personnages ont des visages blafards ou horrifiés et, en ce qui concerne A, elle a pratiquement toujours les yeux blancs ce qui lui donne un air… inquiétant ! Les différentes histoires sont entrecoupées par des questions à Maître Ito, sur sa vie, son travail ; et il y a des photos de Yon et de Mû puisque les deux chats existent vraiment. Quand un des maîtres de l’horreur veut fait rire ses lecteurs, voici ce que ça donne : un manga mi-horreur mi-comique, et donc insolite et totalement réussi !

Pour le challenge BD et La BD de la semaine (après Madame, l’année du chat de Nancy Peña mercredi dernier, on reste dans les chats, ah ah ah !).