Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir

Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir.

Thierry Magnier, collection Grands romans, mai 2017, 352 pages, 16,50, ISBN 979-1-03520-037-4. Traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Genres : littérature islandaise, littérature jeunesse, science-fiction.

Hildur Knútsdóttir naît en 1984 en Islande mais étudie au Guatemala et voyage en Amérique du Sud. Elle vit ensuite en Allemagne (Berlin) et au Portugal (Tavira) avant de retourner en Islande étudier la création littéraire. Elle écrit pour la jeunesse et pour les adultes.

Samedi commence les vacances d’hiver et le mois de l’abattage, une ancienne tradition islandaise. Bergljót, Magga et Thóra, 16 ans, sont invitées à une soirée avec Grímur, le plus beau garçon du collège. Mais Bergljót ne pourra pas aller à la fête : elle est au chalet de Snæfellsnes avec son jeune frère Bragi, 11 ans, pour l’anniversaire de leur père, Thórbergur. Leur mère doit les rejoindre mais bizarrement ils n’arrivent à joindre personne au téléphone. « Il doit y avoir un problème de réseau. » (p. 53). Alors que père et fils jouent au foot avec des habitants du village proche du chalet, ceux-ci se mettent tous à vomir. Thórbergur et Bragi, qui ne sont pas touchés, comprennent qu’il se passe quelque chose et fuient. « C’est comme si le monde entier était mort. » (p. 79). De retour à Reykjavík, ils découvrent dans leur immeuble un survivant, Heidar, qui veut rejoindre ses parents sur l’île Vestmann.

On a ici une histoire de zombies mangeurs d’humains somme toute classique mais agréable à lire. Le point fort est que l’action se déroule en Islande avec peu de personnages mais bien travaillés. Ce qui est surprenant : l’Islande est une île, pas énorme, et les survivants veulent se réfugier sur une île encore plus petite (les îles Vestmann sont un archipel de 18 îles situées dans l’océan Atlantique au sud-ouest de l’Islande). De plus, certains survivants pensent à une invasion extra-terrestre.

Le lecteur alterne entre les chapitres écrits par Bergljót et ceux écrits par Bragi car ils vont être séparés et Bragi ne partira pas avec les autres survivants sur les îles Vestmann.

Une lecture divertissante, pour ce roman post-apocalyptique horreur qui permet de découvrir Reykjavík, la capitale islandaise, les îles Vestmann, en hiver en plus, et les moyens de survivre (on ne sait jamais, ça peut être utile !).

À la fin de ce premier tome, il y a encore beaucoup de questions (l’Islande est-elle le seul pays touché ou le monde entier est concerné ?) alors j’ai bien l’intention de lire le deuxième tome de ce diptyque !

Mon passage préféré est celui avec le chien, Spassky (p. 242 et suivantes) pour sa tendresse et son humanité. « Tout le monde semblait apprécier Spassky. Il avait redonner le sourire aux habitants des îles Vestmann. Sa langue qui haletait, ses petits yeux noirs brillant de joie les poussaient à jouer avec lui et à oublier, ne serait-ce qu’un instant, ceux qui étaient morts. » (p. 266).

Une lecture pour le Challenge de l’épouvante, le Défi littéraire 2018 de Madame lit (février est pour l’Islande), les challenges Jeunesse Young Adult #7, Littérature de l’imaginaire et Voisins Voisines 2018 (Islande).

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Challenge Littérature de l’imaginaire 2018

J’ai participé à ce Challenge Littérature de l’imaginaire organisé par Amarüel en 2016 et en 2017. Pour la 6e édition, c’est Ma lecturothèque qui reprend le flambeau et ce du 1er janvier au 31 décembre 2018. Infos, logos et inscription (jusqu’au 1er février 2018) chez Ma lecturothèque.

L’objectif est bien sûr de lire de la littérature de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique, tous les genres et leurs sous-genres ! Romans, nouvelles, essais, bandes dessinées, mangas, comics (super-héros ou non, tant que ça reste dans le domaine de l’imaginaire), magazines spécialisés comme Bifrost qui propose un contenu textuel (mais pas Neverland qui est plus un magazine de promotion des titres de l’éditeur Bragelonne), en format papier ou numérique.

Il existe 8 échelons (je vais être modeste et choisir le premier avec 12 livres et je verrai si je peux faire mieux !) et 5 catégories (qui sont facultatives mais la catégorie A me convient bien et pourquoi pas la catégorie E) :

Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel = au moins 12 livres

Échelon 2 : Petit pas dans l’ailleurs = au moins 24 livres

Échelon 3 : Plongée dans l’inconnu = au moins 36 livres

Échelon 4 : Immersion dans le vide = au moins 48 livres

Échelon 5 : Absorption dans l’étrange = au moins 60 livres

Échelon 6 : Fusion dans l’utopique = au moins 72 livres

Échelon 7 : Je lis donc je chronique = au moins 100 livres

Échelon 8 : Synchronisation avec la page = au moins 130 livres

Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité = Le challenge reste comme il était jusque-là, à savoir tous les supports sont acceptés et vous lisez tous les genres des lectures de l’imaginaire.

Catégorie B : Banshee de la Double Page = Vous choisissez de ne lire que deux genres que vous signalerez lors de votre inscription (par exemple Fantasy/SF ou SF/Fantastique ou Fantasy/Fantastique). Tous supports confondus.

Catégorie C : Cerbère des Mots = On bannit les BD et les mangas, la place est réservée aux romans uniquement. Tous genres confondus.

Catégorie D : Dragon de la Multidisciplinarité = Vous devrez choisir un genre en début de challenge entre la Fantasy et la SF. Ils ont tous deux des sous-genres, dans cette catégorie vous devrez lire un livre par sous-genre. À vous de voir ce que vous lisez pour le reste de la catégorie.

Catégorie E : Elfe de l’Incontournable = Vous lirez ce que vous voudrez durant ce challenge dans le genre que vous voulez MAIS il vous sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteurs que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi.

Mes lectures de l’imaginaire

1. Sérum de Cyril Pedrosa et Nicolas Gaignard (Delcourt, 2017, France)

2. L’Enfant et le Maudit (tome 1) de Nagabe (Komikku, 2017, Japon)

3. Green Mechanic #1 de Yami Shin (Ki-oon, 2017, Suisse)

4. Hanada le garnement #1 de Makoto Isshiki (Ki-oon, 2017, Japon)

5. Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir (Thierry Magnier, 2017, Islande)

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Marathon de l’épouvante

Dans le cadre du Challenge de l’épouvante, Marjorie organise un Marathon de l’épouvante qui se déroule sur deux semaines (possibilité de participer à une semaine au choix ou aux deux semaines) : semaine 1 : du vendredi 20 octobre au mardi 31 octobre et semaine 2 : du vendredi 27 octobre au dimanche 5 novembre. Je pense que je vais participer aux deux semaines dans la catégorie minimum « Sorcières et sortilèges » soit 500 pages par semaine plus un défi obligatoire.

Infos (catégories, défis…), logos, inscription chez Marjorie et sur le groupe FB.

Mes lectures pour ce marathon

Semaine 1 : du vendredi 20 octobre au mardi 31 octobre – Je n’aurais pas dû m’inscrire à cette première semaine, je savais que j’avais une longue semaine de travail jusqu’à samedi soir et que je n’aurais pas le temps de lire… Tant pis, je me rattraperai la deuxième semaine.

Semaine 2 : du vendredi 27 octobre au dimanche 5 novembre – Aucune lecture du vendredi 27 au dimanche 29 octobre inclus… Mais je vais lire du lundi 30 octobre au mercredi 1er novembre puis durant le weekend du 4 et 5 novembre donc ça devrait le faire ! Mon défi est de lire une nouvelle série (pas nouvelle dans le sens de parution récente mais dans le sens d’une série que je ne connais pas et que je commencerais). J’ai choisi Skully Fourbery, la série fantastique horreur humour de l’Irlandais Derek Landy parue chez Gallimard Jeunesse et j’ai lu les deux premiers tomes : Skully Fourbery (2008, 300 pages) et Skully Fourbery joue avec le feu (2009, 308 pages). J’aurais pu lire le troisième tome mais le minimum de 500 pages étant largement atteint, je me suis concentrée sur trois autres livres que je devais lire rapidement. Cette série me plaît beaucoup et je lirai assurément la suite.

Challenge de l’épouvante avec Marjorie

Un challenge tout nouveau tout beau : le Challenge de l’épouvante créé par Marjorie du blog Chroniques littéraires. Il se déroule du 1er octobre 2017 au 30 septembre 2018 (avec possibilité de renouvellement).

Infos, logos et inscription chez Marjorie. Et il y a un groupe FB que j’ai déjà rejoint.

Marjorie organisera, durant ce challenge, « des marathons lectures, des semaines ou journées thématiques (japonais, sorcières, vampires, BD, trilogies…), des lectures communes, des visionnages de films d’horreur en commun » (peut-être de séries aussi ?).

Les livres acceptés sont « les romans, BD, mangas, albums » (j’espère que les nouvelles sont acceptées aussi car elles sont légions dans ce genre littéraire).

Dans tous les genres de l’horreur : « les histoires qui font un peu frissonner (exemples : Twilight, les histoires de fées, d’elfes…), les histoires de maisons hantées, les histoires d’horreur (exemple : Stephen King…), les thrillers (si vous lisez Maxime Chattam vous conviendrez que côté horreur on est servis !) ». Je pense qu’on peut rajouter les histoires de zombies, de possession, etc.

Mes billets pour ce challenge

(Qui se complète avec d’autres challenge comme Classiques, Littérature de l’imaginaire ou le Pumpkin Autumn Challenge).

1. Toxique de Samanta Schweblin (Argentine)

2. Marathon de l’épouvante (octobre-novembre 2017)

3. Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir (Islande)

Le journal des chats de Junji Itô

Le journal des chats de Junji Itô.

Delcourt, collection Seinen de Delcourt/Tonkam, octobre 2015, 116 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-7560-7344-6. Ito Junji no neko nikki Yon & 伊藤潤二の猫日記よん&むー (2015) est traduit du japonais par Jacques Lalloz.

Genres : manga, horreur.

Junji ITÔ naît le 13 juillet 1963 à Gifu (Japon). Il dessine dès l’enfance et, dans les années 80, alors qu’il travaille comme dentiste, il publie son premier manga Tomie 富江 (1987) que j’ai lu en 1999. D’autres histoires d’horreur suivront : Spirale, Gyo, Le mystère de la chair, La femme limace, etc. parues en français chez Tonkam entre 2002 et 2014 (j’en ai lu plusieurs).

Juju a acheté une petite maison neuve il y a un an. Sa fiancée, A, vient de le rejoindre et elle veut ramener son chat Yon, un matou blanc avec des taches noires et une queue tigrée. Pour tenir compagnie à Yon, A décide de prendre en plus un chaton norvégien, Mû. Juju n’ose rien dire mais il trouve que Yon a « une tête maléfique » (p. 6) et puis il préfère les chiens… En tout cas, avoir deux chats à la maison, ce n’est pas facile pour Juju, d’autant plus qu’en tant que mangaka, il travaille souvent toute la la nuit et il a parfois des hallucinations. Mais est-ce vraiment des hallucinations ?

Il y a un genre qui s’appelle le « ero guro » (pour l’érotique gore), eh bien je dirais que ce manga (autobiographique) est du « neko guro » ! Un récit horrifique exagéré avec des chats qui sont très bien dessinés (mais attention, on est loin de Chi, Plum et autres chats de manga pour la jeunesse !). Par contre les personnages ont des visages blafards ou horrifiés et, en ce qui concerne A, elle a pratiquement toujours les yeux blancs ce qui lui donne un air… inquiétant ! Les différentes histoires sont entrecoupées par des questions à Maître Ito, sur sa vie, son travail ; et il y a des photos de Yon et de Mû puisque les deux chats existent vraiment. Quand un des maîtres de l’horreur veut fait rire ses lecteurs, voici ce que ça donne : un manga mi-horreur mi-comique, et donc insolite et totalement réussi !

Pour le challenge BD et La BD de la semaine (après Madame, l’année du chat de Nancy Peña mercredi dernier, on reste dans les chats, ah ah ah !).

Pumpkin Autumn Challenge avec Guimause

Repéré chez Marjorie hier, comment ne pas craquer pour ce Pumpkin Autumn Challenge créé par Guimause du blog Le terrier de Guimause que j’avais l’impression de ne pas connaître mais qu’en fait j’avais déjà visité deux ou trois fois depuis son apparition en février de cette année mais sans l’enregistrer dans mon reader de WP (ce qui est maintenant fait comme ça je ne raterai plus de billets !).

Alors, ce challenge peut sembler un peu compliqué… J’ai lu (chez Marjorie) et relu (chez Guimause) les règles et je les ai même écoutées dans la vidéo de Guimause (dans laquelle elle donne aussi ses projets de lecture pour ce challenge et donc des idées de lectures pour les autres participants).

En fait, c’est facile, il suffit simplement de… suivre ! Le challenge dure du 1er septembre au 30 novembre 2017. Guimause a créé 3 menus avec 2 catégories chacun et on peut choisir un ou deux ou trois menus et donc lire deux ou quatre ou six livres (ou plus !) dans l’ordre qu’on veut. Un livre peut rentrer dans deux catégories de deux menus différents mais je vais éviter ça si possible (autant y aller à fond !).

Infos, logos (*) et inscription chez Guimause (à noter que c’est son premier challenge et que l’idée est super bien développée !). (*) C’est moi qui ai ajouté le texte vert sur la photo d’automne choisie par Guimause (ci-dessus) et j’ai utilisé le même vert que dans son logo des menus (ci-dessous).

Menu 1 – L’automne frissonnant

Hurlons dans les bois : lire un livre angoisse, horreur ou thriller. J’ai lu Les liens du sang d’Errol Henrot (premier roman français, sur le monde des abattoirs, visions d’horreur…).

La crypte des morts-vivants : lire un livre avec zombie, monstre, créature ou cas de possession. J’ai lu…

Menu 2 – L’automne douceur de vivre

Creepy, Spooky, Halloween : lire un livre conte sombre et fantastique pour de petits frissons. J’ai lu Toxique de Samanta Schweblin (premier roman argentin, un conte moderne, fantastique, sombre qui mène le lecteur au bord de l’angoisse et de la folie).

« Fall » in love : lire un livre romance et autres sucreries. J’ai lu…

Menu 3 – L’automne enchanteur

Légendes d’ici et d’ailleurs : lire un livre d’une légende celte, asiatique, africaine pour découvrir de nouvelles cultures. J’ai lu…

Féérique citrouille, bibbidi-bobbidi-boo : lire un conte féerique ou du Nature writing. J’ai lu Fanette et Filipin avec 4 contes animaliers.

Je rajouterai mes liens ci-dessus dans les différents menus et j’espère – en trois mois – remplir les trois menus donc présenter six livres (puisque l’objectif est de lire au moins un livre pour chaque catégorie). Je vais aussi demander à rejoindre le groupe FB pour suivre l’actualité du challenge et des participants.

Et vous, il vous plaît ce challenge d’automne ?

PS du 1er décembre : bon, eh bien, le challenge s’est terminé hier et je ne l’ai pas honoré à 100 %, en fait j’ai rempli chaque menu une fois au lieu de deux, je ferai mieux l’année prochaine si je me réinscris 😉

Entropia de Maxime Chattam

Entropia (Autre-Monde, 4) de Maxime Chattam.

Albin Michel, novembre 2011, 400 pages, 20,30 €, ISBN 978-2-22622-992-2.

Genres : science-fiction, fantasy, fantastique, horreur.

Maxime Chattam : voir sur le tome 1, L’Alliance des Trois.

Les Pans ont installés plusieurs postes avancés autour du village d’Eden. « La principale occupation aux Postes Avancés consistait en de courtes expéditions à caractère scientifique, botaniques ou minéralogiques, ainsi qu’en recensement de nouvelles espèces animales. » (p. 9). Mais que se passe-t-il tout au nord des anciens États-Unis et au Canada ? Aucun Pan ne le sait car aucun n’est jamais allé aussi haut. « Je pense qu’il est nécessaire de poursuivre l’exploration du monde, les Longs Marcheurs ont bien assez à faire à circuler de village en village et colporter les informations et les centraliser ici, je me porte volontaire pour monter une équipe et aller à l’ouest ou au nord, voir ce qu’il y a au-delà des zones connues. » (p. 29).

L’action se déroule trois mois après l’alliance signée avec les Cyniks renommés les Maturs avec Balthazar à leur tête, et tous se préparent à fêter Noël ou du moins le premier anniversaire après la tempête. « Soudain toutes les voix se turent en même temps, puis entonnèrent ensemble un chant religieux qui ne dura que quelques secondes. « (p. 186). Mais il y a toujours des ennemis tapis dans l’ombre (des corbeaux espions, des tourmenteurs…) et ce mystérieux mur de brouillard électrique qui arrive du nord… Matt, Tobias, Ambre et leurs amis devront découvrir ce qu’est ce nouveau phénomène très dangereux, Entropia. « Entropia ne véhiculait aucune harmonie, rien que le chaos. Le désordre, la confusion. L’horreur. La mort. » (p. 347).

Avec ce quatrième tome – le premier tome du deuxième cycle de Autre-Monde – c’est toujours un plaisir de retrouver les personnages principaux des Pans (et les autres), pas de lassitude, ça se lit toujours très bien (genre page turner) d’autant plus que le danger est encore plus grand, que les personnages mûrissent et qu’il y a de nouvelles créatures horribles ! Et de l’autre côté de la Passe des loups, où c’est normalement la paix, le Buveur d’innocence n’a pas dit son dernier mot. L’auteur a énormément d’imagination et surprend encore, c’est bien car j’ai embrayé avec le tome 5, Oz, dont je vous parle tout bientôt.

Pour les challenges Jeunesse & young adult, Littérature de l’imaginaire et Mois américain (l’auteur n’est pas américain mais le roman se déroule aux États-Unis).

Les notes de lectures des autres tomes : L’Alliance des Trois de Maxime Chattam (Autre-Monde 1),  Malronce de Maxime Chattam (Autre-Monde 2)Le Cœur de la Terre de Maxime Chattam (Autre-Monde 3).