Perdus en forêt de Helle Helle

Perdus en forêt de Helle Helle.

Phébus, janvier 2020, 160 pages, 16 €, ISBN 978-2-7529-1124-7. Hvis det er (2014) est traduit du danois par Kakob Jakobsen.

Genre : littérature danoise.

Helle Helle, de son vrai nom Helle Olsen, naît le 14 décembre 1965 à Nakskov, une île au nord-est du Danemark. Elle est publiée depuis 1993 (une dizaine de romans). Vous parlez danois ? Plus d’infos sur son site, http://www.hellehelle.net/ (une page en anglais).

Dans une forêt du Jutland, un homme et une femme courent, ils ne se connaissent pas et se croisent par hasard. Mais, lorsque la nuit tombe, ils sont tous deux perdus et se recroisent. Ils vont passer la nuit ensemble et parler. « Nous continuons un moment sans rien dire. La lumière diminue drastiquement. » (p. 16).

Le thème de base est tout simple mais l’idée m’a plu et puis je n’ai jamais lu cette autrice danoise apparemment réputée. Mais… Commencé en mars, ce roman m’est tombé des mains, blabla, ennui… Je pensais le terminer en avril mais je l’ai laissé traîner ! Je reprends sa lecture dans le cadre du Marathon de l’été 2020 – semaine 1 avec la thématique « Terminer ses livres en cours ».

Je reprends donc à la page 72 et je suis un peu perdue… Ah oui, elle raconte, à l’inconnu donc, qu’elle vivait en coloc puis tout le monde est parti et elle s’est retrouvée seule… Plus tard, elle a revu Christian qui avait un fils de trois ans (Magnus, surnommé Buller) mais qui n’était pas en couple alors elle a travaillé avec lui au magasin de ses parents et ils se sont mis ensemble.

Pendant qu’elle raconte, la nuit et le froid se sont bien installés… même s’ils ont trouvé un abri. « Quand crois-tu que nous allons nous en sortir ? me demande-t-elle à un autre moment, sous les couvertures. » (p. 113). Allez, que le jour se lève et qu’ils puissent repartir, qu’on en finisse ! Mais lui est blessé au pied et elle n’a fait que vomir…

Je suis passée à côté de ce roman, mais alors totalement ! Je l’ai pourtant lu jusqu’au bout pour connaître le fin mot de l’histoire mais il n’y en a pas… Je trouve qu’il n’a ni queue ni tête, il est bavard et sans humour… D’autres ont aimé mais Aifelle, comme moi, n’a pas été convaincue alors qu’elle avait apprécié un précédent roman de Helle Helle.

Je ne pense pas relire cette autrice danoise mais je mets tout de même ce roman dans Challenge de l’été (Danemark) et Voisins Voisines 2020 (Danemark aussi).

Petzi construit son bateau de C. & V. Hansen

[Article archivé]

Petzi construit son bateau est une bande dessinée de C. & V. Hansen rééditée aux éditions Casterman en avril 1991 (32 pages, 5,45 €, ISBN 2-203-32501-1). Rasmus Klump bygger skib (1952) est traduit du danois.

Vilhelm Hansen est né le 6 mai 1900 à Amager, une île danoise de l’Øresund. Il est mort le 3 décembre 1992 à Copenhague, la capitale du Danemark. Lithographe et illustrateur, il s’est lancé dans la bande dessinée dès les années 40.

Carla Hansen, née le 19 septembre 1906 à Copenhague, était l’épouse de Vilhelm Hansen. Elle est morte le 6 décembre 2001 à Copenhague. Elle écrivait avec humour les scénarios de Petzi.

La série commence en novembre 1951 et continue jusqu’en 1985 (36 tomes). Il y a des hors-séries, des posthumes et des inédits. Petzi (Rasmus Klump en danois) est un ourson qui porte une salopette rouge à pois blancs. Ses principaux amis sont : Pingo (Pingo en danois), un manchot portant un nœud papillon blanc ; Riki (Pelle en danois), un pélican qui sait lire et qui a toutes sortes d’objets dans son grand bec ; L’Amiral (Skæg en danois), un phoque, marin à la retraite, portant un pantalon bleu et un béret. Il y a aussi des personnages secondaires : une tortue, Caroline, un cochon, Porcelet, un éléphanteau, Jumbo, une autruche, un lapin, un âne…

Dans Petzi construit son bateau, Petzi trouve une roue et Pingo propose d’en faire un vélo. Mais la roue est étrange… C’est en fait un gouvernail ! Et Riki propose de construire plutôt un bateau. « Un bateau, c’est bien mieux qu’un vélo ! » (p. 6). Mais un bateau, ça ne se construit pas comme ça, et « le travail, ça donne faim ! » (p. 17).

Petzi et ses amis n’hésitent pas à voler des objets (les roues de la carriole de Porcinet, les planches de la clôture d’Autruche) et je me demande si cette histoire serait acceptée par un éditeur de nos jours. En tout cas, cette bande dessinée, bien sûr destinée aux jeunes lecteurs, fait partie des classiques qui se (re)lisent avec plaisir même pour les adultes (enfin, je parle pour moi).

Une lecture pour les challenges Animaux du monde, A reading’s week, Classic’BD, Le mélange des genres (catégorie BD et roman graphique), Nordique (Danemark) et Petit Bac 2014 (catégorie Objet : le bateau étant transportable).