Mois espagnol et Mois italien

En mai, deux pays sont mis à l’honneur par deux charmantes blogueuses que je suis depuis des années.

Vu que pratiquement la moitié du mois de mai est passée…, il était temps que je publie mon billet d’inscription !

Le Mois espagnol, c’est avec Sharon du blog Des livres et Sharon : infos, logo et inscription chez Sharon + dépôt des liens. À noter que, pour cette 3e édition, l’Espagne est bien sûr à l’honneur mais aussi tout le monde hispanique (Amérique du Sud).

Le Mois italien, c’est avec Martine du blog Les lectures de Martine : infos, logo et inscription chez Martine + billet de lancement officiel avec un programme (facultatif) et d’autres logos (ci-dessous) + groupe FB. À noter que Martine, prenant le relai d’Eimelle (qui l’organisait en octobre), a préféré le mois de mai pour cette 3e édition.

Mon billet hispanique : L’Ouzbek muet et autres histoires clandestines de Luis Sepúlveda (recueil de 9 nouvelles, Chili, 2015-2016).

Mes billets italiens : Le renard et l’aviateur de Luca Tortolini et Anna Forlati (très bel album illustré, 2017) et Tu tueras le Père de Sandrone Dazieri (excellent roman policier, 2015).

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

BojanglesEn attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut.

Finitude, janvier 2016, 159 pages, 15,50 €, ISBN 978-2-36339-063-9.

Genre : premier roman.

Olivier Bourdeaut naît en 1982 à Nantes (Loire-Atlantique). Lorsqu’il perd son emploi d’agent immobilier, il décide de se consacrer à l’écriture. En attendant Bojangles, rédigé en Espagne, est en fait le deuxième roman qu’il écrit mais le premier à trouver éditeur.

« Ceci est mon histoire vraie, avec des mensonges à l’endroit, à l’envers, parce que la vie c’est souvent comme ça. » (p. 6). Cette phrase, en exergue au tout début du roman, m’a embrouillée, c’est sûr…

68premièresfois2016Le narrateur est l’enfant. Son récit est entrecoupé par des extraits du journal de son père qu’il a trouvé plus tard. « Je ne comprenais pas souvent mon père. Je le compris un peu plus au fil des ans, mais pas totalement. Et c’était bien ainsi. » (p. 9). Après un choc fiscal, la mère met le feu à leur appartement et se retrouve internée.

« Lorsque je racontais ce qui se passait à la maison, la maîtresse ne me croyait pas et les autres élèves non plus, alors je mentais à l’envers. Il valait mieux faire comme ça pour l’intérêt général, et surtout pour le mien. » (p. 37). On le comprend !

DefiPremierRoman2016L’enfant, tour à tour émerveillé ou inquiet, observe le comportement de ses parents car leur amour est unique, fusionnel, excentrique, jusqu’à ce que la mère sombre dans la folie. Le seul compagnon de l’enfant est un oiseau appelé Mademoiselle, une demoiselle de Numidie.

« Après l’incendie, je ne pouvais plus jouer la comédie, le feu, la fumée, les pompiers, le plastique brûlé sur les épaules de ma bien-aimée, toute cette tristesse cachée derrière son euphorie ne pouvaient plus être le fruit d’une plaisanterie. » (p. 120, extrait du carnet secret du père).

Challenge-Rentree-litteraire-janvier-2016Ce roman a reçu plusieurs prix littéraires : Grand Prix RTL-Lire, Le Roman des étudiants France Culture-Télérama, Prix roman France Télévisions, Prix Emmanuel Roblès et Prix de l’Académie de Bretagne. Et pourtant… « C’est bien écrit, drôle, mais ça n’a ni queue, ni tête. » (p. 12) : réponse des éditeurs au père qui leur envoie ses manuscrits et je pourrais presque dire la même chose de ce roman : bien écrit… plus ou moins… drôle… non, je n’ai pas ri, ni même souri… ça n’a ni queue ni tête… ça a un début et une fin et une histoire mais… bof… je suis déçue… je ne me suis pas retrouvée dans les personnages, je n’ai pas trouvé le style extraordinaire et je n’en reviens pas qu’il ait reçu tous ces prix ! Mais, justement, d’autres ont aimé et ils vous disent pourquoi : allez lire Jérôme Garcin dans BibliObs, Pierre Assouline dans La république des livres et tous les blogueurs qui en ont parlé. « Mes parents dansaient tout le temps, partout. Avec leurs amis la nuit, tous les deux le matin et l’après-midi. » (p. 15). Oui, et alors ? Je n’ai pas swingué donc, mais je vous laisse avec Mister Bojangles interprété par Nina Simone (ci-dessous).

Un livre lu dans le cadre des 68 premières fois – 2016 que je mets dans les challenges Défi Premier roman et Rentrée littéraire janvier 2016.

Taureau espagnol

JourneeColoriage6maiLa semaine dernière, je voulais participer à la Journée mondiale du coloriage le 6 mai mais je n’ai pas pu… Le vendredi était une grosse journée de travail et je travaillais aussi le samedi… Cette année, le thème était animaux fabuleux. Infos sur Journée-mondiale.com et sur Staedtler.fr.

JourneeEurope9maiHier, je me suis inscrite à la deuxième session du Mois espagnol organisé par Sharon et aujourd’hui, 9 mai, c’est la Journée de l’Europe. Infos sur Journée-mondiale.com et sur EuropeDay.europa.eu.

Alors, je regroupe tout ça (coloriage, animal, Europe, Espagne, mix perso !) et voici mon coloriage de taureau espagnol : c’est tout simple, presque enfantin mais c’est symbolique et le taureau est – comme tous les animaux – fabuleux à mes yeux ! Ce qui me permet de dire non à la corrida, non aux courses de taureaux, non à ces traditions d’un autre âge pour lesquelles des humains maltraitent des taureaux ! Et que l’Union européenne prenne des décisions une bonne fois pour toute afin qu’aucun humain n’ait le droit de maltraiter aucun animal quel qu’il soit ! Voilà, c’est dit 🙂

ColoriageTaureau

Mois espagnol #2 avec Sharon

MoisEspagnolMai2015-3Vous vous rappelez, l’année dernière, j’ai participé à un Mois espagnol ? C’était le premier événement auquel je participais puisque je venais de créer le blog la veille ! Sharon remet le couvert pour une deuxième session du Mois espagnol avec deux petits plus : le premier est l’ouverture à l’Amérique Latine et le deuxième est le partenariat avec Les gourmandises de Syl du blog Thé, lectures et macarons.

Infos, logos et inscription chez Sharon.

GourmandisesSylEspagneMes billets

1. Taureau espagnol

Mon bilan du Mois espagnol

MoisEspagnolMai2015-1Tout d’abord, je tiens à remercier Sharon, très présente et bien organisée, pour ce super Mois espagnol ! En plus, c’est le premier événement bloguesque auquel participe PatiVore !

Dernier jour du mois de mai et donc petit bilan de ce Mois espagnol – avant le Mois anglais en juin – (billet demain).

Ensuite, je tiens à dire que j’ai été ravie de participer en compagnie d’autres blogueurs intéressés par l’Espagne qui ont partagé leurs découvertes et leurs recettes de cuisine !

MoisEspagnolMai2015-2De mon côté, j’ai fait de belles découvertes :

– une musicale avec la charmante Sílvia Pérez Cruz ;

– et deux littéraires avec la poésie de Federico García Lorca et la romancière Rosa Montero.

La petite déception, c’est que je n’ai pas pu participer à tous les rendez-vous… Mais, ça, je m’en doutais dès le début… J’ai raté :

– l’auteur espagnol le 3 mai, c’était trop court et je n’avais rien sous la main ;

MoisEspagnolMai2015-3– le cinéma le 17 mai pourtant j’ai trois films espagnols que j’aime particulièrement mais je vous en parlerai une prochaine fois ;

– et le roman policier le 27 mai car je pensais que le roman de Rosa Montero était un roman policier (je voulais faire d’une pierre deux coups, romancière espagnole et roman policier, mais non…).

Pour conclure, le Mois espagnol pour moi, c’est 9 billets incluant la Journée de l’Europe sur les blogs et ce bilan. Je vous invite à consulter les liens de ces billets dans mon article de présentation.

Olé et viva España !

Le territoire des Barbares de Rosa Montero

TerritoireBarbaresLe territoire des Barbares de Rosa Montero.

Éditions Métailié [lien], collection Suites, septembre 2004, 224 pages, 10 €, ISBN 2-86424-511-6. Réédition en poche en janvier 2014 [lien].

El corazón del Tártaro (2001) est traduit de l’espagnol par André Gabastou.

Genre : roman.

Rosa Montero naît le 3 janvier 1951 à Madrid en Espagne. Elle a étudié la psychologie ; elle est journaliste à El País et romancière. Neuvième roman de Rosa Montero, Le territoire des Barbares est le premier traduit en français. Auteur prolifique depuis 1976, elle a aussi écrit un roman pour la jeunesse, des contes, des récits et des essais.

Un matin de janvier à Madrid. Zarza se réveille plus tôt. Elle est de mauvaise humeur : les voisins copulent à grand bruit… Et elle est angoissée : au téléphone, une voix masculine lui a dit « Je t’ai retrouvée ». Sofia Zarzamala, surnommée Zarza depuis l’enfance, vit depuis deux ans dans ce petit meublé. Elle a 36 ans et elle est seule. Historienne et médiéviste, elle est éditrice et correctrice dans une grande maison d’éditions. Mais ce matin d’hiver, au lieu d’aller au travail, elle fuit. « Pour elle, les jours normaux n’existaient plus. » (p. 14) ; « Dehors, quelque part, il était là […]. » (p. 25).

Peu à peu, le passé de Zarza ressurgit, tout ce qu’elle avait voulu oublier et fuir déjà depuis des années. Mais je ne veux rien vous dire de plus car le récit dévoile les choses au fur et à mesure. Sur deux jours donc avec une montée en puissance et une certaine angoisse. Plutôt une inquiétude grandissante. On sent bien que l’auteur est familière avec la psychologie ! L’écriture précise crée une atmosphère douloureuse presque enivrante. Une petite précision sur barbares, en fait, en espagnol, il s’agit de tartare : le cœur du Tartare (qui s’attache à Zarza) traduit par le territoire des Barbares (qui s’attache au monde qui entoure – ou qui entourait – Zarza) ce qui est un peu différent. Par contre, la bibliothèque où j’ai emprunté ce livre l’a classé en roman policier mais ce n’est pas du tout un roman policier alors je n’aurai pas de roman policier à proposer pour ce mois espagnol… Rosa Montero, une romancière à découvrir !

Deux passages qui m’ont marquée :

MoisEspagnolMai2015-2« Ce n’est pas de la maîtrise, ma petite, c’est une lutte à mort, quotidienne. La vie est une guerre. Non, la vie, c’est comme avancer dans un pays inconnu. Il faut que tu sois sans arrêt sur tes gardes et à l’affût… » (p. 58).

« Il n’est pas de pire enfer que de se haïr soi-même. » (p. 130).

Voilà, c’est le dernier article pour le Mois espagnol de Sharon à part le bilan que je ferai demain.

Tortilla… pas vraiment espagnole mais !

TortillaMaisonAlors, pour le Mois espagnol, Sharon proposait de publier une recette espagnole pour ce jour.

Le problème est que je veux bien goûter des produits espagnols (voir mon billet sur le vin blanc Fayenzas) mais je ne sais pas cuisiner espagnol… Bon, je sais, ça doit s’apprendre, c’est comme tout, mais là c’est un peu court ! 

MoisEspagnolMai2015-2

Encore une fois, comme pour le vin cité ci-dessus, monsieur me sauve du déshonneur avec une tortilla qui ressemble à une tortilla de patatas, typiquement espagnole, mais sans pommes de terre et sans oignons 😛 mais quand même avec des œufs !

Bref, une « tortilla maison », faite avec des restes et je peux vous dire que c’est très beau et très bon, olé !