Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier

Le chien de madame Halberstadt de Stéphane Carlier.

Le Tripode, avril 2019, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-37055-193-1.

Genre : littérature française.

Stéphane Carlier naît le 31 août 1969 à Argenteuil (Val d’Oise). Il est le fils de Guy Carlier, chroniqueur (radio, télévision), auteur et parolier. Ses romans précédents (parus au Cherche-Midi) sont Actrice (2005), Grand amour (2011), Les gens sont les gens (2013), Les perles noires de Jackie O (2016), Amuse-bouche (2017) et un feuilleton radiophonique, Trois minutes à Meudon (45 épisodes, France Inter, été 2001). Le chien de madame Halberstadt est son sixième roman et je découvre cet auteur ! Plus d’infos sur son compte Instagram.

Baptiste Roy, la petite quarantaine, n’a pas le succès escompté avec la parution de son troisième roman, Entrée dans l’hiver. Pour couronner le tout, Maxine, la femme avec qui il vivait depuis six ans, l’a quitté pour leur dentiste ! Il ne supporte plus le bruit car ses voisins du dessus, un couple avec deux enfants, sont très bruyants et sans gêne. Ses amis, qu’il avait en commun avec Maxine, l’ont abandonné, sauf Gilles, son meilleur ami, sa mère et son éditrice. « La journée passait aussi rapidement qu’une page se tourne, le soir arrivait sans que j’aie rien fait de significatif. » (p. 20). Bref, il déprime grave… « Et puis Mme Halberstadt a sonné à ma porte. » (p. 21). Madame Halberstadt, c’est sa voisine, une vieille dame qui doit être hospitalisée cinq jours pour une opération de la cataracte. « J’ai un petit service à vous demander. J’eus l’intuition que le petit service se tenait à ses pieds, portait un harnais rouge et me fixait de ses yeux globuleux. » (p. 24). Croquette est un carlin de douze ans qui, selon sa maîtresse, dort tout le temps. « Vous verrez, les animaux, ça change la vie. C’est exactement ce que je craignais. » (p. 28). Et… miracle ! Son roman commence à se vendre et il rencontre Lois qui a un dachshund, Billy.

Ce roman est une belle histoire entre un homme (Baptiste) et un animal (Croquette) et le lecteur, selon ses affinités, s’attache à l’un ou à l’autre ou aux deux. « Il se passait quelque chose, je ne pouvais plus le nier. » (p. 59). Évidemment ce n’est pas une histoire inédite mais premièrement : la couverture attire et deuxièmement : c’est vraiment bien écrit, c’est tendre et c’est drôle. Qui ne voudrait pas de Croquette à domicile ? « Bien sûr que ce chien est magique. Tous les animaux le sont. À part les trucs affreux du genre crocodile. » (p. 78).

C’est aussi une réflexion sur le travail de l’écrivain. « On peut écrire sur tout, me disais-je. Un amour déliquescent, un jeune garçon à l’école des sorciers, un appartement abandonné pendant la guerre. Les sujets n’ont pas d’importance. Ce qui compte, ce qui accroche, c’est la vérité. Ce que le livre dit de nous. Le commentaire qu’il fait de l’humanité. » (p. 91).

Un coup de cœur pour moi (qui suis pourtant plus chat) que je vous conseille fotement même si vous n’êtes pas déprimés !

Pour le challenge Rentrée littéraire janvier 2019 (et je suis surprise car, pour l’instant, je n’ai lu que des romans français !).

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