La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou

La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou.

Delcourt, collection Terres de légendes, avril 2018, 176 pages, 22,95 €, ISBN 978-2-7560-6231-0.

Genres : bande dessinée, fantastique (mais pas que).

David Chauvel est au scénario. Il naît le 18 décembre 1969 à Rennes. Il étudie le commerce international mais, devant le chômage, il se lance dans la bande dessinée au début des années 90 : Rails, Black Mary, Les enragés, Nuit noire, Lunatiks, Ring circus, entre autres.

Alex Kosakowski est au dessin. Il vit en Californie, il est artiste dans le jeu vidéo. La route de Tibilissi est la première bande dessinée pour laquelle il collabore au dessin. Son œuvre sur https://alexkosakowski.com/.

Lou est à la couleur. C’est rare que le nom du (ou de la) coloriste soit mentionné sur une couverture (il l’est habituellement sur la page de titre à l’intérieur). Son vrai nom est Simon Canthelou : autodidacte (mais fils de Christian Darasse, auteur de BD), il est graphiste, dessinateur, coloriste et scénariste.

Une famille, à pieds dans la neige, fuit devant des hommes à cheval. La mère puis le père sont touchés par des flèches. Jake reçoit la hache du père mourant qui leur conjure de se rendre à Tibilissi. Les deux frères, Jake l’adolescent et Oto le plus jeune, se sauvent dans la forêt et dans la neige ; ils ont peur, ils ont faim, ils ont froid et la tempête faire rage. Le lendemain, comme ils ne sont pas équipés pour survivre, l’aîné décide de retourner dans leur village de Tchintaïchi pour prendre des vêtements et de la nourriture. Tout est détruit et brûlé mais ils retrouvent Doubi, une bestiole à fourrure (mais de quelle espèce ?) et Trois-Trois, un robot rafistolé. « Par les temps qui courent… Quand le frère ne reconnaît plus le frère… Quand le voisin assassine le voisin… On ne sait plus ni à quoi ni à qui se fier. » (p. 65). Jake et Oto rencontrent une vieille femme puis des voyageurs, hommes, femmes, enfants, qui, eux aussi, fuient la guerre. Mais peut-on faire confiance à des inconnus ? « Il n’y a pas de paix. Il n’y a plus de sécurité nulle part. Nous avons réussi à leur échapper, mais c’est avant tout parce que nous avons eu de la chance. » (p. 107).

La route de Tibilissi est une bande dessinée choc sur l’enfance bousillée dans un pays en guerre : lequel et à quelle époque exactement, on ne sait pas trop, on pense à l’Europe de l’Est (influencé sûrement par Tbilissi mais ici c’est Tibilissi donc ailleurs), mais ce qui arrive peut arriver dans tous les pays et à toutes les périodes. Les deux créatures ne collent pas à cette époque qu’on pense plutôt médiévale mais elles correspondent à la fantasy (pour Doubi) et à la science-fiction (pour Trois-Trois). On a donc ici une bande dessinée fusion et j’aime le mystère et la créativité ! D’ailleurs Alex Kosakowski a un style particulier, pas vraiment américain (comics) mais pas européen non plus, c’est un mélange de plusieurs influences ce qui est une belle réussite ; les couleurs, les personnages et les paysages sont beaux malgré l’horreur de la guerre et de la fuite en étant poursuivis par des ennemis. Le lecteur est en cavale avec Jake et Oto, il a froid, il est sur le qui-vive, en perpétuel danger et il ne sait pas trop où il va : quelqu’un sait où est Tibilissi ? De plus, Oto ne se sépare jamais de son livre et il y a de nombreux clins d’œil aux contes comme la vieille femme qui ressemble à une Baba Yaga. Et surtout la fin est étonnante !

Après plusieurs semaines chaotiques (sans lecture de bandes dessinées), voici enfin une bande dessinée pour La BD de la semaine ! Que je mets aussi dans les challenges BD, le tout nouveau Jeunesse Young Adult #9 et bien sûr Littérature de l’imaginaire #7. J’aimerais bien aussi dans Contes et légendes mais cette BD entre-t-elle dans la piste « Contes de montagnes » : je pense que oui car elle se déroule quand même en forêt enneigée montagneuse (on voit des montagnes, des vallées et des précipices).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

En passant

En coup de vent… 91 – Cafés littéraires à Montélimar

Bonjour mes amis, pour une fois, un billet « En coup de vent… » littéraire.

Si j’ai publié la photo d’Android Nougat [lien] samedi (pour la thématique « monumental »), c’est parce que je suis allée à Montélimar la veille pour une journée professionnelle sur les littératures de l’imaginaire (octobre étant le mois de l’imaginaire).

Je vous épargne le trajet en train, assez court mais qui passe devant la centrale nucléaire de Cruas…

Chaque année ont lieu les Cafés littéraires de Montélimar avec des invités, des rencontres, des spectacles, des expos, etc.

La journée professionnelle du vendredi 4 octobre était sur les littératures de l’imaginaire : ma tasse de thé et aussi une partie de mon travail ! L’événement se déroulait à la Médiathèque intercommunale Maurice Pic de Montélimar (Drôme).

Le matin, deux rencontres, l’une après l’autre :

L’imaginaire dans tous ses états par Stéphane Moulain avec un historique, les genres littéraires science-fiction, fantasy, fantastique et quelques sous-genres puis un échange agréable. J’ai noté deux titres que je n’ai jamais lus et qui, selon lui, sont indispensables : Hyperion de Dan Simmons (un auteur que je n’ai encore jamais lu) et Neverwhere de Neil Gaiman (un auteur dont j’ai déjà lu quelques titres mais pas celui-ci).

Grand entretien avec Alain Damasio modéré par Thierry Caquais. La présentation et l’analyse de Les Furtifs étaient un peu longue mais donnaient très envie à ceux qui ne l’ont pas encore lu de le lire ! Alain Damasio m’est apparu très à l’aise, détendu, engagé (je l’avais vu fin mai sur le plateau de 28’ sur Arte, je vous mets la vidéo ci-dessous si c’est possible). Il a un tic de langage : il dit très souvent « tu vois » et tutoie le public, ça m’a amusée. J’ai pris quelques notes mais je ferai un billet à part car je n’ai pas encore lu Les Furtifs, je n’ai d’ailleurs jamais lu aucun roman de cet auteur. Il a écrit plusieurs nouvelles et seulement trois romans en vingt-cinq ans (car il a une longue gestation) : La Zone du Dehors (1999, réédition 2007 et poche 2009), La Horde du Contrevent (2004 et poche 2007) et Les Furtifs (2019). Quelqu’un parmi vous les a lus ?

De gauche à droite : Thierry Caquais (modérateur) et Alain Damasio (auteur)

L’après-midi, deux rencontres, en même temps :

Table ronde avec Antonin Atger (pour Interfeel chez PKJ, science-fiction) et Valérie Simon (pour Coup d’état chez ActuSF, fantasy), modérée par Thierry Caquais. Deux auteurs que je ne connaissais pas et deux titres qui m’ont paru intéressants non seulement pour les ados mais aussi pour les adultes. La conversation a tourné sur les résumés et les contenus de ces romans, le rôle de la politique et des relations humaines, le rôle des femmes aussi, évidemment sur les littératures de l’imaginaire et plus encore (cinéma, jeux vidéo…). Je les lirai si j’en ai l’occasion (si la bibliothèque les achète !).

De gauche à droite : Thierry Caquais (modérateur), Antonin Atger et Valérie Simon (auteurs)

Une journée enrichissante, je remets ça dès que possible !

J’ai finalement trouvé la vidéo avec Alain Damasio donc elle est ci-dessous (en espérant qu’elle ne disparaîtra pas) et je vous souhaite une bonne semaine automnale et de belles activités littéraires ou autres 🙂

Challenge Jeunesse Young Adult #9

Muti renouvelle le Challenge Jeunesse Young Adult pour sa 9e édition. L’objectif est de lire de la littérature jeunesse et young adult du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020. Pour la 2e année, sont autorisées les bandes dessinées.

Infos, nouveau logo (très joli) et inscription (attention, inscription jusqu’au 31 décembre 2019) chez Muti.

Les catégories
1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages
2 : Badine avec les royaumes de l’enfance => au moins 20 ouvrages
3 : À pieds joints dans la marelle => au moins 35 ouvrages
4 : A su garder son cœur de mioche => au moins 50 ouvrages
5 : Peter Pan dans l’âme => au moins 65 ouvrages
6 : Au pays des mille et un livres => au moins 80 ouvrages
7 : Vit dans un conte de fées => 100 et plus (pour les livrovores)

L’option BD/Manga
1. 5 BD/Mangas
2. 10 BD/Mangas
3. 15 BD/Mangas
4. 20 BD/Mangas

Comme je n’ai pas réussi à honorer le challenge en 2018…, je choisis la catégorie 1 : Aux frontières du rêve => au moins 10 ouvrages et l’option BD/Mangas 1 : 5 BD/Mangas. Et cette année, j’espère faire mieux.

Mes lectures pour ce challenge

1.

2.

3.

4.

5.

8.

9.

10.

Mes lectures BD/Mangas pour ce challenge

1. La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou (Delcourt, 2018, France/États-Unis)

2. Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI (Doki Doki, 2019, Japon)

3. La saga d’Atlas et Axis, intégrale de Pau (Ankama, 2017, Espagne)

4.

5.

+ ?

Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein

Vingt-quatre heures dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello de Chris Grabenstein.

Milan, décembre 2017, 320 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-7459-8402-9. Escape from Mr. Lemoncello’s Library (2013) est traduit de l’américain par Anath Riveline.

Genres : littérature états-unienne, littérature jeunesse, fantastique.

Chris Grabenstein naît le 2 septembre 1955 à Buffalo (État de New York, États-Unis). Il est écrivain (romans policier, romans jeunesse, nouvelles) et scénariste. Ses livres sur son site officiel, http://chrisgrabenstein.com/.

Alexandriaville, Ohio. Dans la famille Kevner, il y a les parents et trois fils : Mike, 17 ans, Curtis, 15 ans, et Kevin, 12 ans, tous passionnés par les jeux de société, les casses-têtes, les chasses au trésor et les jeux vidéo créés par Lemoncello’s Imagination Factory de monsieur Luigi L. Lemoncello. Lorsque la nouvelle bibliothèque d’Alexandriaville est inaugurée, 12 collégiens de 12 ans ayant rédigé les meilleurs rédactions sont choisis pour célébrer l’inauguration et passer la nuit dans la bibliothèque. « […] la professeur Yanina Zinchenko, nouvelle conservatrice en chef de la bibliothèque, assure que « les usagers seront très surpris » de ce qu’ils découvriront à l’intérieur » (p. 23). Mais après une soirée et une nuit de rêve, « Kevin prit conscience qu’ils étaient bel et bien enfermés dans la bibliothèque. » (p. 87). Il va falloir continuer à lire, jouer et résoudre des énigmes pour trouver la sortie ! Avec comme symbole, « les mots éternels du Dr Seuss » : « Plus tu liras, plus tu sauras. Plus tu sauras, plus d’endroits tu visiteras. (p. 63). Bien sûr, les références littéraires sont nombreuses mais pas que : sont développés aussi les thèmes du jeu, de l’amitié, du travail d’équipe entre autres.

J’ai eu envie de lire ce roman – dont je n’avais jamais entendu parler – lorsque j’ai appris qu’il avait reçu le Prix Enfantaisie (10-12 ans) au Salon du livre de Genève le week-end dernier (peut-être pourrais-je y aller une année…). Cette lecture m’a enchantée ! De l’aventure, du suspense, un peu d’humour, un livre du même genre que Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl (plusieurs clins d’œil), mais ici, tout est fait pour que les parents et les enfants comprennent que la bibliothèque est « le lieu idéal pour apprendre, explorer et grandir » (p. 92). Et j’apprends qu’il y a un deuxième tome : Une semaine dans l’incroyable bibliothèque de M. Lemoncello (Milan, août 2018) et j’espère que la médiathèque l’a acheté ! Et un film ! (quelqu’un l’a vu ?).

Une lecture dans les challenges Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire #7.

Le renard sans le corbeau de Pascale Petit et Gérard DuBois

Le renard sans le corbeau de Pascale Petit et Gérard DuBois.

Notari, collection L’oiseau sur le rhino, octobre 2018, 36 pages, 15 €, ISBN 978-2-940617-27-2.

Genres : recueil de fables.

Pascale Petit naît en 1969 en France, elle vit dans les Yvelines, elle est poétesse et autrice pour la jeunesse.

Gérard DuBois naît le 13 janvier 1968 en France et il étudie les arts graphiques à l’École Estienne à Paris. Il est peintre et illustrateur. Il vit à Montréal au Québec. Plus d’infos sur son site officiel.

Je remercie les éditions Notari pour ce bel album illustré 🙂

Le corbeau échaudé par la fable du fromage avec le renard s’est fait la malle et le renard rencontre d’autres animaux. Le renard, qui rappelons-le est un beau parleur, a beau se montrer diplomate, ça se retourne toujours contre lui ! Une vache pimbêche. Un éléphant perché sur la branche à la place du corbeau. « Écoutez, dit le renard calmement : c’est un truc de ouf, vous êtes trop chelou, zarbi et disons-le : carrément relou ! » (p. 9-10). Une vieille tortue acariâtre. Une fourmi et une cigale qui ont changé le monde. « Je crois, se dit-il, que j’ai déconné. (p. 17). Un opossum perché. Un kakurlacko… Comment ça, vous ne savez pas ce qu’est un kakurlacko ? Mais lisez vite cet album ! Vous rencontrerez aussi des dodos pas si disparus que ça et un zhozhomme.

Depuis Jean de La Fontaine (1621-1695), la vie a évolué et donc les fables et les contes ont changé, pour le plus grand bonheur des lecteurs (petits et grands) mais au grand désespoir du renard. Je suis sûre que La Fontaine, homme brillant et facétieux, aurait apprécié ces nouvelles fables. Les illustrations sont à l’ancienne mais en lisant les extraits ci-dessus, vous avez dû remarquer que le langage est bien actuel, ce qui rend les rencontres de renard vraiment amusantes.

Mais finalement le renard s’ennuie sans le corbeau… (les classiques, c’est bien quand même !).

Une belle lecture pour les challenges Contes et Légendes 2019Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire #7.

Le premier amour de Grand Corbeau de Muriel Bloch

Le premier amour de Grand Corbeau de Muriel Bloch.

Didier Jeunesse, collection Il était une (mini) fois, janvier 2014, 32 pages, 3 €, ISBN 978-2-27807-076-3.

Genres : littérature jeunesse, conte.

Muriel Bloch naît en 1954. Elle passe un DEA de Lettres modernes sur Le flou au cinéma, incertitudes narratives et perceptives dans le cinéma expérimental des années 20 aux années 60. Elle travaille avec les enfants dans le monde de la culture et de l’art. Plus de quarante livres au compteur, la plupart des contes. Plus d’infos sur son site officiel.

Cette histoire est un conte inuit du Groenland d’après Raven and the Whale (2001) de Laura Simms.

Les Inuits pensent que Grand Corbeau, tantôt oiseau, tantôt homme, a créé le monde. Un matin, alors qu’il se promène en barque sur la mer Blanche, il voit une baleine à l’intérieur de laquelle il pénètre. C’est là qu’il rencontre une jeune danseuse et qu’il en tombe amoureux. « Sois le bienvenu. Je t’aurais volontiers suivi mais je ne peux pas m’en aller, je suis l’âme et le cœur de cette baleine. Par contre, toi, tu peux t’asseoir ici et me tenir compagnie, j’en serais ravie. » (p. 14-15). Mais Grand Corbeau va-t-il se contenter de cet amour platonique ?

Un conte dramatique et triste pour comprendre que la vie ne tient qu’à un fil (ou deux !) et qu’il est bon de respecter l’autre pour son bonheur et pour le nôtre sinon le pire peut arriver.

Une lecture émouvante pour les challenges  Contes et Légendes 2019Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire #7.

Le journal de Gurty : Parée pour l’hiver de Bertrand Santini

Le journal de Gurty : Parée pour l’hiver de Bertrand Santini.

Sarbacane, collection Pépix, novembre 2016, 176 pages, 9,90 €, ISBN 978-2-84865-873-5.

Genre : littérature jeunesse.

Bertrand Santini naît à Aix en Provence et travaille d’abord comme graphiste (affiches de cinéma) puis comme scénariste (séries animées) avant de devenir auteur : plusieurs albums illustrés pour la jeunesse et des romans, Le Yark (2011), Jonas le requin mécanique (2014) et Hugo de la nuit (2016) qui ont reçu des prix littéraires.

Après avoir lu – et énormément apprécié – le premier tome de Miss Pook et les enfants de la lune, j’ai voulu lire d’autres romans de Bertrand Santini. Je me suis donc lancée dans la série Le journal de Gurty et j’ai vraiment bien ri avec le premier tome, Vacances en Provence. J’ai enfin lu le deuxième tome, Parée pour l’hiver et je lirai dès que possible les tomes suivants, Marrons à gogo (2017) et Printemps de chien (2018).

C’est l’hiver et la narratrice, Gurty, une petite chienne, est heureuse ! C’est que Gurty, comme tous les chiens, aime être heureuse ! Elle « adore être en vie, comme ça on peut se balader, faire des bises et manger des plats. Dans la vie, le plus génial, ce sont les vacances, car on peut tout le temps se balader, faire des bises et manger des plats. » (p. 7). Ça tombe bien, son humain, Gaspard est en vacances. C’est parti, Paris – Aix en Provence en train (comme pour les vacances d’été) ! Le lecteur suit donc Gurty et Gaspard entre le 4 et le 25 décembre. Gurty retrouve la maison de Provence qui sent bon, la maison de Pépé Narbier avec sa chienne, Fleur, et aussi « le pire chat du monde, Tête de Fesses, mon ennemi préféré » (p. 39) et le vilain écureuil qui fait hi hi.

J’ai bien ri avec les noms de clubs des chats (p. 77) et j’ai aussi beaucoup ri avec les œufs (p. 79) et l’omelette (p. 102-103).

Bref, on s’amuse encore beaucoup dans ce deuxième tome et tout serait parfait si ce n’est les horribles fiancées de Gaspard… Enfin surtout une, une certaine Myrtille… Gurty est alors « rayée de la carte, zappée, biffée, niée, jetée aux oubliettes, dans le trou des toilettes, remisée au placard, tirez la chasse, merci et bonsoir. » (p. 111). Vous l’aurez compris, Gurty est une chienne très intelligente qui, en plus d’écrire son journal chaque jour, a de l’humour, aime les listes et connaît pas mal de vocabulaire !

Vous avez envie d’être heureux, comme Gurty et Fleur, ce qui inclut de manger, jouer, courir, une vie de chien, quoi ! Alors lisez le Journal de Gurty ! Vous passerez un super moment. Et, en fin de volume, il y a un cahier de jeux de 14 pages !

Une lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #8 et Littérature de l’imaginaire 2018.