L’Aimante de Caroline Doudet

L’Aimante de Caroline Doudet.

Auto-édition, en vente sur Amazon en version papier ou e-book, 250 pages, 13,40 €, ISBN 978-2-9583480-1-4.

Genres : littérature française, premier roman, érotique.

Caroline Doudet naît le 16 mars 1978 à Limoges. Elle est blogueuse et autrice. L’Aimante est son premier roman mais elle écrit des nouvelles érotiques sous le pseudonyme de Serena de Lyoncourt. Plus d’infos sur son blog et sa page FB et sur son blog – La page de Serena et sur sa page FB – Serena de Lyoncourt.

Juliette vient d’emménager dans son nouvel appartement avec vue sur les montagnes. Elle se sent… « Libre, indépendante, sans attaches, sans entraves. Sans amour désormais. » (p. 11). Juliette vit au milieu de ses livres, elle lit beaucoup, surtout depuis l’adolescence, « Elle avait lu, mais elle n’avait rien vécu. » (p. 14). Après des études littéraires et l’obtention de l’agrégation de lettres modernes, Juliette devient prof, mais, à 26 ans, elle comprend que ce n’est pas ce qu’elle veut. Alors elle va chercher l’amour, le grand amour, l’amour absolu, l’Élu. Mais qu’est-ce que le grand amour ? Est-ce comme dans les romans sentimentaux (des classiques pour la plupart) qu’elle a lus ?

Un chapitre, un homme, Paolo, Tristan, Paul, Pierre, Erwan, Antoine, Arnaud, Valentin, Richard, Alain, Raphaël, Yvan, chacun a un signe astrologique différent (je pense que l’autrice est fondue d’astrologie, ce qui n’est pas mon cas, les planètes ont changé de place depuis 4000 ou 5000 ans que l’astrologie a été inventée !) et Juliette est bien loin du grand amour, à chaque fois un coup d’un soir, parfois un peu plus longtemps, quelques semaines maximum…

Avec toutes ces galipettes érotiques, je vais pouvoir mettre ce roman dans Le mardi c’est permis de Stéphie (le 1er mardi du mois donc ce sera en août).

En plus, Juliette quitte Paris, elle est mutée à Clermont-Ferrand… Une première année difficile, surtout pendant l’hiver, et puis, sur place, pas de famille, pas d’amis, pas d’amants… Quelques collègues aux petits soins pour elle… « Mais elle-même ne ressentait rien du tout, pas la moindre émotion. Elle était vide de désir. » (p. 53). Jusqu’à sa rencontre avec Pierre, le bonheur absolu, la jouissance, elle est amoureuse, c’est le bon, et puis non, en fait, c’est la cata… « Elle lui en voulait, et s’en voulait à elle-même, elle se détestait d’avoir été si naïve, d’avoir cru à cette escroquerie qu’est le grand amour. Elle s’en voulait, car finalement, qui lui avait fait du mal, à part elle même ? » (p. 88). Heureusement il y a sa meilleure amie, Emma, « pragmatique et réaliste » (p. 101).

« Juliette allait avoir 30 ans. Une femme n’est jamais aussi belle et séduisante qu’à 30 ans, paraît-il. L’âge de la maturité et de l’épanouissement. Elle en doutait. Elle ne se sentait pas du tout mûre et épanouie. Plutôt en décalage constant avec sa vie. Mais peut-être cela allait-il s’arranger. Elle venait de rencontrer Alain. » (p. 139). Mais, comme pour tous les autres, « Il n’était pas l’Elu » (chaque chapitre se termine avec cette phrase sauf celui avec Pierre, à noter que l’autrice n’écrit pas Élu alors que grammaticalement une lettre majuscule est une lettre comme les autres qui garde son accent, son tréma ou sa cédille et il en est de même pour les phrases qui commencent par À ou par Écrire).

Juliette va-t-elle trouver le Grand Amour ? « Elle avait beaucoup appris de tous ces hommes. Elle avait appris la patience, elle avait appris la souffrance. » (p. 204).

J’ai gagné ce roman (avec une dédicace amicale et des jolis goodies, photo ci-contre) sur Les chroniques culturelles, le blog de l’autrice qui organisait un concours, merci Caroline ! Une blogueuse que je suis depuis des années (plus de 12 ans), d’abord sur son ancien blog, L’irrégulière – Cultur’elle, puis sur son nouveau blog. J’ai lu ce roman le 17 juillet et je ne sais toujours pas quoi en dire d’intéressant pour mes lecteurs… C’est un peu frustrant pour moi… Ce n’est pas mon genre de lectures, c’est sûr, mais je l’ai lu avec plaisir même si j’ai trouvé les chapitres un peu répétitifs… Peut-être que je ne me suis pas reconnue (du tout) dans cette jeune Parisienne qui virevolte d’homme en homme ? Pas que je sois contre cet état, chacun(e) vit sa vie comme il veut (comme il peut ?) mais je ne me suis pas attachée à Juliette et l’astrologie et son état d’esprit m’ont un peu dépassée (même si je vous rassure, j’ai connu plusieurs hommes dans ma vie !). Mais est-ce vraiment ça le plus important… ? N’est-ce pas plutôt être soi-même, être je dirais en bonheur avec soi-même ? Juliette n’a pas choisi d’être une collectionneuse d’hommes, elle aime, elle est une Aimante, elle voudrait être aimée en retour, est-ce trop demandé ?

De plus, vous le savez, je suis intransigeante et je repère facilement quelques trucs là où d’autres lecteurs / lectrices ne voient rien !

« Et puis un jour, elle cessa d’écrire : à force qu’on lui répète […] » (p. 14), à force qu’on ! à force qu’on ? Ça fait mal aux yeux et aux oreilles ! Un « on lui avait tellement répété que », c’était bien, non ?

« une bouteille de Pouilly-Fuisse » (p. 21), j’en ai déjà bu, c’est un très bon vin mais c’est Pouilly-Fuissé (Fuissé étant une des 4 communes qui produisent ce vin blanc de Bourgogne).

« Juliette entreprit d’aller jeter un œil à qu’il y avait de nouveau sur les sites de rencontre. » (p. 31), il manque un ‘ce’ entre ‘à’ et ‘qu’il’.

« –J’ai un cadeau pour toi ! » (p. 43), il manque l’espace entre le tiret et J’ai.

« Un matin qu’elle avait cours à 9 heures » (p. 60), c’est quoi, cette expression, une expression régionale ? Un matin où elle avait cours, c’est plus léger.

« les mardi matin » (p. 155), eh bien, pas de ‘s’ ?

« Shangaï » (p. 160), je ne l’ai jamais vu écrit sans ‘h’ mais ce n’est peut-être pas la ville chinoise, c’est peut-être une autre ville dans un autre pays ? Alors je vérifie, il n’y a que Shanghaï (ou Shanghai) et qui ne s’écrit qu’avec un ‘h’ puisqu’en chinois les idéogrammes sont ‘shang’ et ‘hai’.

« un site de rencontres » (p. 162) et 4 lignes plus bas « un site de rencontre », alors là, je pense que vous avez les deux sites idéaux, celui pour faire plusieurs rencontres et celui pour faire LA rencontre !

« au fond de d’elle » (p. 229 puis p. 231), des petits ‘de’ en trop qui n’ont pas été retirés à la relecture.

« Son hypersensibilité, qui était la_matrice de son rapport au monde […] » (p. 233), il vient faire quoi le trait là au milieu ?

« je suis écrivain » (p. 238), les guillemets de la fin sont passés tout seuls à la ligne, il existe pourtant l’espace insécable.

La 4e de couverture est écrite en majuscule avec une police difficile à lire.

D’autres l’ont lu ?

Pour Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 35, un lire qu’on vous a offert en 2022) et Shiny Summer Challenge 2022 (menu 4 – Chaud et ardent, sous menu 1 – Brûlant d’amour = l’amour sous toutes ses formes, 2e billet).

Moka par Anne Mahler

Moka fête Noël et Moka part au ski ! d’Anne Mahler.

2021, 20 pages chacun.

Genres : littérature française, jeunesse, albums illustrés.

Anne Mahler naît à Colmar (Alsace) et étudie les arts visuels à Strasbourg puis l’illustration à Nantes. Elle est illustratrice jeunesse pour plusieurs maisons d’éditions (Epsilon, Gründ, Les Minots, Père Fouettard, Petite Fripouille, Pour Penser, Retz…) depuis une dizaine d’années. Elle aime la nature, les animaux, le bien-être et s’intéresse à la prématurité. Plus d’infos sur son blog, qui n’est plus mis à jour depuis juin 2021 car elle préfère communiquer avec sa page FB, son compte Instagram et SoEasy sa chaîne YouTube.

J’ai pu lire deux albums illustrés : Moka fête Noël (tome 4) et Moka part au ski ! (tome 5) mais il existe aussi Moka rentre à l’école, Moka est en vacances, Moka est malade. Ils sont distribués par le réseau de pharmacies Pharm-UPP.

Moka fête Noël – Noël, c’est excitant, impossible de dormir ! La famille est réunie, on mange bien et il y a les cadeaux. Moka est impatiente, son grand frère Gino aussi mais il ne faut pas manger au point de se rendre malade.

Moka part au ski ! – Pour les vacances d’hiver, Moka part au ski avec ses parents et son grand frère Gino, c’est la première fois alors elle doit prendre des leçons et faire attention de bien se protéger du froid et du soleil (yeux, lèvres).

Ce sont des petits livres carrés, amusants et joliment illustrés qui montrent aux enfants qu’il faut prendre soin de soi et de sa famille. Voilà, c’est tout simple et mignon.

Pour Jeunesse young adult #11 et Les textes courts.

Le secret de l’ivoire de Jacques Ortet et Arnold Berssenbrugge

Le secret de l’ivoire de Jacques Ortet et Arnold Berssenbrugge.

Bookelis (ou ici) en auto-édition, septembre 2020, 72 pages, 18 €, ISBN 979-10-359-2149-1.

Genre : bande dessinée franco-néerlandaise.

Jacques Ortet est le scénariste. Du même auteur : Les aventures de Jak et Bil au Kazakhstan – Le trésor de Gengis Khan (2018) : l’auteur a vécu 4 ans au Kazakhstan ; peut-être a-t-il vécu également au Gabon ? Je n’ai pas trouvé d’infos sur lui.

Arnold Berssenbrugge est un illustrateur, apparemment néerlandais. Plus d’infos sur son site, son Instagram, son Pinterest entre autres.

Jak et son oiseau Bil (un calao bicorne) sont dans l’avion pour le Gabon ; Jak vient faire un reportage photos. « […] le Gabon est un pays de l’or noir avec le pétrole et aussi de l’or vert avec l’industrie forestière » (p. 1). La faune et la flore sont très riches et il n’y a que deux millions d’habitants. Mais à la sortie de l’aéroport, Jak voit un homme se faire enlever puis à l’hôtel, c’est Bil qui est enlevé ! « J’aime bien le Gabon mais l’accueil est à revoir. » (Bil, p. 11).

C’est amusant : la façon dont la population utilise le mot « présentement » à tout bout de champ !

Quelle aventure ! Jak, Bil et Dinara (une amie retrouvée par hasard) vont mettre à jour un trafic international d’ivoire. « Résumons un peu, l’enlèvement de Bil, les bateaux avec les défenses d’éléphants, le message codé… » (p. 24).

Je ne suis pas fan des dessins, j’ai l’impression qu’ils sont faits à l’ordinateur, ils sont… trop lisses, je préfère les vrais dessins dessinés à l’ancienne, mais l’histoire vaut le coup parce que le lecteur découvre le Gabon (voir la carte du périple ci-dessous) et l’auteur en profite pour dénoncer les trafics animaliers. « En fait, ce sont les acheteurs d’ivoire eux-mêmes qui exterminent ces animaux… Si personne n’achetait d’ivoire, on ne tuerait pas ces créatures… » (p. 53).

Action et suspense sont au rendez-vous dans cette BD réalisée comme un thriller, un road movie même ; dépaysement aussi bien sûr ; et un trait d’humour et de jeux de mots, par exemple un scientifique s’appelle Justin Peuh Zinzin (p. 25).

Apparemment la prochaine aventure se déroulera en Écosse. « Alors, à bientôt en Écosse ? » (p. 59).

Les dernières pages donnent la carte du Gabon (quel périple !) et des « photos » souvenirs du voyage.

Pour À la découverte de l’AfriqueAnimaux du monde #3 (Bil, le calao bicorne, et les animaux du Gabon, hippopotames, crocodiles, antilopes, singes…), BD, Challenge du confinement (case BD), Jeunesse Young Adult #10 et Polar et thriller 2020-2021.

Un quai dans la brume de Louisa Treyborac

Un quai dans la brume de Louisa Treyborac.

E-book auto-édité, 2020, 22 pages.

Genre : nouvelle policière.

Louisa Treyborac, très peu d’infos… Elle travaille dans une école maternelle et serait autrice jeunesse mais je n’ai trouvé qu’un roman, Terra cevenola, paru chez Le Lys Bleu (maison d’éditions à compte d’auteur) en mars 2019.

Paris sous la brume, hiver. Jeanne Morel, profileuse de Toulouse est appelée à Paris par le commissaire Antoine Malverne et le commissaire divisionnaire Jean-Marc de Broglie. Elle a résolu des enquêtes difficiles comme un tueur en série de chômeuses ou un « sériel pédophile » alors ils ont besoin de son aide pour résoudre l’enquête sur les « SDF bastonnés et repêchés du Canal Saint Martin » : un couple tabasse un SDF et le jette à l’eau puis un sauveur vient le sortir de l’eau. Une histoire bizarre résolue grâce à un piège tendu par les policiers et grâce aux caméras de surveillance et à infrarouges puisque le thème à traiter pour les Quais du polar 2020 était « Quand Big Data se fait enquêteur, ou comment les données peuvent aider à résoudre les enquêtes ».

Mais bof… Sous-titré « une enquête improbable », je résume le tout en « une nouvelle improbable » avec une chute que le lecteur avait déjà compris mais qui n’explique pas tout… Qui sont ces mystérieux sauveurs ? Il ne suffit pas d’avoir une (bonne ?) idée, encore faut-il la développer adroitement et aller au bout de son idée ! En plus Antoine Malverne devient Alexandre Malverne (p. 11), pas sérieux…

Une nouvelle policière pour La bonne nouvelle du lundi mais j’espère qu’il y avait mieux dans cette édition 2020… et je l’efface sans remords de ma liseuse !

Le choix d’Emma de Lydia Le Fur

Le choix d’Emma de Lydia Le Fur.

Auto-édition [lien mon Best Seller], octobre 2017, 12 pages.

Genre : nouvelle.

Lydia Le Fur naît à Saint Malo ; elle est professeur d’anglais, elle aime les thrillers et le cinéma. Du même auteur : Apparences (2017). Plus d’infos sur son blog (avec Lune de Miel) et sa page FB.

Emma a 15 ans. Elle vient de perdre sa mère : celle-ci s’est noyée et avait tout prévu. Avait-elle oublié sa fille, son mari, sa vie ? « Les avaient–elles oubliées toutes ces merveilles ? Chaque jour, j’avais cherché la réponse. » Cinq ans après, Emma est sur une falaise bretonne, elle se rappelle le moment douloureux de la perte et les souvenirs. « Pour moi, maman était une fée, une magicienne, un être tout puissant qu’aucun mauvais sort ne pouvait atteindre. Invincible ! ».

Elle ne s’est jamais remise de la mort de sa mère… « Mais un jour de début d’été, je l’avais perdue dans l’océan. Mon guide spirituel, mon repère, la lumière de mon phare pour éviter les écueils de la vie. Comment ma mère avait–elle pu me faire ça ? Comment avait–elle pu m’abandonner ? Elle était partie sans laisser de lettre. Elle était partie en laissant mon être, je n’avais d’ailleurs plus ni être ni paraître. »

Emma est-elle responsable ? Coupable ? Comment comprendre le choix de sa mère ? Comment vivre avec cette tragédie ?

Une nouvelle émouvante, bien écrite, bien amenée sur la mort, le deuil, le choix, la vie.

Que je mets dans La bonne nouvelle du lundi. Et vous pouvez retrouver Lydia Le Fur avec son premier roman, Apparences.

Apparences de Lydia Le Fur

Apparences de Lydia Le Fur.

Auto-édition [lien mon Best Seller], avril 2017, 12,65 €, 204 pages, ISBN 978-2-9559558-1-9.

Genres : thriller, science-fiction.

Lydia Le Fur naît à Saint Malo (patrie des Étonnants voyageurs). Elle est professeur d’anglais, elle aime les thrillers et le cinéma. Apparences est son premier roman. Plus d’infos sur son blog (avec Lune de Miel) et sa page FB.

Début décembre. Liza Devreau, jeune peintre parisienne, se rend à New York où ses toiles vont être exposées (à la galerie Arbora à Chelsea). Au moment de monter dans le taxi pour l’aéroport, un coup de feu retentit mais, après un petit moment de panique, Liza ne se rend pas compte que quelqu’un a essayé de la tuer. « En plein SoHo, elle se sentait bien, proche des galeries d’art et des musées. » (p. 15). Au bar de son hôtel, elle est abordée par un bel homme qui veut la revoir et le lendemain, elle est abordée dans la rue par un journaliste un peu détective (habillé comme Sherlck Holmes) qui la suit depuis Paris ! « Je me méfie toujours des apparences. C’est comme ça qu’on reste en vie et que l’on fait un bon journaliste ou un bon détective. » (p. 23). Et le journaliste se précipite sur elle car un coup de feu est tiré : pour la deuxième fois, quelqu’un a essayé de tuer Liza, et Thomas Rivard (puisque c’est comme ça qu’il s’appelle) a repéré l’homme armé.

Qui veut tuer Liza et pourquoi ? Mais si le tireur d’élite a raté deux fois sa cible, c’est parce qu’il ne comprend pas pourquoi son employeur veut qu’il tue cette jeune femme lumineuse et talentueuse. « Il se dit qu’elle faisait partie de ces gens qui vous attirent, qui vous arrêtent, des gens dont la beauté intérieure transparaît au dehors, que l’on ne peut s’empêcher de regarder quand ils entrent dans une pièce, des gens qui stoppent les conversations, vers qui l’on se retourne. Elle était un de ces êtres à part et il devait la tuer. » (p. 41-42).

Le lecteur en apprend un peu sur l’Art et le fonctionnement d’une galerie, sur la ville de New York et la devise de sa police : « Courtoisie, professionnalisme et respect. » (p. 49) mais le détective John Berkley n’a pas le temps de mener une enquête car Liza et Thomas filent à Oxford en Angleterre pour se mettre à l’abri et comprendre.

Lorsque Liza est enlevée, les phrases se font plus courtes, plus percutantes et j’ai trouvé que ça montrait bien l’affolement et la peur de Liza.

Je ne dévoilerai rien du pourquoi du comment et il faudra que vous lisiez ce roman mi thriller mi science-fiction pour découvrir la vérité ! Apparences est en fait une réflexion sur l’Art, sur la vie, sur la science : « Avancer avec son temps. Toujours avancer. Et même devancer. » (p. 187) et sur l’obéissance aux ordres. Cette lecture fut une belle découverte avec des surprises (par exemple, il y a des références amusantes à Sherlock Holmes et à George Clooney, l’auteur est sûrement fan !) mais j’aurais voulu en lire plus ! J’ai appris que Lydia Le Fur est en train d’écrire une suite, c’est une bonne nouvelle car elle a une « belle plume » comme on dit et j’espère qu’elle développera plus ses personnages en particulier Liza et le lieutenant Mathieu (le tireur d’élite). Voilà, pas un coup de cœur mais une chouette lecture pour une soirée.

Un passage que j’aime bien : « On ne parle plus que de ça, chez le coiffeur, chez le boucher, au bar, entre collègues. Cela permet d’oublier les malheurs de son quotidien. Les actualités, ce sont les jeux modernes. Du pain et des jeux, du pain et des infos, voilà ce que réclame le peuple et tout le monde est content. Un peu de guerre, un peu de sexe, un peu d’amour et de beaux sentiments, un peu de terroir et de région, un peu de sport de balle sur une pelouse verte et des scandales financiers te hop ! c’est fait, les gens font de beaux rêves. » (p. 79).

Et un autre : « L’humour est une grande qualité. Sans humour, la vie serait bien triste. » (p. 176).

Une petite remarque à propos du « à » majuscule, j’ai repéré quelques (quatre) « A » alors qu’un peu plus loin, il y a bien « À », c’est un petit détail mais (comme je suis chiante), la lettre majuscule reste la même lettre que la lettre minuscule et garde donc son accent (ou sa cédille) qu’elle soit écrite en minuscule (bas-de-casse) ou en majuscule (grandes capitales ou petites capitales).

Une lecture pour le Challenge de l’été, Littérature de l’imaginaire, Petit Bac 2018 (catégorie Titre mot unique), Polar et thriller et S4F3 #4 (le roman est à la fois thriller et à la fois SF).

Ce roman est un livre voyageur organisé par Julie du blog Ju lit les mots + lien vers sa note de lecture. Je remercie donc Julie pour cette initiative et Lydia Le Fur qui m’a envoyé directement son livre. Et je souhaite bonne lecture aux participants suivants.

Ne me regarde pas mourir de Chris Simon

Ne me regarde pas mourir de Chris Simon.

Nouvelle en lice pour la 5e édition du Concours Carrefour Nolim de la nouvelle 2017 parrainé par Franck Thilliez.

Chris Simon (dont je vous ai parlé ici) m’a envoyé un mail pour m’inviter à lire sa nouvelle, pourquoi pas me suis-je dit, je pourrai en parler dans La bonne nouvelle du lundi.

La rencontre dans un avion entre Marc Desrosiers, architecte d’intérieur, Français américanophile, et Lyne Lanza, « guru de yoga et froncophile ». Il rentre à Bordeaux pour dix jours (il doit voir une amie hospitalisée, Sandrine) ; elle va à Paris pour trois jours pour une « confironce ». Peut-être se reverront-ils après, à New York ?

C’est bizarre comme on peut dire des choses personnelles voire intimes à de parfaits inconnus ! Mais c’est comme ça qu’une relation commence, non ?

Après une introduction humoristique (surtout rapport aux langues et à leur prononciation), l’auteur développe un sujet plus grave : le sida et les malades en fin de vie.

Mais Marc a une particularité (non, je ne vous dirai pas laquelle) et sa relation avec Sandrine est vraiment belle.

« Elle ne comprenait pas comment elle avait atterri dans ce désert. Ce n’était pas elle qui quittait le monde, mais le monde qui l’abandonnait. »

Pourtant, j’ai l’impression que Sandrine n’a pas de regrets, elle a bien vécu, elle a été libre, heureuse, elle a voyagé, elle a fait ses propres expériences, elle a été au bout de sa vie, de son destin.

Une nouvelle agréable à lire, avec une pointe de nostalgie, l’insouciance des jeunes adultes dans les années 80 (ça me touche, j’avais 18 ans en 1984) et la peur de mourir devant ses proches – de leur infliger la déchéance de notre corps et la mort – (alors que pour d’autres, c’est la peur de mourir seuls).

Je ne vais pas voter car je ne suis pas inscrite sur ce site et je n’ai pas lu les nouvelles des autres participants à ce concours mais si vous êtes intéressés, allez-y !

Trois nouvelles lues sur ma Kobo

Motus et bouche cousue d’Alexandre Jarry (2014, 23 pages + 9 pages : introduction, autres titres de l’auteur, résumés…)

Alexandre Jarry publie son premier roman en 2009 ; il utilise le numérique et l’auto-édition. Plus d’infos sur son site.

Un nounours est enfermé dans un carton depuis des années. Il est vieux, abîmé et il a la bouche cousue. Il se rappelle d’un enfant avec qui il était heureux, William, mais celui-ci l’a abandonné quand il a eu 10 ans. Un jour, une jeune fille le récupère. « Elle souriait. Elle me souriait. […] Un frémissement me parcourut jusqu’au plus profond de mon être lorsqu’elle me prit dans ses bras. Je fus saisi par la douceur de son geste. […] Sans me quitter des yeux et toujours souriante, elle me tira de ce grenier, de mon exil, pour m’emmener loin avec elle. » (p. 7). La jeune fille ne parle pas alors la peluche l’appelle Motus. En écoutant, la peluche et le lecteur apprennent des choses sur William et sur la jeune fille.

Une nouvelle saisissante, mais un peu trop courte… Toutefois, j’ai bien aimé le style et l’ambiance alors je regarderai les autres titres de cet auteur.

Lacan et la boîte de mouchoirs de Chris Simon (2013, 19 pages + 12 pages : introduction, informations, autres titres de l’auteur, résumés…)

Chris Simon est une auteur franco-américaine ; professeur de français à New York, elle décide de se consacrer à l’écriture ; elle utilise l’auto-édition. Plus d’infos sur son site.

Judith, bientôt cinquante ans, vient de se séparer de son compagnon. Elle consulte Hervé Mangin qui fut « un des derniers psychanalystes analysés par Jacques Lacan en personne ». Durant la première séance, une boîte de mouchoirs était à disposition mais ensuite… plus de boîte de mouchoirs ni sur la table basse ni sur le bureau ! « Vous ne mettez plus de mouchoirs ? Je veux dire… C’est un oubli ou vous n’y croyez… Vous… ».

Premier épisode de la saison 1 de 7 épisodes, suivi de deux autres saisons de 7 épisodes chacun. Cette nouvelle est agréable à lire mais je pensais que ce serait plus drôle… Pour ceux qui sont intéressés par la psychanalyse sans avoir jamais consulté de psychanalyste.

Derrière la clôture d’Isabelle Cousteil (2015, 21 pages + 1 page : introduction)

Isabelle Cousteil travaille dans « l’ingénierie et la production culturelle » ; elle est aussi auteur. Plus d’infos sur son blog.

L’auteur raconte l’histoire de Juanita de la Cruz, torera espagnole, née en 1917, qui a commencé à 14 ans, et qui s’est exilée en Amérique du Sud où elle a continué sa carrière. Dans un monde d’hommes, elle fut la première femme torera. Cette nouvelle a reçu le 2e Prix Hemingway 2015 et est disponible dans le recueil de nouvelles Leçons de ténèbres et autres nouvelles du Prix Hemingway 2015. Je ne savais pas que, chaque année, le Prix Hemingway récompensait une nouvelle de littérature de tauromachie ! Quelle horreur, moi qui déteste la corrida et les courses de taureaux ! Qu’a fait Hemingway pour mériter ce Prix à part couvrir la guerre d’Espagne ?… Je ne lirai pas les autres nouvelles de ce recueil.

Ce que je voulais dimanche dernier en lisant ces nouvelles, c’était tester la liseuse la nuit (de 23 heures à minuit) sans lumière supplémentaire. Un confort de lecture parfait ! Et j’ai pu tester, sans avoir rien réglé auparavant, la lumière orange qui permet, après la lecture, un meilleur endormissement, c’est génial. Je suis très contente de ma Kobo, je pense que je vais l’utiliser régulièrement !

Pour La bonne nouvelle du lundi, événement bloguesque mettant en avant les nouvelles organisé par Martine.