Throwback Thursday livresque 2018-3

Troisième participation au Throwback Thursday livresque 2018… Pour ce jeudi 18 janvier, le thème est « la meilleure héroïne ».

Je vais donc vous présenter Smog of Germania de Marianne Stern avec Viktoria (l’héroïne du roman) même si j’ai préféré les personnages masculins de Jeremiah et de son frère Maxwell mais ce premier tome d’une trilogie steampunk tourne autour de Viktoria, fille unique du Kaiser Wilhelm II, et d’ailleurs ces trois personnages principaux sont sur la couverture. 😉

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En coup de vent… / 49

Bonjour, une troisième semaine de 2018 commence et voici quelques petits plaisirs pour bien la débuter avant l’arrivée de notes de lecture (ou d’autres challenges !) sur le blog.

Les deux revues d’abord.

À gauche, In the Moment (vous pouvez feuilleter la revue en ligne) « parce qu’être soi n’attend pas », une revue créée en mai 2017 pour l’édition anglaise et dont le n° 1 vient de paraître en français. Il y a beaucoup de revues bien-être, détente, cocooning, je dirais que ça a commencé avec le très joli Simple Things, une revue féminine différente qui mettait en avant la douceur de vivre et le cocooning, et puis il y a eu Happinez, Respire, Plénitude, Calme, Open Mind, Inspire, Positivez, dans le désordre et j’en oublie ! Alors pourquoi acheter ce n° 1 plutôt qu’un autre ? La couverture m’a plu (le rose est reposant finalement), quand j’ai feuilleté, j’ai trouvé le papier agréable et le contenu aussi (contenu divisé en 4 thèmes : bien-être, création, living et évasion), le prix n’est pas trop élevé (4,50 € tous les deux mois) et les deux thèmes japonais de Ikigai (oui, il y a une faute sur la couverture !) et de Wabi-Sabi m’ont convaincue. Pour l’instant, j’ai feuilleté cette revue (ainsi que trois copines qui ont bien aimé aussi) donc je vous en reparlerai.

Au centre, Le Novelliste #1 (vous pouvez feuilleter la revue en ligne), une revue créée en novembre 2017 et que je viens de recevoir (je vous en avais déjà parlé ici). Elle coûte un peu cher (12 € + 4 € de frais d’envoi mais il n’y a que deux numéros par an). Pareil, pour l’instant, je ne l’ai que feuilletée mais je peux vous dire que c’est une belle « revue littéraire de patrimoine et de création », soignée, riche, avec des nouvelles anciennes (patrimoine) et des nouvelles récentes (création) et un roman à suivre en trois parties. Et je vous en reparlerai aussi évidemment mais pour l’instant c’est La bonne nouvelle du lundi pour tous ceux qui aiment lire des nouvelles.

Les livres maintenant.

La steppe rouge de Joseph Kessel (France Loisirs), son premier roman, 1922, parfait pour lire un classique ! D’ailleurs je dois voir si le challenge Classiques continue en 2018.

La guerre de sécession de Fabrice Lardreau (Lemieux), une surprise reçue dans ma boîte aux lettres et je suis un peu confuse car j’avais reçu du même éditeur Le rabbin aux mille vies de Haïm Harboun qui m’intéresse beaucoup mais que je n’ai pas encore lu…

Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr (Albin Michel) qui me fait très envie depuis sa parution fin août 2017. Je l’ai emprunté à la bibliothèque mais je dois d’abord finir L’archipel des Solovki de Zakhar Prilepine, un pavé russe (Actes Sud).

Et l’objet noir, au milieu, c’est mon nouveau sac à main car celui que j’ai pour l’instant est trop petit.

Voilà, c’était pour honorer le Défi 52 semaines 2018 : un après-midi à la maison, c’est un peu de ménage, lessive, rangement, lecture, ordinateur (écriture de billets pour le blog, un peu de FB), cuisine (pour préparer les repas que je mangerai au déjeuner au travail), quelques boissons chaudes et un goûter mais je ne pouvais pas tout mettre sur la photo.

Bonne semaine 🙂

Photo prise à la Maison de la presse (merci pour l’autorisation)

Throwback Thursday livresque 2018-2

Deuxième participation au Throwback Thursday livresque 2018… Pour ce jeudi 11 janvier, le thème est « possible (lueur d’espoir) ».

Je vous présente donc le beau roman français Une plage au Pôle Nord d’Arnaud Dudek et un extrait publié avec ma note de lecture : « Une longue histoire, assez compliquée. Bref. Il va mieux grâce à elle. Et elle grâce à lui. Je crois qu’ils… s’épaulent. Drôle de duo, hein ? Le jour et la nuit. Le pôle Nord et la plage de sable… » (p. 109) pour vous dire que l’amour est toujours possible à tout âge. 🙂

Défi littéraire 2018 avec Madame lit

Vu chez Karine, ce Défi littéraire 2018 est organisé par Madame lit (un blog canadien que je ne connaissais pas) pour lire des romans du monde.

J’ai hésité… un peu… et puis comme je lis un roman russe (un pavé de 830 pages) et que le mois de janvier correspond à la littérature russe… enfin, vous voyez, je n’ai finalement pas hésité longtemps 😛

Alors, infos, logo et inscription chez Madame lit.

Mes lectures pour ce défi

Janvier : littérature russe avec L’archipel des Solovki de Zakhar Prilepine (Actes Sud, septembre 2017)

Février : littérature islandaise avec …

Mars : littérature hongroise avec …

Avril : littérature belge avec …

Mai : littérature espagnole avec …

Juin : littérature algérienne avec …

Juillet : littérature colombienne avec …

Août : littérature allemande avec …

Septembre : littérature italienne avec …

Octobre : littérature britannique avec …

Novembre : littérature américaine avec …

Décembre : littérature martiniquaise avec …

Throwback Thursday livresque 2018-1

J’ai un peu de retard pour la première participation au Throwback Thursday livresque 2018… Pour le jeudi 4 janvier, le thème est « un livre dont j’ai envie de parler (donc tout simple, un livre de votre choix pour bien commencer 2018) ».

Comme j’avais eu un gros coup de cœur pour Roland est mort de Nicolas Robin, j’ai lu le nouveau roman de cet auteur français l’automne dernier : Je ne sais pas dire je t’aime de Nicolas Robin et l’auteur parle de la vie, les gens, l’amour avec tendresse et humour, j’aime énormément. 🙂

Challenge Rentrée littéraire janvier 2018

Pour le Challenge Rentrée littéraire janvier 2018, Laure de Micmélo a passé le flambeau à Béa Comète de Aux bouquins garnis. L’objectif est de lire des romans qui paraissent entre le 30 décembre 2017 et le 31 mars 2018 et ce jusqu’au 31 août 2018. Infos, logo et inscription chez Béa Comète.

Mes lectures de cette rentrée d’hiver

Scents of Orient de Marianne Stern

Scents of Orient de Marianne Stern.

Récits du Monde Mécanique 2/3

Chat noir, collection Black Steam, février 2017, 392 pages, 19,90 €, ISBN 9978-2-37568-027-8.

Genres : science-fiction, steampunk.

Marianne Stern était physicienne mais, mais passionnée par les machines volantes (un peu comme Hayao Miyazaki), elle se consacre maintenant à l’écriture (science-fiction, fantastique) et un peu à la musique. Voir le tome 1, Smog of Germania.

1916. Inde, région de Golkonda. L’empire allemand, avec à sa tête le Kaiser Joachim, a écrasé les Belges et les Français. Mais nous quittons l’Europe puisque le zeppelin Jungfrau est parti vers l’est avec à son bord Maxwell, L’Orfèvre, et Jeremiah, L’Exécuteur. Mais les deux frères sont tout aussi mystérieux en Inde qu’en Europe ! « Les informations, au sein de la haute société, se révélaient aussi précieuses, voire plus, que les richesses – surtout lorsque comme la duchesse, l’on était le meilleur agent de la Couronne britannique infiltré au cœur du Raj. » (p. 10). Les soldats anglais ont arraisonné le Jungfrau et pris possession de la caverne où Maxwell cachait ses trésors mais lui a disparu.

Avec des titres de chapitres comme « Orage et tasse de thé » ou « Le show excentrique de Lord Archibald Nelson », les lecteurs comprennent vite qu’il ont quitté l’empire germanique de Smog of Germania pour l’empire britannique de l’Inde. Évidemment de nouveaux personnages apparaissent comme Lord Archibald Nelson, gouverneur à Surat (centre de l’Inde) depuis 5 ans, le capitaine Oliver Clive, la duchesse Elzebeth de Wigton, riche veuve de 32 ans qui travaille pour le British Intelligence Service depuis 10 ans, Charles de Bellecourt, un Français au service de la duchesse et des services secrets anglais, et Anshu Kapoor, maître marchand ami de Lord Nelson et de Maxwell, pour les principaux. « Maxwell n’avait pas changé d’une once, il était toujours le même que dans ses souvenirs. Ces traits fins, cette longue chevelure ébène, ce regard noir et luisant, ce minuscule sourire rivé au coin des lèvres… Et le corbeau, perché sur son épaule, ses yeux de diamants rouges luisant dans la pénombre. » (p. 58). Vous l’avez compris le corbeau est un des mécanismes créés par Maxwell. Et la couverture qui les représente est vraiment belle, plus lumineuse que celle du tome 1. En quittant l’empire germanique, les lecteurs n’ont par contre pas quitté les complots, les espions et le danger ! « Nelson avait toujours détesté la politique et ses jeux vicieux ; chacun voulait le pouvoir pour lui seul, en finalité, et par conséquent, tous les coups étaient permis ! Ce soir encore, les divers acteurs impliqués dans l’histoire s’inclinaient devant le roi George en public, pour mieux le poignarder entre les omoplates un peu plus tard ! Ce pouvait-il que lui, Lord Archibald Nelson, soit l’unique loyal fidèle serviteur de la Couronne à Surat ? » (p. 101-102). En qui est-il possible d’avoir confiance, qui est sincère, qui trahit ? « En moins d’une heure, l’Allemand avait changé de statut à ses yeux, et il lui vouait désormais respect et admiration. Le personnage était charismatique, gentleman et salopard à la fois, pourvu du grain de folie à même de le différencier de n’importe quel individu lambda. » (p. 303). Tout comme pour le premier tome, je redis ce que j’avais écrit : Marianne Stern plonge ses lecteurs dans un récit steampunk époustouflant et haletant (les lecteurs sont réellement en immersion, en Inde cette fois et dans le monde britannique). Les explications scientifiques et mécaniques sont les bienvenues et participent au bon déroulement de la lecture et de la compréhension des événements. Les mécanismes de Maxwell sont des « babioles » extraordinaires ! Parfois dangereuses… Tout comme le premier tome avec l’Allemagne de 1900, ce deuxième tome montre une Inde mi-réelle mi-fictive, avec de belles descriptions, une Inde plus exotique que Germania sous son brouillard pollué et j’ai pris grand plaisir à suivre Maxwell (mon personnage préféré ici) parmi les nouvelles personnes qui l’entourent, chacune ayant sa personnalité, son rôle et ses manquements (soif de pouvoir, de richesse, traîtrise…). Après l’Allemagne, l’auteur a emmené ses lecteurs 16 ans après en Inde, et j’ai hâte d’avoir le tome 3 pour savoir où il se déroulera (il a été question de la Russie deux ou trois fois dans ce tome mais bon, rien n’est sûr !).

Encore une excellente lecture pour les challenges Littérature de l’imaginaire, Un genre par mois (le dernier genre de l’année est science-fiction) et Vapeur et feuilles de thé.