Throwback Thursday livresque 2018-12

Pour ce jeudi 22 mars, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « printemps ou jardinage ». Je ne fais pas de jardinage, je n’ai pas la main verte… mais j’ai pensé à ce très beau roman, Les jonquilles de Green Park de Jérôme Attal : il commence à l’automne 1940 et continue en hiver mais, et c’est très important par rapport au titre, les personnages – Mila et Tommy – se demandent s’ils seront encore en vie pour voir refleurir les jonquilles de Green Park au printemps prochain. Le printemps est tout un symbole d’espoir et de renaissance. Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine et bon weekend (je ne pense pas être très présente…).

Un billet que je mets aussi dans le Défi 52 semaines 2018 puisque le thème de cette semaine est « printemps » et je rajoute une photo perso 😉

Le printemps avec ses premières feuilles vertes qui symbolisent le renouveau de la Nature.

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Throwback Thursday livresque 2018-11

Pour ce jeudi 15 mars, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « famille ». Je pensais ne rien avoir pour ce thème – la famille n’étant pas mon sujet de lecture préféré – mais je me suis finalement rappelée de Une famille normale de Garance Meillon, un premier roman paru en janvier 2016 qui m’avait surprise. À noter que le deuxième roman de Garance Meillon, La douleur fantôme, vient de paraître chez Fayard (le 7 mars).

Vous pouvez voir les autres participations chez BettieRose. Bonne fin de semaine.

Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir

Sanglant hiver de Hildur Knútsdóttir.

Thierry Magnier, collection Grands romans, mai 2017, 352 pages, 16,50, ISBN 979-1-03520-037-4. Traduit de l’islandais par Jean-Christophe Salaün.

Genres : littérature islandaise, littérature jeunesse, science-fiction.

Hildur Knútsdóttir naît en 1984 en Islande mais étudie au Guatemala et voyage en Amérique du Sud. Elle vit ensuite en Allemagne (Berlin) et au Portugal (Tavira) avant de retourner en Islande étudier la création littéraire. Elle écrit pour la jeunesse et pour les adultes.

Samedi commence les vacances d’hiver et le mois de l’abattage, une ancienne tradition islandaise. Bergljót, Magga et Thóra, 16 ans, sont invitées à une soirée avec Grímur, le plus beau garçon du collège. Mais Bergljót ne pourra pas aller à la fête : elle est au chalet de Snæfellsnes avec son jeune frère Bragi, 11 ans, pour l’anniversaire de leur père, Thórbergur. Leur mère doit les rejoindre mais bizarrement ils n’arrivent à joindre personne au téléphone. « Il doit y avoir un problème de réseau. » (p. 53). Alors que père et fils jouent au foot avec des habitants du village proche du chalet, ceux-ci se mettent tous à vomir. Thórbergur et Bragi, qui ne sont pas touchés, comprennent qu’il se passe quelque chose et fuient. « C’est comme si le monde entier était mort. » (p. 79). De retour à Reykjavík, ils découvrent dans leur immeuble un survivant, Heidar, qui veut rejoindre ses parents sur l’île Vestmann.

On a ici une histoire de zombies mangeurs d’humains somme toute classique mais agréable à lire. Le point fort est que l’action se déroule en Islande avec peu de personnages mais bien travaillés. Ce qui est surprenant : l’Islande est une île, pas énorme, et les survivants veulent se réfugier sur une île encore plus petite (les îles Vestmann sont un archipel de 18 îles situées dans l’océan Atlantique au sud-ouest de l’Islande). De plus, certains survivants pensent à une invasion extra-terrestre.

Le lecteur alterne entre les chapitres écrits par Bergljót et ceux écrits par Bragi car ils vont être séparés et Bragi ne partira pas avec les autres survivants sur les îles Vestmann.

Une lecture divertissante, pour ce roman post-apocalyptique horreur qui permet de découvrir Reykjavík, la capitale islandaise, les îles Vestmann, en hiver en plus, et les moyens de survivre (on ne sait jamais, ça peut être utile !).

À la fin de ce premier tome, il y a encore beaucoup de questions (l’Islande est-elle le seul pays touché ou le monde entier est concerné ?) alors j’ai bien l’intention de lire le deuxième tome de ce diptyque !

Mon passage préféré est celui avec le chien, Spassky (p. 242 et suivantes) pour sa tendresse et son humanité. « Tout le monde semblait apprécier Spassky. Il avait redonner le sourire aux habitants des îles Vestmann. Sa langue qui haletait, ses petits yeux noirs brillant de joie les poussaient à jouer avec lui et à oublier, ne serait-ce qu’un instant, ceux qui étaient morts. » (p. 266).

Une lecture pour le Challenge de l’épouvante, le Défi littéraire 2018 de Madame lit (février est pour l’Islande), les challenges Jeunesse Young Adult #7, Littérature de l’imaginaire et Voisins Voisines 2018 (Islande).

Le chapeau de Mitterrand d’Antoine Laurain

Le chapeau de Mitterand d’Antoine Laurain.

La Loupe, mai 2012, 273 pages, 20,80 €, ISBN 978-2-84868-420-8. Je l’ai emprunté à la médiathèque en gros caractères mais il est paru aux éditions Flammarion en janvier 2012, 211 pages, 18 €, ISBN 978-2-08127-412-9.

Genre : roman français.

Antoine Laurain naît en 1970 à Paris et il est écrivain. Pas d’infos supplémentaires… Du même auteur : Ailleurs si j’y suis (Le Passage, 2007, Prix Drouot 2007), Fume et tue (Le Passage, 2008), Carrefour des nostalgies (Le Passage, 2009), La femme au carnet rouge (Flammarion, 2014) et Rhapsodie française (Flammarion, 2016).

Daniel Mercier est directeur adjoint du service financier de la Sogetec. En novembre 1986, il mange dans une brasserie parisienne et François Mitterand s’installe avec deux autres convives à la table d’à côté ! « Ce dîner était vraiment irréel. » (p. 32). Au moment de partir, Daniel se rend compte que le président a oublié son chapeau derrière la barre de cuivre de la banquette qu’ils ont partagée. Daniel s’empare du chapeau et sa vie va être transformée : il garde son calme, prend de l’assurance, ne commet plus de maladresses, n’est plus angoissé et dit exactement ce qu’il faut pour convaincre. Il se sent même très bien ! « C’était comme si le vrai Daniel Mercier était enfin apparu au grand jour. » (p. 45). Lorsque Daniel oublie le chapeau dans le train, celui-ci est récupéré par Fanny Marquant, une petite fonctionnaire des impôts qui se rêve nouvelliste et qui n’arrive pas à quitter son amant déjà marié. Puis le chapeau est récupéré par Pierre Aslan, surnommé « Le nez », un grand parfumeur en panne d’inspiration devenu dépressif et par Bernard Lavallière, un génie de l’assurance marié à une riche héritière. Mais, depuis la perte du chapeau, Daniel Mercier est à nouveau angoissé, couvert d’eczéma, et il va tout faire pour retrouver « son » chapeau.

Bien sûr, le personnage principal de ce roman n’est pas un humain mais le chapeau : un chapeau… magique, investi d’une mission ! J’ai voulu lire le roman après avoir vu le film réalisé par Robin Davis avec Frédéric Diefenthal (Daniel Mercier), Frédérique Bel (Fanny Marquant), Roland Giraud (Pierre Aslan), Michel Leeb (Bernard Lavallière) et Laurent Claret (François Mitterrand). Je n’ai pas été déçue, non seulement parce qu’il y a des petites différences entre le roman et le film (par exemple, dans le roman, la brasserie se trouve à Paris alors que dans le film, le restaurant se situe à Lyon) mais aussi parce qu’il m’a permis de découvrir l’excellente plume d’Antoine Laurain.

L’auteur se veut tour à tour poète : « Une formule pure, limpide […]. Celle d’un parfum qui tient en deux lignes et part un jour à la conquête de l’époque, de la mode et des femmes. » (p. 130) ; irrévérencieux : « Vous avez raison, mon colonel, c’est dans les prés qu’on rencontre les ânes de votre espèce. » (p. 184) ; et philosophe : « Parfois la vie vous emmène sur certains chemins, c’est sans s’en apercevoir que l’on a pris la bifurcation, le grand GPS du destin n’a pas suivi le trajet prévu et aucun panneau ne vous a indiqué le point de non-retour. » (p. 207).

Ce roman est aussi celui des années 80, des années où tout semblait plus facile et qui ont vu les débuts de Canal+, le Minitel, l’importance croissante de la musique et des émissions télévisées, l’installation des colonnes de Buren, la construction de la Pyramide du Louvre, les débuts de Basquiat, etc. Bref mon adolescence…

Si vous n’avez pas encore lu ce chouette roman qui a reçu le Prix Relay des voyageurs 2012 et le Prix Landerneau découverte, foncez ! Et de mon côté, je vais lire d’autres titres d’Antoine Laurain, pas que je sois monomaniaque mais j’ai très envie de découvrir ses autres romans, d’ailleurs si vous en avez un à me conseiller.

Une lecture que je mets dans Le Petit Bac 2018 (Catégorie Objet pour le chapeau).

Throwback Thursday livresque 2018-8

Pour ce jeudi 22 février, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « addiction » et je pensais ne rien avoir mais… Si ! Je vous propose l’excellent premier roman Le renversement des pôles de Nathalie Côte paru en août 2015 chez Flammarion. Accro au chocolat ou au Pepito, accro à l’aquabike ou aux plaisirs d’Internet (a bourse en ligne, entre autres), voici deux couples que tout sépare sauf leurs obsessions et leurs addictions ! À propos de l’addiction, je voudrais aussi vous partager cet extrait que j’avais apprécié dans Feed de Mira Grant paru en octobre 2012 chez Bragelonne : « Nous sommes une nation habituée à vivre dans la peur, la voilà la vérité. Si je veux être honnête avec vous, mais aussi avec moi-même, ça ne concerne pas uniquement notre nation, et il ne s’agit pas réellement d’une habitude. Ça concerne le monde entier, et c’est une addiction. Les gens sont accros à la peur. La peur justifie tout. La peur nous fournit une excuse toute trouvée pour renoncer à nos libertés, l’une après l’autre, au point de trouver normal qu’on nous suive à la trace et que le moindre de nos mouvements soit enregistré dans une dizaine de bases de données auxquelles monsieur tout-le-monde n’aura jamais accès. La peur crée, définit et façonne notre univers, et sans elle, la plupart d’entre nous se sentiraient perdus. Nos ancêtres rêvaient d’un monde sans frontières, alors que nous passons notre temps à en imaginer de nouvelles, autour de nos maisons, de nos enfants, et de nous-mêmes. Nous limitons notre potentiel, jour après jour, au nom d’un idéal de sécurité que nous n’atteignons jamais. Nous avons pris un monde riche de possibilités et l’avons appauvri. Et maintenant, vous vous sentez en sécurité ? Extrait d’Âmes sensibles s’abstenir, blog de Georgia Mason, le 6 avril 2040. » (p. 336).

Throwback Thursday livresque 2018-6

Pour ce jeudi 8 février, le thème du Throwback Thursday livresque 2018 est « une histoire en France » et j’ai hésité entre plusieurs livres comme Le camp des autres de Thomas Vinau (roman historique mais pas que… qui se déroule en 1907, un de mes coups de cœur 2017), Les corps fragiles d’Isabelle Kauffmann (un roman émouvant qui se déroule dans la première moitié du XXe siècle et qui raconte l’enfance et la vie de la première femme infirmière lyonnaise) et Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Lahrer (exceptionnel roman d’une histoire française contemporaine) mais j’ai finalement choisi Nous, les passeurs de Marie Barraud, un très beau premier roman, historique, émouvant et actuel de la comédienne Marie Barraud sur les traces de son grand-père, Albert Barraud, célèbre médecin bordelais arrêté et déporté en Allemagne en 1944. Un roman important sur le drame familial, sur l’importance de savoir, sur le témoignage et sur le devoir de mémoire.