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Projet 52-2022 #39

Trente-neuvième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème c’est du sport. Je ne suis pas une grande sportive même si j’ai essayé plusieurs sports dans ma vie. J’aime bien randonner et prendre des photos (mais je ne peux plus). Une balade au bord de l’eau, ça vous fait envie ? Je vous souhaite un bon week-end, un beau mois d’octobre et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Projet 52-2022 #38

Trente-huitième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème quand il pleut… Je m’étais trompée, j’avais traité le thème au fil des générations qui sera en fait celui de la semaine 42 (je n’aurai sûrement pas plus d’idées à ce moment-là). Bon, alors je suis encore plus désolée pour mon retard… Quand il pleut, le temps est à la grisaille mais ça abreuve les arbres et la terre desséchée. Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

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Lundi Soleil 2022 #septembre (2)

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Nous sommes toujours dans le neuvième thème de Lundi Soleil 2022, celui de septembre qui est une saison, l’automne. Je vous emmène de nouveau au Japon, cette fois à Kyôto avec sa célèbre Kamogawa 鴨川 (kamo = canards et gawa = rivière). Cependant ce ne sont pas des canards que vous voyez sur une des photos mais sûrement des mouettes ou peut-être des aegithalos caudatus japonicus, c’est-à dire des mésanges blanches à longue queue (s’il y a un ornithologue dans le coin, merci de confirmer !). En tout cas, j’espère que ces photos vous plaisent. Je vous souhaite une bonne semaine et vous donne rendez-vous lundi prochain.

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Lundi Soleil 2022 #septembre (1)

Voici une photo pour Lundi Soleil 2022. Le thème de septembre est une saison : l’automne. C’est Ikuta Ryokuchi 生田緑地 à Tama-ku dans la préfecture de Kanagawa (entre Tôkyô et Kawasaki) au Japon. C’est le plus grand parc naturel proche de Tôkyô et, à l’automne, il est possible d’y observer les érables, entre autres. Les bâtiments que vous voyez font partie du Musée en plein air de la maison de folklore et ils sont tous anciens, traditionnels, principalement en bois et en pierres. J’espère que ça vous plaît. Je vous souhaite une bonne semaine, un beau mois de septembre, et vous donne rendez-vous lundi prochain.

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Projet 52-2022 #34

Trente-quatrième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème en pleine nature. Je vous emmène à nouveau au Japon parce qu’au Japon aussi, on peut se balader en pleine nature ! Ici, c’est près de la ville de Hakone dans la préfecture de Kanagawa au sud ouest de Tôkyô (pas loin du Fuji-san). Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

PatiVore : Hakone, préfecture de Kanagawa, Japon

L’ours d’Andrew Krivak

L’ours d’Andrew Krivak.

Globe, septembre 2021, 160 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-38361-001-4. The Bear (2020) est traduit de l’américain par Heloïse Esquié.

Genres : littérature états-unienne, roman, nature writing, post-apocalyptique.

Andrew Krivak naît en 1963 à Wilkes-Barre (Pennsylvanie) dans une famille slovaque exilée aux États-Unis. Il étudie au St. John’s College d’Annapolis (Maryland), à l’université de Columbia (New York City) et à l’université Rutgers (New Jersey). Après un séjour chez les Jésuites, il rédige un mémoire, In Search of a Religious Life (2008) puis deux romans (encore non traduits en français) : The Sojourn (2011) et The Signal Flame (2017) avant The Bear (2020) qui a reçu le Banff Mountain Book Prize. Plus d’infos sur son site officiel.

Un homme et une femme jeunes se sont installés dans cette montagne. Ils ont construit une maison en bois et en pierre. Ils ont eu un enfant, une fille, mais la femme est morte très peu de temps après. L’homme élève donc seul sa fille. En ce jour le plus long de l’année, elle a maintenant cinq ans et il répond à ses questions parce que c’est difficile pour elle de ne pas avoir connu sa mère. Il y a des animaux mais ils sont les seuls humains au monde. « Tu es une fille intelligente. Mais il y a encore tant de choses que tu ne peux pas comprendre. Tant de choses que tu ne devrais pas être obligée de comprendre. Pas encore. » (p. 13).

Le lendemain, père et fille grimpent au sommet de la montagne, là où la mère est enterrée. Il lui raconte tout et, à partir de ce moment, lui enseigne tout ce qu’il sait. Le terrain, le lac, « où plonger pour ramasser les moules […] confectionner un collet à lapin […] toutes les étapes de la fabrication d’un harpon de pêche […] repérer les essaims d’abeilles sauvages […] et récolter le miel […] comment estimer l’heure […]. » (p. 21). Et même, lorsqu’elle fut plus grande, « il lui apprit à lire et à écrire » (p. 22).

C’est à l’automne de ses 7 ans que « la fille et son père virent surgir un ours surgir des bois et se diriger vers le lac, puis patauger dans l’eau jusqu’à ce qu’il ait un poisson dans la gueule, avant de repartir dans la forêt, en direction des hauteurs. » (p. 24). Et la vie continue, au fil des saisons, des histoires que lit la fille ou que raconte le père et des cadeaux qu’elle reçoit chaque année à son anniversaire (peigne, boussole, couteau, silex…).

Mais, alors qu’ils se rendent pour la première fois au nord et à l’est, vers l’océan, l’homme se fait mordre dans l’eau par un animal qu’il n’a pas le temps de voir, « la main de l’homme était enflée et bleue » (p. 52).

« Elle était seule dans le canoë, pagayant vers la rive […]. L’ours retourna la fille du bout de son museau et lécha la croûte de sommeil et de sel dans ses yeux […]. La fille se secoua, tenta de se lever d’un coup, et s’effondra. L’ours recula et ils se regardèrent à travers la distance qui les séparaient. Tu peux faire un autre feu ? demanda l’ours. La fille ne répondit pas. Elle envisagea de s’enfuir […]. » (p. 71, je note qu’ici il y a une faute, la distance les séparait au singulier pas au pluriel).

Cela peut paraître surprenant mais c’est avec l’ours que la fille fait le trajet de retour, et l’ours sait tout, les endroits qu’il faut éviter, les arbres à miel, les baies et les fruits… « Ils ne parlaient guère tandis qu’ils marchaient vers les hautes montagnes jour après jour. Leur langage était la régularité de leur pas et la cueillette de nourriture. » (p. 79). De même cela peut paraître surprenant que l’ours parle et que la fille le comprenne mais l’ours « expliqua qu’autrefois tous les animaux savaient produire les sons que la fille et son père utilisaient entre eux. Mais les autres comme elle avaient cessé d’écouter, et cette aptitude s’était perdue. […] mais tous les êtres vivants parlaient, et peut-être que la vraie question était comment il se faisait qu’elle puisse le comprendre. » (p. 84).

Malheureusement, durant le retour, l’ours et la fille sont obligés de rester de l’autre côté de la rivière parce que l’hiver arrive plus tôt et, le lecteur s’en doute, l’ours doit hiberner. « Si tu ne te réveilles pas, cette grotte sera ta tombe, et l’ours portera avec lui dans ses errances le souvenir d’un automne où il aura voyagé un temps avec un être porteur de chagrin. Mais si tu te réveilles et fais le voyage jusqu’à chez toi, l’ours et une lignée d’ours après lui porteront l’histoire du retour de la dernière à la montagne isolée. Ils la porteront pour que la forêt s’en souvienne aussi longtemps qu’il y aura de la forêt sous le soleil. » (le puma, p. 111-112).

La fille va-t-elle survivre à cet hiver ?

Comme je n’avais pas aimé Dans la forêt de Jean Hegland (le comportement des deux sœurs m’avait énervée…), j’espérais beaucoup de ce roman ‘similaire’, c’est-à-dire un roman de nature writing avec quelques survivants (ici, seulement deux) dans un monde post-apocalyptique (c’est la couverture qui m’a d’abord attirée). Eh bien, je n’ai pas été déçue, au contraire. Ce roman a tout ce que l’autre n’avait pas ! Je l’ai trouvé passionnant, plein de poésie et d’amour pour la Nature, pour les animaux (même si les passages de chasse restent difficile pour moi à lire). J’ai lu que l’auteur s’est inspiré du mont Monadnock (New Hampshire) près duquel il vit avec son épouse et leurs enfants, une montagne qui me semble très belle quoique peu accueillante en hiver (mais, comme toutes les montagnes, non ?).

Les lecteurs ne sauront rien de ce qui est arrivé aux humains. Les parents de la femme et de l’homme (pas de prénoms) ont cherché des survivants mais le jeune couple ne les a jamais revus. Les seuls ‘visiteurs’ sont les animaux qui vivent plus ou moins près de leur maison dans la montagne. Ils ont appris à survivre avec ce que la Nature leur donnait et quelques bricoles qu’ils ont gardé du monde humain (comme un peigne pour elle et une boussole pour lui). Rien de science-fiction dans ce roman pourtant post-apocalyptique, mais il est d’une beauté époustouflante, toute en contemplation et enseignements (je n’ai pas lu les auteurs que cite la 4e de couv, Emerson et Thoreau). L’homme veut que sa fille vive tout en aimant et respectant la faune et la flore qui l’entourent parce que, sans cette harmonie, elle ne pourra pas vivre. Mais dans ce livre, ce ne sont pas les humains qui sont importants, ce sont les animaux, le vent, les odeurs, l’eau, en un mot la Nature.

Une belle leçon de vie et d’humilité que je mets dans Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 1, la couverture rappelle le printemps), Challenge lecture 2022 (catégorie 40, un livre choisi pour sa couverture), Littérature de l’imaginaire #10 et Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Ours).

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Projet 52-2022 #7

Septième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème un coin de ciel bleu.

Cette photo prise lundi, mélange de nuages et de ciel bleu, montre bien un ciel d’hiver mais avec le printemps qui approche. Il fait encore froid la nuit et le matin mais il ne gèle plus et, durant la journée, le soleil réchauffe bien la nature. Par exemple, hier, vendredi, la température est montée à 19° et le soir, à 19h30, il faisait encore 15°, prometteur, n’est-ce pas ?

Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Le peintre hors-la-loi de Frantz Duchazeau

Le peintre hors-la-loi de Frantz Duchazeau.

Casterman, mars 2021, 96 pages, 20 €, ISBN 978-2-20320-277-1..

Genres : bande dessinée française, Histoire.

Frantz Duchazeau, de son vrai nom Frantz Duchazeaubeneix, naît le 11 octobre 1971 à Angoulême. Il vit à Paris où il est dessinateur et scénariste de bandes dessinées et travaille aussi pour des journaux (Capsule Cosmique, Journal de Mickey, Spirou).

Le peintre hors-la-loi de Duchazeau et Drac chez Casterman (1ère planche)

Drac, de son vrai nom Pascale Wallet, naît le 1er mai 1978. Elle est coloriste et illustratrice de bandes dessinées. Fin des années 90, elle participe à la création de l’association (et du fanzine) Nekomix. Plus d’infos sur son site officiel.

Je remercie Lecteurs.com de m’avoir envoyé cette bande dessinée.

La grande Histoire. Paris, 21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné sous les acclamations du peuple. Enfin, pas de tout le peuple, les révolutionnaires tuant et pillant, beaucoup sont mécontents. « Ces révolutionnaires sont des assassins ! Ils affament le peuple ! » (p. 30).

La petite histoire. Contrairement à « Prieur, Desfontaines, Girardet, Fragonard » (p. 12), Lazare Bruandet dessine et peint « pour le plaisir de l’instant » (p. 12) et n’aspire pas à la postérité. Après avoir bien bu, il tue son épouse par accident, s’enfuit et se réfugie dans une abbaye. « Je n’ai pas voulu la tuer. Adieu l’ami. » (p. 19), dit-il à son ami dessinateur Jean Duplessis-Bertaux. Bruandet a un étrange physique, il est hanté par un événement de son enfance, il devient le peintre hors-la-loi. Un jour, il rencontre Hollandine qui lave le linge à la rivière ; son père est aubergiste.

« Ces révolutionnaires sont des assassins, des pilleurs, des violeurs, des incendiaires ! » (p. 31) et les frères de la Cour-Dieu ont été brûlés et pendus… Alors les frères de l’abbaye dans laquelle Bruandet s’est réfugié lui demande de l’aide. « Vous êtes armé. Apprenez-nous à nous servir d’une arme. Nous vous demandons protection. » (p. 40).

Et, après tous ces événements odieux, il est en colère. « Hahahaha ! La populace des faubourgs et tout ce que Paris peut fournir de coupe-jarrets sont venus conquérir le titre de héros. En pillant et dévastant le château des Tuileries… Massacrant la poignée de Suisses qui le défendaient, égorgeant sans pitié… Glup… égorgeant jusque dans les caves et les cuisines les gens de services, les hommes de peine, les marmitons, les laveuses de vaisselle, ils s’étaient réfugiés là, tout tremblants. Tous exécutés !! » (p. 67). Cette révolution fut affreuse, surtout durant la Terreur, et personne n’a pu y échapper… et, au milieu de toute cette violence, l’Art, le beau, la forêt, la Nature.

J’ai eu l’impression que les personnages étaient petits, peut-être pour montrer la grandeur des paysages et de la nature. Parce qu’en plus, le comportement de la majorité des gens est vraiment petit, très petit… Les dessins sont un peu spéciaux, anguleux, je dirais, mais j’ai aimé et je vous conseille vivement cette bande dessinée historique et artistique.

En tout cas, Lazare Bruandet n’est pas un personnage de fiction ! Il est né le 3 juillet 1755 à Paris. Il était peintre et graveur. Grâce à lui, la peinture de paysage a évolué par rapport au cadre institutionnel. Il a étudié avec le peintre de lavis Jean-Philippe Sarrazin puis avec le maître allemand Rœser qui l’inclina vers la tradition du paysage réaliste nordique. Dans la bande dessinée, on le voit vivre isolé de tout, eh bien il a effectivement vécu dans la forêt de Fontainebleau, caché dans les ruines de l’ancien prieuré Notre-Dame de Franchard. La petite histoire rejoint donc la grande Histoire. Il meurt le 26 mars 1804 à Paris.

Une chouette lecture pour La BD de la semaine que je mets aussi dans BD, Des histoires et des bulles (catégorie 15, une BD autour d’un artiste, celui-ci est peintre) et Les textes courts.

Plus de BD de la semaine chez Noukette.

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Lundi Soleil 2021 #9 (2)

Nous sommes toujours dans le neuvième thème de Lundi Soleil 2021, celui de septembre qui est vert.

Comme il a beaucoup plu au printemps et en été, l’herbe était bien verte à Valence, pas besoin d’aller brouter chez le voisin !

Vous pouvez cliquer sur la photo.

Je vous souhaite une bonne semaine.