Secrets of Magical Stones 1 de Marimuu

Secrets of Magical Stones 1 de Marimuu.

Dupuis Vega, septembre 2021, 178 pages, 8 €, ISBN 978-2-37950-144-9. Hosekisho no shinjin 1 (Kadokawa Shoten, 2019) est traduit du japonais par Yuki Kakiichi et Nathalie B.

Genres : manga, shônen.

Marimuu まりむぅ est scénariste et dessinatrice. Secrets of Magical Stones est son premier manga. Plus d’infos sur son twitter et sur son pixiv.

Une fillette trouve « la toute première pierre précieuse de [sa] vie ». Sa vocation est née.

Des années après, Mana quitte son village pour la ville de Lithos, la Ville Lumière, au sud du pays, car elle entre au Ministère des Pierres Précieuses. Elle voyage avec son animal, Kururu. Elle est ravie mais elle cumule les gaffes… Elle perd sa broche, elle arrive en retard le premier jour, elle oublie Kururu… Maladroite, « Distraite et étourdie… ça promet pour sa formation. »

Sa camarade de chambre est Ray de la célèbre famille noble Orven. Les deux ont 15 ans et pas du tout le même comportement.

Bon, eh bien, ce n’est pas gagné, Mana se plante souvent… Mais « Je ne veux pas les décevoir ! Je vais devenir… une excellente chasseuse pour partager avec eux les pierres et leur énergie ! ».

En fin de volume, des explications pour comprendre le fonctionnement du Ministère, des talarias (bottines pour chasser les pierres), de la gemectricité (énergie des pierres), et j’ai vérifié : ces pierres, fluorite, fluorine, rhodochrosite, existent vraiment.

Même si ce n’est pas un chef-d’œuvre, je vais lire la suite puisque cette série est jolie, dynamique, amusante et surtout complète en 3 tomes seulement. Tome 2 paru en novembre 2021 et tome 3 en février 2022 (comme d’hab, à voir avec la bibliothèque).

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et les challenges BD 2022, Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10 et Shiny Summer Challenge (menu 1 – Été ensoleillé, sous-menu 3 Au pays du soleil levant = culture japonaise).

Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki

Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, mars 2010, 136 pages, 11,10 €, ISBN 978-2-35592-138-4. カミサマ est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture. Les autres séries de l’auteur sont Roji! et Coco, l’île magique.

La déesse de la neige – Aya et la déesse de la neige prennent un chocolat chaud mais elles sont dérangées par la déesse de la colline qui annonce une fleur des neige de l’autre côté de sa colline. Mais en s’approchant la fillette tombe dans une crevasse…

La déesse du malheur – Une fillette n’a vraiment pas de chance et la déesse du malheur lui vient en aide mais elle omet de lui dire que le pacte a des conséquences et un coût… « Si tu pensais pouvoir profiter de toute cette chance sans aucune contrepartie, c’est que tu es sacrément stupide, vraiment ! ».

Shimashima et Miyako – Shimashima est le jeune chat qui apparaît dans les 3e histoires du 1er et du 2e tomes. Pendant que Shimashima est dans le monde des déesses, Miyako attend son retour dans le monde des humains. Les déesses réussiront-elles à les réunir et à récupérer la pierre sacrée ?

Après avoir relu récemment les deux premiers tomes de cette trilogie, Kamisama 1 – La mélodie du vent et Kamisama 2 – Les contes de la colline, je ne pouvais que relire le 3e tome pour Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2.

Que dire de plus que pour les premiers tomes ? C’est toujours très beau, doux et poétique. Si vous aimez les contes, les chats, le merveilleux et la tendresse, lisez cette belle trilogie aux couleurs pastels.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et, en plus des challenges japonais (cités ci-dessus), pour Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Jeunesse young adult #11 et Littérature de l’imaginaire #10.

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai

Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai.

Soleil Manga, collection Seinen, décembre 2021, 144 pages, 11,95 €, ISBN 978-2-302-09518-2. Ojisama to neko vol. 2 おじさまと猫 (Square Enix, 2018) est traduit du japonais par Sophie Piauger.

Genres : manga, seinen.

Umi Sakurai 桜井海 est une mangaka japonaise mais je n’ai pas trouvé beaucoup d’infos… Son premier manga, 神とよばれた吸血鬼 (Kami to yoba reta kyûketsuki), est paru de septembre 2014 à février 2017. Plus d’infos sur son Twitter et son Pixiv.

En début d’année, j’avais beaucoup aimé Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 1 d’Umi Sakurai. Je ne pouvais que lire la suite !

On retrouve dont le professeur Kanda (Fuyuki de son prénom) et l’Exotic Shorthair Fukumaru qui a un petit défaut de langage. Parfois Kanda passe un peu de temps avec son meilleur ami, Kobayashi, qui lui a un chien.

C’est vraiment amusant et tendre quand Kanda joue avec Fukumaru. « Tu m’adores, c’est ça ? – Miaaou ! Une fois de plus, il traduisait comme ça l’arrangeait. » (p. 12). Mais Fukumaru « adore les caresses ! Ça mie rappelle quand maman mie léchait ! Ça mie fait du bien… Ça mie détend… Ça mie fait chaud au cœur ! » (p. 15).

Il n’y a pas à dire, Kanda et Fukumaru sont heureux ensemble, très heureux même, mais chacun a sa faiblesse : Kanda est souvent triste lorsqu’il pense à sa défunte épouse et Fukumaru a peur de perdre son papa lorsqu’il part au travail. Heureusement les retrouvailles, les câlins et les gros dodos sont comme magiques. « Encore une journée pleine de bisous » (p. 57).

Mais, de temps en temps, Fukumaru fait des bêtises… « Ah ! Ne fais pas tes griffes sur le canapé ! Non, non ! Le canapé n’est pas ton griffoir ! Non ! Non ! J’ai dit non ! Fukumaru ! Arrête ! Fukumaru !!! Mais ? C’est moi ou plus je le gronde, plus ça l’encourage ? » (p. 71), tiens, j’ai déjà vécu ça ! J’avais lu que ‘non’ est le mot que les chats entendent le plus souvent et qu’ils font semblant de ne pas comprendre le plus.

En tout cas, ce que Fukumaru déteste toujours, c’est le ‘truc noir’, c’est-à-dire le piano. Mais le principal, c’est d’être heureux, n’est-ce pas ? « Moi, je suis vraiment très heureux. C’est peut-être toi, en fin de compte, qui prends bien soin de moi. » (Kanda, p. 130).

Et ce manga, ces petites histoires de Kanda et de Fukumaru, les petites touches de leur passé qui reviennent peu à peu, c’est un pur bonheur. Vivement la suite ! Le tome 3 est paru en mars 2022 et le tome 4 est annoncé pour juin 2022.

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Moka) et BD 2022 mais aussi pour Hanami Book Challenge #2 menu 2 (passé, présent et futur du Japon) et sous-menu 3 (l’individu dans la société), Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur) et Un mois au Japon.

D.Gray-Man 1 de Katsura HOSHINO

D.Gray-Man 1 de Katsura HOSHINO.

Glénat, septembre 2013, 208 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-192-1. D.Gray-Man ディー.グレイマン (2004, Shûeisha) est traduit du japonais par Karine Rupp-Stanko.

Genres : manga, shônen, fantastique.

Katsura HOSHINO 星野・桂 naît le 21 avril 1980 au nord d’Osaka, dans la préfecture de Shiga. Elle souhaite d’abord devenir animatrice en animation et s’installe à Tôkyô mais ça ne lui convient pas et elle se lance dans le manga avec deux one-shots, Continue et Zone, puis commence la série D.Gray-Man.

Europe, fin d’un XIXe siècle imaginaire. Moore Hesse, jeune policière, et son collègue entrent dans une église que les habitants jugent maudite car de nombreuses personnes y disparaissent depuis deux ans. Elle y découvre un chat, une nuée de chauve-souris et un jeune voyageur, Allen Walker, qui dit être arrivé le matin et que le chat a avalé quelque chose qui lui est cher. Mais son collègue est tué par un akuma (diable, démon, esprit maléfique) qui « Plus il commet de meurtres, plus il devient fort. » (p. 24).

Allen est en fait un exorciste, un ecclésiastique chasseur d’akuma ; s’il est en Angleterre, c’est à la demande de son maître, le père Cross Marian, et il doit se rendre au quartier général des exorcistes, la Congrégation de l’Ombre. Mais il rencontre un enfant, Jean ; son père est chercheur au Vatican et il connaît les akuma ; il veut devenir lui aussi chercheur pour créer une arme qui les détruira d’un coup. Mais son meilleur ami, Léo, qui vient de perdre sa mère, n’est plus lui-même… « La progression des akuma est en marche. La fin des temps approche ! » (le Comte millénaire, p. 127)

Quelle lecture ! Au début, je me suis dit, bon, encore un shônen avec des jeunes qui sauvent le monde mais c’est rondement bien mené et super bien dessiné ! Mais dans ce shônen dark fantasy, tout est réussi, les personnages, les décors, l’histoire, le passé d’Allen, la prophétie, l’Innocence. Et puis c’est plutôt rare qu’une femme dessine et écrive un shônen, en plus d’une telle qualité. Je vous le conseille ! Et j’aimerais beaucoup lire la suite mais que vois-je ? 27 tomes, série encore en cours ! Oh la la…

En tout cas, D.Gray-Man a été adapté en animation, en jeu vidéo, en roman et même en jeu de cartes. C’est pourquoi je vais le mettre dans le challenge Adaptations littéraires.

Et aussi dans La BD de la semaine, BD 2022, Contes et légendes 2022, Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10, Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur) et bien sûr dans Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

Kamisama 2 – Les contes de la colline de Keisuke Kotobuki

Kamisama 2 – Les contes de la colline de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, mars 2007, 136 pages, 11,10 €, ISBN 978-2-915513-52-3. カミサマ est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture. Les autres séries de l’auteur sont Roji! et Coco, l’île magique.

La déesse de la colline – Une jeune femme revient sur le lieu de son enfance, une colline où elle avait rencontré une déesse minuscule qui n’avait apparemment aucun pouvoir. « Je ne comprends toujours pas… – Moi non plus. » Mais elle n’a pas pu voir le printemps arriver avec la petite déesse car elle a déménagé avec sa mère… La déesse était-elle un rêve ?

Le cerisier électrique – « On dit qu’il existe plus de huit millions de divinités au Japon. » Mitsuki se rend au cerisier pour voir Sakura la déesse mais celle-ci est avec la déesse de la colline (de l’histoire précédente) et une autre déesse, celle des lignes électriques, fait irruption. Et celle-ci a vraiment un comportement… électrique !

Shimashima au pays des déesses – Shimashima est le jeune chat qui apparaît dans la 3e histoire du 1er tome. Les trois déesses (rencontrées dans les deux histoires précédentes) sont mécontentes car il a une pierre sacrée autour du cou (elle lui a été offerte par Miyako). Pourront-elles renvoyer Shimashima dans son monde (c’est-à-dire celui des humains) ?

Après avoir relu récemment le premier tome de cette trilogie, Kamisama 1 – La mélodie du vent, j’ai eu très envie de relire ce deuxième tome, en plus en avril il y a deux challenges japonais, Un mois au Japon et Hanami Book Challenge #2. Je lirai le tome 3 durant le mois d’avril.

Comme pour le premier tome, c’est très beau, doux (couleurs pastels), vraiment poétique, un peu énigmatique, parfois amusant, toujours tendre. Sans hésitation, pour tous les lecteurs, petits et grands. Les lecteurs retrouvent les fillettes, les chats et la pierre bleue à travers ces trois contes plein de magie et de merveilleux.

J’ai oublié de donner mon lien pour La BD de la semaine… Mais, en plus des challenges japonais (cités ci-dessus), pour Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10 et Un genre par mois (en avril, ce sont les BD qui sont à l’honneur).

Hanami Book Challenge #2 (printemps 2022)

Vous rappelez-vous du Hanami Book Challenge au printemps 2021 ? J’avais trouvé ce challenge un peu compliqué avec ses niveaux et ses menus mais, Japon oblige, je ne pouvais que participer ! Je n’avais finalement publié que 5 notes de lectures.

Cette année, Miss Chatterton (Amélia) a allégé le challenge (allez-y pour voir les infos et le beau nouveau logo), a créé une page FB (que j’ai demandé à rejoindre) en plus du compte Instagram et le challenge se déroule sur 2 mois (au lieu de 3 lors de la première édition) du 1er avril au 31 mai 2022.

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Bon, c’est en même temps que Un mois au Japon (qui dure en fait deux mois) mais ce n’est pas grave, n’est-ce pas ? Quand on aime le Japon !

Objectif : tout sur le Japon, romans, nouvelles, mangas, bandes dessinées, romans graphiques, documentaires, films, séries TV et animes.

Il y a tout de même 2 menus comprenant chacun 4 sous-menus (images ci-dessus).

Mes billets pour ce challenge

1. Kamisama 2 – Les contes de la colline de Keisuke Kotobuki (Ki-oon, 2007), menu 1 Le Japon de l’imaginaire, sous-menu Le royaume de la fantasy

2. D.Gray-Man 1 de Katsura HOSHINO (Glénat, 2013), menu 1 Le Japon de l’imaginaire, sous-menu La maison hantée

3. Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai (Soleil Manga, 2021), menu 2 Passé présent et futur du Japon, sous-menu L’individu dans la société

4. Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki (Ki-oon, 2010), menu 1 Le Japon de l’imaginaire, sous-menu Le royaume de la fantasy

5. Les cahiers japonais tome 1 – Un voyage dans l’empire des sens d’Igort (Futuropolis, 2015), menu 2, Passé, présent et futur du Japon, sous-menu 1, Au temps des samouraïs, mais Tokyo capitale et L’individu dans la société sont également abordés

Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi

Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi.

Pika, collection Seinen, septembre 2021, 164 pages, 4,49 €, ISBN 978-2-81166-258-5. Kanojo to kanojo no neko (彼女と彼女の猫, Kôdansha, 2016) est traduit du japonais par Claire Olivier.

Genres : manga, seinen.

SHINKAI Makoto 新海 誠 naît le 9 février 1973 à Nagano (Japon). Il est surtout connu en tant que réalisateur de films d’animations (La tour au-delà des nuages en 2004, 5 centimètres par seconde en 2007, Voyage vers Agartha en 2011, Your name en 2016 et Les enfants du temps en 2019) mais il est aussi voix de doublage (dans ses films), graphiste pour des jeux vidéo et auteur. Plus d’infos sur son site officiel et son Twitter.

YAMAGUCHI Tsubasa 山口つばさ naît un 26 juin à Tôkyô (Japon). Elle étudie les arts à l’université de Tôkyô et commence sa carrière de mangaka. Ses séries sont Kanojo to kanojo no neko (2016) et Blue period (ブルーピリオド, 2017, en cours). Plus d’infos sur son site officiel et son Twitter.

Un jour de pluie, une jeune femme trouve un chat, le ramène chez elle et le nomme Chobi. Le chat est le narrateur. « Voilà comment je suis devenu son chat. » La jeune femme, Miyu, vit seule et elle est souvent triste ; Chobi ne comprend pas pourquoi mais il ressent cette tristesse. Cependant il est heureux de la retrouver tous les soirs lorsqu’elle rentre du travail. La journée, il sort parfois et passe du temps avec sa petite copine, « un chaton, du nom de Mimi. […] Elle est petite et mignonne. Et elle adore se faire dorloter. »

Mais les saisons passent, printemps, été, automne et Miyu est de plus en plus triste… « Je ressens sa détresse au bout de chacun de mes poils… ».

Un manga one-shot tout en douceur et en délicatesse, très bien dessiné, avec un côté mignon mais pas mièvre, qui parle principalement du monde du travail et de la difficulté d’être une femme seule au Japon, et aussi de l’amour entre un chat et son humaine.

Il existe un roman éponyme paru chez Charleston en octobre 2021. Un court métrage d’animation réalisé par Makoto Shinkai en 1999. Et une série animée en 4 épisodes réalisée par Kazuya Sakamoto en 2016 (site officiel) et dont la bande annonce est ci-dessous. C’est pourquoi je mets ce manga dans le challenge Les adaptations littéraires.

Et aussi dans La BD de la semaine, BD 2022, Des histoires et des bulles (catégorie 29, une adaptation d’un film, d’une série, voir explication ci-dessus) et Jeunesse young adult #11.

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Kamisama 1 – La mélodie du vent de Keisuke Kotobuki

Kamisama 1 – La mélodie du vent de Keisuke Kotobuki.

Ki-oon, septembre 2006, 112 pages, 11,10 €, ISBN 2-915513-27-9. カミサマ – ルーシーは猫の中 Kamisama –Rûshî wa neko no naka (2006) est traduit du japonais par Ahmed Agne et Cécile Pournin.

Genres : manga, kodomo, shôjo, conte.

KOTOBUKI Keisuke 寿 圭祐 est mangaka (scénariste et dessinateur) depuis 1998. Ses dessins en couleurs sont proches de la peinture.

Lucy, dans le ventre du chat – Lucy va se promener mais doit rentrer avant l’heure du dîner. Sur le chemin, elle voit un chien qui se tient sur ses pattes arrières et qui l’appelle « Mademoiselle ! ». Il l’emmène dans un champ de fleurs comestibles où vit un chat géant qui avale la fillette.

Le chat-pluie – Une fillette déambule sous la pluie et rencontre un chat qui lui parle. Elle se trouve dans un hazama, « un endroit qui se situe entre le monde des vivants et celui des morts. C’est ici que finissent ceux dont personne ne se souvient. »

Shimashima – Shimashima, un jeune chat, rencontre Miyako. Elle a l’habitude d’apporter à manger aux chats du quartier et Shimashima vient d’arriver. « Miyako était très affectueuse avec moi. Et moi aussi, je l’aimais beaucoup. » Mais Miyako est malade.

Voici ce que dit l’éditeur : « Entre manga et conte, cet Alice qu pays des merveilles nippon regroupe plusieurs récits féeriques, drôles et émouvants à la fois. » (4e de couverture).

Kamisama est un manga différent, il est dans un format plus grand (15×21 cm), il est relié et il est tout en couleurs. Le fil directeur en plus des fillettes et des chats est la pierre bleue, semblable à une goutte de pluie, qui a des pouvoirs magiques. Manga à la fois kodomo (jeunesse) et shôjo (fille), il se situe du côté du merveilleux, du fantastique, bref il a tout du conte (mais pas du conte occidental, plutôt du folklore japonais).

Il existe deux autres tomes, Les contes de la colline (2003 au Japon, 2007 en France) et Au bout du chemin (2008 au Japon, 2010 en France) que je vous présenterai une prochaine fois.

À noter que l’auteur a retouché toutes les planches des trois tomes pour les proposer à la lecture dans le sens occidental. Une nouvelle édition de ces trois tomes est parue en novembre 2014.

Kamisama est un très beau livre pour les plus jeunes et les plus grands, pour tous ceux qui aiment la magie des dessins et des histoires.

Pour les challenges Adaptations littéraires (contes et folklore japonais adaptés en manga), BD 2022, Contes et légendes #4, Des histoires et des bulles (catégorie 4, un shôjo, avec cette 40e lecture avant le 1er avril, j’honore le niveau 4), Jeunesse young adult #11 et Littérature de l’imaginaire #10.

Challenge BD 2022

Je participe au Challenge BD depuis sa création en 2014. En fait, il est devenu perpétuel mais j’aime bien qu’un nouveau logo arrive et celui de 2022 me plaît. J’espère qu’il vous donnera envie de participer.

Infos, logo et inscription chez Marjorie du blog Chroniques littéraires + le groupe FB.

Les catégories
Agent 212 : 1 à 4 BD
Les Nombrils : 5 à 10 BD
Alter Ego : 11 à 24 BD
Pico Bogue : 25 à 50 BD
BDvore : plus de 50 BD
Super BDvore : plus de 100 BD

Mes lectures BD pour ce challenge

1. Go West Young Man de Tiburce Oger (Grand Angle, 2021, France)

2. Dans la tête de Sherlock Holmes, 2 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan (Ankama, 2021, France)

3. Kamisama 1 – La mélodie du vent de Keisuke Kotobuki (Ki-oon, 2006, Japon)

4. Elle et son chat de Makoto Shinkai et Tsubasa Yamaguchi (Pika, 2021, Japon)

Catégorie Agent 212 honorée 🙂

5. Kamisama 2 – Les contes de la colline de Keisuke Kotobuki (Ki-oon, 2007, Japon)

6. D.Gray-Man 1 de Katsura HOSHINO (Glénat, 2013, Japon)

7. Le chat qui rendait l’homme heureux – et inversement – tome 2 d’Umi Sakurai (Soleil Manga, 2021, Japon)

8. Kamisama 3 – Au bout du chemin de Keisuke Kotobuki (Ki-oon, 2010, Japon)

9. Seizième printemps de Yunbo (Delcourt, 2022, Corée du Sud)

10. Les oiseaux de Troubs (Futuropolis, 2021, France)

Catégorie Les Nombrils honorée 🙂

11. Factomule – Grand thriller politique international d’Øyvind Torseter (La joie de lire, 2021, Norvège)

12. Les cahiers japonais tome 1 – Un voyage dans l’empire des sens d’Igort (Futuropolis, 2015, Italie/Japon)

13. Gentlemind 2 de Díaz Canales, Valero et Lapone (Dargaud, 2022, Espagne)

14. SuperGroom 1 – Justicier malgré lui de Vehlmann et Yoann (Dupuis, 2020, France)

15. Roudoudou blues de Marion Laurent et Arnaud Le Roux (Futuropolis, 2007, France)

16. Tête de mule d’Øyvind Torseter (La joie de lire, 2016, Norvège)

17. Secrets of Magical Stones 1 de Marimuu (Dupuis Vega, 2021, Japon)

Un assassin à New York de Jinpachi Môri et Jirô Taniguchi

Un assassin à New York de Jinpachi Môri et Jirô Taniguchi.

Pika, collection Pika Graphic, octobre 2021, 224 pages, 16 €, ISBN 978-2-81166-285-1. Benkei in New York (N.Y.の弁慶, Shôgakukan, 1996) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Genres : manga, seinen, ‘roman’ policier.

Jinpachi Môri 毛利甚八 naît en 1958. Il est mangaka mais aussi écrivain, scénariste et photographe. Il meurt le 21 novembre 2015.

Jirô Taniguchi 谷口 ジロー (14 août 1947-11 février 2017). Vous pouvez lire mon billet qui lui est consacré (biographie et bibliographie).

Benkei, un Japonais exilé à New York tient « un petit bar sans prétention, en sous-sol, à Greenwich Village » (p. 11). Il choisit lui-même ses clients en les abordant, en discutant avec eux et en leur offrant une lampée d’un excellent whisky.

Mais Benkei, en plus d’être un truand (il revend des œuvres d’art volées) et un barman un peu spécial (son bar, extrêmement bien achalandé est en sous-sol et n’a pas d’enseigne), est « un entremetteur de vengeance… En japonais, on appelle ça un ada’uchi. » (p. 30).

Découvrez 7 vengeances surprenantes, implacables et raffinées, intitulées Haggis, Hook, Throw Back, The Cry, Sword Fish, Neck Lace, A Basement. Elles ont pour thème la guerre du Vietnam, la prostitution, le pouvoir et les exactions des militaires, la mafia (trafics d’œuvres d’art et de drogues), entre autres.

Même si Jinpachi Môri dit dans sa postface qu’il n’est « pas sûr d’avoir réussi à décrire correctement les tourments de Benkei » (p. 222), c’est vif, rythmé, les regards et les coups sont incisifs, le noir et blanc est ample, profond. On reconnaît le dessin de Taniguchi mais c’est plus noir. « Dis-moi, Benkei… Il paraît que tu n’utilises jamais d’armes à feu ? – Avec elles, il y a toujours plus de morts que prévu. » (p. 124).

Une grosse faute : « c’est le signe que le dialogue est exclue » (p. 71), aïe, ça fait mal aux yeux ! Mais il ne faut pas se priver de lire ce manga grand format que l’on peut qualifier de roman noir même si chaque histoire est indépendante, les personnages qui subissent la vengeance de Benkei ne se connaissant pas d’une histoire à l’autre (sauf pour la mafia italienne qui fait d’ailleurs voyager les lecteurs en Sicile) mais Benkei, lui, est le lien entre ces 7 histoires.

Pour La BD de la semaine, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 27, un recueil de nouvelles ou une nouvelle, ces 7 histoires sont indépendantes mais ont un fil directeur), Challenge lecture 2022 (catégorie 17, un livre publié après le décès de l’auteur), Des histoires et des bulles (catégorie 1, une BD de Jirô Taniguchi, 2e billet), Petit Bac 2022 (catégorie Lieu pour New York) et Polar et thriller 2021-2022. Plus de Bd de la semaine chez Noukette.