Baby-sitters 1 de Hari Tokeino

Baby-sitters 1 de Hari Tokeino.

Glénat, janvier 2014, 192 pages, 6,90 €, ISBN 978-2-72349-401-4. 学園ベビーシッターズ Gakuen babysitters (2010, Hakusensha) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, shôjo.

Hari Tokeino 時計野 はり naît le 21 février 1979 à Chiba. Elle débute sa carrière de mangaka en 2001 et reçoit deux prix. Sa précédente série : Onii-chan to issho (2004-2009, 11 tomes). Plus d’infos sur sa page Twitter.

Leurs parents étant morts dans un accident d’avion, Ryuichi Kashima et son petit frère Kotaro vont être hébergés dans une Académie. Mais la vieille femme qui la dirige a perdu son fils et sa belle-fille dans le même accident et elle veut que, jusqu’à sa majorité, Ryuichi travaille. « Si on veut manger, il faut gagner son pain ! […] Tu vas passer tout ton temps, en dehors de tes heures de cours, à travailler comme baby-sitter dans mon Académie. » (p. 14). Sa mission est aussi de créer un club de baby-sitters pour que les collégiens et les lycéens de l’Académie acceptent d’y travailler (pas gagné !). Kotaro vivra à la crèche Morinomiya où travaille Yoshihito Usaida, un ancien élève de l’Académie. Mais, pendant une semaine, Ryuichi doit garder Kirin, une fillette dont la mère travaille à la mise en scène d’une pièce de théâtre. Et si les petits faisaient eux aussi du théâtre ?

Voici ce que dit l’éditeur à propos des enfants : « Le lecteur sera vite conquis par les adorables petits ‘monstres’ de la crèche ! Le timide Kotaro, l’intrépide Taka, la sérieuse Kirin, le joyeux Takuma, le craintif Kazuma et la petite Midori… chaque enfant possède son propre caractère et l’auteur a passé de longs moments à étudier les expressions, attitudes et comportements des enfants pour pouvoir les restituer avec autant de tendresse. ».

Les enfants sont très jeunes et ils sont tout ronds ce qui les rend mignons et marrants. J’ai bien aimé Ryuichi bien sûr (quelle abnégation !) mais aussi Saikawa, l’assistant de la directrice, un peu énigmatique.

C’est une histoire très triste (deuil) mais ce manga est drôle et les tout petits sont mignons et… désobéissants ! J’ai bien aimé ce premier tome mais la série est en 19 tomes !!! C’est beaucoup trop… Il existe une série animée en 13 épisodes, School Babysitters, sortie en 2017.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #9.

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto

Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto.

Genres : manga, seinen.

Matsumoto Taiyô 松本 大洋 naît le 25 octobre 1967 à Tôkyô. Il est mangaka depuis l’âge de 18 ans. Du même auteur : Amer béton, Gogo Monster, Numéro 5, Ping-pong, Le samouraï bambou entre autres.

Le rêve de mon père est sous-titré en français « Ne rêve pas ta vie, vis-la ! ».

Hana otoko 花男 (publié en feuilleton dans Big Comic Spirits en 1991-1992, est ensuite paru en 3 tomes chez Shôgakukan en 1998) est traduit du japonais par Thibaud Desbief.

Le rêve de mon père 1 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, septembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN ISBN 978-2-50507-219-5. Avec une préface de Stéphane Beaujean (directeur artistique du FIBD Angoulême).

Juillet 1991. Hanada Shigeo est un très bon élève de CE2 mais il est content d’être en vacances. C’est alors que Kaori, sa mère, lui annonce qu’il va aller vivre à Enoshima chez son père, un fanatique de base-ball, qui les a quittés il y a des années pour devenir joueur professionnel. Le rêve de ce père, Hanao, c’est de devenir joueur des Giants mais il a 30 ans… Pour Shigeo « C’est le début de l’été… le pire de tous les étés. » (p. 28). C’est que Shigeo ne connaît pas son père, déteste le base-ball et n’a pas du tout le même rythme de vie et les mêmes idées que son père !

Alors que je n’aime pas le base-ball (en fait, c’est plutôt que je n’y connais rien et que je n’y comprends rien !), ce manga drôle et tendre m’a beaucoup plu, et pas seulement pour les relations entre le père et le fils. Les dessins sont très beaux et il y a plein d’animaux (chats, chiens, cochons, lapins…) et surtout beaucoup d’humour. La cohabitation entre Shigeo et Hanao ne sera pas facile !

Le rêve de mon père 2 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, novembre 2018, 240 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-220-1.

Shigeo est dans sa nouvelle école depuis un mois et les relations avec ses nouveaux camarades ne sont pas évidentes. Et « Hanao n’est entouré que de gens bizarres… » (p. 20). Il est en tout cas sans gêne et a des comportements étranges mais c’est un éternel optimiste ! « C’est moi, Hanao, le batteur génial, spécialiste des coups longue distance !! » (p. 214).

Je ne sais pas pourquoi Matsumoto glisse des animaux partout (éléphants, kangourous, koalas, cochons, lapins, chats, singes, grues…) mais je trouve ça amusant et « La prochaine émission d’Animal Land sera consacrée aux phoques ! » (p. 44) 😛

J’ai bien aimé le vieux Genroku qui fabrique des battes de base-ball artisanales. « C’est l’âge… Avec le froid, j’ai mal aux articulations… Et je fabrique à peine cinq battes par mois… – Pourquoi tu dis ça Genroku ? Tes battes sont excellentes ! – Je crois que tu es le seul à penser ça aujourd’hui… Elles sont chères et plus personne ne s’y intéresse… Elles se vendent mal… – Peut-être, mais tu ne dois pas t’arrêter d’en fabriquer ! » (p. 69).

Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de lire cette suite ?

Le rêve de mon père 3 de Taiyô Matsumoto.

Kana, collection Made in, janvier 2019, 256 pages, 12,70 €, ISBN 978-2-50507-221-8.

Shigeo a eu 10 ans et avec ses copains de classe, ils ont créé un club de détectives et il se rend compte avec surprise que, dans cette ville, son père est un héros, un génie, un modèle. « Tu sais, en ville, il n’y a que des fans de ton père. » (p. 62).

Au printemps, Hanao et Shigeo font un voyage en moto, déjanté, la mer, une panne… Au restaurant, le père prend le menu enfant et le fils prend le menu du jour ! Bref les deux s’amusent bien mais le base-ball manque à Hanao, il veut jouer.

Et voilà, une année s’achève (et la trilogie) pour Shigeo et Hanao, ils auront finalement beaucoup appris l’un de l’autre. Et je suis un peu triste que cette histoire se termine parce que les personnages sont attachants.

Une incroyable (triple) lecture pour La BD de la semaine que je mets dans le challenge Animaux du monde (il y a plein d’animaux disséminés dans les dessins des trois tomes), dans la nouvelle édition du Challenge BD (on attend des nouvelles) et dans le Challenge Jeunesse Young Adult #9 dans l’option BD/manga.

Infection 1 de Tôru Oikawa

Infection 1 de Tôru Oikawa.

Delcourt-Tonkam, janvier 2018, 192 pages, 7,99 €, ISBN 978-2-7560-9902-6. インフェクション (2016, Kôdansha) est traduit du japonais par Maxime Bonnet.

Genres : manga, seinen, horreur.

Tôru OIKAWA 及川 徹 naît en 1950 dans la province d’Iwate.

Haruki Amamiya, Yuzuru Takagi, Tsuyoshi Kojima, Chika Kisaragi (surnommée Ragi, la grande sœur), Kasumi Masuda (surnommée la déléguée), Satsuki Samidare (dont Amamiya est amoureux) et leurs camarades de classe sont les personnages principaux de ce roman. Ils sont insouciants car « Le lycée c’est de la jeunesse, des activités de club… et du flirt ! ».

À cause d’une blague, Amamiya est enfermé dans la réserve, normalement avec Samidare, mais en fait avec Kirara Isonami qui est insupportable. Mais, longtemps après que ça ait sonné, ils sont toujours enfermés et ils n’entendent aucun bruit alors qu’il y a le terrain de sport… « Mais le jour suivant… personne n’est venu ouvrir la porte non plus. ».

Au bout de trois jours, lorsqu’ils trouvent enfin une sortie (une fenêtre à ras du sol), ils découvrent l’horreur dans le lycée ! Mais il y a quelques survivants qui les emmènent avec eux dans le gymnase. Il y a des morts vivants infestés de vers et qui se nourrissent de chair humaine.

« Sendai a été mise en quarantaine pour empêcher que cette épidémie inconnue se propage. ».

On est dans une histoire de zombies, classique, les vers en plus, et le ecchi (pervers, indécent, lubrique) en plus. Mais si la série en est au tome 8 en France, elle est encore en cours au Japon avec déjà… 18 tomes ! C’est vraiment trop pour moi mais je suis contente d’avoir pu lire ce premier tome, même si le genre ecchi ne m’attire pas du tout. Je conseille ce manga aux jeunes adultes qui aiment les zombies et l’érotisme.

Pour La BD de la semaine (qui est cependant encore en vacances) et les challenges BD (j’attends des infos pour la nouvelle édition) et Littérature de l’imaginaire #8.

 

Le vieil homme et son chat 1 de Nekomaki

Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki.

Casterman, septembre 2018, 176 pages, 15 €, ISBN 978-2-20315-566-4. Neko to jiichan 1 (2015) est traduit du japonais par Ryôko Sekiguchi et Wladimir Labaere.

Genres : manga, roman graphique.

Nekomaki ねこまき serait un couple de dessinateur et scénariste passionné par les chats et les chiens. Du même auteur : Mameneko adapté en série animée [site officiel en japonais]. Trois autres tomes sont parus et un cinquième tome est prévu pour cet automne (voir ci-dessous).

Japon, une petite ville côtière surnommée la ville aux chats. Daikichi, 75 ans, instituteur à la retraite, veuf depuis deux ans, vit avec son chat, Tama, 10 ans. « Bienvenue dans la ville des pépés, des mémés et des chats. » (p. 16). Tama a promis à Mémé, avant qu’elle parte, de veiller sur Daikichi.

Au fil des saisons, printemps, été, automne, hiver (très important les 4 saisons au Japon), le lecteur émerveillé suit tout simplement le quotidien de Tama, de Daikichi et de son voisin et ami d’enfance, Iwao, 75 ans, pêcheur à la retraite.

Et (re)voit aussi des souvenirs, comme par exemple en 1960, la rencontre avec Mémé grâce au chat Mika, ou en 1950, avec Iwao dont la mère cuisine des poulpes.

Iwao n’aime pas trop les chats mais, comme il continue de pêcher pour le plaisir, il a toujours du poisson et ça attire les chats. « Et après, il s’étonne que tous les matous de l’île l’adorent… » (p. 86).

Parfois Tsuyoshi, le fils unique de Daikichi, vient rendre visite à son père mais il n’aime pas le savoir seul à son âge…

Cette bande dessinée, ou roman graphique, m’a remplie de nostalgie du Japon ; c’est beau, c’est paisible, c’est tendre, c’est drôle…

Les autres tomes de Le vieil homme et son chat. Tome 2 – Se sont fait les griffes (juin 2019). Tome 3 – Se frisent les moustaches (octobre 2019). Tome 4 – Boivent du petit lait (juillet 2020). Tome 5 – Retombent toujours sur leurs pattes (à paraître en octobre 2020). Il me les faut !!!

Pour les challenges Animaux du monde #3, BD (nouveau lien à venir si le challenge continue d’août 2020 à juillet 2021), La BD de la semaine (qui est pourtant en vacances) et Challenge de l’été (Japon).

3 mangas seinen parus chez Akata

Je continue de parler des mangas que j’ai pu lire durant le confinement grâce aux opérations « Reste chez toi avec un manga ». Ce sont les mangas Akata que j’ai lus le plus donc (après les shôjo) voici 3 seinen (manga pour adultes).

Ils entrent tous dans La BD de la semaine et le challenge BD. Le challenge Un mois au Japon (qui a en fait duré deux mois, avril et mai) est terminé mais j’ai bien lu ces mangas en mai (pour les deux premiers présentés) et en avril (pour le troisième).

Aime ton prochain 1 de Daisuke CHIDA.

Akata, octobre 2019, 190 pages, 6,99 €, ISBN 978-2-36974-339-5. 異常者の愛Ijosha no Ai (2017) est traduit du japonais par Ryoko Akiyama.

Genres : manga, seinen.

Daisuke CHIDA 千田大輔 est scénariste et dessinateur.

Tôkyô, une école primaire. Kazumi Ichinose aime Fumika Nimi et Saki Mido aime Kazumi qui ne l’aime pas alors la fillette tue Fumika pour être la seule dans le cœur de Kazumi.

Six ans après, Kazumi, 16 ans, est en deuxième année de lycée et Shino Yotsuya aussi. « Trop mimi, cette Yotsuya… Je me demande pourquoi elle en pince pour toi… – J’en sais rien, – T’es trop bizarre… Kazu… – S’il savait ce que j’ai vécu… » (p. 30). Shino est tombée amoureuse de Kazumi mais lui ne veut plus entendre parler d’amour car certaines amours sont toxiques. De plus il a cru apercevoir Saki Mido dans la rue…

Et si Saki Mido avait été libérée et continuait de poursuivre Kazumi de ses assiduités ? Effectivement, l’adolescente est complètement dérangée et l’histoire se transforme en horreur !

Une étrange série, classée en « WTF ?! » par l’éditeur ! Pour l’instant, en France, 3 tomes (le tome 4 est annoncé pour juin 2020) mais au Japon, la série est terminée en 6 tomes (2017-2018) et l’auteur est passé à une nouvelle série : ヒロインは絶望しました Heroine wa Zetsubô Shimashita, une comédie fantastique.

Attention, violence et scènes de torture !

En proie au silence 1 d’Akane TORIKAI.

Akata, janvier 2020, 192 pages, 8,05 €, ISBN 978-2-36974-768-4. Sensei no shiroi uso 先生の白い嘘 (2014, Kôdansha) est traduit du japonais par Gaëlle Ruel.

Genres : manga, seinen.

Akane Torikai 鳥飼 茜 naît en 1981 dans la préfecture d’Ôsaka. Elle débute sa carrière de mangaka en 2004 avec des histoires courtes publiées dans des magazines et lance sa première série en 2010. Ses mangas féministes parlent de la condition des femmes, de viol, de misogynie, et parfois ils choquent, ils dérangent. Plus d’infos sur son compte Twitter et son compte Instagram.

Misuzu Hara, 24 ans, professeur de japonais au lycée Sakuragaoka, pense qu’elle est toujours « dans le groupe des gens qui se font bouffer ». Même sa meilleure amie, Minako, lui fait des remarques, sur son look, sur son célibat. En tout cas, Minako va se marier avec son petit ami, Hayafuji, qui a une liaison avec Misuzu, enfin une liaison, façon de parler… En interrogeant un élève de 16 ans, Nizuma, au sujet d’une rumeur, ce qu’elle a vécu lui revient en mémoire. « Une femme n’est jamais du bon côté de la balance. ».

Akata vient de publier le premier tome de cette série féministe en ce début d’année et la série est terminée au Japon en 8 tomes. Pourquoi pas, si la médiathèque les achète. En tout cas, les lycéens japonais ont bien changé ! Ou alors c’est moi qui ai vieilli…

World War Demons 1 d’Urû OKABE

Akata, collection WTF ?!, septembre 2017, 224 pages, 7,95 €, ISBN 978-2-36974-191-0. 世界鬼 Sekai Oni (2012), originellement paru chez Shôgakukan, est traduit du japonais par Chiharu Chûjo.

Genres : manga, seinen.

Urû OKABE 岡部閏 est un jeune mangaka qui dessine depuis l’enfance. Ce premier tome de World War Demons est son premier manga. Plus d’infos sur son compte Twitter.

Azuma Shinonome, orpheline, a été recueillie par son oncle et sa tante. Mais leur plus jeune fils, Kazuya, appelle sa cousine « Azuma la mocheté » et la frappe régulièrement. L’aîné a tué son oiseau, « Bébé Moineau », car il faisait trop de bruits et l’empêchait d’étudier. Quant à l’oncle, sans commentaire… Ou alors Azuma a des hallucinations ? Le psychiatre qu’elle consulte lui dit qu’elle est atteinte du « syndrome d’Alice de l’autre côté du miroir ».

C’est alors qu’elle se retrouve avec d’autres adolescents et un ancien militaire, tous atteints de la même maladie, de l’autre côté du miroir et le démon de Cheshire leur annonce qu’ils doivent « abattre les six démons de l’univers » puis il les attaque férocement !

Ils découvrent qu’ils peuvent matérialiser des armes mais ils sont assujettis au temps, ils perdent de l’énergie vitale et, ce n’est pas un jeu : s’ils meurent dans ce monde, ils mourront vraiment.

Ce manga, inspiré par L’école emportée de Kazuo Umezu (que j’avais adoré), montre un monde parallèle où tout n’est que violence. Mais n’est-ce pas déjà le cas, pour eux, dans le monde réel ? La série est terminée en 11 tomes (le dernier tome est paru en septembre 2019 en France). Pourquoi pas, si j’ai l’occasion d’emprunter les tomes suivants car je suis très intriguée par cette série !

Ce dernier manga entre aussi dans le challenge Littérature de l’imaginaire #8.

Trois seinen, résolument adultes dans les thèmes et les traitements, mais dans trois genres différents, un fait de société horrible, un féministe et un fantastique horreur.

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI

Zombie Cherry 1 de Shôko CONAMI.

Akata, collection Medium, juin 2016, 190 pages, 6,95 €, 978-2-36974-127-9. シカバネ☆チェリー Chikabane Cherry (2013, Akita Publishing Co, prépublication dans le mensuel shôjo Gekkan Princess) est traduit du japonais par Chiharu Chûjo.

Genres : manga, shôjo, horreur.

Shôko CONAMI こなみ詔子 naît un 24 août. Elle dessine depuis l’enfance et commence sa carrière à l’âge de 18 ans. Elle voyage beaucoup (Asie, Europe). Elle aime le fantastique et l’horreur, le cinéma et les jeux vidéo. Sa première série, Shinobi life (シノビライフ 13 tomes entre 2007 et 2012), se déroule dans le Japon médiéval. Plus d’infos sur son blog officiel et son site officiel.

Lycéenne, Miu Kyûragi n’arrive jamais à se lever le matin. Son voisin, et ami, Haru doit toujours la réveiller, il lui propose une potion qu’il a fabriquée, la Cherry Soup. « T’inquiète, je l’ai déjà testée sur des plantes, des animaux et même sur moi. Tu vas voir, ça va te changer la vie… […] La potion fait son effet… Par contre, son psychisme a encore du mal à suivre… ».

Mais Miu est amoureuse de Kei Tôno et, par un concours de circonstances, il l’invite au cinéma voir un film d’horreur japonais. Miu doit être en forme ! Elle vole la fiole de Haru et boit tout ! La séance de cinéma et le contact avec Kei, d’habitude renfermé, se passent très bien, ils ont la même passion pour l’horreur sauf les zombies.

C’est pendant leur discussion, après le film, que Miu se rend compte que son cœur ne bat plus et qu’elle n’a plus de pouls… En fait, elle était tellement excitée qu’elle s’est violemment cognée la tête contre un poteau et elle n’a pas réalisé qu’elle se levait du lit de la morgue et pas de son lit pour aller au cinéma !

« Mais cacher mes sentiments… jusqu’à la mort… Est-ce une bonne chose pour moi ?! ».

Alors d’un côté, Miu doit cacher à Kei (et à tous) sa situation, et d’un autre côté il y a confrontation entre Haru et Kei. Ah, et il y a les autres filles qui sont amoureuses de Kei qui se mettent à harceler Miu… Ce manga pourrait sembler être un shôjo classique mais un shôjo horreur, ce n’est pas banal ! J’ai bien ri avec le chapitre bonus à la fin.

Ah, c’est une série courte, seulement 3 tomes, alors je veux bien connaître la suite !

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8 et bien sûr Un mois au Japon.

Quatre mangas parus chez Pika

Durant ces semaines, des éditeurs de mangas ont proposé l’opération journalière Reste chez toi avec un manga : merci beaucoup à eux. Après le billet, il y a deux semaines, Trois mangas shôjo parus chez Akata, voici les mangas que j’ai lus grâce à Pika (l’opération a duré une semaine de plus sur le site de Pika, merci à cet éditeur).

Ces mangas sont tous pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9 et Un mois au Japon.

Les brigades immunitaires 1 d’Akane Shimizu.

Pika, juin 2017, 176 pages, 6-95 €, ISBN 978-2-81163-316-5. はたらく細胞 Hataraku saibô (2015, Kôdansha) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, shônen.

Akane Shimizu 清水茜 naît le 28 janvier 1994 à Tôkyô. Son autre série : Cells at work.

AE3803 est une hématie (une globule rouge), elle doit livrer de l’oxygène aux poumons mais, suite à l’attaque d’une bactérie pneumocoque, elle est déboussolée et se perd. Elle rencontre 1146, un leucocyte (globule blanc) chargé de retrouver cette bactérie et de la détruire. Dans les épisodes suivants, l’allergie au pollen de cyprès, le virus de la grippe, l’éraflure.

Vous l’avez sûrement compris, nous sommes dans le corps humain avec tout ce qu’il contient (ici sous forme humaine, c’est assez amusant). Je n’avais jamais vu un manga de ce genre ! C’est surprenant, un vrai cours d’anatomie et pratiquement de médecine ! Je ne pense pas pouvoir retenir ce que j’ai appris mais c’est d’une violence tout ce qu’il se passe à l’intérieur, les agressions de bactéries, leur destruction… Lire ce manga avec le coronavirus en ce moment, ça fait bizarre mais il est super bien fait et a son brin d’humour.

Cette série est déclinée en manga shôjo (Hataraku saikin), en manga seinen (Hataraku saibô BLACK), en animés, en jeu vidéo et même en adaptation théâtrale.

Au Japon, 5 tomes parus (en France aussi) mais série encore en cours. À découvrir !

Love & lies 1 de Musawo.

Pika, novembre 2016, 192 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81163-085-0. 恋と嘘 Koi to uso (2015, Kôdansha) est traduit du japonais par Djamel Rabahi.

Genres : manga, shôjo.

Musawo Tsumugi 紬木 ムサヲ est mangaka. Pas d’infos supplémentaires…

Ce que je trouve intéressant dans ce shôjo, c’est que le narrateur soit un garçon plutôt qu’une fille (c’est donc pourquoi l’éditeur le classe en shônen) : Yukari Nejima, surnommé Neji. Il est amoureux de Misaki Takisaki depuis 5 ans. Sur un coup de tête, avec des copains de classe, ils décident de ne jamais se marier. Misaki qui était présente a mis aussi sa main. « Oups, désolée, les filles n’ont pas le droit de participer ? » (p. 9). Mais lorsqu’un citoyen reçoit l’avis gouvernemental, à l’âge de 16 ans, il n’a plus le droit de tomber amoureux et doit épouser la personne que le gouvernement a choisi ! C’est la Loi Yukari pour lutter contre la baisse de la natalité… Neji a pu donner rendez-vous à Misaki et ils s’avouent leur amour, quel beau cadeau d’anniversaire pour les 16 ans de Neji ! Mais il reçoit (forcément !) sa notification gouvernementale et il doit épouser une certaine Ririna Sanada ! Mais la première rencontre ne se passe pas très bien…

Le trio « amoureux » est différent des shôjos habituels (n’oublions pas que c’est un Japon de science-fiction) : Ririna n’est pas amoureuse de Yukari et Misaki est sensée s’incliner et ne plus aimer Yukari, et la réciproque. Mais… Qu’est-ce que l’amour, la passion ? Le lecteur saura peut-être dans les tomes suivants : la série est en cours au Japon avec déjà 9 tomes, c’est trop pour moi, je ne veux pas me lancer dans des séries longues.

Une série d’animation (de 12 épisodes en 2017 et 2 OAV en 2018) et un film (en 2017) ont adapté ce manga. Le site officiel de l’animé sur lequel vous pourrez voir la bande annonce.

To your Eternity 1 de Yoshitoki Ôima.

Pika, collection Shônen, avril 2017, 192 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81163-547-3. 不滅のあなたへ Fumetsu no anata e (Kodansha, 2017) est traduit du japonais par Thibaud Desbier.

Genres : manga, shônen, fantastique.

Yoshitoki Ôima 大今 良時naît le 15 mars 1989 à Ôgaki (préfecture de Gifu). De la même mangaka : A silent voice (sur la surdité) chez Ki-oon.

Un jour, une sphère arrive sur Terre ; au début, elle ne fait rien, elle est un caillou puis lorsqu’elle est recouverte de neige, un loup blessé s’approche d’elle ; elle devient alors le loup ; il guérit, il marche jusqu’à une maison où vit un jeune humain ; celui-ci connaît le loup, il est content de le revoir, il l’appelle Joan, il lui donne à manger et prend soin de lui. Depuis cinq ans, tout le monde est parti et l’adolescent vit seul dans la maison de sa grand-mère. Enfin, il n’est pas seul, il a Joan. « Joan… Je vais partir d’ici, moi aussi… J’ai envie de rencontrer des gens, de vivre des choses nouvelles… Je sais qu’il y aura des moments difficiles mais… Je veux découvrir le monde… Je t’emmène avec moi, bien sûr ! » (p. 31-32).

Mais blessé à la jambe, il doit rebrousser chemin. Lorsqu’il meurt, Joan devient le jeune homme et il reprend la route. « Il s’est mis à marcher vers le sud. À l’origine, c’était juste une sphère que j’avais lancée… Qui sous l’effet d’une stimulation se métamorphose : pierre, mousse, loup… Et maintenant, elle se déplace sous une apparence humaine… En quête d’une nouvelle stimulation… » (p. 83). Or, dans un village, une fillette, March, doit être sacrifiée au seigneur Oniguma pour la sécurité et la prospérité de tous. Mais March arrive à s’enfuir et rencontre le jeune homme loup. « Mais… où tu vas ? Je viens avec toi ! » (p. 131).

De très beaux dessins, surtout pour les paysages, une histoire intrigante, un superbe loup ! Cette sphère est-elle immortelle ? Que va-t-elle encore faire sur Terre ? J’aimerais lire la suite mais 12 tomes, série en cours au Japon, c’est long… Mais une adaptation animée est prévue pour octobre 2020.

En plus des challenges cités ci-dessus, ce manga entre dans les challenges Animaux du monde (loup et ours) et Littérature de l’imaginaire #8.

Waiting for spring 1 d’Anashin.

Pika, collection Cherry Blush, avril 2018, 200 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-81165-528-0. 春待つ僕らHarumatsu bokura (Kodansha, 2014) est traduit du japonais par Isabelle Eloy.

Genres : manga, shôjo.

Anashin あなしん naît le 26 juin 1992 à Owase (préfecture de Mie). Cette mangaka ne fait que du shôjo.

Mitsuki Haruno est dans un lycée où elle ne connaît personne alors que les autres élèves de sa classe arrivent du même collège. Comme elle est effacée, c’est difficile pour elle de se faire des ami(e)s et les sorties se font sans elle… Mais pendant son temps libre, elle travaille au Words cafe. Et depuis que les quatre plus beaux garçons du lycée sont venus à ce café, sa vie a changé.

Un petit shôjo sans prétention mais agréable à lire. Série en 13 tomes, terminée au Japon, 11 tomes parus en France. C’est trop long pour moi, je n’ai plus la patience de lire des séries si longues (entre 3 et 5 tomes maximum, ça me convient mieux) mais je pense qu’il vaut le coup pour les fans de shôjo.

Voilà, deux shônen et deux shôjos, un que j’ai très envie de continuer : To your eternity malgré la longueur (12 tomes, série encore en cours) ou alors peut-être voir l’animé. Merci beaucoup à Pika.

Plus de BD de la semaine chez Noukette.

Trois mangas shôjo parus chez Akata

Je regroupe dans ce billet trois premiers tomes de mangas shôjo (pour filles) que j’ai lus grâce à l’opération Reste chez toi avec un manga (un manga gratuit à lire en ligne chaque jour). Cette opération est proposée par Akata mais aussi par Glénat et Pika. Bien sûr, en mettant en ligne les premiers tomes, ces éditeurs espèrent que les lecteurs achèteront les tomes suivants. Je lirai sûrement une de ces trois séries !

Les trois mangas entrent dans les challenges BD, Jeunesse et Young Adult #9 et bien sûr Un mois au Japon.

Made in heaven 1 d’Ako Shimaki.

Akata, collection WTF?!, octobre 2018, 180 pages, 6,99 €, 978-2-36974-310-7. ぼくの輪廻 Boku no rinne (Shôgakukan, 2016) est traduit du japonais par Marie-Saskia Raynal.

Genres : manga, shôjo.

Ako Shimaki 嶋木あこ naît un 16 janvier à Chiba. De la même mangaka : Dingue de toi, Sous un rayon de lune, Secret girl, Le chemin des fleurs. J’avais déjà lu Sous un rayon de lune (qui parlait déjà de réincarnation).

Atsurô Nogi, 20 ans, est un apprenti mangaka. Son histoire courte, Le disciple de Kôbô Daishi, avec un côté sexy, a eu du succès (en fait, il a dessiné une histoire qu’il a rêvée). Mais, en sortant de chez son éditeur, une jeune femme vient à lui et lui dit qu’elle connaît cette histoire car ils se sont connus dans une vie antérieure : il était le moine Eiken et elle est l’héroïne du manga. Atsurô s’enfuit ! « La trouille !! Elle est flippante, cette nana !! […] Cet incident m’avait bien plus marqué que je ne le pensais ! ». Car, maintenant, il travaille sur une série hebdomadaire et il doit garder le rythme et la même qualité. Lorsque l’éditeur lui envoie un assistant pour l’aider dans son travail, c’est Kanade Murofushi qui se présente à sa porte et elle n’est autre que la jeune femme croisée précédemment ! En plus, elle a une poitrine énorme ! « Je n’arrive plus à dessiner ?! ». Tu m’étonnes, Atsurô est en pleine confusion ! Mais c’est sans compter sur son meilleur ami, Akira Renjô.

Flashback. Dans le passé, au Moyen-Âge en fait, maître Eiken a accepté qu’une jeune femme, dame Yaï, vive en secret à l’hermitage. « Mais cette montagne est interdite aux femmes. Je ne peux pas la laisser rester trop longtemps. ». C’est que Eiken a fait vœu de chasteté et qu’il veut rester pur pour servir Bouddha.

Vous l’avez compris, ce manga, qui est un shôjo un peu spécial, traite avec humour et modernité de la réincarnation. Mais aussi d’un dilemme : doit-on rester chaste à chaque nouvelle vie lorsqu’on a fait vœu d’abstinence une fois ?

Apparemment la série est en 7 tomes (le tome 7 en France est prévu pour juillet 2020) mais je ne pense pas lire la suite, je ne sais pas trop pourquoi…

Moving forward de Nagamu Nanaji.

Akata, mars 2017, 208 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-180-5. あるいとう Aruitô (2011), d’abord paru en épisode dans Margaret puis en volume chez Shûeisha, est traduit du japonais par Miyako Slocombe.

Genres : manga, shôjo.

Nagamu NANAJI ななじ眺 naît le 19 février 1976 dans la préfecture de Hyôgo. Du même auteur : Parfait Tic (パフェちっく! série commencée en 2000) et Koibana – L’amour malgré tout (コイバナ! 恋せよ花火 Koibana! – Koiseyo Hanabi série commencée en 2008).

Kobe, quartier de Kitano-chô. La narratrice, c’est Kuko Tamada, 15 ans ; elle vit avec son père. Elle se prépare pour la fête du lycée Shû avec son amie Ibu. Elle aime bien Outa Narumiya, un étudiant en art, qui peint mais qui est insatisfait et… mystérieux. Et puis, il y a son ami d’enfance, Kiyo (Kiyomori).

Mais un jeune homme antipathique, nouvellement arrivé dans le quartier, lui reproche son comportement : elle porte un vieillard sur son dos pour l’aider à monter la pente, elle grimpe à un poteau pour prendre le chat, Shiromi, en photo pour son blog et elle tombe. « Moi… Je suis forte ! Ça t’pose un problème ? – T’es vraiment pas mignonne, toi. »

Si elle sourit tout le temps, surtout pour faire plaisir aux autres, Kuko se rend compte que quelque chose de plus profond ne va pas, que son quotidien est bouleversé. Mais, moving forward, il faut continuer d’avancer, d’aller de l’avant !

Le dessin est plus orienté vers les paysages et les détails que vers les visages (par exemple le visage d’Ibu est parfois blanc tout simplement) mais c’est un joli shôjo qui traite du deuil et de la souffrance. Par contre la série est un peu longue, 11 tomes, série terminée au Japon. La mangaka étant passée à une nouvelle série : Banale à tout prix (つうの恋子ちゃん Futsuu no Koiko-chan). Pas mal mais je ne sais pas si j’aurai le courage de lire encore 10 tomes…

Ugly Princess 1 de Natsumi AIDA.

Akata, avril 2016, 200 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-078-7. 圏外プリンセス Kengai Princess (2014, Shûeisha) est traduit du japonais par Bruno Pham.

Genres : manga, shôjo.

Natsumi AIDA あいだ夏波 naît le 31 juillet 1978 dans la préfecture de Kanagawa. Après ses études universitaires, elle commence sa carrière avec des one-shots publiés dans le mensuel Margaret puis elle crée sa première série, Switch Girl !! スイッチガール!! (25 tomes !).

Voici commence ce manga : « Les êtres humains… sont tous égaux. Tu parles d’un mensonge !! Sur la scène, aux côtés d’une majorité de gens classes et sexy… Les moches sont défavorisés. C’est bien triste, mais cette réalité est irréfutable. »

Mito Meguro, 15 ans, en dernière année de collège, est le personnage principal de ce manga. Son nom signifie « belle personne aux yeux noirs » mais elle se trouve très moche (et les autres se moquent d’elle car ils la trouvent moche aussi). Heureusement, elle a quand même des amies : Kyo Harukawa (surnommée Haru) et Sakaé Tomaru (surnommée Maru). Elles sont toutes les trois fans du jeu Princess Paradise avec le beau Seiya. Mais « Pour être honnête… j’ai plein de rancœur enfouie en moi. ». Il faut dire que les ados de son collèges sont cons et cyniques…

Mais un jour, Kunimatsu prend sa défense et l’aide ! « Il est dans ma classe mais… on ne s’est jamais parlé. Alors pourquoi… il m’aide ? »

Mito vit dans ce que ces deux copines appellent « son mode sans frontière », elle angoisse beaucoup, elle pleurniche parfois mais elle imagine aussi plein de trucs qui ne fonctionnent jamais alors elle se trouve toujours nulle et moche. En fait, elle fantasme beaucoup et elle réfléchit trop !

Un shôjo bien dessiné et amusant qui sort de l’ordinaire avec son anti-héroïne qui est toute mimi en fait. Une série en 7 tomes (c’est raisonnable) que je lirai si je les trouve à la bibliothèque (quand les bibliothèques rouvriront !).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

L’atelier des sorciers 1 de Kamome SHIRAHAMA

L’atelier des sorciers 1 de Kamome SHIRAHAMA.

Pika, collection Pika seinen, mars 2018, 208 pages, 7,50 €, ISBN 978-2-81163-877-1.

とんがり帽子のアトリエ Tongari bôshi no atelier (2016, prépublication dans le mensuel Monthly Morning Two, et 2017, Kôdansha) est traduit du japonais par Fédoua Lamodière.

J’ai lu hier ce premier tome et j’ai rédigé la note de lecture dans la foulée (comme quoi, toutes les chroniques en retard…).

Genres : manga, seinen, fantasy, fantastique.

Kamome SHIRAHAMA 白浜鴎 naît un 7 mai. Elle étudie le Design à l’Université des Arts de Tôkyô. Elle travaille pour DC-Comics et Marvel puis se lance dans le manga en 2011. Du même auteur : Divines, 3 tomes pré-publiés dans Harta ハルタ (anciennement Fellows), magazine spécialisé en seinen (vous connaissez peut-être Bride stories, Gisèle Alain, Isabelle Bird, Reine d’Égypte, etc.). Deux titres non traduits de Shirahama-san : わたしのクロちゃん Watashi no Kuro-chan (Ma petite Noir, 2011) et とんがり帽子のキッチン Tongari bôshi no Kitchin (L’atelier de cuisine magique, 2019). Plus d’infos sur son compte Twitter.

« Notre monde est rempli de magie, cette force qui enrichit notre quotidien… Ce miracle dont on ne pourrait pas se passer. Mais comment fonctionne-t-elle ? Nul ne le sait… » (p. 9). Orpheline de père, Coco travaille avec sa mère qui a un atelier de couture mais, depuis l’enfance, la fillette est fascinée par la magie. Lorsque Kieffrey, un sorcier, vient dans le magasin et l’observe couper du tissu, Coco se rappelle d’un livre magique avec des images qu’elle a acheté enfant lors d’une visite au château du village.

Le soir, elle sort le livre magique, la baguette plume, l’encrier et dessine. Mais en recopiant un des dessins, elle ne sait pas de quel sort il s’agit… Sa maison et sa mère sont pétrifiées ! Pour sauver sa mère, elle devient l’apprentie de Kieffrey. Dans la maison isolée du sorcier à la campagne, elle rencontre Tetia et Trice, deux apprenties. « Est-ce que tu serais une… – Une quoi ? – J’en ai seulement entendu parler… Mais il paraît que les humains normaux ayant utilisé un sort interdit… sont parfois autorisés à conserver leur mémoire et à devenir des sorciers. » (p. 80). Alors, oui Coco est une simple humaine mais elle est sincère, drôle, et je pense qu’elle est plus qu’une simple humaine mais les tomes suivants le diront (ou pas !).

Puis elle fait la connaissance de sa colocataire, Agathe, moins sympathique… Car elle envoie Coco dans les Monts surréalistes pour passer une épreuve alors que Kieffrey s’est absenté pour aller à l’Académie ! « Dire que les techniques que j’ai apprises en aidant maman à la boutique… m’ont permis de pratiquer la magie… Je n’en reviens pas ! Attends-moi, maman… Je vais assumer les conséquences de ma bêtise… Et tout faire pour la réparer… » (p. 161-162).

Ne vous fiez pas à la jeunesse de Coco et des trois autres apprenties (je crois qu’en fait elles sont déjà disciples) : ce manga n’est ni un shôjo (pour filles) ni un shônen (pour garçons), c’est un seinen, c’est-à-dire un manga pour les jeunes adultes voire les adultes tout simplement. Et ce premier tome est vraiment une réussite ! Les personnages, les décors sont très beaux et l’ambiance médiévale est… magique ! J’ai bien aimé la ville de Carn et la boutique de fournitures magiques, L’épée étoilée. Il y a un petit côté Harry Potter ou autres romans du même genre, à la fois Fantasy et fantastique. « Waah… Il y a un arbre en plein milieu du magasin… – Une apprentie sorcière qui s’étonne devant un arbre argenté ? » (p. 184). Alors si vous voulez tout savoir sur la magie, le sang-résine, les éléments, les dragons, tout ça, lisez vite cette série !

Quant à moi, je lirai la suite (5 autres tomes, le tome 6 est annoncé en juin 2020), c’est sûr, et si les bibliothèques ne l’ont pas en rayon, j’irai à la librairie ! Oh, les médiathèques l’ont, c’est super, dès la fin du confinement, je les emprunterai !!! Là, c’est vraiment un coup de cœur pour moi ! Comme quoi, c’est bien de pouvoir lire des tomes 1, ça permet de voir ce qu’on aime vraiment et de mieux choisir ces séries ; merci à Pika d’avoir proposé ce premier tome dans son opération quotidienne Reste chez toi avec un manga (que font aussi Glénat, je crois qu’ils ont été les premiers, et Akata).

Une très belle lecture pour les challenges BD, Jeunesse Young Adult #9, Lire en thème (en avril, auteur découverte), Littérature de l’imaginaire #8, Petit Bac 2020 (pour la catégorie « au pluriel » avec sorciers) et bien sûr Un mois au Japon.

Éclat(s) d’âme 1 de Yûki Kamatani

Éclat(s) d’âme 1 de Yûki Kamatani.

Akata, collection Large, février 2018, 180 pages, 7,95 €, ISBN 978-2-36974-273-9. しまなみ誰そ彼 Shimanami tasogare (Shôgakukan, 2015) est traduit du japonais par Aurélien Estager.

Genres : manga, seinen.

Yûki Kamatani 鎌谷 悠希 naît le 22 juin 1983 à Hiroshima. Elle commence sa carrière de mangaka en 2004 avec Nabari (隠の王 Nabari no Ô), un shônen surnaturel. Plus d’infos sur son blog et sa page Pixiv.

À cause d’une vidéo sur son téléphone, Tasuku Kaname est accusé par ses copains de classe d’être homosexuel. Heureusement, les vacances d’été commencent dans deux jours. Mais lorsqu’il voit une femme sauter par une fenêtre, il court appeler à l’aide ! Il découvre alors un Salon de discussion et la jeune femme ne s’est pas suicidée, elle est l’hôte de ce Salon de discussion et elle est spéciale. « J’aurais tout simplement pu leur dire qu’ils se trompaient… Mais je voulais tellement garder mon secret… ». Le lendemain, Tasuku retourne au Salon de discussion par curiosité mais il se met en colère. « Pourquoi ?! Quelqu’un peut m’expliquer… Pourquoi je dois supporter leur air dégoûté quand ils me regardent ?! Pourquoi je devrais me faire lyncher par ces connards ?! J’ai envie de mourir mais c’est plutôt eux qui devraient crever ! ». En fait, certains membres de ce Salon font partie de la communauté LGBT et Tasuku est embauché bénévolement par Le congrès des chats, une association qui réhabilite les maisons vides.

Être soi-même, le regard des autres, s’insérer dans la société, avoir du travail, et le plus important aux yeux des parents et des proches : se marier et avoir des enfants. Mais, et le droit à la différence ? Le droit d’être simplement heureux avec qui on aime ?

Il y a encore du chemin à faire ! Mais je trouve que, depuis quelques années, les mangas traitent de sujets actuels et essaient de faire bouger les mentalités (le handicap comme dans Perfect World de Rie Aruga, l’homosexualité ici, etc.). Ce premier tome, tout en subtilité, est bien dessiné, très agréable à lire et les personnages sont attachants, surtout Monsieur Tchaïko, un vieux monsieur qui écoute « Tchaïkovsky, bien sûr ! » d’où son surnom.

L’histoire se déroule dans la petite ville d’Onomichi 尾道市, dans la préfecture de Hiroshima. Il y a une jolie vue sur la mer d’un côté et sur la montagne avec un château médiéval de l’autre côté. « Onomichi est surtout connue pour ses rues escarpées, ses temples et ses chats. » C’est vrai qu’il y a des chats disséminés dans ce manga, en particulier au Salon de discussion.

La série est terminée en 4 tomes, c’est bien, ce n’est pas trop long, ça me donne envie de lire les trois tomes suivants.

Pour La BD de la semaine et le challenge BD, Jeunesse et Young Adult #9 et bien sûr Un mois au Japon. Et j’oubliais Animaux du monde alors que j’ai signalé les chats…

Plus de BD de la semaine chez Stéphie.