Tsugumi Project, 1 d’Ippatu

Tsugumi Project, 1 d’Ippatu.

Ki-oon, collection Seinen, juillet 2019, 192 pages, 7,90 €, ISBN 979-10-327-0472-1.

Genres : manga, science-fiction, post-apocalyptique.

Ippatu… japonais, mangaka… Son Twitter.

Il y a 260 ans, les militaires européens ont découvert que le Japon préparait une dangereuse arme biologique : Tora Tsugumi (Projet Tsugumi). Des bombes nucléaires ont alors été lancées sur le Japon pour empêcher le développement de cette arme. Or, d’anciens détenus européens peuvent racheter leur droit civique en acceptant une mission : aller récupérer cette arme dans un Tôkyô détruit et contaminé. Il est prévu qu’une équipe vienne les chercher dans un an. « Que les choses soient claires, notre pays ne peut en aucun cas se permettre de voir cette arme tomber entre des mains étrangères. Vous devez à tout prix être les premiers à la retrouver ! » (p. 17). Mais leur avion s’écrase et Léon survit au crash mais il doit survivre dans ce Japon post-apocalyptique, menotté, avec une combinaison incomplète, sans rien à boire et à manger… Attaqué par des bêtes bizarres, Léon est sauvé par une adolescente, 13 ans, humaine mais avec des pattes d’oiseaux à la place des jambes, et qui donne des ordres à Tora, 12 ans, un animal gigantesque mi-tigre mi-lion.

Les dessins des ruines sont grandioses et il y a une très belle galerie de personnages, ou plutôt de créatures ! Si Léon accepte cette mission, c’est parce qu’il a été piégé, soldat accusé injustement d’espionnage et qu’il veut retrouver son épouse, Maria, et leur enfant. Il y a donc toute une intrigue vraiment prenante dans cet univers post-apocalyptique extraordinaire.

Vous l’avez vu ci-dessus, très peu de choses sur Ippatu mais en fin de volume, un dossier Tsugumi avec une interview du mangaka. Étudiant, il était fasciné par l’invention collective de Magritte. Il ne lisait pas de mangas avant de postuler comme assistant et a découvert tout Osamu Tezuka. Puis il est devenu l’assistant de Jirô Taniguchi et a découvert, à 31 ans, la BD franco-belge. Il a d’abord écrit une histoire, Kanata no monogatori avant de dessiner Tsugumi Project qui est donc son premier manga et c’est un coup de maître ! En cours ; 3 tomes pour l’instant.

Pour les challenges BD, La BD de la semaine, Littérature de l’imaginaire #8 et Petit Bac 2020 (catégorie prénom pour Tsugumi).

La BD de la semaine 2020

Chaque année, je me dis que je veux lire plus de bandes dessinées (européennes, mangas, voire comics) et chaque année, je suis dépitée car je n’en ai pas lu tant que ça… Je dois dire aussi que – comme pour les romans – je n’ai malheureusement pas le temps de rédiger toutes mes notes de lectures pour les publier sur le blog donc il y a des œuvres (parfois très bien) qui passent à la trappe… ! Voici mes « archives » pour 2017 (5 lectures mais je n’ai participé que les 4 derniers mois), 2018 (19 lectures) et 2019 (14 lectures). J’espère apporter ma petite pierre à l’édifice mais je vais essayer de faire mieux cette année ! Le mercredi sera donc jour de bande dessinée sur le blog et ça démarre… demain ! Infos, logos et tout ça sur le groupe FB.

1. Tsugumi Project, tome 1 d’Ippatu (Ki-oon, 2019, Japon)

2. Le Detection Club de Jean Harambat (Dargaud, 2019, France)

3. La malle Sanderson de Jean-Claude Götting (Delcourt, 2004, France)

4. Préférence système d’Ugo Bienvenu (Denoël Graphic, 2019, France)

5. Luminary, 1 – Canicule de Luc Brunschwig et Stéphane Perger (Glénat, 2019, France)

6. Rêverie de Golo Zhao (Casterman, 2019, Chine)

7. Watertown de Jean-Claude Götting (Casterman, 2016, France)

Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI

Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI.

Doki Doki, mars 2019, 168 pages, 6,95 €, 978-2-81896-755-3. Nekottake ! Vol. 1 ねこったけ! (2016) est traduit du japonais par Julien Pouly.

Genres : manga, shônen.

Wataru NADATANI 灘谷航… Eh bien, je n’ai pas trouvé grand-chose sur elle ! Elle est japonaise, mangaka et elle adore les chats ! Si vous comprenez le japonais, vous pouvez suivre son compte Twitter, https://twitter.com/nadatani.

Kensuke Fuji adore les chats mais il ne peut pas en avoir parce que sa mère et ses deux sœurs sont allergiques. Chaque matin, avant d’aller au lycée, il fait un détour pour observer et photographier les chats de rue du quartier. Sa préférée, c’est Tamako, elle est la seule à se laisser caresser (j’ai beaucoup aimé l’histoire de leur rencontre, Kensuke connaît Tamako depuis 9 ans) mais elle a disparu ! C’est alors qu’il rencontre Jin Nekoya, surnommé le « maître-chat », qui a des pouvoirs… félins. « Il arrive parfaitement à les comprendre… Il est en communion totale avec eux ! C’est plus qu’un amoureux des chats… » (p. 53). Kensuke veut devenir son disciple et apprendre le Neko-dô (ou Buôken-dô), la voie des chats. Mais Nekoya veut lui faire passer un test avec Yatarô, un chat obèse qui ne veut plus bouger et plus jouer. « Les chats aiment leur indépendance, et ne montrent pas facilement leur affection… Pour les apprivoiser, il n’y a pas trente-six manières de procéder. Il faut apprendre à les connaître… Respecter leur indépendance… Et les accepter comme ils sont. » (p. 88).

Ce manga est drôle, il rend parfaitement hommage aux chats et aux fondus des chats. J’ai hâte de lire les tomes suivants. En octobre, la série compte 4 tomes en France mais elle est terminée en 6 tomes au Japon (prépublication dans le magazine Shônen Sunday Super, édition chez Shôgakukan de mars 2016 à avril 2018).

Même si vous n’aimez pas spécialement les chats, vous pouvez apprécier ce manga pour ses dessins, son petit côté fantastique et son humour 😉

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Jeunesse Young Adult #9 et Littérature de l’imaginaire #7.

Plus de BD de la semaine chez Stéphie (lien à venir).

Hana no Breath de Caly

Hana no Breath de Caly.

H2T, juillet 2017 et août 2018, 204 pages chaque tome, 2 tomes de 7,95 € chacun. Le premier tome est d’abord paru en ligne sur WeeklyComics.fr en août 2016.

Genres : manga… français !, shôjo.

Caly naît dans les années 90. Elle étudie les Arts appliqués et la Communication visuelle. Elle dessine depuis l’enfance et dessine du manga depuis l’âge de 12 ans. Son premier manga (auto-édité) est MaHo-Megumi [lien]. Plus d’infos sur MagiCaly et sur sa page FB.

Azami est une lycéenne de 16 ans ; elle ne comprend pas que ses amies aiment lire du yaoi (*) et du yuri (*)… Elle rêve du grand amour avec un garçon. Mais elle tombe amoureuse de Gwen, un joueur de basket qui, en fait, n’est pas ce qu’il dit être.

Je n’aurais jamais pensé lire ce shôjo (*) si je n’avais pas rencontré Caly ! Elle a une attitude très japonaise et je suis contente pour elle qu’elle ait pu voyager au Japon et j’espère qu’elle pourra y retourner. Hana (*) no Breath est mignon tout plein (la découverte des sentiments et de l’amour à l’adolescence), bien dessiné, et surtout drôle, sobre et intelligent.

Caly, mai 2019, en plein travail (son dessin apparaît sur l’écran à droite)

Caly, mai 2019

(*) Petit lexique : en japonais, hana () signifie fleur ; shôjo (少女) signifie « jeune fille », un manga shôjo est donc un manga pour filles, contrairement au shônen (少年) qui signifie garçon ; yaoi (やおい) ou boys love raconte des relations amoureuses et/ou sexuelles entre garçons mais il est destiné à un lectorat féminin ; yuri (百合) raconte des relations entre filles pas seulement amoureuses et/ou sexuelles mais aussi intimes ou spirituelles (le genre est plus ancien que le yaoi). J’espère que j’aurai éclairé votre lanterne ! Et que je vous aurai peut-être donné envie de lire Hana no Breath.

Je mets ces deux mangas dans La BD de la semaine. Plus de BD de la semaine chez Noukette ; par contre je ne suis pas listée car j’ai oublié de donner mon lien 😥

Et dans le challenge Jeunesse Young Adult #8 (qui cette année, accepte les bandes dessinées).

Challenge BD 2019-2020 avec Marjorie

Comme le challenge BD 2018-2019 était terminé depuis juillet, j’ai demandé s’il continuait et la réponse de Marjorie est oui. Donc challenge BD 2019-2020 édition n° 6, de juillet 2019 à juillet 2020. Infos sur le groupe FB. (En attendant le nouveau logo, je mets l’ancien).

Mes lectures pour ce challenge sur 2019

1. Buck, la nuit des trolls d’Adrien Demont (Soleil, 2016, France)

2. Hana no Breath de Caly (H2T, 2017-2018, 2 tomes, France)

3. La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou (Delcourt, 2018, France/États-Unis)

4. Le voyageur de Koren Shadmi (Ici même, 2017, États-Unis)

5. Félin pour l’autre !, tome 1 de Wataru NADATANI (Doki Doki, 2019, Japon)

6. La saga d’Atlas et Axis, intégrale de Pau (Ankama, 2017, Espagne)

7. Le guide SF à l’usage des lecteurs, 1 : le space opera (Soleil et Delcourt, 2019, France)

8. Le château des animaux, 1 – Miss Bengalore de Delep et Dorison (Casterman, 2019, France)

9. Haïkus de Sibérie de Jurga Vilé et Lina Itagaki (Sarbacane, 2019, Lituanie)

10. Dans la tête de Sherlock Holmes, 1 – L’affaire du ticket scandaleux de Cyril Lieron et Benoit Dahan (Ankama, 2019, France)

Mes lectures pour ce challenge sur 2020

11. Tsugumi Project, tome 1 d’Ippatu (Ki-oon, 2019, Japon)

12. Le Detection Club de Jean Harambat (Dargaud, 2019, France)

13. La malle Sanderson de Jean-Claude Götting (Delcourt, 2004, France)

14. Préférence système d’Ugo Bienvenu (Denoël Graphic, 2019, France)

15. Luminary, 1 – Canicule de Luc Brunschwig et Stéphane Perger (Glénat, 2019, France)

16. Rêverie de Golo Zhao (Casterman, 2019, Chine)

17. Watertown de Jean-Claude Götting (Casterman, 2016, France)

Marathon de lecture de l’été, 19-20-21 juillet 2019

Je n’ai participé à aucune semaine à lire et aucun marathon de lecture depuis le début de l’année… Comme ça me manquait, j’ai cherché et j’ai retrouvé le calendrier des week-ends à 1000 de Lili bouquine (groupe FB). En juillet étaient prévus quatre week-ends à lire estivaux mais j’ai raté les deux premiers (les 5-6-7 et les 12-13-14). Ce week-end, je participe donc au troisième week-end à lire estival (les 19-20-21) et si je peux, je participerai le week-end prochain au quatrième et dernier week-end à lire estival (les 26-27-28).

Mes lectures pour ce marathon

Vendredi et samedi : Le cri de Nicolas Beuglet (XO, octobre 2016, 496 pages), très bon thriller, je vous le conseille.

Dimanche : Hana no Breath de Caly (H2T, juin 2017 pour le tome 1, juillet 2018 pour le tome 2, 204 pages chacun), un joli manga-like (similaire à un manga mais pas japonais, français) genre shôjo sur un amour homosexuel (et le basket !) que je vous conseille aussi d’autant plus que j’ai eu la chance de rencontrer la mangaka (trop mignonne, presque japonaise !).

Total de pages : 496 + 204 + 204 = 904 pages (pas sûre de lire encore ce soir pour arriver aux 1 000 pages car il y a deux épisodes de Grantchester saison 4, hi hi hi !).

The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu.

Kazé, avril 2018, 193 pages, ISBN 978-2-82033-223-3. The Promised Neverland (約束のネバーランド Yakusoku no Nebârando) (2016) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, fantasy, science-fiction.

SHIRAI Kaiu (白井 カイウ) est le scénariste. Il y a très peu d’infos sur lui, il a étudié à l’université, il a travaillé en entreprise et, avant 2016, il n’était pas du tout dans le monde du manga.

DEMIZU Posuka (出水ぽすか), née le 17 janvier 1988, est l’illustratrice. C’est une artiste indépendante qui réside à Tokyo où elle a étudié. Elle est dans le monde de l’illustration depuis 2011 et a reçu plusieurs prix. Plus d’infos sur son site officiel.

Octobre 2045. Grace Field House. C’est un orphelinat avec 38 enfants dont 15 ont moins de 3 ans. Les plus âgés sont Emma qui y vit depuis 10 ans, Norman et Ray, ils ont 11 ans. « Nous ne sommes pas unis par les liens du sang… Mais ça n’a aucune importance. » (p. 11). C’est maman Isabella, 31 ans, qui s’occupe d’eux et, bien qu’orphelins, ils sont bien traités, bien nourris et heureux. Mais ils ont tous un numéro tatoué sur le cou, ils passent des tests spéciaux pour prouver leur intelligence et ils n’ont pas du tout le droit de sortir de l’orphelinat. « Aucun de nous n’avait connu ses parents et nous ne savions rien de nos origines. » (p. 36). Mais le jour du départ pour adoption de Conny, 6 ans, Emma et Norman découvrent une chose horrible. Ils doivent s’enfuir, tous, mais « il faut réfléchir à la meilleure tactique… » (p. 59). « J’ignore ce qui nous attend à l’extérieur, mais si on en fait rien, on est condamnés. » (p. 121).

Pour l’instant, je n’ai lu que le premier tome de The Promised Neverland. Les dessins sont beaux, les personnages sont attachants, le lieu est superbe mais vraiment clos, l’intrigue s’est bien mise en place et le lecteur tremble avec les enfants. C’est à la fois fantasy et science-fiction, il y a une incroyable intensité dramatique. J’ai hâte de lire les tomes suivants ! (12 volumes aux éditions Shûeisha, encore en cours au Japon).

Le manga a été publié à partir de 2016 dans le magazine de prépublication Weekly Shônen Jump. Plus d’infos sur le site dédié de Kazé. En janvier 2019, l’anime est diffusé au Japon sur Fuji TV (12 épisodes réalisés par Mamoru Kanbe, studio CloverWorks). Pour le public français, c’est sur Wakanim (sur abonnement).

Une lecture pour La BD de la semaine qui entre dans les challenges BD et Littérature de l’imaginaire.

Les autres BD de la semaine chez Stéphie.