L’homme qui marche de Jirô Taniguchi

L’homme qui marche de Jirô Taniguchi.

Casterman, collection Manga, septembre 1995, 144 pages, ISBN 2-203-37202-8. 歩くひと (Aruku hito, 1992) est traduit du japonais par Takako Hasegawa.

C’est une ancienne édition que j’ai (la première édition en fait), pour une édition récente, cliquez ci-dessus sur Casterman.

Genres : bande dessinée japonaise, manga, seinen.

Jirô Taniguchi… 谷口 ジロー (14 août 1947-11 février 2017). Vous pouvez lire mon billet qui lui est consacré (biographie et bibliographie). Les histoires de Aruku hito ont été écrites et dessinées en 1990-1991 et publiées en 1992. Aruku c’est le verbe marcher, hito c’est pour homme mais il signifie en fait une personne (donc homme ou femme).

J’ai déjà lu beaucoup de titres de Jirô Taniguchi, un de mes mangakas préférés, même s’il m’en reste quelques-uns à lire (parmi les derniers parus). Pour le challenge Des histoires et des bulles, il faut lire une BD de Jirô Taniguchi (c’est même la première catégorie) alors voici L’homme qui marche. J’ai choisi ce titre parce que c’est le premier de l’auteur traduit en français (et donc paru en France).

Si vous n’avez pas connu cet événement, vous ne pouvez pas imaginer ce qu’il fut pour les amoureux du Japon et de la culture japonaise (et aussi pour les curieux de bande dessinée), mais vous pouvez toujours lire ce titre ou un autre titre de ce merveilleux auteur et dessinateur qui me manque (comme sûrement à tous ses fans). Pour moi en tout cas, c’est une énième relecture et c’est toujours un pur bonheur, je ne m’en lasse pas.

« C’est beau ! – Oui, quelle vue ! – Je sors faire un tour ! – Bon… d’accord ! – Ça me fait beaucoup de bien. » (p. 6). Voici comment commence ce manga. Il y a très peu de texte. L’homme dit à son épouse qu’il sort, prendre l’air, observer le quartier, les oiseaux… Comme ça fait du bien ! Et les promenades, l’homme va en faire d’autres, d’autant plus qu’un chien abandonné par son ancien « propriétaire » s’est invité chez eux (comme les premiers flocons de neige tombent, le couple l’appelle Neige). Au gré des rencontres et de la météo, avec ou sans Neige, parfois avec son épouse, cet homme (l’auteur) se balade, observe, fait parfois des rencontres ou se perd dans des ruelles.

C’est tout simple tant au niveau du dessin tout en délicatesse que des histoires, des anecdotes plutôt, et pourtant c’est grandiose ! Et je vais tout simplement vous laisser découvrir par vous-même ce magnifique manga intimiste et contemplatif. À noter que l’auteur aimait la culture française, il loue la cassette vidéo de La petite voleuse (p. 95).

Pour ceux qui n’aiment pas lire les mangas à cause du sens de lecture japonais, rassurez-vous car les mangas de Jirô Taniguchi sont dans le sens européen, alors plus d’excuse, lancez-vous !

En plus de Un mois au Japon, La BD de la semaine et Des histoires et des bulles, je mets cette lecture dans Animaux du monde (chats, oiseaux, chiens), BD, 2021 cette année sera classique (oui, pour moi c’est un classique !), Challenge lecture 2021 (catégorie 14, un roman graphique, 2e billet), Hanami Book Challenge pour le menu 3 (le Japon d’aujourd’hui) et le sous-menu 1 (Fly to me Saitama, vie à la campagne) et Petit Bac 2021 (catégorie Être humain pour Homme).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

Read-a-thon du Mois au Japon 2021

Ce week-end, c’est le Read-a-thon de Un mois au Japon – avril 2021. Ce marathon de lecture dure le samedi 17 et le dimanche 18 avril mais je vais commencer de lire ce soir (parce que la Semaine à lire commence ce soir à 19 heures). Quant aux organisatrices, Hilde et Lou, elles ont commencé un journal de bord dès lundi 12 avril, ce que je n’ai pas fait car je n’ai pas lu de japonais.

Mes lectures pour ce Read-a-thon

Vendredi 16 avril (après 21 heures) : je vais lire un roman hongrois mais qui se déroule au Japon, que j’ai découvert grâce à Rachel et qui – vous allez voir – a un titre à rallonge ! Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l’ouest par des chemins, à l’est par un cours d’eau de László Krasznahorkai (Cambourakis, 2010, 192 pages), 192 pages.

Ensuite, je veux lire des mangas ce week-end.

Samedi 17 avril : Magus of the Library de Mitsu Izumi (Ki-oon, tome 1 = 242 pages, tome 2 = 256 pages, tome 3 = 304 pages), total = 802 pages.

Dimanche 18 avril : Magus of the Library de Mitsu Izumi (Ki-oon, tome 4 = 232 pages) et L’homme qui marche de Jirô Taniguchi (Casterman, 1995, 144 pages), 376 pages.

Total : 6 livres et 1370 pages.

Ce marathon est terminé mais la Semaine à lire – avril 2021 continue jusqu’à vendredi minuit.

Challenge BD « Des histoires et des bulles » avec Noctenbule

Ce Challenge BD « Des histoires et des bulles » vient d’être créé par Noctenbule du blog 22h05 rue des Dames. Il dure du 1er avril 2021 au 1er avril 2022.

Il ne fait pas double emploi avec La BD de la semaine (le billet se publie le mercredi) et avec le Challenge BD de Marjorie (qui est libre). Alors pourquoi un challenge de plus ? Noctenbule propose 50 catégories et 5 niveaux de participation (à consulter ci-dessous).

Voulez-vous participer ? Infos, logo et inscription chez Noctenbule + le formulaire pour déposer les liens + le groupe FB.

Niveau 1 = 10 catégories lues. Niveau 2 = 20 catégories lues. Niveau 3 = 30 catégories lues. Niveau 4 = 40 catégories lues. Niveau 5 = 50 catégories lues. Pour l’instant, je choisis le niveau 2.

1. Une BD de Jirô Taniguchi avec L’homme qui marche de Jirô Taniguchi (Casterman, 1995, Japon) 3/50

2. Une histoire de sorcière

3. Un roman graphique

4. Un shôjo

5. Un shônen

6. Un seinen

7. Une BD issue d’un blog

8. Une BD d’une femme comme scénariste/dessinatrice/coloriste

9. Une BD de SFFF

10. Une histoire policière

11. Une adaptation littéraire

12. Une BD thématique (médecine, économie, philosophie…) avec Jusqu’au printemps (Les gens de rien 1) de Charles Masson (Delcourt, 2021, France), médecine 2/50

13. Une BD dont les personnages sont des animaux

14. Une BD jeunesse

15. Une BD autour d’un(e) artiste

16. Une BD classique

17. Une BD avec le nom d’un animal ou un animal dans le titre

18. une BD avec une couleur dans le titre

19. Une BD de plus de 200 pages

20. Une BD récompensée

21. Une BD sur un thème autour de la femme (droit de la femme, infertilité, violence…)

22. Une BD autour de l’écologie, environnement, développement durable

23. Une BD en rapport avec la musique

24. Une BD autour du thème LGBTQ+

25. Un comics

26. Une série de BD

27. Un recueil de dessins de presse

28. Une BD autour de l’art

29. Une adaptation d’un film, d’une série

30. Une BD western

31. Une BD érotique, porno, hentaï

32. Un livre sur l’histoire de la BD, du manga, de l’évolution du 9e art, des interviews d’artistes…

33. Une BD que l’on vous a offerte

34. Une BD autobiographie

35. Une BD historique avec Les âges perdus 1 – Le fort des Landes de Jérôme Le Gris et Didier Poli (Dargaud, 2021, France) 1/50

36. Une BD autour de Sherlock Holmes, Hercule Poirot et/ou Agatha Christie

37. Un manga non japonais : franga, manhua, manwha…

38. Une BD avec un prénom dans le titre

39. Une BD sur l’éducation

40. Une BD autour du thème de l’amour

41. Une BD au format non standard (hors format A4)

42. Une BD que l’on vous a conseillée

43. Une BD autour de la magie

44. Un classique du manga

45. Un classique du comics

46. Un livre que vous avez découvert dans le challenge

47. Une BD de votre enfance

48. Une BD de Lewis Trondheim

49. Une BD autour des pirates

50. Une BD qui se déroule pendant une guerre

Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka

Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka.

Glénat, juin 2018, 226 pages, 7,60 €, ISBN 978-2-34402-551-2. ブルージャイアント(2013) est traduit du japonais par Anne-Sophie Thévenon.

Genres : manga, seinen.

Shinichi ISHIZUKA 石塚真一 naît en 1971 dans la préfecture d’Ibaraki. Il part étudier la météorologie aux États-Unis pendant 5 ans. Il découvre l’escalade et publie Vertical (18 tomes). Car, de retour au Japon, il devient mangaka.

Dai Miyamoto joue au basket depuis le collège. Il décide tout à coup d’écouter du jazz. « Miles Davis, Charlie Parker et Bill Evans… J’ai pris ceux qui avaient l’air les plus célèbres. » (p. 11). C’est que « Le jazz, c’est une musique rude et brûlante, née de la collision entre les personnalités de chacun. » (p. 19). Son ami Shuhei, qui joue du piano et de la guitare, l’emmène à un concert. Après son entrée au lycée, Dai se met à jouer du saxo sur les berges de la rivière Hirose à Sendai. Mais il ne suit aucun cours et n’a pas de partitions, il y va au feeling, il improvise. Et quand il pleut, il joue sous un tunnel. « Cet écho… est géant ! » (p. 70). « Le jazz, c’est une musique libre et intense ! » (p. 83). Mais les jeunes de son âge ne comprennent pas son engouement… « C’est une musique… grave, puissante et brûlante. » (p. 85). Et il veut devenir « le meilleur jazzman au monde » (p. 137).

Cette série en 10 tomes est pré-publiée au Japon dans Big Comic puis éditée par Shôgakukan (entre 2013 et 2017). Mais attention, Blue Giant n’est pas terminé avec ces 10 tomes ! Suit Blue Giant Supreme (ブルージャイアント シュプリーム) en 11 tomes et Blue Giant Explorer (ブルージャイアント エクスプローラー) prévoit de suivre Dai Miyamoto aux États-Unis (sûrement une dizaine de tomes aussi).

C’est trop pour moi mais j’ai été ravie de découvrir ce premier tome très bien dessiné (époustouflant et vibrant même) et qui raconte une musique que j’écoute peu (je suis plus rock) même si je connais les grands noms du jazz.

Cette série plaira assurément aux amateurs de jazz mais aussi aux amateurs de musique en général et bien sûr aux amoureux de très beaux mangas.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD, Lecture 2021 (catégorie 31 = un livre ayant comme thème principal la musique mais il pourrait aller dans les catégories 4, 12, 33, 39 et 40 !) et Petit Bac 2021 (catégorie Couleur pour Blue). Plus de BD de la semaine chez Stéphie. Noctenbule l’a lu aussi.

 

La BD de la semaine 2021

Cinquième année pour moi avec La BD de la semaine et j’en suis ravie parce que ça me permet de publier plus de notes de lectures BD sur le blog : 6 billets en 2017, 19 billets en 2018, 14 billets en 2019 et 47 billets en 2020 soit plus que les trois premières années réunies !

L’objectif est toujours de lire de la bande dessinée (franco-belge, autres européennes, mangas, comics…), classiques ou contemporaines, de tous genres littéraires. Et ça commence demain.

Infos, logo et partages sur le groupe FB.

1. Général Leonardo 1 – Au service du Vatican d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2006, Danemark & France)

2. Général Leonardo 2 – Croisade vers la Terre Sainte d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2007, Danemark & France)

3. Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka (Glénat, 2018, Japon)

4. Sur un air de fado de Nicolas Barral (Dargaud, 2021, France)

5. Inhumain de Bajram, Mangin et Rochebrune (Dupuis, 2020, France)

6. Bartleby le scribe de José-Luis Munuera (Dargaud, 2021, Espagne)

7. Gretch & Ferragus, dragons mégalos, 1 – Carboniser pour mieux régner de Joshua Wright (Robinson, 2019, Australie)

8. L’aliéniste de Fábio Moon et Gabriel Bá (Urban Comics, 2014, Brésil)

9. La peste, histoire d’une pandémie (Dupuis, octobre 2020, France)

10. Raven & l’ours 1 de Bianca Pinheiro (La boîte à bulles, 2017, Brésil)

11. La fuite du cerveau de Pierre-Henry Gomont (Dargaud, 2020, France)

12. Tulipe de Sophie Guerrive (2024, 2016-2019, France)

Billet spécial : Des histoires et des bulles (challenge BD avec thèmes)

13. Les âges perdus 1 – Le fort des Landes de Jérôme Le Gris et Didier Poli (Dargaud, 2021, France)

14. Jusqu’au printemps (Les gens de rien 1) de Charles Masson (Delcourt, 2021, France)

15. L’homme qui marche de Jirô Taniguchi (Casterman, 1995, Japon)

La BD de la semaine – bilan et coups de cœur 2020

Pour la dernière session de La BD de la semaine 2020, l’objectif est de publier un genre de bilan avec nos coups de cœur de l’année.

Alors, d’abord un petit bilan. J’ai lu – pour l’instant – cette année soixante-dix bandes dessinées et j’en ai présenté 46 dans La BD de la semaine 2020, ce qui est beaucoup plus que durant les années précédentes (et même que durant les trois années précédentes réunies !). Comme je sais que vous êtes plusieurs à ne pas apprécier les mangas, j’ai parfois publié mes notes de lectures de ces mangas d’autres jours que le mercredi et uniquement dans les challenges BD 2019-2020 (je n’ai compté que 2020 bien sûr) et BD 2020-2021. Et aussi, il y a encore une dizaine de notes de lectures non publiées.

Maintenant mes coups de cœur.

Mes 5 BD préférées. 1. Gentlemind 1 de Díaz Canales, Valero et Lapone. 2. Un travail comme un autre d’Alex W. Inker. 3. Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni. 4. Le Detection Club de Jean Harambat. 5. Le chat qui n’aimait pas les croquettes – Nuits blanches d’Odrade.

Mes 5 mangas préférés. 1. Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki. 2. L’atelier des sorciers 1 de Kamome Shirahama. 3. To your Eternity 1 de Yoshitoki Ôima. 4. Shadows House 1 de Sômatô. 5. Éclat(s) d’âme 1 de Yûki Kamatani.

Quant au manhua (bande dessinée chinoise), je n’en ai lu qu’un mais vraiment très beau alors je le cite : Rêverie de Golo Zhao. Et quant au manwha (bande dessinée coréenne), je n’en ai lu aucun alors que j’avais prévu d’en lire pour le Challenge coréen… mais il dure encore un peu en 2021 alors ce n’est que partie remise.

En ce qui concerne les comics, j’en lis très peu mais je viens d’en lire un qui m’a beaucoup plu : Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Gerard Way, Gabriel Bá et Dave Stewart. Par contre, il faudra attendre mercredi prochain pour découvrir ma note de lecture !

Je voulais aussi signaler que j’ai suivi en décembre le Mooc BD organisé par la Fondation Orange et la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (Angoulême) et que j’ai pris beaucoup de plaisir à le suivre et à réaliser les exercices créatifs (ce qui était totalement nouveau pour moi). J’en ai déjà parlé ici.

Je vous souhaite une agréable fin d’année avec de belles bandes dessinées et retrouvez les autres coups de cœur 2020 chez Stéphie.  Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 16.

Dodoma (trilogie) de Jun Shiraishi

Dodoma de Jun Shiraishi.

Komikku, c’est le lien FB (il n’y a pas de site alors ce n’est pas évident d’avoir des infos…). ドードーマ (Dôdôma, 2014, Tokuma Shoten) est traduit du japonais par Yohan Leclerc.

Tome 1 : Mana, Tome 2 : Shino, Tome 3 : Mana et Shino

Genres : manga, shônen, science-fiction, fantasy.

SHIRAISHI Jun 白石 純. Pas d’infos sur lui ! Tout ce que je peux dire c’est que c’est un jeune mangaka.

Tome 1, mai 2016, 192 pages, 7,90 €, 978-2-37287-097-9.

« Orbis, pays de l’arbre de vie. » (p. 7). Mana (11 ans) et son frère aîné, Shino (13 ans), vivent dans cette cité de pierres créée, selon la légende, par les dieux après un déluge et où les humains ont pu se réfugier. Ils sont orphelins et vivent avec la famille de leur oncle Yû. Il y a 300 personnes, adultes et enfants. Mais un jour, des visiteuses, Olivia et Chloé, qui parlent une langue incompréhensible viennent « du dehors » : comment est-ce possible, sont-ce des déesses ? Puis la cité est attaquée par des êtres bizarres, géants, masqués, les Dodomas, et de nombreux habitants sont tués, y compris des enfants… Mana fuit avec Shino blessé mais les combats font rage.

Tome 2, juillet 2016, 190 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-132-7.

Shino est gravement blessé mais il a fusionné avec le Dodoma contre lequel il s’est battu alors comment le déplacer pour l’emmener à l’Oasis ? Survient, une vieille femme, un genre d’elfe, Agatha, la suivante de Zena Kronos, venue récupérer la princesse Olivia Leonore et elle fera tout pour les empêcher d’atteindre l’Oasis qui est « une zone de non-agression ». « Chloé, accompagne-le ! Il ne doit pas mourir ! » (Olivia, p. 49).

Tome 3, décembre 2016, 187 pages, 7,90 €, ISBN 978-2-37287-133-4.

Alors que la troupe – qui s’est agrandie – est en route pour la mer afin d’aller au Ciel, trois Dodomas ennemis les attaquent (une sphère, un équidé et un être étrange). Mais Olivia et son peuple ne pensent en fait qu’à une chose, se battre pour le pouvoir alors sauveront-ils les humains ? En tout cas, l’amour entre les deux frères est puissant.

Dodoma, c’est des dessins à la fois plein de poésie et de fulgurance lors des combats. Les dessins sont alors tout en vitesse, c’est assez impressionnant. C’est une histoire intrigante avec des créatures venues d’ailleurs et c’est aussi une histoire de trahison. Dodoma est à la fois de la science-fiction (monde post-apocalyptique, êtres venus d’ailleurs, technologie Dodoma) et de la fantasy (liaison entre les humains et l’arbre de vie, liaison entre l’arbre de vie et la planète). Les tomes sont agrémentés de travaux préparatoires et de yonkomas amusants (strips verticaux de 4 cases).

Lus aujourd’hui et note de lecture de ces 3 tomes rédigée pendant la lecture ; si seulement je pouvais faire comme ça à chaque fois, j’aurais moins de retard dans la rédaction et la publication de mes chroniques !

Une lecture agréable et divertissante pour les challenges BD, Challenge du confinement (case Manga), Jeunesse Young Adult #10 et Littérature de l’imaginaire #8.

Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 6.

Perfect World 1 de Rie ARUGA

Perfect World 1 de Rie ARUGA.

Akata, octobre 2016, 162 pages, 6,95 €, ISBN 978-2-36974-148-1. パーフェクトワールド (2014) est traduit du japonais par Chiharu Chujo et Nathalie Bougon.

Genres : manga, josei.

Rie ARUGA 有賀リエ naît à Omachi (préfecture de Nagano, Honshû). Sa carrière démarre en 2011 lorsqu’elle reçoit le prix Gold pour une histoire courte, Tentai Kansoku. Plus d’infos sur son compte Twitter. Ce tome 1 de Perfect World est son premier manga publié en volume et « grâce au très bon accueil des lecteurs », ce qui était prévu comme un one-shot est devenu une série (chez Kôdansha) et il a même été adapté au cinéma en 2018 (bande annonce ci-dessous).

Tôkyô. Lors d’une soirée professionnelle, Tsugumi Kawana retrouve Itsuki Ayukawa qu’elle avait connu au lycée et qui était son premier amour. « On n’a jamais été dans la même classe, ni dans le même club. Mais on aimait bien discuter tous les deux. » Elle travaille maintenant pour une entreprise de décoration d’intérieur, Cranberries. Et lui est architecte pour un cabinet d’architecture, Kodan. Mais Itsuki part tôt et Tsugumi se rend compte qu’il est en fauteuil roulant : il a eu un accident durant ses études. « Mon premier amour… est à présent handicapé. Malgré tout… mes sentiments, eux, n’ont pas changé. » Mais, comment faire, que dire ? Elle ne connaît rien au quotidien d’un handicapé… Alors qu’ils se rendent tous les deux à Nagano, pour retrouver leurs anciens amis de lycée, surgit Miki Yukimura, l’ex d’Itsuki : elle l’aurait quitté après l’accident alors qu’ils étaient ensemble depuis des années.

C’est avec subtilité et tendresse que Rie Aruga traite du handicap, des souffrances invisibles et des relations avec une personne handicapée. En plus, Tsugumi et Itsuki font la connaissance d’un ado, également en fauteuil, Haruto, qui lui aussi pratiquait le basket, mais il n’accepte pas du tout sa situation et refuse de revoir, depuis un an, sa petite amie. Pourtant… « Bravo !! À peine arrivé et tu marques déjà ?! Pas de doute, t’es toujours le boss !! Bravo Haruto !! T’es le meilleur !! ».

Un josei est un manga féminin, un manga pour les femmes, mais franchement les hommes peuvent très bien le lire et l’apprécier (d’autant plus qu’il parle de basket). Mais surtout du handicap et des relations ce qui concerne tout le monde ! Le problème, comme souvent, le nombre de tomes… Déjà 11 parus au Japon (10 en France) et la série est encore en cours.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD et Jeunesse Young Adult #10. Plus de BD de la semaine chez Moka. Et n’oubliez pas de visiter Mon avent littéraire 2020 pour le jour n° 2.

Shadows House 1 de Sômatô

Shadows House 1 de Sômatô.

Glénat, juin 2020, 160 pages, 7,60 €, ISBN 978-2-34404-170-3. シャドーハウス (2018) est traduit du japonais par Pierre Fernande et Akiko Indei.

Genres : manga, seinen, fantastique.

Sômatô ou So-ma-to est un duo d’auteurs : la scénariste Nori et le dessinateur Hisshi. À noter que somato- en grec signifie corps (somatologie, somato-sensoriel…) alors qu’en japonais ce mot signifie lanterne.

Les Shadows sont une famille de nobles sans visage (pour les non-anglophones, je précise que shadows signifie ombres). En fait, ils sont noirs comme des ombres et génèrent de la suie. Ils vivent dans un immense manoir avec des poupées vivantes à leur service : elles sont leurs visages et nettoient la suie.

Depuis l’enfance, Emilico est au service de Kate, la fille des Shadows. Mais elle n’est qu’une poupée alors peut-elle éprouver des choses ou avoir une conscience ?

« Les poupées vivantes de la famille Shadow ne sont pas de simples bonnes. Nous avons beaucoup de mal à exprimer nos émotions car personne ne peut lire sur nos visages. Voilà pourquoi les poupées vivantes nous servent de visages de substitution. Il est donc très important que tu soignes ton apparence, Emilico. » (p. 25-26).

Grâce à Kate, Emilico apprend à lire ; elle aime beaucoup Kate. « Je suis votre miroir, mademoiselle Kate. » (p. 79). Elle est résolument optimiste et quelque peu maladroite ! Bientôt, il est temps de nettoyer à l’extérieur et de faire la connaissance des autres poupées au service des Shadows (Mia, Lou, Rosemarie…).

Un manga gothique super bien dessiné, mystérieux et prenant. J’ai très envie de connaître la suite ! À voir si la bibliothèque a les tomes suivants car la série en est à 6 tomes (en cours) au Japon (Shûeisha, prépublication dans Shûkan Young Jump ou Weekly Young Jump). En France, le tome 2 est paru en même temps que le tome 1 en juin 2020 et le tome 3 en septembre 2020.

Pour les challenges BD, Challenge du confinement (case Manga), Jeunesse Young Adult #10 et Littérature de l’imaginaire #8.

 

Challenge BD 2020-2021

Enfin voici des nouvelles du Challenge BD ! En juillet 2014, Marjorie a créé ce Challenge BD et je le suis depuis cette date (depuis 2016 sur ce blog). C’est en fait la 7e édition (mais comme le dit Marjorie sur le logo, « On ne compte plus le nombre de saisons ») et je pense qu’il démarrait fin juillet (date de fin de l’édition 2019-2020). Je me demande même s’il n’est pas illimité finalement. Marjorie a fait deux beaux nouveaux logos. L’objectif est toujours de lire de la bande dessinée et du roman graphique. Plus d’infos sur le groupe FB.

Mes lectures pour ce challenge (depuis début août 2020)

Sur 2020

1. Le vieil homme et son chat n’ont plus peur des chiens (1) de Nekomaki (Casterman, 2018, Japon)

2. Infection 1 de Tôru Oikawa (Delcourt-Tonkam, 2018, Japon)

3. Le rêve de mon père (trilogie) de Taiyô Matsumoto (Kana, 2018-2019, Japon)

4. Gentlemind 1 de Díaz Canales, Valero et Lapone (Dargaud, 2020, Espagne)

5. Baby-sitters 1 de Hari Tokeino (Glénat, 2014, Japon)

6. Cap Horn 1 – La baie tournée vers l’est de Christian Perrissin et Enea Riboldi (Les Humanoïdes Associés, 2010, France & Italie)

7. Eden – Le visage des Sans-Noms, tome 1 de Fabrice Colin et Carole Maurel (Rue de Sèvres, 2018, France)

8. Eden – L’âme des Inspirés, tome 2 de Fabrice Colin et Carole Maurel (Rue de Sèvres, 2019, France)

9. Chihayafuru 1 de Yuki Suetsugu (Pika, 2013, Japon)

10. Les lumières de l’Aérotrain de Ducoudray et Corgié (Grand Angle, 2018, France)

11. Une enquête de Basil et Victoria (tomes 1 et 2) de Yann et Édith (Les humanoïdes associés, 1990-1993, France)

12. Lac-Mégantic – La dernière nuit de Collectif (Radio Canada, 2020, Québec)

13. Raif Badawi – Rêver de liberté de Collectif (Radio Canada, 2017, Québec)

14. Un travail comme un autre d’Alex W. Inker (Sarbacane, 2020, France)

15. Shadows House 1 de Sômatô (Glénat, 2020, Japon)

16. Les aventures de Spirou et Fantasio, 18 – QRN sur Bretzelburg de Franquin et Greg (Dupuis, 1966, Belgique)

17. Les aventures de Jak et Bil au Gabon – Le secret de l’ivoire de Jacques Ortet et Arnold Berssenbrugge (Bookelis, 2020, France/Pays-Bas)

18. Perfect World 1 de Rie ARUGA (Akata, 2016, Japon)

19. Dodoma (trilogie) de Jun Shiraishi (Komikku, 2016, Japon)

20. Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni (Soleil, 2020, France / Italie)

21. Le guide SF à l’usage des lecteurs, 4 : le post-apocalyptique (Delcourt et Soleil, 2020)

22. Le guide SF à l’usage des lecteurs, 5 : l’uchronie (Delcourt et Soleil, 2020)

23. Umbrella Academy 1 – La suite apocalyptique de Gerard Way, Gabriel Bá et Dave Stewart (Delcourt, 2019, États-Unis/Brésil)

Sur 2021

24. Général Leonardo 1 – Au service du Vatican d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2006, Danemark/France)

25. Général Leonardo 2 – Croisade vers la Terre Sainte d’Erik Svane et Dan Greenberg (Paquet, 2007, Danemark/France)

26. Blue Giant 1 de Shinichi Ishizuka (Glénat, 2018, Japon)

27. Sur un air de fado de Nicolas Barral (Dargaud, 2021, France)

28. Inhumain de Bajram, Mangin et Rochebrune (Dupuis, 2020, France)

29. Bartleby le scribe de José-Luis Munuera (Dargaud, 2021, Espagne)

30. Gretch & Ferragus, dragons mégalos, 1 – Carboniser pour mieux régner de Joshua Wright (Robinson, 2019, Australie)

31. L’aliéniste de Fábio Moon et Gabriel Bá (Urban Comics, 2014, Brésil)

32. La peste, histoire d’une pandémie (Dupuis, 2020, France)

33. Raven & l’ours 1 de Bianca Pinheiro (La boîte à bulles, 2017, Brésil)

34. La fuite du cerveau de Pierre-Henry Gomont (Dargaud, 2020, France)

35. Tulipe de Sophie Guerrive (2024, 2016-2019, France)

36. Les âges perdus 1 – Le fort des Landes de Jérôme Le Gris et Didier Poli (Dargaud, 2021, France)

37. Jusqu’au printemps (Les gens de rien 1) de Charles Masson (Delcourt, 2021, France)

38. L’homme qui marche de Jirô Taniguchi (Casterman, 1995, Japon)