Throwback Thursday livresque

Grâce à Audrey du blog Light and smell, je découvre le Throwback Thursday livresque créé en octobre 2016 par Bettie Rose du blog Bettie Rose Books que je connais peu. Le Throwback Thursday livresque est un « retour de livre » hebdomadaire qui se fait le jeudi sur un thème choisi par Bettie Rose (vous pouvez consulter les archives) pour partager une lecture (une seule, ancienne ou récente).

Il est trop tard pour que je participe une première fois, au thème d’hier, le jeudi 13 (Douce France), et je ne sais pas si je vais participer chaque semaine mais je trouve l’idée sympa ! Infos, logos, thèmes sur Bettie Rose Books.

Juillet 2017

Jeudi 20 : le thème est Tatouage (un livre avec un personnage tatoué)

Jeudi 27 juillet 2017 : Fais-moi lire (un livre que vous conseillez à quelqu’un qui lit peu)

Août 2017

Jeudi 3 : Mon époque préférée

Jeudi 9 : Continent (un livre d’un continent différent du vôtre)

Jeudi 16 : Le livre le plus marquant de vos lectures 2016

Jeudi 23 : J’aurais voulu une autre fin (un livre dont l’issue ne vous a pas plu)

Jeudi 30 : Du bruit pour rien (un livre que tout le monde a aimé mais pas vous)

Je rajouterai les liens pour les thèmes auxquels je participerai, donc à suivre…

Le challenge de l’été 2017 de Saefiel

Saefiel – du joli blog Les petits mots de Saefiel – organise pour la 5e année, un challenge estival de lecture : le challenge de l’été qui se déroule du 21 juin au 21 septembre 2017.

Infos, logo et inscription chez Saefiel, sur le groupe FB ou sur Livraddict (en fait, il est trop tard pour s’inscrire sur Livraddict mais je ne suis pas (plus) sur Livraddict !).

Saefiel propose une lecture commune géante : Au fond de l’eau de Paula Hawkins paru le 8 juin 2017 aux éditions Sonatine ainsi que des mini-challenges et des défis personnels (« lire un titre en VO ou finir les séries en cours », etc.).

Les mini-challenges

Lire un livre de plus de 1 000 pages.

Lire une antiquité de la PAL (dans la PAL depuis un an ou plus).

Lire un livre dans une langue étrangère.

Finir une série.

Faire une lecture commune avec un autre membre OU participer à la lecture commune géante sur Au fond de l’eau de Paula Hawkins.

Les médailles

10 livres lus : Trophée des orteils en éventail.

20 livres lus : Trophée du surfeur livresque.

30 livres lus et plus : Trophée de la tong en or.

40 livres lus et plus : Trophée de la sirène de diamant.

3 challenges remplis ou plus : Trophée du challenger des sables.

Mes lectures pour ce challenge estival

1. Clues, intégrale de Mara (Akileos, octobre 2016)

2. La plume de Virginie Roels (Stock, mars 2017)

3. Principe de suspension de Vanessa Bamberger (Liana Levi, janvier 2017)

4. La tresse de Lætitia Colombani (Grasset, mai 2017)

5. Outre-Mère de Dominique Costermans (Luce Wilquin, février 2017)

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Projet 52-2017 #27

Voici ma vingt-septième participation (ça y est, on est dans la deuxième moitié de l’année !) pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est lecture.

Montrer un ou plusieurs livres ? Montrer mes bibliothèques ? Elles ne sont pas rangées depuis mon déménagement… Et puis, j’ai déjà photographié tout ça par le passé. Par contre, mon petit coin lecture à l’extérieur, ça, c’est nouveau !

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Agir et penser comme un chat, et jus de pommes coings bio acheté au marché jeudi soir : très bon !

Rat a Week, édition estivale 2017

Marjorie – du blog Chroniques littéraires – lance un grand marathon de lecture : le Rat a Week, édition estivale qui se déroule du 3 juillet au 3 septembre 2017. Il est découpé par semaine (sur 9 semaines) et les participants honorent une ou plusieurs semaines au choix (ou toutes !). La seule obligation est de lire au moins 500 pages par semaine. Marjorie propose aussi des défis, des thématiques et bien sûr des catégories. Infos, logos et inscription chez Marjorie ou sur le groupe FB.

Je pense choisir la catégorie « Verre en terrasse » (500 pages par semaine, liberté totale dans le choix des livres) ou la catégorie « Tongs et paréo » (500 pages par semaine, liberté totale dans le choix des livres, un ou plusieurs défis) mais en fait il est possible de changer de catégorie chaque semaine alors j’aviserai 😉

Semaine du 3 au 9 juillet : j’ai laissé tomber cette première semaine, pas le temps de beaucoup lire, d’autant plus que je travaille jusqu’au samedi…

Semaine du 10 au 16 juillet : La brigade chimérique de Serge Lehman et Fabrice Colin (bande dessinée, 6 tomes, 300 pages), Le retour de Jules de Didier Van Cauwelaert (176 pages) et j’ai enfin lu La cucina d’Ines de Philippe Fusaro (88 pages). Total de 564 pages. J’ai profité du long weekend, il va falloir que je m’organise différemment pour les semaines suivantes.

Semaine du 17 au 23 juillet : cette semaine, c’est le Marathon Thriller/Policier alors je pense me concentrer sur des romans policiers. Hum, sans commentaire…

Semaine du 24 au 30 juillet : …

Semaine du 31 juillet au 6 août : …

Semaine du 7 au 13 août : …

Semaine du 14 au 20 août : …

Semaine du 21 au 27 août : …

Semaine du 28 août au 3 septembre : …

L’homme nu de Marc Dugain et Christophe Labbé

L’homme nu : la dictature invisible du numérique de Marc Dugain et Christophe Labbé.

Coédition Robert Laffont & Plon, avril 2016, 200 pages, 17,90 €, ISBN 978-2-259-22779-7.

Genre : essai.

Marc Dugain, né le 3 mai 1957 au Sénégal, est un célèbre romancier et metteur en scène (théâtre) français. Il a reçu quelques Prix littéraires et plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, le plus connu étant La chambre des officiers.

Christophe Labbé est journaliste d’investigation au magazine hebdomadaire Le Point.

« La collecte et le traitement de données de tout type vont conditionner le siècle qui vient. Jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’aurons eu accès à une telle production d’informations. […] Cette révolution numérique ne se contente pas de modeler notre mode de vie vers plus d’information, plus de vitesse de connexion, elle nous dirige vers un état de docilité, de servitude volontaire, de transparence, dont le résultat final est la disparition de la vie privée et un renoncement irréversible à notre liberté. […] » (p. 7, introduction).

Pourquoi, comment ? C’est ce qu’expliquent les deux auteurs dans seize chapitres explicites, argumentés, tous plus intéressants les uns que les autres. Toile numérique, téléphonie mobile, données collectées, big data, influences sur la santé et sur la vie privée, super-mondialisation… Vous saurez et comprendrez tout facilement dans cet Homme nu(mérique) vraiment abordable (mais un peu effrayant) !

Les objectifs de ces big data – les quatre plus importants sont Google, Apple, Facebook et Amazon surnommés GAFA ou « sociétés du 7e continent » – (p. 23) ? Gagner de l’argent, beaucoup d’argent ! « tout savoir sur tout » (p. 8) même si ça ne leur est pas utile tout de suite mais enregistrer, analyser, prévoir… Qu’il n’y ait plus du tout de conflits qu’ils soient personnels, professionnels, politiques, religieux… (cf. p. 181). Et pourquoi pas allonger la durée de la vie et trouver l’éternité ? (pas pour tous, pour une poignée de gens immensément riches évidemment et qui vivront dans des îlots protégés) : « vaincre le fléau originel » (p. 10) et « euthanasier la mort » comme l’a déclaré Larry Page, cofondateur de Google en juillet 2014 (p. 136).

Quels sont les risques ? L’humain sera nu devant tous ces collecteurs d’infos (big data, services de renseignements, commerces, industries…), il perdra son identité, sa vie privée, son intimité, ses données personnelles, professionnelles, médicales…

Bien sûr, il y a (et il y aura) des effets positifs ! Les connaissances, la communication, la santé, la sécurité… C’est d’ailleurs bien sûr ce qui est mis en avant par-dessus tout !

Il y a déjà des symptômes : perte des « sécrétions purement humaines » (p. 37) c’est-à-dire les émotions (véritables), l’imprévisibilité et surtout l’authenticité (« une valeur essentielle chez les Grecs anciens », p. 37), perte de la solidarité, individualisme, isolement, « psychopathologies » (p. 43), perte de la liberté individuelle (de façon pernicieuse), « forme de gouvernement mondial non élu » (p. 58), etc. Mais en tenons-nous compte ?

Certains big data sont carrément dans l’illégalité et réalisent des marchés de dupes comme par exemple des contrats entre la presse américaine et européenne directement avec les gouvernements (un patron de presse richissime est-il similaire à un président élu et peut-il signer d’égal à égal avec le représentant d’un pays ? Bien sûr que non, il lui est… supérieur !), pratiquent la censure et veulent en fait virer les États – et la démocratie – car ils les considèrent comme obsolètes et empêchant le progrès…

Quelques extraits que je voulais conserver

« Jamais, dans l’histoire de l’humanité, un aussi petit nombre d’individus aura concentré autant de pouvoirs et de richesses. » (p. 24).

« Nos données numériques ne nous appartiennent pas, nous en sommes dépouillés, les maîtres de l’industrie de la Tech se les arrogent gratuitement. C’est une partie de nous-mêmes qui nous est volée, notre empreinte numérique. Les big data ont construit leur puissance au détriment des individus. » (p. 26-27).

« L’information est infinie, et c’est ainsi que la conçoivent les big data. » (p. 63).

« La dernière chose que souhaitent les entrepreneurs du Net est d’encourager la lecture lente, oisive, ou concentrée. […] Le lecteur numérique est le prolongement de l’individu hyperconnecté qui, comme une abeille devenue folle, se livre à un butinage compulsif, sautant constamment d’un sujet à un autre. La pensée s’émiette, la réflexion se fait par spasmes. » (p. 102-103). Ce passage où les auteurs expliquent que le cerveau fonctionne différemment – et moins bien – lorsqu’on lit numérique plutôt que papier m’a découragée d’acheter une liseuse…

J’ai bien aimé l’allégorie de la caverne : réf. Platon, in La République il y a… 2500 ans ! (3e chapitre intitulé La prophétie de Platon, p. 33-44) et le parallèle avec l’hybris, le crime suprême chez les Grecs anciens (11e chapitre, intitulé Les maîtres du temps, p. 133-146).

Alors, des solutions pour lutter contre ces big data qui espionnent tout et tous ? Les auteurs en donnent dans l’avant-dernier chapitre intitulé Le retour d’Ulysse (p. 183-192) en particulier avec les hackers – attention, les hackers citoyens, les lanceurs d’alerte (pas les crackers, « sortes de hooligans du numérique » ou les phreakers ou carders, « animés par le goût du lucre », p. 185), les Anonymous, les logiciels libres, les outils d’anonymat (peu finalement…).

Intellectuellement, je comprends très bien tout ce qu’expliquent les auteurs mais… que faire ? Ne plus passer de coups de fil, ne plus envoyer de sms et de mails, ne plus consulter Internet, fuir les réseaux sociaux et les blogs ? Bien sûr, toutes ces explications font peur… mais tout cela est tellement fascinant aussi ! Transhumanisme, robotique, biogénétique, nanotechnologie, neurosciences… Alors, oui, avec ce blog, et FB, entre autres, j’externalise ma mémoire (une partie de ma mémoire seulement !) mais c’est autant pour la garder (avant, c’était sur des feuilles de papier rangées dans des classeurs !) que pour la partager et, même si cette mémoire partagée (donc utilisée par d’autres) n’est plus vraiment la mienne puisqu’elle est partagée (cf p. 178), je peux vous dire que, pour l’instant (!), mon cerveau fonctionne encore très bien, je fais des efforts de concentration, de mémoire, je ne me sens pas concernée par les symptômes de perte cités plus haut, et que tant pis si mes données sont conservées par de puissants ordinateurs super-calculateurs (cf. p. 180).

Je vais m’attacher à l’Histoire, la géographie, la cartographie, les sciences pour toujours mieux connaître ce qui m’entoure ! Je vais programmer de relire les livres fondateurs de la civilisation occidentale (avec des valeurs universelles) comme ceux d’Hérodote et d’Homère ! Je vais retenir que, malgré sa force limitée (calcul, mémoire…), le cerveau humain a développé ce que les ordinateurs n’ont pas : l’intuition, l’émotion « qui lui confère à la fois son génie et son imprévisibilité » (p. 116) car « oublier est une nécessité vitale qui nourrit l’intelligence humaine » (p. 116) et « ce n’est pas de données dont nous manquons, mais bien de ces choses que les ordinateurs ne savent pas produire : des idées, des concepts, des imaginations. » (p. 117).

Et conclure avec ces deux phrases qui me touchent particulièrement : « Ce qui constitue notre humanité, c’est indubitablement la conscience, les idées, la créativité, les rêves. L’information certes, mais en extraire la connaissance et, mieux, la sagesse, ce qu’aucun algorithme ne peut extraire. » (p. 118).

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous lu ce livre ? Ou des articles traitant de cette dictature du numérique ? Vous privez-vous de matériel (ordinateur, téléphone, tablette, liseuse, objets connectés) pour vous défaire de cette dictature ? Ou vous vous en fichez ? Vous pensez être impuissant ? Ou vous êtes à fond là-dedans ?

J’ai trouvé cette vidéo ; même si, comme moi, c’est une émission que vous ne regardez pas, entendre les auteurs peut être tout de même intéressant :

Écrire une histoire d’Olivier de Solminihac

Écrire une histoire d’Olivier de Solminihac.

La contre allée, collection Les périphéries, octobre 2015, 64 pages, 6 €, ISBN 978-2-91781-743-8.

Genre : essai.

Olivier de Solminihac, né en 1976 à Lille, est écrivain : littérature adulte, littérature jeunesse, poésie.

Qu’est-ce que « écrire une histoire » ? L’auteur l’explique en comparant à plusieurs choses comme faire du bateau, faire du feu, fabriquer du yaourt aux fruits, construire une cabane, pratiquer un sport, etc. car il faut différents ingrédients et matériaux pour écrire une histoire et, selon ces ingrédients et ces matériaux, l’histoire sera différente.

« Écrire une histoire, c’est dans un premier temps prendre un objet, s’en saisir, et se l’approprier : le faire sien. Dans un deuxième temps, c’est être pris de l’intérieur par cet objet, être hanté par lui, être possédé par lui : devenir l’objet de son objet. Puis dans un troisième temps, c’est le faire sortir de soi, l’expulser et le rendre, et que cet objet et nous ne soyons plus liés par aucun lien de possession réciproque. » (p. 21).

J’ai lu ce petit livre pour Un mois, un éditeur car en ce mois de mai, l’éditeur choisi est La contre allée que je ne connaissais pas. Mais il n’y avait pas grand-chose ni en librairie ni en bibliothèque donc j’ai choisi cet essai : l’auteur souvent interrogé par les enfants qu’il rencontre sur le thème d’écrire une histoire y développe plusieurs idées, donc plusieurs histoires, mais j’ai trouvé cet exercice de style assez fastidieux et donc je n’ai pas été très emballée même si j’ai trouvé quelques comparaisons intéressantes. Tant pis, j’ai quand même découvert une maison d’éditions et un auteur dont je lirai peut-être un autre titre mais en fiction.

Le gagnant du Prix La Passerelle 2017

Cliquez sur la photo !

Ce soir, à 18 h 30, à la médiathèque La Passerelle, a eu lieu le dépouillement des bulletins de vote pour le Prix La Passerelle 2017 (5e édition) ; je vous avais parlé des six romans en lice en janvier. Bien sûr je les ai lus les six mais, pour l’instant, je n’ai publié que deux notes de lectures… Les autres chroniques viendront.

Ci-dessus le tableau des résultats (désolée, il est un peu penché !) et je suis bien déçue pour Monsieur Origami (mon coup de cœur 2016) pour lequel j’ai voté et pour Le promeneur d’Alep (un des mes coups de cœur 2015)…

Dans l’ordre :

1. Les pêcheurs de Chigozie Obioma avec 26 votes (dont 6 en ligne),

2. Le tambour des larmes de Beyrouk avec 20 votes,

3. Le garçon sauvage de Paolo Cognetti avec 19 votes (dont 4 en ligne),

4. Le promeneur d’Alep de Niroz Malek avec 18 votes (dont 6 en ligne),

C’est serré pour ces trois-là !

5. Monsieur Origami de Jean-Marc Ceci avec 10 votes seulement 😦 (dont 5 en ligne),

6. Le moabi cinéma de Blick Bassy avec 6 votes (dont 1 en ligne).

En tout cas, c’est la première fois en cinq éditions que nous atteignons la centaine de votes (102 avec bizarrement 3 bulletins « blancs ») alors nous sommes vraiment contents !