Pati fait son cinéma #3 – spécial Queen

Billets précédents de Pati fait son cinéma : #1 et #2.

Un spécial Queen avec Bohemian Rhapsody que j’ai vu au cinéma dimanche. La copine avec qui je devais y aller samedi n’était pas bien et ne voulait pas passer plus de deux heures dans une salle de cinéma alors nous avons été simplement boire un coup et un tour en librairie. J’ai donc vu ce film hier après-midi (et si la copine veut le voir, j’y retournerai avec elle !).

Bohemian Rhapsody est un film biographique anglo-américain réalisé par Bryan Singer (réalisateur de cinéma et producteur de séries télévisées né le 17 septembre 1965 à New York). Le film dure 134 minutes et il est sorti en salles le 31 octobre 2018 soit 43 ans après le single éponyme.

Au commencement. Farrokh Bulsara naît le 5 septembre 1946 à Stone Town dans le protectorat de Zanzibar. Farrokh est envoyé chez sa grand-mère maternelle en Inde à l’âge de 7 ans et fait sa scolarité dans un pensionnat (il a d’excellents résultats dans toutes les matières y compris en musique et en sport). Ses parents, Jer et Bomi Bulsara, des Parsis zoroastriens, et sa petite sœur, Kashmira, sont chassés de Zanzibar et se réfugient en Angleterre. Farrokh les rejoint. Il commence la musique très jeune : à 12 ans, il joue du piano au lycée (St. Peter’s Boys School à Panchgani, près de Bombay) dans le groupe The Hectics avec Derrick Branche, Bruce Murray, Farang Irani et Victory Rana. Vous pouvez en savoir plus sur Farrokh Bulsara / Freddie Mercury dans les nombreuses biographies, sur le site officiel de Queen et voir les vidéos sur leur chaîne YouTube.

Le film. 1970. Londres. Farrokh vit chez ses parents, il est étudiant en graphisme, passionné par le rock’n’roll et il est bagagiste à l’aéroport de Heathrow. Un soir, dans une petite boîte de nuit, il rencontre non seulement une très belle jeune femme, Mary Austin (l’amour de sa vie qui deviendra sa compagne pendant des années), mais aussi les membres du groupe de hard-rock Smile. En fait il rencontre le guitariste Brian May (étudiant en astrophysique) et le batteur Roger Taylor (étudiant en médecine dentaire) car le chanteur bassiste, Tim Staffell, vient d’annoncer son départ. Grâce à son charisme et à son talent, Farrokh devient le chanteur du groupe et John Deacon, bassiste, les rejoint. Farrokh Bulsara devient Freddie Mercury et le groupe devient Queen. Le film suit Freddie Mercury et Queen jusqu’en juillet 1985 avec le come-back du groupe au concert Live Aid. Freddie Mercury aimait les chats et en avait plusieurs 🙂 ❤ mais comme je ne suis pas people et potins, je ne le savais pas.

Tout ceux qui ont suivi Queen pendant 20 ans (en gros entre 1971 et 1991) connaissent l’histoire du groupe et de Freddie Mercury et leurs titres, énormes, fabuleux, tellement originaux et élaborés ! Le film est grandiose (fi des avis négatifs de certains journalistes !), les acteurs sont extraordinaires, non seulement Rami Malek en tête (déjà extraordinaire dans la série Mr. Robot) mais aussi Gwilym Lee en Brian May, Ben Hardy en Roger Taylor et Joseph Mazzello en John Deacon (image ci-dessous) ainsi que les acteurs « secondaires » comme Lucy Boynton en Mary Austin ou Allen Leech en Paul Prenter (le manager) entre autres.

Freddie Mercury et Queen, c’est mon adolescence et le début de l’âge adulte. J’aimais parce que c’était rock, inventif, entraînant, original, il y avait de l’humour, de l’excentricité et beaucoup de talent. Avec ce film, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai chanté (enfin… fredonné), j’ai tapé du pied et dans mes mains (We Will Rock You), j’ai applaudi avec les autres spectateurs (je crois que tous étaient enthousiastes, certains étaient très émus – comme moi – et avaient du mal de se lever). Un film s’il me fait à la fois rire et pleurer est pour moi un film extraordinaire, exceptionnel, un chef-d’œuvre et je suis sûre que Bohemian Rhapsody va devenir un film culte. Je vous le conseille fortement surtout si vous aimez Queen, la musique rock ou si vous êtes curieux de la prestation de Rami Malek. D’ailleurs une interview de l’acteur sur 20minutes et une autre sur Cinémas Pathé Gaumont.

Depuis le 8 novembre, il est possible de voter pour sa chanson préférée de Queen sur LouderSound. J’ai voté pour Bohemian Rhapsody ❤ de l’album A Night at the Opera (1975, je n’ai que 9 ans et je ne connais pas encore Queen !). Allez voter vous aussi pour votre chanson préférée !

Mais j’ai hésité avec Who Wants to Live Forever de l’album A Kind of Magic (1986, j’ai 20 ans) : Freddie, you live forever 🙂

Et, même si tu n’es plus là physiquement, Freddie, The Show Must Go on de l’album Innuendo (février 1991, dernier album studio du groupe, considéré comme le plus abouti).

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Pati fait son cinéma #2

Cette nouvelle rubrique, Pati fait son cinéma #1, vous a plu et ça m’a fait bien plaisir. C’est que c’est plus difficile pour moi de parler de films que de livres, question d’habitude je pense. Dans ce deuxième billet de Pati fait son cinéma, voici les films d’octobre, deux au cinéma et deux en DVD.

Au cinéma

La prophétie de l’horloge (The House with a Clock in Its Walls) est un film fantastique américain réalisé par Eli Roth ; il dure 1 h 46. Ce superbe film est adapté du roman La pendule d’Halloween de John Bellairs (1938-1991). John Bellairs est un écrivain américain pour la jeunesse mais son grand roman (adulte), The Face in the Frost, considéré comme un chef-d’œuvre de la fantasy, n’est pas traduit en français. Le topo : Lewis, orphelin, est recueilli par son oncle, Jonathan Barnavelt, un magicien qui vit avec une sorcière, Florence Zimmerman, dans une étrange maison (je dirais un manoir !) que tout le monde pense hantée. Voulant apprendre la magie, le jeune Lewis réveille par hasard les morts… Jack Black (Jonathan), Cate Blanchett (Florence), Owen Vaccaro (Lewis) et Kyle MacLachlan (Isaac Izard) sont très bons et j’ai passé un excellent moment au cinéma avec ce film un peu horreur mais tout public.

Halloween est un film d’horreur américain réalisé par David Gordon Green ; il dure 1 h 49. Évidemment je n’ai pas été le voir seule mais je n’ai sursauté que deux fois : la première fois parce que la musique était très forte et la deuxième fois parce que la copine a crié à côté de moi, ah ah ah ! Bon, c’est un film d’horreur slasher (sous-genre du film d’horreur dans lequel un tueur psychopathe, généralement masqué, élimine méthodiquement tout ce qui se trouve sur son chemin, souvent à l’arme blanche, c’est le cas ici) donc ça fait quand même un peu peur. Le film sort pour les 40 ans du premier film Halloween (de John Carpenter, 1978) et on retrouve Jamie Lee Curtis dans le rôle de Laurie Strode qui depuis 40 ans se prépare à affronter Michael Myers. Celui-ci, enfermé et enchaîné dans un hôpital psychiatrique profite d’un transfert pour s’échapper. Les personnages féminins sont très importants avec bien sûr Laurie Strode et aussi Judy Greer dans le rôle de Karen Strode (la fille de Laurie) et Andi Matichak dans le rôle d’Allyson (la petite-fille de Laurie). Les autres rôles (journalistes, policiers, père et amis de Laurie, voisins) sont des faire-valoir juste bons à se faire tuer. À voir si vous aimez les films de ce genre. D’ailleurs je place ces deux films dans le Défi 52 semaines 2018 puisque le thème de cette semaine est Halloween.

Disponibles en DVD

The Florida Project est un film américain indépendant réalisé par Sean Baker et sorti en 2017 (il dure 1 h 55). Moonee (jouée par Brooklyn Prince née en 2010), 6 ans, vit dans une chambre au Magic Castle Motel, un hôtel miteux de Kissimmee en Floride avec sa jeune mère, Halley (jouée par Bria Vinaite, une Lituanienne née en 1993). À noter la présence de Willem Defoe dans le rôle de Bobby, le propriétaire de l’hôtel. Moonee est une petite peste, qui fait les 400 coups avec deux autres enfants, et Halley, une paumée en situation de précarité, aimante mais dépassée, ne pense qu’à trouver de l’argent et à manger pour assurer leur vie. Elles habitent près du parc Walt Disney World Resort mais elles n’ont pas les moyens d’y aller, le rêve américain n’est pas pour elles. Une comédie dramatique douce amère, à la fois drôle et triste à voir si vous avez aimé Tangerine (du même réalisateur) ou Little Miss Sunshine (de Jonathan Dayton et Valerie Faris).

Lumières d’été est un film franco-japonais réalisé par Jean-Gabriel Périot et sorti en 2017 (il dure 1 h 22). Akihiro est un Japonais venu à Paris étudier le cinéma. Devenu réalisateur de films documentaires, il retourne dans son pays natal pour réaliser un film sur Hiroshima et les hibakusha (被爆者), les survivants de la bombe atomique. Dans un parc, il rencontre Michiko, une jolie jeune femme joyeuse et presque insouciante qui va l’entraîner dans la ville reconstruite. Ce film m’a émue et même remuée car j’ai revu des lieux qui m’avaient déjà profondément émue lors de leur visite. Je vous le conseille vraiment ainsi que les deux documentaires que comporte le DVD : 200 000 fantômes (Nijuman no borei 二十万の 亡霊), un court métrage expérimental de 11 minutes réalisé en 2007 et Hibakusha, le témoignage de Madame Kasaoka, un court métrage de 26 minutes réalisé en 2015.

Un de ces films vous fait envie ?

 

Pati fait son cinéma #1

Pati fait son cinéma !Cela fait un bout de temps que je pense à cette rubrique… Je regarde pas mal de séries et j’essaie d’en parler régulièrement sur le blog mais j’ai un peu plus de mal à parler de films… Alors, je me lance ! Avec cette nouvelle rubrique « Pati fait son cinéma » : j’espère que vous apprécierez cette rubrique et que vous trouverez le logo sympa.

Pour ce premier billet, je vais vous parler des films que j’ai vus cet été (enfin ceux qui méritent qu’on parle d’eux).

Au cinéma

🙂 Jurassic World : Fallen Kingdom est un film de science-fiction américain sorti en juin 2018. Il est réalisé par Juan Antonio Bayona et dure 128 minutes. C’est le cinquième film de la licence Jurassic Park et il fait suite à Jurassic World sorti en juin 2015. Il est, comme les films précédents, librement adapté des romans de Michael Crichton. L’histoire se déroule trois ans après la catastrophe de Jurassic World : les dinosaures vivent sur l’île d’Isla Nubar (île fictive au large du Costa Rica) et Claire Dearing, qui dirigeait le parc, est présidente d’une association pour la protection des dinosaures qu’elle veut sauver car l’île est menacée par une éruption volcanique. Mission (suicide ?), militaires, génétique, des dinosaures dangereux, le retour de Blue, tous les ingrédients y sont pour passer un excellent moment et frissonner de plaisir.

Destination Pékin (Duck Duck Goose) est un film d’animation sino-américain sorti en août 2015. Il est réalisé par Christopher Jenkins et dure 91 minutes. L’histoire se déroule en Chine en automne. Peng, une oie mâle indépendante, voit les oies partir sans lui car il a une aile blessée. L’hiver arrive alors il décide de marcher et rencontre deux canetons, Chi et Chao, mais un chat affamé, Banzou, va les poursuivre. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été émerveillée par ce magnifique film d’animation drôle, tendre et rythmé.

Disponible en DVD

🙂 Vipère au poing est un film dramatique français sorti en octobre 2004. Réalisé par Philippe de Broca, il dure 96 minutes. Catherine Frot est extraordinaire comme d’habitude, Jacques Villeret est dans un de ses derniers rôles, Jules Sitruk (dans le rôle de Jean, le narrateur) et William Touil (dans le rôle de Ferdinand, le fils aîné) sont très bons. Jacques et Paule Rézeau vivent en Indochine et leurs deux fils sont élevés par leur grand-mère paternelle, bienveillante. À sa mort, les Rézeau reviennent en France avec le petit Marcel mais la mère, surnommée Folcoche par les enfants, est incroyablement méchante. Une adaptation réussie du roman d’Hervé Bazin que j’ai très envie de relire !

Est-ce que cette nouvelle rubrique cinéma vous plaît ?

Vidéo

Mes coups de… /10-2016

J’aimerais bien chaque semaine publier un billet sur mes coups de… Ce sera coup de cœur, coup de gueule, coup de blues, coup de chapeau, coup de pompe, coup de théâtre ou simplement coup d’œil, histoire de marquer le coup – ou d’être dans le coup – un peu en coup de vent !

Coup de cœur

Pour le cinéma russe : plus de 200 films à voir librement entre le 28 novembre (demain) et le 4 décembre (dimanche prochain) sur Google ! Je vous conseille le très beau Leviathan (Левиафан) d’Andreï Zviaguintsev (2014) que j’ai vu cette année. Par contre, j’ai l’impression que certains films ne sont pas sous-titrés… ou alors en anglais.

(Source : numerama)

Crimson Peak de Guillermo del Toro

CrimsonPeakBonjour, pas de billet pour la rubrique Mes coups de… aujourd’hui car c’est la Quinzaine de l’imaginaire et je vais vous parler d’un film. Alors, les films fantastiques ou de science-fiction étant souvent parmi mes préférés, je n’ai que l’embarras du choix ! J’ai opté pour…

Crimson Peak de Guillermo del Toro.

Un film de 120 minutes produit par Legendary Pictures et distribué par Universal Pictures. Film tourné en 2014 et sorti en salles en octobre 2015 ; sortie DVD – Blu-ray en février 2016.

Avec dans les rôles principaux : Mia Wasikowska en Edith Cushing, Jessica Chastain en Lady Lucille Sharpe, Tom Hiddleston en Sir Thomas Sharpe, Charlie Hunnam en docteur Alan McMichael, Jim Beaver en Carter Cushing et Burn Gorman en détective Holly.

Genres : fantastique, épouvante.

Guillermo del Toro naît le 9 octobre 1964 à Guadalajara dans l’État de Jalisco sur la côte ouest du Mexique. Il vit en Californie (États-Unis) avec son épouse et leurs deux filles. Réalisateur, scénariste et producteur pour le cinéma, il est aussi romancier (The strain – La lignée en 2009, The fall – La chute en 2010 et The night eternal – La nuit éternelle en 2011, une trilogie parue aux Presses de la Cité et adaptée en série télévisée par l’auteur – réalisateur).

Buffalo, État de New York, États-Unis, 1887. Edith Cushing a perdu sa mère lorsqu’elle avait dix ans à cause du choléra noir et la défunte lui est apparue une nuit pour la mettre en garde contre Crimson Peak. Edith se voit refuser un manuscrit : son écriture est trop féminine… Elle rencontre alors Sir Thomas Sharpe et sa sœur aînée Lucille et tombe amoureuse du jeune homme. Mais son père, Carter Cushing, n’aime pas le baronnet venu lui demander un prêt pour une machine d’extraction. Après la mort de son père, Edith épouse Thomas, vend l’entreprise et les biens immobiliers, et part vivre en Angleterre, au domaine d’Allerdale Hall. Heureusement, Alan McMichael, docteur et ami d’enfance d’Edith, comprend que Carter Cushing a été assassiné et part en Angleterre sauver Edith des griffes des Sharpe.

Guillermo del Toro est un excellent réalisateur : j’aime son imagination, son univers fantastique et sombre avec des couleurs chaudes et chatoyantes (jaune, orange, rouge). Si vous n’avez jamais vu L’échine du diable (2001, tourné en Espagne), Le labyrinthe de Pan (2006) ou Crimson Peak (2015) entre autres, ruez-vous sur les DVD ou Blu-ray ! Crimson Peak est un clin d’œil aux femmes romancières du XIXe siècle (à tel point qu’à la fin, j’ai pensé qu’Edith Cushing était une romancière qui avait vraiment existé !) et le manoir d’Allerdale Hall renvoie à la chute de la maison Usher (une nouvelle fantastique d’Edgar Allan Poe) ; le film est un « hommage » aux romances gothiques du XIXe siècle. Les acteurs sont très bons : Mia Wasikowska, jeune actrice australienne d’origine polonaise, est même excellente et la façon dont la lumière reflète sur sa peau (pâle) et ses longs cheveux (blonds) est extraordinaire. La musique de Fernando Velázquez, un compositeur espagnol (connu pour sa bande originale de L’orphelinat réalisé par Juan Antonio Bayona, excellent film également !), est parfaite.

QuinzaineImaginaire2016Pour conclure, je dirais que Crimson Peak est un bijou du genre fantastique gothique, classique, lyrique et envoûtant.

Un billet donc pour la Quinzaine de l’imaginaire avec Arieste.