Epsil∞n n° 12 (juin 2022)

Les précédents numéros : Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021), Epsil∞n n° 6 (décembre 2021), Epsil∞n n° 7 (janvier 2022), Epsil∞n n° 8 (février 2022), Epsil∞n n° 9 (mars 2022), Epsil∞n n° 10 (avril 2022) et Epsil∞n n° 11 (mai 2022).

Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avec les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, les nouvelles avancées de la science, dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » avec des infos et des photos surprenantes. Les deux gros articles (l’enquête et le dossier) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques, puis le cahier Pop’Sciences toujours scientifiques mais plus divertissant.

Je mets toujours du temps pour lire et rédiger mes billets alors j’ai décidé dès le n° 10 de faire plus court puisque chaque numéro est construit de la même façon (voir ci-dessus).

Epsil∞n n° 12 (juin 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, juin 2022, 4,90 €.

Un numéro toujours richement illustré (l’édito parle justement de l’image et des photos) avec 90 scientifiques du monde entier interrogés et une belle couverture lunaire sobre.

Au sommaire, Club Epsil∞n (courriers des lecteurs), les rubriques Fil d’actus (plusieurs sujets abordés), En images (toujours de très belles photos, par exemple l’étoile de mer en 3D p. 14-15 ou le tube pollinique de la fleur d’arabette des dames p. 18-19), Labyrinthe qui est de retour (le casse-tête de la cigarette électronique, que je suis contente de ne pas fumer et pas vapoter !), Atlas (les barrages envahissent les rivières, 42 % de rivières obstruées dans le monde…), Contre-pied (« Non, il n’y a pas moins de guerres »), Analyse (guerre en Ukraine, faut-il craindre une famine mondiale ?, les scientifiques ne sont pas alarmistes, « la production mondiale ne s’est pas effondrée », p. 33 mais il y a les aléas climatiques… À noter que « la Russie est le premier exportateur d’engrais azotés, le deuxième d’engrais potassiques et le troisième pour les phosphatés. » (p. 34, finalement ce n’est pas plus mal que ces produits ne soient plus exportés !), C’est dans l’air (les espèces disparues qui réapparaissent), Big data (comment le cerveau grandit).

L’enquête, « L’impasse de l’IA, de plus en plus raciste, de plus en plus sexiste », eh bien j’en avais entendu parler mais cet article est édifiant ! « Le biais est partout, c’est le problème des IA basées sur des données statistiques. » (p. 23).

Le dossier, « Pourquoi nous vivons tous au rythme de la Lune », de plus en plus d’études montrent que tout le vivant est touché par les différentes phases de la Lune et les marées, les plantes, les coraux, les poissons et le plancton, les anguilles, les huîtres, les insectes, les batraciens, les oiseaux, les mammifères, y compris les humains (luminosité, effets de gravité, chronobiologie, horloge biologique dédié à la Lune…). Je note le site de l’IMCCE (Observatoire de Paris).

Puis des rubriques Bonne nouvelle (le boson W est trop lourd mais ça parle aussi du Boson de Higgs, de photons et de leptoquarks, je n’ai pas tout compris…), Jurassic Park (l’ADN des dinosaures, un article sérieux et les paléobiologistes ont encore du travail devant eux), Exploit (rajeunissement de 30 ans de cellules, c’est l’épigénétique), Exploration spatiale (les mégafusées, le retour, en prévision de la construction de Gateway, la station orbitale lunaire prévue par la NASA), Covid-19 (à Wuhan, le « marché de Huanan, aile ouest, allées 4 à 10 » p. 81, voilà ce que c’est que de vendre des animaux sauvages et vivants illégalement ! Mais les scientifiques ne connaissent toujours pas le progéniteur du virus et le patient zéro…).

Et à la fin le cahier Pop’Sciences qui apporte humour et originalité tout en restant scientifique : la lumière de la baudroie, la marche des dinosaures, la nage des bactéries, la rapidité des Avars (je ne connaissais pas ce peuple), l’exposition Jean Painlevé, les pieds dans l’eau à Paris jusqu’au 18 septembre (son nom me dit quelque chose, je regarderai ses œuvres sur internet), des projets comme ces tours modulaires imprimées en 3D (un projet aussi créé par des architectes ukrainiens, voir le n° 10), entre autres.

Encore un très bon numéro ; un magazine sérieux, abordable pour tous les lecteurs même les moins fondus de sciences. Je vais lire le n° 13 rapidement (j’aurai rattraper mon retard puisqu’il ne me restera à lire que le n° 14, tout récent, et les 3 hors séries). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez toujours consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 11 (mai 2022)

Les précédents numéros : Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021), Epsil∞n n° 6 (décembre 2021), Epsil∞n n° 7 (janvier 2022), Epsil∞n n° 8 (février 2022), Epsil∞n n° 9 (mars 2022) et Epsil∞n n° 10 (avril 2022).

Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avec les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, les nouvelles avancées de la science, dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » avec des infos et des photos surprenantes. Les deux gros articles (l’enquête et le dossier) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques, puis le cahier Pop’Sciences toujours scientifiques mais plus divertissant.

Je mets toujours du temps pour lire et rédiger mes billets alors j’ai décidé avec le numéro précédent de faire plus court puisque chaque numéro est construit de la même façon (voir ci-dessus).

Epsil∞n n° 11 (mai 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, mai 2022, 4,90 €.

Un numéro toujours richement illustré avec 85 scientifiques du monde entier interrogés et on retrouve l’enquête qui avait laissé sa place à un gros dossier dans le numéro précédent et on retrouve aussi une belle couverture colorée. « Après la publication, le 4 avril dernier, du rapport du GIEC dédié à l’analyse des moyens de limiter le dérèglement climatique, nous avons interrogé des experts pour savoir s’il y avait encore de l’espoir. » (extrait de l’édito, p. 3).

Au sommaire donc, comme d’habitude, Club Epsil∞n (courriers des lecteurs) que j’avais oublié de citer précédemment, les rubriques Fil d’actus (plusieurs sujets abordés), En images (très belle – et rare – photo d’un hippocampe pygmée « au milieu des gorgones pourpres », p. 14-15, entre autres), Atlas (les éclairs dans le monde), Contre-pied (« Non, il n’y a pas moins de guerres »), Analyse (« Climat, peut-on encore éviter le pire ? »), C’est dans l’air (les épaves qui refont surface et les réserves d’eau pour l’agriculture), Big data (le cancer chez les mammifères). Il n’y a pas de rubrique Labyrinthe dans ce numéro.

L’enquête, « Ils veulent manipuler nos rêves » (p. 20-27) fait un peu froid dans le dos car des entreprises et des publicitaires sont prêts à infiltrer nos rêves pour nous inciter à consommer plus ! Bon, j’avoue qu’après avoir beaucoup joué à des jeux vidéo, j’ai déjà rêvé de Tetris ou de Mario mais que ça devienne une manipulation invasive et incontrôlable, pas question !

Le dossier, « Énergie quantique, elle fait exploser toute la physique » (p. 40-53). J’ai entendu parler de la physique quantique pour la première fois dans les années 1980 et je ne comprends pas toujours tout mais ce dossier – qui parle plus particulièrement de la thermodynamique quantique ou thermo-quantique – est passionnant. L’illustration p. 42-43 est superbe. Je note le roman Quantum Steampunk de Nicole Yunger Halpern (2022), un film que je n’ai jamais vu Cohérence de James Ward Byrkit (2013) et le site du physicien Vlatko Vedral (mais c’est en anglais alors je ne sais pas si je vais vraiment comprendre).

Puis des rubriques Écosystèmes « Les vieux arbres sont les gardiens des forêts » (un très bel article sur ces arbres rares et exceptionnels), Voie Lactée « Ainsi est née notre galaxie » (très belles illustrations), Tardigrade « Le souffre-douleur absolu » (« Nombre d’invertébrés aquatiques, d’insectes ou de bactéries essuient leur lot d’extrêmes violences expérimentales. Mais ce que subissent aujourd’hui les tardigrades dépasse l’entendement. » p. 66, non aux expériences sur les animaux quels qu’ils soient !), Data « Elles parlent » (grâce à leur analyse transformée en macroscopes) et Odorat « On commence à le comprendre » (environ 400 récepteurs dans notre nez !, et les humains sont aussi doués que « les mammifères terrestres réputés pour leur nez […]. Seul le chien semble meilleur. », p. 80 mais il est considéré comme « un sens mineur », p. 82).

Et à la fin le cahier Pop’Sciences qui apporte humour et originalité tout en restant scientifique : pieuvres à 10 bras, manuscrits médiévaux, face cachée de la Lune, dague de Toutânkhamon, champignons anesthésiés, Dans les yeux de Thomas Pesquet (film documentaire), bateaux qui glissent au-dessus de l’eau, serres pour plantes rares, voiture imprimée en 3D (57 composants au lieu de 2000 !)

Encore un très bon numéro ; un magazine sérieux, abordable pour tous les lecteurs même les moins fondus de sciences. Je vais lire le n° 12 rapidement (pour continuer de rattraper mon retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez toujours consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Il me reste les numéros 12, 13, 14 et 15 (acheté tout récemment) à lire (plus les 3 hors-séries).

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Projet 52-2022 #36

Vous pouvez cliquer.

Trente-sixième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème chacun fait ce qu’il lui plaît. Je ne savais pas trop quoi publier… Et puis je me suis dit que certaines personnes (pas moi mais ce n’est pas grave) aiment se dorer au soleil comme les lézards alors voilà une photo de lézard un peu caméléon (désolée, la photo est un peu floue mais chacun fait ce qu’il lui plaît, n’est-ce pas ?). Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Epsil∞n n° 10 (avril 2022)

Les précédents numéros : Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021), Epsil∞n n° 6 (décembre 2021), Epsil∞n n° 7 (janvier 2022), Epsil∞n n° 8 (février 2022) et Epsil∞n n° 9 (mars 2022).

Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avec les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, les nouvelles avancées de la science, dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » avec des infos et des photos surprenantes. Les deux gros articles (l’enquête et le dossier) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques, puis le cahier Pop’Sciences toujours scientifiques mais plus divertissant.

Je mets toujours du temps pour lire et rédiger mes billets alors j’ai décidé de faire plus court puisque chaque numéro est construit de la même façon (voir ci-dessus).

Epsil∞n n° 10 (avril 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, avril 2022, 4,90 €.

Un numéro toujours richement illustré avec 111 scientifiques du monde entier interrogés mais un numéro différent car il n’y a pas d’enquête mais un gros dossier spécial (p. 34-57). « […] la science peut éclairer le nouvel ordre, ou plutôt le nouveau désordre du monde. » (extrait de l’édito, p. 3).

Au sommaire donc, comme d’habitude, les rubriques Fil d’actus (plusieurs sujets différents), En images (très belle image inédite de la Voie Lactée p. 14-15), Analyse (sur les mathématiques), Atlas (sur la flore mondiale), Contre-pied (sur la peur des serpents), Labyrinthe (sur le béton), C’est dans l’air (sur les objets écrasés sur la Lune), Big data (sur les neurones chez les animaux).

Puis le gros dossier spécial de 23 pages (les thèmes sont sur la couverture), un numéro plus sombre (et pas seulement avec sa couverture noire alors que les précédentes couvertures étaient si colorées) mais toujours très instructif et même passionnant (et pas trop alarmiste quoique certaines armes cyber ou laser font un peu peur), « Le monde se prépare à une cyber-guerre. D’autant plus activement qu’on se demande si elle n’a pas déjà commencé. » (p. 41).

Puis des rubriques Cosmos (planètes orphelines ou « flottantes », éjectées ?), Parthénogenèse (un bébé toute seule), Hunga Tunga (éruption du volcan sous-marin), Virus (Epstein-Barr), Radiofréquences (fin de polémique).

Et à la fin le cahier Pop’Sciences qui apporte un peu d’humour et d’aération de l’esprit : une planète ovale, des vaches qui produisent plus de lait grâce à des casques de réalité virtuelle !, les baleines ne s’étouffent jamais (ouf !), des espèces d’arbres encore inconnues, des pailles antiques, des escape games, des projets incroyables (pour Mars inventé par des architectes ukrainiens, île nénuphar, boîte mémoire), des produits geek, des chats psychopathes, entre autres.

Encore un très bon numéro ; un magazine sérieux, abordable pour tous les lecteurs même les moins fondus de sciences. Je vais lire le n° 11 dans la foulée (pour continuer de rattraper mon retard) parce que je n’arrive pas à lire de livres depuis le début du mois… Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez toujours consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Il me reste les numéros 11, 12, 13 et 14 (acheté tout récemment) à lire (plus les 3 hors-séries) mais, en juillet, Epsil∞n a fêté sa première année alors je vous remets la vidéo :

Solo 2 – Le cœur et le sang d’Oscar Martin

Solo 2 – Le cœur et le sang d’Oscar Martin.

Delcourt, collection Contrebande, janvier 2016, 112 pages, 16,95 €, ISBN 978-2-75607-192-3. Solo. Historias Caníbales 2 (2015) est traduit de l’espagnol par Miceal O’Grafia, Yannick Lejeune et Anaïs Zeiliger.

Genres : bande dessinée espagnole, science-fiction.

Oscar Martin naît en 1962 à Barcelone (Espagne). Il est dessinateur, scénariste et coloriste depuis 1983 : Tom et Jerry (animation), La Guilde (bandes dessinées). Plus d’infos sur son site officiel.

Ça fait plus d’un an que j’ai lu le premier tome, Solo 1 – Les survivants du chaos, et je n’ai pas pu lire les tomes suivants pour le Mois espagnol (en mai et qui a pourtant continué en juin)…

Je remets le topo que j’avais écrit pour le premier tome. Sur une Terre post-apocalyptique, ravagée par les produits chimiques et les armes nucléaires vivent de gros prédateurs aux allures préhistoriques, des humains parfois mutants ou hybrides et des animaux géants ou plus ou moins dégénérés, des rats, des patauds, des félins, des singes…

Après s’être libéré des combats de l’arène, Solo s’est réfugié dans une communauté où il vit heureux avec Lyra, une jolie rate blanche. Mais un groupe de réfugiés arrive et, parmi eux, Grand, l’ami d’enfance de Lyra. Jaloux, Solo s’en va. « J’emporte avec moi un amour fatigué et étourdi, dévoré par l’anxiété… J’emporte avec moi un amour confus et triste, à naufrager sur l’horizon. […] » (p. 24), très poétique Solo. « Je reprends la route. » (p. 25). Le dessin pleine page est splendide : « Solitude noire, solitude féroce, solitude cruelle… brûlante solitude. » (p. 26).

Il y a une ville avec des humains (apparemment normaux) et ils ont besoin de nourriture… Leur projet est d’enlever une centaines de rates jeunes et saines et quelques mâles sous contrôle pour la reproduction et donc la nourriture. Est-ce là qu’Alba, enlevée par des singes, a été conduite ?

Mais revenons à Solo qui brave tous les dangers de jour comme de nuit. Il rencontre un autre rat, son frère Bravo, qu’il ne reconnaît que lorsque celui-ci l’emmène jusqu’au lieu où il habite avec leur père devenu vieux. Après l’attaque de leur village par des chats noirs, ils étaient les deux seuls survivants (ils étaient à la chasse) et depuis ils sont devenus nomades. Après quelques jours passés à partager les souvenirs et à chasser, le père convainc Solo de retourner auprès de Lyra alors que lui et Bravo continueront leur route. Mais, horreur, le village est détruit, les morts sont mangés par des charognards agressifs et les autres ont sûrement été enlevés. Solo est de nouveau seul… avec le regret d’avoir abandonné Lyra. Il reprend la route mais… « À chaque pas, la vie nous réserve des surprises. » (p. 63).

Un très beau tome avec des dessins extraordinaires, de l’action et des sentiments. Je l’ai trouvé philosophique avec à la fois de la violence (les personnages sont dans un monde post-apocalyptique où il faut se battre pour survivre, manger ou être mangé) et de la poésie. Finalement, les rats sont les seuls être qui vivent à peu près normalement, ils vivent en communauté, ils font des petits raisonnablement, ils chassent pour se nourrir et se protéger, ils se soutiennent et s’entraident, et Solo personnage principal y fait pour beaucoup.

Solo est une histoire de chair, de sang, de survie et d’amour. Je vais lire la suite puisque j’ai pour l’instant le tome 3 Le monde cannibale (2017), le tome 4 Legatus (2018) et le tome 5 Marcher sans soulever de poussière (2020).

Comme pour le premier tome, il y a en fin de volume, des fiches techniques avec des explications sur les différentes espèces (sauriens et amazones que je n’ai pas l’impression d’avoir vus, chats, humains, crétins et dégénérés avec des illustrations) puis 3 histoires courtes inédites dont une préquelle au tome 1.

Toujours une excellente bande dessinée (histoire, dessins, couleurs) que je mets dans les challenges BD 2022, Littérature de l’imaginaire #10, et aussi dans Challenge lecture 2022 (catégorie 5, un roman avec le mot sang dans le titre, c’est une bande dessinée mais qui contient plus de 100 pages chacune et la série se lit comme un roman).

Epsil∞n n° 9 (mars 2022)

Epsil∞n n° 9 (mars 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, mars 2022, 4,90 €.

Ce numéro est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021), Epsil∞n n° 6 (décembre 2021), Epsil∞n n° 7 (janvier 2022) et Epsil∞n n° 8 (février 2022).

Un numéro toujours richement illustré avec 93 scientifiques du monde entier interrogés. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avec les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, les nouvelles avancées de la science, dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » avec des infos et des photos surprenantes. Les deux gros articles (l’enquête et le dossier, voir ci-dessous) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques, puis le cahier Pop’Sciences (voir ci-dessous).

« Quoi ? Un article sur les ovnis ? […] Mais nous avons pris acte […] de la création par le président américain Joe Biden d’un bureau d’analyse des ovnis – le premier aux États-Unis. Nous avons été surpris aussi par les déclarations récentes de hauts responsables ; nous avons suivi la mise en place de projets scientifiques visant à détecter de façon systématique des phénomènes célestes non identifiés… Oui, les ovnis sont de retour – en tout cas dans les préoccupations des autorités, et de certains scientifiques. » (extrait de l’édito, p. 3).

À part les ovnis, au sommaire… Le cœur de la Terre, une giga-pouponnière de poissons, JWST, des girafes, l’éruption du volcan sous-marin Hunga Tunga, une méduse géante, un fossile australien vieux de plus de 11 millions d’années… Le loup et le bétail en France, un casse-tête. L’écoanxiété… jeunes mais aussi populations du Grand Nord, Aborigènes… et tous avec la chaleur et la pollution entre autres, p. 30-33. L’atlas des terres agricoles polluées par des pesticides dans le monde (ça fait froid dans le dos surtout en Europe, 94 % des terres agricoles sont polluées…), p. 34-35. Les xénogreffes, p. 36. L’équilibre des organismes marins, p. 38. Les matériaux vivants (« pour construire sur Mars ou sur la Lune »), p. 56-59. L’agonie cataclysmique des étoiles (supernovas), p. 60-67. La triste histoire de la charcuterie, p. 68-73, du paléolithique à aujourd’hui : « Séchée, salée, fumée, ou conservée dans de la graisse, la chair animale est protégée des microbes, des parasites, de la putréfaction. Elle résiste plus longtemps, permet de constituer des réserves, d’être emportée par ces populations nomades. L’histoire est belle […] » (p. 70) mais… il y a un mais. Covid, deux ans de pandémie en data, p. 74-79, à lire pour avoir un bon historique et des données scientifiques compréhensibles. Et pour finir, sur une belle note, avant le cahier Pop’Sciences, Aux origines de l’humour, p. 80-84, pour « rire dès 1 mois ».

L’enquête, Ovnis, pourquoi ils sont de retour » (p. 20-27). Des sceptiques qui le sont beaucoup moins, « plus d’observations que ce qui a été rendu public », « il y a bien dans le ciel des phénomènes bizarres », l’objectif aux États-Unis est de « détecter, identifier et attribuer » (p. 22). « activité aérospatiale civile et militaire de plus en plus débordante » (p. 23) ? « programme secret d’armement ou d’espionnage très avancé » (p. 24) ? « phénomène atmosphérique naturel jusqu’ici inconnu » (p. 25) ? Lisez cette passionnante enquête, découvrez le Réseau Fripon, le Projet Vasco, le Projet Galileo, etc. !

Le dossier, « Transposons, les gènes qui boostent l’évolution » (p. 40-53), les transposons, ce sont des mutations génétiques naturelles brutales comme le maïs qui se redresse, les pattes de certains chiens qui raccourcissent, les membres de l’axolotl qui repoussent, les roses qui deviennent odorantes, etc. L’ADN mobile peut être mutant ou volant ! Et c’est aussi présent dans le génome humain (à tel point qu’il pourrait y avoir des « monstres prometteurs » ?, p. 52-53). Découvrez tout en lisant cet excellent dossier ! Plus d’infos sur Mobil-ET.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), des poissons rouges qui conduisent leur aquarium !, des chevaliers médiévaux à dos de poneys !, pourquoi les chiens penchent la tête ?, les dinosaures sont morts au printemps…, l’expo Enki Bilal et le tome 3 de Bug, un récif artificiel ‘biorock’, des observatoires qui flottent, un taxi volant sud-africain, la voiture qui change de couleur, la guitare en carbone, la peur des scorpions et des araignées, et quelques autres infos scientifiques amusantes ou surprenantes.

Encore un très bon numéro ; un magazine sérieux, abordable pour tous les lecteurs même les moins fondus de sciences. Je vais lire le n° 10 dès que possible (je continue de rattraper mon retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Il me reste les numéros 10, 11, 12 et 13 à lire (plus les 3 hors-séries) mais, en ce mois de juillet, Epsil∞n fête sa première année, bon anniversaire Epsil∞n et bonne continuation 🙂

Lignes de Jacques Arragon

Lignes de Jacques Arragon.

Éditions Courtes et longues, octobre 2016, 258 pages, 16,90 €, ISBN 978-2-35290-172-3.

Genres : littérature française, premier roman, littérature jeunesse, science-fiction.

Jacques Arragon… Peu d’infos… Cet ingénieur à la retraite délivre avec Lignes son premier roman qu’il a écrit pour le plaisir. Eh bien, heureusement qu’il a été publié, une incroyable réussite !

Philibert Jacquemin voulait devenir jardinier comme son père mais il a fait des études et il est devenu connecticien, c’est-à-dire qu’il a posé « des lignes. Des lignes de téléphone. Des milliers de kilomètres. Sur des poteaux, dans des tuyaux. […] un câble de fibres optiques au fond de l’océan indien entre Madagascar et l’île de la Réunion. » (p. 6). Mais, plus besoin de connectique, maintenant tout passe par les ondes et il est viré… Il a été généreusement indemnisé alors il va manger, pour la première fois de sa vie, dans un excellent restaurant et il se rend compte qu’il a toujours son passe électronique ! Que vont-ils devenir tous ces fils devenus inutiles et non biodégradables, hein ? « Il faudrait aller voir… » (p. 9). Alors, il y va, « un central pas loin, souterrain, à l’abri des bombes. Même atomiques. […] dans un immeuble avec une serrure à passe. Personne ne sait que, derrière, on entre dans un autre immeuble de seize étages souterrains pleins de fils qui se croisent dans des ordinateurs […]. » (p. 10). On y va ? « Dingue. Le système ne sert plus à rien. Rien du tout. Et il fonctionne. Parfaitement. » (p. 12).

Mais Philibert a peur d’être découvert. Alors, pendant son temps libre, il travaille au Potager du roi à Versailles sous la direction du Professeur du centre. Désherber ronces, orties… qui enveloppent les racines des arbres, comme du plastique, du polymère, du cuivre ! Et il a une discussion (je sais, c’est surréaliste) avec des oiseaux (un rouge-gorge et un corbeau) qui l’aident à se délivrer des ronces et l’éclairent sur les dangers de toute cette connectique de fils dans le monde entier.

Il découvre la Vésistance, la Résistance végétale, et se retrouve promu « fonctionnaire international employé par l’IMRA, l’Institut mondial de la recherche agricole » (p. 63) mais les oiseaux et sa jeune guide auvergnate lui ont bien dit de se méfier de tout le monde y compris de ceux qui disent faire partie de la Vésistance car il y a des humains qui trahissent en espérant survivre lorsque le végétal aura pris possession de tout. Un genre de paniers de crabes avec de riches industriels, des scientifiques, des gouvernements…

« Nous allons devenir les maîtres du monde végétal. Le végétal est la trace que laisse l’énergie solaire sur notre planète. C’est en fait la seule forme d’énergie stockable que nous connaissions et qui soit également renouvelable. C’est aussi la seule nourriture. Sans végétaux, pas d’animaux, rien, le désert. Par contre, si on exploite les végétaux au maximum de leurs possibilités en les mettant dans des conditions idéales, on obtient d’eux des miracles de fécondité, de richesse nutritive, de résistance. C’est génial, les végétaux ! Et nous pourrons apprendre d’eux leur chimie fantastique dont nous ne connaissons encore pratiquement rien et qui nous servira à fabriquer des matières encore inconnues aujourd’hui. Des textiles, des aliments, des matériaux de construction, des parfums, je ne sais pas, moi… Toute une nouvelle industrie, de nouveaux produits. Nous serons riches, nous aurons le monde à nos pieds. Nous serons les nouveaux dieux ! » (p. 116-117). Cet extrait résume tout le propos du roman, ce beau programme semble écologique mais pas du tout respectueux ni du monde végétal ni du reste d’ailleurs. Notons bien les mots ‘maîtres’, ‘exploite’, ‘nouvelle industrie’, ‘nouveaux produits’, ‘riches’, ‘dieux’… Et plus loin, ça parle de guerre, de monopole, de pouvoir absolu… La totale ! Les humains sont mal barrés et en même temps, la planète avec la faune, la flore, l’eau, l’air…

Mais, heureusement il y a des oiseaux, des singes, des dauphins, des séquoias…

Franchement, je vais vous dire pourquoi j’ai lu ce livre. Il me fallait un livre pour le Challenge lecture 2022 (catégorie 47, un livre dont le titre sur la couverture est écrit à la verticale) et, en me baladant dans les rayons, je vois Lignes écrit à la verticale, parfait, je ne connais ni l’auteur ni la maison d’éditions mais c’est l’occasion de découvrir, n’est-ce pas ?

Et surtout d’avoir une très belle surprise car Lignes est un roman comme je n’en ai encore jamais lu ! Un premier roman en plus ! De l’ingéniosité, des questionnements et des réponses (en temps voulu), des surprises et des rebondissements, de l’humour aussi, et une fin du monde telle qu’on ne l’attendait pas dans un roman très vivant, touffu même (sans jeu de mot avec la végétation !). Philibert est un genre d’anti-héros mais pas un faire-valoir, il subit certains événements qui lui échappent mais il fait tout pour s’en sortir et pour sauver la planète et l’humanité : oui, c’est possible de sauver les deux, c’est génial, mais attention y a du boulot, il va falloir se battre (et être du bon côté) ! C’est inventif, passionnant, drôle, rocambolesque même, un roman à mettre entre toutes les mains même si l’éditeur le désigne comme un roman jeunesse (pour les ados). Un auteur à suivre !

Je le mets aussi dans Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 22, un livre jeunesse, young adult, 3e billet), Jeunesse young adult #11, Littérature de l’imaginaire #10, Shiny Summer Challenge 2022 (menu 4 – Chaud et ardent, sous menu 2 – Faire feu de tout bois = guerre, bataille, enjeu politique, ici c’est politique et écologique) et S4F3 2022.

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Projet 52-2022 #23

Vous pouvez cliquer !

Vingt-troisième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème point météo. Pour le deuxième rendez-vous photographique auquel je participe (pour la deuxième année seulement), Lundi soleil, le thème mensuel est l’été pour juin et lundi j’ai déjà publié une photo de la forêt après une journée ensoleillée et une averse donc maintenant pour ce point météo de Ma, je me suis demandé, soleil, pluie… Et puis j’ai eu une autre idée ! Après la pluie, le beau temps, les feuilles bien vertes et les lézards qui se prélassent au soleil (en tout cas, il y en a pas mal près de chez moi). Je vous souhaite un bon week-end ensoleillé et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Epsil∞n n° 8 (février 2022)

Epsil∞n n° 8 (février 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, février 2022, 4,90 €.

Ce numéro 8 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021), Epsil∞n n° 6 (décembre 2021) et Epsil∞n n° 7 (janvier 2022).

Parfois les scientifiques ont des idées bizarres comme le « physicien Richard Feynman au début des années 1980. […] ordinateur quantique […]. Face aux grincheux, aux sceptiques en tout genre, nous devons tenir la ligne : ni naïf, ni blasés… ouverts. » (extrait de l’édito de Muriel Valin, p. 3). C’est ça aussi la science, des idées, souvent de génie (Léonard de Vinci, Galilée…) et parfois des flops (peut-être pour un temps jusqu’à ce que d’autres scientifiques prennent le relai). Et c’est ce que j’aime dans Epsil∞n, l’ouverture d’esprit, et aussi les belles photos et l’humour.

Un numéro toujours richement illustré avec 104 scientifiques du monde entier interrogés. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques puis le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 10-19) avec des infos et des photos surprenantes, le décollage du JWST (photo ci-contre), des planètes errantes, la météo modifiée en Chine, les gouffres abyssaux sous les Bahamas, la sonde Parker entrée dans la couronne solaire, le robot Ameca créé par Engineered Arts, etc.

L’enquête, « L’ordinateur quantique, le monde se prépare » (p. 20-41), vous avez entendu parler de la physique quantique et de l’ordinateur quantique ? Pas trop ?… Avec cet article, complet, vous allez tout comprendre, quantique, qubit, les balbutiements, les obstacles rencontrés et les erreurs, les sommes colossales investies, les capacités, les objectifs mais aussi les dangers (sécurité des informations et des communications). L’info qui tue… « Janvier 2021. La France lance son plan quantique. […] L’Allemagne et les États-Unis ont lancé leur plan quantique en 2018 ; la Chine dès 2011 […] . » (p. 23). Mieux vaut tard que jamais ! À retenir : années 1980 = phase exploratoire, années 1990 = phase théorique, années 2000-2010 = phase expérimentale (p. 25) et maintenant ce sont les phases d’amélioration, de développement et d’optimisation, ça avance à une vitesse incroyable et ça sera bénéfique pour plusieurs domaines (mathématiques, informatique médecine…), les spécialistes parlent même déjà de « post-quantique » !

Le dossier, « Comment nous sommes devenus gentils (p. 42-57), agressivité refoulée et gènes qui nous rendent moins impulsifs (bon, pas chez tout le monde, hein !), tout ça vu par des analyses génétiques sur des embryons et ce développement différent se répercute sur le comportement ensuite. Alors, les humains du XXIe siècle (évolution commencée il y a 300000 ans), plus compréhensifs, plus tolérants, plus bienveillants, plus sociables ? Voyons voir ça ! « L’humain, un animal domestiqué ? » (p. 48). Bon, lisez cet excellent article. De mon côté, je retiens que chez 60 % des espèces, il n’y a pas de violence létale (« lièvres, pangolins, chauve-souris et certaines baleines paraissent totalement pacifiques », p. 49) alors que les humains font partie du groupe des hominoïdés, avec les singes donc et que « les primates se caractérisent par un haut niveau de violence létale : chimpanzés, babouins, cercopithèques ou lémuriens ont une forte probabilité de mourir sous l’assaut d’un membre de leur propre espèce. » (p. 49). Alors, humain bonobo avec « un faible niveau d’agressivité impulsive » ou humain chimpanzé avec un haut niveau d’agressivité préméditée » (p. 52) ? Rendez-vous le 3 novembre pour la journée mondiale de la gentillesse !

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête du cannabis (dans Labyrinthe, p. 28-29), je n’en ai jamais consommé mais plusieurs personnes m’ont déjà demandé si j’en prenais pour lutter contre les douleurs. Justement, un article sur la douleur, La douleur peut naître d’une émotion (dans Contre-pied, p. 30-31), notez que ça « peut » mais… Les forêts humides résistent mal aux feux (dans Atlas, p. 32-33), c’est affreux toutes ces forêts qui brûlent avec faune et flore et qui ne peuvent pas se régénérer… Chasse, faut-il vraiment l’interdire ? (dans Analyse, p. 34-37), je tiens à le dire, je suis contre la chasse mais je comprends qu’il y a une surpopulation d’ongulés (cerfs, chevreuils, sangliers) qui détruisent les écosystèmes (arbres, prairies…), bon OK mais il faut arrêter la chasse aux oiseaux protégés ou en voie de disparition (que seule la France autorise en Europe) et aux petits mammifères qui ne sont pas des espèces nuisibles au contraire (qui sont les nuisibles ?), mais bon « dialogue de sourds »… L’ultra blanc, une nouvelle couleur (p. 58-61). Les planètes de la seconde chance (p. 62-69), « ce que les astronomes voulaient, c’était mettre la main sur une vraie planète. Entière. Intacte. Qui soit restée à la même place que celle qu’elle occupait au temps de la splendeur perdue de son étoile. » (p. 65), lumière, eau…, « Elles pourraient être habitables ! » (p. 68), passionnant. L’incroyable histoire du crapaud devenu cannibale (p. 70-73), introduit en Australie dans les années 1930, le crapaud buffle a dû évoluer pour survivre, effrayant ! La folie des micro-lanceurs (p. 74-79), finis les mastodontes, « C’est à celui qui inventera la technologie la moins chère, la plus écolo, la plus pratique pour propulser des engins dans l’espace à plus de 8km/s, la vitesse minimale pour échapper à la gravité de la Terre. » (p. 76). Forêts, le mystère de leurs pulsations (p. 80-84), chênes, hêtres, abricotiers, oliviers… dans le monde entier des spécialistes étudient les périodes « d’abondance collective [et les] années de vaches maigres » (p. 82-83), plusieurs hypothèses sont émises.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), la galopade du tardigrade, les dessins des orangs-outans, les kakapos (perroquets) de l’île Stewart, le changement de couleurs des diamants, Récoltes et semailles du mathématicien Alexandre Grothendieck enfin édité (Gallimard, 2 tomes, près de 2000 pages, près de 30 €) et à mon avis pas à la portée de tout le monde !, un astroport chinois très design et élégant, un pare-soleil géant taïwanais, un dirigeable français (« 200 m de long, 50 m de diamètre », p. 93), la nouvelle moto de Nawa Technologies, une nouvelle imprimante 3D, entre autres.

Comme pour le précédent numéro, je dirais quelques pubs ‘ciblées’. Encore un très bon numéro, j’aime beaucoup ce magazine sérieux mais abordable. Je vais lire le n° 9 dès que possible (je continue de rattraper mon retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez consulter les sources sur epsiloon.com/sources.