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Projet 52-2022 #23

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Vingt-troisième semaine pour le Projet 52-2022 de Ma avec le thème point météo. Pour le deuxième rendez-vous photographique auquel je participe (pour la deuxième année seulement), Lundi soleil, le thème mensuel est l’été pour juin et lundi j’ai déjà publié une photo de la forêt après une journée ensoleillée et une averse donc maintenant pour ce point météo de Ma, je me suis demandé, soleil, pluie… Et puis j’ai eu une autre idée ! Après la pluie, le beau temps, les feuilles bien vertes et les lézards qui se prélassent au soleil (en tout cas, il y en a pas mal près de chez moi). Je vous souhaite un bon week-end ensoleillé et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Epsil∞n n° 8 (février 2022)

Epsil∞n n° 8 (février 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, février 2022, 4,90 €.

Ce numéro 8 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021), Epsil∞n n° 6 (décembre 2021) et Epsil∞n n° 7 (janvier 2022).

Parfois les scientifiques ont des idées bizarres comme le « physicien Richard Feynman au début des années 1980. […] ordinateur quantique […]. Face aux grincheux, aux sceptiques en tout genre, nous devons tenir la ligne : ni naïf, ni blasés… ouverts. » (extrait de l’édito de Muriel Valin, p. 3). C’est ça aussi la science, des idées, souvent de génie (Léonard de Vinci, Galilée…) et parfois des flops (peut-être pour un temps jusqu’à ce que d’autres scientifiques prennent le relai). Et c’est ce que j’aime dans Epsil∞n, l’ouverture d’esprit, et aussi les belles photos et l’humour.

Un numéro toujours richement illustré avec 104 scientifiques du monde entier interrogés. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques puis le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 10-19) avec des infos et des photos surprenantes, le décollage du JWST (photo ci-contre), des planètes errantes, la météo modifiée en Chine, les gouffres abyssaux sous les Bahamas, la sonde Parker entrée dans la couronne solaire, le robot Ameca créé par Engineered Arts, etc.

L’enquête, « L’ordinateur quantique, le monde se prépare » (p. 20-41), vous avez entendu parler de la physique quantique et de l’ordinateur quantique ? Pas trop ?… Avec cet article, complet, vous allez tout comprendre, quantique, qubit, les balbutiements, les obstacles rencontrés et les erreurs, les sommes colossales investies, les capacités, les objectifs mais aussi les dangers (sécurité des informations et des communications). L’info qui tue… « Janvier 2021. La France lance son plan quantique. […] L’Allemagne et les États-Unis ont lancé leur plan quantique en 2018 ; la Chine dès 2011 […] . » (p. 23). Mieux vaut tard que jamais ! À retenir : années 1980 = phase exploratoire, années 1990 = phase théorique, années 2000-2010 = phase expérimentale (p. 25) et maintenant ce sont les phases d’amélioration, de développement et d’optimisation, ça avance à une vitesse incroyable et ça sera bénéfique pour plusieurs domaines (mathématiques, informatique médecine…), les spécialistes parlent même déjà de « post-quantique » !

Le dossier, « Comment nous sommes devenus gentils (p. 42-57), agressivité refoulée et gènes qui nous rendent moins impulsifs (bon, pas chez tout le monde, hein !), tout ça vu par des analyses génétiques sur des embryons et ce développement différent se répercute sur le comportement ensuite. Alors, les humains du XXIe siècle (évolution commencée il y a 300000 ans), plus compréhensifs, plus tolérants, plus bienveillants, plus sociables ? Voyons voir ça ! « L’humain, un animal domestiqué ? » (p. 48). Bon, lisez cet excellent article. De mon côté, je retiens que chez 60 % des espèces, il n’y a pas de violence létale (« lièvres, pangolins, chauve-souris et certaines baleines paraissent totalement pacifiques », p. 49) alors que les humains font partie du groupe des hominoïdés, avec les singes donc et que « les primates se caractérisent par un haut niveau de violence létale : chimpanzés, babouins, cercopithèques ou lémuriens ont une forte probabilité de mourir sous l’assaut d’un membre de leur propre espèce. » (p. 49). Alors, humain bonobo avec « un faible niveau d’agressivité impulsive » ou humain chimpanzé avec un haut niveau d’agressivité préméditée » (p. 52) ? Rendez-vous le 3 novembre pour la journée mondiale de la gentillesse !

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête du cannabis (dans Labyrinthe, p. 28-29), je n’en ai jamais consommé mais plusieurs personnes m’ont déjà demandé si j’en prenais pour lutter contre les douleurs. Justement, un article sur la douleur, La douleur peut naître d’une émotion (dans Contre-pied, p. 30-31), notez que ça « peut » mais… Les forêts humides résistent mal aux feux (dans Atlas, p. 32-33), c’est affreux toutes ces forêts qui brûlent avec faune et flore et qui ne peuvent pas se régénérer… Chasse, faut-il vraiment l’interdire ? (dans Analyse, p. 34-37), je tiens à le dire, je suis contre la chasse mais je comprends qu’il y a une surpopulation d’ongulés (cerfs, chevreuils, sangliers) qui détruisent les écosystèmes (arbres, prairies…), bon OK mais il faut arrêter la chasse aux oiseaux protégés ou en voie de disparition (que seule la France autorise en Europe) et aux petits mammifères qui ne sont pas des espèces nuisibles au contraire (qui sont les nuisibles ?), mais bon « dialogue de sourds »… L’ultra blanc, une nouvelle couleur (p. 58-61). Les planètes de la seconde chance (p. 62-69), « ce que les astronomes voulaient, c’était mettre la main sur une vraie planète. Entière. Intacte. Qui soit restée à la même place que celle qu’elle occupait au temps de la splendeur perdue de son étoile. » (p. 65), lumière, eau…, « Elles pourraient être habitables ! » (p. 68), passionnant. L’incroyable histoire du crapaud devenu cannibale (p. 70-73), introduit en Australie dans les années 1930, le crapaud buffle a dû évoluer pour survivre, effrayant ! La folie des micro-lanceurs (p. 74-79), finis les mastodontes, « C’est à celui qui inventera la technologie la moins chère, la plus écolo, la plus pratique pour propulser des engins dans l’espace à plus de 8km/s, la vitesse minimale pour échapper à la gravité de la Terre. » (p. 76). Forêts, le mystère de leurs pulsations (p. 80-84), chênes, hêtres, abricotiers, oliviers… dans le monde entier des spécialistes étudient les périodes « d’abondance collective [et les] années de vaches maigres » (p. 82-83), plusieurs hypothèses sont émises.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), la galopade du tardigrade, les dessins des orangs-outans, les kakapos (perroquets) de l’île Stewart, le changement de couleurs des diamants, Récoltes et semailles du mathématicien Alexandre Grothendieck enfin édité (Gallimard, 2 tomes, près de 2000 pages, près de 30 €) et à mon avis pas à la portée de tout le monde !, un astroport chinois très design et élégant, un pare-soleil géant taïwanais, un dirigeable français (« 200 m de long, 50 m de diamètre », p. 93), la nouvelle moto de Nawa Technologies, une nouvelle imprimante 3D, entre autres.

Comme pour le précédent numéro, je dirais quelques pubs ‘ciblées’. Encore un très bon numéro, j’aime beaucoup ce magazine sérieux mais abordable. Je vais lire le n° 9 dès que possible (je continue de rattraper mon retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 7 (janvier 2022)

Epsil∞n n° 7 (janvier 2022).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, janvier 2022, 4,90 €.

Ce numéro 7 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021), Epsil∞n n° 5 (novembre 2021) et Epsil∞n n° 6 (décembre 2021).

« […] on tâche de vous parler le plus clairement possible des avancées récentes de la science – appelons cela de la vulgarisation. Mais l’objectif n’est pas de vous apprendre quelque chose : c’est de vous le faire sentir. On essaie d’être conteurs, pas professeurs. » (extrait de l’édito de Mathilde Fontez, rédactrice en chef, p. 3). Voilà pourquoi j’aime ce magazine scientifique : il me raconte des histoires, des histoires scientifiques, mais j’apprends des choses aussi et je suis sûre que vous aussi !

Un numéro toujours richement illustré avec 96 scientifiques du monde entier interrogés. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) et de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques puis le cahier Pop’Sciences. Il y a des pages au tout début du magazine dont je n’ai pas encore parlé mais qui peuvent vous intéresser, le « club epsil∞n » avec le courrier des lecteurs et des rectificatifs (2 pages) et le sommaire plus l’ours (2 pages).

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 10-19) avec des infos et des photos surprenantes, un neutrinos détecté dans un accélérateur, le syndrome des éoliennes, les déluges antiques, une 9e planète dans le Système solaire, la sensibilité des mollusques et des crustacés, le réchauffement de l’Arctique, l’ordinateur quantique, un astéroïde lunaire, le rafraîchissement de la Niña… Et des photos extraordinaires comme celle du pou de porc (fascinant mais affreux) ou celle de la gemme jurassique.,

L’enquête, « Paracétamol, l’alerte » (p. 20-27). J’en avais bien sûr entendu parler, il ne faut pas prendre trop de paracétamol, le surdosage est mauvais pour le foie. Eh bien, j’apprends encore plus de choses dans cette enquête. Déjà, plus de 120 médicaments contiennent du paracétamol, une molécule à part (ce n’est ni un antalgique ni un anti-inflammatoire non stéroïdien). « Chez la grande majorité des gens, le paracétamol ne donne pas d’effets indésirables, c’est un médicament très sûr. Au point qu’on peut le croire totalement sûr, mais c’est une erreur. Nicolas Authier, directeur de l’Observatoire français des médicaments antalgiques. » (p. 22). Tout savoir sur le paracétamol et les hormones, le développement neurocognitif, l’immunité, la fertilité, les malformations génitales et ses alternatives (ibuprofène et opiacés).

Le dossier, « Et si la Terre était unique » (p. 42-56). Bien sûr que la Terre est unique ! Je ne crois pas à une planète B, sauf dans les romans de science-fiction ! C’est pourquoi je lis avec intérêt ce gros dossier. Eh bien non, l’espace n’est pas « peuplé de milliards de planètes habitables » (p. 44) ! « Vénus, la plus parfaite jumelle de la Terre n’a jamais pu abriter la vie. […] aucun océan n’a jamais pu s’y former. Vénus n’a jamais été habitable. » (p. 46). Voilà, c’est dit, pas de Martiens, pas de Vénusiens… sauf dans les romans et les films. « La Terre est un berceau à l’équilibre subtil » (p. 51), et fragile… alors prenons en soin, nous n’en avons qu’une seule. Cependant « 4 planètes font encore rêver les astronomes » (p. 53), LHS 1140b, GJ 1132b, Proxima b et Trappist-1 e mais nous ne connaissons pas leur composition (atmosphère, eau, continents…). « […] il va être passionnant d’étudier les exoplanètes et leur atmosphère, même si elles sont très différentes de la Terre. » (François Forget, spécialiste des climats planétaires, p. 55). Pour tout savoir sur les exoplanètes, exoplanet.eu (partiellement en français) et exoplanetarchive.ipac.caltech.edu (en anglais).

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. « Le casse-tête du Bitcoin » dans Labyrinthe (p. 28-29), les cryptomonnaies ou monnaies virtuelles, je ne comprends pas leur utilité et en plus, elles polluent énormément… « Le Moyen-Âge ne croyait pas que la Terre était plate » dans Contre-pied (p. 30-31), le « platisme » est une idée moderne anglaise (2e moitié du XIXe siècle) mais on sait que « la Terre est ronde depuis 2500 ans ! » (p. 30). « Voici les terres qu’il faut protéger à tout prix » dans Atlas (p. 32-33) sans quoi les réserves de carbone seraient détruites d’ici 2050… « Sondage, influencent-ils vraiment le vote ? » dans Analyse (p. 34-37). L’arsenal spatial, le 3e genre dans la langue dans C’est dans l’air (p. 38-39). « Nous avons des couleurs préférées » dans Big data (p. 40), une étude sur 130 langues, intéressante pour moi qui aime la linguistique. Tout savoir sur les « Caresses, la découverte d’un nouveau sens » (p. 58-61), les neurones des caresses qui « ne se dégénèrent pas avec l’âge » (p. 60) et la protéine TAFA4 (qui module la douleur), surprenant. « Ils sculptent dans un grain de sable » (p. 62-69) ou « la matière à toute petite échelle » (p. 62) ou « nanosculpture » (p. 65) ou « nano-architecture » (p. 66). « Anatomie de l’effondrement » (p. 70-73), « la courbe de l’effondrement. Celui des Anciens Pueblos, un peuple d’Amérique du Nord qui, entre le VIIe et le XIIIe siècle, a subi quatre grandes crises avant de disparaître du plateau du Colorado sur lequel il vivait. Un cas d’école qui permet de déchiffrer enfin pourquoi, comment une société s’écroule. » (p. 70), alors facteur externe (le climat par exemple) ou interne ? « Baleines, elles font tourner le monde » (p. 74-77), bilan, les baleines sont importantes, il faut les protéger et il en est de même pour les éléphants qui eux « aussi façonnent totalement l’environnement » (p. 77). « GPT-3, dans la tête de l’IA la plus puissante du monde » (p. 78-84), créée par « la firme californienne OpenAI » (p. 80), hallucinant.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-96), les empereurs romains qui ont mal fini, les requins blancs voient les surfeurs comme des phoques, l’accès à l’ombre chez les vaches, la symphonie inachevée de Beethoven, les trous noirs dans une pomme, le plus vieux fantôme au monde, une serre qui dessalinise l’eau et fabrique de l’eau douce, des maisons hyperboles aux Philippines et autres infos surprenantes mais vraies.

Comme pour le précédent numéro, je dirais quelques pubs ‘ciblées’. Encore un très bon numéro, j’aime beaucoup ce magazine sérieux mais abordable. Je vais lire le n° 8 dès que possible (eh oui, je rattrape mon retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Vous pouvez consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 6 (décembre 2021)

Epsil∞n n° 6 (décembre 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, décembre 2021, 4,90 €.

Ce numéro 6 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021), Epsil∞n n° 4 (octobre 2021) et Epsil∞n n° 5 (novembre 2021).

« Epsil∞n est un journal de l’imaginaire. Bien sûr, dans chaque article, on ne vous parle que du réel, tel qu’il est révélé, décrypté, transformé par les nouvelles avancées de la science et de la technologie. Mais si on choisit de parler d’un sujet, c’est parce qu’il nous émeut, nous émerveille, nous inquiète, nous surprend, bref : parce qu’il résonne avec notre imaginaire. » (début de l’édito d’Hervé Poirier, rédacteur en chef, p. 3)

Un numéro richement illustré avec 107 scientifiques du monde entier interrogés. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 10-19) avec des infos et des photos surprenantes, comme une première exoplanète détectée dans une exogalaxie, un vaccin contre le paludisme, le wifi sur la Lune, le plus vieux ADN de dinosaure, guérir du diabète, Marckalada au XIVe siècle, les cratères de Mars, les coraux intestinaux…

L’enquête, « Bio, le mur du rendement » (p. 20-27). L’agriculture bio a fêté ses 100 ans en 2020, 186 pays dans le monde la pratiquent mais elle ne représente que 1,5 % de l’agriculture mondiale… De son côté, la France prévoit 18 % des terres cultivées en bio pour 2025, c’est peu en fait… Alors pas de pesticides, OK, mais il faut du carbone, du phosphore et de l’azote pour « la croissance, la respiration et la photosynthèse des plantes » (p. 23) mais ils vont s’épuiser et manquer… alors il va falloir s’adapter et réinventer l’agriculture au niveau mondial. Tout comprendre en lisant cette enquête d’utilité publique.

Le dossier, « La guerre des abysses a commencé » (p. 42-55). Tout savoir sur la cartographie en cours, les découvertes récentes, les ressources qui suscitent évidemment « convoitises et tensions politiques » (p. 43) avec navires, sonars, drones, robots d’extraction minière… Franchement, je crains le pire pour les profondeurs et les espèces qu’elles abritent… Exploration oui, la fosse des Mariannes, Zélandia… (sans pollution si possible), exploitation et rapports de force non (voilà ce que je pense). Plus d’infos sur le blog hisutton.com et sur le site schmidtocean.org (en anglais).

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête du nucléaire dans Labyrinthe (p. 28-29) pour comprendre le pour et le contre du nucléaire et si l’on pouvait « s’en passer d’ici à 2050 pour devenir 100 % renouvelable » (p. 29) ? Réensauvagement dans Idées (p. 30-31) aux États-Unis, en Australie, en Russie, au Royaume-Uni, en Lettonie et même dans le Vercors (Alpes françaises). Les abeilles n’aiment pas les tropiques dans Atlas (p. 32-33) pour découvrir où vivent les abeilles dans le monde. Covid long, est-on face à une nouvelle maladie ? dans Analyse (p. 34-37) pour tout savoir sur les symptômes prolongés du covid (près de 200 !) et le syndrome post-covid. Et quelques autres infos à découvrir dans C’est dans l’air (p. 38-39), À part ça (p. 39) et Big data, où se cache la prochaine pandémie (p. 40) ça fait froid dans le dos. Modélisation de la course parfaite (p. 58-61). JWST (p. 62-67), la France est parmi les 14 pays qui participent à ce télescope spatial James Webb. La particule Axion (p. 68-71). Ils ne firent qu’un ou comment les premiers organismes sont apparus (p. 72-77). Indomptables ! Ou l’histoire secrète des domestications ratées (p. 78-), « Trop farouches ? Solitaires ? Dangereux ? […] ils ne sont pas devenus les meilleurs amis de l’homme. » (p. 79), instructifs ces rendez-vous manqués. J’ai l’impression qu’il y a plus d’articles que dans les précédents numéros.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), la mémoire des vieilles seiches, le goût bizarre des brocolis, un arbre unique au Pérou (le Picramniale), le vol des libellules, la queue du T. Rex, les méga-tempêtes solaires, La course des géants (un spectacle sur l’espace au théâtre), des étranges maisons (du cabinet Mask Architects) qui captent le vent, des tours qui se nourrissent de la pollution, des robots (Chunk, Dixon et Rikko) qui entretiennent les forêts, l’épouvantail qui repousse les insectes nuisibles, des valises intelligentes, le pneu increvable (Michelin), le vélo de camping… Que d’infos insolites !

Quelques pubs, je dirais ‘ciblées’. Encore un très bon numéro ! Je vais lire le n° 7 dès que possible (oui je sais, j’ai du retard). Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez Epsil∞n ! Il est toujours possible de consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Epsil∞n n° 5 (novembre 2021)

Epsil∞n n° 5 (novembre 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, novembre 2021, 4,90 €.

Ce numéro 5 est construit de la même façon que les précédents numéros, Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), Epsil∞n n° 2 (août 2021), Epsil∞n n° 3 (septembre 2021) et Epsil∞n n° 4 (octobre 2021). Il est richement illustré et cette fois ce sont 99 scientifiques qui ont été interrogés par les journalistes. Epsil∞n « décrypte le monde » avec « des infos fiables », « des points de vue singuliers » et « des rubriques décalées ». Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

Les nouvelles avancées de la science, les nouvelles technologies, les nouvelles découvertes, tout cela est passionnant et fascinant, à découvrir dans les rubriques au début de la revue, « Fil d’actus » et « En images » (p. 12-21) : virus Ebola, exoplanètes, mammouth, regard de robot, tomates modifiées, art pariétal, « ooïdes », carte cosmique, entre autres et de très belles photos (celle de la tique, p. 20, fait froid dans le dos).

L’enquête, « (Au-delà de la pandémie…) La nouvelle ère des pénuries » (p. 22-29). « bois, papier, plaques de plâtre, perceuses, vélos… » (p. 24) et tant d’autres matières premières, minerais et objets divers sont en pénurie depuis la pandémie, la fermeture des usines et l’augmentation des tarifs (chiffres hallucinants p. 23) et « d’autres pénuries nous guettent » (p. 24). Découvrez comment ‘l’usine mondiale’ a déraillé et pourquoi les choses ne vont pas s’arranger parce que « les réserves sont énormes, mais ne suffiront pas » (p. 27) et quelques pays ont un quasi monopole…

Le dossier, « Bienvenue dans le Métavers » (p. 44-), « un gigantesque monde virtuel parallèle […] réseau social ultime » (p. 45). Présent dans la science-fiction depuis plus de 30 ans, le mot ‘métavers’ est inventé en 1992 par Neal Stephenson (dans le roman Snow Crash). Alors, tous virtualisé, connecté, casqué dans ce monde virtuel « déjà peuplé » (p. 54) ? Comprenez tout sur le méta-univers en lisant ce dossier parce que ce n’est plus de la fiction !

Autres articles intéressants pour voir les choses autrement. Le casse-tête du télétravail (Labyrinthe, p. 30-31). L’agriculture a été inventée pour se vêtir (Contre-pied p. 32-33). Les sols s’enfoncent de plus en plus (Atlas, p. 34-35). Jeûne, est-il bon pour la santé ? (Analyse, p. 36-39). Tourisme spatial, espèces menacées, fusion. Protéine du stress post-traumatique (p. 58-61), le mystère des animaux fluo (p. 62-69) avec d’étranges photos. Planètes étoiles, elles ne font qu’une (p. 70-75), « les astres forment une même famille » (p. 71). Et un voyage en Tasmanie pour découvrir « la première plante sociale » (p. 76-79), une fougère étonnante.

Dans le cahier Pop’Sciences (p. 85-97), des infos surprenantes sur les pupilles, les Stradivarius, les chauves-souris bavardes, la misokinésie, les étoiles dévoreuses, la forme des œufs, les coquilles de pistaches, les iguanes roses, Blake et Mortimer (oui, les héros de BD !), « une île qui repose sur des déchets » (p. 90-91), des façades potagers, le bateau volant, le vélo de Batman, entre autres.

Bref, encore un très bon numéro mais j’ai remarqué plus de pages de pubs que pour les précédents numéros. Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce 5e numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 6. Il est toujours possible de consulter les sources sur epsiloon.com/sources.

Seizième printemps de Yunbo

Seizième printemps de Yunbo.

Delcourt, collection Jeunesse, avril 2022, 120 pages, 26,50 €, ISBN 978-2-41302-827-7.

Genres : manwha, bande dessinée jeunesse.

Yunbo ou YunBo, de son vrai nom Bokyung Yun, naît en 1983 à Séoul en Corée du Sud. Elle étudie l’art et la bande dessinée à l’Université nationale de Kongju. Elle vient étudier en France en 2008 et obtient un Master en bande dessinée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012. Déjà paru, Je ne suis pas d’ici (Warum, 2017). Plus d’infos sur Yunbo, travaux graphiques.

Yeowoo a 5 ans, sa mère a acheté un gâteau d’anniversaire. Pendant que ses parents se disputent, elle pense bien faire, elle sort le gâteau de sa boîte mais elle l’abîme, elle veut sortir les assiettes du placard mais fait tomber la pile et les assiettes se brisent, elle met en route l’aspirateur pour nettoyer mais elle le fait griller. Ses parents divorcent et Yeowoo y repensera à chacun de ses anniversaires…

Un an a passé. Yeowoo n’a pas vu sa mère depuis son précédent anniversaire et son père a trop de travail alors il l’emmène vivre chez le grand-père paternel et la tante Yeonju au village du Renard. « Il faut que tu me comprennes. Je vais être très occupé. Je te rendrai visite dès que j’aurai un peu de temps. » (p. 7).

Yeowoo va fêter ses 7 ans mais grand-père et tante Yeonju ne savent pas vraiment s’y prendre avec une enfant… « Elle est trop petite pour bien comprendre… » (p. 20). Elle comprend très bien qu’elle est la bienvenue ni chez sa mère ni chez son père ni ici… et il faut dire qu’elle n’est pas très agréable avec son grand-père et sa tante. « Comme j’ai grandi sans mes parents, c’est normal que je sois méchante et vilaine. » (p. 27).

Paulette, une poule s’est installée dans la maison à côté de chez eux et Yeowoo s’introduit dans la serre pour manger des fruits rouges. Cependant, Paulette, rejetée par les siens car elle ne peut pas pondre et n’a pas de poussins, est venue au village du Renard pour vivre heureuse avec ses plantes. « […] c’est pour ça que je suis venue dans ce village paisible. Et je l’aime beaucoup ! » (p. 48). Paulette est la seule amie de Yeowoo même si parfois la fillette – qui a grandi – est désagréable avec elle.

En fait, Paulette et Yeowoo, toutes deux seules et différentes des autres, vont se lier peu à peu, apprendre à se comprendre l’une l’autre pour se découvrir mieux elles-mêmes. « Yeowoo, écoute-moi bien. On ne peut pas dire qui est normal ou qui est anormal. On est tous différents. Dans la vie, trouver quelque chose qu’on aime faire peut prendre du temps. Certains le trouvent rapidement, d’autres beaucoup plus tardivement… » (p. 73).

Pour les 13 ans de Yeowoo, Paulette organise un repas auquel elle invite le grand-père et la tante de l’adolescente. Elles sont amies depuis bientôt 9 ans mais c’est la première fois que Paulette les rencontre.

Chacun doit trouver sa place et ce n’est pas toujours facile, surtout si l’on se sent rejeté injustement. C’est le cas de Yeowoo, abandonnée par sa maman, puis par son papa, elle se retrouve coincée à la campagne chez un grand-père trop âgé pour s’occuper d’elle et une tante trop seule et rêvant encore au prince charmant. Son amitié avec Paulette (qui eut cru qu’une renarde et une poule puissent être amies ?) va l’aider à grandir et à aimer la vie mais ça ne se fait pas du jour au lendemain parce que Yeowoo est en colère contre les adultes mais Paulette est d’une grande bienveillance et elle croit en Yeowoo. Il se passe des années puisque l’histoire suit Yeowoo de ses 5 ans à ses 16 ans, la renarde va grandir et s’épanouir comme les fleurs que Paulette aime tant. Et les fleurs sont importantes car chaque chapitre commence avec une fleur différente et le lecteur comprend pourquoi à la lecture.

Seizième printemps est très beau tant au niveau des dessins que des couleurs, tout est précis, subtil et on sent une certaine tendresse malgré la douleur et la colère de Yeowoo. Le format paysage change par rapport à une bande dessinée classique, ça donne un côté plus poétique d’autant plus que le récit avance saison après saison. Et puis avec ces personnages animaliers, cette histoire ressemble à une fable ou un conte mais reste toujours optimiste pour que le lecteur aille de l’avant même si c’est avec regret qu’il laisse Yeowoo et Paulette.

Merci à NetGalley et Delcourt pour cette belle lecture ! Elles l’ont lue et appréciée : Marine, mrsserendipitie, Noukette, d’autres ?

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Stéphie) et les challenges BD 2022, Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 7, un livre sorti en 2022 et lu le mois de sa sortie, parution le 13 avril et lecture le 25 avril mais problème de lecture en numérique donc terminé le 1er mai), Challenge lecture 2022 (catégorie 44, un livre dont le titre contient seulement 2 mots, 4e billet), Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Chiffre pour Seizième), Tour du monde en 80 livres (Corée du Sud), Un genre par mois (puisque je n’ai pas pu mettre cette lecture dans le thème d’avril, bande dessinée, je la mets dans le thème de mai, jeunesse).

Moka par Anne Mahler

Moka fête Noël et Moka part au ski ! d’Anne Mahler.

2021, 20 pages chacun.

Genres : littérature française, jeunesse, albums illustrés.

Anne Mahler naît à Colmar (Alsace) et étudie les arts visuels à Strasbourg puis l’illustration à Nantes. Elle est illustratrice jeunesse pour plusieurs maisons d’éditions (Epsilon, Gründ, Les Minots, Père Fouettard, Petite Fripouille, Pour Penser, Retz…) depuis une dizaine d’années. Elle aime la nature, les animaux, le bien-être et s’intéresse à la prématurité. Plus d’infos sur son blog, qui n’est plus mis à jour depuis juin 2021 car elle préfère communiquer avec sa page FB, son compte Instagram et SoEasy sa chaîne YouTube.

J’ai pu lire deux albums illustrés : Moka fête Noël (tome 4) et Moka part au ski ! (tome 5) mais il existe aussi Moka rentre à l’école, Moka est en vacances, Moka est malade. Ils sont distribués par le réseau de pharmacies Pharm-UPP.

Moka fête Noël – Noël, c’est excitant, impossible de dormir ! La famille est réunie, on mange bien et il y a les cadeaux. Moka est impatiente, son grand frère Gino aussi mais il ne faut pas manger au point de se rendre malade.

Moka part au ski ! – Pour les vacances d’hiver, Moka part au ski avec ses parents et son grand frère Gino, c’est la première fois alors elle doit prendre des leçons et faire attention de bien se protéger du froid et du soleil (yeux, lèvres).

Ce sont des petits livres carrés, amusants et joliment illustrés qui montrent aux enfants qu’il faut prendre soin de soi et de sa famille. Voilà, c’est tout simple et mignon.

Pour Jeunesse young adult #11 et Les textes courts.

L’ours d’Andrew Krivak

L’ours d’Andrew Krivak.

Globe, septembre 2021, 160 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-38361-001-4. The Bear (2020) est traduit de l’américain par Heloïse Esquié.

Genres : littérature états-unienne, roman, nature writing, post-apocalyptique.

Andrew Krivak naît en 1963 à Wilkes-Barre (Pennsylvanie) dans une famille slovaque exilée aux États-Unis. Il étudie au St. John’s College d’Annapolis (Maryland), à l’université de Columbia (New York City) et à l’université Rutgers (New Jersey). Après un séjour chez les Jésuites, il rédige un mémoire, In Search of a Religious Life (2008) puis deux romans (encore non traduits en français) : The Sojourn (2011) et The Signal Flame (2017) avant The Bear (2020) qui a reçu le Banff Mountain Book Prize. Plus d’infos sur son site officiel.

Un homme et une femme jeunes se sont installés dans cette montagne. Ils ont construit une maison en bois et en pierre. Ils ont eu un enfant, une fille, mais la femme est morte très peu de temps après. L’homme élève donc seul sa fille. En ce jour le plus long de l’année, elle a maintenant cinq ans et il répond à ses questions parce que c’est difficile pour elle de ne pas avoir connu sa mère. Il y a des animaux mais ils sont les seuls humains au monde. « Tu es une fille intelligente. Mais il y a encore tant de choses que tu ne peux pas comprendre. Tant de choses que tu ne devrais pas être obligée de comprendre. Pas encore. » (p. 13).

Le lendemain, père et fille grimpent au sommet de la montagne, là où la mère est enterrée. Il lui raconte tout et, à partir de ce moment, lui enseigne tout ce qu’il sait. Le terrain, le lac, « où plonger pour ramasser les moules […] confectionner un collet à lapin […] toutes les étapes de la fabrication d’un harpon de pêche […] repérer les essaims d’abeilles sauvages […] et récolter le miel […] comment estimer l’heure […]. » (p. 21). Et même, lorsqu’elle fut plus grande, « il lui apprit à lire et à écrire » (p. 22).

C’est à l’automne de ses 7 ans que « la fille et son père virent surgir un ours surgir des bois et se diriger vers le lac, puis patauger dans l’eau jusqu’à ce qu’il ait un poisson dans la gueule, avant de repartir dans la forêt, en direction des hauteurs. » (p. 24). Et la vie continue, au fil des saisons, des histoires que lit la fille ou que raconte le père et des cadeaux qu’elle reçoit chaque année à son anniversaire (peigne, boussole, couteau, silex…).

Mais, alors qu’ils se rendent pour la première fois au nord et à l’est, vers l’océan, l’homme se fait mordre dans l’eau par un animal qu’il n’a pas le temps de voir, « la main de l’homme était enflée et bleue » (p. 52).

« Elle était seule dans le canoë, pagayant vers la rive […]. L’ours retourna la fille du bout de son museau et lécha la croûte de sommeil et de sel dans ses yeux […]. La fille se secoua, tenta de se lever d’un coup, et s’effondra. L’ours recula et ils se regardèrent à travers la distance qui les séparaient. Tu peux faire un autre feu ? demanda l’ours. La fille ne répondit pas. Elle envisagea de s’enfuir […]. » (p. 71, je note qu’ici il y a une faute, la distance les séparait au singulier pas au pluriel).

Cela peut paraître surprenant mais c’est avec l’ours que la fille fait le trajet de retour, et l’ours sait tout, les endroits qu’il faut éviter, les arbres à miel, les baies et les fruits… « Ils ne parlaient guère tandis qu’ils marchaient vers les hautes montagnes jour après jour. Leur langage était la régularité de leur pas et la cueillette de nourriture. » (p. 79). De même cela peut paraître surprenant que l’ours parle et que la fille le comprenne mais l’ours « expliqua qu’autrefois tous les animaux savaient produire les sons que la fille et son père utilisaient entre eux. Mais les autres comme elle avaient cessé d’écouter, et cette aptitude s’était perdue. […] mais tous les êtres vivants parlaient, et peut-être que la vraie question était comment il se faisait qu’elle puisse le comprendre. » (p. 84).

Malheureusement, durant le retour, l’ours et la fille sont obligés de rester de l’autre côté de la rivière parce que l’hiver arrive plus tôt et, le lecteur s’en doute, l’ours doit hiberner. « Si tu ne te réveilles pas, cette grotte sera ta tombe, et l’ours portera avec lui dans ses errances le souvenir d’un automne où il aura voyagé un temps avec un être porteur de chagrin. Mais si tu te réveilles et fais le voyage jusqu’à chez toi, l’ours et une lignée d’ours après lui porteront l’histoire du retour de la dernière à la montagne isolée. Ils la porteront pour que la forêt s’en souvienne aussi longtemps qu’il y aura de la forêt sous le soleil. » (le puma, p. 111-112).

La fille va-t-elle survivre à cet hiver ?

Comme je n’avais pas aimé Dans la forêt de Jean Hegland (le comportement des deux sœurs m’avait énervée…), j’espérais beaucoup de ce roman ‘similaire’, c’est-à-dire un roman de nature writing avec quelques survivants (ici, seulement deux) dans un monde post-apocalyptique (c’est la couverture qui m’a d’abord attirée). Eh bien, je n’ai pas été déçue, au contraire. Ce roman a tout ce que l’autre n’avait pas ! Je l’ai trouvé passionnant, plein de poésie et d’amour pour la Nature, pour les animaux (même si les passages de chasse restent difficile pour moi à lire). J’ai lu que l’auteur s’est inspiré du mont Monadnock (New Hampshire) près duquel il vit avec son épouse et leurs enfants, une montagne qui me semble très belle quoique peu accueillante en hiver (mais, comme toutes les montagnes, non ?).

Les lecteurs ne sauront rien de ce qui est arrivé aux humains. Les parents de la femme et de l’homme (pas de prénoms) ont cherché des survivants mais le jeune couple ne les a jamais revus. Les seuls ‘visiteurs’ sont les animaux qui vivent plus ou moins près de leur maison dans la montagne. Ils ont appris à survivre avec ce que la Nature leur donnait et quelques bricoles qu’ils ont gardé du monde humain (comme un peigne pour elle et une boussole pour lui). Rien de science-fiction dans ce roman pourtant post-apocalyptique, mais il est d’une beauté époustouflante, toute en contemplation et enseignements (je n’ai pas lu les auteurs que cite la 4e de couv, Emerson et Thoreau). L’homme veut que sa fille vive tout en aimant et respectant la faune et la flore qui l’entourent parce que, sans cette harmonie, elle ne pourra pas vivre. Mais dans ce livre, ce ne sont pas les humains qui sont importants, ce sont les animaux, le vent, les odeurs, l’eau, en un mot la Nature.

Une belle leçon de vie et d’humilité que je mets dans Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 1, la couverture rappelle le printemps), Challenge lecture 2022 (catégorie 40, un livre choisi pour sa couverture), Littérature de l’imaginaire #10 et Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Ours).

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Le jeudi, c’est musée/expo #33 – Coink, en avant la musique !

Je voulais absolument vous montrer cette expo Coink, en avant la musique ! de Lionel Le Néouanic (visible en février-mars 2022), mes photos ci-dessous.

Coink, en avant la musique ! paru au Rouergue en octobre 2017, 144 pages, 19 €, ISBN 978-2-8126-1481-1.

Genres : littérature jeunesse, album illustré, beau livre, Art.

Lionel Le Néouanic naît en 1964 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Il est auteur et illustrateur de livres jeunesse et aussi artiste (plasticien, graphiste, musicien). Il vit dans la Drôme.

J’aime sa façon d’utiliser toutes sortes de matériaux (pâte à modeler, ficelles, bois, pierre, papiers, métaux même rouillés, etc.) pour en faire de l’art, de beaux objets. Et vous ?

Plus d’infos sur son site officiel sur lequel vous pouvez découvrir ses livres publiés, sur sa page FB et vous pouvez voir plusieurs vidéos sur internet.

Coink, en avant la musique !, c’est donc un livre mais aussi des objets d’art, une expo, le thème de la musique donc je mets tout ça dans les challenges Adaptations littéraires, Jeunesse young adult #11 et Petit Bac 2022 (catégorie Art pour Musique).