Et si Laïka était revenue vivante de son voyage dans l’espace ? de Camille Brunel

Et si Laïka était revenue vivante de son voyage dans l’espace ? de Camille Brunel.

Usbek & Rica, août 2016.

Genre : nouvelle, science-fiction, uchronie.

Camille Brunel naît en 1986 à Châlons sur Marne (devenue Châlons en Champagne en 1997). Elle étudie les Lettres modernes et obtient le CAPES. Du même auteur : Vie imaginaire de Lautréamont, un essai publié chez Gallimard en 2011.

Illustration de Laïka provenant de englishtouringopera (2012).

16 août : parution de La guérilla des animaux aux éditions Alma, premier roman de Camille Brunel que j’ai très envie de lire.

Usbek & Rica n° 16 (été 2016)

25 août : je découvre la nouvelle Et si Laïka était revenue vivante de son voyage dans l’espace ? publiée en août 2016 dans le n° 16 de Usbek & Rica, « le média qui explore le futur. Tous les futurs : ceux qui nous font peur et ceux dont on rêve ».

Et si Laïka était revenue vivante de son voyage dans l’espace ? est une uchronie : le point de départ est la chienne moscovite âgée de trois ans, Laïka, envoyée par les Russes dans l’espace dans le satellite Spoutnik2 le 3 novembre 1957. C’est la première fois que les Russes envoient un être vivant dans l’espace. Mais, dans la nouvelle de Camille Brunel, l’histoire se déroule différemment…

Usbek & Rica n° 6 (été 2013)

Août 2015, Tikaani est un adolescent Inuit qui vit à Iqaluit dans le territoire Inuit du Nunavut au Canada. Grâce à Skype, il communique avec sa sœur aînée, Sakari, qui vit à Paris en France. « Je sais qu’il est tard pour toi mais j’ai un exposé sur les premières heures de la société animaliste à rendre pour demain et je suis à la bourre… ». Tikaani aime beaucoup les animaux et il préférerait ne pas en manger mais il vit dans un des derniers « territoires carnivores » et ses parents chassent le phoque et l’obligent à en manger. « Je n’arrive pas à le croire. Comment a-t-on fait, au départ, pour convaincre des milliards d’individus d’abandonner l’alimentation de leurs ancêtres ? Je veux dire, c’est pas que les gens soient têtus, mais bon… ». Sakari va lui raconter ce qui a tout déclencher : grâce à une séquence d’actions sur la capsule spatiale, Laïka et Spoutnik2 sont retombés au Nouveau-Mexique. Eh oui, la petite chienne des rues est passée à l’Ouest ! À partir de ce moment-là, les animaux ont été considérés comme des êtres vivants, intelligents, et les humains ont modifié rapidement leurs habitudes alimentaires et leurs législations. Enfin presque partout…

Sakari résume donc pour son jeune frère la « révolution animaliste » entre 1957 et 2015. Un dialogue plein d’humour, par exemple Les dents de la mer et Jurassic Park ont bien été tournés mais ont eu un impact totalement différent. Une jolie histoire ; dommage que ça ne se soit pas passé comme ça…

Une lecture pour La bonne nouvelle du lundi et Littérature de l’imaginaire.

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En coup de vent…/ 63

Bonsoir, une petite revue de la semaine avant de vous souhaiter un bon weekend 😉

Lundi, j’ai récupéré mes quatre rideaux thermiques : c’est comme des rideaux occultants mais thermiques donc ils protègent de la chaleur en été et du froid en hiver (ça semble fonctionner mais il continue de faire très chaud quand même !).

Mardi j’ai reçu mes nouvelles bibliothèques (heureusement que j’ai pu m’absenter du travail !) : j’étais à la fois contente (de les avoir enfin car ça faisait 40 jours que je les avais commandées) et déçue car il en manque quatre… Trois hautes en 80 cm de large (une pour le salon à côté de celle que vous voyez sur la photo et deux pour la deuxième chambre) et une basse en 40 cm de large (pour mettre au salon entre les deux de 80 cm de large que vous voyez sur la photo).

Mardi soir, une rencontre inattendue : une énorme sauterelle ! Au moins 10 cm de long (plus les antennes) ! C’est plus agréable que l’araignée de hier soir qui tournait comme une folle devant mon frigo et que j’ai dû écraser…

Et, ce soir, je rentre du travail… 33° dans ma cuisine… Pas évident de faire baisser la température avec les nuits caniculaires et le manque d’air frais la nuit…

Mais, bon weekend et bonnes vacances et, si vous n’êtes pas encore en congés ou si vous en revenez : bon courage 🙂

Ah, et j’ai failli oublier : mon fond d’écran d’août, toujours chez paon paon (dommage qu’il manque l’accent circonflexe sur le u…).

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Projet 52-2018 #28 et Défi 52 semaines 2018 #28

Pour cette vingt-huitième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est bleu-blanc-rouge. Ma aurait-elle deviné que les Bleus iraient en finale ? Je déteste le foot… Mais non, suis-je bête, c’est pour le 14 juillet ! Profitons-en pendant que ce(s) jour(s) férié(s) existe(nt) encore, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve… Je vous propose donc ma variation sur un pompon ! Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma.

C’est le pompon !

Quant au Défi 52 semaines 2018, le thème est macro. Je prends ça comme « macrophotographie » plutôt que comme « programmation informatique » que je ne saurais illustrer et je vous propose deux photos de Nature et vous me direz laquelle vous préférez 😉

Chafouine d’Alain Galan

Chafouine d’Alain Galan.

Buchet-Chastel, janvier 2018, 190 pages, 14 €, ISBN 978-2-283-03105-6.

Genre : roman naturaliste.

Alain Galan naît le 24 octobre 1954 à Brive. Il étudie à Limoges et écrit dès le début des années 70. Il exerce le métier de journaliste de 1974 à 2015 et se consacre à l’écriture (romans, récits, nouvelles, essais, poésie, contes…). Publiés récemment : Louvière (2010) et L’ourle (2012) chez Gallimard, À bois perdu (2014) et Peau-en-poil (2016) chez Buchet-Chastel.

André Delhot et d’autres habitants de La Tremblaie affirment avoir vu un chat à tête de chouette qu’ils ont appelé Chafouine mais le Comité scientifique des éditions Naturae à Lausanne rejette cette nouvelle espèce « vraiment trop singulière – ‘fantaisiste’ avait-on conclu – du règne animal » (p. 12). Lorsqu’Agnès renvoie le tapuscrit de 200 pages, il lui revient alors que « tout était conforme aux renseignements fournis par l’auteur » (p. 13). Delhot a-t-il disparu ? Agnès contacte un ami journaliste : peut-il aller à la recherche du naturaliste dans ce « pays perdu, entouré d’étangs, de bois, de taillis, de marécages, à une heure de route environ de Limoges » (p. 14) ?

Le roman se compose de deux parties, en alternance : des extraits de Chafouine dans lesquels Delhot décrit ce qu’il a d’abord pris pour une souche mais qu’il a vu bondir et qu’il a surnommé « La Souche », et la quête du journaliste contacté par Agnès. « Un chat à tête de chouette ? Ce n’était pas possible. Ses yeux lui avaient menti. Car on ne peut pas imaginer, sauf à avoir l’esprit dérangé, la tête de l’une sur le corps de l’autre. » (p. 38). Et si l’animal est un chat forestier d’Europe, Felis silvestris, disparu des forêts limousines mais peut-être de retour, pourquoi a-t-il une tête de chouette hulotte ?

Le lecteur se rend compte comment un chercheur (un naturaliste) observe, note tout minutieusement, pendant des jours, des semaines, des mois parfois, ce qui est fastidieux et peut sembler répétitif dans le récit. Mais il y a un peu d’humour comme avec, par exemple, l’épagneule Harpie, tremblante de peur après son face à face avec La Souche et qui a besoin de « se calmer en grignotant un petit sablé de Normandie » (p. 52) ou avec le sens de l’humour tout britannique de Tommy (Thomas Bardett).

Alors, « étude fantaisiste » ou réel incroyable ? Bête inconnue ? Oubliée ? Ignorée ? Légendaire ? Et comment retrouver Delhot disparu depuis plus d’un an dans ce dédale de villages, de hameaux et de chemins vicinaux « au bout du monde… » (p. 118) ?

En plus du Limousin profond, le lecteur découvre Étienne de Silhouette (1709-1767), contemporain de Voltaire et de Rousseau, homme politique et contrôleur général des Finances du roi Louis XV (pas longtemps, vu ses idées ! : faire payer plus d’impôts aux riches pour protéger le peuple, ah ah quelle drôle d’idée !) qui après sa démission, fit des « portraits à la silhouette » (p. 150-151). Eh oui, c’est devenu le mot silhouette !

Chafouine est un roman étrange, intrigant, qui renouvelle le roman naturaliste et animalier avec de belles descriptions de la nature limousine et un questionnement constant sur notre relation à l’animal, à la nouveauté et aux bouleversements de la vie. Pas un chef-d’œuvre mais à découvrir.

Une lecture originale que je mets dans les challenges Petit Bac 2018 (titre mot unique) et Rentrée littéraire janvier 2018.

Projet 52-2018 #22 et Défi 52 semaines 2018 #22

Pour cette vingt-deuxième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est parfum et… je n’aime pas le parfum, je n’en achète pas, je n’en porte jamais ni sur moi ni sur mes vêtements. Alors, voici d’autres parfums, bien meilleurs à mon goût, ceux des macarons ! (de la pâtisserie chocolaterie Luc Guillet à Valence). Je vous souhaite un excellent weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez vite voir Ma !

Cette semaine, le thème du Défi 52 semaines 2018 est animal et je pense que les humains sont de « drôles » d’animaux, en particulier les dessinateurs BD 😛 (photos prises durant les 5e Rencontres de la BD dont j’ai un peu parlé ici) mais trêve de plaisanterie, voici un animal qui fait l’unanimité (ou presque !), c’est le chat avec la nouvelle revue Miaou (dont j’ai déjà parlé ici). Pour découvrir cette très belle revue « bien-être », je vous donne quelques liens : l’annonce de Prisma Media, la revue sur PrimaShop et surtout la présentation de la revue avec extraits, etc. mais aussi la page Miaou FB. Le n° 1 d’avril-mai est paru le 29 mars et le n° 2 est attendu pour le 6 juin (j’ai hâte !).

Et j’en profite pour vous montrer mon fonds d’écran de juin, toujours chez paon paon.

Mes coups de… /14-2017

Peut-être le dernier ou l’avant-dernier billet « Mes coups de… » de l’année, je ne sais pas, ça dépendra de l’actualité ces trois prochaines semaines.

Coup de gueule

24 novembre, sud-ouest de Paris, une tigresse de 200 kilos, Mevy, s’est « enfuie » de la cage du cirque où elle vivait, elle a été abattue… 😥 Soi-disant que c’était trop dangereux de la toucher avec un fusil hypodermique (elle ne se serait pas endormie assez rapidement et aurait pu être dangereuse en pleine rue même s’il n’y avait aucun passant à ce moment-là). Comment s’est-elle enfuie ? Quelqu’un a-t-il ouvert la porte de sa double cage malgré un protocole important et jusque là efficace ? Une enquête est en cours… Mais quoiqu’il en soit, moi, je dis NON aux animaux en cage dans les cirques ! Quand est-ce que la France va s’aligner sur d’autres pays qui ont pris les devants et interdire les animaux dans les cirques ?

Coup de blues

Bon, vous êtes TOUS au courant : Johnny Hallyday, LE chanteur rock français (de père belge) est mort le 6 décembre (1943-2017) et laisse la France orpheline… J’ai surtout une pensée pour sa famille et ses proches. Je voudrais vous en parler différemment car je ne suis pas fan mais je reconnais qu’il a popularisé le rock’n’roll en France dès 1960 (il était comparé à Elvis Presley, voix, look, déhanchement, prestance, service militaire en Allemagne) et j’ai entendu Johnny toute mon enfance et mon adolescence, ma mère étant fan, voire plus, des amis étant fans aussi. Je n’ai jamais été à un concert de Johnny, je n’achète pas ses albums, je n’ai même pas de best of mais je me rends compte avec tous les hommages partout que je connais pratiquement toutes ses chansons ! Et même qu’il y en a de belles ! Et qu’il avait une voix et une présence uniques, après on aime ou on n’aime pas, c’est sûr. À vrai dire, j’aime un album inconnu de Johnny, à part de ses fans inconditionnels qui possèdent tous les disques, c’est Vie, sorti en novembre 1970, un album différent, engagé, contestataire même, avec des chansons sur l’amour, la liberté, l’écologie, la politique, la paix (on est en pleine guerre du Vietnam) écrites par les écrivains Philippe Labro (1936-…) comme Essayez, C’est écrit sur les murs, Poème sur la 7e (mon titre préféré), Jésus-Christ, et Jacques Lanzmann (1927-2006) comme La pollution. Voilà, Johnny, même si je ne suis pas fan, c’est quand même une partie de mon enfance qui s’en va… Alors voici deux titres : ma chanson préférée, Poème sur la 7e (1970), et pour les fans, Non ne me dis pas adieu (1968).

Quant à Jean d’Ormesson (1925-2017), écrivain, journaliste, philosophe, un érudit facétieux, un monument de la littérature française, jeune Académicien en 1973, je n’ai jamais rien lu de lui mais la France a sûrement perdu un grand écrivain. Si vous avez un titre à me conseiller 😉

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Projet 52-2017 #47

Voici ma quarante-septième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est animal.

J’ai choisi des pies (sûrement un couple) observées le matin en attendant mon bus (pour aller au travail). Ça change des animaux habituels, chiens, chats, chevaux, etc.

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !