Challenge Animaux du monde, le retour !

Sharon – du blog Des livres et Sharon – relance le challenge Animaux du monde qu’elle avait créé en juillet 2011. J’ai participé à la première édition (juillet 2011-décembre 2012) et à la deuxième édition (janvier 2013-décembre 2014) sur mon ancien blog mais, pour l’occasion, je rapatrie les deux billets ici.

Cette nouvelle édition – la 3e donc – dure du 1er mars 2020 au 28 février 2021 et le challenge sera reconduit s’il fonctionne bien (j’espère qui oui !).

Infos, logos (ancien et nouveau) et inscription chez Sharon + le groupe FB.

L’objectif est de lire des romans, nouvelles, BD, mangas, essais avec :
– un animal dans le titre,
– un animal sur la couverture du livre,
– et, bien sûr, un animal comme héros du livre.

Mes billets pour ce challenge

1. Des animaux en voie de disparition protégés dans un zoo musée du futur dans Des milliard de miroirs de Robin Cousin (FLBLB, 2019, France)

2. Des chats dans Tamanoir de Jean-Luc André d’Asciano (Aux Forges de Vulcain, 2020, France)

3. Des chiens de traîneau dans Diskø de Mo Malø (La Martinière, 2019, France)

4. Manekineko (chat) sur Rue du Dragon-couché de CHI Wei-jan (Calmann-Lévy Noir, 2019, Taïwan)

5. Calimero, un Braque de Weimar dans Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman (Robert Laffont, 2018, Angleterre)

6. Des chats dans Le roi des chats de Stephen Vincent Benét (L’éveilleur, 2017, États-Unis)

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Projet 52-2020 #8

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Huitième semaine pour le Projet 52-2020 de Ma avec le thème sauvage. Pas facile de faire des photos d’animaux sauvages lorsqu’on ne participe pas à des safaris photos et quand on ne va plus dans les zoos… J’ai eu alors l’idée de traiter ce thème de façon humoristique.

Voici donc des animaux sauvages au Japon (à Kyoto précisément) : un élégant dragon blanc et de gentils nounours blancs et… verts !

Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma !

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Jefferson de Jean-Claude Mourlevat

Jefferson de Jean-Claude Mourlevat.

Gallimard Jeunesse, mars 2018, 272 pages, 13,50 €, ISBN 978-2-07509-025-4.

Genres : littérature française, jeunesse, roman policier et fantastique.

Jean-Claude Mourlevat naît le 22 mars 1952 à Ambert dans le Puy de Dôme (Auvergne). Il étudie l’allemand et enseigne cette langue au collège. Il se lance ensuite dans le théâtre (clown, magie, mise en scène) puis se consacre à l’écriture dès 1997. Il est auteur de littérature jeunesse et a reçu plusieurs prix (Ado-Lisant, Incorruptibles, Sorcières, Utopiales…). Plus d’infos sur son site officiel, http://www.jcmourlevat.com/.

Dans un monde parallèle à celui des humains, les animaux « marchent debout, parlent, peuvent emprunter des livres à la bibliothèque, être amoureux, envoyer des textos et aller chez le coiffeur. » (p. 9). Jefferson Bouchard de la Poterie (le héros de ce roman, un jeune hérisson de 72 cm) fait tout ça et c’est justement chez le coiffeur qu’il se rend de bon matin. Mais, sur la route, il manque se faire écraser par des chauffards (deux humains patibulaires). Quand il arrive au salon Défini-Tif, tout crotté, il découvre monsieur Edgar… mort ! « Il fit ce qu’il n’aurait jamais dû faire : il s’agenouilla près du corps, […], prit les ciseaux dans sa main droite et les arracha de la blessure en s’étonnant de la résistance opposée. » (p. 23). C’est à ce moment-là que la cliente endormie, une vieille chèvre, épouse du juge, se réveille et hurle en accusant Jefferson. « Il était le coupable désigné, évident, indiscutable, et sa fuite l’accusait. » (p. 29). Heureusement Jefferson peut compter sur son ami d’enfance (son meilleur ami), Gilbert, un cochon gourmand et déjanté. « […] j’ai bien réfléchi et mon idée, la voilà : la seule et unique façon de t’innocenter, c’est d’arrêter nous-mêmes l’assassin et de le livrer clé en main aux gendarmes. » (p. 48). Leur enquête les mène au pays des humains, à Villebourg, où ils se rendent grâce à un voyage organisé par les cars Ballardeau.

Ma phrase préférée (à propos de la consommation d’animaux chez les humains) : « C’est comme pour l’esclavage ou la torture, lança Mme Schmitt, on a pensé pendant des siècles que c’était normal… » (p. 183).

Jefferson est un roman jeunesse bien plus profond qu’une simple histoire d’animaux, le lecteur y côtoie l’amitié, la confiance, plusieurs notions comme la présomption d’innocence (ici bafouée à cause des affabulations d’une vieille bique, c’est le cas de le dire !) et des choses importantes comme l’honnêteté, le combat important pour la liberté et la fin des ignominies (l’abattage infâme des animaux d’élevage). Les voyageurs qui accompagnent Jefferson et Gilbert vont former une équipe exceptionnelle ! Le roman est de plus joliment illustré par Antoine Ronzon. Un roman (qui a reçu plusieurs prix en 2019) pour les petits et les grands !

Je le mets dans les challenges Jeunesse Young Adult #9, Littérature de l’imaginaire #8, Petit Bac 2020 (catégorie Prénom : ici Jefferson est un prénom) et Polar et thriller 2019-2020.

L’appel des loups, 2 – Le clan des Sangrenuit de Pascal Brissy et Sébastien Pelon

L’appel des loups, 2Le clan des Sangrenuit de Pascal Brissy et Sébastien Pelon.

Auzou, collection Pas à pas, janvier 2019, 64 pages, 5,95 €, ISBN 978-2-73386-274-2.

Genres : littérature française, roman jeunesse.

Pascal Brissy, né en 1969 à Lille, est un auteur jeunesse (Auzou, Hatier, Milan…). Ce premier tome de L’appel des loups est sélectionné pour le prix des Embouquineurs 2019/2020. Plus d’infos sur son site officiel, http://www.pascalbrissy.com/.

Sébastien Pelon, né à Paris et diplômé de l’École supérieure des Arts appliqués Duperré, est illustrateur jeunesse pour plusieurs éditeurs. En 2018, il publie le premier album pour lequel il est auteur et illustrateur, Mes petites roues (Père Castor Flammarion). Plus d’infos sur son site officiel, https://www.sebastienpelon.com/.

Les deux loups, amis, Traqueur et Demi-Queue, accompagnent cinq louveteaux en forêt pour leur initiation. Cendre se joint à eux. « Qui peut me dire pourquoi nous n’allons pas plus loin ? – Là-bas, me répond l’un d’eux en désignant un rang de bouleaux blancs, ce n’est plus chez nous ! – On n’a pas le droit d’y aller ! ajoute un autre, c’est le terrain des Sangrenuit ! » (p. 10-11). C’est que chaque clan de loups a son propre territoire de vie et de chasse. Mais Lune et Ébène, deux louveteaux punis, se sont enfuis !

Comme dans le premier tome, le danger peut provenir des autres animaux (loups, ours…) mais aussi du ciel comme cet immense aigle royal au cri perçant ! En lisant ce roman, les jeunes lecteurs comprennent que toute bêtise, toute incartade peut être danger et mettre en danger tout le groupe !

J’ai bien aimé Vive-Griffe, la fille de Croc-Rouge (oui, le pluriel du tome 1 s’est transformé en singulier ici).

Tome précédent : L’ombre du grizzly. Tome suivant : Le piège de feu.

Une belle lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #9 et Petit Bac 2020 (catégorie Animal pour Loup).

L’appel des loups, 1 – L’ombre du grizzly de Pascal Brissy et Sébastien Pelon

L’appel des loups, 1 – L’ombre du grizzly de Pascal Brissy et Sébastien Pelon.

Auzou, collection Pas à pas, septembre 2018, 64 pages, 5,95 €, ISBN 978-2-73386-245-2.

Genres : littérature française, roman jeunesse.

Pascal Brissy, né en 1969 à Lille, est un auteur jeunesse (Auzou, Hatier, Milan…). Ce premier tome de L’appel des loups est sélectionné pour le prix des Embouquineurs 2019/2020. Plus d’infos sur son site officiel, http://www.pascalbrissy.com/.

Sébastien Pelon, né à Paris et diplômé de l’École supérieure des Arts appliqués Duperré, est illustrateur jeunesse pour plusieurs éditeurs. En 2018, il publie le premier album pour lequel il est auteur et illustrateur, Mes petites roues (Père Castor Flammarion). Plus d’infos sur son site officiel, https://www.sebastienpelon.com/.

Une nuit, dans le clan des Hurlevents. Grisepatte, le chef, annonce que Demi-Queue a disparu pendant la chasse. Cendre, sa sœur jumelle, et Traqueur, son meilleur ami (et le narrateur), partent à sa recherche mais ils vont devoir aller plus loin que le territoire de la meute, ce qui est interdit. « Les ours et les loups ne sont pas les meilleurs amis de la forêt. » (p. 15). Mais le danger ne vient pas que des ours : le territoire est celui des loups Sangrenuit, la meute de Crocs-Rouges, et celui de Fantôme, un grand loup blanc, solitaire et cruel.

Pour les animaux, le danger est partout : les écureuils et les lapins sont des proies pour les loups mais il est dangereux de se confronter aux autres loups et aux ours… Cependant tous les membres de la meute sont importants et l’amitié est plus forte que tout !

Tomes suivants : Le clan des Sangrenuit et Le piège de feu (l’auteur dit que le tome 4 est en préparation).

Une chouette lecture pour les challenges Jeunesse Young Adult #9 et Petit Bac 2020 (catégorie Animal pour Grizzly).

Le château des animaux, 1 – Miss Bengalore de Delep et Dorison

Le château des animaux, 1 – Miss Bengalore de Delep et Dorison.

Casterman, septembre 2019, 72 pages, 15,95 €, ISBN 978-2-20314-888-8. Il existe une édition de luxe, 80 pages, 39 €, ISBN 978-2-20319-889-0 [lien éditeur].

Genres : bande dessinée française, fantastique.

Xavier Dorison naît le 8 octobre 1972 à Paris. Diplômé d’une école de commerce, il est scénariste (bandes dessinées, cinéma) et enseigne le scénario à l’école Émile Cohl à Lyon.

Félix Delep naît en 1993. Il est diplômé de l’école Émile Cohl et Miss Bengalore est sa première œuvre : magistrale ! Il est dessinateur et coloriste.

Jessica Bodard est coloriste ; elle a fait un travail phénoménal sur cet album.

France, XXe siècle, entre les deux guerres. Dans un château transformé en ferme, les humains ont disparu. Les animaux, enfin libres, se sont réjouis. Mais… La République des Animaux est en fait devenue une dictature sous les ordres du Président Silvio, un immense taureau, et de ses sbires, les chiens de la milice et le coq poteau de justice. Ainsi, la poule Adélaïde, qui a voulu conserver un de ses œufs au lieu de le transmettre, selon la loi, au Grenier central, est condamnée… « Mais… C’était le mien… » (p. 8) dit-elle avant de mourir sous les crocs des chiens… Une chatte, Miss Bengalore, veut se souvenir de ce jour « Comme du dernier jour où nous n’avons rien fait. » (p. 9). Mais Miss B élève seule ses deux chatons depuis que son mari est mort sur un échafaudage, et pire : elle a dû prendre sa place pour un travail qu’il lui est vraiment difficile… Mais l’oie Marguerite, la nounou de ses chatons, se rebelle : « Pourquoi on crèverait de faim quand vous, votre président et toute sa clique, vous vous gavez en permanence !!! » (p. 20) et c’est le carnage… Puis le président Silvio se montre dans toute sa splendeur : « Vous voyez bien par vous-mêmes, la Nature a choisi elle-même qui devait vous défendre ! Elle a rendu les chiens et les taureaux plus forts que les autres pour une seule raison : diriger. » (p. 31). Un soir, un rat saltimbanque, Azélar-Vieux-Gris, arrive à la ferme et raconte une histoire : l’histoire d’un petit homme qui ressemble à Gandhi. « Le roi est un tyran, il doit partir. » (p. 41). Le vieux rat préconise la vérité à la place de l’injustice et de son acceptation !

Dès que j’ai vu la vidéo (ci-dessous), j’ai su que Le château des animaux s’inspirait de La ferme des animaux de George Orwell (ce qui est revendiqué par l’auteur et l’éditeur). Et c’est une grande réussite que ce premier tome, les dessins sont superbes, les animaux très réussis, même les méchants, l’histoire est dense, elle fait réfléchir ; j’ai hâte de lire les trois tomes suivants : Les marguerites de l’hiver, La nuit des justes, Le sang du roi et j’espère qu’ils ne mettront pas trop longtemps à paraître.

Cette bande dessinée exceptionnelle, dans la sélection du Festival d’Angoulême 2020, est parfaite pour La BD de la semaine et le challenge BD 2019-2020, ainsi que pour le challenge Littérature de l’imaginaire #7.

La saga d’Atlas et Axis, intégrale de Pau

La saga d’Atlas et Axis, intégrale de Pau.

Ankama, collection Étincelle, novembre 2017, 272 pages, 19,90 €, ISBN 979-1-03350-478-8. Cette série est traduite (et adaptée) de l’espagnol par Pau, Domhnall Campbell et Élise Storme.

Genres : bande dessinée espagnole, fantastique.

Pau, de son vrai nom Rodríguez Jiménez-Bravo, naît le 1er janvier 1972 à Palma de Majorque en Espagne. Plus d’infos sur son ancien blog, http://escapulanews.blogspot.com/ (en espagnol) et sur son nouveau site, https://www.escapula.com/ (octobre 2019, toujours en espagnol). Pour ceux qui ne parlent pas espagnol (comme moi !), une interview de Pau sur ActuaBD.

Le village de Kanina a été attaqué alors que les habitants préparaient la fête des chiots. Atlas et Axis étaient en forêt. Canuto, mourant, leur apprend que « Un bateau est arrivé, ils nous ont attaqué par surprise… […] Vers le nord. Ils étaient tout blancs et fort poilus. Il y avait des chiens, des loups… […] Le bateau était noir et la voile rouge… Argh ! Leurs capes… retenues par des fibules comme celle-ci… » (p. 12) avant de rendre l’âme. Erika et Raposa ne sont pas parmi les cadavres : « Ils les ont sûrement emportés. » (p. 13). Erika est la sœur d’Atlas et Axis est amoureux d’elle. Les deux chiens sont inexpérimentés mais ils se mettent vaillamment en route ! Séparé d’Axis, Atlas continue seul et rencontre Mika, une chienne dont le village a aussi été massacré par les Vikiens. Puis, après avoir retrouvé par hasard Axis, ils repartent ensemble et rencontrent Miel, une charmante ourse qui tient un bar et qui les aide à aller au nord. Plus tard, Atlas entend parler de Khimera et il réagit que c’est la légende sur laquelle Canuto menait des recherches : la légende de l’os Khimera et de la gamelle d’abondance. « On dit que celui qui la trouvera n’aura plus à se soucier de chercher de la nourriture. » (p. 80). Atlas et Axis repartent à l’aventure avec un riche savant qui veut ramener un Tarse du Sabakistan. Avec leur nouvel ami, Tuman, un chien de traîneau, ils apprennent que « Il ne faut pas abuser des animaux. » (p. 109). Lui et sa meute sont les descendants de Chienghis Khan !

Dans le monde de Pangea, il n’y a que des animaux et les personnages principaux de cette histoire sont des chiens mais le lecteur rencontre brebis, chèvres, ourse, gloutons, loups, un vieux chat sage… Et même un survivant mammouth laineux et un féroce dinosaure ! Il y a de belles couleurs et une belle ambiance, avec des rencontres et des amitiés (j’aime bien Miel, la vieille ourse).

En fin de volume, un cahier spécial avec des images et des planches exclusives car Pau a commencé ses ébauches en 1995, a arrêté son projet devant le manque d’enthousiasme des éditeurs, a travaillé comme animateur dans un hôtel à Minorque (île espagnole dans les Baléares) puis a repris son idée de projet avec les chiens pendant des années jusqu’à ce qu’il trouve un éditeur, Ankama. Cette intégrale réunit 4 tomes : tome 1, 84 pages, novembre 2011, tome 2, 84 pages, février 2013, tome 3, 64 pages, novembre 2015 et tome 4, 64 pages, septembre 2016, soit un travail colossal durant des années ! Ci-dessous, les 4 visuels pour que vous ayez une idée des personnages, des aventures et de l’ambiance.

Cette bande dessinée qui mêle légendes et histoire (destruction de la Pangea en plusieurs continents qui se séparent et apparition des humains) est une belle réussite, idéale pour les jeunes lecteurs, je veux dire les ados. Mon personnage préféré est Tundra, le mammouth laineux (qui, comme ses ancêtres disparus, a bien du mal à supporté la chaleur). Il y a des pointes d’humour (humour cabot !) et l’auteur raconte avec subtilité pourquoi la haine, la guerre et la souffrance des animaux, c’est mal.

Pour La BD de la semaine et les challenges BD 2019-2020, Contes et légendes 2019 (pour la catégorie Épiques aventures), Jeunesse Young Adult #9 et Littérature de l’imaginaire #7.

Plus de BD de la semaine chez … (lien à venir).