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Projet 52-2018 #28 et Défi 52 semaines 2018 #28

Pour cette vingt-huitième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est bleu-blanc-rouge. Ma aurait-elle deviné que les Bleus iraient en finale ? Je déteste le foot… Mais non, suis-je bête, c’est pour le 14 juillet ! Profitons-en pendant que ce(s) jour(s) férié(s) existe(nt) encore, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve… Je vous propose donc ma variation sur un pompon ! Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez voir Ma.

C’est le pompon !

Quant au Défi 52 semaines 2018, le thème est macro. Je prends ça comme « macrophotographie » plutôt que comme « programmation informatique » que je ne saurais illustrer et je vous propose deux photos de Nature et vous me direz laquelle vous préférez 😉

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Chafouine d’Alain Galan

Chafouine d’Alain Galan.

Buchet-Chastel, janvier 2018, 190 pages, 14 €, ISBN 978-2-283-03105-6.

Genre : roman naturaliste.

Alain Galan naît le 24 octobre 1954 à Brive. Il étudie à Limoges et écrit dès le début des années 70. Il exerce le métier de journaliste de 1974 à 2015 et se consacre à l’écriture (romans, récits, nouvelles, essais, poésie, contes…). Publiés récemment : Louvière (2010) et L’ourle (2012) chez Gallimard, À bois perdu (2014) et Peau-en-poil (2016) chez Buchet-Chastel.

André Delhot et d’autres habitants de La Tremblaie affirment avoir vu un chat à tête de chouette qu’ils ont appelé Chafouine mais le Comité scientifique des éditions Naturae à Lausanne rejette cette nouvelle espèce « vraiment trop singulière – ‘fantaisiste’ avait-on conclu – du règne animal » (p. 12). Lorsqu’Agnès renvoie le tapuscrit de 200 pages, il lui revient alors que « tout était conforme aux renseignements fournis par l’auteur » (p. 13). Delhot a-t-il disparu ? Agnès contacte un ami journaliste : peut-il aller à la recherche du naturaliste dans ce « pays perdu, entouré d’étangs, de bois, de taillis, de marécages, à une heure de route environ de Limoges » (p. 14) ?

Le roman se compose de deux parties, en alternance : des extraits de Chafouine dans lesquels Delhot décrit ce qu’il a d’abord pris pour une souche mais qu’il a vu bondir et qu’il a surnommé « La Souche », et la quête du journaliste contacté par Agnès. « Un chat à tête de chouette ? Ce n’était pas possible. Ses yeux lui avaient menti. Car on ne peut pas imaginer, sauf à avoir l’esprit dérangé, la tête de l’une sur le corps de l’autre. » (p. 38). Et si l’animal est un chat forestier d’Europe, Felis silvestris, disparu des forêts limousines mais peut-être de retour, pourquoi a-t-il une tête de chouette hulotte ?

Le lecteur se rend compte comment un chercheur (un naturaliste) observe, note tout minutieusement, pendant des jours, des semaines, des mois parfois, ce qui est fastidieux et peut sembler répétitif dans le récit. Mais il y a un peu d’humour comme avec, par exemple, l’épagneule Harpie, tremblante de peur après son face à face avec La Souche et qui a besoin de « se calmer en grignotant un petit sablé de Normandie » (p. 52) ou avec le sens de l’humour tout britannique de Tommy (Thomas Bardett).

Alors, « étude fantaisiste » ou réel incroyable ? Bête inconnue ? Oubliée ? Ignorée ? Légendaire ? Et comment retrouver Delhot disparu depuis plus d’un an dans ce dédale de villages, de hameaux et de chemins vicinaux « au bout du monde… » (p. 118) ?

En plus du Limousin profond, le lecteur découvre Étienne de Silhouette (1709-1767), contemporain de Voltaire et de Rousseau, homme politique et contrôleur général des Finances du roi Louis XV (pas longtemps, vu ses idées ! : faire payer plus d’impôts aux riches pour protéger le peuple, ah ah quelle drôle d’idée !) qui après sa démission, fit des « portraits à la silhouette » (p. 150-151). Eh oui, c’est devenu le mot silhouette !

Chafouine est un roman étrange, intrigant, qui renouvelle le roman naturaliste et animalier avec de belles descriptions de la nature limousine et un questionnement constant sur notre relation à l’animal, à la nouveauté et aux bouleversements de la vie. Pas un chef-d’œuvre mais à découvrir.

Une lecture originale que je mets dans les challenges Petit Bac 2018 (titre mot unique) et Rentrée littéraire janvier 2018.

Projet 52-2018 #22 et Défi 52 semaines 2018 #22

Pour cette vingt-deuxième semaine du Projet 52-2018 de Ma, le thème est parfum et… je n’aime pas le parfum, je n’en achète pas, je n’en porte jamais ni sur moi ni sur mes vêtements. Alors, voici d’autres parfums, bien meilleurs à mon goût, ceux des macarons ! (de la pâtisserie chocolaterie Luc Guillet à Valence). Je vous souhaite un excellent weekend et, si vous voulez participer à ce projet photographique, allez vite voir Ma !

Cette semaine, le thème du Défi 52 semaines 2018 est animal et je pense que les humains sont de « drôles » d’animaux, en particulier les dessinateurs BD 😛 (photos prises durant les 5e Rencontres de la BD dont j’ai un peu parlé ici) mais trêve de plaisanterie, voici un animal qui fait l’unanimité (ou presque !), c’est le chat avec la nouvelle revue Miaou (dont j’ai déjà parlé ici). Pour découvrir cette très belle revue « bien-être », je vous donne quelques liens : l’annonce de Prisma Media, la revue sur PrimaShop et surtout la présentation de la revue avec extraits, etc. mais aussi la page Miaou FB. Le n° 1 d’avril-mai est paru le 29 mars et le n° 2 est attendu pour le 6 juin (j’ai hâte !).

Et j’en profite pour vous montrer mon fonds d’écran de juin, toujours chez paon paon.

Mes coups de… /14-2017

Peut-être le dernier ou l’avant-dernier billet « Mes coups de… » de l’année, je ne sais pas, ça dépendra de l’actualité ces trois prochaines semaines.

Coup de gueule

24 novembre, sud-ouest de Paris, une tigresse de 200 kilos, Mevy, s’est « enfuie » de la cage du cirque où elle vivait, elle a été abattue… 😥 Soi-disant que c’était trop dangereux de la toucher avec un fusil hypodermique (elle ne se serait pas endormie assez rapidement et aurait pu être dangereuse en pleine rue même s’il n’y avait aucun passant à ce moment-là). Comment s’est-elle enfuie ? Quelqu’un a-t-il ouvert la porte de sa double cage malgré un protocole important et jusque là efficace ? Une enquête est en cours… Mais quoiqu’il en soit, moi, je dis NON aux animaux en cage dans les cirques ! Quand est-ce que la France va s’aligner sur d’autres pays qui ont pris les devants et interdire les animaux dans les cirques ?

Coup de blues

Bon, vous êtes TOUS au courant : Johnny Hallyday, LE chanteur rock français (de père belge) est mort le 6 décembre (1943-2017) et laisse la France orpheline… J’ai surtout une pensée pour sa famille et ses proches. Je voudrais vous en parler différemment car je ne suis pas fan mais je reconnais qu’il a popularisé le rock’n’roll en France dès 1960 (il était comparé à Elvis Presley, voix, look, déhanchement, prestance, service militaire en Allemagne) et j’ai entendu Johnny toute mon enfance et mon adolescence, ma mère étant fan, voire plus, des amis étant fans aussi. Je n’ai jamais été à un concert de Johnny, je n’achète pas ses albums, je n’ai même pas de best of mais je me rends compte avec tous les hommages partout que je connais pratiquement toutes ses chansons ! Et même qu’il y en a de belles ! Et qu’il avait une voix et une présence uniques, après on aime ou on n’aime pas, c’est sûr. À vrai dire, j’aime un album inconnu de Johnny, à part de ses fans inconditionnels qui possèdent tous les disques, c’est Vie, sorti en novembre 1970, un album différent, engagé, contestataire même, avec des chansons sur l’amour, la liberté, l’écologie, la politique, la paix (on est en pleine guerre du Vietnam) écrites par les écrivains Philippe Labro (1936-…) comme Essayez, C’est écrit sur les murs, Poème sur la 7e (mon titre préféré), Jésus-Christ, et Jacques Lanzmann (1927-2006) comme La pollution. Voilà, Johnny, même si je ne suis pas fan, c’est quand même une partie de mon enfance qui s’en va… Alors voici deux titres : ma chanson préférée, Poème sur la 7e (1970), et pour les fans, Non ne me dis pas adieu (1968).

Quant à Jean d’Ormesson (1925-2017), écrivain, journaliste, philosophe, un érudit facétieux, un monument de la littérature française, jeune Académicien en 1973, je n’ai jamais rien lu de lui mais la France a sûrement perdu un grand écrivain. Si vous avez un titre à me conseiller 😉

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Projet 52-2017 #47

Voici ma quarante-septième participation pour le Projet 52-2017 de Ma et cette semaine, le thème choisi par Ma est animal.

J’ai choisi des pies (sûrement un couple) observées le matin en attendant mon bus (pour aller au travail). Ça change des animaux habituels, chiens, chats, chevaux, etc.

Je vous souhaite un bon weekend et, si vous voulez aussi participer à ce projet photographique sur l’année, allez vite voir Ma !

Yuri de Raphaël Haroche

Yuri est la première nouvelle du recueil Retourner à la mer de Raphaël Haroche (Gallimard, février 2017).

Je vous parlerai plus en détail de ce recueil lorsque j’aurai lu les 13 nouvelles mais pour l’instant, je voulais simplement parler de Yuri dans La bonne nouvelle du lundi.

Raphaël… Le chanteur ? Oui, le chanteur ! Que je suis depuis ses débuts car j’aime sa voix, ses textes, ses mélodies, les ambiances de ses chansons, leur profondeur dans une simplicité confondante de tendresse et de sincérité ! Bon, je sais qu’il y en a qui n’aime pas mais peut-être aimeront-ils les nouvelles ?

Je retrouve l’humanité de Raphaël dans cette première nouvelle, Yuri : Dans l’Aubrac, Tomek, un employé d’abattoir d’origine polonaise veut sauver un veau et l’offrir à sa fille pour ses 13 ans. « Voilà, tu seras bien ici, tu es trop joli, tu as de beaux yeux toi, tu me fais penser à quelqu’un. » (p. 17).

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à parler d’animaux et d’abattoir ? Les liens du sang d’Errol Henrot, L’été des charognes de Simon Johanin lu récemment (ma note de lecture arrive) et Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo qui est dans ma liste à lire. Il y en a sûrement d’autres. Les auteurs se sentent investis et veulent faire ouvrir les yeux sur ce monde intolérable…

Tomek n’est pas un employé violent et cruel envers les animaux, c’est rare ; il aime son épouse, leur fille, et veut aimer cet animal sans défense aux grands yeux tristes qui lui font penser à « quelqu’un ».

J’ai hâte de lire les 12 autres nouvelles de ce recueil, apparemment des tranches de vie, comme j’aime, et je vous en reparle tout bientôt ; bonne semaine 🙂

La fonte des glaces de Joël Baqué

La fonte des glaces de Joël Baqué.

P.O.L., août 2017, 288 pages, 17 €, ISBN 978-2-8180-1391-5.

Genre : roman français.

Joël Baqué naît le 23 décembre 1963 à Béziers ; il vit à Nice. Poésie (Angle plat aux éditions Hors jeu en 2002, Un rang d’écart aux éditions L’Arbre à Paroles en 2003, Start-up aux éditions Le Quartanier en 2007) et romans chez P.O.L. : Aire du mouton (2011), La salle (2015), La mer c’est rien du tout (2016).

L’auteur nous transporte en Afrique, en France et en Antarctique. Après la mort de son mari, comptable dans une bananeraie en Côte d’Ivoire, la mère retourne avec son fils, Louis, en France, à Carcassonne, et l’élève seule. Louis est un enfant calme, sensible et aimant. Bien que son père ait été écrasé par un éléphant, Louis aime et respecte les animaux. Il devient… boucher-charcutier ! Et rencontre, à Toulon, Lise, la fille de son patron, qu’il épouse mais ils n’ont pas d’enfant et personne à qui léguer la boutique. « Ils eurent ainsi de longues années d’un bonheur paisible jusqu’à ce qu’un petit point sombre repéré sur une radiographie mammaire de Lise fasse tache d’encre et assombrisse leurs vies. » (p. 42). Jeune veuf et jeune retraité, Louis déprime mais se crée « un emploi du temps et de nouvelles habitudes. » (p. 43). Un dimanche matin, après sa visite habituelle à la boulangerie-pâtisserie, Louis achète un oiseau empaillé dans une brocante. « Ce manchot empereur était certes bien conservé mais d’un usage incertain. Qui donc l’aurait acheté et pourquoi ? Difficile de se dire : un manchot empereur, ça sert toujours. Autant de questions que Louis ne se posa pas. Il s’entendit poser une question d’un tout autre ordre, comme s’il se ventriloquait lui-même. […] – Ah ! Attention, hein ! C’est pas un pingouin, c’est un manchot empereur ! Pas pareil, hein ! Pas pareil ! C’est bien mieux, un manchot empereur ! D’abord c’est plus gros et puis bientôt avec la fonte des glaces y en aura plus, vous pouvez voir ça comme un investissement ! » (p. 57-58). Cet oiseau empaillé va bouleverser la vie de Louis : une nouvelle passion, un voyage, des rencontres ! « L’irruption dans sa vie du manchot empereur avait changé les choses. » (p. 93). On retrouve donc Louis sur la banquise avec son guide Inuit, Ivaluardjuk, qui va faire une vidéo hilarante et la poster sur sa page FB.

Hum… Ce roman aurait pu me plaire : le style est relativement agréable et il y a une pointe d’humour – bon parfois c’est du gros cliché bien lourd (par exemple, avec les bibliothécaires : une fois, c’est amusant, trois fois, c’est exagéré) – et les retours en arrière ne m’ont pas dérangée mais… il y a tellement de digressions, de longueurs et de détails inutiles, que je me suis vraiment ennuyée… J’ai fait un effort pour aller au bout, à vrai dire j’ai lu une centaine de pages normalement et les presque deux-cents dernières pages en diagonale : j’ai donc rencontré Alice, visité Terre-Neuve, je suis montée à bord du Nathanaël et j’ai remorqué un iceberg, par contre je n’ai pas mangé de gâteau soviétique au beurre de je ne sais plus quoi donc je n’ai pas été malade, ni d’indigestion ou d’hallucinations ni de la lecture de ce roman, mais je suis déçue, très déçue… Alors, oui, Joël Baqué dénonce l’hystérie des réseaux sociaux et de la mise en célébrité des anonymes, oui, il crie au secours de la fonte des glaces (et du réchauffement climatique) et pour la sauvegarde de la banquise et de ses habitants, mais ça n’a pas été suffisant pour me faire apprécier ce roman trop longuet, trop laborieux. Les journalistes sont dithyrambiques à propos de cet auteur qui fut le plus jeune gendarme de France et qui se consacre désormais à la littérature : « drôle », « loufoque », « excellent », « réjouissant », « impérial » et même « précieux », bof, je ne suis pas convaincue du tout et je ne pense pas lire un autre titre de lui.

Je le mets quand même dans le challenge 1 % rentrée littéraire 2017.