La voie du tablier (tomes 5 à 7) de Kôsuke Oono

La voie du tablier de Kôsuke Oono.

Kana, collection Big Kana, prépublication dans Kurage Bunch, publications chez Shinchôsha (10 tomes, série en cours). 極主夫道 Gokushufudô (2018-en cours) est traduit du japonais par Rodolphe Gicquel.

Genres : manga, seinen, furyô, humour.

Kôsuke Oono おおの こうすけ (en hiragana) ou オオノ・コウスケ (en katakana) naît un 31 décembre dans la préfecture de Shiga (île de Honshû). Il étudie le manga à l’université Seika de Kyoto. Il commence sa carrière en 2016 avec Legend of music et Papa’s cooking, puis en 2017 arrivent Zombies, Night Town, Kaidanko et Le Père Noël arrive. Il aime les animaux et vit avec un shiba inu. Plus d’infos sur son site officiel, sur son compte twitter.

La voie du tablier (tomes 1 à 4) de Kôsuke Oono.

Tome 5Kana, janvier 2021, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50508-894-3.

On retrouve Tatsu l’Immortel, une légende chez les yakuzas, qui s’est rangé pour devenir homme au foyer. Son épouse, qui part en voyage d’affaire, lui propose d’en profiter pour se détendre. Se détendre ? Grand nettoyage, « Haa ! J’adore cette odeur de citrus ! » (p. 6), lessive, cuisine… ! Heureusement Masa lui rend visite et ils en profitent pour s’amuser (jeux vidéo, jenga, lancement de canettes…). Puis en allant faire les commissions, il rencontre un ancien yakuza du clan Hirako (anéanti) reconverti en rappeur, c’est donc au micro qu’ils vont s’affronter à la grande surprise des passants et du boucher voisin. Et d’autres gags comme la foire d’empoigne au restaurant buffet à volonté, la fondue chez les parents de Miku, les étrennes, la foire aux alcools locaux, attention aux abus ! « Vous ne croyez pas que vous avez assez bu ? » (Miku ivre, p. 116).

En fin de volume, trois chapitres bonus dont New Wave Music avec Beef, l’album de MC Yak (Tatsu en fait) et La promenade de Gin (le chat) qui, rencontrant un corbeau, souhaite voler.

Tome 6Kana, juillet 2021, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50508-895-0.

Tatsu est invité à rejoindre le conseil d’administration qui réunit les présidentes de huit associations de femmes au foyer du quartier, il s’appelle « le conseil des Huit Dragons » (p. 20), ça fait vraiment yakuza ! Allez, venez faire la connaissance de Yokoo la viking, Kobayashi l’alchimiste, Arai la pro du golf, Tsutsumishita les bons tuyaux, Terada la nettoyeuse, Kitagawa la maîtresse des fleurs, Chôno la samaritaine et la présidente du conseil, Fukuda la duchesse, je confirme, ça fait gang ! Mais ça ne va pas être de tout repos pour qu’il devienne Tatsu l’organisateur des tables. Parmi les autres gags, Tatsu et Miku doivent garder Kotetsu, le chiba inu d’un ami, mais durant la promenade, Tatsu et Kotetsu rencontrent Élisabeth, la chienne du yakuza Kunimi (chienne que Gin, le chat, a déjà rencontrée).

En fin de volume, trois nouveaux chapitres bonus dont un souvenir (malheureux) de Gin.

Tome 7Kana, novembre 2021, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50511-278-5.

Tatsu est toujours homme au foyer (sa fierté) mais il travaille à mi-temps au Dedama Café, un bar à chats, dans lequel entre madame Torii, veuve d’un yakuza (que le lecteur a déjà rencontrée dans les volumes précédents). Il récupère aussi l’argent pour le comité du quartier (certaines familles pensent que c’est un racketteur et ont très peur). Dans ce tome, des animaux, de la bonne bouffe et une bonne santé ! Ah, et quelques haïkus avec le club de beau-papa aussi, euh… « La mer du Japon j’ai vu couler dans ses flots un très gros baril. » (p. 114) et « Fraîches nuits d’automne rien ne vaut une baston dans l’obscurité. » (p. 115), c’est du costaud, pas vrai, et il y en a d’autres.

En fin de volume, trois chapitres bonus dont deux au camping en solo et un avec Gin et l’otaku du quartier (que le lecteur a déjà rencontré ici là).

Dommage que je n’aie pas le tome 8… Et qu’il ne soit pas disponible dans les bibliothèques où j’emprunte…

Je remets ce que j’ai déjà dit sur le billet pour les tomes 1 à 4. La voie du tablier est un manga seinen (adultes) de genre « furyô », ce genre est apparu dans les années 60 avec des histoires de délinquants, de yakusas, de gangs (comme les gangs de motards dans Akira), dans les mangas et dans les films japonais. Sauf qu’ici, c’est une comédie donc c’est drôle ; ce sont des tranches de vie au quotidien mais il n’y a pas de temps mort, il y a même de l’action, et ce même lorsque Tatsu fait les commissions (il est imbattable sur les promotions) et lorsqu’il assiste aux réunions du comité de quartier. J’ai aimé le côté décalé (l’homme à la maison, la femme qui travaille, mais il n’y a pas que ça) et les relations ambivalentes avec les gens : certaines personnes, adultes ou enfants, ont quand même un peu peur de lui (quoique les vieilles dames du quartier l’apprécient beaucoup) car, même repenti et homme au foyer, il garde une voix forte, des références aux yakuzas, un regard et une allure de tueur (heureusement il porte souvent des lunettes sombres). C’est rythmé et les personnages (humains et animaux) sont bien dessinés et attachants. C’est à découvrir et, si vous vous lassez un peu des gags (pourtant tous différents), attendez un peu avant de lire le(s) tome(s) suivant(s).

Ce manga a été adapté en drama (feuilleton) de 10 épisodes en 2020 (réalisé par Toichiro Ruto et diffusé sur Nippon Television) et en série d’animation de 10 épisodes en 2021 (réalisée par Chiaki Kon et diffusée sur Netflix). C’est pourquoi je le mets dans Les adaptations littéraires. Ci-dessous, je remets les deux vidéos, celle du trailer du manga et celle de la bande annonce de l’animé (en VF).

Des lectures que je mets aussi dans La BD de la semaine (même si toujours en pause estivale), BD 2022, Jeunesse young adult #11, L’été lisons l’Asie (menu Fil rouge = Japon, menu de juillet = Paysages d’Asie, lire un livre avec un mot évoquant la nature dans le titre, un titre ou une couverture évoquant l’un des quatre éléments, un récit initiatique ou roman d’apprentissage, ici, au lieu du gokudô, la voie extrême, le code d’honneur des yakuzas, c’est la voie du tablier, le récit initiatique d’un homme au foyer), Polar et thriller 2022-2023 (je le mets parce qu’il y a régulièrement deux policiers qui surveillent Tatsu et veulent l’arrêter), Shiny Summer Challenge 2022 (menu 1 – Été ensoleillé, sous menu 3 – Au pays du soleil levant = culture japonaise).

La voie du tablier (tomes 1 à 4) de Kôsuke Oono

La voie du tablier de Kôsuke Oono.

Kana, collection Big Kana, prépublication dans Kurage Bunch, publications chez Shinchôsha (10 tomes, série en cours). 極主夫道 i>Gokushufudô (2018-en cours) est traduit du japonais par Rodolphe Gicquel.

Genres : manga, seinen, furyô, humour.

Kôsuke Oono おおの こうすけ (en hiragana) ou オオノ・コウスケ (en katakana) naît un 31 décembre dans la préfecture de Shiga (île de Honshû). Il étudie le manga à l’université Seika de Kyoto. Il commence sa carrière en 2016 avec Legend of music et Papa’s cooking, puis en 2017 arrivent Zombies, Night Town, Kaidanko et Le Père Noël arrive. Il aime les animaux et vit avec un shiba inu. Plus d’infos sur son site officiel, sur son compte twitter.

Tome 1Kana, juillet 2019, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50507-669-8.

Tatsu l’Immortel, une légende chez les yakuzas, s’est rangé pour devenir homme au foyer. Il fait les commissions, prépare de bons petits plats à Miku, son épouse, une designer belle et ambitieuse, fait le ménage (quand Gin, le chat, le laisse faire), du bricolage et donne même des cours de cuisine à des jeunes femmes.

Mais, il était aniki (grand frère) de Masa, un jeune yakuza qui le cherche depuis qu’il s’est volatilisé… « Rien ne va plus depuis que tu es parti. Certains d’entre nous se sont fait coffrer. Le clan Shinzaki n’existe plus. Chacun vit sa vie de son côté » (p. 36), sauf que certains lui en veulent d’avoir détruit le clan et veulent lui faire la peau.

En fin de volume, trois chapitres bonus dont La promenade de Gin dans lequel le chat rencontre divers animaux en particulier Élisabeth Kunimi, 5 ans, la chienne du yakuza qui veut la peau de Tatsu.

Tome 2Kana, octobre 2019, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50507-670-4.

Un matin, Tatsu se rend compte que « la peau de [son] visage commence à se détendre » (p. 3). Son épouse l’envoie dans une salle de fitness où il essaie l’aérobic, le yoga et il adore ! Bon, ce n’est pas tout, mais il faut faire à manger et il fait pousser du basilic, des tomates, etc. (génial pour faire de bonnes pizzas) mais la police le surveille (il cultiverait de l’herbe sur son balcon).

Comme les gags (chaque chapitre est une histoire différente) sont diversifiés, on ne s’ennuie pas et on sourit souvent, bon je n’ai pas ri aux éclats mais il y a de bons gags et de bons jeux de mots (loterie, visite des beaux-parents, etc.).

En fin de volume, il y a de nouveau trois chapitres bonus dont La promenade de Gin, cette fois il rencontre un autre chat.

Tome 3Kana, février 2020, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50507-671-1.

Toujours drôle avec, au menu, plein de bonnes choses à manger (y compris pour les chiens), de l’acide citrique, des choses relaxantes (ça comprend le chat) mais attention, il y a un cafard dans l’appartement ! Des yakuzas qui ne sont plus au top de leur forme et des messages de paix, « Mais la violence n’engendre rien d’autre que la violence. » et « Vous ne protégerez jamais rien en ayant recours à la force. » (p. 90).

En fin de volume, trois chapitres bonus dans lesquels vous allez découvrir Tatsu professeur.

Tome 4Kana, août 2020, 160 pages, 7,55 €, ISBN 978-2-50508-454-9.

Alors que Tatsu veut acheter un beau poisson, un chat lui vole et court se cacher dans un magasin de literie puis dans une quincaillerie (il connaît bien le quartier !). Puisqu’on est avec des animaux, allons faire un tour à la Ferme de Brême ! Puis vous découvrirez « la véritable puissance des articles à 100 yens… » (p. 71). Et un petit tour à la plage ne vous fera pas de mal (de toute façon, il y a tout le temps à manger, même à la plage (pastèque, palourdes…).

En fin de volume, trois autres chapitres bonus, une balade avec Pinky (chien d’un yakuza retraité) et une autre avec Gin (chat de Tatsu et Miku).

La voie du tablier est un manga seinen (adultes) de genre « furyô », ce genre est apparu dans les années 60 avec des histoires de délinquants, de yakusas, de gangs (comme les gangs de motards dans Akira), dans les mangas et dans les films japonais. Sauf qu’ici, c’est une comédie donc c’est drôle ; ce sont des tranches de vie au quotidien mais il n’y a pas de temps mort, il y a même de l’action, et ce même lorsque Tatsu fait les commissions (il est imbattable sur les promotions) et lorsqu’il assiste aux réunions du comité de quartier. J’ai aimé le côté décalé (l’homme à la maison, la femme qui travaille, mais il n’y a pas que ça) et les relations ambivalentes avec les gens : certaines personnes, adultes ou enfants, ont quand même un peu peur de lui (quoique les vieilles dames du quartier l’apprécient beaucoup) car, même repenti et homme au foyer, il garde une voix forte, des références aux yakuzas, un regard et une allure de tueur (heureusement il porte souvent des lunettes sombres). C’est rythmé et les personnages (humains et animaux) sont bien dessinés et attachants. C’est à découvrir et, si vous vous lassez un peu des gags (pourtant tous différents), attendez un peu avant de lire le(s) tome(s) suivant(s).

Ce manga a été adapté en drama (feuilleton) de 10 épisodes en 2020 (réalisé par Toichiro Ruto et diffusé sur Nippon Television) et en série d’animation de 10 épisodes en 2021 (réalisée par Chiaki Kon et diffusée sur Netflix). C’est pourquoi je le mets dans Les adaptations littéraires. Ci-dessous, deux vidéos, celle du trailer du manga et celle de la bande annonce de l’animé (en VF).

Des lectures que je mets aussi dans La BD de la semaine (même si toujours en pause estivale), BD 2022, Challenge de l’été – Tour du monde (Japon), Jeunesse young adult #11, L’été lisons l’Asie (menu Fil rouge = Japon, menu de juillet = Paysages d’Asie, lire un livre avec un mot évoquant la nature dans le titre, un titre ou une couverture évoquant l’un des quatre éléments, un récit initiatique ou roman d’apprentissage, ici, au lieu du gokudô, la voie extrême, le code d’honneur des yakuzas, c’est la voie du tablier, le récit initiatique d’un homme au foyer), Petit Bac 2022 (catégorie Objet pour Tablier), Polar et thriller 2022-2023 (je le mets parce qu’il y a régulièrement deux policiers qui surveillent Tatsu et veulent l’arrêter), Shiny Summer Challenge 2022 (menu 1 – Été ensoleillé, sous menu 3 – Au pays du soleil levant = culture japonaise).

Un chat dans la gorge d’Émilie Chazerand et Amandine Piu

Un chat dans la gorge d’Émilie Chazerand, Amandine Piu et Carole Bellanger.

Benjamins Media, collection livre avec CD, avril 2020, 48 pages, 19,90 €, ISBN 978-2-37515-072-6.

Genres : littérature jeunesse, album illustré franco-italien.

Émilie Chazerand naît en 1983 à Strasbourg où elle vit. Elle aime la lecture depuis l’enfance. Elle devient infirmière mais écrit des histoires. Plus d’infos sur son site officiel sur lequel elle se présente comme « Alsacienne. Malentendante. Synesthète. Maman. Outsider. Autrice. ».

Amandine Piu, dont le surnom est Piu Piu, naît en 1982 en Sardaigne (Italie). Elle étudie la communication visuelle à Lyon puis l’illustration à l’École des Arts décoratifs à Strasbourg. Plus d’infos sur son site officiel.

Carole Bellanger est comédienne. Un chat dans la gorge est sa première expérience d’interprétation d’une histoire. J’ai beaucoup aimé sa voix.

Au village, tout le monde apprécie Cécile Schneck, toujours bonjour, merci, un mot gentil pour les bébés ou les pépés. Mais, en fait c’est « une femme méchante, au cœur sec […] très hypocrite. » (p. 7). Son mari et ses deux enfants doivent supporter ses récriminations contre tout le monde mais ils n’y font plus attention. Par contre « Raymond, le chat maigrichon de la maison » (p. 15) aimerait être tranquille d’autant plus que parfois elle s’en prend à lui. Il a une idée lumineuse.

Vous allez comprendre ce que signifie ‘avoir un chat dans la gorge’ et ‘donner sa langue au chat’ !

Un CD d’une quinzaine de minutes accompagne le livre, il est intéressant à écouter car, en plus de la lecture agréable de Carole Bellanger, il y a des bruitages et de la musique (plutôt yiddish) de Malcolm Laws et Nainita Desai.

Voici donc un très joli album illustré avec une histoire amusante qui fait réfléchir.

Je le mets dans Jeunesse young adult #11, Petit Bac 2022 (catégorie Animal pour Chat), Les textes courts 2022, Un genre par mois (en mai, c’est jeunesse, albums illustrés) et Une semaine en Italie pour Amandine Piu.

Factomule d’Øyvind Torseter

Factomule – Grand thriller politique international d’Øyvind Torseter.

La joie de lire, janvier 2021, 136 pages, 22,90 €, ISBN 978-2-88908-528-6. Mulegutten (2018) est traduit du norvégien par Aude Pasquier.

Genres : bande dessinée norvégienne, thriller.

Øyvind Torseter naît le 2 octobre 1972 à Oslo (Norvège). Il étudie l’illustration au Merkantilt Institutt (1991–1992) et au Skolen for Grafisk Design (1992–1994) à Oslo puis au Kent Institute of Art & Design en Angleterre (1995–1998). Il est auteur et illustrateur (pour les adultes et pour la jeunesse). Plusieurs de ses titres sont parus en français chez La joie de lire, Cambourakis, Didier Jeunesse ou au Rouergue et il a reçu de nombreux prix littéraires en Europe. Factomule était dans la sélection pour le Fauve Polar SNCF Angoulême 2022.

Le narrateur est factotum du Président. Le Président est un homme très occupé et personne n’a l’autorisation de porter sa valise.

Le factotum s’occupe de presque tout… réparer la chaise de bureau du Président, recoller sa semelle de chaussure, réparer les canalisations dans le palais et la télévision… « Le travail de factotum était exigeant. » (p. 15).

Jusqu’au jour où « une puissance étrangère menace le pays ! » (p. 19) car son dirigeant veut « la valise de première importance du Président » (p. 20). Le Président qui a une entière confiance en son factotum lui montre alors le contenu de la valise et lui dit qu’il pourrait la porter si nécessaire. Mais le palais n’a pas seulement des fuites d’eau, il a aussi des oreilles indiscrètes et le factotum se fait tout voler (son portefeuille, ses clés, son appartement, son travail) par un homme qui lui ressemble, ne serait-ce le sourire carnassier. La police ne fait rien contre le sosie malhonnête et le factotum doit se débrouiller seul… Enfin, pas vraiment seul, « Par pur désespoir, j’ai décidé de demander de l’aide à un professionnel. » (p. 45). Le professionnel, c’est mademoiselle Cadmium, nouvellement installée comme détective.

Les deux vont enquêter sur l’escroc qui s’est installé dans l’appartement – et dans la vie – du gentil factotum, le surveiller, le prendre en filature, mais comment vont-ils faire pour le prendre en flagrant délit et récupérer la valise du Président ?

Factomule, c’est parce que le factotum s’appelle Tête de Mule (4e de couverture) ! Je connaissais un peu Torseter puisque j’avais lu Pourquoi les chiens ont la truffe humide de Kenneth Steven et Øyvind Torseter en 2020 mais je ne connaissais pas Tête de Mule, son personnage récurrent, dont le premier opus paraît en 2011.

C’est vraiment bien, il y a une ambiance (comme dit l’éditeur, c’est fantasque et ça m’a beaucoup plu). Les images sont pratiquement toutes pleine page (ce qui est surprenant pour une bande dessinée) et il y a très peu de cases, ça donne un sentiment de largeur, d’ampleur, et surtout l’humour grinçant m’a bien plu.

Après avoir lu cette super bande dessinée, j’ai découvert qu’elle était le 3e tome de la série Tête de mule qui contient Tête de mule (2016), Mulysse – Tête de mule prend la mer (2018), Factomule – Grand thriller politique international (2021) et Mulosaurus (2021) donc je veux absolument lire les trois autres tomes.

Elles l’ont lue : Mo, Nathalie, Noukette, d’autres ?

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Noukette) et les challenges BD 2022, Jeunesse young adult #11, Polar et thriller 2021-2022, Tour du monde en 80 livres (Norvège), Un genre par mois (en mai, c’est jeunesse) et bien sûr Challenge nordique.

Ma folle vie de dessinateur de Benjamin Chaud

Ma folle vie de dessinateur ou comment faire son autoportrait en toutes circonstances de Benjamin Chaud.

Hélium, collection Humour, novembre 2021, 128 pages, 13,90 €, ISBN 978-2-330-15564-3.

Genres : beau livre, dessin, humour.

Benjamin Chaud naît le 29 janvier 1975 à Briançon dans les Hautes-Alpes. Il étudie les arts appliqués à Paris et les arts décoratifs à Strasbourg. Il est auteur et illustrateur, principalement pour la jeunesse, Les petits Marsus, l’éléphant Pomelo (avec Ramona Bádescu), la Fée Coquillette, entre autres. Plus d’infos sur son Instagram.

Benjamin Chaud, dessinateur consciencieux, se dessine pour « s’imaginer », « rêver », « s’accepter tel que l’on est », « sans se mettre en valeur » mais « se faire plaisir », « s’amuser follement », « gribouiller » même, « trouver sa couleur » mais « pas trop de couleur », « tenir bon », « entrer dans son dessin », « s’y fondre » même et pourquoi pas y « prendre racine » mais « dessiner toujours », « toujours dessiner », voici quelques-uns des 128 dessins / 128 autoportraits parce que Benjamin Chaud aime « n’en faire qu’à sa tête », « travailler trop tard » et boire beaucoup de café.

Après Les Romantiques, 60 classiques de la littérature en version érotique de Benjamin Chaud et Cécile Coulon et les deux expos Les Romantiques et Trait pour trait, je vous présente Ma folle vie de dessinateur qui ressemble à une petite bande dessinée pour découvrir la vie « statique » (en position assise) d’un dessinateur. C’est drôle, c’est tendre, c’est coloré, c’est inspiré, un livre artistique dont on ne se lasse pas ! Merci à Annick de me l’avoir fait lire (je l’ai déjà lu trois fois tellement j’aime les dessins).

Pour La BD de la semaine, Challenge lecture 2022 (catégorie 56, un livre que vous lisez pour la deuxième fois) et Petit Bac 2022 (catégorie Art pour Dessinateur). Plus de BD de la semaine chez Moka.

Carnet du Pérou – Sur la route de Cuzco de Fabcaro

Carnet du Pérou – Sur la route de Cuzco de Fabcaro.

6 pieds sous terre, collection Monotrème (Mini), octobre 2013, 96 pages, 13 €, ISBN 978-2-35212-103-9.

Genres : bande dessinée française, carnet de voyage, humour.

Fabcaro est le nom d’artiste de Fabrice Caro, né le 10 août 1973 à Montpellier, connu dans le monde de la BD depuis le début des années 2000 et principalement publié aux éditions La Cafetière et 6 pieds sous terre. J’ai déjà présenté Like a steak machine et Zaï zaï zaï zaï.

Juillet 2012. Après 18 heures d’avion, Fabcaro est à Lima au Pérou et va dessiner tout ce qu’il voit pour un Carnet du Pérou. Mais son épouse et sa fille s’en mêlent ! « T’es complètement autocentré… Pour une fois que tu lançais un projet un peu ouvert sur le monde… ».

Fabcaro y met Joy Division, les Pixies, j’ai même vu un petit gars qui ressemble à Tintin… mais si vous décidez de continuer le voyage, vous visiterez de charmants villages, Cuzco et le Machu Picchu, avec l’humour absurde de l’auteur. Cette BD m’a fait penser à C’était le Pérou de Patrick Cauvin (lu dans les années 80).

Mais, attention, c’est du Fabacaro ! Alors, prêts pour le voyage ?

Peut-être pas sa meilleure bande dessinée mais j’ai bien aimé.

J’ai lu quelques bandes dessinées que je vais mettre « hors challenge » dans le Mois Amérique latine 2022 parce qu’elles se déroulent en Amérique du Sud mais leurs auteurs sont européens. Pour le Petit Bac 2022 (catégorie Lieu pour le Pérou) et Les textes courts.

Mexique – El guido del crevardo de Camille Burger

Mexique – El guido del crevardo de Camille Burger.

Fluide Glacial, avril 2016, 96 pages, 17 €, ISBN 2-352-07534-3.

Genres : bande dessinée française, humour.

Camille Burger, eh bien très peu d’infos… Elle est Française, elle est scénariste, dessinatrice et coloriste de bandes dessinées. Ses autres titres : Linda Glamouze, 1 – Sans dessous dessus… (Fluide Glamour, 2009), Les désobéisseurs (collectif, Vide Cocagne, 2013 et Hôpital public – Entretiens avec le personnel hospitalier (collectif, Vide Cocagne, 2013).

Quand j’ai vu ce livre, totalement par hasard, je me suis dit qu’il était parfait pour commencer mon ‘voyage’ au Mexique pour le challenge Book Trip Mexicain !

Vous êtes fauchés, vous ne parlez pas un mot d’espagnol mais vous voulez voyager au Mexique ? Lisez El guido del crevardo ! (qui est du faux espagnol, ‘le guide’ se disant en fait ‘la guía’ et ‘du crevard’ aurait plutôt été par défaut ‘del pistolero’).

Donna Besse (une canarde), Camilla Borges (une chienne) et Pedro Zocalo (un chat) vont vous donner les ‘meilleurs’ conseils qui soient. « En route pour l’aventure ! » (p. 4). Aventure qui commence par plus de 14 heures d’avion… Bon, vous aurez un « guide de voyage approximatif » (p. 7) mais un guide de voyage quand même ! Parce que vous allez apprendre plein de choses sur l’Histoire, le tourisme, la gastronomie… et la tourista (ben quoi, c’est un mot inventé au Mexique en 1872).

México, Puebla, Cholula, Oaxaca, Monte Alban, Potchula et Mazunte « enfin un épisode où l’on voit la mer » (p. 55), Juchitan, San Cristobal de las Casas, San Juan de Chamula, Canyon del Sumidero, Palenque, El Grande Cénote, Mahahual, Cancun, sacré programme, n’est-ce pas ?

Mais dans ces villes et ces sites touristiques, vous allez affronter des tas de dangers : la chaleur, la bouffe, les chauffeurs de taxi, les trafiquants des cartels, les animaux dangereux aussi et même les autres touristes… Ah, et ne buvez pas trop de café, de tequila, de mezcal, ne mangez pas toutes les cochonneries trop grasses, Voilà, vous êtes prévenus ! Toujours envie de partir au Mexique ?

Un guide touristique drôle et plus ou moins cynique pour rire avant de partir, ou plutôt pour rire et ne pas partir puisque vous venez de passer plus d’un mois au Mexique avec les personnages et que vous êtes malades voire à l’article de la mort 😛

Pour La BD de la semaine et les challenges Bingo littéraire d’Hylyirio (n° 11, une bande dessinée, 3e billet), Book Trip mexicain, Challenge lecture 2022 (catégorie 36, un livre dont le titre contient un gros mot), Petit Bac 2022 (catégorie Gros mot pour Crevard) et Les textes courts.

Pus de BD de la semaine chez Moka.

Le Club des amis 1 de Sophie Guerrive

Le Club des amis 1 de Sophie Guerrive.

2024, septembre 2020, 56 pages, 12 €, ISBN 978-2-901000-44-0.

Genres : bande dessinée française, jeunesse.

Sophie Guerrive naît le 29 août 1983 à Marseille. Elle étudie les Arts décoratifs à Aix en Provence et à Strasbourg. Ses autres titres chez 2024 : Capitaine Mulet (2016), Tulipe (2016), Les voyages de Tulipe (2017), Tulipe et les sorciers (2019). D’autres titres chez Warum : Girafes, Chef Magik tomes 1 et 2, Delcourt : Crépin et Janvier, Ion : Marines, Médiévales, Batailles, entre autres. Elle est membre créatrice du Collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme.

Crocus est un petit serpent qui parle aux plantes. Sa maman lui dit qu’il est assez grand pour découvrir le monde et se faire des amis. « Tu verras… Le monde n’est pas si grand qu’il paraît… Ne t’inquiète pas. Je reste ici. Méfie-toi des voitures et des méchants. » (la BD n’est pas paginée).

Mais « Où aller ? Où sont les amis ? ». Crocus rencontre Tulipe, un ourson qui parle aux arbres et qui se prépare à hiberner avec sa maman.

Mais tout à coup tous les trois se réveillent, de la fumée partout ! La cheminée est bouchée par une oiselle, Violette. Elle n’aime pas les grands voyages alors elle n’est pas partie en migration avec sa famille et se retrouve toute seule… Et voilà une nouvelle amie pour le Club des amis !

Lorsque le printemps arrive, tout craque, la neige, les arbres, la rivière, la nature revit mais Tulipe disparaît dans une grotte ! Heureusement tout se termine autour d’un bon repas avec les amis de Crocus !

Au printemps, j’ai déjà lu et apprécié Tulipe de Sophie Guerrive, une bande dessinée philosophique dans laquelle le lecteur (adulte) retrouve Tulipe, Crocus, etc. (adultes). J’apprécie ces dessins et cet humour faussement naïf qui donne, de façon colorée, une belle leçon de tendresse et d’amitié. Le Club des amis est une bande dessinée (jeunesse) à mettre entre toutes les mains ! J’ai hâte de lire le tome 2, normalement paru en octobre 2021.

Une très belle lecture pour La BD de la semaine, Des histoires et des bulles (catégorie 22, écologie, environnement), Jeunesse young adult #11 et Les textes courts. Plus de BD de la semaine chez Stéphie.

La valise de Sergueï Dovlatov

La valise de Sergueï Dovlatov.

La Baconnière, avril 2021, 176 pages, 14 €, ISBN 978-2-88960-045-8. Chemodan Чемодан (1986) est traduit du russe par Jacques Michaut-Paternò et la traduction a été révisée par Annick Morard.

Genres : littérature russe (soviétique), nouvelles, humour.

Sergueï Donatovitch Dovlatov (Сергей Донатович Довлатов) naît le 3 septembre 1941 à Oufa en Bachkirie (Union soviétique) d’une mère arménienne et d’un père russe aux origines juives. Déplacée pendant la guerre en Bachkirie, la famille retourne à Léningrad (Saint-Pétersbourg) après 1945. Dovlatov étudie le finnois à l’université, fait son service militaire (une nouvelle du recueil La valise en parle) puis devient journaliste. Il est aussi romancier et nouvelliste. Il quitte l’Union soviétique en 1979 et passe par l’Italie avant de rejoindre son épouse et leur fille à New York (une nouvelle du recueil La valise en parle) où il meurt le 24 août 1990. Parmi ses titres, Le livre invisible. Le journal invisible (1977), Le compromis (1981), La Zone. Souvenirs d’un gardien de camp (1982), Le domaine Pouchkine (1983), Le colonel dit que je t’aime (1983), L’étrangère (1986), La filiale (1990).

Alors que je lisais pas mal de littérature russe dans les années 80 et 90, je ne connais pas cet auteur mais je me rends compte qu’il est traduit en français depuis quelques années seulement (années 2000 aux éditions du Rocher et années 2010 à La Baconnière).

Le narrateur a 36 ans et il quitte la Russie, enfin l’Union soviétique. « Chaque partant a droit à trois valises. » (p. 7). Seulement ? Mais finalement une seule valise lui suffit. Après avoir vendu, donné, jeté, sa vie tient dans une valise ! Heureusement ses manuscrits étaient « depuis longtemps envoyés clandestinement à l’Ouest » (p. 8). La valise ficelée voyage donc à Rome en Italie où elle est glissée sous le lit pendant trois mois puis à New York aux États-Unis où elle finit, toujours non ouverte, au fond d’un placard. C’est quatre ans plus tard que le narrateur l’ouvre. « J’examinais la valise vide. Karl Marx au fond. Brodsky sur le couvercle. Et entre les deux, une vie foutue, inestimable, unique… » (p. 9). Remarquez que, même s’il considère sa vie comme foutue, elle lui est toutefois inestimable et unique. « C’est alors que les souvenirs, comme on dit, refirent surface. » (p. 10), ces souvenirs étant liés aux huit objets sortis de la valise.

Les chaussettes finlandaises en crêpe – Lorsqu’il était étudiant à Leningrad, Assia (une étudiante étrangère) est tombée amoureuse de lui et lui a présenté des amis. Parmi eux, Fred Kolesnikov qui fait des trafics. Et voici notre narrateur embarqué embarqué dans une histoire avec deux Finlandaises et leurs chaussettes à « soixante kopecks la paire » (p. 20).

Les chaussures du maire – Voici ce que répondait l’historien Karamzine lorsqu’on lui demandait « En deux mots, que se passe-t-il en Russie : On vole. » (p. 27). Eh bien, les « solides chaussures soviétiques destinées à l’exportation » (p. 28), le narrateur les a volées au maire. Il explique dans quelles circonstances et, au passage, vous apprendrez tout sur la confection d’une sculpture monumentale en marbre. Vous en préféreriez une de Lénine ou de Lomonossov ?

Un costume croisé tout à fait convenable – Lorsqu’il était journaliste, le narrateur devait assister à des obsèques et rédiger des articles « de portée sociale » (p. 44) mais, comme il est toujours mal habillé, son directeur lui reproche de compromettre l’intégrité du journal. « La rédaction n’a qu’à m’acheter une veste. Mieux encore, un costume. Pour ce qui est de la cravate, c’est d’accord, je l’achèterai moi-même. » (p. 44). Il fallait oser, n’est-ce pas ? Et il obtient son « complet croisé, sobre, de marque est-allemande » (p. 54).

Le ceinturon d’officier – « Durant l’été 1963, dans le sud de la République des Komis » (p. 61), le narrateur fait son service militaire en tant que surveillant de camp. Il doit accompagner (à pieds) un zek (un prisonnier) du baraquement 14 « qui est devenu fou » (p. 62) à l’asile de Iosser. Mais, avec Tchouriline, son collègue, ils s’arrêtent pour boire et il y a… un incident. « On entendit un bruit sourd, un craquement de bois mort… le pistolet tomba à terre. » (p. 68). En tout cas, le narrateur est blessé à la tête, au bras et il récupère ce ceinturon orné d’une boucle en laiton.

La veste de Fernand Léger – Nikolaï et Nina Tcherkassov, connus dans le monde du théâtre sont amis avec les parents du narrateur (les parents de l’auteur travaillent tous deux au théâtre en tant que metteur en scène et actrice). Leur fils Andreï naît en mars 1941 et le narrateur en septembre 1941. C’est l’histoire « d’un prince et d’un miséreux » (p. 79). Andreï (Andriouchka) et le narrateur grandissent ensemble et deviennent amis. « Nous courions dans le jardin, mangions des groseilles, jouions au ping-pong, attrapions des scarabées. […] nous allions à la plage […] jouions avec la pâte à modeler sous la véranda. » (p. 82). Lorsqu’il est adulte, Nina Tcherkassov lui offre une vieille veste ayant appartenu au peintre Fernand Léger.

La chemise en popeline – L’auteur se souvient de la rencontre avec Elena Borissovna, une « des agitateurs politiques qui passaient de maison en maison, histoire de persuader les gens d’aller voter le plus tôt possible » (p. 96) mais lui ne se presse pas et même parfois ne va pas voter. Finalement, ce jour-là, aucun des deux jeunes gens n’a voté ! « Nous avons derrière nous vingt ans de mariage. Vingt ans d’isolement réciproque et d’indifférence à l’égard de la vie. » (p. 102) et une fille, Katia. Ici, j’ai remarqué une faute : « nous attaquâme » (p. 99).

La chapka – Un jour que le narrateur arrive à la rédaction du journal qui l’emploie, ses collègues lui apprennent que Raïssa, leur dactylo, s’est empoisonnée. « Non mais Raïssa, quoi ! Une fille jeune, en pleine santé ! » (p. 113). Ensuite son cousin l’emmène à l’hôtel Sovietskaïa pour rejoindre Sofa, Rita et Galina Pavlovna qui réalisent un film documentaire mais après une chute – « le sol était-il glissant ? Ou mon centre de gravité trop haut ? » (p. 117) – le narrateur se retrouve aux urgences de la rue Gogol et il repart avec la chapka qui était à son cousin Boria, enfin pas tout à fait !

Les gants d’automobiliste – Alors que le narrateur représente le journal Le Constructeur de turbines, il est abordé par Ioura Schlippenbach qui décide que sa carrure et son 1m94 conviennent pour le rôle principal de son film amateur de dix minutes. Voici le journaliste embarqué dans un rôle d’acteur, déguisé et maquillé ! « Qu’est-ce que je dois dire ? – Ce qui te vient à l’esprit. Les mots n’ont pas d’importance. L’important c’est la mimique, les gestes… » (p. 139). Il lui restera ces gants d’automobiliste.

Dans ces huit nouvelles, le narrateur est bien sûr un alter ego de l’auteur mais il y mélange réalité et fiction. J’ai aimé les souvenirs de l’auteur, sa façon de les raconter (avec des éléments fictifs tout à fait plausibles), ses digressions et surtout son humour (les auteurs russes (soviétiques) n’étant pas particulièrement réputés pour leur humour ! À part quelques-uns comme Dovlatov ou Bokov). Il y a 8 pages d’illustrations en noir et blanc, ma préférée est celle page 78 (Le ceinturon d’officier).

Les romans et les nouvelles de Sergueï Dovlatov n’ont pas été publiés en Union soviétique (que ses articles journalistiques). C’est seulement en 1989 (moins d’un an avant sa mort) que le magazine littéraire, Zvezda, publie un de ses textes grâce à un de ses amis, Andreï Arev (1940-…) qui est présent dans le recueil La valise. Zvezda (Звезда́ signifie étoile) est un magazine littéraire fondé en janvier 1924 à Saint-Pétersbourg et qui existe toujours, d’ailleurs si vous lisez le russe voici le lien vers le site officiel.

Dovlatov (Довлатов), un film biographique réalisé par Alexeï Alexeïevitch Guerman (1976-…) est récompensé à Berlin (Ours d’argent de la meilleure contribution artistique pour les costumes et les décors, à la Berlinale de février 2018) et à Moscou (Aigle d’or de la meilleure actrice dans un second rôle pour Svetlana Khodtchenkova, 17e cérémonie des Aigles d’or en janvier 2019) et il est présenté à Paris (16e Semaine du nouveau cinéma russe en novembre 2018). J’aimerais le voir un jour.

Une exceptionnelle lecture que je mets dans Challenge de l’été #2 (Russie), Petit Bac 2021 (catégorie Objet pour Valise), Les textes courts (le livre compte 176 pages mais chaque nouvelle contient dans les 20 pages en moyenne) et Voisins Voisines 2021 (Russie).

Je mets aussi La valise dans le Mois américain. Pourquoi ? Parce que Sergueï Dovlatov a émigré à New York et c’est en y ouvrant sa valise que les souvenirs de ces huit nouvelles lui sont revenus, nouvelles écrites donc à New York, qui n’auraient pas été publiées en Union soviétique mais qui ont été publiées sans problème aux États-Unis, parce que les exilés d’Europe de l’Est (Russes ou autres), c’est ça aussi l’Amérique.

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Projet 52-2021 #34

Trente-quatrième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème panneau indicateur. J’ai réfléchi et les panneaux indicateurs ne sont pas que des panneaux d’indication routière : il existe d’autres panneaux qui indiquent d’autres informations mais je reste dans les transports avec la sécurité et le confort de tous. Donc, après le bus italien la semaine dernière, voici un panneau (amusant) dans un train japonais (eh oui, vous avez pris l’habitude avec moi d’alterner entre Italie et Japon !). Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !