Challenge Maki Project 2020

Vu chez Chut… Maman lit !, ce nouveau challenge m’a attirée immédiatement mais quand j’ai vu qu’il fallait lire 52 titres en 52 semaines (soit un titre par semaine), pfou… C’est que, même si c’est du format court, c’est vraiment contraignant et je lis plein d’autres choses ! Heureusement, je ne me suis pas arrêtée à ça et j’ai vu qu’il y avait plusieurs paliers, ce qui m’a décidée à m’inscrire.

Alors, je vous explique : le Maki Project 2020, c’est le premier challenge créé par Yogo – du blog Les lectures du Maki, un blog que je ne connaissais pas – dont l’objectif est de lire des nouvelles et des novellas, c’est-à-dire des textes courts à raison de un par semaine soit 52 textes en 2020, attention : uniquement dans les littératures de l’imaginaire. Comme il y a 53 semaines en 2020, le challenge commence aujourd’hui, le 6 janvier, et se termine le 31 décembre 2020.

Présentation, logo (très beau logo créé par Chut… Maman lit ! citée plus haut) et inscription chez Yogo + lancement du Projet Maki chez Yogo également + formulaire pour déposer les liens.

Voici les 4 différents paliers :

Objectif Hapalémur Doré : les nouvelles, c’est bien mais pas trop n’en faut. 13 formats courts sur l’année, c’est déjà bien.

Objectif Lémur Fauve : coupons la poire en deux avec 26 textes pour cette année, un bon début et s’il y a une saison 2, on réfléchira…

Objectif Lémur Vari : les vacances, les contretemps, 39 petites histoires semblent être le bon compromis.

Objectif Maki Catta : carton plein, avec une nouvelle par semaine soit 52 textes.

Je vais choisir le premier objectif, Hapalémur Doré, 13 titres, c’est déjà un bel objectif ! Mais je ferai peut-être mieux 😉

Mes lectures pour ce super challenge

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Littérature de l’imaginaire #8

2020, année du challenge Littérature de l’imaginaire #8 avec le blog Ma Lecturothèque. L’objectif est toujours de lire (et de chroniquer) des livres de littérature de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique et bien sûr leurs sous-genres (uchronie, dystopie…) entre le 1er janvier et le 31 décembre 2020.

Logo, inscription et infos chez Ma Lecturothèque. Attention : fin des inscription le 1er avril 2020. Liens à déposer dans la Chrobox (lien à venir).

Ma Lecturothèque nous dit que « Les ouvrages peuvent être des romans, des nouvelles (anthologies complètes), des essais, des mangas, des bandes dessinées, des comics (super-héros ou non, tant que ça reste dans le domaine de l’imaginaire), des magazines spécialisés comme Bifrost qui propose un contenu textuel (pas […] Neverland qui est plus un magazine de promotion des titres de l’éditeur Bragelonne)…, le tout en format papier ou numérique. ».

Les échelons (pour se fixer un objectif)
Échelon 1 : atterrissage dans l’irréel = au moins 12 livres
Échelon 2 : plongée dans l’inconnu = au moins 30 livres
Échelon 3 : immersion dans le vide = au moins 48 livres
Échelon 4 : absorption dans l’étrange = au moins 60 livres
Échelon 5 : fusion dans l’utopique = au moins 72 livres
Échelon 6 : je lis donc je chronique = au moins 100 livres
Échelon 7 : synchronisation avec la page = au moins 130 livres
Je vais choisir l’échelon 1 (comme d’habitude !) et je verrai si je lis plus ! En fait, je lirai plus, c’est sûr mais aurai-je le temps de tout chroniquer ?

Les catégories
Ma Lecturothèque nous dit que « L’idée des catégories est qu’en plus de votre échelon, il vous faut ajouter une difficulté (ou non) en choisissant une des catégories qui suit. /!\ Vous pouvez choisir deux catégories si vous le souhaitez, mais attention à ce que ces catégories soient cumulables (la A et B ne sont pas compatibles par exemple) /!\ ».
Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité = Le challenge reste comme il était jusque-là, à savoir tous les supports sont acceptés et vous lisez tous les genres des lectures de l’Imaginaire.
Catégorie B : Cerbère des Mots = On bannit les bandes dessinées et les mangas, la place est réservée aux romans uniquement. Tous genres confondus.
Catégorie C : Dragon de la Multidisciplinarité = Vous devrez choisir un genre en début de challenge entre la Fantasy et la SF. Ils ont tous deux des sous-genres, dans cette catégorie vous devrez lire un livre par sous-genre. À vous de voir ce que vous lisez pour le reste de la catégorie.
Catégorie D : Elfe de l’Incontournable = Vous lirez ce que vous voudrez durant ce challenge dans le genre que vous voulez MAIS il vous sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteurs que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi.
Je vais rester dans la catégorie 1 pour plus de liberté !

Mes lectures pour ce challenge

1. La Fleur de Dieu de Jean-Michel Ré (Albin Michel Imaginaire, 2019, France)

2. Jefferson de Jean-Claude Mourlevat (Gallimard, 2018, France)

3. Tsugumi Project, tome 1 d’Ippatu (Ki-oon, 2019, Japon)

 

La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou

La route de Tibilissi de Chauvel, Kosakowski et Lou.

Delcourt, collection Terres de légendes, avril 2018, 176 pages, 22,95 €, ISBN 978-2-7560-6231-0.

Genres : bande dessinée, fantastique (mais pas que).

David Chauvel est au scénario. Il naît le 18 décembre 1969 à Rennes. Il étudie le commerce international mais, devant le chômage, il se lance dans la bande dessinée au début des années 90 : Rails, Black Mary, Les enragés, Nuit noire, Lunatiks, Ring circus, entre autres.

Alex Kosakowski est au dessin. Il vit en Californie, il est artiste dans le jeu vidéo. La route de Tibilissi est la première bande dessinée pour laquelle il collabore au dessin. Son œuvre sur https://alexkosakowski.com/.

Lou est à la couleur. C’est rare que le nom du (ou de la) coloriste soit mentionné sur une couverture (il l’est habituellement sur la page de titre à l’intérieur). Son vrai nom est Simon Canthelou : autodidacte (mais fils de Christian Darasse, auteur de BD), il est graphiste, dessinateur, coloriste et scénariste.

Une famille, à pieds dans la neige, fuit devant des hommes à cheval. La mère puis le père sont touchés par des flèches. Jake reçoit la hache du père mourant qui leur conjure de se rendre à Tibilissi. Les deux frères, Jake l’adolescent et Oto le plus jeune, se sauvent dans la forêt et dans la neige ; ils ont peur, ils ont faim, ils ont froid et la tempête faire rage. Le lendemain, comme ils ne sont pas équipés pour survivre, l’aîné décide de retourner dans leur village de Tchintaïchi pour prendre des vêtements et de la nourriture. Tout est détruit et brûlé mais ils retrouvent Doubi, une bestiole à fourrure (mais de quelle espèce ?) et Trois-Trois, un robot rafistolé. « Par les temps qui courent… Quand le frère ne reconnaît plus le frère… Quand le voisin assassine le voisin… On ne sait plus ni à quoi ni à qui se fier. » (p. 65). Jake et Oto rencontrent une vieille femme puis des voyageurs, hommes, femmes, enfants, qui, eux aussi, fuient la guerre. Mais peut-on faire confiance à des inconnus ? « Il n’y a pas de paix. Il n’y a plus de sécurité nulle part. Nous avons réussi à leur échapper, mais c’est avant tout parce que nous avons eu de la chance. » (p. 107).

La route de Tibilissi est une bande dessinée choc sur l’enfance bousillée dans un pays en guerre : lequel et à quelle époque exactement, on ne sait pas trop, on pense à l’Europe de l’Est (influencé sûrement par Tbilissi mais ici c’est Tibilissi donc ailleurs), mais ce qui arrive peut arriver dans tous les pays et à toutes les périodes. Les deux créatures ne collent pas à cette époque qu’on pense plutôt médiévale mais elles correspondent à la fantasy (pour Doubi) et à la science-fiction (pour Trois-Trois). On a donc ici une bande dessinée fusion et j’aime le mystère et la créativité ! D’ailleurs Alex Kosakowski a un style particulier, pas vraiment américain (comics) mais pas européen non plus, c’est un mélange de plusieurs influences ce qui est une belle réussite ; les couleurs, les personnages et les paysages sont beaux malgré l’horreur de la guerre et de la fuite en étant poursuivis par des ennemis. Le lecteur est en cavale avec Jake et Oto, il a froid, il est sur le qui-vive, en perpétuel danger et il ne sait pas trop où il va : quelqu’un sait où est Tibilissi ? De plus, Oto ne se sépare jamais de son livre et il y a de nombreux clins d’œil aux contes comme la vieille femme qui ressemble à une Baba Yaga. Et surtout la fin est étonnante !

Après plusieurs semaines chaotiques (sans lecture de bandes dessinées), voici enfin une bande dessinée pour La BD de la semaine ! Que je mets aussi dans les challenges BD, le tout nouveau Jeunesse Young Adult #9 et bien sûr Littérature de l’imaginaire #7. J’aimerais bien aussi dans Contes et légendes mais cette BD entre-t-elle dans la piste « Contes de montagnes » : je pense que oui car elle se déroule quand même en forêt enneigée montagneuse (on voit des montagnes, des vallées et des précipices).

Plus de BD de la semaine chez Moka.

En passant

En coup de vent… 91 – Cafés littéraires à Montélimar

Bonjour mes amis, pour une fois, un billet « En coup de vent… » littéraire.

Si j’ai publié la photo d’Android Nougat [lien] samedi (pour la thématique « monumental »), c’est parce que je suis allée à Montélimar la veille pour une journée professionnelle sur les littératures de l’imaginaire (octobre étant le mois de l’imaginaire).

Je vous épargne le trajet en train, assez court mais qui passe devant la centrale nucléaire de Cruas…

Chaque année ont lieu les Cafés littéraires de Montélimar avec des invités, des rencontres, des spectacles, des expos, etc.

La journée professionnelle du vendredi 4 octobre était sur les littératures de l’imaginaire : ma tasse de thé et aussi une partie de mon travail ! L’événement se déroulait à la Médiathèque intercommunale Maurice Pic de Montélimar (Drôme).

Le matin, deux rencontres, l’une après l’autre :

L’imaginaire dans tous ses états par Stéphane Moulain avec un historique, les genres littéraires science-fiction, fantasy, fantastique et quelques sous-genres puis un échange agréable. J’ai noté deux titres que je n’ai jamais lus et qui, selon lui, sont indispensables : Hyperion de Dan Simmons (un auteur que je n’ai encore jamais lu) et Neverwhere de Neil Gaiman (un auteur dont j’ai déjà lu quelques titres mais pas celui-ci).

Grand entretien avec Alain Damasio modéré par Thierry Caquais. La présentation et l’analyse de Les Furtifs étaient un peu longue mais donnaient très envie à ceux qui ne l’ont pas encore lu de le lire ! Alain Damasio m’est apparu très à l’aise, détendu, engagé (je l’avais vu fin mai sur le plateau de 28’ sur Arte, je vous mets la vidéo ci-dessous si c’est possible). Il a un tic de langage : il dit très souvent « tu vois » et tutoie le public, ça m’a amusée. J’ai pris quelques notes mais je ferai un billet à part car je n’ai pas encore lu Les Furtifs, je n’ai d’ailleurs jamais lu aucun roman de cet auteur. Il a écrit plusieurs nouvelles et seulement trois romans en vingt-cinq ans (car il a une longue gestation) : La Zone du Dehors (1999, réédition 2007 et poche 2009), La Horde du Contrevent (2004 et poche 2007) et Les Furtifs (2019). Quelqu’un parmi vous les a lus ?

De gauche à droite : Thierry Caquais (modérateur) et Alain Damasio (auteur)

L’après-midi, deux rencontres, en même temps :

Table ronde avec Antonin Atger (pour Interfeel chez PKJ, science-fiction) et Valérie Simon (pour Coup d’état chez ActuSF, fantasy), modérée par Thierry Caquais. Deux auteurs que je ne connaissais pas et deux titres qui m’ont paru intéressants non seulement pour les ados mais aussi pour les adultes. La conversation a tourné sur les résumés et les contenus de ces romans, le rôle de la politique et des relations humaines, le rôle des femmes aussi, évidemment sur les littératures de l’imaginaire et plus encore (cinéma, jeux vidéo…). Je les lirai si j’en ai l’occasion (si la bibliothèque les achète !).

De gauche à droite : Thierry Caquais (modérateur), Antonin Atger et Valérie Simon (auteurs)

Une journée enrichissante, je remets ça dès que possible !

J’ai finalement trouvé la vidéo avec Alain Damasio donc elle est ci-dessous (en espérant qu’elle ne disparaîtra pas) et je vous souhaite une bonne semaine automnale et de belles activités littéraires ou autres 🙂

Winter is coming de William Blanc

Winter is coming : une brève histoire politique de la fantasy de William Blanc.

Libertalia, collection Poche, avril 2019, 144 pages, 8 €, ISBN 978-2-37729-091-8.

Genres : essai, fantasy.

William Blanc, né en 1976, est historien, doctorant en histoire médiévale, conférencier et auteur. Du même auteur au éditions Libertalia : Charles Martel et la bataille de Poitiers (2015), Les Historiens de Garde (2016), Le Roi Arthur, un mythe contemporain (2016), Super-Héros, une histoire politique (2018) et Les Pirates expliqués aux enfants, petits et grands (2019).

Dans cet essai bien documenté, érudit (mais à la portée de tous), l’auteur virevolte sur les différences entre science-fiction et fantasy, les visions fantasmées (Moyen-Âge, futur), l’artisanat et la beauté (très importants), les révolutions industrielles en particulier en Angleterre (la première révolution industrielle), le travail dans les sociétés capitalistes, les guerres modernes (XXe siècle) qui sont des guerres industrielles, la disparition des sociétés paysannes, les super-héros, l’écologie, etc. Il y a de nombreuses références, des réflexions sur la beauté et la créativité (indispensables) et sur la pensée (sur les contestations étudiantes aussi, en Europe, aux États-Unis) car tout cela a influencé la fantasy et l’évolution de la fantasy (comme de la science-fiction bien sûr). L’auteur convoque évidemment J.R.R. Tolkien mais aussi William Morris, Ursula Le Guin, Michael Moorcock, etc.

Un extrait édifiant : « De nos jours, on essaie toujours de séparer les deux facultés : nous demandons à un homme de ne faire que penser ; à un autre, de ne faire que travailler, et nous appelons le premier un homme honnête, l’autre un manœuvre, tandis que l’ouvrier devrait souvent penser, et le penseur, souvent travailler ; tous les deux seraient ainsi des honnêtes hommes dans la meilleure acceptation du mot. Avec notre manière de voir, nous en faisons deux êtres malhonnêtes ; l’un enviant son frère, l’autre le méprisant ; le gros de la société est ainsi constitué de penseurs morbides et de travailleurs misérables. » (p. 19). John Ruskin, 1853 ! Rien n’a changé, n’est-ce pas ?

La littérature fantasy a commencé en Angleterre avec des hommes engagés comme John Ruskin donc ou William Morris qui inspira J.R.R. Tolkien ou C.S. Lewis, une « gauche révolutionnaire (et souvent libertaire) » (p. 27). « Imaginer des mondes, écrire des contes et rêver d’un passé merveilleux, c’est donc, pour lui [Morris] déjà préparer les masses à l’avenir. » (p. 28) : vous comprenez pourquoi la fantasy est politique ! L’auteur rapproche aussi la fantasy au surréalisme, il cite par exemple L’éléphant de Célèbes de Max Ernst (1921).

Après la littérature – et comme pour la science-fiction – la fantasy s’est déclinée au cinéma (dans les années 70), incluant les longs métrages d’animation, avec des films se déroulant dans des mondes post-apocalyptiques mi science-fiction mi fantasy comme Les sorciers de la guerre de Ralph Bakshi (1977) et Nausicaä de la Vallée du vent de Hayao Miyazaki (1982 pour le manga et 1984 pour le film d’animation).

Le merveilleux et la lutte contre le totalitarisme est partout : dans la première trilogie de La guerre des étoiles, dans Le seigneur des anneaux, dans Harry Potter entre autres ! Mais l’auteur déplore que ça soit très vite devenu une industrie… Littérature, cinéma, animation jeux de rôle, jeux vidéo, franchises, produits dérivés… Il y a une marchandisation à outrance (ce qui, à mon avis, n’enlève rien à la qualité des œuvres, peut-être pas toutes, ou de façon inégale) mais cette marchandisation à outrance est ce que dénonçait Morris…

C’est pour lutter contre cette politique de masse que G.R.R. Martin a souhaité « réagir et proposer une version repolitisée de la fantasy » (p. 62). Il commence avec Armageddon Rag (1983), un polar fantastique contemporain mais qui emprunte à la fantasy (le nom du groupe de musique est Nazgûl, le chanteur est surnommé Le Hobbit et leurs chansons font référence au Seigneur des anneaux et à Led Zeppellin). Puis, à partir de 1996, arrive Le trône de fer et l’auteur se concentre « sur les conflits opposants les différentes maisons nobles des Sept Couronnes […] il n’existe pas de camp du bien, pas de solution parfaite, mais des actions que les gouvernants doivent assumer. » (p. 65).

On le voit, la fantasy est toujours d’actualité et a des messages à nous faire passer – tant politiques qu’écologiques – même si elle reste une littérature de « L’Évasion » (référence à Tolkien, p. 78-79). « Les dragons et les Hobbits ont donc toujours été des animaux politiques. Ils le seront encore pour longtemps. » (p. 79).

Il y a d’intéressants chapitres bonus en fin de tome sur les dragons, les jeux de rôle, les Wargames, sur Conan de Robert E. Howard (une autre fantasy politique) et sur la métaphore de l’hiver dans la fantasy (Jessie Winston, James Georges Frazer, J.R.R. Tolkien, G.R.R. Martin, T.S. Elliot, C.S Lewis, les eddas…), métaphore similaire en science-fiction avec par exemple le nouvel âge glaciaire post-atomique.

Ce que j’ai noté, ci-dessus, ce ne sont que quelques pensées et quelques extraits que je voulais garder pour moi et que je partage avec vous mais si vous lisez cet essai passionnant, vous lirez la fantasy (ou vous verrez des films et des séries apparentés à la fantasy) avec un esprit différent, presque neuf !

Une lecture enrichissante que je mets dans les challenges Rentrée littéraire janvier 2019, Littérature de l’imaginaire et Summer Short Stories of SFFF (S4F3) #5.

Challenge Summer Short Stories of SFFF – S4F3 #5

La 5e édition du Summer Short Stories of SFFF (S4F3) est commencée depuis le 21 juin… Il est tard pour m’inscrire mais le challenge court jusqu’au 23 septembre et il est encore possible de s’inscrire donc challenge, me voici !

Infos, logo et inscription chez Albédo + le top départ ici + les premiers liens ici.

L’objectif est toujours de lire des livres de tous les genres de l’imaginaire : science-fiction, fantasy, fantastique (SFFF), horreur, etc., de moins de 350 pages : romans, recueils de nouvelles, essais et anthologies (ne sont pas pris en compte les nouvelles à l’unité, les novellas de moins de 80 pages, les revues et magazines, les comics et bandes dessinées).

Mes lectures SFFF pour ce challenge

1. Winter is coming : une brève histoire politique de la fantasy de William Blanc (Libertalia, 2019, France)

2. Le testament d’Erich Zann, suivi de La fille de Valdemar de Brian Stableford (Les Moutons électriques, 2019, Angleterre)

The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu

The Promised Neverland, 1 de Kaiu Shirai et Posuka Demizu.

Kazé, avril 2018, 193 pages, ISBN 978-2-82033-223-3. The Promised Neverland (約束のネバーランド Yakusoku no Nebârando) (2016) est traduit du japonais par Sylvain Chollet.

Genres : manga, fantasy, science-fiction.

SHIRAI Kaiu (白井 カイウ) est le scénariste. Il y a très peu d’infos sur lui, il a étudié à l’université, il a travaillé en entreprise et, avant 2016, il n’était pas du tout dans le monde du manga.

DEMIZU Posuka (出水ぽすか), née le 17 janvier 1988, est l’illustratrice. C’est une artiste indépendante qui réside à Tokyo où elle a étudié. Elle est dans le monde de l’illustration depuis 2011 et a reçu plusieurs prix. Plus d’infos sur son site officiel.

Octobre 2045. Grace Field House. C’est un orphelinat avec 38 enfants dont 15 ont moins de 3 ans. Les plus âgés sont Emma qui y vit depuis 10 ans, Norman et Ray, ils ont 11 ans. « Nous ne sommes pas unis par les liens du sang… Mais ça n’a aucune importance. » (p. 11). C’est maman Isabella, 31 ans, qui s’occupe d’eux et, bien qu’orphelins, ils sont bien traités, bien nourris et heureux. Mais ils ont tous un numéro tatoué sur le cou, ils passent des tests spéciaux pour prouver leur intelligence et ils n’ont pas du tout le droit de sortir de l’orphelinat. « Aucun de nous n’avait connu ses parents et nous ne savions rien de nos origines. » (p. 36). Mais le jour du départ pour adoption de Conny, 6 ans, Emma et Norman découvrent une chose horrible. Ils doivent s’enfuir, tous, mais « il faut réfléchir à la meilleure tactique… » (p. 59). « J’ignore ce qui nous attend à l’extérieur, mais si on en fait rien, on est condamnés. » (p. 121).

Pour l’instant, je n’ai lu que le premier tome de The Promised Neverland. Les dessins sont beaux, les personnages sont attachants, le lieu est superbe mais vraiment clos, l’intrigue s’est bien mise en place et le lecteur tremble avec les enfants. C’est à la fois fantasy et science-fiction, il y a une incroyable intensité dramatique. J’ai hâte de lire les tomes suivants ! (12 volumes aux éditions Shûeisha, encore en cours au Japon).

Le manga a été publié à partir de 2016 dans le magazine de prépublication Weekly Shônen Jump. Plus d’infos sur le site dédié de Kazé. En janvier 2019, l’anime est diffusé au Japon sur Fuji TV (12 épisodes réalisés par Mamoru Kanbe, studio CloverWorks). Pour le public français, c’est sur Wakanim (sur abonnement).

Une lecture pour La BD de la semaine qui entre dans les challenges BD et Littérature de l’imaginaire.

Les autres BD de la semaine chez Stéphie.