Des oiseaux de Paolo Pellegrin

Des oiseaux de Paolo Pellegrin.

Atelier EXB, collection Des oiseaux, octobre 2021, 104 pages, 35 €, ISBN 978-2-36511-312-0.

Genres : beau livre, photographies.

Paolo Pellegrin naît le 11 mars à Rome en Italie. Il étudie à l’Institut de photographie de Rome. Il est photojournaliste à l’internationale. Ses œuvres sont présentées dans plusieurs expositions et publications et il reçoit plusieurs prix. Plus d’infos sur Magnum Photos.

Ce très beau livre est le 11e tome de la collection Des oiseaux. Il contient 44 photographies en noir et blanc. Le texte (en fin de volume) est de Guilhem Lesaffre. Il existe en version française et en version anglaise, et aussi en version illimitée sous coffret [ici].

Je l’ai consulté trois fois pour bien m’imprégner des photographies. J’aime les rapaces et j’ai visité une partie de cette forêt mais je n’ai pas vu ces milans noirs (tobi en japonais)… Peut-être que je n’ai pas assez levé la tête ou que ce n’était pas la bonne saison pour les voir…

À Kyoto, le Shimogamo (temple Shimo) est situé au nord du delta de la rivière Kamo (Kamo-gawa en japonais, ce qui signifie rivière aux canards) et il se dresse au cœur de la Tadasu no Mori (ce qui signifie forêt de la vérité). Ce sanctuaire shintô a été construit au VIIe siècle dans une forêt primaire peuplée de milans noirs.

« Planant haut dans le ciel, tombant soudainement à pic, virevoltant avec puissance toutes ailes déployées avant de surgir parmi les frondaisons, les milans exécutent avec maestria un joyeux ballet choral. L’objectif tourné vers la pureté abstraite de l’azur, Paolo Pellegrin a saisi leur fulgurante vitesse dans des cadrages serrés : les oiseaux semblent jaillir du cadre ou en sortir à toute allure. Rémiges effilées, serres en position aérodynamique pour mieux filer dans l’espace, silhouettes souples et fuselées : les chorégraphies se succèdent, en soliste, en duo ou en groupe. Les milans noirs glissent dans les airs, opèrent des loopings, dessinent des figures acrobatiques. Ils se détachent sur des ciels aux noirs et blancs saturés, nous fixent, nous défient, nous surprennent. Leur majesté force l’admiration. Leurs rémiges se font doigts, leurs ailes deviennent capes. Défiant les lois de la pesanteur, immergés dans les profondeurs des sous-bois, les oiseaux de Pellegrin nous invitent à pénétrer dans un monde mystérieux et fantomatique, où seule règne la présence animale. »

Pour ABC illimité (lettre D pour titre), Bingo littéraire d’Hylyirio (case n° 14, le nom d’un animal dans le titre, 2e billet), Challenge lecture 2023 (catégorie 57, un livre documentaire) et Petit Bac 2023 (catégorie Animal pour Oiseaux).

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Le Boiseleur, 1 – Les mains d’Illian de Hubert et Hersent

Le Boiseleur, 1 – Les mains d’Illian de Hubert et Hersent.

Soleil, collection Métamorphose, octobre 2019, 96 pages, 19,99 €, ISBN 978-2-30207-778-2.

Genres : bande dessinée française, conte.

Hubert, de son vrai nom Hubert Boulard, naît le 21 janvier 1971 à Saint Renan en Bretagne. Il étudie à l’École régionale des Beaux-Arts d’Angers puis se dirige vers la bande dessinée en tant que coloriste mais aussi en tant que scénariste. Parmi ses titres : Beauté, La chair de l’araignée, Le legs de l’alchimiste, Miss Pas Touche, Les Ogres-Dieux, Peau d’homme, Les yeux verts… Malheureusement, dépressif depuis l’enfance à cause de son homosexualité non acceptée par sa famille, il met fin à ses jours le 12 février 2020.

Gaëlle Hersent naît le 25 juillet 1984 en France. Elle étudie la littérature et les arts plastiques. Ensuite elle entre à l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême puis à l’École des métiers du cinéma d’animation. Elle est illustratrice, dessinatrice et coloriste de bandes dessinées. Plus d’infos sur son site officiel et sur son Instagram.

J’ai vu ce premier tome de Le Boiseleur – Les mains d’Illian sur un blog pour La BD de la semaine et je l’ai réservé à la bibliothèque mais je regrette de ne pas avoir réservé aussi le tome 2, Le Boiseleur – L’esprit d’atelier, qui est paru posthume en août 2022.

« Solidor était bâtie à l’extrémité d’une vaste presqu’île, séparée du reste du monde par de hautes montagnes pratiquement impraticables, si bien qu’on n’y venait qu’en bateau. C’est sans doute de cet isolement que la fa une et la flore qu’on trouvait dans la campagne environnante tenaient leurs particularités. Nombre de plantes y poussaient qu’on ne voyait nulle part ailleurs, comme le chêne tubéreux ou l’orchidée arborifère, et les oiseaux qu’on y trouvait appartenaient tous à la famille des griselottes, espèce endémique au plumage terne, et de plus pratiquement aphone. » (p. 8). C’est pourquoi les habitants achètent des oiseaux exotiques au marché de Solidor.

Illian, « enfant, […] débarqué de sa campagne natale » (p. 13) sculpte le bois et fabrique des cages dans l’atelier de maître Koppel. Passionné par les oiseaux, il aimerait bien en avoir un à lui mais il n’a pas les moyens… parce que Maître Koppel, très pingre, ne lui donne que le gîte et le couvert durant son apprentissage. Illian se contente alors d’entendre les oiseaux des autres, « Les écouter avait toujours été le bonheur et le réconfort d’Illian. » (p. 16).

Il a alors une idée, il va fabriquer un rossignol dans une chute de bois, le peindre et le garder dans sa chambre près de lui mais Maître Koppel crie au vol (bois et peintures) et offre l’oiseau à sa fille, Flora, qui le montre à toutes ses amies qui en veulent un aussi. La vie d’Illian et de la ville de Solidor va alors changer du tout au tout.

Oh, comme je regrette de ne pas avoir le tome 2… Cette bande dessinée est magnifique, elle est aussi précieuse que les oiseaux et leurs chants mélodieux, avec des couleurs chatoyantes. Et, en dehors des cases, il y a des dessins pleine page ou double page de toute beauté. Elle ressemble à un conte philosophique et poétique où l’imaginaire et l’artisanat seraient rois. Bien sûr, on s’attache particulièrement à Illian et aussi au vieil homme qui perd son oiseau, « Hélas, il est mort de sa belle mort. Un oiseau en cage, ça ne vit pas très vieux. » (p. 76). Mais l’auteur et la dessinatrice ne font pas qu’une belle œuvre, ils en profitent pour dénoncer la maltraitance des petites gens comme Illian et celle des oiseaux enfermés puis relâchés dans un environnement qui n’est pas le leur. Ils dénoncent aussi les effets de mode et la façon dont les riches achètent de façon compulsive pour posséder et avoir plus ou mieux que leurs amis et voisins.

Ils l’ont lu : Bulles de Dupondt, Bulles et chapitres, Cédric de La bande du 9, Chez BooKinette, Géraldine, Ghislaine, L’île aux trésors, Lady That, Lili Galipette, Lire en bulles, Lise de Bubble BD, Little Pretty Books, Mo’ du Bar à BD, Stemilou, d’autres ?

Pour La BD de la semaine (plus de BD de la semaine chez Stéphie) et le challenge BD 2022 ainsi que Petit Bac 2022 (catégorie Art pour Boiseleur = qui sculpte le bois) et Les textes courts.

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Lundi Soleil 2022 #septembre (2)

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Nous sommes toujours dans le neuvième thème de Lundi Soleil 2022, celui de septembre qui est une saison, l’automne. Je vous emmène de nouveau au Japon, cette fois à Kyôto avec sa célèbre Kamogawa 鴨川 (kamo = canards et gawa = rivière). Cependant ce ne sont pas des canards que vous voyez sur une des photos mais sûrement des mouettes ou peut-être des aegithalos caudatus japonicus, c’est-à dire des mésanges blanches à longue queue (s’il y a un ornithologue dans le coin, merci de confirmer !). En tout cas, j’espère que ces photos vous plaisent. Je vous souhaite une bonne semaine et vous donne rendez-vous lundi prochain.

Défi du 20 mai 2022

Après une première année de l’atelier d’écriture Le défi du 20 en 2021, je continue avec les nouvelles consignes et le nouveau joli logo coloré (créé par Soène) chez Passiflore, où vous pouvez consulter toutes les infos.

En janvier c’était 1 peintre, en février c’était 2 poètes, en mars c’était 3 chanteurs, en avril c’était 4 titres de livres et en mai c’est 5 oiseaux.

J’aime beaucoup les oiseaux mais ce n’est pas évident de les prendre en photo (même si j’en ai dans mon stock) alors j’ai pensé à une autre idée, des oiseaux littéraires (qui m’ont plu évidemment) !

Voici déjà 3 oiseaux dont j’ai publié les notes de lectures, que je vous invite à (re)lire.

Les oiseaux de Troubs (une bande dessinée française parue en 2021).

Le cri de l’oiseau de pluie de Nadeem Aslam (un roman anglo-pakistanais paru en 2015).

Petits oiseaux de Yôko Ogawa (roman japonais paru en 2014).

Le 4e oiseau est Les oiseaux du temps d’Amal El-Mohtar et Max Gladstone (un roman canadien et états-unien paru en 2021) dont je publierai la note de lecture dès que j’aurai retrouvé mon brouillon).

Et le 5e oiseau est Phénix, l’oiseau de feu d’Osamu Tezuka (série de 11 manga seinen, pour adultes, parus entre 1968 et 1988) qu’il faudra que je relise pour en parler.

Vous trouverez les billets des autres participant(e)s chez Passiflore et je vous donne rendez-vous le 20 juin avec le thème 6 arbres (ci-dessous, le tableau des thèmes pour l’année).

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Lundi Soleil 2022 #mars (2)

Nous sommes toujours dans le troisième thème de Lundi Soleil 2022, celui de mars qui est une saison, le printemps. Thème qui m’inspire plus que le thème ‘nord’ du mois dernier ! Qui dit printemps dit oiseaux et ceux-ci préparent leur nid (photo prise lundi dernier) pour la nidification (mars-avril). Ici ce sont des nids de corneilles noires et j’en ai compté 10 dans cet arbre ! Certaines personnes sont dérangées par les bruits des oiseaux… C’est regrettable car ils sont le signe d’une ville en bonne santé ! Je vous souhaite une bonne semaine.

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Projet 52-2021 #49

Quarante-neuvième semaine pour le Projet 52-2021 de Ma avec le thème ça glisse!. Je vois pourquoi Ma a pensé à ce thème : neige, verglas… Mais nous avons eu seulement quelques flocons… Alors voici des canards qui glissent avec aisance sur leur point d’eau. Je vous souhaite un bon week-end et, si vous voulez participer, allez voir Ma !

Epsil∞n n° 2 (août 2021)

Epsil∞n n° 2 (août 2021).

Epsil∞n, édité par Unique Héritage Média (UHM), 100 pages, août 2021, 4,90 €.

Après avoir dévoré Epsil∞n n° 1 (juillet 2021), j’avais hâte de lire ce n° 2. il est construit de la même façon, richement illustré et plus de 80 scientifiques y ont été interrogés par les journalistes. Plein d’actus illustrées avant les deux gros articles (l’enquête et le dossier) puis de nombreux articles et photographies concernant presque tous les domaines scientifiques et le cahier Pop’Sciences.

L’enquête « Reforestation : la grande illusion » (p. 20-27) ne me surprend pas parce que j’ai déjà lu un article qui disait que reboiser, c’est bien mais encore faut-il reboiser au bon endroit et avec les bonnes espèces d’arbres. « Un enfer vert pavé de bonnes intentions. » (p. 26).

Le dossier « Trou noir : enfin à l’intérieur » (p. 40-57) explique les études de deux équipes de chercheurs. Trous de ver, autres dimensions, espace-temps, des portes spatio-temporelles… « l’inconnu absolu ! » (p. 46). Un dossier passionnant avec les dernières pages sur le trou noir, « un héros de SF » (p. 52).

Le labyrinthe du plastique ne fait que deux pages (p. 28-29) mais est complet et instructif (de mon côté, j’ai depuis des années beaucoup réduit le plastique, plus de bouteilles d’eau en plastique, le moins d’emballages possibles…). L’estimation mondiale de la population d’oiseaux (p. 38), waow ! La première cellule humaine, bulles de son ou bulles acoustiques, l’ARN, les glaciers de l’Antarctique, etc. L’article le plus surprenant, « Trypillia, la civilisation oubliée » en Ukraine (p. 74-79), une civilisation unique au néolithique ! Quant au cahier Pop’Sciences, il est plein de petits détails scientifiques mais qui ont leur importance.

Vous aimez les sciences ou vous êtes curieux de découvrir les sciences de façon agréable et à petit prix ? Lisez ce deuxième numéro d’Epsil∞n ! De mon côté, j’ai hâte de lire le n° 3 et j’ai même déjà acheté le n° 4.

Je remets la vidéo :